Presse: Nouvelles du Gandhari
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Plutark38
[center]Logon ka Sangh - लोगों का संघ[/center]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 23 octobre 2039[/center]
[center]Lúi Ó Móráin: Quand l'obsession communiste affecte la psychologie de tout un peuple[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/8gaEx.jpg[/img][/center]
[center]Recette du Morainisme: un uniforme pompeux, une garde rapprochée de vieux généraux qui ne connaissent pas la retraite et un ennemi désigné[/center]
[justify]
Depuis la récente élection de l'Amiral Ó Móráin qui avait été propulsé à la tête du pays par un triple-attentat prétendument communiste, la République Fédérale d'Ennis semble vivre écrasée sous la peur du "Rouge". Et pour cause, c'est devenu l'ennemi à abattre et tel un élu d'une prophétie, le président ennissois s'attache à montrer qu'il a bien l'intention d'endiguer ce fléau. Il se convainc et convainc même le monde entier que c'est sa mission et qu'il fera tout pour l'accomplir.
Tout cela revêt néanmoins un caractère regrettable quand on sait que sans cette peur infondée des "rouges", Ennis aurait probablement pu retourner à un état antérieur au triple-attentat. A force de propagande, de peurs agitées et de désignation acharnée d'un ennemi à abattre, la petite île gaélique a décidé de céder aux prophètes du malheur et a sombré dans une semi-autocratie militaire férocement conservatrice et protectrice des intérêts bourgeois.
Il est évident que ce maintien sous pression des citoyens ennissois relève d'une manipulation psychologique très aboutie mais pernicieuse. Les ennemis de la liberté et des prolétaires ont réussi à tourner leur esprit de manière à ce qu'ils perçoivent leurs véritables alliés comme des ennemis.
Cette stratégie de propagande bien rodée se complète avec un système électoral complètement verrouillé qui annihile sans se cacher l'expression du vote populaire. C'est ainsi que le parti du président d'Ennis, arrivé en seconde position, se retrouve avec une large majorité grâce au tiers des sièges au Sénat et à la Chambre, nommés par le président lui-même et un conseil composé de vieux militaires gradés gâteux qui auraient dû céder leur place depuis quelques dizaines d'années déjà.
Une telle situation interdit désormais à la République Fédérale d'Ennis de vanter les valeurs démocratiques, sans quoi elle apparaîtrait comme immensément hypocrite aux yeux de tous.
Au fond en transformant son régime en conseil militaire, le président ennissois se prive pour toujours de la possibilité d'attaquer le Westrait, sa cible favorite, sur son système politique. La contradiction entre les paroles de l'Amiral et la réalité de son propre régime le disqualifie aisément pour donner des leçons de démocratie, d'autant plus que le régime westréen surpasse bel et bien celui d'Ennis en terme de démocratie.
Dès lors, pourquoi s'agiter et brandir une menace rouge alors qu'on ne manquera pas de vous dire de vous occuper de votre poutre dans l'oeil plutôt que de la poussière dans celui de votre voisin ?
La réponse est la politique intérieure. Les régimes dytoliens anticommunistes sont au mieux conservateurs, au pire militaires et liberticides. L'idéal que nous défendons entre en totale contradiction avec leurs intérêts et constitue une menace à leur influence politique. Dès lors il est très simple de diaboliser notre cause en isolant quelques actes malheureux. Tant que les populations concernées accepteront de se faire dicter ce qu'elles doivent penser, ce qu'elles doivent rejeter ou encore ce qu'elles doivent approuver, ces pouvoirs qui prétendent vouloir régenter le monde continueront à menacer ceux qui sont jugés à contre-courant de leurs intérêts.
Pour contrer cette organisation méticuleuse de la pensée de ces citoyens conditionnés, il convient d'utiliser les méthodes clandestines pour diffuser contre vents et marées notre idéal. Distribuer des tracts, réunir les citoyens et discuter sur les stratégies d’appropriation des classes dominantes pour les contrer, discuter des stratégies de lutte, utiliser internet pour entrer en contact avec ceux qui sont maintenus dans l'ignorance de notre combat... C'est un combat de tous les instants qui devra se nouer.
La prochaine réunion de l'Internationale Communiste qui aura lieu au Westrait permettra de montrer au monde entier notre détermination à poursuivre nos objectifs de défense des classes opprimées. Face à un amiral rongé par la haine de chaque camarade que nous sommes, face à un roi obscurantiste, unissons-nous et prouvons que leurs menaces ne font que nous renforcer.
Gardons à l'esprit que toutes ces gesticulations ne nous sont pas vraiment destinée et qu'elles concernent en réalité leurs propres peuples. Si le Gandhari et le Westrait ont choisi une voie différente, pourquoi dès lors s'étonner que les pouvoirs conservateurs/militaires dytoliens s'emploient à effrayer leur population face à un "péril rouge" pour leur faire passer l'envie de suivre les deux exemples ?
En réalité cette fièvre dytolienne contre le communisme témoigne d'une fébrilité et d'une crainte de voir la position des classes dominantes reculer. La multiplication des menaces ne sont dès lors que des coups de mentons mais cela prouve que nous avançons. Au final le degré de virulence à l'encontre des communistes ne fait que donner une indication de la peur de tout perdre et quoi de mieux que transformer la peur en haine pour contenir une fuite en avant idéologique de la population ?
Ne nous y trompons pas, toute ce cirque est une autre étape du conditionnement psychologique des populations dytoliennes sous le joug de régimes militaires et conservateurs.
Notre seule réaction possible: continuer notre action et réussir.
[right]Ranbir Nandlah, Directeur du Comité transitoire du Parti Communiste Gandharien et Ministre de l'Industrie et des Mines[/right][/justify]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 23 octobre 2039[/center]
[center]Lúi Ó Móráin: Quand l'obsession communiste affecte la psychologie de tout un peuple[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/8gaEx.jpg[/img][/center]
[center]Recette du Morainisme: un uniforme pompeux, une garde rapprochée de vieux généraux qui ne connaissent pas la retraite et un ennemi désigné[/center]
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Depuis la récente élection de l'Amiral Ó Móráin qui avait été propulsé à la tête du pays par un triple-attentat prétendument communiste, la République Fédérale d'Ennis semble vivre écrasée sous la peur du "Rouge". Et pour cause, c'est devenu l'ennemi à abattre et tel un élu d'une prophétie, le président ennissois s'attache à montrer qu'il a bien l'intention d'endiguer ce fléau. Il se convainc et convainc même le monde entier que c'est sa mission et qu'il fera tout pour l'accomplir.
Tout cela revêt néanmoins un caractère regrettable quand on sait que sans cette peur infondée des "rouges", Ennis aurait probablement pu retourner à un état antérieur au triple-attentat. A force de propagande, de peurs agitées et de désignation acharnée d'un ennemi à abattre, la petite île gaélique a décidé de céder aux prophètes du malheur et a sombré dans une semi-autocratie militaire férocement conservatrice et protectrice des intérêts bourgeois.
Il est évident que ce maintien sous pression des citoyens ennissois relève d'une manipulation psychologique très aboutie mais pernicieuse. Les ennemis de la liberté et des prolétaires ont réussi à tourner leur esprit de manière à ce qu'ils perçoivent leurs véritables alliés comme des ennemis.
Cette stratégie de propagande bien rodée se complète avec un système électoral complètement verrouillé qui annihile sans se cacher l'expression du vote populaire. C'est ainsi que le parti du président d'Ennis, arrivé en seconde position, se retrouve avec une large majorité grâce au tiers des sièges au Sénat et à la Chambre, nommés par le président lui-même et un conseil composé de vieux militaires gradés gâteux qui auraient dû céder leur place depuis quelques dizaines d'années déjà.
Une telle situation interdit désormais à la République Fédérale d'Ennis de vanter les valeurs démocratiques, sans quoi elle apparaîtrait comme immensément hypocrite aux yeux de tous.
Au fond en transformant son régime en conseil militaire, le président ennissois se prive pour toujours de la possibilité d'attaquer le Westrait, sa cible favorite, sur son système politique. La contradiction entre les paroles de l'Amiral et la réalité de son propre régime le disqualifie aisément pour donner des leçons de démocratie, d'autant plus que le régime westréen surpasse bel et bien celui d'Ennis en terme de démocratie.
Dès lors, pourquoi s'agiter et brandir une menace rouge alors qu'on ne manquera pas de vous dire de vous occuper de votre poutre dans l'oeil plutôt que de la poussière dans celui de votre voisin ?
La réponse est la politique intérieure. Les régimes dytoliens anticommunistes sont au mieux conservateurs, au pire militaires et liberticides. L'idéal que nous défendons entre en totale contradiction avec leurs intérêts et constitue une menace à leur influence politique. Dès lors il est très simple de diaboliser notre cause en isolant quelques actes malheureux. Tant que les populations concernées accepteront de se faire dicter ce qu'elles doivent penser, ce qu'elles doivent rejeter ou encore ce qu'elles doivent approuver, ces pouvoirs qui prétendent vouloir régenter le monde continueront à menacer ceux qui sont jugés à contre-courant de leurs intérêts.
Pour contrer cette organisation méticuleuse de la pensée de ces citoyens conditionnés, il convient d'utiliser les méthodes clandestines pour diffuser contre vents et marées notre idéal. Distribuer des tracts, réunir les citoyens et discuter sur les stratégies d’appropriation des classes dominantes pour les contrer, discuter des stratégies de lutte, utiliser internet pour entrer en contact avec ceux qui sont maintenus dans l'ignorance de notre combat... C'est un combat de tous les instants qui devra se nouer.
La prochaine réunion de l'Internationale Communiste qui aura lieu au Westrait permettra de montrer au monde entier notre détermination à poursuivre nos objectifs de défense des classes opprimées. Face à un amiral rongé par la haine de chaque camarade que nous sommes, face à un roi obscurantiste, unissons-nous et prouvons que leurs menaces ne font que nous renforcer.
Gardons à l'esprit que toutes ces gesticulations ne nous sont pas vraiment destinée et qu'elles concernent en réalité leurs propres peuples. Si le Gandhari et le Westrait ont choisi une voie différente, pourquoi dès lors s'étonner que les pouvoirs conservateurs/militaires dytoliens s'emploient à effrayer leur population face à un "péril rouge" pour leur faire passer l'envie de suivre les deux exemples ?
En réalité cette fièvre dytolienne contre le communisme témoigne d'une fébrilité et d'une crainte de voir la position des classes dominantes reculer. La multiplication des menaces ne sont dès lors que des coups de mentons mais cela prouve que nous avançons. Au final le degré de virulence à l'encontre des communistes ne fait que donner une indication de la peur de tout perdre et quoi de mieux que transformer la peur en haine pour contenir une fuite en avant idéologique de la population ?
Ne nous y trompons pas, toute ce cirque est une autre étape du conditionnement psychologique des populations dytoliennes sous le joug de régimes militaires et conservateurs.
Notre seule réaction possible: continuer notre action et réussir.
[right]Ranbir Nandlah, Directeur du Comité transitoire du Parti Communiste Gandharien et Ministre de l'Industrie et des Mines[/right][/justify]
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Plutark38
[center]Svantatra - स्वतंत्रता[/center]
[center]Journal Libéral - 0.85 £g[/center]
[center] 24 octobre 2039[/center]
[center]Nationalisation de Telga: Le coup de force scandaleux de la gauche rouge vif[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/qva8l.png[/img][/center]
[center]Logo de Telga[/center]
Sombre journée pour le monde des affaires gandharien. Les députés de l'opposition auront tout tenté pour sauver l'entreprise d'une nationalisation inutile dont le but avoué était de sanctionner le PDG pour les suspicions de fraudes qui pèsent sur lui. La présomption d'innocence n'est visiblement pas une notion connue des communistes et de leurs amis qui agissent en juge et se font justice eux-même.
Parampal Kahlon aura tout tenté auprès des députés travaillistes pour faire échouer la tentative de nationalisation. Rien à faire, les deux-tiers des travaillistes votent dans le sens de la coalition, et le tiers restant préfère s'abstenir. Jasbir Kejar tient ses troupes fermement et est parvenu à empêcher tout vote contre sans appeler publiquement à voter pour. Et pour cause, le vote a été très serré car 224 voix ont été en faveur de la privatisation contre 219.
Notons que la totalité des députés communistes a soutenu la proposition des socialistes-ouvriers et qu'il aurait fallu qu'une poignée s'abstienne pour faire échec au vote. Leur propension à tout voter d'un seul homme pose question sur leur autonomie politique et donne une assise solide au gouvernement en place.
Par ce vote, le PDG de Telga Sartaj Dahiya sera démis de ses fonctions le 1er janvier 2040 de manière automatique puisque l'Etat sera majoritaire au capital.
Cette manœuvre risque d'avoir un impact sur la préparation du budget et nous ne saurons donc qu'à sa présentation ce que coûtera la nationalisation de l'entreprise de télécommunications.
Face à une majorité décidément bien rouge qui parvient à avaler ce qu'il y a de rose et de vert, l'opposition doit continuer à incarner une alternative crédible pour tenter de remporter la mise aux élections municipales de l'année prochaine. Les élections de Palanai seront également un test pour la droite qui pourrait dépasser 50% des suffrages. Un tel score serait un signal positif envoyé à l'opposition qui pourrait se targuer de l'existence d'un soutien populaire palpable.
La vigilance sera de mise dans les prochaines semaines pour pointer les prochaines extravagances de cette coalition Rouge-Rose-Verte qui devient de plus en plus Rouge-Rouge-Rouge...
[center]Journal Libéral - 0.85 £g[/center]
[center] 24 octobre 2039[/center]
[center]Nationalisation de Telga: Le coup de force scandaleux de la gauche rouge vif[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/qva8l.png[/img][/center]
[center]Logo de Telga[/center]
Sombre journée pour le monde des affaires gandharien. Les députés de l'opposition auront tout tenté pour sauver l'entreprise d'une nationalisation inutile dont le but avoué était de sanctionner le PDG pour les suspicions de fraudes qui pèsent sur lui. La présomption d'innocence n'est visiblement pas une notion connue des communistes et de leurs amis qui agissent en juge et se font justice eux-même.
Parampal Kahlon aura tout tenté auprès des députés travaillistes pour faire échouer la tentative de nationalisation. Rien à faire, les deux-tiers des travaillistes votent dans le sens de la coalition, et le tiers restant préfère s'abstenir. Jasbir Kejar tient ses troupes fermement et est parvenu à empêcher tout vote contre sans appeler publiquement à voter pour. Et pour cause, le vote a été très serré car 224 voix ont été en faveur de la privatisation contre 219.
Notons que la totalité des députés communistes a soutenu la proposition des socialistes-ouvriers et qu'il aurait fallu qu'une poignée s'abstienne pour faire échec au vote. Leur propension à tout voter d'un seul homme pose question sur leur autonomie politique et donne une assise solide au gouvernement en place.
Par ce vote, le PDG de Telga Sartaj Dahiya sera démis de ses fonctions le 1er janvier 2040 de manière automatique puisque l'Etat sera majoritaire au capital.
Cette manœuvre risque d'avoir un impact sur la préparation du budget et nous ne saurons donc qu'à sa présentation ce que coûtera la nationalisation de l'entreprise de télécommunications.
Face à une majorité décidément bien rouge qui parvient à avaler ce qu'il y a de rose et de vert, l'opposition doit continuer à incarner une alternative crédible pour tenter de remporter la mise aux élections municipales de l'année prochaine. Les élections de Palanai seront également un test pour la droite qui pourrait dépasser 50% des suffrages. Un tel score serait un signal positif envoyé à l'opposition qui pourrait se targuer de l'existence d'un soutien populaire palpable.
La vigilance sera de mise dans les prochaines semaines pour pointer les prochaines extravagances de cette coalition Rouge-Rose-Verte qui devient de plus en plus Rouge-Rouge-Rouge...
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Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 26 octobre 2039[/center]
[center]Régionale anticipée du 1er novembre: Le meeting du Premier ministre à Palanai relance la dynamique à gauche[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/wyXjZ.jpg[/img][/center]
[center]Jasbir Kejar a tiré sur la corde populiste pour freiner la droite[/center]
[justify]
Le rendez-vous était très attendu.
Tandis que le Jungle Stadium de Palanai et ses 46 000 places se remplissait partiellement en ce 21 octobre, de nombreux sympathisants manifestaient leur enthousiasme avant l'intervention du Premier ministre.
Concentrés sur une moitié de stade seulement avec la scène au milieu, les 21 000 personnes présentes formaient une foule hétéroclite de rouge, de vert et de rose. Image très symbolique pour une union de la gauche qui semble aujourd'hui solide malgré le vote serré pour la nationalisation de Telga.
Vêtu d'une chemise, d'un veston et de ses lunettes habituelles, le Premier ministre a voulu apparaître décontracté et serein. A son arrivée, un grand tifo a été déplié avec une inscription en Briton "Women say thank you", en référence à la loi votée récemment pour protéger un peu plus les femmes faces aux discriminations.
Lors de son discours, Jasbir Kejar a multiplié les attaques contre la droite conservatrice et nationaliste et a prononcé des paroles au vitriol.
"Est-ce que chacun pourrait continuer à se regarder dans une glace s'il votait pour le camp de ceux qui ont assassiné des députés pour leur appartenance à la gauche et qui ont saccagé la région ? Pourriez-vous accepter de voter pour une liste qui accueille le parti dont le dirigeant nationaliste a été ministre de l'Intérieur sous Sankar Amrish et donc responsable de milliers de blessés dans la répression féroce organisée contre les opposants du régime ?"
"J'ai besoin que vous m'aidiez. Notre pays a enfin été rendu à ses citoyens, le gouvernement est désormais à votre service. Néanmoins les forces libérales et conservatrices qui sont au pouvoir dans la majorité des pays veulent notre échec et notre disparition. Si vous voulez poursuivre dans la voie actuelle, votez pour la coalition Rouge-Rose-Verte et dites votre mépris pour nos adversaires !"
"Cette région a assez souffert d'être dans le giron des conservateurs. Ces gens-là qui acceptent que les femmes soient des objets dont ils peuvent disposer à l'infini méritent d'aller dans l'opposition pour réfléchir. Palanai et sa région doivent pouvoir entrer dans une nouvelle ère et en finir avec les forces réactionnaires qui empêchent la société d'évoluer et d'être en phase avec son temps."
Toute une série de phrases qui n'ont évidemment pas été appréciées par le leader de la droite, Amardev Puriwal, qui a accusé Jasbir Kejar de stigmatiser les convictions politiques autres que les siennes. La tension entre les deux hommes ne s'est pas arrêtée là car le Premier ministre a répondu sur les réseaux sociaux qu'il était normal de stigmatiser des idées d'un autre âge.
Cinq jours après le meeting du Premier ministre, un dernier sondage fait état d'un changement dans les intentions de vote. Si la droite reste en tête avec 42% et baisse, la gauche parvient à remonter à 38% et menace désormais la liste menée par Amarleen Sihra. Les Libéraux remontent à 17,5% et captent une petite part de l'électorat de droite.
La stratégie de l'attaque frontale pour rassembler les troupes de gauche et déstabiliser celles de droite semble payer...[/justify]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 26 octobre 2039[/center]
[center]Régionale anticipée du 1er novembre: Le meeting du Premier ministre à Palanai relance la dynamique à gauche[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/wyXjZ.jpg[/img][/center]
[center]Jasbir Kejar a tiré sur la corde populiste pour freiner la droite[/center]
[justify]
Le rendez-vous était très attendu.
Tandis que le Jungle Stadium de Palanai et ses 46 000 places se remplissait partiellement en ce 21 octobre, de nombreux sympathisants manifestaient leur enthousiasme avant l'intervention du Premier ministre.
Concentrés sur une moitié de stade seulement avec la scène au milieu, les 21 000 personnes présentes formaient une foule hétéroclite de rouge, de vert et de rose. Image très symbolique pour une union de la gauche qui semble aujourd'hui solide malgré le vote serré pour la nationalisation de Telga.
Vêtu d'une chemise, d'un veston et de ses lunettes habituelles, le Premier ministre a voulu apparaître décontracté et serein. A son arrivée, un grand tifo a été déplié avec une inscription en Briton "Women say thank you", en référence à la loi votée récemment pour protéger un peu plus les femmes faces aux discriminations.
Lors de son discours, Jasbir Kejar a multiplié les attaques contre la droite conservatrice et nationaliste et a prononcé des paroles au vitriol.
"Est-ce que chacun pourrait continuer à se regarder dans une glace s'il votait pour le camp de ceux qui ont assassiné des députés pour leur appartenance à la gauche et qui ont saccagé la région ? Pourriez-vous accepter de voter pour une liste qui accueille le parti dont le dirigeant nationaliste a été ministre de l'Intérieur sous Sankar Amrish et donc responsable de milliers de blessés dans la répression féroce organisée contre les opposants du régime ?"
"J'ai besoin que vous m'aidiez. Notre pays a enfin été rendu à ses citoyens, le gouvernement est désormais à votre service. Néanmoins les forces libérales et conservatrices qui sont au pouvoir dans la majorité des pays veulent notre échec et notre disparition. Si vous voulez poursuivre dans la voie actuelle, votez pour la coalition Rouge-Rose-Verte et dites votre mépris pour nos adversaires !"
"Cette région a assez souffert d'être dans le giron des conservateurs. Ces gens-là qui acceptent que les femmes soient des objets dont ils peuvent disposer à l'infini méritent d'aller dans l'opposition pour réfléchir. Palanai et sa région doivent pouvoir entrer dans une nouvelle ère et en finir avec les forces réactionnaires qui empêchent la société d'évoluer et d'être en phase avec son temps."
Toute une série de phrases qui n'ont évidemment pas été appréciées par le leader de la droite, Amardev Puriwal, qui a accusé Jasbir Kejar de stigmatiser les convictions politiques autres que les siennes. La tension entre les deux hommes ne s'est pas arrêtée là car le Premier ministre a répondu sur les réseaux sociaux qu'il était normal de stigmatiser des idées d'un autre âge.
Cinq jours après le meeting du Premier ministre, un dernier sondage fait état d'un changement dans les intentions de vote. Si la droite reste en tête avec 42% et baisse, la gauche parvient à remonter à 38% et menace désormais la liste menée par Amarleen Sihra. Les Libéraux remontent à 17,5% et captent une petite part de l'électorat de droite.
La stratégie de l'attaque frontale pour rassembler les troupes de gauche et déstabiliser celles de droite semble payer...[/justify]
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Plutark38
[center]Svantatra - स्वतंत्रता[/center]
[center]Journal Libéral - 0.85 £g[/center]
[center] 28 octobre 2039[/center]
[center]Budget 2040: Kejar soigne (un peu) sa copie[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/ZYXZq.jpg[/img][/center]
[center]Cure d'austérité ou feu d'artifice de dépense publique ? Ni l'un, ni l'autre[/center]
[justify]
Le Budget 2040 devait donner la température sur l'orientation politique du gouvernement pour l'année à venir et force est de constater que c'est une divine surprise.
Beaucoup d'experts prédisaient une explosion des dépenses publiques à l'image de ce qu'avait déclaré Asha Lota lors de la campagne qui disait préférer s'endetter et faire exploser les dépenses publiques.
Non, Jasbir Kejar compte bien faire figure de bon élève et veiller à ce que les comptes publics ne dérapent pas. La première surprise est venue en début de semaine lorsque le chef du Gouvernement a annoncé qu'il ne voulait pas voir le déficit public filer au-dessus des 5%.
Selon un membre du cabinet de la ministre des Finances, la nationalisation de TELGA a obligé à faire des concessions. Ainsi sans le rachat de l'entreprise nationalisée, le budget est en excédent de 4,1%. Inespéré pour un gouvernement à forte teinte communiste.
Ce même conseiller des Finances dit tabler sur une excellente croissance en 2040 pour rattraper le retard en 2041.
Nous voilà donc prévenus, l'année 2040 sera l'année de la retenue mais en 2041 on flambe tout gaiement et on rase gratis...
La politique de ce gouvernement Rouge-Rose-Vert est décidément insaisissable tant il souffle le chaud et le froid. De manière purement objective le budget 2040 permet d'absorber la nationalisation inattendue de la grande entreprise de télécoms sans rogner dans les secteurs clés de la santé et de la défense. Bien évidemment il a fallu quelques victimes collatérales et ce sont donc la justice et la sécurité intérieure qui en ont pâti avec seulement 6,7% des dépenses. Rappelons que sous Sankar Amrish 15% du budget était consacré à ces postes de dépense. Mais il est vrai que le régime a changé et que Jasbir Kejar ne voit poindre aucune contestation sociale à l'horizon quand Sankar Amrish était sous tension permanente.
Il est cependant à craindre un bilan sécuritaire décevant en 2040 avec une possible hausse de la criminalité. C'est pour cette raison que la droite a rejeté sans discuter le budget, jugeant que la diminution des dépenses liées à la justice et la sécurité intérieure était une véritable folie. Les Libéraux ont de leur côté décidé de voter contre par pur principe d'opposition à la nationalisation de TELGA.
Malgré tout, personne n'a dénoncé un dérapage des dépenses et l'opposition était bien en peine de trouver à redire sur la globalité du budget.
Contre toute attente le gouvernement de Jasbir Kejar a opté pour une ligne modérée. Attention toutefois au contrecoup, les communistes auront probablement des compensations en 2041...[/justify]
[center]Journal Libéral - 0.85 £g[/center]
[center] 28 octobre 2039[/center]
[center]Budget 2040: Kejar soigne (un peu) sa copie[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/ZYXZq.jpg[/img][/center]
[center]Cure d'austérité ou feu d'artifice de dépense publique ? Ni l'un, ni l'autre[/center]
[justify]
Le Budget 2040 devait donner la température sur l'orientation politique du gouvernement pour l'année à venir et force est de constater que c'est une divine surprise.
Beaucoup d'experts prédisaient une explosion des dépenses publiques à l'image de ce qu'avait déclaré Asha Lota lors de la campagne qui disait préférer s'endetter et faire exploser les dépenses publiques.
Non, Jasbir Kejar compte bien faire figure de bon élève et veiller à ce que les comptes publics ne dérapent pas. La première surprise est venue en début de semaine lorsque le chef du Gouvernement a annoncé qu'il ne voulait pas voir le déficit public filer au-dessus des 5%.
Selon un membre du cabinet de la ministre des Finances, la nationalisation de TELGA a obligé à faire des concessions. Ainsi sans le rachat de l'entreprise nationalisée, le budget est en excédent de 4,1%. Inespéré pour un gouvernement à forte teinte communiste.
Ce même conseiller des Finances dit tabler sur une excellente croissance en 2040 pour rattraper le retard en 2041.
Nous voilà donc prévenus, l'année 2040 sera l'année de la retenue mais en 2041 on flambe tout gaiement et on rase gratis...
La politique de ce gouvernement Rouge-Rose-Vert est décidément insaisissable tant il souffle le chaud et le froid. De manière purement objective le budget 2040 permet d'absorber la nationalisation inattendue de la grande entreprise de télécoms sans rogner dans les secteurs clés de la santé et de la défense. Bien évidemment il a fallu quelques victimes collatérales et ce sont donc la justice et la sécurité intérieure qui en ont pâti avec seulement 6,7% des dépenses. Rappelons que sous Sankar Amrish 15% du budget était consacré à ces postes de dépense. Mais il est vrai que le régime a changé et que Jasbir Kejar ne voit poindre aucune contestation sociale à l'horizon quand Sankar Amrish était sous tension permanente.
Il est cependant à craindre un bilan sécuritaire décevant en 2040 avec une possible hausse de la criminalité. C'est pour cette raison que la droite a rejeté sans discuter le budget, jugeant que la diminution des dépenses liées à la justice et la sécurité intérieure était une véritable folie. Les Libéraux ont de leur côté décidé de voter contre par pur principe d'opposition à la nationalisation de TELGA.
Malgré tout, personne n'a dénoncé un dérapage des dépenses et l'opposition était bien en peine de trouver à redire sur la globalité du budget.
Contre toute attente le gouvernement de Jasbir Kejar a opté pour une ligne modérée. Attention toutefois au contrecoup, les communistes auront probablement des compensations en 2041...[/justify]
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Plutark38
[center]Logon ka Sangh - लोगों का संघ[/center]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 30 octobre 2039[/center]
[center]Ennis: Capitaine Anticoco a-t-il organisé un Coup d’État en faisant porter le chapeau aux communistes ?[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/x5Rmp.jpg[/img][/center]
[center]Avoir des ennemis pour fédérer c'est bien, en inventer de toutes pièces c'est encore mieux.[/center]
[justify]Voilà une nouvelle pour le moins stupéfiante. Alors que l'Ennis semblait s'être trouvée un homme providentiel après la tragédie du triple-attentat de Dunmore voilà que cette histoire revient comme un boomerang sur le devant de la scène.
Une vidéo virale où on entend l'Amiral donner des instructions où il évoque des bombes se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux ennissois.
Si pour le moment il est trop tôt pour tirer des conclusions, force est de constater que les véritables intentions du président ennissois se drapent d'un voile de mystère.
Néanmoins les preuves semblent accablante et le gouvernement ennissois sera bien en peine d'éviter un scandale.
Au-delà des affaires intérieures de la République Fédérale d'Ennis qui ne concerne qu'elle-même, si les accusations se révélaient fondées, toute la stratégie d'offensive contre le communisme mondial volerait en éclat. Comment dès lors prendre au sérieux un hypothétique danger rouge si on se rend compte que le commandant en chef de cette gigantesque opération de diffamation n'est autre que celui qui a conduit à une fièvre de l'anticommunisme ?
En tout état de cause les communistes d'Ennis doivent se manifester et réclamer des compte à un pouvoir qui les a ostracisé sur des motifs qui semblent voler en éclats. Le PCG a d'ailleurs réclamé à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire puis a demandé à ce que les communistes ennissois réinvestissent leur parti de manière légale afin de rétablir le pluralisme politique à Ennis.
Le Directeur du Comité Transitoire du PCG, Ranbir Nandlah a appelé ses troupes à la prudence tout en faisant le voeu que la vérité éclate.
Il a déclaré qu'en cas de culpabilité avérée de l'amiral, le combat acharné de quelques pays contre le communisme serait amené à être caduque. Interrogé sur le sort des communistes ennissois, il a demandé à ce que ces derniers fassent pression pour découvrir la vérité pour pouvoir se dresser ensuite contre leur interdiction.
Au Gandhari cette nouvelle a laissé nombre d'observateurs sceptiques qui demandent à en savoir plus avant de se prononcer. Tandis que le scrutin de la région de Palanai se tient dans deux jours, les militants de gauche ont profité de cette histoire pour diaboliser la droite et inciter les électeurs à faire confiance à la gauche.
"Un bulletin de gauche = une baffe pour Cap'taine Anticoco !" est devenu un mot d'ordre très repris par les communistes dans les rues de Palanai. Si ce scrutin n'a évidemment que peu d'enjeu pour le président ennissois, une victoire de la gauche serait un énorme pied de nez dans une région qui n'a jamais eu de gouvernement régional de gauche de toute son existence.[/justify]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 30 octobre 2039[/center]
[center]Ennis: Capitaine Anticoco a-t-il organisé un Coup d’État en faisant porter le chapeau aux communistes ?[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/x5Rmp.jpg[/img][/center]
[center]Avoir des ennemis pour fédérer c'est bien, en inventer de toutes pièces c'est encore mieux.[/center]
[justify]Voilà une nouvelle pour le moins stupéfiante. Alors que l'Ennis semblait s'être trouvée un homme providentiel après la tragédie du triple-attentat de Dunmore voilà que cette histoire revient comme un boomerang sur le devant de la scène.
Une vidéo virale où on entend l'Amiral donner des instructions où il évoque des bombes se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux ennissois.
Si pour le moment il est trop tôt pour tirer des conclusions, force est de constater que les véritables intentions du président ennissois se drapent d'un voile de mystère.
Néanmoins les preuves semblent accablante et le gouvernement ennissois sera bien en peine d'éviter un scandale.
Au-delà des affaires intérieures de la République Fédérale d'Ennis qui ne concerne qu'elle-même, si les accusations se révélaient fondées, toute la stratégie d'offensive contre le communisme mondial volerait en éclat. Comment dès lors prendre au sérieux un hypothétique danger rouge si on se rend compte que le commandant en chef de cette gigantesque opération de diffamation n'est autre que celui qui a conduit à une fièvre de l'anticommunisme ?
En tout état de cause les communistes d'Ennis doivent se manifester et réclamer des compte à un pouvoir qui les a ostracisé sur des motifs qui semblent voler en éclats. Le PCG a d'ailleurs réclamé à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire puis a demandé à ce que les communistes ennissois réinvestissent leur parti de manière légale afin de rétablir le pluralisme politique à Ennis.
Le Directeur du Comité Transitoire du PCG, Ranbir Nandlah a appelé ses troupes à la prudence tout en faisant le voeu que la vérité éclate.
Il a déclaré qu'en cas de culpabilité avérée de l'amiral, le combat acharné de quelques pays contre le communisme serait amené à être caduque. Interrogé sur le sort des communistes ennissois, il a demandé à ce que ces derniers fassent pression pour découvrir la vérité pour pouvoir se dresser ensuite contre leur interdiction.
Au Gandhari cette nouvelle a laissé nombre d'observateurs sceptiques qui demandent à en savoir plus avant de se prononcer. Tandis que le scrutin de la région de Palanai se tient dans deux jours, les militants de gauche ont profité de cette histoire pour diaboliser la droite et inciter les électeurs à faire confiance à la gauche.
"Un bulletin de gauche = une baffe pour Cap'taine Anticoco !" est devenu un mot d'ordre très repris par les communistes dans les rues de Palanai. Si ce scrutin n'a évidemment que peu d'enjeu pour le président ennissois, une victoire de la gauche serait un énorme pied de nez dans une région qui n'a jamais eu de gouvernement régional de gauche de toute son existence.[/justify]
-
Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 1er novembre 2039[/center]
[center]Palanai: Historique, la gauche s'impose au finish (40,1%), la droite fait moins que prévu (37,9%), les libéraux résistent (18,9%)[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/YvGGd.jpg[/img][/center]
[center]Le Premier ministre avec ses partisans à l'annonce des résultats[/center]
[justify]Les troupes de Jasbir Kejar s'étaient données rendez-vous dans un bar à Bunaghar, privatisé pour l'occasion. Le Premier ministre est arrivé sur les lieux, très décontracté et vêtu d'un maillot de l'équipe de foot des Boas de Bunaghar, son équipe favorite. Une heure avant les résultats, les sondages sortis des urnes donnaient déjà une tendance favorable avec néanmoins un écart bien plus serré qu'à l'arrivé. Se gardant bien de triompher tout de suite, les militants travaillistes, communistes et écologistes avaient pourtant du mal à réprimer un grand sourire.
Puis les résultats se sont affichés à la télévision et ce fut une gigantesque explosion de joie. L'inespéré venait de se produire: Palanai basculait pour la première fois à gauche depuis l'avènement de la République au Gandhari (1969). Soixante-dix ans donc que les électeurs de gauche de la région la plus septentrionale du Gandhari attendaient une alternance politique locale. C'est désormais chose faite. Une belle revanche face aux terroristes qui avaient assassiné 32 députés régionaux parce qu'ils étaient de gauche.
Avec 40,1%, l'Union de la Gauche réalise un score absolument historique dans cette région qui ne lui avait jamais été favorable. Un tel résultat permet à Jasbir Kejar de jouir d'un regain de légitimité et de s'installer comme l'homme fort du Gandhari. Le succès est d'autant plus gratifiant que la liste était menée par un membre du Parti travailliste qui devrait en toute logique obtenir la présidence de la région.
A droite la soirée aura été traumatisante. La salle qui devait accueillir les festivités de victoire s'est vidée en vingt minutes après l'annonce des résultats. Même si le score de 37,9% reste haut, c'est la victoire qui était visée, rien d'autre.
Perdre dans son fief inexpugnable est toujours une violente gifle difficile à encaisser. Une telle déconvenue laissera assurément des traces à droite.
La défaite à peine annoncée, la leader de la Jeunesse Populaire, Faquir Solgi, a appelé à la démission d'Amardev Puriwal, jugeant que son grave échec devait l'obliger à en tirer toutes les conséquences. Le président de la Jeunesse Populaire a vite été suivi par quelques personnalités du parti qui ont jugé qu'il était peut-être temps de rajeunir les instances de direction et fixer une nouvelle ligne capable de séduire et s'inscrire en véritable alternative politique crédible. Le président du parti semble donc sur la sellette.
Chez les Libéraux, malgré un score en baisse on se satisfaisait du score obtenu. Le parti mené par l'ex-Premier ministre Parampal Kahlon parvient malgré tout à réunir 18,9% des suffrages alors qu'il semblait coincé entre deux blocs politiques massifs. Son score est supérieur à ce qui était même prévu par les instituts de sondage. Les voix de droite que le Groupement des Libéraux a reçues a indéniablement contribué à faire gagner la gauche.
Il faut dire que le climat de fin de campagne était devenu assez délétère entre le coups de boutoir du Premier ministre qui accusait la droite d'être en partie responsable des atrocités commises dans la région en août, et l'exploitation par les communistes du scandale qui agite l'Ennis.
Selon les observateurs, la propagande diffusée par le Parti Communiste aurait grandement participé au basculement des indécis en faveurs de la gauche, lui permettant donc de prendre l'avantage.
Répartition des sièges:
[center][img]https://i.goopics.net/AJVV7.png[/img][/center]
La gauche pourra donc gouverner seule car elle dispose d'une large majorité (75 sièges sur 125). La droite de son côté en obtient 31, les libéraux 16 puis un siège pour les anarchistes et les islamistes.
Parmi le programme que la coalition de gauche défendait: l'installation d'un centre de recherche à Palanai, la gratuité des transports pour les étudiants et les séniors, le développement de l'offre culturelle et sportive de la région, la création d'une allocation régionale de solidarité envers les plus démunis, la création d'un observatoire du respect des droits des femmes, l'introduction au lycée de cours d'autodéfense et de pratique des armes à feu en raison du contexte qu'a traversé la région ou encore la très communiste mise en place de conseils d'ouvriers et de paysans à titre expérimental dont le rôle sera consultatif dans un premier temps.[/justify]
Résultats complets:
[center][img]https://i.goopics.net/EjNNa.png[/img][/center]
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[center] 1er novembre 2039[/center]
[center]Palanai: Historique, la gauche s'impose au finish (40,1%), la droite fait moins que prévu (37,9%), les libéraux résistent (18,9%)[/center]
[center][img]https://i.goopics.net/YvGGd.jpg[/img][/center]
[center]Le Premier ministre avec ses partisans à l'annonce des résultats[/center]
[justify]Les troupes de Jasbir Kejar s'étaient données rendez-vous dans un bar à Bunaghar, privatisé pour l'occasion. Le Premier ministre est arrivé sur les lieux, très décontracté et vêtu d'un maillot de l'équipe de foot des Boas de Bunaghar, son équipe favorite. Une heure avant les résultats, les sondages sortis des urnes donnaient déjà une tendance favorable avec néanmoins un écart bien plus serré qu'à l'arrivé. Se gardant bien de triompher tout de suite, les militants travaillistes, communistes et écologistes avaient pourtant du mal à réprimer un grand sourire.
Puis les résultats se sont affichés à la télévision et ce fut une gigantesque explosion de joie. L'inespéré venait de se produire: Palanai basculait pour la première fois à gauche depuis l'avènement de la République au Gandhari (1969). Soixante-dix ans donc que les électeurs de gauche de la région la plus septentrionale du Gandhari attendaient une alternance politique locale. C'est désormais chose faite. Une belle revanche face aux terroristes qui avaient assassiné 32 députés régionaux parce qu'ils étaient de gauche.
Avec 40,1%, l'Union de la Gauche réalise un score absolument historique dans cette région qui ne lui avait jamais été favorable. Un tel résultat permet à Jasbir Kejar de jouir d'un regain de légitimité et de s'installer comme l'homme fort du Gandhari. Le succès est d'autant plus gratifiant que la liste était menée par un membre du Parti travailliste qui devrait en toute logique obtenir la présidence de la région.
A droite la soirée aura été traumatisante. La salle qui devait accueillir les festivités de victoire s'est vidée en vingt minutes après l'annonce des résultats. Même si le score de 37,9% reste haut, c'est la victoire qui était visée, rien d'autre.
Perdre dans son fief inexpugnable est toujours une violente gifle difficile à encaisser. Une telle déconvenue laissera assurément des traces à droite.
La défaite à peine annoncée, la leader de la Jeunesse Populaire, Faquir Solgi, a appelé à la démission d'Amardev Puriwal, jugeant que son grave échec devait l'obliger à en tirer toutes les conséquences. Le président de la Jeunesse Populaire a vite été suivi par quelques personnalités du parti qui ont jugé qu'il était peut-être temps de rajeunir les instances de direction et fixer une nouvelle ligne capable de séduire et s'inscrire en véritable alternative politique crédible. Le président du parti semble donc sur la sellette.
Chez les Libéraux, malgré un score en baisse on se satisfaisait du score obtenu. Le parti mené par l'ex-Premier ministre Parampal Kahlon parvient malgré tout à réunir 18,9% des suffrages alors qu'il semblait coincé entre deux blocs politiques massifs. Son score est supérieur à ce qui était même prévu par les instituts de sondage. Les voix de droite que le Groupement des Libéraux a reçues a indéniablement contribué à faire gagner la gauche.
Il faut dire que le climat de fin de campagne était devenu assez délétère entre le coups de boutoir du Premier ministre qui accusait la droite d'être en partie responsable des atrocités commises dans la région en août, et l'exploitation par les communistes du scandale qui agite l'Ennis.
Selon les observateurs, la propagande diffusée par le Parti Communiste aurait grandement participé au basculement des indécis en faveurs de la gauche, lui permettant donc de prendre l'avantage.
Répartition des sièges:
[center][img]https://i.goopics.net/AJVV7.png[/img][/center]
La gauche pourra donc gouverner seule car elle dispose d'une large majorité (75 sièges sur 125). La droite de son côté en obtient 31, les libéraux 16 puis un siège pour les anarchistes et les islamistes.
Parmi le programme que la coalition de gauche défendait: l'installation d'un centre de recherche à Palanai, la gratuité des transports pour les étudiants et les séniors, le développement de l'offre culturelle et sportive de la région, la création d'une allocation régionale de solidarité envers les plus démunis, la création d'un observatoire du respect des droits des femmes, l'introduction au lycée de cours d'autodéfense et de pratique des armes à feu en raison du contexte qu'a traversé la région ou encore la très communiste mise en place de conseils d'ouvriers et de paysans à titre expérimental dont le rôle sera consultatif dans un premier temps.[/justify]
Résultats complets:
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Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 3 novembre 2039[/center]
[center]La ville de Dolangana paralysée, ouvriers et paysans en grève [/center]
[center][img]https://i.goopics.net/jOEgJ.jpg[/img][/center]
[center]Ouvriers et paysans se rassemblent au sein de ce qu'ils appellent "Conseils ouvriers et paysans"[/center]
[justify]Dans cette ville située à 200 kilomètres au sud de Palanai, rien ne va plus.
Euphoriques après la défaite surprise de la droite, les travailleurs de cette ville de 50 000 habitants ont décidé de conduire des actions fortes pour instaurer des Conseils ouvriers et paysans.
L'idée avait été promise par la coalition de gauche qui avait promis de tester ces organisations sur des territoires cibles à titre expérimental. Portés par cette victoire, les dolanganais ont décidé de ne pas attendre l'installation de la nouvelle administration régionale pour passer à l'acte.
Ville très spécialisée dans le textile et la culture du chanvre, Dolangana est une ville de travailleurs modestes des secteurs agricoles et industriels. L'administration actuelle de la ville est conservatrice et avait été mise en place sous le gouvernement autoritaire de la droite. Très soutenue par les patrons d'usines et d'exploitations agricoles, elle semblait administrer la ville telle une "seigneurie" selon les mots entendus et repris par un de nos confrères.
Un petit scandale local avait éclaté au cours de l'été lorsque le maire avait dit s'opposer à l'instauration d'un salaire minimum, jugeant que ce serait désastreux pour l'activité économique de sa ville. L'argument n'était évidemment pas entendable par les travailleurs qui avaient organisé un rassemblement pour dénoncer l'attitude du maire.
Finalement la crise couvait et elle vient d'éclater de la plus soudaine des manières.
Au lendemain de la victoire de la liste de gauche, des ouvriers se sont réunis pour organiser une grève et mettre en place un "Conseil ouvrier et paysans, comme au Westrait".
Les piquets de grève se sont donc multipliés au grand dam des patrons qui n'ont pas osé recourir à des briseurs de grève, par crainte de s'attirer le courroux du gouvernement.
A midi, les ouvriers des usines se sont rejoints dans une vaste carrière et ont appelé les paysans à les rejoindre.
Dans le milieu de l'après-midi ce n'étaient pas moins de 2500 personnes réunies pour discuter de la stratégie à adopter pour mettre fin au "système bourgeois" local.
Les orateurs ont donc défilé à la tribune, réclamant là la mise en place d'une gouvernance locale du prolétariat, dénonçant ici l'attitude des bourgeois qui ont profité de l'exploitation des travailleurs pendant tant d'années. Un vote à main levé est alors intervenu pour valider la mise en place d'un Conseil provisoire d'ouvriers et de paysans de Dolangana. Unanimité.
Un second vote est alors intervenu pour décréter la démission de l'ensemble des patrons et dirigeants des usines et des exploitations locales et leur remplacement par une autogestion. Unanimité.
Enfin un troisième vote qui a également recueilli l'unanimité: la déposition de l'administration municipale.
Le Conseil à décrété la mise en place d'une Commission municipale tirée au sort. Vingt délégués municipaux devaient donc être tirés au sort parmi les membres volontaires du Conseil. Ces derniers éliront ensuite le Commissaire Général de la Commune de Dolangana.
Informé de la situation, le Parti Communiste a dépêché sur place des observateurs pour le compte du gouvernement. Le maire aurait été vivement dissuadé d'employer la police municipale pour mettre fin à cette révolte locale puis prié d'accepter sa déposition. Craignant pour sa vie, le maire a alors accepté de renoncer à ses fonctions tandis que la mairie étaient investie par des ouvriers. Très rapidement, le drapeau communal sur le fronton a été remplacé par un drapeau communiste.
De retour à la carrière, le Conseil provisoire a procédé au tirage au sort des futurs membre de la Commission municipale.
A la fin de la journée, le conseil provisoire s'est séparé après l'adoption ultime du principe de l'élection d'un Conseil représentatif des Conseils d'Ouvriers et de Paysans. Concrètement, chaque usine ou exploitation qui forme elle-même un conseil ouvrier ou paysan élira des délégués qui iront siéger au sein du Conseil représentatif des Conseils d'Ouvriers et de Paysans.
Le gouvernement n'a pas officiellement réagi à cet évènement mais l'opposition a d'ores et déjà réclamé un retour à l'ordre public et à la réintégration du maire et des patrons dans leurs fonctions.
La seule parole d'un membre du gouvernement qui était perceptible était celle de Ranbir Nandlah, le directeur du comité transitoire du Parti Communiste. Il s'est dit attentif aux évènements et a trouvé positif qu'une communauté locale s'affirme. A la question sur une possible extension du mouvement à d'autres villes, le ministre de l'Industrie et des Mines a répondu à mots couverts qu'il le souhaitait.[/justify]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 3 novembre 2039[/center]
[center]La ville de Dolangana paralysée, ouvriers et paysans en grève [/center]
[center][img]https://i.goopics.net/jOEgJ.jpg[/img][/center]
[center]Ouvriers et paysans se rassemblent au sein de ce qu'ils appellent "Conseils ouvriers et paysans"[/center]
[justify]Dans cette ville située à 200 kilomètres au sud de Palanai, rien ne va plus.
Euphoriques après la défaite surprise de la droite, les travailleurs de cette ville de 50 000 habitants ont décidé de conduire des actions fortes pour instaurer des Conseils ouvriers et paysans.
L'idée avait été promise par la coalition de gauche qui avait promis de tester ces organisations sur des territoires cibles à titre expérimental. Portés par cette victoire, les dolanganais ont décidé de ne pas attendre l'installation de la nouvelle administration régionale pour passer à l'acte.
Ville très spécialisée dans le textile et la culture du chanvre, Dolangana est une ville de travailleurs modestes des secteurs agricoles et industriels. L'administration actuelle de la ville est conservatrice et avait été mise en place sous le gouvernement autoritaire de la droite. Très soutenue par les patrons d'usines et d'exploitations agricoles, elle semblait administrer la ville telle une "seigneurie" selon les mots entendus et repris par un de nos confrères.
Un petit scandale local avait éclaté au cours de l'été lorsque le maire avait dit s'opposer à l'instauration d'un salaire minimum, jugeant que ce serait désastreux pour l'activité économique de sa ville. L'argument n'était évidemment pas entendable par les travailleurs qui avaient organisé un rassemblement pour dénoncer l'attitude du maire.
Finalement la crise couvait et elle vient d'éclater de la plus soudaine des manières.
Au lendemain de la victoire de la liste de gauche, des ouvriers se sont réunis pour organiser une grève et mettre en place un "Conseil ouvrier et paysans, comme au Westrait".
Les piquets de grève se sont donc multipliés au grand dam des patrons qui n'ont pas osé recourir à des briseurs de grève, par crainte de s'attirer le courroux du gouvernement.
A midi, les ouvriers des usines se sont rejoints dans une vaste carrière et ont appelé les paysans à les rejoindre.
Dans le milieu de l'après-midi ce n'étaient pas moins de 2500 personnes réunies pour discuter de la stratégie à adopter pour mettre fin au "système bourgeois" local.
Les orateurs ont donc défilé à la tribune, réclamant là la mise en place d'une gouvernance locale du prolétariat, dénonçant ici l'attitude des bourgeois qui ont profité de l'exploitation des travailleurs pendant tant d'années. Un vote à main levé est alors intervenu pour valider la mise en place d'un Conseil provisoire d'ouvriers et de paysans de Dolangana. Unanimité.
Un second vote est alors intervenu pour décréter la démission de l'ensemble des patrons et dirigeants des usines et des exploitations locales et leur remplacement par une autogestion. Unanimité.
Enfin un troisième vote qui a également recueilli l'unanimité: la déposition de l'administration municipale.
Le Conseil à décrété la mise en place d'une Commission municipale tirée au sort. Vingt délégués municipaux devaient donc être tirés au sort parmi les membres volontaires du Conseil. Ces derniers éliront ensuite le Commissaire Général de la Commune de Dolangana.
Informé de la situation, le Parti Communiste a dépêché sur place des observateurs pour le compte du gouvernement. Le maire aurait été vivement dissuadé d'employer la police municipale pour mettre fin à cette révolte locale puis prié d'accepter sa déposition. Craignant pour sa vie, le maire a alors accepté de renoncer à ses fonctions tandis que la mairie étaient investie par des ouvriers. Très rapidement, le drapeau communal sur le fronton a été remplacé par un drapeau communiste.
De retour à la carrière, le Conseil provisoire a procédé au tirage au sort des futurs membre de la Commission municipale.
A la fin de la journée, le conseil provisoire s'est séparé après l'adoption ultime du principe de l'élection d'un Conseil représentatif des Conseils d'Ouvriers et de Paysans. Concrètement, chaque usine ou exploitation qui forme elle-même un conseil ouvrier ou paysan élira des délégués qui iront siéger au sein du Conseil représentatif des Conseils d'Ouvriers et de Paysans.
Le gouvernement n'a pas officiellement réagi à cet évènement mais l'opposition a d'ores et déjà réclamé un retour à l'ordre public et à la réintégration du maire et des patrons dans leurs fonctions.
La seule parole d'un membre du gouvernement qui était perceptible était celle de Ranbir Nandlah, le directeur du comité transitoire du Parti Communiste. Il s'est dit attentif aux évènements et a trouvé positif qu'une communauté locale s'affirme. A la question sur une possible extension du mouvement à d'autres villes, le ministre de l'Industrie et des Mines a répondu à mots couverts qu'il le souhaitait.[/justify]
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Plutark38
[center]Logon ka Sangh - लोगों का संघ[/center]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 5 novembre 2039[/center]
[center]Pour une République des Conseils loin de tout Capitalisme d’État ![/center]
[center][img]https://i.goopics.net/3Xdpa.png[/img][/center]
[center]Les grèves ouvrières se multiplient, les conseils ouvriers aussi[/center]
[justify]
La grève ouvrière qui enflamme la région de Palanai est une divine surprise sur laquelle personne n'aurait parié. L'exemple de Dolangana a fait tâche d'huile et désormais les villes touchées se comptent à une douzaine. A chaque fois même schéma: grève spontanée, rassemblement de conseils ouvriers et paysans et mise en place d'une nouvelle organisation politique et économique locale. Le plus étonnant dans tout cela reste malgré tout la passivité des forces de l'ordre qui font comme si elles ne voyaient rien, peut-on ici y voir la main du gouvernement qui encouragerait discrètement ces évènements ?
Toujours est-il que Jasbir Kejar ainsi que le Président de la République, normalement chargé de garantir le fonctionnement des institutions, restent muets et vaquent à leurs activités habituelles comme si de rien n'était. Nombre d'ouvriers et de paysans y voient un encouragement tacite à poursuivre leurs efforts. La parole gouvernementale reste néanmoins fortement attendue car tout le monde semble avoir compris que la révolution en cours se fera avec le coopération entre la base et le gouvernement de la République.
L'attitude du PCG est également fortement surprenante, lui que nous croyions converti au jeu de la démocratie bourgeoise semblait plutôt attendre qu'un mouvement populaire vienne vers le bas pour s'en saisir et transformer l'essai. Manœuvre habile sans doute puisque le PCG pourra se targuer d'avoir un soutien populaire actif.
La situation actuelle suppose la refondation totale des institutions pour aller vers un système mixant démocratie directe et démocratie représentative. Pas question de filer vers un système de capitalisme d’État où l’État-parti gérerait tout sans partage, cela anéantirait le processus de démocratisation du Gandhari et nous ferait repartir en arrière. L’État doit certes demeurer dans la gestion des secteurs stratégiques mais il ne doit pas monopoliser l'organisation de la vie économique du pays. C'est à la base que cela doit se faire et par le biais de conseils.
Les syndicats et organisations de travailleurs doivent avoir une représentation égale aux partis dans les institutions et les conseils. Cette configuration mettrait ainsi fin à la dictature des partis, celle qui est susceptible de mettre en place une dictature de la minorité, comme celle que nous avons connus lors de l'époque Amrish.
La démocratie directe s'exerçant au mieux au niveau local, les communes devront être un échelon clé dans la structure politique d'une République des conseils. La base se réunissant au sein de conseils ouvriers et paysans, mais regroupant aussi toutes les autres professions, serait en capacité de désigner ses délégués pour les conseils d'un échelon supérieur tout en étant capable de les révoquer en cas de manquement à leurs obligations.
Aujourd'hui les institutions font que tout vient du haut avec un Parlement fort et un exécutif puissant. Il faut inverser l'ordre des choses et faire que la base détermine la tête, et pas seulement lors des élections.
La mise en place de consultations populaires d'initiative citoyenne doit permettre à la base de peser sur les décisions concernant l'orientation générale de la politique nationale. Il doit également être possible de révoquer à tout moment le gouvernement en réunissant à l'occasion d'un référendum la moitié des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ce serait un garde-fou contre de potentielles dérives graves visant notamment à remettre en cause le nouvel ordre des choses.
Les régions doivent également devenir le moteur de la république qui doit donc se rapprocher d'une forme fédérale en accordant à chaque région dirigée par un conseil une autonomie renforcée avec des prérogatives supplémentaires. Parmi elles la gestion accrue du développement économique régional et la possibilité d'avoir une fiscalité renforcée pour accroître ses moyens.
Nous devons également demeurer une république parlementaire en laissant la compétition démocratique des partis se jouer au niveau national. Renforcer l'échelon local permettra de contrebalancer l'influence des pouvoirs législatifs et exécutifs.
Le mode d'élection devra cependant être revu avec d'abord une élection de conseils électoraux régionaux puis une élection du parlement par les délégués de ces conseils électoraux. Cela garantira une représentativité régionale et des strates de la société accrue. Néanmoins, le gouvernement actuel ainsi que la législature en cours doivent aller à son terme.
Le Gandhari semble aujourd'hui entrer dans une nouvelle phase du processus révolutionnaire ouvert en décembre 2038. La révolution de janvier 2039 n'était simplement qu'une étape visant à se débarrasser d'un pouvoir concentré au sein d'une petite élite et rétablir la démocratie. Celle qui est en train d'éclater en ce mois de novembre viendra compléter le travail entamé et transférer une part accrue du pouvoir vers le peuple.
Pour une République des Conseils du Gandhari !
Vive la Révolution ! Vive la République ![/justify]
[center]Journal communiste - 0.65 £g[/center]
[center] 5 novembre 2039[/center]
[center]Pour une République des Conseils loin de tout Capitalisme d’État ![/center]
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[center]Les grèves ouvrières se multiplient, les conseils ouvriers aussi[/center]
[justify]
La grève ouvrière qui enflamme la région de Palanai est une divine surprise sur laquelle personne n'aurait parié. L'exemple de Dolangana a fait tâche d'huile et désormais les villes touchées se comptent à une douzaine. A chaque fois même schéma: grève spontanée, rassemblement de conseils ouvriers et paysans et mise en place d'une nouvelle organisation politique et économique locale. Le plus étonnant dans tout cela reste malgré tout la passivité des forces de l'ordre qui font comme si elles ne voyaient rien, peut-on ici y voir la main du gouvernement qui encouragerait discrètement ces évènements ?
Toujours est-il que Jasbir Kejar ainsi que le Président de la République, normalement chargé de garantir le fonctionnement des institutions, restent muets et vaquent à leurs activités habituelles comme si de rien n'était. Nombre d'ouvriers et de paysans y voient un encouragement tacite à poursuivre leurs efforts. La parole gouvernementale reste néanmoins fortement attendue car tout le monde semble avoir compris que la révolution en cours se fera avec le coopération entre la base et le gouvernement de la République.
L'attitude du PCG est également fortement surprenante, lui que nous croyions converti au jeu de la démocratie bourgeoise semblait plutôt attendre qu'un mouvement populaire vienne vers le bas pour s'en saisir et transformer l'essai. Manœuvre habile sans doute puisque le PCG pourra se targuer d'avoir un soutien populaire actif.
La situation actuelle suppose la refondation totale des institutions pour aller vers un système mixant démocratie directe et démocratie représentative. Pas question de filer vers un système de capitalisme d’État où l’État-parti gérerait tout sans partage, cela anéantirait le processus de démocratisation du Gandhari et nous ferait repartir en arrière. L’État doit certes demeurer dans la gestion des secteurs stratégiques mais il ne doit pas monopoliser l'organisation de la vie économique du pays. C'est à la base que cela doit se faire et par le biais de conseils.
Les syndicats et organisations de travailleurs doivent avoir une représentation égale aux partis dans les institutions et les conseils. Cette configuration mettrait ainsi fin à la dictature des partis, celle qui est susceptible de mettre en place une dictature de la minorité, comme celle que nous avons connus lors de l'époque Amrish.
La démocratie directe s'exerçant au mieux au niveau local, les communes devront être un échelon clé dans la structure politique d'une République des conseils. La base se réunissant au sein de conseils ouvriers et paysans, mais regroupant aussi toutes les autres professions, serait en capacité de désigner ses délégués pour les conseils d'un échelon supérieur tout en étant capable de les révoquer en cas de manquement à leurs obligations.
Aujourd'hui les institutions font que tout vient du haut avec un Parlement fort et un exécutif puissant. Il faut inverser l'ordre des choses et faire que la base détermine la tête, et pas seulement lors des élections.
La mise en place de consultations populaires d'initiative citoyenne doit permettre à la base de peser sur les décisions concernant l'orientation générale de la politique nationale. Il doit également être possible de révoquer à tout moment le gouvernement en réunissant à l'occasion d'un référendum la moitié des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ce serait un garde-fou contre de potentielles dérives graves visant notamment à remettre en cause le nouvel ordre des choses.
Les régions doivent également devenir le moteur de la république qui doit donc se rapprocher d'une forme fédérale en accordant à chaque région dirigée par un conseil une autonomie renforcée avec des prérogatives supplémentaires. Parmi elles la gestion accrue du développement économique régional et la possibilité d'avoir une fiscalité renforcée pour accroître ses moyens.
Nous devons également demeurer une république parlementaire en laissant la compétition démocratique des partis se jouer au niveau national. Renforcer l'échelon local permettra de contrebalancer l'influence des pouvoirs législatifs et exécutifs.
Le mode d'élection devra cependant être revu avec d'abord une élection de conseils électoraux régionaux puis une élection du parlement par les délégués de ces conseils électoraux. Cela garantira une représentativité régionale et des strates de la société accrue. Néanmoins, le gouvernement actuel ainsi que la législature en cours doivent aller à son terme.
Le Gandhari semble aujourd'hui entrer dans une nouvelle phase du processus révolutionnaire ouvert en décembre 2038. La révolution de janvier 2039 n'était simplement qu'une étape visant à se débarrasser d'un pouvoir concentré au sein d'une petite élite et rétablir la démocratie. Celle qui est en train d'éclater en ce mois de novembre viendra compléter le travail entamé et transférer une part accrue du pouvoir vers le peuple.
Pour une République des Conseils du Gandhari !
Vive la Révolution ! Vive la République ![/justify]
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[center] 6 novembre 2039[/center]
[center]Mouvement ouvrier: le centre du pays à son tour touché, le Premier ministre annonce un référendum [/center]
[center][img]https://i.goopics.net/4wZqb.png[/img][/center]
[center]Ce drapeau pourrait bien devenir officiel...[/center]
[justify]Tandis que le mouvement ouvrier continue de se répandre comme une traînée de poudre, la première grande ville du pays à être touchée est Gollokorunda. Ville ouvrière de son état et fief du Parti Communiste, cette évolution n'est guère étonnante.
Alors que les débrayages se faisaient de plus en plus importants au fil des heures à Gollokorunda, un rassemblement spontané a eu lieu en pleine ville pour demander la mise en place d'un nouveau régime des ouvriers et des paysans.
Si aucun conseil n'a encore été établi dans la ville, la mobilisation ne cesse d'enfler d'heure en heure. Les grévistes ont opté pour une mobilisation en continue, nuit et jour auprès des piquets de grève.
Face à une processus contestataire qui semble déjà irréversible, Jasbir Kejar s'est fendu d'une intervention télévisée.
Le Premier ministre a affirmé soutenir la mobilisation ouvrière en cours tout en louant le caractère pacifique du mouvement. Il a ensuite déclaré que le gouvernement tirerait les conséquences de cette mobilisation de masse en proposant un référendum le 15 décembre pour mettre en place ou non une République des Conseils du Gandhari. [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17988] Le nouveau régime[/URL] sera une démocratie semi-directe mixant conseils et organes représentatifs. Il sera installé en deux phases:
Enfin, point le plus litigieux, le référendum propose d'adopter la version communiste du drapeau Gandharien et un nouveau nom officiel pour le pays: "République des Conseils du Gandhari".
De leur côté, les députés des partis de la coalition ont fait un serment d'union révolutionnaire. Concrètement, ces députés se sont faits la promesse d'aller dans la même direction et soutiennent la mise en place d'une République des Conseils.
L'opposition accuse de son côté la majorité de mener un Coup d’État et en appelle à la communauté internationale pour stopper "la mise en place d'un régime communiste".
Parampal Kahlon juge "préoccupant" la situation et demande au gouvernement de cesser immédiatement sa démarche. Selon lui "aucune démocratie n'est possible en-dehors des partis". Le Groupement des Libéraux accuse le Premier ministre de court-circuiter l'opposition en passant par un référendum.
La droite de son côté juge inacceptable les actions du gouvernement et parle de haute-trahison.
"Cette folie doit être immédiatement stoppée, nous demandons à ce que la communauté internationale intervienne pour sauvegarder la démocratie chez nous".
Le PCG rejette l'accusation de "Coup d’État" et indique que la situation actuelle est spontanée et provient des citoyens eux-mêmes.
L'annonce de Jasbir Kejar a néanmoins provoqué des manifestations de joie dans quelques villes avec pour mot d'ordre "Vot haan !" (trad.: Votez oui !). Les partisans du Nan (Trad.: Non) ont également prévus de se mobiliser pour clamer leur opposition au projet de réforme constitutionnelle.
Haan ou Nan, les Gandhariens devront choisir ! [/justify]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 6 novembre 2039[/center]
[center]Mouvement ouvrier: le centre du pays à son tour touché, le Premier ministre annonce un référendum [/center]
[center][img]https://i.goopics.net/4wZqb.png[/img][/center]
[center]Ce drapeau pourrait bien devenir officiel...[/center]
[justify]Tandis que le mouvement ouvrier continue de se répandre comme une traînée de poudre, la première grande ville du pays à être touchée est Gollokorunda. Ville ouvrière de son état et fief du Parti Communiste, cette évolution n'est guère étonnante.
Alors que les débrayages se faisaient de plus en plus importants au fil des heures à Gollokorunda, un rassemblement spontané a eu lieu en pleine ville pour demander la mise en place d'un nouveau régime des ouvriers et des paysans.
Si aucun conseil n'a encore été établi dans la ville, la mobilisation ne cesse d'enfler d'heure en heure. Les grévistes ont opté pour une mobilisation en continue, nuit et jour auprès des piquets de grève.
Face à une processus contestataire qui semble déjà irréversible, Jasbir Kejar s'est fendu d'une intervention télévisée.
Le Premier ministre a affirmé soutenir la mobilisation ouvrière en cours tout en louant le caractère pacifique du mouvement. Il a ensuite déclaré que le gouvernement tirerait les conséquences de cette mobilisation de masse en proposant un référendum le 15 décembre pour mettre en place ou non une République des Conseils du Gandhari. [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17988] Le nouveau régime[/URL] sera une démocratie semi-directe mixant conseils et organes représentatifs. Il sera installé en deux phases:
- La première dès le 1er janvier 2040 avec la constitution des conseils ouvriers et paysans au niveau communal. Cette phase s'achèvera le 15 avril 2040 avec les élections territoriales des Conseils qui viendront compléter la moitié restante des organes décisionnaires locaux. Le pays passera alors de 5 à 12 régions (Républiques socialiste autonomes) chacune dotée d'un Conseil Suprême de la République socialiste autonome.
- Le seconde phase aura lieu en juillet 2043 avec l'élection d'une Chambre du Peuple élue par des conseils régionaux de travailleurs et de délégués de partis élus par les électeurs. Le chef du gouvernement reste le Premier ministre, désigné par les élus de la Chambre du Peuple et validé par le Président de la République des Conseils du Gandhari.
Enfin, point le plus litigieux, le référendum propose d'adopter la version communiste du drapeau Gandharien et un nouveau nom officiel pour le pays: "République des Conseils du Gandhari".
De leur côté, les députés des partis de la coalition ont fait un serment d'union révolutionnaire. Concrètement, ces députés se sont faits la promesse d'aller dans la même direction et soutiennent la mise en place d'une République des Conseils.
L'opposition accuse de son côté la majorité de mener un Coup d’État et en appelle à la communauté internationale pour stopper "la mise en place d'un régime communiste".
Parampal Kahlon juge "préoccupant" la situation et demande au gouvernement de cesser immédiatement sa démarche. Selon lui "aucune démocratie n'est possible en-dehors des partis". Le Groupement des Libéraux accuse le Premier ministre de court-circuiter l'opposition en passant par un référendum.
La droite de son côté juge inacceptable les actions du gouvernement et parle de haute-trahison.
"Cette folie doit être immédiatement stoppée, nous demandons à ce que la communauté internationale intervienne pour sauvegarder la démocratie chez nous".
Le PCG rejette l'accusation de "Coup d’État" et indique que la situation actuelle est spontanée et provient des citoyens eux-mêmes.
L'annonce de Jasbir Kejar a néanmoins provoqué des manifestations de joie dans quelques villes avec pour mot d'ordre "Vot haan !" (trad.: Votez oui !). Les partisans du Nan (Trad.: Non) ont également prévus de se mobiliser pour clamer leur opposition au projet de réforme constitutionnelle.
Haan ou Nan, les Gandhariens devront choisir ! [/justify]
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Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 8 novembre 2039[/center]
[center]La grève gagne l'est du pays et les grandes propriétés terriennes, le "Oui" favori[/center]
[justify]L'annonce de la tenue d'un référendum par le Premier ministre a visiblement encouragé la population a poursuivre son mouvement de grève massive avec les grands propriétaires terriens en ligne de mire.
Rappelons que la révolution de janvier 2039 [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17913] avait trouvé ses racines dans le passage à tabac d'un travailleur par un propriétaire.[/URL] Personne ne semble avoir oublié les crimes de cette catégorie supérieure de la population, si bien que quelques-uns connus pour leur cruauté ont été expulsés manu militari de leurs terres avec leurs familles. Les ouvriers-paysans rencontrés sur place disent vouloir rétablir le décret de confiscation des terres d'Asha Lota en instaurant des coopératives pour diriger les propriétés, elles-même sous l'autorité de conseils d'ouvriers et de paysans.
Dans une grande propriété proche de Sojatpur, un propriétaire particulièrement féroce contre les travailleurs par le passé a été jugé au sein d'un tribunal populaire improvisé puis exécuté "pour ses crimes". Il s'agit de la première victime depuis le début du mouvement. Les observateurs dépêchés sur place par l’État disent craindre un phénomène de purge mais là encore les autorités font mine de ne rien voir.
Au ministère de l'Agriculture cette situation ne semble pas soulever d'indignation et la tendance serait plutôt à approuver cette chasse aux grands propriétaires.
"Après tout jusqu'à cette année ils employaient des enfants et battaient leurs employés. Pourquoi venir les plaindre maintenant que la roue a tourné ?" s'est demandé très cyniquement ce conseiller du ministère.
Dans l'opposition on crie à la trahison de Jasbir Kejar qui avait redonné leurs terres aux propriétaires en échange de quelques concessions. La non-réaction du gouvernement est fustigée par la droite qui l'accuse d'être "complice du chaos".
En parallèle à tout ça, les partisans du "Non" au référendum ont rassemblé dans l'après-midi du 7 novembre près de 50 000 personnes à Bunaghar. Un mobilisation importante qui a suscité l'espoir des opposants à une république des conseils. Des espoirs cependant vite douchés le soir-même lorsqu'un premier sondage pour le compte de la première chaîne d'information en continue du pays a indiqué que le "Oui" était donné favori avec 61,5% des suffrages. Ce même sondage a indiqué que 58% de la population faisait confiance à Jasbir Kejar pour continuer à diriger le pays. 67% de la population juge le mouvement ouvrier justifié, 52% se disent prêts à participer, 38% jugent que l'expropriation des patrons dans la violence est justifiée et 31% souhaitent une proclamation immédiate du nouveau régime sans passer par le référendum.
[/justify]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 8 novembre 2039[/center]
[center]La grève gagne l'est du pays et les grandes propriétés terriennes, le "Oui" favori[/center]
[justify]L'annonce de la tenue d'un référendum par le Premier ministre a visiblement encouragé la population a poursuivre son mouvement de grève massive avec les grands propriétaires terriens en ligne de mire.
Rappelons que la révolution de janvier 2039 [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17913] avait trouvé ses racines dans le passage à tabac d'un travailleur par un propriétaire.[/URL] Personne ne semble avoir oublié les crimes de cette catégorie supérieure de la population, si bien que quelques-uns connus pour leur cruauté ont été expulsés manu militari de leurs terres avec leurs familles. Les ouvriers-paysans rencontrés sur place disent vouloir rétablir le décret de confiscation des terres d'Asha Lota en instaurant des coopératives pour diriger les propriétés, elles-même sous l'autorité de conseils d'ouvriers et de paysans.
Dans une grande propriété proche de Sojatpur, un propriétaire particulièrement féroce contre les travailleurs par le passé a été jugé au sein d'un tribunal populaire improvisé puis exécuté "pour ses crimes". Il s'agit de la première victime depuis le début du mouvement. Les observateurs dépêchés sur place par l’État disent craindre un phénomène de purge mais là encore les autorités font mine de ne rien voir.
Au ministère de l'Agriculture cette situation ne semble pas soulever d'indignation et la tendance serait plutôt à approuver cette chasse aux grands propriétaires.
"Après tout jusqu'à cette année ils employaient des enfants et battaient leurs employés. Pourquoi venir les plaindre maintenant que la roue a tourné ?" s'est demandé très cyniquement ce conseiller du ministère.
Dans l'opposition on crie à la trahison de Jasbir Kejar qui avait redonné leurs terres aux propriétaires en échange de quelques concessions. La non-réaction du gouvernement est fustigée par la droite qui l'accuse d'être "complice du chaos".
En parallèle à tout ça, les partisans du "Non" au référendum ont rassemblé dans l'après-midi du 7 novembre près de 50 000 personnes à Bunaghar. Un mobilisation importante qui a suscité l'espoir des opposants à une république des conseils. Des espoirs cependant vite douchés le soir-même lorsqu'un premier sondage pour le compte de la première chaîne d'information en continue du pays a indiqué que le "Oui" était donné favori avec 61,5% des suffrages. Ce même sondage a indiqué que 58% de la population faisait confiance à Jasbir Kejar pour continuer à diriger le pays. 67% de la population juge le mouvement ouvrier justifié, 52% se disent prêts à participer, 38% jugent que l'expropriation des patrons dans la violence est justifiée et 31% souhaitent une proclamation immédiate du nouveau régime sans passer par le référendum.
[/justify]