Presse: Nouvelles du Gandhari

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Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 30 septembre 2039[/center]

[center]"Cambriolage arabe": Salles de cinémas vandalisées et drapeaux gänsernbergois brûlés[/center]

[justify]Source depuis plusieurs jours de polémiques dans les communautés arabes et musulmanes, le film du réalisateur Marian Gebhardt suscite l'ire de la communauté musulmane gandharienne.
Beaucoup accusent le film d'être une atteinte direct au monde islamique et de véhiculer des clichés favorisant les violences à l'encontre des musulmans.
Un cinéma de banlieue à Bunaghar a par ailleurs été vandalisé et les gérants menacés par un groupe d'une trentaine de personnes qui réclamait le retrait du film.
Dans le centre de Bunaghar, une manifestation spontanée rassemblant quelques centaines de personnes a déambulé. De nombreux drapeaux du Gänsernberg ont été brûlés et le portrait du réalisateur détruit à la masse.

Le recteur de la mosquée de Bunaghar a appelé au calme mais a dit comprendre la colère de nombreux fidèles qui pouvaient se sentir insultés. Il a également appelé à respecter la programmation des cinémas qui ne pouvaient nullement souffrir de censure en pays démocratique.
Le ministère de l'intérieur faisait état de 6 cinémas vandalisés en lien avec le film "Cambriolage arabe". Ces cinémas, soucieux de ne pas s'attirer d'autres ennuis ont déprogrammé le film. Cette situation n'a pas manqué de susciter la colère des nationalistes indous qui ont accusé les musulmans de ne tolérer aucune caricature et d'imposer leur censure à tout le monde.

La Fondation du Cinéma gandharien a dénoncé pour sa part une attitude inacceptable d'intimidation des propriétaires de cinéma et a plaidé pour une protection renforcée du droit à la création artistique...
[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 2 octobre 2039[/center]

[center]Rumeurs de Coup d'État: La Chambre du Peuple demande au Président de ne pas sanctionner l'armée[/center]


[justify]Alors que la volonté de Rajindar Dahalo de sanctionner le commandement militaire suite à l'expédition ratée en mer de Cérulée reste à ce jour encore intacte, le Parlement lui demande de faire marche arrière.
Appelant à une désescalade, la quasi-totalité des députés jugent inopportun de sanctionner le général Kachela après son succès lors de l'insurrection armée de Palanai.
Le Premier ministre est selon nos informations à l'origine de cette motion. A l'évidence, Jasbir Kejar est à la manoeuvre pour sauver l'honneur de l'armée et la République. Le Palais du Gurbaghat Taoni a refusé de répondre à nos sollicitations.

Face à la menace de Coup d'Etat, la seule décision de défense prise est la mise en alerte de la Garde Républicaine, mesure bien insuffisante pour contenir un assaut armé.
Le chef du gouvernement semble préférer un apaisement et un dialogue franc qui doit se dérouler en coulisses. Il a en attendant appelé au calme et au sang-froid de chacun via un communiqué officiel.

A Bunaghar l'ambiance était morose. Beaucoup d'habitants ont fait le choix de rester enfermés chez eux, attendant le dénouement avec angoisse. Les services et les commerces sont l'arrêt, les rues sont vides. Le Gandhari retient sous souffle.
Un dessin résumant la situation a circulé sur les réseaux sociaux: on y voit le général Kachela brandir son arme sur le président tandis que Jasbir Kejar s'interpose et fait des gestes d'apaisement. [/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 3 octobre 2039[/center]

[center]Rumeurs: La présidence encore vacante, le retour du Raja est-il possible ?[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/D8Z0l.jpg[/img][/center]
[center]Le Prince Kirpan Watarah, héritier direct des derniers Rajas du Gandhari[/center]


[justify]Alors que Rajindar Dahalo a démissionné, troisième président à le faire cette année, la question du remplacement du président par le prétendant au trône Kirpan Watarah semble émerger.
L'idée d'installer une monarchie constitutionnelle pour mettre fin à cette instabilité devenue chronique traverse toutes les têtes pensantes du pays. Si la monarchie reste dans l'imaginaire collectif l'incarnation du terrible règne de Venkata IV, avant-dernier Raja, la situation actuelle du pays aurait peu à peu raison de la popularité de la République qui incarne désormais l'autoritarisme et l'instabilité.
Le Prince Kirpan se distingue par son appartenance au corps dirigeant de l'armée de l'air. Pilote d'avion confirmé, il est engagé dans l'armé depuis ses 18 ans. Aujourd'hui âgé de 52 ans, l'héritier présomptif du trône est une issue de sortie de crise possible. L'armée y verrait l'assurance de la stabilité et surtout un chef d’état qui la respecterait en toute circonstance.
Rien ne semble confirmé mais Kirpan Watarah commencerait à trouver du soutien au sein de l'armée.
Affaire à suivre donc. [/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 6 octobre 2039[/center]

[center]Commission d'enquête: Asha Lota seule responsable, Ranbir Nandlah et le Général Kachela blanchis de tout rôle[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/LQl8Q.jpg[/img][/center]
[center]Asha Lota, désinvolte, lors de son interrogatoire le 5 octobre devant la commission d'enquête parlementaire[/center]


[justify]Après plus d'une semaine d'enquête intensive au milieu d'un climat particulier de menace putschiste, les parlementaires de la commission d'enquête ont rendu leurs conclusions.
Selon eux les choses sont très claires, la seule personne à blâmer est l'ancienne Première ministre qui a ordonné l'opération de façon unilatérale.
Le Général Kachela a été blanchi car il ne pouvait pas savoir qu'Asha Lota ne disposait pas de mandat délégué par le président pour agir. Le président communiste de la commission d'enquête a en outre conclu que personne ne saurait reprocher à un chef d’État-major d'exécuter des ordres.
Enfin concernant Ranbir Nandlah, les différents témoignages du général Kachela, d'Asha Lota et des officiers présents témoignent de sa réticence à la mise en place d'une telle opération. Cet élément convergeant dans les divers interrogatoire a suffit aux députés à considérer qu'il n'avait eu aucun rôle dans le lancement de l'opération.

Lors de son interrogatoire, Asha Lota s'est illustrée par son comportement désinvolte. Adoptant un ton insolent, formulant des réponses courtes sans aller dans les détails et s'obstinant à garder ses lunettes de soleil sur le visage, la jeune femme a agacé les députés qui ont fini par lui demander de retirer ses lunettes et de se plier correctement à l'interrogatoire.
Son comportement a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux où de nombreux internautes ont clamé leur déception de la voir tomber si bas.
Refusant de répondre aux journalistes à l'issue de sa comparution devant les députés de la commission, l'ancienne Première ministre a quitté l'enceinte du Parlement sans un mot.
Introuvable depuis, elle aurait quitté le pays vers une destination inconnue. N'étant pas poursuivie car n'ayant commis aucune infraction pénale, les autorités estiment qu'elle s'est envolée vers la Dytolie.[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 8 octobre 2039[/center]

[center]Cultiver en terres arides: l'hydroponie expose ses techniques à Sojaptur[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/rKlD8.jpg[/img][/center]
[center]Le premier salon de l'hydroponie ouvre ses portes au palais des expositions de Sojaptur[/center]


[justify]Beaucoup de monde se massait devant les portes du palais des expositions pour aller à la rencontre des producteurs.
Depuis quelques années déjà, de nombreux petits producteurs notamment issus des plateaux arides de la région de Gollokurunda développent des techniques de culture hors-sol pour augmenter de façon sensible leur productivité.
Tomates, courgettes, piments, aubergines, concombres, melons... autant de denrées qui peuvent être cultivées dans ces serres aménagées.
La terre fertile est souvent remplacée par des granulées de substrat volcanique et les racines sont nourries avec des substances nutritives. La conservation d'une température constante et le contrôle de la luminosité permet d'obtenir plusieurs récoltes la même année, ce qui représente un énorme potentiel de hausse de productivité.

Grand cultivateur de riz et de fruits exotiques, le Gandhari songe à développer la filière hydroponie pour devenir un grand exportateur mondial de légumes. La contrainte principale est le coût des installations qui nécessitent un lourd investissement. Conscient du problème et désireux de soutenir ces petits producteurs dont le modèle économique tranche avec les grandes propriétés terriennes de l'est du pays, le gouvernement pourrait annoncer un plan d'investissement pour l'hydroponie.
La stratégie économique est claire, le Gandhari comptera à l'avenir sur ses exportations de fruits et légumes cultivés tout au long de l'année pour peser sur sa balance commerciale. La faiblesse de la Livre Gandharienne par rapport aux autres monnaies mondiales incite aux exportations et permettrait aux exploitants de profiter d'une bonne conjoncture économique.

En visite au salon, le ministre de l'agriculture a confirmé son vœu de voir le Gandhari devenir un grenier du monde.
En développant les cultures hydroponiques, nous pourront profiter des multiples récoltes annuelles pour dominer le marché mondial des fruits et légumes. Parallèlement à cela le Gandhari pourra renforcer sa sécurité alimentaire. Lors de la présentation du budget 2040 nous annoncerons probablement des investissements significatifs pour développer la filière. En diversifiant notre agriculture et en cessant de tout miser sur les grandes propriétés cultivatrices de riz et de blé, notre potentiel exportateur sera plus important.

Ouvert depuis le 4 octobre, le salon a déjà accueilli 100 000 personnes en deux jours désireuses d'en apprendre plus sur ce savoir. La possibilité de développer chez soi des micro-cultures à l'aide de l'hydroponie semblait en effet intéresser du monde.
Avoir plusieurs récoltes de tomates par an sur son balcon séduisait beaucoup de visiteurs, néanmoins le prix des micro-serres aujourd'hui encore trop élevé rebutait.
Pour avoir la chance de posséder un jardin hydroponique, il faut en effet débourser 450 livres gandhariennes quand le salaire minimum est à 231 £ga.
Récolter ses tomates en saison basse attendra donc mais l'espoir est là.[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 9 octobre 2039[/center]

[center]Harbir Dilbar élu Président de la République [/center]

[center][img]https://i.goopics.net/2W1q9.png[/img][/center]
[center]Harbir Dilbar, nouveau Président du Gandhari[/center]


[justify]Le collège électoral n'a pas tardé à se réunir et a élu le président du Parlement Harbir Dilbar qui assurait l'intérim depuis le départ de Rajindar Dahalo.
Membre du Parti Communiste Gandharien depuis 2024, Harbir Dilbar devient le premier communiste à accéder à la présidence de la République.
Devant le collège électoral qui venait de le désigner il a assuré qu'il respecterait les institutions et ne tomberait pas dans les travers de son prédécesseur.
L'équilibre Parti Communiste/Parti Travailliste à la tête des institutions est rétabli avec toutefois une inversion des rôles.

Homme politique avec une grande longévité, Harbir Dilbar, 74 ans, a déjà été ministre de 1998 à 2006 lorsque le Parti Travailliste était au pouvoir. Il a occupé des postes régaliens comme le ministère de la Défense et le ministère des Affaires Extérieures. En 2024 il quitte le Parti Travailliste pour rejoindre les communistes qu'il juge plus combatifs face au pouvoir conservateur. Lorsque le PCG est interdit en 2029, il cesse ses activités politiques. Lors de la Révolution il réintègre le parti comme de nombreux anciens adhérents.
Toujours très critique envers Asha Lota qu'il jugeait trop peu expérimentée pour mener la tête du parti, la crise des dernières semaines a permis de renforcer son crédit aux yeux de tous.

Élu pour 6 ans jusqu'en 2045, Harbir Dilbar devra être le garant d'institutions qui ont été largement en péril ces derniers jours. Son expérience d'homme d’État devrait contenter l'armée, d'autant plus qu'il a dirigé la Défense dans le passé.
Interrogé, le général Kachela a refusé de s'exprimer sur l'élection d'Harbir Dilbar, rappelant que l'armée devait rester dans sa réserve et ne pas en sortir. La normalisation des relations entre l'armée et le pouvoir semble donc actée.

Le Parti Communiste reste malgré tout le grand gagnant de l'opération car la tête du pays est constituée d'un communiste et d'un ancien communiste. Alors que la crise se termine, le PCG ne semble pas avoir pâti de la situation et montre son désir de poursuivre l'application du programme pour lequel il a été placé en tête des élections.
Alors que le budget de l'année de 2040 arrivera dans les prochaines semaines au Parlement, les députés de la majorité vont plancher très prochainement sur une loi visant en renforcer la liberté de la presse.
La presse gandharienne reste en effet dominée par notre quotidien qui est de facto le quotidien officiel. Face à cette situation dommageable pour la liberté de la presse, le Parlement veut permettre la multiplication des journaux et mettre fin au statut de fonctionnaire des journalistes qui représente une aberration issue du régime Amrish. En tant que journalistes nous ne pouvons que saluer une telle démarche.
[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 12 octobre 2039[/center]

[center]Droits des femmes: Violents échanges au Parlement[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/boaqd.jpg[/img][/center]
[center]Le Parlement a été le théâtre d'échanges violents entre députés conservateurs et communistes[/center]


[justify]Le projet de loi visant à renforcer les droits des femmes, porté par la Vice-Première ministre Ikna Omara, provoque l'indignation des députés conservateurs qui crient à la mise à mort des traditions.
Activement soutenu par les députés communistes qui avaient axé une partie de la campagne contre les injustices faites aux femme, le projet inclut notamment l'interdiction des mariages forcés, l'interdiction de la dot et la pénalisation de la discrimination à l'embauche sur la base du sexe. Mais la mesure qui soulève le plus la protestation de l'opposition de droite c'est la possibilité pour une femme violée d'avorter.

Face à cet ensemble de mesures, la droite dénonce une destruction programmée de la société gandharienne et accusent les communistes d'organiser un meurtre de masse d'enfants.
Ulcérés par ces accusations outrageuses, les députés communistes ont renvoyé la droite à son archaïsme et sa vision outrancière. Très en colère, les conservateurs ont décidé de boycotter les débats relatifs à cette loi, jugeant qu'ils étaient méprisés. L'un d'eux est sorti de l'hémicycle en bousculant un député communiste, ce qui a provoqué un début de bagarre générale. Le Président du Parlement a donc fait intervenir le service d'ordre pour séparer les députés et a promis des sanctions financières pour les députés conservateurs et communistes impliqués.

Devant ce climat tendu, le Premier ministre a appelé au respect de chacun tout en jugeant choquant et caricaturaux les propos des députés conservateurs. Assurant qu'il irait jusqu'au bout du processus législatif pour cette loi, il a clamé son attachement à la liberté de faire ses propres choix de vie, chose encore trop refusé aux femmes gandhariennes selon lui.

Également très choquées par l'attitude de la droite, les organisations étudiantes ont appelé à manifester pour que la jeunesse montre son soutien aux droits des femmes. Dans un communiqué, l'intersyndicale étudiante a dénoncé la vision issue d'un autre temps de la droite conservatrice et a promis que la jeunesse n'attendrait pas plus longtemps pour vivre comme elle l'entend.

Je suis une jeune femme de 21 ans, étudiante et habitante de Bunaghar. J'ai donc de la chance de ne pas me voir imposer les traditions qui sont très fortes dans les zones rurales de l'est du pays. Mais beaucoup de filles qui viennent de l'est et qui étudient à Bunaghar ont la boule au ventre quand il faut rentrer dans leur famille. Tout simplement parce que leur famille leur parle déjà de mariage ou de jeunes garçons qui font de bons partis. Nos amies veulent choisir leur propre vie et nous serons dans la rue pour les soutenir.

La manifestation étudiante est prévue pour le 15 octobre à Bunaghar mais une autre aura lieu à Sojatpur le même jour. La hache de guerre entre conservateurs et jeunes semble donc déterrée. Rappelons que le Parti Agraire-Conservateur ne rassemble que 8% des suffrages des 18-29 ans contre plus de 45% pour les 65 ans et plus. Preuve encore une fois que la fracture générationnelle ne cesse de s'aggraver.
[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 14 octobre 2039[/center]

[center]Santogne, Eashatri: Les communistes en bonne position pour être au gouvernement ?[/center]


[justify]Alors que la fin de l'année 2039 sera marquée par d'autres scrutins, les communistes gandhariens scrutent avec un très vif intérêt les élections de Santogne et d'Eashatri.
La Santogne d'abord dont les élections se tiendront le 16 octobre pourraient permettre au Parti Communiste Santognais de franchir la barre seuil des 5% et envoyer un petit groupe de députés au Parlement santognais. Crédités de 5,5% des voix, les communistes joueront gros. Un score supérieur à 6% pourrait constituer un succès et acter le retour du parti sur la scène politique santognaise. L'enjeu ne s'arrête pas seulement à avoir des députés car la participation du PCS au sein d'une hypothétique coalition avec Inès Tesseyre, la grande favorite, semble devenir un scénario réaliste mais pas le plus probable. Difficile de voir comment les choses vont se présenter mais les communistes peuvent espérer revenir au Parlement et jouer un rôle clé. Il suffira probablement de dépasser les 5%.

En Eashatri, Anushree Jagatap, la charismatique leader de l'Ēkatā Lōkapriya (Solidarité Nationale) qui incarne les communistes réformistes, est en bonne voie pour faire progresser son parti. La ministre de l'intérieur de l'Eashatri semble capable de mobiliser. L'EL est crédité de 12,5%, un score en hausse. Très proche de la ligne du PCG, l'EL représente probablement son équivalent en Eashatri.
Les Communistes révolutionnaires du PRC sont eux dans une position bien plus délicate avec seulement 1,5% d'intentions de vote. Une contre-performance qui ne suscite aucun intérêt pour les communistes gandhariens qui refusent de se qualifier de "révolutionnaires".
La présence au gouvernement reste probable comme en Santogne car la clé du scrutin pourrait bien être Emma Ravikhian, l'ancienne Première ministre. Mobilisant des forces à gauche et à droite, elle pourrait bien sortir en tête du scrutin et être chargée de constituer une coalition. Mais en piquant des soutiens à sa droite et à sa gauche elle risque bien d'avoir bien plus d'ennemis qu'avant, ce qui pourrait constituer un obstacle à son retour au pouvoir. Un échec de sa liste conforterait la gauche qui pourrait se maintenir au pouvoir grâce au soutien des communistes de l'EL.

Si le monde semble s'inquiéter d'une potentielle vague rouge, il conviendrait plutôt de parler de montée de l'influence des partis communistes dans le monde. Il ne s'agit certainement pas du "Grand Soir" mais plutôt d'un sursaut de ce courant politique. Un phénomène semble toutefois se confirmer: les communistes ont tendance à être plus accepté qu'avant dans les coalitions de gauche. Signe d'une radicalisation (toute relative) de la gauche mondiale qui semble gagner de plus en plus de terrain ?
[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 17 octobre 2039[/center]

[center]Droit des femmes, Palanai, agriculture, liberté de la Presse, réception du Président ennissois: Jasbir Kejar sur tous les fronts[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/OKVVx.jpg[/img][/center]
[center]Le Premier ministre veut tirer un trait sur les derniers mois, et il le montre.[/center]


[justify]L'équation semblait difficile: succéder à une Première ministre trois mois seulement après son succès aux élections et diriger une coalition dominée par un autre parti que le sien sans apparaître comme un dirigeant faible.
Force est de constater que Jasbir Kejar tente le tout pour le tout en enchaînant les dossiers brûlants aptes à satisfaire l'électorat de la coalition.

  • Le plus chaud d'entre eux est de loin l'extension des droits accordées aux femmes dont la possibilité d'avorter en cas de viol. Allant à l'encontre des traditions selon la droite, le Premier ministre jouit pourtant de l'appui de la jeunesse qui a manifesté dans les rues son soutien au projet. Le 15 octobre, 6300 jeunes ont défilé à Bunaghar et 4500 à Sojatpur pour dénoncer l'attitude rétrograde des conservateurs et clamer leur envie de liberté. Après des années d'un pouvoir conservateur écrasant, la jeunesse cherche en effet à se libérer du carcan des traditions et à vivre enfin comme elle l'entend. Pour la première fois des slogans et des pancartes LGBT ont ponctué les cortèges d'étudiants, signe que la jeunesse exige aussi que le gouvernement aille plus loin. Si pour la droite il est inenvisageable de légiférer pour les droits des minorités sexuelles, elle a en plus mis en garde le gouvernement contre une vive réaction dans la rue pour "sauver la société gandharienne de toute dérive".
    Jasbir Kejar a de son côté affiché sa détermination à aller jusqu'au bout pour améliorer le droit des femmes mais a écarté "pour le moment" toute loi en faveur des minorités sexuelles. Le Premier ministre est cependant favorable à titre personnel à de telles évolutions mais préfère ne pas entrer dans une posture provocatrice vis-à-vis de l'opposition conservatrice. Le "chaque chose en son temps" semble ici de mise et il a semblé ne pas fermer la porte sans le dire clairement.
  • Le sujet de l'élection anticipée de Palanai semble aussi le préoccuper en raison de la large défaite annoncée pour l'union de la Gauche. Selon un conseiller du Premier ministre, "un score sous 30% serait un grave échec qui pourrait fragiliser la coalition gouvernementale". Pas question donc de laisser les choses se faire sans réagir et c'est pourquoi l'agenda du Premier ministre indique une visite à Palanai le 21 octobre à l'occasion d'un meeting électoral. Jasbir Kejar espère électriser les foules et ramener à gauche des voix hésitantes où même déjà séduites par la très appréciée conservatrice Amarleen Sihra.
    L'idée de victoire semble envolée pour les rangs de la gauche mais l'espoir de réaliser un score historique dans cette région très ancrée à droite demeure. Un score bien supérieur à celui des législatives de juillet renforcerait le crédit de la coalition et constituerait un résultat encourageant à un an et trois mois des élections municipales de décembre 2040.
  • Jasbir Kejar a aussi rendu visite au syndicat des propriétaires terriens pour fixer les nouvelles règles qui seront intégrées au code du travail agricole. Fini les salariés qui dépende des employeurs pour se loger, le Premier ministre a demandé à ce que la dignité soit rendue aux employés du secteur agricole qui vivront en toute indépendance. Il a également obtenu la promesse que le salaire minimum serait appliqué et que le syndicalisme des employés sera accepté. Un énorme progrès donc pour le chef du gouvernement qui avait décidé dès son arrivée de restituer les terres confisquées par Asha Lota à leurs propriétaires. Le Premier ministre a également promis en échange la création d'une aide d’État pour le développement de l'hydroponie dans les propriétés, grandes ou petites. Il a aussi affirmé le caractère inaliénable des propriétés terriennes, protégeant donc les propriétaires de tout accaparement sans leur consentement. A la sortie de la réunion, les dirigeants du syndicat des propriétaires terriens et quelques uns d'entre eux ont salué l'état d'esprit du Premier ministre et ont promis de concrétiser leurs promesses d'efforts.
  • Héritage du régime autoritaire de Sankar Amrish, la presse gandharienne est encore réglementée et il existe encore une Presse d'Etat. Désireux d'en finir, Jasbir Kejar avait annoncé le vote d'une loi pour garantir le droit d'informer, la pluralité des journaux et surtout pour protéger les sources des journalistes. Une véritable loi mettant en place la liberté de la Presse en somme. Le Premier ministre a annoncé que la loi passera au Parlement d'ici les prochains jours et qu'elle entrera en vigueur dès la promulgation au Journal Officiel par le Président de la République. Parmi le futur paysage de la presse gandharienne, on pourrait voir émerger un quotidien conservateur, un journal libéral et un journal communiste. D'autres verront le jour, notamment en région dans le cadre d'une véritable presse régionale. La pluralité des idées pourra donc avoir cours. Notre journal adoptera une ligne sociale-démocrate.
  • Grand évènement du mois d'octobre, l'accueil en grande pompe du Président d'Ennis Lúi Ó Móráin par le Premier ministre. Après une fin septembre très houleuse entre les deux pays, Jasbir Kejar était désireux de réparer les pots cassés et de repartir sur une base saine. Le président d'Ennis a donc eu droit aux honneurs républicains suivi d'une réception diplomatique somptueuse au Palais du Premier ministre. Nul ne sait encore ce qui sortira du futur traité entre les deux pays mais la visite de Lúi Ó Móráin restera historique. Jasbir Kejar renforce de son côté son crédit diplomatique.
[/justify]
Plutark38

Message par Plutark38 »

[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 20 octobre 2039[/center]

[center]Le PDG de Telga (TELeechaarj GAandhaareenees - Télécommunications gandhariennes) soupçonné de fraudes massives au fisc, la gauche menace de nationaliser l'entreprise[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/9q3Xq.jpg[/img][/center]
[center]Sartaj Dahiya, PDG de Telga[/center]


[justify]Coup de tonnerre dans le paysage économique gandharien. Sartaj Dahiya, PDG de Telga et dixième fortune gandharienne est épinglé par une enquête du fisc qui l'accuse d'avoir organisé une fraude massive pour échapper à l'impôt.
La Direction Générale des Finances Publiques a annoncé ce matin que suite à une enquête approfondie, de graves irrégularités avaient été trouvées. Sartaj Dahiya aurait dissimulé de l'argent dans des banques privées en Eashatri et aurait donc menti sur sa fortune qui serait bien plus élevée qu'il ne le prétend.
Devant ces révélations, le Parquet de Bunaghar saisi par la DGFP, a immédiatement ouvert une enquête pour fraude massive et fraude organisée. Avec la nouvelle réglementation en vigueur au Gandhari, si le PDG de Telga était condamné, il encourrait une très lourde amende et la perte de ses droits civiques dont le droit de vote et la possibilité de diriger une entreprise. La durée de la sanction serait à l'appréciation du juge mais elle serait irréversible en cas de récidive.

L'annonce de cette affaire a fait un tollé dans les rangs communistes qui réclamaient sa mise sous les verrous assortis d'une amende exemplaire. D'autres se sont interrogés sur l'opportunité de confisquer les fortunes des fraudeurs au fisc. Pour l'heure la demande est principalement centrée sur sa démission qui semble inévitable à mesure que la pression augmente.
Les Libéraux mettent en garde contre une tentation d'en faire un exemple et souhaitent qu'il n'y ait aucune justice d'exception. Position également soutenue par la droite qui se dit vigilante pour éviter la mise en place d'un tribunal populaire qui serait contraire aux grands principes républicains.
Les Anarchistes et les Socialistes-Ouvriers réclament de leur côté une nationalisation de Telga, rappelant au passage que Sankar Amrish a privatisé la grande entreprise nationale de télécommunications dans les années 2020. Une proposition qui semble séduire les communistes mais qui divise les travaillistes.
Leena Bader, la ministre des Finances, a rappelé que le budget 2040 était en cours d'élaboration et qu'une nationalisation subite de Telga conduirait à tout revoir dans les travaux en cours. Elle a aussi appelé à ne pas céder à l'émotion et à laisser la justice suivre son cours.

Néanmoins la gauche la plus radicale ne l'entend pas de cette oreille et compte bien mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il prenne une mesure forte. Le Parti Socialiste-Ouvrier Gandharien a en effet annoncé qu'il déposerait une proposition de loi visant à nationaliser Telga, jugeant qu'il était immoral qu'un homme d'affaire se graisse la patte sur un service qui devrait relever de l’État. L'issue du vote est incertaine car communistes, anarchistes, écologistes et socialistes-ouvriers semblent tous d'accord à quelques exceptions près. En revanche les travaillistes semblent divisés entre les pour et les contre. Les tractations seront donc intenses et chaque voix comptera. Le Parlement étant souverain, le gouvernement devra se plier au vote.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre semble gêné par une prise en main de l'affaire par la Chambre du Peuple mais préférerait ne pas froisser les députés de la coalition Rouge-Rose-Verte en les laissant faire. Un proche de Jasbir Kejar assure que même si une nationalisation rappellerait un peu les confiscations d'Asha Lota, l'effet sur l'opinion publique serait bénéfique et enverrait un message aux fraudeurs. Ce serait aussi une belle occasion pour diluer son apparence modérée dans une mesure coup de poing qui plaira à l'électorat communiste et au-delà.
Reste à savoir si la commission des Finances et l'équipe ministérielle des Finances arriveront à tenir les délais de la présentation du budget en cas de nationalisation.[/justify]
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