Presses de la Principauté d'Estura

Hobbes

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[center]Brèves de presse
2 - 5 septembre 2039


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Artillerie esturane faisant feu sur une position de l'Ejército Revolucionario de Trabajadores (ERT - trad: "Armée Ouvrière Révolutionnaire")[/center]


Diario de Esturias - Crise des réfugiés aveldais: Carita demande (encore) l'aide d'Ennis - 2 septembre 2039
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1357&t=17732&p=354011#p354011]Alors que la situation en Avelda s'embrase sérieusement[/url], la Principauté est frappée par un nombre croissant de réfugiés provenant de la monarchie voisine, fuyant la violente répression du Roi Leandro V. Selon la presse aveldaise, ce serait ainsi plus de 5 000 réfugiés qui se seraient ajoutés aux quelques milliers, lorsque cette situation a éclaté au grand jour par voie de presse.
  • Le Ministère de l'Intérieur n'a pas confirmé ou infirmé les chiffres avancés par la presse de notre voisin mais a seulement confirmé qu'il y a bel et bien "un accroissement significatif du nombre de réfugiés provenant du Royaume d'Avelda".
  • Si les premiers réfugiés pouvaient être supportés par l'économie exsangue de la Principauté et ce, grâce à la générosité des citoyens esturans - et notamment, de la communauté séfarade, ces nouveaux arrivés menacent le fragile équilibre qui avait été trouvé.
  • Consciente de la gravité croissante de la situation, la Première Ministre, Marisa Carita, a confirmé qu'elle n'envisageait toujours pas de "rompre les relations commerciales avec l'Avelda sans aucun soutien économique de la part du Berlim". "Le Berlim n'a pas connaissance de la moitié du quart de nos problèmes. S'il veut que nous fassions un sacrifice dans notre situation, sans nous soutenir autrement qu'en prenant en charge les réfugiés, c'est que Belamonte (Ndlr: la capitale du Berlim) veut notre mort." a déclaré la cheffe du gouvernement.
  • Le Berlim refusant de venir en aide à la Principauté pour le moment, la Première Ministre a déclaré avoir demandé une nouvelle fois de l'aide à la République Fédérale d'Ennis. Si la République gaélique n'a pas refusé la demande, elle ne l'a pas non plus accepté. Cependant, en pleine campagne présidentielle, la quasi-totalité des candidats - dont le chef d'État actuel - soutiennent l'idée d'une aide à destination d'Estura. Cependant, cette aide ne sera pas "gratuite".
  • Si certains s'offusquent de la demande ennissoise de contreparties en échange de leur aide, il faut admettre que cela est compréhensible quand on sait que la République Fédérale d'Ennis, à travers ses multiples aides, prévoit une aide totale de 2,04 milliards de $ au profit de la Principauté (et nous ne parlons ici que de l'aide financière. L'envoi de militaires n'étant pas inclus). Si la République Fédérale d'Ennis accepte la demande d'aide, une aide de (minimum) 250 millions devrait être accordée, à côtés d'autres aides non-pécuniaires, ce qui devrait monter la somme totale de l'aide financière ennissoise depuis la fin du régime communiste à 2,29 milliards de $.
  • Si nous ignorons encore la teneur des contreparties désirées par Ennis, selon plusieurs spécialistes, il pourrait s'agir d'une mise sous protectorat ou bien, d'un rapprochement encore plus important entre les deux pays. Pour reprendre les propos de l'économiste Armando Arboleda, ce rapprochement souhaité par Ennis risque très probablement de "troubler les frontières entre les deux pays".

La Voz de Esgueva - La guérilla cantonnée de l'autre côté de la Puneira - 5 septembre 2039
  • Renforcée à la suite du triple-attentat communiste de Dunmore et l'avènement - chez nos alliés gaéliques - du Gouvernement Militaire Provisoire, la collaboration ennisso-esturane a grandement réduit le territoire soumis à l'influence de l'Ejército Revolucionario de Trabajadores (ERT - trad: "Armée Ouvrière Révolutionnaire"). Désormais cantonnée derrière le fleuve Puneira ([url=https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/22/190722101534713241.png]voir carte[/url]), la guérilla pourrait être totalement mise hors d'état de nuire avant la fin de l'année.
  • Par le biais d'une vidéo internet, le Général Àlvar Alfara, le leader de l'ERT, a reconnu une "perte de territoire significative" par son groupe armé mais a assuré que cela n'était en rien la fin, simplement le début car "si l'ERT perd son territoire géographique, elle conservera son territoire dans l'esprit des travailleurs et sa place dans l'Histoire". Depuis le Westrait, l'ancien Président du Conseil des Ministres de la République Populaire d'Estura, Esteban Gutiérrez, a tenu à manifester son soutien à l'ERT et a appelé à "la fraternité entre l'ensemble des travailleurs" pour permettre à l'ERT de ne pas "sombrer, assassinée par la bourgeoisie esturo-ennissoise".
  • Fort de cette promesse de victoire prochaine, la Première Ministre a déclaré que la fin prochaine de la menace communiste permet de songer à "une organisation rapide et prochaine des élections pour le mois de mars 2040" et ce, afin que le pays puisse enfin "tourner la page de la barbarie communiste sur son sol".
  • Selon le Ministère de l'Économie et des Finances, l'évolution de la situation en défaveur de l'ERT est très profitable à l'économie du pays qui connaît un nombre croissant d'investissements. Si la majorité de ceux-ci proviennent de la République Fédérale d'Ennis, un nombre non-négligeable proviennent d'acteurs économiques d'autres nations comme la Santogne voisine ou les Îles Lorthon.
Hobbes

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[center]Brève de presse
23 septembre 2039


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Après plusieurs semaines de négociation entre négociateurs ennissois et esturans, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Gustavo Ares, a annoncé qu'un accord avait été trouvé.[/center]

Diario de Esturias - EL TRATO : Chaînes ou lueur d'espoir? - 23 septembre 2039
  • Depuis le rétablissement du Traité d'Alvès entre Ennis et Estura, la Principauté ne cesse de demander des aides financières à la république gaélique afin de réparer les blessures causées par la Guerre de Libération et également, afin de pouvoir survivre aux différentes difficultés qui se mettent sur le chemin du pays.
  • Malheureusement, les difficultés ne cessent de s'enchaîner. Tout d'abord, la guérilla communiste de l'Ejército Revolucionario de Trabajadores (ERT - trad: "Armée Ouvrière Révolutionnaire") qui avait, sous son influence, le nord du pays. "Avait" car, grâce à l'intervention militaire ennissoise, la guérilla est désormais cantonnée derrière le fleuve Puneira et devrait être totalement mise hors d'état de nuire avant la fin de l'année.
  • Ensuite, autre difficulté, la crise céréalière provoquée par la canicule El Pepito. L'économie esturane est exsangue au sortir de la Guerre de Libération. Le secteur tertiaire est relativement intact mais peu développé, le secteur secondaire - autrefois fierté nationale - est en ruines et le secteur primaire - autrefois prospère - parvenait à peine à satisfaire les besoins nationaux. "Parvenait" car El Pepito a eu raison de lui et il est désormais en péril. Heureusement, le Plan Áine a été mis en place par la République Fédérale d'Ennis, un plan d'un total de 1,51 milliards de $. A terme, celui-ci devrait permettre à Estura de jouir d'une agriculture très performante.
  • Enfin, dernière difficulté en date, la crise des réfugiés aveldais. Suite à la violente répression, par le pouvoir monarchique voisin, des contestataires politiques de l'Avelda, de nombreux citoyens fuient le pays vers la Santogne et vers la Principauté qui, déjà en grande difficulté, doit tenter de soutenir cette pression migratoire colossale. Face à cette nouvelle difficulté, le gouvernement Carita n'a eu d'autre choix que de re-redemander l'aide de l'allié gaélique qui a accepté mais qui, on peut le comprendre, demande quelque chose en échange.
  • C'est afin d'obtenir cette aide que le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Gustavo Ares, s'est rendu à Dunmore pendant plusieurs jours afin de négocier un accord ("El Trato" pour le citer) permettant à Estura d'obtenir l'aide tant demandée et à Ennis d'obtenir des contreparties en échange de cette aide supplémentaire.
  • Saluant l'attitude constructive des négociateurs ennissois, menés par le Vice-Amiral Beccán Ó Doiridh, le Ministre a déclaré - hier soir - que les négociations étaient terminées et qu'un accord avait été trouvé. En échange d'une aide dans la prise en charge des réfugiés aveldais par la République Fédérale d'Ennis et de l'envoi de militaires ennissois à la frontière esturano-aveldaise afin d'assister les gardes-frontières esturans, la Principauté d'Estura accepte un statut temporaire de protectorat et s'engage à une réforme de sa monnaie consistant à aligner la Réal esturane (RES) sur le cours de la Choróin (ENC), la devise ennissoise. De plus, la Principauté donne son accord de principe à un traité de rapprochement entre les deux pays qui sera négocié entre le prochain Président ennissois et l'actuel exécutif esturan. Ce traité devra ensuite être approuvé par les assemblées législatives ennissoise (qui devrait être renouvelée en octobre de cette année) et esturane (quand celle-ci sera renouvelée en mars 2040).
  • Si le Ministre n'a pas précisé dans le détail, ce que signifie "traité de rapprochement", il a néanmoins déclaré que celui-ci consisterait en un rapprochement majeur entre les deux pays qui pourrait déboucher - selon les négociations à venir - sur une confédéralisation entre les deux pays.
  • L'annonce de cet accord a prévisiblement suscité de nombreuses réactions, celles-ci sont partagées. Si le CPCD (Coalición de Partidos Católicos y Demócratas - trad :"Coalition des Partis Catholiques et Démocrates") a salué l'accord négocié entre Ennis et le gouvernement, considérant qu'il s'agit de la "meilleure solution pour permettre le redressement de la Principauté". L'ensemble des autres formations politiques se sont montrées plus réticentes. Si le PDT (Partido Demócrata de los Trabajadores - trad: "Parti Démocratique des Travailleurs") n'est pas fondamentalement opposé à une confédéralisation avec Ennis, le parti social-démocrate craint que cette confédéralisation soit une vassalisation qui ne dit pas son nom. Pour la FNC (Falange Nacional Católica - trad: "Phalange National-Catholique"), par contre, une quelconque confédéralisation est rejetée en bloc. Si la formation national-catholique respecte l'allié ennissois, elle n'apprécie pas la domination économique gaélique qui existe actuellement et qui se renforce et va se graver dans le marbre si une confédéralisation est actée.
  • Le Congreso de los Diputados (trad: "Congrès des Députés") devra se prononcer prochainement sur El Trato. Cependant, étant donné la majorité écrasante de la formation catholique, il est fort probable que cet accord soit approuvé par l'assemblée législative. Côté ennissois, l'Assemblée Provisoire (qui remplace le Parlement en attendant les élections législatives d'octobre) a approuvé l'accord. Il ne manque donc que le feu vert esturan.
Hobbes

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[center]Brève de presse
12 octobre 2039


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Critiqué par une opposition qui s'appuie sur la presse étrangère, le Ministre de l'Économie et des Finances et Artisan du plan de privatisation, Paulo Cales, le confirme: les privatisations sont des réussites.[/center]

Diario de Esturias - "Vingts milliards, pas douze" - 23 septembre 2039
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=17898#p354753]Alors que le plan de privatisation et de semi-privatisation lancé il y a plusieurs mois est arrivé à son terme avec la clôture de l'appel d'offres et la répartition des parts d'entreprises publiques selon les différentes offres,[/url] Paulo Cales, Ministre de l'Économie et des Finances et véritable artisan du plan de privatisation (Ce plan étant porté par lui depuis le début du mandat du gouvernement Carita) est la cible désignée de l'opposition qui critique les "faibles résultats du plan Cales dans le cadre de la reconstruction du pays".
  • En effet, selon l'opposition, le plan de privatisation et de semi-privatisation n'a permis que de soulever la modique somme de 12.409 milliards, soit un peu plus de la moitié des 21 milliards nécessaires pour effacer les dégâts causés par la Guerre de Libération.
  • Interrogé par nos confrères de la Radio Nacional, Antón Porras, chef de groupe travailliste au Congreso de los Diputados (Ndlr: le parlement esturan), n'a pas mâché ses mots pour condamner ce qu'il nomme "un sacrifice inutile du secteur public". "Le Ministre Cales avait promis que ce plan de privatisation allait permettre à la Principauté de trouver la somme nécessaire. Il l'avait promis et ce n'est finalement pas le cas. Qu'avons-nous alors? Un secteur public exsangue, démembré, et de l'argent de poche."
  • Cependant, le Ministre a tenu à dénoncer des "propos mensongers, destinés à salir le gouvernement à l'approche des élections". Interviewé sur la chaîne télévisée RTE-1, Paulo Cales a affirmé que les chiffres avancés par l'opposition, et provenant de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&p=354773#p354773]presse étrangère[/url], sont totalement incomplets. "Le plan de privatisation et de semi-privatisation n'a pas rapporté que 12 milliards. Il en a rapporté 20 milliards. Exactement, 20.429 milliards $. Alors, il est vrai que ce n'est pas les 21 milliards espérés mais on y est très proche et, avec les aides ennissoises, on dépasse cette somme."
  • Mais d'où viennent alors ce chiffre de 12 milliards? "12.409 milliards, c'est ce qu'a rapporté le plan de privatisation uniquement. Cependant, il s'agissait de privatisation et de semi-privatisation. Le plan de semi-privatisation qui consistait à vendre des parts d'entreprises publiques tout en gardant une majorité des actions, a rapporté plus de 8 milliards $. En somme, il s'agit de noticias falsas (HRP: fake news) créé - par erreur - [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=16761&p=354766#p354766]par la presse étrangère[/url] et utilisée - sciemment - par l'opposition."
  • Si la polémique déplaît au Ministre de l'Économie et monopolise le débat public, il a cependant l'avantage d'occulter certaines conséquences discutables du Plan Cales comme la cession des infrastructures autoroutière du pays à une entreprise privée santognaise, le renforcement de l'emprise économique d'Ennis sur le pays et la vente du système pénitentier du pays à la Commission Emprésiale caskare, des conséquences biens plus délicates à relativiser qu'une guerre de chiffres à mener.
Hobbes

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[center]Brèves de presse
23 octobre 2039


[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/08/190808020426177699.png[/img]
Hier soir, lors d'un assaut des forces ennisso-esturanes, le Général Àlvar Alfara, le leader de la guérilla communiste, a été abattu.[/center]

Diario de Esturias - "Le Martillo est tombé" - 23 octobre 2039
  • "Le Martillo (trad: "Marteau") est tombé. Je répète. Le Martillo est tombé." Cette phrase pourrait sembler assez originale ou relativement absurde si celle-ci n'était pas de la bouche du Commandant Nícer Laza, officier de l'Armée Princière qui menait un assaut, hier soir, sur un camp dissimulé de la guérilla communiste, l'Ejército Revolucionario de Trabajadores (ERT - trad: "Armée Ouvrière Révolutionnaire").
  • Le "Martillo" est le surnom donné par les troupes esturanes au leader de la guérilla communiste, le Général Àlvar Alfara. Ce dernier a été tué lors de l'assaut ayant eu lieu hier soir, à plusieurs kilomètres de la ville de Cuajón, contre un des derniers camps de la guérilla. Plusieurs autres meneurs de l'ERT comptent également parmi les victimes de cette offensive menée par les forces esturanes et ennissoises. Plusieurs prisonniers ont été faits mais aucun parmi les officiers de l'insurrection.
  • "Il s'agit d'une grande victoire pour la Principauté!" a déclaré la Première Ministre, Marisa Carita. "Désormais, la guérilla communiste est décapitée et ne tardera pas à s'effondrer. La Principauté et la démocratie sont désormais garanties en Estura et ce, grâce au courage et à la bravoure de nos soldats mais également grâce à la loyauté de notre allié ennissois." Son Altesse Sérénissime Juan Pablo IV, le Prince des Esturans, a également réagi à l'annonce de la mort du Général Àlvar Alfara. "Se réjouir de la mort d'un citoyen esturan est impossible, même si ce citoyen a sombré dans une voie sombre et éloignée du Seigneur et des valeurs fondant notre grande nation. Cependant, nous ne pouvons que nous réjouir de voir arriver prochainement le retour des jours de paix."
  • Avec l'important assaut ayant eu lieu hier soir, l'ERT est désormais cantonnée dans la ville de Cuajón, ville qui devrait prochainement être réinvestie par les forces esturanes et ennissoises et donc, officialiser la fin définitive de la guérilla communiste en Estura. Cette fin annoncée, si elle réjouit la quasi-totalité des esturans, ne réjouit évidemment pas l'ancien Président du Conseil des Ministres de la République Populaire d'Estura, Esteban Gutiérrez, réfugié au Westrait, qui a déclaré - par le biais d'une vidéo sur les réseaux sociaux - qu'il s'agissait d'un jour très sombre pour le socialisme. "Avec la défaite des guerriers du prolétariats en Estura, la bourgeoisie a balayé les espoirs d'un retour rapide du socialisme dans le pays qui est le mien. Cependant, ne nous trompons pas, il reviendra car le capitalisme porte en lui, les germes de sa propre fin. Le socialisme renaîtra, plus grand et plus fort. Estura redeviendra le phare du prolétariat en Dytolie!"
  • La fin de la guérilla approchant, plusieurs questions commencent à apparaître. Si les troupes ennissoises extérieures au personnel des bases militaires seront prochainement sur le départ, que faire de la Milicia Patriótica (trad: "Milice Patriotique"), constituée durant la Guerre de Libération et ayant combattu aux côtés des armées ennissoise et esturane? Constituée de près de 150 000 individus, la Milicia est désormais devenu un bras armé de la droite nationaliste et catholique du pays et jouit d'une très grande popularité auprès de la population. En conséquence, sa dissolution ne peut se faire paisiblement et de nombreuses voix (émanant de la droite dure) réclament son officialisation au sein des forces de l'ordre de la Principauté. Une autre grande question est celle des prisonniers. Que faire des membres de la guérilla capturés? Si un procès semble la chose la plus évidente à faire, la question du lieu de leur enfermement se pose étant donné que les prisons esturanes ne peuvent être une solution pour des prisonniers de guerre. Tant de problématiques qui s'annoncent pour le Gouvernement Carita qui doit déjà veiller à la reconstruction du pays et préparer l'organisation des élections à venir, en mars 2040. Cependant, il reste du temps donc, savourons ce jour qui marque le début de la fin de la guérilla!
Hobbes

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[center]Brèves de presse
24 janvier 2041


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Au micro de la Radio Nacional, le Premier Ministre national-catholique, Antón Sarabia, a déclaré vouloir profiter de la fin du silence diplomatique ennissois pour renégocier les Accords de Dunmore.[/center]

Diario de Esturias - "Les Accords de Dunmore doivent être renégociés" - 24 janvier 2041
  • Pour rappel, les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1356&t=17729#p354416]Accords de Dunmore[/url] sont une série de dispositions prises le 23 septembre 2039, entre la République Fédérale d'Ennis et la Principauté d'Estura. Parmi ces dispositions, nous pouvons trouver une assistance ennissoise pour la gestion des réfugiés aveldais, la mise en place d'un statut de protectorat pour la Principauté et la promesse de l'établissement d'une confédération entre les deux pays.
  • Cependant, avec la tentative de coup d'état en Ennis et la loi martiale qui a suivi, le Premier Ministre Antón Sarabia - même si, selon des observateurs, il doit notamment sa victoire à cet épisode ennissois - a déclaré au micro de la Radio Nacional que ces accords n'étaient plus du tout pertinents. "La crise des réfugiés n'est plus, les vestiges du pouvoir communiste sont désormais balayés, la canicule El Pepito est de l'histoire ancienne... Bref, l'ensemble du pays est désormais sous contrôle. Nous sommes reconnaissants envers la République d'Ennis mais on peut remettre en question la suprématie relative qu'elle a su mettre en place dans notre pays."
  • En plus de deux bases militaires opérationnelles, il y a près de 30 000 soldats actuellement déployés sur le sol esturan. Ces soldats, initialement chargés de mettre hors d'état de nuire la guérilla communiste et d'assister les esturans dans la crise des réfugiés, participent toujours à maintenir l'ordre dans la Principauté. Une participation désormais inutile, selon le nouveau gouvernement, et même dérangeante.
  • Le Premier Ministre a annoncé qu'il rencontrera prochainement la Vice-Présidente de la République Fédérale d'Ennis, Abhlach Mhic Grúgáin, afin de discuter de l'intérêt du maintien d'un nombre important de troupes ennissoises sur le sol esturan et afin de renégocier certaines dispositions des accords. "La Principauté n'est plus en danger et le protecteur ennissois a montré qu'il n'est pas aussi solide au niveau interne qu'il le prétendait. Il est, par conséquent, normal que certaines dispositions soient renégociées, en faveur d'Estura."
  • Avec cette rencontre, le chef du gouvernement esturan impose une pression énorme sur la république gaélique. En effet, le statut de protectorat mis en place par les Accords de Dunmore doit prochainement être renouvelé, sous peine de prendre fin. Un tel événement serait désastreux pour la diplomatie ennissoise qui désire ardemment maintenir sa présence sur le sol esturan et, notamment, parvenir à l'établissement d'une confédération, entreprise qui serait compromise si sa présence en Estura se voit diminuée.
  • "Je ne suis pas nécessairement contre une confédération avec Ennis" a déclaré le Premier Ministre. "Il s'agit d'un pays idéologiquement proche de mon gouvernement mais une si importante présence militaire ennissoise n'est plus nécessaire. Elle est même déshonorante pour notre Principauté. Si Ennis veut que nous devenions liés dans le futur, elle doit se montrer respectueuse de la souveraineté esturane. Ennis jouit d'avantages, qu'elle ne les utilise pas pour nuire à notre honneur."
Hobbes

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26 janvier 2041


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Miliciens de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") lors d'une cérémonie en l'hommage des tombés durant la Guerre de Libération.[/center]

Diario de Esturias - La Milicia Patriótica accusée de violences à l'encontre des partisans de la gauche - 26 janvier 2041
  • Depuis la fin de l'Ejército Revolucionario de Trabajadores (ERT - trad: "Armée Ouvrière Révolutionnaire"), la question de l'avenir de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") se pose. En effet, depuis que la paix s'étend sur l'ensemble sur le sol esturan, leur intérêt est de plus en plus remis en question, notamment par les députés du Partido Demócrata de los Trabajadores (PDT - trad: "Parti Démocratique des Travailleurs"). Ces milices de citoyens, proches de la Falange Nacional Católica (FNC - trad: "Phalange National-Catholique") actuellement au pouvoir, ont été originellement constituées afin d'assister les troupes révolutionnaires dans la lutte contre le régime communiste. Ils ont ensuite poursuivi le combat aux côtés des troupes esturanes et ennissoises contre la guérilla. Désormais, ces milices jouent un rôle de maintien de l'ordre, faisant ainsi doublon avec la Policía Nacional (trad: "Police Nationale"), dans les régions anciennement occupées par la guérilla communiste. Constitué de près de 150 000 hommes et femmes, la Militia - si elle assiste fréquemment les forces de l'ordre dans les territoires où elle se trouve - fait aussi et surtout respecter sa loi, sous l’œil complice des forces de police locale qui craignent de se mettre à dos cette troupe armée si elle tente de s'opposer à eux.
  • Interrogé la semaine dernière à ce sujet par la députée social-démocrate, Alma Sedor, le Premier Ministre Antón Sarabia a affirmé qu'il n'était pas question de considérer les miliciens comme des hors-la-loi. "Les miliciens sont des patriotes, des ardents défenseurs de la Liberté, de la Nation et du Prince. Il serait insensé, qu'en gage de remerciement pour leur engagement déterminant pour la libération totale d'Estura, nous les considérions comme des criminels. Oui, certaines actions de certains miliciens sont discutables mais celles-ci sont similaires aux éventuelles bavures policières."
  • Alors que le précédent gouvernement prévoyait d'ordonner la dissolution de ce groupe paramilitaire, le succès électoral de la FNC a contrecarré ce projet. La formation national-catholique est particulièrement proche de la Militia et, par conséquent, ne veut pas voir la disparition de ce soutien majeur qui lui a, par ailleurs, permis de gagner les élections grâce à l'aura des miliciens et leur courage face aux ennemis de la Principauté. Lors de la formation du gouvernement, les présidents de la FNC et de la Coalición de Partidos Católicos y Demócratas (CPCD - trad: "Coalition des Partis Catholiques et Démocrates") avaient convenu de ne pas traiter de ce sujet pour cette législature, tant la question était épineuse.
  • Néanmoins, si le sujet avait été mis au frigo, il est désormais à nouveau au cœur des débats politiques depuis qu'un article du journal esguevan La Voz de Esgueva (trad: "La Voix d'Esgueva") a fait savoir que le nombre d'agressions, par des miliciens, d'individus apparentés à des partis ou des associations considérées comme "de gauche" ne cessait d'augmenter et que celles-ci n'étaient jamais pénalement sanctionnées. Toujours selon ce journal, le mois dernier, il y aurait eu près de 76 agressions dont 11 qui se seraient soldées par la mort de ou des victimes.
  • Le gouvernement de Son Altesse Sérénissime n'a pas encore réagit à cette situation mais, selon des sources proches du gouvernement, le CPCD menacerait les nationalistes de quitter la coalition si un accord destiné à mettre fin à cette situation n'était pas trouvé très prochainement.
Hobbes

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[center]Brèves de presse
29 janvier 2041


[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/10/20011010274477389.png[/img]
Alors que la question de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") se fait de plus en plus présente, Antón Sarabia joue la séduction chez les Séfarades.[/center]

[justify]La Verdad - Un statut avantageux pour les Séfarades afin de sauver la Militia - 29 janvier 2041
  • Depuis quelques jours, la question de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") est de plus en plus dérangeante pour le Premier Ministre. En effet, alors que l'article de La Voz de Esgueva (trad: "La Voix d'Esgueva") a été l'initiateur d'une série de plaintes et de témoignages sur les actions de la Militia que le gouvernement ne peut plus ignorer, la Coalición de Partidos Católicos y Demócratas (CPCD - trad: "Coalition des Partis Catholiques et Démocrates"), partenaire de majorité, a menacé - si cette question n'était pas résolue - de quitter le gouvernement, ce qui provoquera alors la chute de l'exécutif esturan.
  • Dans ce contexte difficile, le Premier Ministre national-catholique se cherche des alliés afin de pouvoir s'appuyer sur une base populaire importante alors qu'un bras de fer s'annonce entre la CPCD, la PDT et la Falange Nacional Católica (FNC - trad: "Phalange National-Catholique"). A cette fin, Antón Sarabia a fait - hier matin - une visite surprise à la synagogue de Carreñes qui organisait une exposition sur la culture séfarade en Estura. A l'issue de sa visite, le Premier Ministre a déclaré que le peuple hébreu était un des maillons de la Nation esturane et qu'il était surpris que le précédent gouvernement l'avait oublié. "Le peuple séfarade constitue près de 20% de notre population et ils sont traités comme une minorité par nos lois. C'est une erreur qui doit être corrigée. Les séfarades ne sont pas une minorité, ils sont un des deux coeurs du peuple esturan."
  • Peu après la visite du Premier Ministre, un communiqué traitant des volontés prochaines du gouvernement concernant les juifs d'Estura a été publié. Dans ce texte, nous pouvons constater que trois dispositions sont avancées: la reconnaissance du judesmo (la langue judéo-hispanique rattachée aux séfarades), la mise en place d'un financement national des institutions religieuses juives (Actuellement, seul le catholicisme bénéficie de tels avantages) et le droit, pour les personnes de confession juive, de faire prévaloir les fêtes religieuses juives au lieu des fêtes religieuses chrétiennes pour fixer leurs jours fériés.
  • Les différentes dispositions souhaitées ont surpris l'ensemble du monde politique. En effet, comme l'a déclaré la présidente du parti social-démocrate, Juanita Fernandino : "La FNC qui est à l'initiative de mesures avantageuses pour les juifs? Afin qu'ils soient au même niveau que les catholiques? Le ciel leur est tombé sur la tête." La surprise est également présente dans les rangs du partenaire des national-catholiques, mais une explication pour ces dispositions se trouve rapidement. "C'est surprenant de la part de cette formation", a déclaré Marisa Carita, ancienne Première Ministre et actuelle députée CPCD. "Cependant, il est certain qu'il s'agit d'une tentative pour chercher le soutien de la deuxième communauté du pays dans le cadre de cette histoire de Militia car la FNC sait qu'elle est seule dans ce dossier capital pour elle." Malgré cette clairvoyance sur les véritables intentions du Premier Ministre, la CPCD a déclaré qu'elle ne comptait pas s'opposer à ces dispositions.
  • Au sein de la FNC, certains membres sont déboussolés. "Euh... ouais... J'avoue que je comprends pas trop..." nous déclare un partisan du parti national-catholique. "Je trouve qu'on est déjà beaucoup trop sympa avec les juifs et on voudrait l'être encore plus? Et ça vient de notre Premier Ministre? Franchement, je comprends qu'il faut des alliés pour lutter contre ces gauchistes qui veulent la fin de la Militia mais bon... pas à n'importe quel prix... C'est des juifs quand même..."
  • Ainsi, la surprise a saisi l'ensemble du monde politique. Cependant, il s'agit d'un coup de maître de la part du Premier Ministre. En effet, il s'agit de dispositions que la communauté juive du pays réclamait depuis plusieurs années, sans jamais être entendue. Dans un communiqué de presse, le Grand Rabbin d'Estura, Carmelo Grossman, a déclaré qu'il était très agréablement surpris de la volonté du Premier Ministre et qu'il ne pouvait que revoir son opinion initiale sur l'actuel gouvernement de Son Altesse Sérénissime, une opinion initiale qui était peu favorable envers l'exécutif. Il ne reste plus qu'a espérer pour Sarabia que cette victoire n'est pas une victoire à la Pyrrhus et que le gain du soutien séfarade ne soit pas le premier pas vers la perte du soutien de son propre parti alors qu'une lutte acharnée s'annonce et qu'il a également besoin de la majorité du monde politique esturan derrière lui pour renégocier les Accords de Dunmore.
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Hobbes

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[center]Brèves de presse
2 février 2041


[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/11/200111014559962366.png[/img]
Furieux, le Président de la Communauté d'Esgueva a exigé le départ immédiat de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") de sa province.[/center]

[justify]La Voz de Esgueva - Maxin Varon veut que la Militia "dégage aussi sec" - 2 février 2041
  • Alors que depuis quelques jours, opposition, catholiques-démocrates et national-catholiques se combattent à coup de déclarations dans la presse et de promesses afin d'obtenir le plus grand soutien populaire possible alors que d'intenses discussions ont lieu au niveau du gouvernement pour régler la question délicate de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique"), le cas le plus notable de cette quête de soutien étant les promesses du Premier Ministre envers la communauté séfarade, le Partido de Esgueva (PE - trad: "Parti d'Esgueva"), le parti autonomiste de la Communauté d'Esgueva, est officiellement entré dans le débat, de manière explosive.
  • Lors d'une conférence de presse, le président du PE et président de la Communauté d'Esgueva, Maxin Varon, a déclaré que la situation était devenue "intolérable" et que sa durée remettait en question "la capacité du gouvernement princier à faire respecter l'Etat de droit". "Au nom du gouvernement de la Communauté d'Esgueva, j'exige que la Militia dégage aussi sec du sol de la Communauté et ce, que ce soit de leur fait ou grâce à l'action des forces de la Principauté d'Estura. Si ce départ n'est pas total d'ici le 12 février, la Communauté prendra les mesures qui s'imposent et étudiera sérieusement l'idée d'une demande d'un élargissement de ses compétences. Si la Principauté est incapable de garantir la sécurité en Esgueva, les esguévéens le feront à sa place."
  • Nous avons demandé à Helena de Soto, politologue à l'Université de Carreñes, si les mises en garde brandies par Varon étaient crédibles. En effet, la Communauté d'Esgueva dispose - il est vrai - d'un statut privilégié par rapport aux autres provinces mais ses compétences élargies touchent au domaine de la culture et de l'éducation, pas aux domaines de la sécurité intérieure. Cependant, malgré cela, la politologue affirme que ces mises en garde sont tout à fait crédibles et même, dangereuses pour le gouvernement de Son Altesse Sérénissime. "Il ne faut pas oublier que la lutte pour l'autonomie culturelle de la province d'Esgueva a surtout été une lutte armée, semblable à ce que fait des organisations comme l'IRA en Ennis. C'était alors sous le régime communiste et ils sont parvenus à obtenir gain de cause malgré le totalitarisme du régime et son refus initial de toute autonomie culturelle, au nom de la prédominance du 'réalisme socialiste' et de la 'culture unique prolétarienne'. Nous savons que le Partido de Esgueva a des liens avec ces anciennes organisations militantes, il est donc tout à fait probable qu'il soit capable de les réveiller pour mener un combat destiné à renforcer l'autonomie du pays. Il se peut même que les actions de ces organisations parviennent à repousser la Militia en dehors de la Communauté mais, dans l'ensemble de ces scénarios, c'est une nouvelle guerre civile qui s'annonce."
  • Majoritairement déployée dans la Communauté d'Esgueva, la Militia a publié un communiqué sur les réseaux sociaux dans lequel elle nie les accusations de violences à l'encontre des individus issus de la gauche et se déclare "choquée" par ce qu'elle interprète comme des menaces de la part du pouvoir esguevan. Le groupe armé a - toujours dans ce communiqué - déclaré qu'elle ne quitterait pas le territoire esguevan tant que "la menace communiste n'est pas entièrement exterminée". La Militia a également déclaré qu'il était hors de question de partir tant que "les forces de police locales sont incapables de faire respecter l'autorité de Son Altesse Sérénissime dans les rues".
  • Ce conflit naissant entre le groupe armé et la communauté autonomiste est une solide épine dans le pied pour le Premier Ministre, Antón Sarabia, qui a - pour citer nos confrères de la Diario de Esturias - "vendu son âme" pour péniblement obtenir un soutien suffisant que pour tenir tête à ses rivaux dans ce dossier. Lors d'une interview au micro de la Radio Nacional, le chef de l'exécutif a déclaré qu'il demandait aux miliciens de quitter le territoire esguevan, le plus rapidement possible. "Je salue le courage et le zèle des volontaires de la Militia. Cependant, il me semble raisonnable et honorable de respecter les désirs des autorités esguevanes et ce, même si la forme de leurs demandes est discutable."
  • Si aucune réponse à la déclaration du Premier Ministre de la part de la Militia n'a été faite, ce n'est pas le cas des gouvernements des provinces voisines à la Communauté d'Esgueva, les provinces de Fego et de Berrega qui ont fait part de leurs inquiétudes de voir débarquer, sur leur territoire, une horde de miliciens faisant appliquer leurs propres lois, là où elle se trouve. Par la voix du porte-parole du gouvernement, l'exécutif a garantit que les négociations avançaient bien et que les problèmes liés à la Militia devraient être prochainement résolus.
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Hobbes

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[center]Brèves de presse
8 février 2041


[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/13/200113113908173805.png[/img]
Alors que la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique") déménage, Antón Sarabia est pris d'assaut par une presse impatiente de connaître les modalités de l'accord trouvé entre son parti et son partenaire de majorité.[/center]

[justify]Diario de Esturias - La Militia Patriótica sera partiellement intégrée à l'armée - 8 février 2041
  • On craignait que la question de la Militia Patriótica (trad: "Milice Patriotique"), question particulièrement sensible, ne provoque la chute du gouvernement tant la situation ne semblait cesser de s'envenimer avec les jours. Cependant, il semblerait que le "coup de gueule" du Président de la Communauté d'Esgueva, Maxin Varon, et son ultimatum sont parvenus à débloquer une situation qui se promettait d'être la première crise politique du pays depuis la chute du régime communiste. En effet, hier soir, parallèlement à une annonce de la part des leaders de la Militia qui déclaraient que les miliciens étaient en cours de déplacement afin de se rendre dans l'ensemble des autres provinces de la Principauté - afin d'assister les forces de l'ordre dans ces régions, le Premier Ministre Antón Sarabia a tenu une conférence de presse dans laquelle il a annoncé qu'un accord entre les deux partis de la majorité avait été trouvé.
  • Cet accord inespéré consiste en une intégration des membres volontaires de la Militia Patriótica au sein des forces armées de la Principauté. "La Militia sera officiellement contrainte d'être dissoute pour le 1er avril de cette année. Avant cette dissolution, l'ensemble des miliciens désireux de continuer à défendre leur pays pourront le faire en rejoignant une branche nouvellement créée au sein des forces armées esturane, la Gendarmería Nacional (trad: "Gendarmerie Nationale"), qui sera chargée de remplir des missions de police." En ce qui concerne les miliciens qui ne désireraient pas rejoindre cette nouvelle institution de l'armée princière, ils ne pourront évidemment plus faire les activités qu'ils font actuellement mais ils recevront une allocation annuelle à vie de la part de la Principauté, en gage de reconnaissance pour leur travail, d'un montant équivalent au salaire mensuel moyen. En plus de cela, l'ensemble des miliciens recevront une distinction honorifique au sein d'un ordre qui sera créé afin de récompenser les individus ayant pris part à la libération d'Estura.
  • Le projet de loi consacrant ces accords devrait être voté au Congreso de los Diputados (trad: "Congrès des Députés") le 14 février. Il ne devrait y avoir aucun problème dans sa validation et ce, même si le Partido Demócrata de los Trabajadores (trad: "Parti Démocratique des Travailleurs") a annoncé qu'il s'opposerait au projet de loi qui "ne juge pas les responsables des exactions commises par la Militia mais les récompensent avec une solde et une médaille". Du côté des 2 députés de la Federación Liberal (trad: "Fédération Libérale"), on devrait assister à un soutien de l'accord trouvé entre les deux partis de la majorité.
  • Cette issue est particulièrement avantageuse pour le Premier Ministre qui rencontrera, le 20 février, la Vice-Présidente de la République Fédérale d'Ennis, Abhlach Mhic Grúgáin, afin de renégocier les Accords de Dunmore. En effet, il aurait été délicat pour le chef de l'exécutif esturan de mener pareilles négociations avec une majorité fragile et manquant de s'effondrer. Interrogé à ce sujet, Antón Sarabia a déclaré "avoir hâte" que ces négociations aient lieu. "La Principauté d'Estura est désormais tout à fait en état d'aborder ces discussions avec son allié ennissois. Notre position est désormais très claire et soutenue par l'ensemble de la majorité: nous acceptons l'idée d'une confédération égalitaire si Ennis s'engage à retirer ses 30 000 hommes déployés sur notre sol et si - sans briser les différents partenariats établis - le statut de protectorat est levé. Si la République Fédérale répond à nos demandes, je m'engage à faire montre de l'attitude la plus constructive qui soit lors de négociations pour établir une confédération entre nos deux pays, un projet auquel j'étais initialement opposé."
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Hobbes

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[center]Brèves de presse
12 février 2041


[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/14/200114104615637512.png[/img]
Le chaos est total sur la seule autoroute reliant Estura à notre voisin santognais.[/center]

[justify]Diario de Esturias - SOS 117* : Santogne ne répond plus - 12 février 2041
  • Comme s'y attendait les météorologistes, une vague de froid a balayé la Dytolie et celle-ci n'a évidemment pas épargné notre pays. Si le sud ne souffre que d'une baisse - néanmoins remarquable - des températures et que le centre connaît, en plus d'une chute du mercure, quelques chutes de neige, le nord vit une situation bien moins paisible. En effet, l'alerte rouge a été déclarée sur tout le nord de la Province de Fego et de la Communauté d'Esgueva.
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=16761&p=361244#p361244]Contrairement à notre voisin santognais[/url], très peu de villages sont coupés de la civilisation à cause de la neige et ce, pour une raison fort simple: la plupart des villages de montagnes esturans ont été abandonnés par les populations y vivant suite à la lutte contre la guérilla qui contrôlait ces territoires et y faisait régner leur loi, souvent au détriment de la population. Quant aux villages qui étaient témoins du retour de leurs habitants, la présence des troupes ennissoises ou esturanes (vestiges des affrontements avec la guérilla communiste) leur permet de jouir d'une communication satellitaire ainsi que de matériel permettant la libération des routes. Il y a cependant quelques villages concernés, tous situés du nord de la Province de Fego. Ceux-ci devraient recevoir une assistance de la part de leur gouvernement provincial par le biais d'hélicoptères ou d'équipes en motoneiges qui leur fourniront aliments, vêtements, médicaments et produits d'hygiène.
  • Ainsi, la situation est sous contrôle en ce qui concerne les petits villages montagnards. Hélas, on ne peut en dire autant pour le transport. En effet, cet Infierno blanco (trad: "Enfer blanc") a semé le chaos sur les routes, n'épargnant pas une voie de communication importante pour notre nation: l'autoroute reliant Nieres aux villes santognaises de Pénasque et Fabrègue. Cet axe routier concentre à lui seul près de 32% des transits commerciaux entre la Principauté et la Santogne, premier partenaire commercial esturan après la République Fédérale d'Ennis, et son quasi-blocage est un coup dur qui devrait être rapidement ressenti, notamment parce que les liaisons ferroviaires, également situées dans le nord du pays, sont également suspendues à cause de la météo, ralentissant d'autant plus les flux commerciaux avec notre voisin.
  • Certaines entreprises travaillant en flux tendus sont déjà grandement touchées par les événements. "J'ai plusieurs tonnes de boites de tomates pelées à envoyer à Brunemonge, mais j'ai aucun camion pour les récupérer et je manque de place pour les stocker", nous explique Arturo Sáez, directeur de "Abuela Deliciosa" à Rosas. "J'ai dû arrêter deux chaines de production sur trois pour éviter que l'entrepôt ne soit trop rapidement plein. Cependant, le problème est que je reçois toujours mes tomates de la région de Luga et que je ne peux pas les conserver ad vitam aeternam. Ce sont des denrées périssables et je risque de devoir les jeter si ça continue, ce qui va être une grosse perte financière." Le cas d'Abuela Deliciosa n'est pas un cas isolé et s'il touche essentiellement le secteur alimentaire, cœur en devenir de notre économie depuis le plan d'aide ennissois déployé suite à la sécheresse El Pepito, en juillet 2039, l'ensemble des secteurs sont affectés.
  • Caminacionales, gestionnaire de l'ensemble du réseau routier et autoroutier de la Principauté d'Estura, a rapidement été accusée sur les réseaux sociaux pour son manque d'initiative. Il est reproché à l'entreprise - désormais possédée par l'entreprise santognaise Graffic Constructions - de ne pas avoir pris les précautions nécessaires que pour garantir la meilleure fluidité du trafic automobile possible ainsi que de ne pas faire assez pour permettre la fin des importants blocages. L'entreprise s'est défendue de ces accusations en affirmant que de nombreux camions répandant du sel ont été déployés dès les premières neiges ainsi que plusieurs chasse-neiges. Malheureusement, si les premiers n'ont visiblement pas été suffisants pour contrer la neige, les seconds ne peuvent plus circuler sur les routes à cause des bouchons.
  • Au Congreso de los Diputados (trad: "Congrès des Députés"), sur une question de députés issus des rangs du Partido Demócrata de los Trabajadores (trad: "Parti Démocratique des Travailleurs"), la Ministre des Transports et du Commerce, la national-catholique Delfina Illescas, a annoncé que le gouvernement a émis un décret permettant l'augmentation du nombre de vols de nuit afin que le transport aérien compense autant que possible la perte du transport ferroviaire et du transport routier entre Santogne et Estura. Elle a également annoncé que le gouvernement avait "pris ses précautions" face à une potentielle prévisible augmentation de la fréquentation des ports esturans. "Nous avons augmenté le nombre des effectifs de douaniers dans les principaux ports du pays, craignant que ceux-ci se retrouvent pris d'assaut avec la situation qui touche la N101 et les liaisons ferroviaires entre Santogne et notre pays."
  • Dans un communiqué de presse publié ce matin, le Premier Ministre Antón Sarabia a déclaré que son gouvernement prendrait "le plus rapidement possible" contact avec le gouvernement santognais afin de discuter de la possibilité de la construction d'un nouvel axe de communication, ferroviaire et routier, reliant Estura et Santogne. "La situation exceptionnelle actuelle a eu la qualité de mettre en avant la faiblesse de nos chaines logistiques avec la Santogne voisine. Il nous faut en prendre acte et mettre en place les solutions qui s'imposent. Le plus rapidement possible, je prendrai contact avec mon homologue santognais afin que nous réfléchissions à l'établissement d'une nouvelle voie de communication entre nos deux pays, située plus au sud."
*117 est le numéro d'urgence dans la Principauté d'Estura[/justify]
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