PRESSE | Actualité internationale
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Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/20/rtsx.png[/img]
24. juli 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]L'harmonisation économique au cœur des projets jernlanders pour la CND[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/28/i5ue.jpg[/img][/center]
Alors que le projet de monnaie commune destinée aux échanges olgaro-dorimariens lancé par le conglomérat caeturien semble prendre du plomb dans l'aile, tant les réticences berlimiennes sont fortes - en témoignent les déclarations très virulentes de Joao Gusmao, actuel ministre du développement économique centriste-libéral de la majorité présidentielle, qui mettent en avant l'hégémonie qu'aurait le Caeturia dans ce possible système monétaire régional au travers du Nuevo-Rio et de son allié des îles Panoa - Terence Mollay, commissaire aux affaires étrangères du conglomérat de Caeturia, a joué son va-tout pour sauver l'initiative qui semble véritablement tenir à cœur à son gouvernement. S'il a tenté de temporiser et de relativiser les déclarations très polémiques de certains sénateurs de la majorité, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353504#p353504]Joao Gusmao n'en a pas moins rappelé les franches réserves berlimiennes[/url], notamment au regard de la non-association des principaux partenaires commerciaux du Berlim, essentiellement situés hors de la zone prévue pour cette monnaie commune. Il a même enfoncé le clou en rappelant que l'objectif du Caeturia semble effectivement motivé par la constitution d'une zone économique d'influence plutôt que par une véritable facilitation des échanges commerciaux continentaux ; pour preuve, le Txile, première puissance économique régionale n'a à aucun moment été sollicitée pour participer à cette construction.
Pendant ce temps, au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, le débat autour d'une monnaie commune qui pourrait servir à faciliter et renforcer les échanges inter-CND, mais également avec les Etats non-membres de l'organisation continentale, continue de prendre de l'ampleur. En effet, Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances du Jernland, s'est dit plutôt optimiste sur les chances de mettre d'accord l'ensemble des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes et de parvenir à l'instauration d'une monnaie commune. « Le projet de monnaie commune pour servir de référence dans les échanges entre les Etats-membres présente évidemment plusieurs avantages, dont celui de permettre de stabiliser les politiques monétaires, mais également de donner encore plus de cohérence économique à un ensemble représentant déjà plusieurs centaines de milliards de dollars de produit intérieur brut, près de cent millions de consommateurs et des pays parmi les plus dynamiques en matière de croissance au monde » a-t-il ainsi déclaré en marge de sa visite sur un centre de production industriel dont presque la moitié des biens quittant les lignes de production est destinée à l'export. « Mais au delà de la question de l'approfondissement de la coopération économique entre les Etats dytoliens membres de la CND, il s'agit aussi et surtout d'un projet politique. Si la Communauté des Nations devait aller au bout de cette initiative, ce dont je suis convaincu, alors ce sera un signal très fort que nous enverrons à nos partenaires commerciaux pour leur dire 'commercer avec nous, c'est s'assurer de clients stables et solidaires' ; et cela compte énormément. Le Statsråd est très attaché à la création d'un espace d'échanges que peut incarner la CND, et dans le même temps nous voulons que cette organisation internationale ne soit pas seulement un club dont les membres se garantissent une protection militaire mutuelle pour jouer aux gros bras. C'est d'ailleurs tout le sens du travail que je vais effectuer dans les prochains mois pour convaincre nos partenaires du bien-fondé de cette démarche vers davantage d'intégration économique dans un premier temps ».
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353351#p353351]La presse santognaise[/url] s'est également emparée du sujet dans un très bon article qui met en avant l'intérêt que la monnaie commune pourrait représenter pour les entreprises dytoliennes profitant du Forum pour la coopération économique mais également pour les particuliers qui voyageraient au sein de cet espace de coopération monétaire. Si l'idée n'est pas d'instaurer une monnaie unique qui remplacerait les monnaies nationales, l'objectif est plutôt de proposer aux entreprises d'effectuer leurs paiements et leurs échanges dans cette monnaie commune, qui pourrait prendre le nom très simple de Valuta en jernmål (ndlr. qui signifie Monnaie et dont le symbole pourrait être le µ), de sorte de garantir le valeur des monnaies nationales. D'ailleurs pour éviter toute thésaurisation ou spéculation, qui risquerait d'affaiblir durablement cette monnaie, pourrait être finalement une monnaie dématérialisée qui pourrait être dévalorisée en cas de non utilisation. Si au sein du ministère de l'économie et des finances aucun avis n'a encore été exprimé quant à cette possibilité, plusieurs fonctionnaires de l'entourage de Børge Sveaas ont déclaré que le débat pourrait notamment porter sur la durée avant application de la dévaluation. Un système d'autant plus intéressant qu'il pourrait largement bénéficier à Altek dans sa mise en place, au regard de ses compétences très avancées en matières de systèmes d'exploitation et d'ordinateurs de dernière génération. Cette hypothèse enchante d'autant plus le ministère qu'elle va également faciliter la lutte contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent dans un contexte de tension provoqué par la récente loi asdriche sur le secret bancaire, qui instaure une certaine opacité sur les détenteurs étrangers de comptes en banque locaux. « Le fait de pouvoir tracer beaucoup plus facilement les opérations bancaires joue évidemment en faveur de la dématérialisation, surtout dans les circonstances que nous connaissons évidemment ».
Mais Børge Sveaas souhaite également à terme aller plus loin en mettant sur la table des discussions des sujets plus larges comme la coopération bancaire et la transparence autour des bénéficiaires de comptes à l'étranger, l'harmonisation économique avec un salaire minimum ou le paiement des prestations sociales pour les salariés étrangers, proportionnellement au niveau de vie dans les différents Etats de la Communauté des Nations Dytoliennes. « Naturellement, aujourd'hui il est beaucoup trop tôt pour arriver à de tels résultats, mais si nous voulons véritablement faire de notre organisation internationale une grande puissance au moins économique et financière, dans un contexte de très forte concurrence mondiale, ce sont des sujets qu'il nous faudra étudier et que nous ne pourrons pas éluder. Je crois sincèrement que l'harmonisation économique, financière et bancaire en faveur d'une union continentale forte sont des enjeux majeurs pour la décennie à venir » a conclu le ministre de l'économie et des finances ; à voir cependant si les partenaires de la Communautés des nations seront aussi enthousiastes que lui-même à cette perspective.
24. juli 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]L'harmonisation économique au cœur des projets jernlanders pour la CND[/center][hr][/hr]
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Alors que le projet de monnaie commune destinée aux échanges olgaro-dorimariens lancé par le conglomérat caeturien semble prendre du plomb dans l'aile, tant les réticences berlimiennes sont fortes - en témoignent les déclarations très virulentes de Joao Gusmao, actuel ministre du développement économique centriste-libéral de la majorité présidentielle, qui mettent en avant l'hégémonie qu'aurait le Caeturia dans ce possible système monétaire régional au travers du Nuevo-Rio et de son allié des îles Panoa - Terence Mollay, commissaire aux affaires étrangères du conglomérat de Caeturia, a joué son va-tout pour sauver l'initiative qui semble véritablement tenir à cœur à son gouvernement. S'il a tenté de temporiser et de relativiser les déclarations très polémiques de certains sénateurs de la majorité, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353504#p353504]Joao Gusmao n'en a pas moins rappelé les franches réserves berlimiennes[/url], notamment au regard de la non-association des principaux partenaires commerciaux du Berlim, essentiellement situés hors de la zone prévue pour cette monnaie commune. Il a même enfoncé le clou en rappelant que l'objectif du Caeturia semble effectivement motivé par la constitution d'une zone économique d'influence plutôt que par une véritable facilitation des échanges commerciaux continentaux ; pour preuve, le Txile, première puissance économique régionale n'a à aucun moment été sollicitée pour participer à cette construction.
Pendant ce temps, au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, le débat autour d'une monnaie commune qui pourrait servir à faciliter et renforcer les échanges inter-CND, mais également avec les Etats non-membres de l'organisation continentale, continue de prendre de l'ampleur. En effet, Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances du Jernland, s'est dit plutôt optimiste sur les chances de mettre d'accord l'ensemble des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes et de parvenir à l'instauration d'une monnaie commune. « Le projet de monnaie commune pour servir de référence dans les échanges entre les Etats-membres présente évidemment plusieurs avantages, dont celui de permettre de stabiliser les politiques monétaires, mais également de donner encore plus de cohérence économique à un ensemble représentant déjà plusieurs centaines de milliards de dollars de produit intérieur brut, près de cent millions de consommateurs et des pays parmi les plus dynamiques en matière de croissance au monde » a-t-il ainsi déclaré en marge de sa visite sur un centre de production industriel dont presque la moitié des biens quittant les lignes de production est destinée à l'export. « Mais au delà de la question de l'approfondissement de la coopération économique entre les Etats dytoliens membres de la CND, il s'agit aussi et surtout d'un projet politique. Si la Communauté des Nations devait aller au bout de cette initiative, ce dont je suis convaincu, alors ce sera un signal très fort que nous enverrons à nos partenaires commerciaux pour leur dire 'commercer avec nous, c'est s'assurer de clients stables et solidaires' ; et cela compte énormément. Le Statsråd est très attaché à la création d'un espace d'échanges que peut incarner la CND, et dans le même temps nous voulons que cette organisation internationale ne soit pas seulement un club dont les membres se garantissent une protection militaire mutuelle pour jouer aux gros bras. C'est d'ailleurs tout le sens du travail que je vais effectuer dans les prochains mois pour convaincre nos partenaires du bien-fondé de cette démarche vers davantage d'intégration économique dans un premier temps ».
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353351#p353351]La presse santognaise[/url] s'est également emparée du sujet dans un très bon article qui met en avant l'intérêt que la monnaie commune pourrait représenter pour les entreprises dytoliennes profitant du Forum pour la coopération économique mais également pour les particuliers qui voyageraient au sein de cet espace de coopération monétaire. Si l'idée n'est pas d'instaurer une monnaie unique qui remplacerait les monnaies nationales, l'objectif est plutôt de proposer aux entreprises d'effectuer leurs paiements et leurs échanges dans cette monnaie commune, qui pourrait prendre le nom très simple de Valuta en jernmål (ndlr. qui signifie Monnaie et dont le symbole pourrait être le µ), de sorte de garantir le valeur des monnaies nationales. D'ailleurs pour éviter toute thésaurisation ou spéculation, qui risquerait d'affaiblir durablement cette monnaie, pourrait être finalement une monnaie dématérialisée qui pourrait être dévalorisée en cas de non utilisation. Si au sein du ministère de l'économie et des finances aucun avis n'a encore été exprimé quant à cette possibilité, plusieurs fonctionnaires de l'entourage de Børge Sveaas ont déclaré que le débat pourrait notamment porter sur la durée avant application de la dévaluation. Un système d'autant plus intéressant qu'il pourrait largement bénéficier à Altek dans sa mise en place, au regard de ses compétences très avancées en matières de systèmes d'exploitation et d'ordinateurs de dernière génération. Cette hypothèse enchante d'autant plus le ministère qu'elle va également faciliter la lutte contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent dans un contexte de tension provoqué par la récente loi asdriche sur le secret bancaire, qui instaure une certaine opacité sur les détenteurs étrangers de comptes en banque locaux. « Le fait de pouvoir tracer beaucoup plus facilement les opérations bancaires joue évidemment en faveur de la dématérialisation, surtout dans les circonstances que nous connaissons évidemment ».
Mais Børge Sveaas souhaite également à terme aller plus loin en mettant sur la table des discussions des sujets plus larges comme la coopération bancaire et la transparence autour des bénéficiaires de comptes à l'étranger, l'harmonisation économique avec un salaire minimum ou le paiement des prestations sociales pour les salariés étrangers, proportionnellement au niveau de vie dans les différents Etats de la Communauté des Nations Dytoliennes. « Naturellement, aujourd'hui il est beaucoup trop tôt pour arriver à de tels résultats, mais si nous voulons véritablement faire de notre organisation internationale une grande puissance au moins économique et financière, dans un contexte de très forte concurrence mondiale, ce sont des sujets qu'il nous faudra étudier et que nous ne pourrons pas éluder. Je crois sincèrement que l'harmonisation économique, financière et bancaire en faveur d'une union continentale forte sont des enjeux majeurs pour la décennie à venir » a conclu le ministre de l'économie et des finances ; à voir cependant si les partenaires de la Communautés des nations seront aussi enthousiastes que lui-même à cette perspective.
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Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/20/rtsx.png[/img]
17. august 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Le Statsråd s'interroge sur le caractère humanitaire de l'action lébirienne[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/29/3bdm.jpg[/img][/center]
Il y a une semaine très exactement le ciel thorvalien se couvrait se cargaisons de sel, larguées par voie aérienne par ce que les populations locales ont appelé des « aigles d'acier » - après les monstres marins étincelants au large des côtes thorvaliennes et qui n'étaient autre qu'une frégate caskar qui s'était égarée bien loin de son île d'origine. Alors que les nuages étaient remplacés par des nuées de parachutes devant permettre de disperser sur une vaste étendue ces 452 tonnes de sel aérolarguées, l'ambassadeur jernlander sur place a fait un rapport au ministère des relations extérieures de l'Etat du Jernland. Et de ce qu'il affirme, le gros du sel aurait avant tout bénéficié aux grands propriétaires qui avaient mis la main sur près d'un tiers des largages, tandis que les brigands en récoltaient un cinquième, le reste étant soit récupéré par les grands seigneurs, la souveraine ou perdu dans des forêts, lacs et autres terres sauvages.
Immédiatement qualifiée d'humanitaire, cette opération pourrait cependant avoir un tout autre effet auprès des populations locales, la dernière à vivre en dehors du temps, comme figé au Moyen Age. En effet, des premiers retours que le ministère des relations extérieures a bien voulu laisser connaître, les brigands profiteraient de leurs prises pour l'échanger contre de l'or et autres métaux précieux dans les seigneuries les plus occidentales, à la frontière avec le Jernland, tandis que les grands clans paysans ont cherché à s'anoblir. D'autres grands propriétaires terriens ont chassé les plus petits et les contraindraient à travailler pour eux contre des salaires dérisoires. Il semblerait donc que finalement ce qui se voulait une opération humanitaire n'ait eu un effet tout à fait contraire à ce qui pouvait être espéré. Selon Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures, de ce que rapporte l'ambassadeur, « la situation est loin de s'être améliorée et tendrait même à s'aggraver, avec des trafics allant en croissant, surtout à la frontière avec le Jernland, tandis que les premiers effets de la réforme agraire initiée timidement semblent être réduits à néant ». Ces conséquences découleraient d'ailleurs, des propos rapportés par des proches du milieu diplomatique national, directement de l'action cavalière mise en oeuvre par des entreprises lébiriennes et qui ont provoqué un grave déséquilibre local, menaçant même un temps l'ordre social établi depuis plusieurs siècles. Ce sont notamment ces tremblements de l'organisation de la société thorvalienne qui ont poussé le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l'Eatt) a décréter un renforcement des moyens humains et technologiques à disposition des Toll (ndlr. Douanes) pour lutter contre la contrebande. Dans le même temps, la Militærpoliti devrait également renforcer ses dispositifs frontaliers avec le déploiement de plusieurs hélicoptères et avions de reconnaissance pour anticiper d'éventuels mouvements de population qui chercheraient à fuir le Thorval pour trouver refuge au Jernland dans ce contexte de fortes agitations et d'instabilité. « Au regard de tous les dérangements que l'action des industriels lébiriens de l'agroalimentaire, qui plus est soutenus par certaines collectivités publiques arovaques, il semble assez délicat de parler d'opération humanitaire » estime le politologue Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, qui livre de plus en plus souvent ses analyses sur la situation du monde.
Le ministère des relations extérieures cherchent d'ailleurs toujours à faire preuve d'une grande retenue et modération dans ce qui se transforme en crise internationale à mesure que les heures passent. Les relations entre la Ligue de Lébira et la République d'Ennis se sont déjà dégradées au point que dorénavant Cartagina a suspendu tout échange économique et continue de menacer de représailles diplomatiques et commerciales le Karmalistan, mais également d'autres Etats comme le Royaume de Kars et la République arabe de Saog. A l'origine de cette escalade des tensions, des révélations précipitées du Royaume de Gänsernberg qui avait accusé ouvertement la Ligue de Lébira d'être à l'origine de ce largage de sel sur le Thorval, confondant a priori l'Etat et les entreprises lébiriennes. Loin de disculper entièrement la puissance thalassocratique, cette nuance a toutefois son importance. Si des entreprises lébiriennes sont particulièrement concernées et visées - au premier rang desquelles Gross, grossiste agroalimentaire, Soitco et prosper, distributeur d'électroménager et agroalimentaire, deux régions d'Arovaquie auraient participé au financement de l'opération, tendant à renforcer fortement les soupçons internationaux de collusion entre pouvoir public et entreprises privées. En réaction, la chancellerie du Jernland « continue d'accorder le bénéfice du doute au gouvernement lébirien, même si elle attend de sa part une coopération entière et sincère pour faire toute la lumière sur cette déplorable affaire et tenter de trouver les moyens pour éviter que cela ne se reproduise ». D'ici la fin des travaux d'enquête, en collaboration avec le gouvernement lébirien, le Statsråd veillerait à ne pas froisser trop la Ligue et se contenterait d'assurer la souveraineté thorvalienne - le débat peut exister sur ce concept applicable aux Etats tant le fonctionnement du pays dytolien est différent de ses voisins - grâce à la Luftvåpen qui assurera l'inviolabilité du ciel thorvalien.
Reste dorénavant à savoir jusqu'où sont prêts à aller les membres de la communauté internationale dans ce qui semble être devenu une course en avant, dans laquelle nombreux sont ceux à surenchérir dans les réactions et sanctions, ne se préoccupant pas des conséquences que pourrait avoir un effondrement ou un affaissement de la première économie mondiale. En effet, selon de nombreux économistes, une variation importante dans le cours de la lire lébirienne pourrait avoir des conséquences en cascade pour les partenaires économiques de la Ligue de Lébira, mais également toutes les économies qui lui sont liées directement ou par ricochet au travers d'autres partenaires. Si à ce stade, rien n'est encore définitif, la réaction lébirienne de jouer l'affrontement économique avec la grande puissance économique montante qu'est l'Ennis pourrait entraîner le monde vers un inconnu qui n'a rien de rassurant. Afin d'éviter une crise économique mondiale, dont personne ne peut véritablement savoir au bénéfice de qui elle se conclurait, le ministère des relations extérieures du Jernland continue de multiplier les messages appelant à la retenue et à l'apaisement, comme en témoigne [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353771#p353771]la déclaration qu'aurait faite Haakon Skjold Mellbin[/url] auprès de ses collègues de la Communauté des Nations Dytoliennes. « A cette heure, rien ne nous laisse penser que nous ne pouvons plus parvenir à un accord ramenant tout le monde à la table des discussions » estime un représentant du ministère. Le chef de l'Etat n'exclurait d'ailleurs plus d'intervenir plus directement dans ce dossier si la situation devait continuer de se dégrader, voulant placer le Jernland comme médiateur international ; « il faut raison garder » aurait-il d'ailleurs laconiquement confié à Kristoffer Østgård.
17. august 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Le Statsråd s'interroge sur le caractère humanitaire de l'action lébirienne[/center][hr][/hr]
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Il y a une semaine très exactement le ciel thorvalien se couvrait se cargaisons de sel, larguées par voie aérienne par ce que les populations locales ont appelé des « aigles d'acier » - après les monstres marins étincelants au large des côtes thorvaliennes et qui n'étaient autre qu'une frégate caskar qui s'était égarée bien loin de son île d'origine. Alors que les nuages étaient remplacés par des nuées de parachutes devant permettre de disperser sur une vaste étendue ces 452 tonnes de sel aérolarguées, l'ambassadeur jernlander sur place a fait un rapport au ministère des relations extérieures de l'Etat du Jernland. Et de ce qu'il affirme, le gros du sel aurait avant tout bénéficié aux grands propriétaires qui avaient mis la main sur près d'un tiers des largages, tandis que les brigands en récoltaient un cinquième, le reste étant soit récupéré par les grands seigneurs, la souveraine ou perdu dans des forêts, lacs et autres terres sauvages.
Immédiatement qualifiée d'humanitaire, cette opération pourrait cependant avoir un tout autre effet auprès des populations locales, la dernière à vivre en dehors du temps, comme figé au Moyen Age. En effet, des premiers retours que le ministère des relations extérieures a bien voulu laisser connaître, les brigands profiteraient de leurs prises pour l'échanger contre de l'or et autres métaux précieux dans les seigneuries les plus occidentales, à la frontière avec le Jernland, tandis que les grands clans paysans ont cherché à s'anoblir. D'autres grands propriétaires terriens ont chassé les plus petits et les contraindraient à travailler pour eux contre des salaires dérisoires. Il semblerait donc que finalement ce qui se voulait une opération humanitaire n'ait eu un effet tout à fait contraire à ce qui pouvait être espéré. Selon Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures, de ce que rapporte l'ambassadeur, « la situation est loin de s'être améliorée et tendrait même à s'aggraver, avec des trafics allant en croissant, surtout à la frontière avec le Jernland, tandis que les premiers effets de la réforme agraire initiée timidement semblent être réduits à néant ». Ces conséquences découleraient d'ailleurs, des propos rapportés par des proches du milieu diplomatique national, directement de l'action cavalière mise en oeuvre par des entreprises lébiriennes et qui ont provoqué un grave déséquilibre local, menaçant même un temps l'ordre social établi depuis plusieurs siècles. Ce sont notamment ces tremblements de l'organisation de la société thorvalienne qui ont poussé le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l'Eatt) a décréter un renforcement des moyens humains et technologiques à disposition des Toll (ndlr. Douanes) pour lutter contre la contrebande. Dans le même temps, la Militærpoliti devrait également renforcer ses dispositifs frontaliers avec le déploiement de plusieurs hélicoptères et avions de reconnaissance pour anticiper d'éventuels mouvements de population qui chercheraient à fuir le Thorval pour trouver refuge au Jernland dans ce contexte de fortes agitations et d'instabilité. « Au regard de tous les dérangements que l'action des industriels lébiriens de l'agroalimentaire, qui plus est soutenus par certaines collectivités publiques arovaques, il semble assez délicat de parler d'opération humanitaire » estime le politologue Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, qui livre de plus en plus souvent ses analyses sur la situation du monde.
Le ministère des relations extérieures cherchent d'ailleurs toujours à faire preuve d'une grande retenue et modération dans ce qui se transforme en crise internationale à mesure que les heures passent. Les relations entre la Ligue de Lébira et la République d'Ennis se sont déjà dégradées au point que dorénavant Cartagina a suspendu tout échange économique et continue de menacer de représailles diplomatiques et commerciales le Karmalistan, mais également d'autres Etats comme le Royaume de Kars et la République arabe de Saog. A l'origine de cette escalade des tensions, des révélations précipitées du Royaume de Gänsernberg qui avait accusé ouvertement la Ligue de Lébira d'être à l'origine de ce largage de sel sur le Thorval, confondant a priori l'Etat et les entreprises lébiriennes. Loin de disculper entièrement la puissance thalassocratique, cette nuance a toutefois son importance. Si des entreprises lébiriennes sont particulièrement concernées et visées - au premier rang desquelles Gross, grossiste agroalimentaire, Soitco et prosper, distributeur d'électroménager et agroalimentaire, deux régions d'Arovaquie auraient participé au financement de l'opération, tendant à renforcer fortement les soupçons internationaux de collusion entre pouvoir public et entreprises privées. En réaction, la chancellerie du Jernland « continue d'accorder le bénéfice du doute au gouvernement lébirien, même si elle attend de sa part une coopération entière et sincère pour faire toute la lumière sur cette déplorable affaire et tenter de trouver les moyens pour éviter que cela ne se reproduise ». D'ici la fin des travaux d'enquête, en collaboration avec le gouvernement lébirien, le Statsråd veillerait à ne pas froisser trop la Ligue et se contenterait d'assurer la souveraineté thorvalienne - le débat peut exister sur ce concept applicable aux Etats tant le fonctionnement du pays dytolien est différent de ses voisins - grâce à la Luftvåpen qui assurera l'inviolabilité du ciel thorvalien.
Reste dorénavant à savoir jusqu'où sont prêts à aller les membres de la communauté internationale dans ce qui semble être devenu une course en avant, dans laquelle nombreux sont ceux à surenchérir dans les réactions et sanctions, ne se préoccupant pas des conséquences que pourrait avoir un effondrement ou un affaissement de la première économie mondiale. En effet, selon de nombreux économistes, une variation importante dans le cours de la lire lébirienne pourrait avoir des conséquences en cascade pour les partenaires économiques de la Ligue de Lébira, mais également toutes les économies qui lui sont liées directement ou par ricochet au travers d'autres partenaires. Si à ce stade, rien n'est encore définitif, la réaction lébirienne de jouer l'affrontement économique avec la grande puissance économique montante qu'est l'Ennis pourrait entraîner le monde vers un inconnu qui n'a rien de rassurant. Afin d'éviter une crise économique mondiale, dont personne ne peut véritablement savoir au bénéfice de qui elle se conclurait, le ministère des relations extérieures du Jernland continue de multiplier les messages appelant à la retenue et à l'apaisement, comme en témoigne [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353771#p353771]la déclaration qu'aurait faite Haakon Skjold Mellbin[/url] auprès de ses collègues de la Communauté des Nations Dytoliennes. « A cette heure, rien ne nous laisse penser que nous ne pouvons plus parvenir à un accord ramenant tout le monde à la table des discussions » estime un représentant du ministère. Le chef de l'Etat n'exclurait d'ailleurs plus d'intervenir plus directement dans ce dossier si la situation devait continuer de se dégrader, voulant placer le Jernland comme médiateur international ; « il faut raison garder » aurait-il d'ailleurs laconiquement confié à Kristoffer Østgård.
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Galaad
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10. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Les marchés s'inquiètent des décisions lébiriennes[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/y5ay.jpg[/img][/center]
L'Affaire du sel n'en finit plus de connaître de nouveaux rebondissements. Alors que la presse internationale a révélé le 10 septembre 2039 que diverses administrations de la Ligue de Lébira ont été [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354092#p354092]l'objet d'une cyberattaque[/url], apparemment lancée depuis des serveurs localisés en Aurora, sans que l'hypothèse d'une attaque venant véritablement du pays céruléen ne soit franchement crédible, la tension continue de grimper entre la Ligue de Lébira et la République fédérale d'Ennis. En effet, alors que la Ligue de Lébira a une dette de presque 239 milliards de dollars, plus de seize milliards d'entre eux étaient détenus par des établissements financiers et des particuliers ennissois, soit 6,87% de l'ensemble de la dette en circulation, cette dernière a annoncé [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354110#p354110]le gel et l'annulation du remboursement[/url] jusqu'à nouvel ordre. Cette décision est intervenue après que le gouvernement militaire provisoire d'Ennis a annoncé détenir des preuves solides du soutien des administrations lébiriennes au largage de sel sur le Thorval. Si dans l'absolu cela ne représente pas une menace sérieuse pour l'économie mondiale, ce sont bel et bien les conséquences et les suites de cette affaire qui pourraient être nettement plus dramatiques pour l'économie mondiale. Pour le ministre de l'économie et des finances, Børge Sveaas, le monde pourrait se trouver à la veille d'une profonde crise de confiance dans la dette souveraine de Lébira. Face au risque d'une perte de valeur des titres de dette émis par la Ligue, le ministre s'est dit navré de devoir alerter les entreprises jernlanders sur « les risques inhérents à des investissements sur des titres de dette émis par la Ligue de Lébira ou plus largement dans l'économie lébirienne, malgré le dynamisme de la première économie mondiale ».
En effet, pour le Statsråd si la croissance devrait encore être possiblement au rendez-vous en 2039, à plus long terme, les effets de la décision d'annulation de la dette détenue par les créanciers ennissois pourraient conduire à une perte de confiance en la fiabilité et la valeur réelle des bons du trésor émis par la Ligue de Lébira. A la suite des annonces du ministère de l'économie et des finances, plusieurs entreprises jernlanders ont annoncé vouloir réétudier leurs éventuels projets d'investissement dans la première économie mondiale. Ainsi, les industries pharmaceutiques et du textile par exemple ont été parmi les premières à déclarer vouloir prolonger la réflexions avant de se lancer à l'assaut du marché lébirien, et cela malgré les éventualités de rapprochement entre la Ligue de Lébira et le Jernland régulièrement évoquées ces derniers mois, y compris dans nos colonnes. « Même si le marché de la Ligue de Lébira est immense, il nous faut aujourd'hui sérieusement prendre en compte les derniers rebondissements dans le conflit qui oppose la Ligue à Ennis » estime notamment les représentants de la fédération des entrepreneurs. Cependant, ce sont bel et bien les établissements bancaires qui se montrent à présent les plus frileux à investir dans la thalassocratie céruléenne, alors même que les banques de Syracuzza semblaient ces derniers mois plutôt enclines à revoir à la baisse le volume de dette détenue actuellement - ce dernier atteint en effet [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353471#p353471]plus de 42% de l'ensemble de la dette lébirienne[/url], soit deux fois plus que pour le Commonwealth, selon les chiffres officiels fournis par les instituts d'évaluation des politiques publiques.
Face à ces secousses économiques et financières, les analystes jernlanders sont de plus en plus nombreux à recommander la plus grande prudence avant de se lancer à l'assaut des marchés lébiriens. Au Maritim Kreditt par exemple, les experts avertissent leurs clients des risques qu'ils encourent à prêter de l'argent à la Ligue de Lébira ou à réaliser des transactions avec des entreprises, liées de près ou de loin au gouvernement, dont la parole semble s'être considérablement affaiblit depuis quelques jours. « Certes, l'augmentation subite du ratio dette - produit intérieur brut de la République fédérale d'Ennis s'est nettement renforcé - plus de 15 points - cependant nous croyons fermement dans les capacité de l'économie du pays gaélique à encaisser cela. La Ligue de Lébira en revanche va se retrouver confrontée à un problème nettement plus délicat à résoudre, à savoir celui de retrouver de la crédibilité sur les marchés des dettes souveraines. Un Etat qui annule tout ou partie de sa dette pour des considérations diplomatiques s'expose à une très forte perte de confiance des investisseurs. En effet, si aujourd'hui c'est Ennis qui est concerné, comment ne pas exclure que ce soit demain le tour de la Santogne, du Gänsernberg, ou de l'Asriche qui tous détiennent des parts non négligeables de dette lébirienne ? » pointe le même analyste du Maritim Kreditt. Du côté des autres établissements financiers c'est le même son de cloche, alors même qu'il y a quelques mois, ils étaient nombreux à envisager se porter acquéreur de titres de dette. Les principaux économistes du Jernland voient d'ailleurs dans ces réactions « un réflexe assez compréhensible qui pourrait se propager à d'autres pans de l'économie et bien au delà du seul Jernland ».
Ainsi, selon les premières informations provenant des principales institutions financières du Gänsernberg, face aux risques pesant sur la dette détenue par des acteurs privés nationaux, plusieurs sources proches des établissements financiers évoquent un risque avéré de voir la dette lébirienne détenue par l'étranger être vendue à bas prix, afin notamment de limiter les pertes potentielles en cas de dégradation de la valeur de la dette lébirienne. Il ne serait donc plus totalement impossible que les spéculateurs s'en prennent à la dette souveraine en pariant à la baisse sur sa valeur, voir sur des taux d'intérêts en forte hausse pour compenser une éventuelle annulation ultérieure. Quoi qu'il en soit, le confiance des investisseurs commence à faiblir et rien ne permet de dire à ce stade que nous ne soyons pas au devant d'un dangereux engrenage qui risquerait de déstabiliser économiquement la première puissance mondiale en renchérissant le coût de son financement sur les marchés financiers et auprès des acteurs institutionnels étrangers. Ce qui déterminera vraisemblablement la suite de toute cette affaire, c'est la réaction qu'adopteront les établissements bancaires syracuzziens, au premier rang desquels l'UBS. Au Jernland en tout cas, les premiers indicateurs recueillis ne sont guère optimistes sur l'issue de cet affrontement qui s'il était uniquement diplomatique au début, s'étend progressivement à l'économie et pourrait contaminer toute la planète.
10. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Les marchés s'inquiètent des décisions lébiriennes[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/y5ay.jpg[/img][/center]
L'Affaire du sel n'en finit plus de connaître de nouveaux rebondissements. Alors que la presse internationale a révélé le 10 septembre 2039 que diverses administrations de la Ligue de Lébira ont été [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354092#p354092]l'objet d'une cyberattaque[/url], apparemment lancée depuis des serveurs localisés en Aurora, sans que l'hypothèse d'une attaque venant véritablement du pays céruléen ne soit franchement crédible, la tension continue de grimper entre la Ligue de Lébira et la République fédérale d'Ennis. En effet, alors que la Ligue de Lébira a une dette de presque 239 milliards de dollars, plus de seize milliards d'entre eux étaient détenus par des établissements financiers et des particuliers ennissois, soit 6,87% de l'ensemble de la dette en circulation, cette dernière a annoncé [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354110#p354110]le gel et l'annulation du remboursement[/url] jusqu'à nouvel ordre. Cette décision est intervenue après que le gouvernement militaire provisoire d'Ennis a annoncé détenir des preuves solides du soutien des administrations lébiriennes au largage de sel sur le Thorval. Si dans l'absolu cela ne représente pas une menace sérieuse pour l'économie mondiale, ce sont bel et bien les conséquences et les suites de cette affaire qui pourraient être nettement plus dramatiques pour l'économie mondiale. Pour le ministre de l'économie et des finances, Børge Sveaas, le monde pourrait se trouver à la veille d'une profonde crise de confiance dans la dette souveraine de Lébira. Face au risque d'une perte de valeur des titres de dette émis par la Ligue, le ministre s'est dit navré de devoir alerter les entreprises jernlanders sur « les risques inhérents à des investissements sur des titres de dette émis par la Ligue de Lébira ou plus largement dans l'économie lébirienne, malgré le dynamisme de la première économie mondiale ».
En effet, pour le Statsråd si la croissance devrait encore être possiblement au rendez-vous en 2039, à plus long terme, les effets de la décision d'annulation de la dette détenue par les créanciers ennissois pourraient conduire à une perte de confiance en la fiabilité et la valeur réelle des bons du trésor émis par la Ligue de Lébira. A la suite des annonces du ministère de l'économie et des finances, plusieurs entreprises jernlanders ont annoncé vouloir réétudier leurs éventuels projets d'investissement dans la première économie mondiale. Ainsi, les industries pharmaceutiques et du textile par exemple ont été parmi les premières à déclarer vouloir prolonger la réflexions avant de se lancer à l'assaut du marché lébirien, et cela malgré les éventualités de rapprochement entre la Ligue de Lébira et le Jernland régulièrement évoquées ces derniers mois, y compris dans nos colonnes. « Même si le marché de la Ligue de Lébira est immense, il nous faut aujourd'hui sérieusement prendre en compte les derniers rebondissements dans le conflit qui oppose la Ligue à Ennis » estime notamment les représentants de la fédération des entrepreneurs. Cependant, ce sont bel et bien les établissements bancaires qui se montrent à présent les plus frileux à investir dans la thalassocratie céruléenne, alors même que les banques de Syracuzza semblaient ces derniers mois plutôt enclines à revoir à la baisse le volume de dette détenue actuellement - ce dernier atteint en effet [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353471#p353471]plus de 42% de l'ensemble de la dette lébirienne[/url], soit deux fois plus que pour le Commonwealth, selon les chiffres officiels fournis par les instituts d'évaluation des politiques publiques.
Face à ces secousses économiques et financières, les analystes jernlanders sont de plus en plus nombreux à recommander la plus grande prudence avant de se lancer à l'assaut des marchés lébiriens. Au Maritim Kreditt par exemple, les experts avertissent leurs clients des risques qu'ils encourent à prêter de l'argent à la Ligue de Lébira ou à réaliser des transactions avec des entreprises, liées de près ou de loin au gouvernement, dont la parole semble s'être considérablement affaiblit depuis quelques jours. « Certes, l'augmentation subite du ratio dette - produit intérieur brut de la République fédérale d'Ennis s'est nettement renforcé - plus de 15 points - cependant nous croyons fermement dans les capacité de l'économie du pays gaélique à encaisser cela. La Ligue de Lébira en revanche va se retrouver confrontée à un problème nettement plus délicat à résoudre, à savoir celui de retrouver de la crédibilité sur les marchés des dettes souveraines. Un Etat qui annule tout ou partie de sa dette pour des considérations diplomatiques s'expose à une très forte perte de confiance des investisseurs. En effet, si aujourd'hui c'est Ennis qui est concerné, comment ne pas exclure que ce soit demain le tour de la Santogne, du Gänsernberg, ou de l'Asriche qui tous détiennent des parts non négligeables de dette lébirienne ? » pointe le même analyste du Maritim Kreditt. Du côté des autres établissements financiers c'est le même son de cloche, alors même qu'il y a quelques mois, ils étaient nombreux à envisager se porter acquéreur de titres de dette. Les principaux économistes du Jernland voient d'ailleurs dans ces réactions « un réflexe assez compréhensible qui pourrait se propager à d'autres pans de l'économie et bien au delà du seul Jernland ».
Ainsi, selon les premières informations provenant des principales institutions financières du Gänsernberg, face aux risques pesant sur la dette détenue par des acteurs privés nationaux, plusieurs sources proches des établissements financiers évoquent un risque avéré de voir la dette lébirienne détenue par l'étranger être vendue à bas prix, afin notamment de limiter les pertes potentielles en cas de dégradation de la valeur de la dette lébirienne. Il ne serait donc plus totalement impossible que les spéculateurs s'en prennent à la dette souveraine en pariant à la baisse sur sa valeur, voir sur des taux d'intérêts en forte hausse pour compenser une éventuelle annulation ultérieure. Quoi qu'il en soit, le confiance des investisseurs commence à faiblir et rien ne permet de dire à ce stade que nous ne soyons pas au devant d'un dangereux engrenage qui risquerait de déstabiliser économiquement la première puissance mondiale en renchérissant le coût de son financement sur les marchés financiers et auprès des acteurs institutionnels étrangers. Ce qui déterminera vraisemblablement la suite de toute cette affaire, c'est la réaction qu'adopteront les établissements bancaires syracuzziens, au premier rang desquels l'UBS. Au Jernland en tout cas, les premiers indicateurs recueillis ne sont guère optimistes sur l'issue de cet affrontement qui s'il était uniquement diplomatique au début, s'étend progressivement à l'économie et pourrait contaminer toute la planète.
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Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/20/rtsx.png[/img]
17. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]En Alilée, la victoire de Lino Chefalla pourrait rebattre les cartes[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/30/danb.jpg[/img][/center]
Le candidat libéral Lino Chefalla [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354250#p354250]a remporté d'une courte tête les élections présidentielles en Alilée[/url]. Avec 51,08% des suffrages exprimés, il a gagné face à Giustina Taravella, représentante de Nazione&Liberta, formation de tendance plutôt nationale. Si cette petite victoire a été perçue comme un événement majeur dans la politique lébirienne, au point d'enthousiasmer les politologues céruléens, cette élection constitue en elle-même déjà une véritable surprise, notamment par l'élimination dès le premier tour du président sortant, le populiste Alessandro Delando. Ce dernier, arrivé en quatrième position, ne récoltant moins d'un suffrage sur six, était un soutien majeur pour le président Luciano Vesperto qui dirige la Ligue de Lébira depuis Cartagina. De manière générale, l'élection de Lino Chefalla représente donc un profond bouleversement au niveau national, puisqu'il est, tout comme le président nazalien Lino di Melaccis, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349543#p349543]partisan d'une détente[/url] puis d'un rapprochement avec la Communauté des nations Dytoliennes. Cette victoire met donc le gouvernement national sous pression, alors qu'il s'est engagé dans un affrontement verbal, diplomatique et économique avec la République fédérale d'Ennis - la Ligue de Lébira, après avoir fermé les yeux sur des opérations de largage de sel sur le Royaume de Thorval, a décidé de suspendre tout remboursement de la dette actuellement détenue par des ennissois - qui risquerait d'avoir des conséquences sur son économie, et a minima entame sérieusement la confiance que les investisseurs internationaux pouvaient placer dans la capacités de remboursement de la Ligue.
Malgré les accusations de la candidate nationaliste malheureuse Giustina Taravella, qui a fustigé les médias en les accusant d'avoir manipulé le scrutin, mettant en exergue les risques migratoires pesant sur l'Alilée, et faisant ainsi le jeu du discours très ferme de Lino Chefalla qui a promis de renvoyer chez eux les Amarantins en cas de victoire, les politologues voient dans ce rebondissement électoral une rupture profonde avec la tendance à porter au pouvoir des candidats populistes. Au Jernland, où l'élection n'a pas fait l'objet d'un suivi populaire très intense - le système politique de la Ligue de Lébira étant parfois trop peu compréhensible avec ses multiples présidents, sénats, assemblées et gouvernements - on se réjouit cependant de la victoire d'un candidat en apparence plus mesuré et moins disposé à soutenir la ligne très inflexible du président Luciano Vesperto. Pour le politologue Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, « l'élection de Lino Chefalla peut incarner une inflexion dans l'attitude diplomatique générale de la Ligue de Lébira, même s'il ne faut pas s'attendre à une révolution en profondeur pour l'instant. Mais elle représente évidemment un événement intéressant du point de vue de la Communauté des Nations Dytoliennes. On compte en effet à présent deux présidents régionaux sur quatre qui appellent à des discussions entre la CND et la Ligue en vue de partenariats approfondis, notamment dans le cadre du Forum pour la coopération économique ». Du côté du Statsråd, personne n'a pour l'instant encore voulu prendre l'initiative de commenter cette élection, préférant se montrer prudent en attendant la réunion des présidents lébiriens prévue début octobre à Dovernico. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, a cependant indiqué suivre avec intérêt les discussions politiques internes à la Ligue et espérer que « la ligne raisonnable puisse s'imposer pour permettre enfin un dialogue serein et apaisé entre la Communauté des Nations Dytoliennes et la Ligue de Lébira autour, dans un premier temps du moins, des enjeux douaniers et économiques ».
Au delà des changements qui pourraient intervenir avec le retour en grâce des partis et candidats traditionnels, c'est bien l'ensemble des relations dytoliennes qui pourraient entamer une mue. « Des mouvements de plaques tectoniques majeures sont en cours en Dytolie, avec notamment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354247#p354247]l'hypothèse d'une victoire du candidat républicain ennissois, Máedoc Ó Ciaragáin[/url], et l'alignement des planètes dans les régions lébiriennes, où dorénavant les partisans d'un dialogue économique avec la CND sont mieux représentés » selon Godtfred Amundsen. Ce dernier estime toutefois que tout dépendra de la capcité qu'auront Lino Chefalla, fraîchement élu et donc très légitime avec un fort capital politique à faire valoir, et Lino di Melaccis, partisan historique d'un rapprochement avec le forum pour la coopération économique, à convaincre leur homologue illythe, Giobbe Marzalla, de se joindre à eux pour orienter la diplomatie lébirienne en ce sens. Particulièrement lucide néanmoins, il a également confié que « les choses sont loin d'être faites, puisqu'il faudrait encore une victoire des républicains ennissois et que l'Illythie s'aligne sur les positions des deux autres régions - on imagine tout à fait la présidence arovaque se montrer plus prudente et rétive éventuellement à cette perspective. Mais jamais la situation n'a été aussi favorable et si l'occasion venait à être manquée, il faudra peut-être attendre plusieurs années, voire décennies avant d'avoir à nouveau des conditions aussi favorables ». D'autant plus que jusqu'à présent, le Statsråd continue de regarder avec suspicion les agissements de la Ligue de Lébira. Il faut bien reconnaître que jusqu'ici les actions de Cartagina ont toujours été dans le sens d'une escalade de la violence et d'une opposition très frontale à la Communauté des Nations Dytoliennes, que ce soit dans le dossier du Hohengraff, des relations en mer de Cérulée ou récemment l'incapacité des autorités politiques à contrôler les administrations qui ont laissé décoller plusieurs appareils avec à leur bord 450 tonnes de sel, en parfaite connaissance de cause (hrp : informations transmises par le maître du jeu).
Quoi qu'il en soit et indépendamment de l'issue des discussions qui viendront potentiellement pour que la Ligue de Lébira bénéficie de tarifs plus avantageux qu'aujourd'hui en matière de commerce avec les Etats-membres de la Communautés des Nations Dytoliennes - il s'agit du plus important marché économique mondial avec plus de 350 milliards de dollars de produit intérieur brut cumulé - le gouvernement entend bien [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354251#p354251]mettre le sujet des taxes à l'import minimales à l'ordre du jour[/url] du prochain sommet des Etats-membres qui devrait se tenir dans plusieurs semaines. Børgen Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, plaide en tout cas très fortement en ce sens et cette victoire du candidat libéral pourrait donner de l'eau à son moulin, alors que des rapprochements avec la Ligue avaient [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351976#p351976]déjà été évoqués dans nos colonnes[/url].
17. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]En Alilée, la victoire de Lino Chefalla pourrait rebattre les cartes[/center][hr][/hr]
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Le candidat libéral Lino Chefalla [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354250#p354250]a remporté d'une courte tête les élections présidentielles en Alilée[/url]. Avec 51,08% des suffrages exprimés, il a gagné face à Giustina Taravella, représentante de Nazione&Liberta, formation de tendance plutôt nationale. Si cette petite victoire a été perçue comme un événement majeur dans la politique lébirienne, au point d'enthousiasmer les politologues céruléens, cette élection constitue en elle-même déjà une véritable surprise, notamment par l'élimination dès le premier tour du président sortant, le populiste Alessandro Delando. Ce dernier, arrivé en quatrième position, ne récoltant moins d'un suffrage sur six, était un soutien majeur pour le président Luciano Vesperto qui dirige la Ligue de Lébira depuis Cartagina. De manière générale, l'élection de Lino Chefalla représente donc un profond bouleversement au niveau national, puisqu'il est, tout comme le président nazalien Lino di Melaccis, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349543#p349543]partisan d'une détente[/url] puis d'un rapprochement avec la Communauté des nations Dytoliennes. Cette victoire met donc le gouvernement national sous pression, alors qu'il s'est engagé dans un affrontement verbal, diplomatique et économique avec la République fédérale d'Ennis - la Ligue de Lébira, après avoir fermé les yeux sur des opérations de largage de sel sur le Royaume de Thorval, a décidé de suspendre tout remboursement de la dette actuellement détenue par des ennissois - qui risquerait d'avoir des conséquences sur son économie, et a minima entame sérieusement la confiance que les investisseurs internationaux pouvaient placer dans la capacités de remboursement de la Ligue.
Malgré les accusations de la candidate nationaliste malheureuse Giustina Taravella, qui a fustigé les médias en les accusant d'avoir manipulé le scrutin, mettant en exergue les risques migratoires pesant sur l'Alilée, et faisant ainsi le jeu du discours très ferme de Lino Chefalla qui a promis de renvoyer chez eux les Amarantins en cas de victoire, les politologues voient dans ce rebondissement électoral une rupture profonde avec la tendance à porter au pouvoir des candidats populistes. Au Jernland, où l'élection n'a pas fait l'objet d'un suivi populaire très intense - le système politique de la Ligue de Lébira étant parfois trop peu compréhensible avec ses multiples présidents, sénats, assemblées et gouvernements - on se réjouit cependant de la victoire d'un candidat en apparence plus mesuré et moins disposé à soutenir la ligne très inflexible du président Luciano Vesperto. Pour le politologue Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, « l'élection de Lino Chefalla peut incarner une inflexion dans l'attitude diplomatique générale de la Ligue de Lébira, même s'il ne faut pas s'attendre à une révolution en profondeur pour l'instant. Mais elle représente évidemment un événement intéressant du point de vue de la Communauté des Nations Dytoliennes. On compte en effet à présent deux présidents régionaux sur quatre qui appellent à des discussions entre la CND et la Ligue en vue de partenariats approfondis, notamment dans le cadre du Forum pour la coopération économique ». Du côté du Statsråd, personne n'a pour l'instant encore voulu prendre l'initiative de commenter cette élection, préférant se montrer prudent en attendant la réunion des présidents lébiriens prévue début octobre à Dovernico. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, a cependant indiqué suivre avec intérêt les discussions politiques internes à la Ligue et espérer que « la ligne raisonnable puisse s'imposer pour permettre enfin un dialogue serein et apaisé entre la Communauté des Nations Dytoliennes et la Ligue de Lébira autour, dans un premier temps du moins, des enjeux douaniers et économiques ».
Au delà des changements qui pourraient intervenir avec le retour en grâce des partis et candidats traditionnels, c'est bien l'ensemble des relations dytoliennes qui pourraient entamer une mue. « Des mouvements de plaques tectoniques majeures sont en cours en Dytolie, avec notamment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354247#p354247]l'hypothèse d'une victoire du candidat républicain ennissois, Máedoc Ó Ciaragáin[/url], et l'alignement des planètes dans les régions lébiriennes, où dorénavant les partisans d'un dialogue économique avec la CND sont mieux représentés » selon Godtfred Amundsen. Ce dernier estime toutefois que tout dépendra de la capcité qu'auront Lino Chefalla, fraîchement élu et donc très légitime avec un fort capital politique à faire valoir, et Lino di Melaccis, partisan historique d'un rapprochement avec le forum pour la coopération économique, à convaincre leur homologue illythe, Giobbe Marzalla, de se joindre à eux pour orienter la diplomatie lébirienne en ce sens. Particulièrement lucide néanmoins, il a également confié que « les choses sont loin d'être faites, puisqu'il faudrait encore une victoire des républicains ennissois et que l'Illythie s'aligne sur les positions des deux autres régions - on imagine tout à fait la présidence arovaque se montrer plus prudente et rétive éventuellement à cette perspective. Mais jamais la situation n'a été aussi favorable et si l'occasion venait à être manquée, il faudra peut-être attendre plusieurs années, voire décennies avant d'avoir à nouveau des conditions aussi favorables ». D'autant plus que jusqu'à présent, le Statsråd continue de regarder avec suspicion les agissements de la Ligue de Lébira. Il faut bien reconnaître que jusqu'ici les actions de Cartagina ont toujours été dans le sens d'une escalade de la violence et d'une opposition très frontale à la Communauté des Nations Dytoliennes, que ce soit dans le dossier du Hohengraff, des relations en mer de Cérulée ou récemment l'incapacité des autorités politiques à contrôler les administrations qui ont laissé décoller plusieurs appareils avec à leur bord 450 tonnes de sel, en parfaite connaissance de cause (hrp : informations transmises par le maître du jeu).
Quoi qu'il en soit et indépendamment de l'issue des discussions qui viendront potentiellement pour que la Ligue de Lébira bénéficie de tarifs plus avantageux qu'aujourd'hui en matière de commerce avec les Etats-membres de la Communautés des Nations Dytoliennes - il s'agit du plus important marché économique mondial avec plus de 350 milliards de dollars de produit intérieur brut cumulé - le gouvernement entend bien [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354251#p354251]mettre le sujet des taxes à l'import minimales à l'ordre du jour[/url] du prochain sommet des Etats-membres qui devrait se tenir dans plusieurs semaines. Børgen Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, plaide en tout cas très fortement en ce sens et cette victoire du candidat libéral pourrait donner de l'eau à son moulin, alors que des rapprochements avec la Ligue avaient [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351976#p351976]déjà été évoqués dans nos colonnes[/url].
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Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/20/rtsx.png[/img]
30. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]L'investissement des entreprises pourra être défiscalisé[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/31/9ric.jpg[/img][/center]
Le Statsråd n'en finit plus de faire preuve d'inventivité pour doper l'attractivité du Jernland, pour encourager l'investissement des entreprises de moins de cinq mille salariés, mais également pour inciter les particuliers à investir dans les petites et moyennes entreprises. Engagé dans une âpre bataille pour faire du pays l'un des plus attractif pour les investisseurs étrangers, le gouvernement a choisi de marquer un grand coup avec un projet de loi de finances pour 2040 particulièrement agressif vis-à-vis de l'étranger. Alors que le taux moyen d'imposition des entreprises est d'environ 20% au Jernland - certes très loin des 3,8% ennissois mais dont l'Etat finance très faiblement les services publics et les infrastructures, laissant le secteur privé prendre cela à sa charge ; il reste cela dit plutôt dans la moyenne des Etats de la Communautés des Nations Dytoliennes, puisqu'en Santogne le taux d'imposition des entreprises varie entre 20% et 25%, tandis que le Royaume des Iles Lorthon a récemment abaissé ce taux de 22% à 19%. Si le ministère de l'économie et des finances a concédé à plusieurs reprises réfléchir à un abaissement progressif pour porter ce taux autour de 15%, le budget pour l'année prochaine ne prévoit aucune mesure allant en ce sens, malgré l'appel des représentants des employeurs à alléger la pression fiscale qui pèse sur les sociétés.
Pour autant, pour dynamiser l'attractivité du pays et attirer de nouveaux investissements, tout en incitant les entreprises déjà présentes à augmenter le volume des montants investis, le Statsråd appliquera dès l'année prochaine une défiscalisation sur les investissements des petites et moyennes entreprises, et des entreprises de taille intermédiaire, c'est-à-dire celles qui comptent moins de cinq mille salariés. Ainsi, les entreprises éligibles pourront bénéficier d'une exonération fiscale complète sur les bénéfices réinvestis, dans la limite de 75 millions de dalers, puis une défiscalisation progressive sera appliquée aux 75 millions de dalers supplémentaires éventuellement investis. Ainsi, une entreprise pourra potentiellement réduire son impôt sur les sociétés pour un investissement de 150 millions de dalers (ndlr. cent millions de dollars). Pour beaucoup, il s'agit d'une première étape que souhaite franchir le gouvernement avant de réduire directement le taux de prélèvement appliqué actuellement aux entreprises au travers de l'impôt sur les sociétés.
Pourtant du côté du ministère de l'économie et des finances on se défend de l'accusation d'avancer masqué en préparant l'allègement de l'imposition des entreprises. Ainsi, pour Børge Sveaas, estime « cette accusation infondée au regard des politiques que mène ce gouvernement depuis bientôt trois ans, à savoir œuvrer en faveur de la compétitivité prix et qualité du Jernland sans pour autant faire peser exclusivement sur les ménages le coût des politiques publiques ». Il en a également profité pour redire que l'objectif qui a été fixé par le président du Statsråd au ministère de l'économie et des finances est de réduire le poids des dépenses publiques dans le produit intérieur brut - ce dernier atteint actuellement 55% du PIB - pour le ramener à 48% de la richesse nationale d'ici 2045. « En soit, il ne s'agit pas d'un effort impossible à atteindre, surtout dans un contexte de forte croissance économique, mais il nous contraint à faire des choix et à contenir quelque peu le volume d'augmentation de la dépense publique ». En effet, avec une progression mathématique en raison de la croissance forte - elle était de plus de 13% en 2038 et pourrait même faire plus que doubler cette année - le budget de l'Etat fait la part belle aux programmes sociaux, mais également aux dégrèvements et allègements d'impôts, afin de doper encore davantage l'activité des professionnels.
Le budget pour 2040 prévoit d'ailleurs également des dispositifs mobilisables par les particuliers qui souhaiteraient alléger le montant de leur impôt sur le revenu. Ainsi, les investissements réalisés dans les petites et moyennes entreprises pourront donner lieu à une réduction pouvant représenter deux tiers de la somme investie, dans la limite de 350 dalers, soit l'équivalent de 230 dollars. A titre d'exemple, un Jernlander investissant 500 dalers dans une entreprise et payant 500 dalers d'impôt sur le revenu pourra bénéficier d'un crédit d'impôt équivalent à 330 dalers et ne devrait alors s'acquitter que de 20 dalers d'impôt sur le revenu. Le gouvernement compte cependant fixer des conditions à ces crédits en les conditionnant à la détention pendant au moins cinq ans des actions de la petite et moyenne entreprise. Un investisseur dans une PME jernlander devra donc patienter jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant son investissement pour pouvoir revendre ensuite ses parts dans l'entreprise sans devoir s'acquitter de la taxe sur les plus-values de cession. Selon les prévisions du ministère, cette mesure devrait contribuer à doper l'investissement dans les entreprises de taille moyenne, qui rencontrent davantage de difficultés que les grands groupes pour trouver des investisseurs, faute de rentabilité immédiate des actions et des titres de propriété. En mettant en place ces deux dispositifs, le gouvernement entend renforcer le volume des investissements annuels, en incitant les petits épargnants à se tourner vers le financement de l'économie - les taux d'intérêt bancaires restant relativement modérés - et en attirant des entreprises étrangères au Jernland pour y implanter des usines et y réaliser des investissements conséquents, les grandes entreprises bénéficiant déjà assez largement du [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352684#p352684]innovasjon skattkreditt (ndlr. crédit d'impôt innovation[/url] et qui contribue à faire du pays l'un des plus dynamiques au monde en matière d'installation de centres de recherches et développement.
30. september 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]L'investissement des entreprises pourra être défiscalisé[/center][hr][/hr]
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Le Statsråd n'en finit plus de faire preuve d'inventivité pour doper l'attractivité du Jernland, pour encourager l'investissement des entreprises de moins de cinq mille salariés, mais également pour inciter les particuliers à investir dans les petites et moyennes entreprises. Engagé dans une âpre bataille pour faire du pays l'un des plus attractif pour les investisseurs étrangers, le gouvernement a choisi de marquer un grand coup avec un projet de loi de finances pour 2040 particulièrement agressif vis-à-vis de l'étranger. Alors que le taux moyen d'imposition des entreprises est d'environ 20% au Jernland - certes très loin des 3,8% ennissois mais dont l'Etat finance très faiblement les services publics et les infrastructures, laissant le secteur privé prendre cela à sa charge ; il reste cela dit plutôt dans la moyenne des Etats de la Communautés des Nations Dytoliennes, puisqu'en Santogne le taux d'imposition des entreprises varie entre 20% et 25%, tandis que le Royaume des Iles Lorthon a récemment abaissé ce taux de 22% à 19%. Si le ministère de l'économie et des finances a concédé à plusieurs reprises réfléchir à un abaissement progressif pour porter ce taux autour de 15%, le budget pour l'année prochaine ne prévoit aucune mesure allant en ce sens, malgré l'appel des représentants des employeurs à alléger la pression fiscale qui pèse sur les sociétés.
Pour autant, pour dynamiser l'attractivité du pays et attirer de nouveaux investissements, tout en incitant les entreprises déjà présentes à augmenter le volume des montants investis, le Statsråd appliquera dès l'année prochaine une défiscalisation sur les investissements des petites et moyennes entreprises, et des entreprises de taille intermédiaire, c'est-à-dire celles qui comptent moins de cinq mille salariés. Ainsi, les entreprises éligibles pourront bénéficier d'une exonération fiscale complète sur les bénéfices réinvestis, dans la limite de 75 millions de dalers, puis une défiscalisation progressive sera appliquée aux 75 millions de dalers supplémentaires éventuellement investis. Ainsi, une entreprise pourra potentiellement réduire son impôt sur les sociétés pour un investissement de 150 millions de dalers (ndlr. cent millions de dollars). Pour beaucoup, il s'agit d'une première étape que souhaite franchir le gouvernement avant de réduire directement le taux de prélèvement appliqué actuellement aux entreprises au travers de l'impôt sur les sociétés.
Pourtant du côté du ministère de l'économie et des finances on se défend de l'accusation d'avancer masqué en préparant l'allègement de l'imposition des entreprises. Ainsi, pour Børge Sveaas, estime « cette accusation infondée au regard des politiques que mène ce gouvernement depuis bientôt trois ans, à savoir œuvrer en faveur de la compétitivité prix et qualité du Jernland sans pour autant faire peser exclusivement sur les ménages le coût des politiques publiques ». Il en a également profité pour redire que l'objectif qui a été fixé par le président du Statsråd au ministère de l'économie et des finances est de réduire le poids des dépenses publiques dans le produit intérieur brut - ce dernier atteint actuellement 55% du PIB - pour le ramener à 48% de la richesse nationale d'ici 2045. « En soit, il ne s'agit pas d'un effort impossible à atteindre, surtout dans un contexte de forte croissance économique, mais il nous contraint à faire des choix et à contenir quelque peu le volume d'augmentation de la dépense publique ». En effet, avec une progression mathématique en raison de la croissance forte - elle était de plus de 13% en 2038 et pourrait même faire plus que doubler cette année - le budget de l'Etat fait la part belle aux programmes sociaux, mais également aux dégrèvements et allègements d'impôts, afin de doper encore davantage l'activité des professionnels.
Le budget pour 2040 prévoit d'ailleurs également des dispositifs mobilisables par les particuliers qui souhaiteraient alléger le montant de leur impôt sur le revenu. Ainsi, les investissements réalisés dans les petites et moyennes entreprises pourront donner lieu à une réduction pouvant représenter deux tiers de la somme investie, dans la limite de 350 dalers, soit l'équivalent de 230 dollars. A titre d'exemple, un Jernlander investissant 500 dalers dans une entreprise et payant 500 dalers d'impôt sur le revenu pourra bénéficier d'un crédit d'impôt équivalent à 330 dalers et ne devrait alors s'acquitter que de 20 dalers d'impôt sur le revenu. Le gouvernement compte cependant fixer des conditions à ces crédits en les conditionnant à la détention pendant au moins cinq ans des actions de la petite et moyenne entreprise. Un investisseur dans une PME jernlander devra donc patienter jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant son investissement pour pouvoir revendre ensuite ses parts dans l'entreprise sans devoir s'acquitter de la taxe sur les plus-values de cession. Selon les prévisions du ministère, cette mesure devrait contribuer à doper l'investissement dans les entreprises de taille moyenne, qui rencontrent davantage de difficultés que les grands groupes pour trouver des investisseurs, faute de rentabilité immédiate des actions et des titres de propriété. En mettant en place ces deux dispositifs, le gouvernement entend renforcer le volume des investissements annuels, en incitant les petits épargnants à se tourner vers le financement de l'économie - les taux d'intérêt bancaires restant relativement modérés - et en attirant des entreprises étrangères au Jernland pour y implanter des usines et y réaliser des investissements conséquents, les grandes entreprises bénéficiant déjà assez largement du [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352684#p352684]innovasjon skattkreditt (ndlr. crédit d'impôt innovation[/url] et qui contribue à faire du pays l'un des plus dynamiques au monde en matière d'installation de centres de recherches et développement.
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Galaad
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05. november 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Le Jernland n'interférera pas dans les élections hohengrafoises[/center][hr][/hr]
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[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355063#p355063]A moins de deux semaines des élections législatives au Hohengraf[/url], la Demokratische Bürgerunion (ndlr. Union démocratique citoyenne, indépendantisme) semble assurer de finir en tête des suffrages, tant les enquêtes d'opinion lui sont favorables. Pourtant, créditée de 41% des intentions de vote, elle ne devrait pas être en mesure de gouverner seule la région qui a acquis son indépendance sur le Valaryan d'abord, puis sur le Royaume matriarcale du Gänsernberg ensuite, à chaque fois par la force des armes, tant l'un et l'autre se ressemblaient finalement dans leur souhait de mettre le Hohengraf en coupe réglée et sous tutelle, lui déniant toute possibilité de s'autodéterminer et de s'administrer indépendamment. Pourtant, en l'état actuel des enquêtes d'opinion, la Partei für die Töttern Union (ndlr. Union des partis tötterns) et la Radikale Monarchistische Partei (ndlr. Parti monarchiste radical) devraient parvenir à réaliser des résultats suffisants pour compromettre la formation d'un gouvernement majoritaire, obligeant les électeurs à retourner aux urnes, ou à voir émerger des coalitions improbables. Pour Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, « le scénario d'une victoire du camp rattachiste au Gänsernberg s'est éloigné parce que les habitants du Hohengraf commencent à goûter enfin le plaisir de l'indépendance et de pouvoir se gouvernement par eux-mêmes et surtout pour eux-mêmes ».
Pourtant, un blocage au parlement pour construire une majorité pourrait bien relancer le débat sur le bien-fondé d'une souveraineté chèrement acquise sur ses voisins tötterns qui n'ont eu de cesse dans l'histoire récente de vouloir imposer leur joug sur la province hohengrafoise. Une coalition entre les partis tötterns et le parti monarchiste n'est cependant pas à exclure, puisque leur rhétorique autour du monarchisme les a naturellement poussé l'un vers l'autre. Ce scénario est néanmoins loin d'être acquis naturellement, puisque des divergences profondes continuent d'exister et une ligne de fracture profonde pourrait ainsi compromettre la signature d'un accord de coalition en cas de majorité de ces deux mouvements. « Il faut quand même se souvenir d'un point central qui permet de mieux analyser cette probabilité ; à savoir que l'union des partis tötterns s'est construit autour d'un rapprochement avec la monarchie matriarcale gänsernbergeoise, dans laquelle la place des hommes en politique est quand même très restreinte. Pour une formation comme le parti monarchiste radical, souvent classé à l'extrême-droite dans un pays encore très patriarcal, (hrp : puisque le Hohengraf est censé être une petite Bavière selon l'encyclopédie du Valaryan) une alliance de cette nature ne coule pas de source et de potentielles négociations pourraient être très délicates ».
C'est justement face à la peur d'un blocage institutionnel que la Demokratische Bürgerunion se pose en voix de recours pour sauver le processus d'indépendance, sans pour autant s'en prendre frontalement aux électeurs déclarés des autres mouvements. Pendant les semaines de campagne, elle a mis en avant la qualité de son projet politique qui repose avant tout sur une intégration régionale poussée, sans exclure aucun partenaire. En effet, consciente que le Gänsernberg représente toujours un recours souhaitable pour une part non-négligeable de la population, bien qu'en cours d'essoufflement, les candidats de l'Union démocratique citoyenne ont rappelé les liens qui unissent naturellement les peuples töttern, mais que ces liens n'excluent aucunement la souveraineté de plusieurs Etats. Pour Josef Sträubl, candidat sur la liste de la DBU dans la circonscription frontalière au royaume matriarcal, l'amitié entre les Tötterns ne doit pas signifier nécessairement une union étatique. « Nous n'avons que trop bien vu l'échec de l'empire töttern et au sein de la Demokratische Bürgerunion nous promouvons une voix qui est celle du dialogue et de la coopération entre les populations de langue töttern, mais au sein de plusieurs Etats indépendants et souverains », ajoutant par ailleurs que [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352952#p352952]la papauté a d'ailleurs rappelé l'illégitimité de la dynastie Rosenkönigin à prétendre au trône du Saint-Empire[/url], du fait de son renoncement à la foi catholique et apostolique. Alors que pour de nombreux électeurs chrétiens cette abjuration pourrait constituer un frein très fort à voir s'unir un potentiel royaume du Hohengraf avec le Royaume du Gänsernberg en voie de paganisation, c'est surtout la fin d'une prétention au trône impérial qui sape l'argument des rattachistes gänsernbergeois. Pour ne pas détourner les potentiels électeurs de l'Union des partis tötterns, l'Union démocratique citoyenne a cependant rappelé qu'une « coopération politique, économique et culturelle avec le Gänserberg est bien à son agenda de réformes et qu'il ne s'agit pas de couper les ponts centenaires qui unissent les Töttern », en espérant convaincre quelques indécis de finalement porter leur choix sur la DBU.
Dans le même temps l'Union démocratique citoyenne a tablé sur le sérieux de son programme de redressement économique pour tenter de convaincre les électeurs indécis, pas nécessairement si attachés à la dialectique souverainiste ou identitaire, mais bien conscients de ce qu'ils ont perdu au cours des dix-huit mois écoulés et où les conflits ont forcément fait des dégâts sur le pouvoir d'achat, les capacités productives ou encore le système de santé. Ainsi, pour le professeur Godtfred Amundsen, les premiers effets économiques notables de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350670#p350670]l'ouverture des marchés de la Communauté des Nations Dytoliennes[/url] se font déjà sentir et si des partenariats avec la sphère töttern sont essentiels, le Hohengraf ne devrait pas se détourner du reste du continent, et donc de la Communauté des Nations Dytoliennes qui représente le principal espace économique mondial, mais aussi le plus dynamique. Pour de nombreux experts des relations internationales et des sciences politiques, il s'agit là de la force de la Demokratische Bürgerunion que d'être au centre de l'échiquier dytolien et à mi-chemin entre l'espace töttern et à mi-chemin avec le reste du continent.
Toute le rhétorique de la Demokratische Bürgerunion se tourne à présent également vers les indécis pour les convaincre de choisir finalement son programme et de lui donner une chance de former une majorité au Parlement et ainsi de gouverner pour le bien et la reconstruction du Hohengraf et de ses habitants. « Il pourrait bien s'agir d'ailleurs d'un choix intéressant, connaissant la répulsion des populations tötterns pour l'instabilité politique, de miser sur le vote utile et de mettre en avant que la Demokratische Bürgerunion est la seule formation en mesure de former un gouvernement capable de gouverner pendant les années à venir, sans être otage des concessions que devront nécessairement réaliser les autres formations politiques, avec le risque de décevoir fortement et donc de ne pas aller au bout de la législature » estime Godtfred Amundsen. C'est d'ailleurs le message largement retransmis par Radio Freiheit ces dernières semaines, et qui devrait s'intensifier dans la dernière ligne droite avant le scrutin, pour convaincre les électeurs de faire le choix le plus raisonnable compte-tenu du paganisme gänsernbergeois, l'instabilité d'une coalition d'extrême-droite et le pragmatisme et l'ambition du projet économique de la Demokratische Bürgerunion.
Du côté jernlander, le Statsråd, par le voix de Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, a annoncé qu'il n’interférerait pas dans le processus électoral hohengrafois, appelant l'ensemble de ses partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes, mais également le Royaume de Gänsernberg a en faire autant, « pour laisser les Hohengrafois faire leur propre choix pour le Hohengraf ». Même s'il espère « à titre purement personnel » un succès de la Demokratische Bürgerunion - « parce qu'elle facilitera évidemment les coopérations tant avec le Royaume de Gänsernberg et la Communauté des Nations Dytoliennes, avec le Jernland en première ligne » - Kristoffer Østgård a redit que son ministère ferait tous les efforts nécessaires pour travailler avec le gouvernement légitime que se seront choisi les électeurs, « dans le mesure du possible ».
05. november 2039 utgave[/center]
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[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355063#p355063]A moins de deux semaines des élections législatives au Hohengraf[/url], la Demokratische Bürgerunion (ndlr. Union démocratique citoyenne, indépendantisme) semble assurer de finir en tête des suffrages, tant les enquêtes d'opinion lui sont favorables. Pourtant, créditée de 41% des intentions de vote, elle ne devrait pas être en mesure de gouverner seule la région qui a acquis son indépendance sur le Valaryan d'abord, puis sur le Royaume matriarcale du Gänsernberg ensuite, à chaque fois par la force des armes, tant l'un et l'autre se ressemblaient finalement dans leur souhait de mettre le Hohengraf en coupe réglée et sous tutelle, lui déniant toute possibilité de s'autodéterminer et de s'administrer indépendamment. Pourtant, en l'état actuel des enquêtes d'opinion, la Partei für die Töttern Union (ndlr. Union des partis tötterns) et la Radikale Monarchistische Partei (ndlr. Parti monarchiste radical) devraient parvenir à réaliser des résultats suffisants pour compromettre la formation d'un gouvernement majoritaire, obligeant les électeurs à retourner aux urnes, ou à voir émerger des coalitions improbables. Pour Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, « le scénario d'une victoire du camp rattachiste au Gänsernberg s'est éloigné parce que les habitants du Hohengraf commencent à goûter enfin le plaisir de l'indépendance et de pouvoir se gouvernement par eux-mêmes et surtout pour eux-mêmes ».
Pourtant, un blocage au parlement pour construire une majorité pourrait bien relancer le débat sur le bien-fondé d'une souveraineté chèrement acquise sur ses voisins tötterns qui n'ont eu de cesse dans l'histoire récente de vouloir imposer leur joug sur la province hohengrafoise. Une coalition entre les partis tötterns et le parti monarchiste n'est cependant pas à exclure, puisque leur rhétorique autour du monarchisme les a naturellement poussé l'un vers l'autre. Ce scénario est néanmoins loin d'être acquis naturellement, puisque des divergences profondes continuent d'exister et une ligne de fracture profonde pourrait ainsi compromettre la signature d'un accord de coalition en cas de majorité de ces deux mouvements. « Il faut quand même se souvenir d'un point central qui permet de mieux analyser cette probabilité ; à savoir que l'union des partis tötterns s'est construit autour d'un rapprochement avec la monarchie matriarcale gänsernbergeoise, dans laquelle la place des hommes en politique est quand même très restreinte. Pour une formation comme le parti monarchiste radical, souvent classé à l'extrême-droite dans un pays encore très patriarcal, (hrp : puisque le Hohengraf est censé être une petite Bavière selon l'encyclopédie du Valaryan) une alliance de cette nature ne coule pas de source et de potentielles négociations pourraient être très délicates ».
C'est justement face à la peur d'un blocage institutionnel que la Demokratische Bürgerunion se pose en voix de recours pour sauver le processus d'indépendance, sans pour autant s'en prendre frontalement aux électeurs déclarés des autres mouvements. Pendant les semaines de campagne, elle a mis en avant la qualité de son projet politique qui repose avant tout sur une intégration régionale poussée, sans exclure aucun partenaire. En effet, consciente que le Gänsernberg représente toujours un recours souhaitable pour une part non-négligeable de la population, bien qu'en cours d'essoufflement, les candidats de l'Union démocratique citoyenne ont rappelé les liens qui unissent naturellement les peuples töttern, mais que ces liens n'excluent aucunement la souveraineté de plusieurs Etats. Pour Josef Sträubl, candidat sur la liste de la DBU dans la circonscription frontalière au royaume matriarcal, l'amitié entre les Tötterns ne doit pas signifier nécessairement une union étatique. « Nous n'avons que trop bien vu l'échec de l'empire töttern et au sein de la Demokratische Bürgerunion nous promouvons une voix qui est celle du dialogue et de la coopération entre les populations de langue töttern, mais au sein de plusieurs Etats indépendants et souverains », ajoutant par ailleurs que [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352952#p352952]la papauté a d'ailleurs rappelé l'illégitimité de la dynastie Rosenkönigin à prétendre au trône du Saint-Empire[/url], du fait de son renoncement à la foi catholique et apostolique. Alors que pour de nombreux électeurs chrétiens cette abjuration pourrait constituer un frein très fort à voir s'unir un potentiel royaume du Hohengraf avec le Royaume du Gänsernberg en voie de paganisation, c'est surtout la fin d'une prétention au trône impérial qui sape l'argument des rattachistes gänsernbergeois. Pour ne pas détourner les potentiels électeurs de l'Union des partis tötterns, l'Union démocratique citoyenne a cependant rappelé qu'une « coopération politique, économique et culturelle avec le Gänserberg est bien à son agenda de réformes et qu'il ne s'agit pas de couper les ponts centenaires qui unissent les Töttern », en espérant convaincre quelques indécis de finalement porter leur choix sur la DBU.
Dans le même temps l'Union démocratique citoyenne a tablé sur le sérieux de son programme de redressement économique pour tenter de convaincre les électeurs indécis, pas nécessairement si attachés à la dialectique souverainiste ou identitaire, mais bien conscients de ce qu'ils ont perdu au cours des dix-huit mois écoulés et où les conflits ont forcément fait des dégâts sur le pouvoir d'achat, les capacités productives ou encore le système de santé. Ainsi, pour le professeur Godtfred Amundsen, les premiers effets économiques notables de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350670#p350670]l'ouverture des marchés de la Communauté des Nations Dytoliennes[/url] se font déjà sentir et si des partenariats avec la sphère töttern sont essentiels, le Hohengraf ne devrait pas se détourner du reste du continent, et donc de la Communauté des Nations Dytoliennes qui représente le principal espace économique mondial, mais aussi le plus dynamique. Pour de nombreux experts des relations internationales et des sciences politiques, il s'agit là de la force de la Demokratische Bürgerunion que d'être au centre de l'échiquier dytolien et à mi-chemin entre l'espace töttern et à mi-chemin avec le reste du continent.
Toute le rhétorique de la Demokratische Bürgerunion se tourne à présent également vers les indécis pour les convaincre de choisir finalement son programme et de lui donner une chance de former une majorité au Parlement et ainsi de gouverner pour le bien et la reconstruction du Hohengraf et de ses habitants. « Il pourrait bien s'agir d'ailleurs d'un choix intéressant, connaissant la répulsion des populations tötterns pour l'instabilité politique, de miser sur le vote utile et de mettre en avant que la Demokratische Bürgerunion est la seule formation en mesure de former un gouvernement capable de gouverner pendant les années à venir, sans être otage des concessions que devront nécessairement réaliser les autres formations politiques, avec le risque de décevoir fortement et donc de ne pas aller au bout de la législature » estime Godtfred Amundsen. C'est d'ailleurs le message largement retransmis par Radio Freiheit ces dernières semaines, et qui devrait s'intensifier dans la dernière ligne droite avant le scrutin, pour convaincre les électeurs de faire le choix le plus raisonnable compte-tenu du paganisme gänsernbergeois, l'instabilité d'une coalition d'extrême-droite et le pragmatisme et l'ambition du projet économique de la Demokratische Bürgerunion.
Du côté jernlander, le Statsråd, par le voix de Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, a annoncé qu'il n’interférerait pas dans le processus électoral hohengrafois, appelant l'ensemble de ses partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes, mais également le Royaume de Gänsernberg a en faire autant, « pour laisser les Hohengrafois faire leur propre choix pour le Hohengraf ». Même s'il espère « à titre purement personnel » un succès de la Demokratische Bürgerunion - « parce qu'elle facilitera évidemment les coopérations tant avec le Royaume de Gänsernberg et la Communauté des Nations Dytoliennes, avec le Jernland en première ligne » - Kristoffer Østgård a redit que son ministère ferait tous les efforts nécessaires pour travailler avec le gouvernement légitime que se seront choisi les électeurs, « dans le mesure du possible ».
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Galaad
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02. desember 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Røros détaille ses lignes rouges en Arctique vonalyan[/center][hr][/hr]
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Si nous sommes encore très loin de ce qu'on pourrait qualifier de tensions entre le Jernland et le Royaume des Iles Lorthon suite au [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355027#p355027]référendum organisé en Arctique vonalyan[/url], la situation s'est quelque peu précisé après les déclarations faites par Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures dans ce dossier qui est suivi de très près par le a présidence du Statsråd. En effet, après des propos tenus en juillet 2039 par le ministre de l'information, de la culture et des cultes lors d'un colloque sur la défense du patrimoine norrois au musée de la civilisation, l'intervention d'un autre membre du gouvernement, après la consultation populaire que les peuples originels de l'Arctique vonalyan considèrent comme illégal, trouve un écho tout particulier. En effet, le Jernland conduit depuis plusieurs années une politique étrangère animée par [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353200#p353200]la défense des peuples norrois[/url] dans l'espace dytolien polaire ; politique dont l'intensité a cru ces derniers mois avec un renforcement de la position diplomatique et économique du pays dans cette zone et au sein de la Communauté des nations Dytoliennes. Ainsi, nombreux sont ceux qui depuis l'annonce des résultats dudit référendum, soutenu par Fort William au point de déployer des unités de l'armée royale en Arctique, s'attendaient à une réaction de la part du gouvernement du Jernland ; d'autant plus qu'au sein de la population jernlander l'affaire vonalyane semble intéresser inhabituellement des citoyens d'habitude plutôt indifférents aux affaires étrangères, préférant se concentrer sur l'amélioration de leurs propres conditions de vie. Ainsi, Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, analyse ce phénomène et l'explique par « le développement au cours des cinq dernières années du sentiment au sein de la société que le Jernland incarne une sorte de point de repère dans le monde norrois et qu'il appartient donc au Statsråd de protéger les peuples d'ascendance norroise, comme le sont par exemples les individus originels de l'Arctique vonalyan, bien qu'ils ne représentent aujourd'hui plus qu'une minorité sur place. Et cela, le gouvernement l'a bien compris et il s'est d'ailleurs fait le porte-parole de ces attentes fortes de la population dans ses échanges avec le Royaume des Iles Lorthon ».
Ainsi, comme l'a révélé Kristoffer Østgård, les autorités jernlanders ont eu [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354948#p354948]des échanges[/url] au cours des semaines précédentes concernant la situation en Arctique vonalyan et ont exprimé leurs préoccupations de voir les peuples norrois sur place toujours plus ostracisés par des populations gaéliques particulièrement revendicatives, dont Magnus Loganach, le leader du parti Unité gaélique, est le principal porte-voix. Le personnage jouit d'ailleurs d'une très mauvaise image tant au sein de la population du Jernland qu'auprès du gouvernement du pays, qui voit en lui un agitateur et fauteur de trouble plutôt qu'une partie de la solution dans l'Arctique vonalyan. Sous couvert d'anonymat plusieurs sources proches du ministre des relations extérieures ont d'ailleurs confié l'exaspération croissante au sein du Statsråd à le voir se pavaner et jouer la carte de la tension entre les communautés gaéliques et norroises dans le grand nord dytolien. Interrogé à ce propos, Kristoffer Østgård n'a toutefois pas tenu un langage aussi direct, se contentant de rappeler que « tout le monde doit faire preuve de retenue afin qu'un processus d'apaisement puisse enfin être engagé, processus qui devra naturellement tenir compte des attentes des populations gaéliques, mais aussi, et c'est un point primordial pour nous, des exigences on ne peut plus légitimes de ceux qui peuplaient ces espaces nordiques aux origines, à savoir les peuples norrois ». Pour Godtfred Amundsen le message est on ne peut plus clair et signifie que le Jernland considère à présent que nous sommes au seuil d'une ligne rouge, et que toute intégration pleine et entière de l'ensemble de l'Arctique vonalyan constituerait une erreur du point de vue de Røros ; erreur qui risquerait de durablement compliquer les relations entre les deux partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes. En lisant entre les lignes toutefois, les observateurs avisés noteront cependant que le Statsråd ne ferme aucunement la porte à une intégration plus avancée de la partie occidentale de l'Arctique vonalyan au Royaume des Iles Lorthon, à condition que les droits et coutumes des norrois qui choisiraient de rester résider sur place soient respectés et garantis durablement.
Dans ce contexte, le ministre des relations extérieures a reçu l'ambassadeur de Sa Majesté pour lui expliquer dans le détail la position du gouvernement du Jernland et les garanties attendues en retour par un « important partenaire au sein de la CND, mais avant tout un allié de premier ordre du Jernland, avec lequel l'amitié est appelée à continuer de croître ». Si beaucoup ont vu dans cette entrevue le signe d'un refroidissement subtile des relations bilatérales, les spécialistes des relations internationales jernlanders ne sont pas de cet avis et considèrent davantage que le Jernland est pris entre deux feux qui l'obligent à faire preuve d'une grande habileté diplomatique, de sorte de contenter d'une part ceux qui appellent de leurs vœux la protection résolue des peuples norrois de l'Arctique vonalyan et d'autre part les intérêts de la politique mondiale qui pousse dans le sens du maintien d'excellentes relations avec les Iles Lorthon. A la sortie de leur échange, tant l'ambassadeur lorthonien que le ministre jernlander ont d'ailleurs rappelé que les deux gouvernements travailleront à la construction d'une plan en faveur de l'Arctique vonalyan et de l'ensemble de ses habitants, avec la plus grande vigilance du Statsråd quant au traitement des intérêts des peuples norrois sur place dans la durée. C'est d'ailleurs justement pour définir les points de convergence entre les uns et les autres que Kristoffer Østgård a également souhaité recevoir les représentants des norrois vonalyans, notamment représentés par le Haut Conseil, pour pouvoir fixer avec eux les priorités sur lesquelles travailler. En se posant ainsi en médiateur dans le dossier de l'Arctique vonalyan, le Jernland conforte sa position de puissance montante dans les eaux septentrionales, et cela alors même que le gouvernement cherche à tout prix à instaurer une zone échappant aux conflits et aux tensions dans le pourtour de la la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes).
L'année 2039 pourra probablement être considérée comme celle de l'affirmation d'une zone d'influence jernlander allant justement du Hovedland, sur le continent, jusqu'aux eaux de l'Arctique, et s'étendant même vers l'est, avec la protection offerte au Royaume du Thorval suite à l'Affaire du sel, durant laquelle les avions civiles en provenance d'Arovaquie avaient violé l'espace aérien thorvalois. « Il ne serait pas étonnant à ce titre que les années 2040, et 2041 soient celles de la confirmation de cette nouvelle position géopolitique pour le Jernland avec des défis majeurs comme l'accroissement du trafic maritime régional passant par les eaux nationales et s'étirant ensuite jusqu'en Slézanie et aux Valvatides ; puisqu'on sent véritablement au Statsråd une volonté politique forte d'imposer le Jernland comme facteur de stabilité et de paix localement ». De là à voir s'affirmer progressivement une pax jernlanda où le pays jouerait un rôle de premier ordre il n'y a qu'un pas que de plus en plus d'analystes ont choisi de franchir en parlant de l'émergence d'une nouvelle puissance régionale capable de prendre le relais des Etats qui assuraient auparavant leur influence en Mer des Crabes.
02. desember 2039 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Røros détaille ses lignes rouges en Arctique vonalyan[/center][hr][/hr]
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Si nous sommes encore très loin de ce qu'on pourrait qualifier de tensions entre le Jernland et le Royaume des Iles Lorthon suite au [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355027#p355027]référendum organisé en Arctique vonalyan[/url], la situation s'est quelque peu précisé après les déclarations faites par Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures dans ce dossier qui est suivi de très près par le a présidence du Statsråd. En effet, après des propos tenus en juillet 2039 par le ministre de l'information, de la culture et des cultes lors d'un colloque sur la défense du patrimoine norrois au musée de la civilisation, l'intervention d'un autre membre du gouvernement, après la consultation populaire que les peuples originels de l'Arctique vonalyan considèrent comme illégal, trouve un écho tout particulier. En effet, le Jernland conduit depuis plusieurs années une politique étrangère animée par [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353200#p353200]la défense des peuples norrois[/url] dans l'espace dytolien polaire ; politique dont l'intensité a cru ces derniers mois avec un renforcement de la position diplomatique et économique du pays dans cette zone et au sein de la Communauté des nations Dytoliennes. Ainsi, nombreux sont ceux qui depuis l'annonce des résultats dudit référendum, soutenu par Fort William au point de déployer des unités de l'armée royale en Arctique, s'attendaient à une réaction de la part du gouvernement du Jernland ; d'autant plus qu'au sein de la population jernlander l'affaire vonalyane semble intéresser inhabituellement des citoyens d'habitude plutôt indifférents aux affaires étrangères, préférant se concentrer sur l'amélioration de leurs propres conditions de vie. Ainsi, Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, analyse ce phénomène et l'explique par « le développement au cours des cinq dernières années du sentiment au sein de la société que le Jernland incarne une sorte de point de repère dans le monde norrois et qu'il appartient donc au Statsråd de protéger les peuples d'ascendance norroise, comme le sont par exemples les individus originels de l'Arctique vonalyan, bien qu'ils ne représentent aujourd'hui plus qu'une minorité sur place. Et cela, le gouvernement l'a bien compris et il s'est d'ailleurs fait le porte-parole de ces attentes fortes de la population dans ses échanges avec le Royaume des Iles Lorthon ».
Ainsi, comme l'a révélé Kristoffer Østgård, les autorités jernlanders ont eu [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354948#p354948]des échanges[/url] au cours des semaines précédentes concernant la situation en Arctique vonalyan et ont exprimé leurs préoccupations de voir les peuples norrois sur place toujours plus ostracisés par des populations gaéliques particulièrement revendicatives, dont Magnus Loganach, le leader du parti Unité gaélique, est le principal porte-voix. Le personnage jouit d'ailleurs d'une très mauvaise image tant au sein de la population du Jernland qu'auprès du gouvernement du pays, qui voit en lui un agitateur et fauteur de trouble plutôt qu'une partie de la solution dans l'Arctique vonalyan. Sous couvert d'anonymat plusieurs sources proches du ministre des relations extérieures ont d'ailleurs confié l'exaspération croissante au sein du Statsråd à le voir se pavaner et jouer la carte de la tension entre les communautés gaéliques et norroises dans le grand nord dytolien. Interrogé à ce propos, Kristoffer Østgård n'a toutefois pas tenu un langage aussi direct, se contentant de rappeler que « tout le monde doit faire preuve de retenue afin qu'un processus d'apaisement puisse enfin être engagé, processus qui devra naturellement tenir compte des attentes des populations gaéliques, mais aussi, et c'est un point primordial pour nous, des exigences on ne peut plus légitimes de ceux qui peuplaient ces espaces nordiques aux origines, à savoir les peuples norrois ». Pour Godtfred Amundsen le message est on ne peut plus clair et signifie que le Jernland considère à présent que nous sommes au seuil d'une ligne rouge, et que toute intégration pleine et entière de l'ensemble de l'Arctique vonalyan constituerait une erreur du point de vue de Røros ; erreur qui risquerait de durablement compliquer les relations entre les deux partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes. En lisant entre les lignes toutefois, les observateurs avisés noteront cependant que le Statsråd ne ferme aucunement la porte à une intégration plus avancée de la partie occidentale de l'Arctique vonalyan au Royaume des Iles Lorthon, à condition que les droits et coutumes des norrois qui choisiraient de rester résider sur place soient respectés et garantis durablement.
Dans ce contexte, le ministre des relations extérieures a reçu l'ambassadeur de Sa Majesté pour lui expliquer dans le détail la position du gouvernement du Jernland et les garanties attendues en retour par un « important partenaire au sein de la CND, mais avant tout un allié de premier ordre du Jernland, avec lequel l'amitié est appelée à continuer de croître ». Si beaucoup ont vu dans cette entrevue le signe d'un refroidissement subtile des relations bilatérales, les spécialistes des relations internationales jernlanders ne sont pas de cet avis et considèrent davantage que le Jernland est pris entre deux feux qui l'obligent à faire preuve d'une grande habileté diplomatique, de sorte de contenter d'une part ceux qui appellent de leurs vœux la protection résolue des peuples norrois de l'Arctique vonalyan et d'autre part les intérêts de la politique mondiale qui pousse dans le sens du maintien d'excellentes relations avec les Iles Lorthon. A la sortie de leur échange, tant l'ambassadeur lorthonien que le ministre jernlander ont d'ailleurs rappelé que les deux gouvernements travailleront à la construction d'une plan en faveur de l'Arctique vonalyan et de l'ensemble de ses habitants, avec la plus grande vigilance du Statsråd quant au traitement des intérêts des peuples norrois sur place dans la durée. C'est d'ailleurs justement pour définir les points de convergence entre les uns et les autres que Kristoffer Østgård a également souhaité recevoir les représentants des norrois vonalyans, notamment représentés par le Haut Conseil, pour pouvoir fixer avec eux les priorités sur lesquelles travailler. En se posant ainsi en médiateur dans le dossier de l'Arctique vonalyan, le Jernland conforte sa position de puissance montante dans les eaux septentrionales, et cela alors même que le gouvernement cherche à tout prix à instaurer une zone échappant aux conflits et aux tensions dans le pourtour de la la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes).
L'année 2039 pourra probablement être considérée comme celle de l'affirmation d'une zone d'influence jernlander allant justement du Hovedland, sur le continent, jusqu'aux eaux de l'Arctique, et s'étendant même vers l'est, avec la protection offerte au Royaume du Thorval suite à l'Affaire du sel, durant laquelle les avions civiles en provenance d'Arovaquie avaient violé l'espace aérien thorvalois. « Il ne serait pas étonnant à ce titre que les années 2040, et 2041 soient celles de la confirmation de cette nouvelle position géopolitique pour le Jernland avec des défis majeurs comme l'accroissement du trafic maritime régional passant par les eaux nationales et s'étirant ensuite jusqu'en Slézanie et aux Valvatides ; puisqu'on sent véritablement au Statsråd une volonté politique forte d'imposer le Jernland comme facteur de stabilité et de paix localement ». De là à voir s'affirmer progressivement une pax jernlanda où le pays jouerait un rôle de premier ordre il n'y a qu'un pas que de plus en plus d'analystes ont choisi de franchir en parlant de l'émergence d'une nouvelle puissance régionale capable de prendre le relais des Etats qui assuraient auparavant leur influence en Mer des Crabes.
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Galaad
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08. januar 2040 utgave[/center]
[hr][/hr][center]L'agence de notation I2CR s'inquiète de la santé financière des banques[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/36/nqay.jpg[/img][/center]
Le 30 décembre 2039, les médias de la République souveraine de Dhosa ont annoncé l'obtention d'un accord gouvernemental pour le titanesque projet de construction d'un train hyperloop reliant les villes de Kapalm et Talayanur, en passant par plusieurs autres centres urbains majeurs du nord du pays marquézien, et qui permettra de se rendre de l'extrémité ouest du pays à l'est en moins de une heure quinze. Avec un coût de construction par kilomètre évalué à quarante millions de dollars, cela représenterait cependant un investissement budgétaire supérieur à cinquante milliards de dollars ; soit l'équivalent de plus de 83% du produit intérieur brut du pays. Incapable de financer directement le projet, la République de Dhosa fait appel aux marchés financiers et à l'émission d'obligations d'Etat pour un volume représentant l'intégralité des coûts de construction, ce qui n'a pas manqué de retenir l'attention de plusieurs établissements financiers, dont la DNB et le Maritim Kreditt, qui ont cependant souhaité limiter leur proposition à un maximum de 10% du projet, pour limiter les risques liés à l'opération. En effet, l'agence de notation jernlander [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355863#p355863]Investment information and credit rating agency[/url] (ndlr. Agence d'information sur l’investissement et la notation des crédits ; I2CR) a émis plusieurs points d'alerte sur la viabilité de cette émission et les capacités de remboursement de la République souveraine de Dhosa. Aussi, dans son bulletin mensuel, elle fait état « d'un endettement record de l'Etat, alors même que sa croissance en 2039 a été très limitée, de sorte qu'elle est près de dix fois inférieur à la moyenne des croissances de l'ensemble des pays composant la communauté internationale ».
Selon plusieurs collaborateurs et analystes de l'I2CR, dont Tomas Askeland, le président directeur général de l'agence de notation, si le projet Speed Light mérite de retenir l'attention des investisseurs, il soulève aussi au moins autant de doutes quant à la viabilité financière à long terme de la République souveraine de Dhosa, sans pour autant que l'établissement d'évaluation des crédits, emprunts et émissions obligataires ne souhaite s'exprimer plus largement sur l'état de santé financier de cet Etat. En revanche, dans son bulletin à destination des décideurs d'entreprise et des grands acteurs bancaires, elle recommande « une extrême vigilance quant aux capacités de remboursement de la République de Dhosa, notamment dans le scénario de nouvelles émissions sur les marchés financiers ». En empruntant l'équivalent de 84% de sa production nationale en une seule fois, elle entraverait fortement ses marges de manœuvre pour procéder à d'autres financements sur les marchés, et se retrouverait très vulnérable en cas de choc conjoncturel majeur ou de crise de confiance dans les dette souveraine. C'est d'ailleurs ce qui a motivé I2CR à attribuer la note de BB+ (ndlr. spéculatif) à cette opération de financement, avec des perspectives neutres à ce stade.
Par ailleurs, ce qui inquiète nettement plus les analystes de l'agence de notation, c'est l'empressement avec lequel des établissements financiers pourtant réputés, dont plusieurs banques kaiyuanaises habituellement prudentes dans leurs opérations financières, ont répondu à cette proposition émise par la République souveraine de Dhosa. Particulièrement pointés du doigt, le volume des taux d'intérêt, inhabituellement faible, tandis que les taux d'intérêt nominaux sont pour certains redoutablement élevés. « La pratique aurait voulue que l'on applique annuellement le taux d'intérêt au capital restant dû ; au lieu de quoi visiblement il a été accepté par ces mêmes établissements bancaires de ne percevoir que l'équivalent du volume des taux d'intérêt appliqués à la somme globale. Dans le premier cas, pour un emprunt à 12,5% comme celui consenti par la Fuxianji Imperial Bank of Commerce, avec des annuités de 275 millions de dollars, le coût du crédit se serait élevé à presque quatre milliards de dollars » rappelle Tomas Askeland. Au lieu de quoi la banque percevra seulement cinq cent millions de dollars. « En l'état actuel des choses, il s'agit d'une très mauvaise opération pour les créanciers internationaux qui vont surement s'exposer à la réticences de leurs actionnaires à voir prendre les établissements d'aussi gros risques financiers, eu égard l'endettement record du Dhosa, avec une contrepartie en intérêt aussi faible ». C'est justement cette situation très paradoxale qui incite l'Investment information and credit rating agency à émettre dans son bulletin mensuel des avertissements aux investisseurs jernlanders tentés par des partenariats avec l'ensemble des établissements impliqués dans le financement de l'hyperloop dhosarien, et acceptant de si faibles rémunérations. « Quand on analyse la santé des comptes publics de la République souveraine, et avec la notation BB+, un taux à 6% est déjà une très belle opportunité » estime plusieurs professionnels financiers impliqués dans le montage du dossier du consortium des banques DNB et Maritim Kreditt de réponse à l'émission obligataire du Dhosa.
Face à une situation qui semble intéresser jusqu'au sommet de l'Etat, le ministre de l'économie et des finances, Børge Sveaas, a annoncé que son cabinet et son administration travaillent de concerts avec les grands établissements bancaires, financiers et de notation pour réduire au maximum la prise de risque des investisseurs jernlanders et les protéger au mieux des conséquences d'un potentiel surendettement de la République souveraine. De manière générale, le gouvernement maintient sa ligne habituelle consistant à se mêler le moins possible des affaires des entreprises, leur laissant une grande liberté d'action et dans les choix qu'elles effectuent. Pour autant, Børge Sveaas a redit suivre de près les recommandations de l'I2CR mais aussi scruter les réactions des marchés financiers et des autres grandes places boursières que représentent l'Ennis et le Royaume de Kars, puissance financière majeure dans la région marquézienne. Le porte-parole de DNB quant à lui a redit que l'offre du consortium des banques peut-être sujette à discussions et négociations et que toutes les options sont sur la table, la proposition émise é*devant avant tout servir de base de travail avant une éventuelle finalisation d'achat d'obligations souveraines. Interrogé sur la volonté de ne pas s'engager au delà de huit milliards de dalers (ndlr. 5,5 milliards de dollars), les deux banques concernées ont rappelé que d'abord, il s'agit d'un dossier très important et qu'il est déjà rare q'une banque réponde seule à ce type d'émissions, et que les volumes financiers mobilisés sont déjà très conséquents. Enfin, il a aussi pointé une volonté forte des directions des entreprises de ne pas s'exposer plus que de raison alors que l'agence de notation I2CR se montre très sceptique à ce stade sur l'opération et recommande une certaine prudence dans les propositions d’investissement. « Si le projet à financer est en soi très intéressant sur le papier et très beau d'un point de vue technologique, plusieurs questions se posent tout d'abord quant à l'utilité et sa rentabilité à court et moyen terme, dans un pays où le produit intérieur brut par habitant excède à peine les 2 000 dollars et que donc, le nombre d'utilisateurs devrait rester dans un premier temps assez faible... » juge Tomas Askeland. Hors, au regard des cinquante milliards de dollars investit, il faudra soit que le nombre de voyageurs soit énorme, dans un pays comptant moins d'habitants que le Jernland (ndlr. environ vingt-neuf millions pour la République de Dhosa), soit que le prix des billets soit conséquents, alors que les habitants ont encore des revenus modestes.
08. januar 2040 utgave[/center]
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Le 30 décembre 2039, les médias de la République souveraine de Dhosa ont annoncé l'obtention d'un accord gouvernemental pour le titanesque projet de construction d'un train hyperloop reliant les villes de Kapalm et Talayanur, en passant par plusieurs autres centres urbains majeurs du nord du pays marquézien, et qui permettra de se rendre de l'extrémité ouest du pays à l'est en moins de une heure quinze. Avec un coût de construction par kilomètre évalué à quarante millions de dollars, cela représenterait cependant un investissement budgétaire supérieur à cinquante milliards de dollars ; soit l'équivalent de plus de 83% du produit intérieur brut du pays. Incapable de financer directement le projet, la République de Dhosa fait appel aux marchés financiers et à l'émission d'obligations d'Etat pour un volume représentant l'intégralité des coûts de construction, ce qui n'a pas manqué de retenir l'attention de plusieurs établissements financiers, dont la DNB et le Maritim Kreditt, qui ont cependant souhaité limiter leur proposition à un maximum de 10% du projet, pour limiter les risques liés à l'opération. En effet, l'agence de notation jernlander [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355863#p355863]Investment information and credit rating agency[/url] (ndlr. Agence d'information sur l’investissement et la notation des crédits ; I2CR) a émis plusieurs points d'alerte sur la viabilité de cette émission et les capacités de remboursement de la République souveraine de Dhosa. Aussi, dans son bulletin mensuel, elle fait état « d'un endettement record de l'Etat, alors même que sa croissance en 2039 a été très limitée, de sorte qu'elle est près de dix fois inférieur à la moyenne des croissances de l'ensemble des pays composant la communauté internationale ».
Selon plusieurs collaborateurs et analystes de l'I2CR, dont Tomas Askeland, le président directeur général de l'agence de notation, si le projet Speed Light mérite de retenir l'attention des investisseurs, il soulève aussi au moins autant de doutes quant à la viabilité financière à long terme de la République souveraine de Dhosa, sans pour autant que l'établissement d'évaluation des crédits, emprunts et émissions obligataires ne souhaite s'exprimer plus largement sur l'état de santé financier de cet Etat. En revanche, dans son bulletin à destination des décideurs d'entreprise et des grands acteurs bancaires, elle recommande « une extrême vigilance quant aux capacités de remboursement de la République de Dhosa, notamment dans le scénario de nouvelles émissions sur les marchés financiers ». En empruntant l'équivalent de 84% de sa production nationale en une seule fois, elle entraverait fortement ses marges de manœuvre pour procéder à d'autres financements sur les marchés, et se retrouverait très vulnérable en cas de choc conjoncturel majeur ou de crise de confiance dans les dette souveraine. C'est d'ailleurs ce qui a motivé I2CR à attribuer la note de BB+ (ndlr. spéculatif) à cette opération de financement, avec des perspectives neutres à ce stade.
Par ailleurs, ce qui inquiète nettement plus les analystes de l'agence de notation, c'est l'empressement avec lequel des établissements financiers pourtant réputés, dont plusieurs banques kaiyuanaises habituellement prudentes dans leurs opérations financières, ont répondu à cette proposition émise par la République souveraine de Dhosa. Particulièrement pointés du doigt, le volume des taux d'intérêt, inhabituellement faible, tandis que les taux d'intérêt nominaux sont pour certains redoutablement élevés. « La pratique aurait voulue que l'on applique annuellement le taux d'intérêt au capital restant dû ; au lieu de quoi visiblement il a été accepté par ces mêmes établissements bancaires de ne percevoir que l'équivalent du volume des taux d'intérêt appliqués à la somme globale. Dans le premier cas, pour un emprunt à 12,5% comme celui consenti par la Fuxianji Imperial Bank of Commerce, avec des annuités de 275 millions de dollars, le coût du crédit se serait élevé à presque quatre milliards de dollars » rappelle Tomas Askeland. Au lieu de quoi la banque percevra seulement cinq cent millions de dollars. « En l'état actuel des choses, il s'agit d'une très mauvaise opération pour les créanciers internationaux qui vont surement s'exposer à la réticences de leurs actionnaires à voir prendre les établissements d'aussi gros risques financiers, eu égard l'endettement record du Dhosa, avec une contrepartie en intérêt aussi faible ». C'est justement cette situation très paradoxale qui incite l'Investment information and credit rating agency à émettre dans son bulletin mensuel des avertissements aux investisseurs jernlanders tentés par des partenariats avec l'ensemble des établissements impliqués dans le financement de l'hyperloop dhosarien, et acceptant de si faibles rémunérations. « Quand on analyse la santé des comptes publics de la République souveraine, et avec la notation BB+, un taux à 6% est déjà une très belle opportunité » estime plusieurs professionnels financiers impliqués dans le montage du dossier du consortium des banques DNB et Maritim Kreditt de réponse à l'émission obligataire du Dhosa.
Face à une situation qui semble intéresser jusqu'au sommet de l'Etat, le ministre de l'économie et des finances, Børge Sveaas, a annoncé que son cabinet et son administration travaillent de concerts avec les grands établissements bancaires, financiers et de notation pour réduire au maximum la prise de risque des investisseurs jernlanders et les protéger au mieux des conséquences d'un potentiel surendettement de la République souveraine. De manière générale, le gouvernement maintient sa ligne habituelle consistant à se mêler le moins possible des affaires des entreprises, leur laissant une grande liberté d'action et dans les choix qu'elles effectuent. Pour autant, Børge Sveaas a redit suivre de près les recommandations de l'I2CR mais aussi scruter les réactions des marchés financiers et des autres grandes places boursières que représentent l'Ennis et le Royaume de Kars, puissance financière majeure dans la région marquézienne. Le porte-parole de DNB quant à lui a redit que l'offre du consortium des banques peut-être sujette à discussions et négociations et que toutes les options sont sur la table, la proposition émise é*devant avant tout servir de base de travail avant une éventuelle finalisation d'achat d'obligations souveraines. Interrogé sur la volonté de ne pas s'engager au delà de huit milliards de dalers (ndlr. 5,5 milliards de dollars), les deux banques concernées ont rappelé que d'abord, il s'agit d'un dossier très important et qu'il est déjà rare q'une banque réponde seule à ce type d'émissions, et que les volumes financiers mobilisés sont déjà très conséquents. Enfin, il a aussi pointé une volonté forte des directions des entreprises de ne pas s'exposer plus que de raison alors que l'agence de notation I2CR se montre très sceptique à ce stade sur l'opération et recommande une certaine prudence dans les propositions d’investissement. « Si le projet à financer est en soi très intéressant sur le papier et très beau d'un point de vue technologique, plusieurs questions se posent tout d'abord quant à l'utilité et sa rentabilité à court et moyen terme, dans un pays où le produit intérieur brut par habitant excède à peine les 2 000 dollars et que donc, le nombre d'utilisateurs devrait rester dans un premier temps assez faible... » juge Tomas Askeland. Hors, au regard des cinquante milliards de dollars investit, il faudra soit que le nombre de voyageurs soit énorme, dans un pays comptant moins d'habitants que le Jernland (ndlr. environ vingt-neuf millions pour la République de Dhosa), soit que le prix des billets soit conséquents, alors que les habitants ont encore des revenus modestes.
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Galaad
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/20/rtsx.png[/img]
05. februar 2040 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Sans le citer, la Ligue de Lébira va fermer ses frontières aux Jernlanders[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/37/syvb.jpg[/img][/center]
Alors que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1352&t=17598&p=356456#p356456]le projet de puçage de la population du Jernland[/url] vient tout juste d'être dévoilé, et qu'il n'est pas même encore adopté - mieux que cela encore, techniquement le Jernland ne dispose pas encore des capacités technologiques pour produire des puces RFID intradermiques et qu'il ne devrait pas être en mesure de produire ses propres composants avant plusieurs mois - le Sénat lébirien a adopté [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356460#p356460]une loi visant à interdire du territoire national[/url] tout individu qui porterait un dispositif du genre. Avec une rapidité qu'on n'avait encore jamais connu aux institutions de la Ligue de Lébira - ces dernières ont bien davantage habitué le monde entier à la lenteur des leurs procédures et à la prise de décision - voilà donc que l'ensemble de la population du Jernland - rien de moins que trente-trois millions de personnes sur un continent qui en compte à peine plus de 300 millions, soit plus de 10% de la population continentale - pourrait potentiellement se voir interdire de voyage en Illythie, Arovaquie, Alilée ou en Nazalie, au seul motif d'être porteur d'une puce sous-cutanée. Les raisons pour cette décision surprenante sont d'ailleurs particulièrement obscures. Selon les propos de Gregorio Ascigot, président de groupe parlementaire sénatorial, il s'agirait de préserver la liberté au sein de la Ligue de Lébira, ou encore pour éviter que le débat sur l'implantation de puces sur les ressortissants lébiriens n'arrive au Parlement de la Ligue. Force est ainsi de constater que manifestement les institutions si démocratiques lébiriennes ne sont pas assez résistantes pour supporter un débat parlementaire où s'affronteraient éventuellement les arguments des partisans et opposants à la démarche...
Le pays qui a intégralement dématérialisé sa monnaie s'effraie ainsi devant les capacités qu'offrent la technique et le progrès technologique et préfère restreindre très fortement la liberté de circulation ainsi que s'ingérer dans la vie privée des individus, « jusque dans leur chair » pour citer l'eco di Miliameni. Pour Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, cette décision très rapide, sans même avoir visiblement pris le soin de contacter la représentation diplomatique jernlander près le gouvernement de la Ligue de Lébira, témoigne d'une « extrême fébrilité du nouveau sénat majeur lébirien, qui n'a pas encore fêté sa première année d'existence ». Pour ce spécialiste de la vie des institutions nationales et étrangères, cela témoigne bien de l'impulsivité des dirigeants lébiriens, très prompts à réagir dans l'instant, sous le coup de l'émotion, pour flatter des clientèles électorales ; « les institutions lébiriennes sont soumises à une intense pression des formations populistes. Ce vote traduit bien l'agglomérat des partis politiques les plus prompts à dénoncer telle ou telle politique pour surfer sur l'inquiétude supposée des citoyens lébiriens ». Au fond toutefois, certains dans la classe politique du Jernland pointe également des relents xénophobes et anti-Communauté des Nations Dytoliennes dans le vote de cette loi. Pour le député Olav Nordmark, soutien de la majorité, il est « difficile de ne pas voir dans cette initiative parlementaire une tentative pour entretenir l'affrontement entre la Ligue de Lébira et les Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes, alors même qu'il n'y a aucun motif d'inquiétude légitime à avoir ».
Même s'il n'est personne pour l'affirmer aussi clairement et ouvertement du côté du Statsråd, l'avis est partagé et plusieurs ministres s'interrogent sur l'objectif réellement poursuivi par la Ligue de Lébira. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, cherche cependant à temporiser et à maintenir une certaine sérénité dans le traitement de ce qui pourrait devenir un motif sérieux d'opposition entre le gouvernement de Cartagina et celui de Røros. « Ce genre de choses n'est en soi par insurmontable, même si évidemment cela complique fortement le dialogue entre deux Etats qui peuvent être reconnus comme des pôles d'influence et de puissance sérieux en Dytolie » a déclaré le ministre, tout en reconnaissant ne pas saisir véritablement les raisons objectives à une telle radicalité législative. « L'implantation de puces du genre de celles envisagées au Jernland peuvent évidemment présenter des interrogations éthiques, nous pouvons absolument le comprendre, mais il faut objectivement reconnaître que cela ne présente pas de risque d'épidémie ou de contagion des personnes qui entreraient en contact avec des individus porteurs de ces dispositifs » rappelle Kristoffer Østgård. En guise d'explication, nombreux sont ceux à rappeler l'impulsivité des autorités lébiriennes, qui a déjà fermé ses marchés à la République fédérale d'Ennis, est en conflit diplomatique plus ou moins larvé avec plusieurs autres Etats, dont la République de Saog, et a soutenu, au moins indirectement, des opérations de déstabilisation comme au Thorval. La réaction lébirienne surprend d'autant plus que le Jernland est nettement plus habitué aux réactions mesurées et particulièrement réfléchies, parfois même au risque de faire preuve d'un excès de prudence.
En attendant, face au risque de se voir à terme interdit de séjour sur le sol lébirien, plusieurs collectifs représentants les voyageurs jernlanders, dont de nombreux professionnels du monde des affaires, ont déjà annoncé qu'ils allaient réfléchir aux moyens à leur disposition pour faire invalider cette loi qui entrave selon eux leur liberté de circulation et représente une ingérence dans leur vie privée. Pour Gjermund Granum, partisan de ces dispositifs, qui se rend régulièrement à Cartagina ou même à Atomia pour son entreprise, « cela ne regarde pas le gouvernement lébirien et les gouvernements provinciaux de savoir si je suis porteur d'une puce, d'autant plus lorsque celle-ci n'a pas d'effets indésirables ou néfastes pour les ressortissants de la Ligue ». Une plainte devant les tribunaux ne serait d'ailleurs pas à exclure et elle pourrait avoir de forte chance d'être recevable, voire même d'aboutir, au regard de la législation très soucieuse des libertés publiques et individuelles dans un pays comme la Ligue de Lébira, où toute ingérence du gouvernement suscite régulièrement interrogations et doutes. Les collectifs et les avocats concernés ont d'ailleurs prévu de s'appuyer justement sur les arguments des opposants parlementaires qui mettent en avant les risques de voir les libertés individuelles atteintes et réduites. Godtfred Amundsen estime quant à lui que deux options vont alors s'offrir au gouvernement de Luciano Vesperto, soit prendre le risque de voir la plainte aboutir et la loi être invalidée, soit interférer dans le processus d'une manière ou d'une autre, mais envoyer dès lors le signe que derrière cette législation se cache d'autres motivations, plus géopolitiques. En attendant, les réservations de billets d'avion à destination des aéroports lébiriens sont en chute, avec un recul anticipé par les agences de voyage estimé déjà à 7%, et qui pourrait s'aggraver alors que de plus en plus de foyers jernlanders voient leur pouvoir d'achat croître et leur désir de voyage avec...
05. februar 2040 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Sans le citer, la Ligue de Lébira va fermer ses frontières aux Jernlanders[/center][hr][/hr]
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Alors que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1352&t=17598&p=356456#p356456]le projet de puçage de la population du Jernland[/url] vient tout juste d'être dévoilé, et qu'il n'est pas même encore adopté - mieux que cela encore, techniquement le Jernland ne dispose pas encore des capacités technologiques pour produire des puces RFID intradermiques et qu'il ne devrait pas être en mesure de produire ses propres composants avant plusieurs mois - le Sénat lébirien a adopté [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356460#p356460]une loi visant à interdire du territoire national[/url] tout individu qui porterait un dispositif du genre. Avec une rapidité qu'on n'avait encore jamais connu aux institutions de la Ligue de Lébira - ces dernières ont bien davantage habitué le monde entier à la lenteur des leurs procédures et à la prise de décision - voilà donc que l'ensemble de la population du Jernland - rien de moins que trente-trois millions de personnes sur un continent qui en compte à peine plus de 300 millions, soit plus de 10% de la population continentale - pourrait potentiellement se voir interdire de voyage en Illythie, Arovaquie, Alilée ou en Nazalie, au seul motif d'être porteur d'une puce sous-cutanée. Les raisons pour cette décision surprenante sont d'ailleurs particulièrement obscures. Selon les propos de Gregorio Ascigot, président de groupe parlementaire sénatorial, il s'agirait de préserver la liberté au sein de la Ligue de Lébira, ou encore pour éviter que le débat sur l'implantation de puces sur les ressortissants lébiriens n'arrive au Parlement de la Ligue. Force est ainsi de constater que manifestement les institutions si démocratiques lébiriennes ne sont pas assez résistantes pour supporter un débat parlementaire où s'affronteraient éventuellement les arguments des partisans et opposants à la démarche...
Le pays qui a intégralement dématérialisé sa monnaie s'effraie ainsi devant les capacités qu'offrent la technique et le progrès technologique et préfère restreindre très fortement la liberté de circulation ainsi que s'ingérer dans la vie privée des individus, « jusque dans leur chair » pour citer l'eco di Miliameni. Pour Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l'université de Røros, cette décision très rapide, sans même avoir visiblement pris le soin de contacter la représentation diplomatique jernlander près le gouvernement de la Ligue de Lébira, témoigne d'une « extrême fébrilité du nouveau sénat majeur lébirien, qui n'a pas encore fêté sa première année d'existence ». Pour ce spécialiste de la vie des institutions nationales et étrangères, cela témoigne bien de l'impulsivité des dirigeants lébiriens, très prompts à réagir dans l'instant, sous le coup de l'émotion, pour flatter des clientèles électorales ; « les institutions lébiriennes sont soumises à une intense pression des formations populistes. Ce vote traduit bien l'agglomérat des partis politiques les plus prompts à dénoncer telle ou telle politique pour surfer sur l'inquiétude supposée des citoyens lébiriens ». Au fond toutefois, certains dans la classe politique du Jernland pointe également des relents xénophobes et anti-Communauté des Nations Dytoliennes dans le vote de cette loi. Pour le député Olav Nordmark, soutien de la majorité, il est « difficile de ne pas voir dans cette initiative parlementaire une tentative pour entretenir l'affrontement entre la Ligue de Lébira et les Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes, alors même qu'il n'y a aucun motif d'inquiétude légitime à avoir ».
Même s'il n'est personne pour l'affirmer aussi clairement et ouvertement du côté du Statsråd, l'avis est partagé et plusieurs ministres s'interrogent sur l'objectif réellement poursuivi par la Ligue de Lébira. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, cherche cependant à temporiser et à maintenir une certaine sérénité dans le traitement de ce qui pourrait devenir un motif sérieux d'opposition entre le gouvernement de Cartagina et celui de Røros. « Ce genre de choses n'est en soi par insurmontable, même si évidemment cela complique fortement le dialogue entre deux Etats qui peuvent être reconnus comme des pôles d'influence et de puissance sérieux en Dytolie » a déclaré le ministre, tout en reconnaissant ne pas saisir véritablement les raisons objectives à une telle radicalité législative. « L'implantation de puces du genre de celles envisagées au Jernland peuvent évidemment présenter des interrogations éthiques, nous pouvons absolument le comprendre, mais il faut objectivement reconnaître que cela ne présente pas de risque d'épidémie ou de contagion des personnes qui entreraient en contact avec des individus porteurs de ces dispositifs » rappelle Kristoffer Østgård. En guise d'explication, nombreux sont ceux à rappeler l'impulsivité des autorités lébiriennes, qui a déjà fermé ses marchés à la République fédérale d'Ennis, est en conflit diplomatique plus ou moins larvé avec plusieurs autres Etats, dont la République de Saog, et a soutenu, au moins indirectement, des opérations de déstabilisation comme au Thorval. La réaction lébirienne surprend d'autant plus que le Jernland est nettement plus habitué aux réactions mesurées et particulièrement réfléchies, parfois même au risque de faire preuve d'un excès de prudence.
En attendant, face au risque de se voir à terme interdit de séjour sur le sol lébirien, plusieurs collectifs représentants les voyageurs jernlanders, dont de nombreux professionnels du monde des affaires, ont déjà annoncé qu'ils allaient réfléchir aux moyens à leur disposition pour faire invalider cette loi qui entrave selon eux leur liberté de circulation et représente une ingérence dans leur vie privée. Pour Gjermund Granum, partisan de ces dispositifs, qui se rend régulièrement à Cartagina ou même à Atomia pour son entreprise, « cela ne regarde pas le gouvernement lébirien et les gouvernements provinciaux de savoir si je suis porteur d'une puce, d'autant plus lorsque celle-ci n'a pas d'effets indésirables ou néfastes pour les ressortissants de la Ligue ». Une plainte devant les tribunaux ne serait d'ailleurs pas à exclure et elle pourrait avoir de forte chance d'être recevable, voire même d'aboutir, au regard de la législation très soucieuse des libertés publiques et individuelles dans un pays comme la Ligue de Lébira, où toute ingérence du gouvernement suscite régulièrement interrogations et doutes. Les collectifs et les avocats concernés ont d'ailleurs prévu de s'appuyer justement sur les arguments des opposants parlementaires qui mettent en avant les risques de voir les libertés individuelles atteintes et réduites. Godtfred Amundsen estime quant à lui que deux options vont alors s'offrir au gouvernement de Luciano Vesperto, soit prendre le risque de voir la plainte aboutir et la loi être invalidée, soit interférer dans le processus d'une manière ou d'une autre, mais envoyer dès lors le signe que derrière cette législation se cache d'autres motivations, plus géopolitiques. En attendant, les réservations de billets d'avion à destination des aéroports lébiriens sont en chute, avec un recul anticipé par les agences de voyage estimé déjà à 7%, et qui pourrait s'aggraver alors que de plus en plus de foyers jernlanders voient leur pouvoir d'achat croître et leur désir de voyage avec...
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Galaad
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08. februar 2040 utgave[/center]
[hr][/hr][center]Le Lion du Makengo face au risque de guerre éthnique[/center][hr][/hr]
[center][img]https://zupimages.net/up/19/37/albw.jpg[/img][/center]
Le Makengo, surtout connu pour ses minerais et sous sols très riches, ses paysages de savane qui offrent de belles excursions safari pour les touristes, ou encore ses cotes méridionales propices au tourisme balnéaire connaît un essor économique très fort ; en témoigne l'accroissement de 35% de son produit intérieur brut en 2039, témoignage des politiques dynamiques de son gouvernement, mais avant tout de son président, Youssouf Botamba. A la tête du pays depuis plus de trente ans, avec son bras armé politique qu'est l'Union Makengaise pour la Démocratie (ndlr. UMD), celui qui se fait surnommer « le Lion du Makengo » aurait de quoi se réjouir et savourer ce qui apparaît comme la consécration de son action gouvernementale, en ayant fait entrer son pays dans l'ère du développement et de la croissance. Pourtant, le Makengo se déchire de plus en plus face au risque de ce qui semble se transformer en grave conflit ethnique entre les Kivuvus et les Mulutsis, avec à la clef des milliers de morts potentiels. A l'origine de ces tensions inter-communautés, un conflit foncier dans la région frontalière de Ruwa, à l'est du pays. Cette province est l'une des plus riche en lac et ressource fluviale, traversée notamment par l'un des affluents du Babankogi - le Rafi - mais voit s'opposer depuis plusieurs mois les deux ethnies, au point de contraindre le gouvernement central à faire appel au Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (ndlr. commission chargée de régler les oppositions entre les deux ethnies locales).
En cause, les tensions profondes qui opposent les deux communautés alors que les Mulutsis ont longtemps été favorisés par la présence santognaise au Makengo, et les Kivuvus, majoritaires, et qui semblent aujourd'hui bien décidé à prendre leur revanche en s'accaparant les terres. Pour Jacques Odongo, professeur émérite à l’université de Lunda, « la dépossession de terres reste un facteur clé des tensions intercommunautaires et des violences au niveau local. La décision rendue par le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (CNDIE) dans les années 2000, préconisant de restituer une partie de leurs terres aux mulutsis, reste dans l’ensemble très peu appliquée » ; ce qui incite les uns et les autres à recourir toujours plus à la violence, dans une région qui a déjà vu mourir plus de 600 civils dans les pillages, massacres et autres expéditions vengeresses. C'est pourtant un fait divers, la mort suspecte d'Issa Diop, exilée makengaise, qui a eu fini de mettre le feu aux poudres. Alors que la situation semblait s'être provisoirement tassée, au point de faire l'objet d'une moins grande couverture médiatique, les récents événements dans la région de Ruwa ont relancé les inquiétudes des observateurs, y compris internationaux. En effet, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356313#p356313]l'assaut par des rebelles mulutsis[/url] sur le palais provincial de Kifi, causant la mort de trois personnes dans l'entourage du président régional a conduit à une escalade de la violence atteignant son paroxysme avec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356465#p356465]l'assassinat violent de Joël Malinga[/url], proche du président Botamba. Ce dernier avait d'ailleurs déchaîné la colère ethnique en déclarant que le Front Mulutsis pour la Liberté Ethnique serait [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356369#p356369]« un mouvement terroriste[/url] », conduisant à son meurtre, ainsi que de son chauffeur et garde du corps, encore dans un état critique.
Face à ce déchaînement de violence, le ministère jernlander des relations extérieures s'est dit « très inquiet » et appelle toutes les parties à la retenue et à la modération tant dans leurs paroles que dans leurs actes, tandis que la police et l'armée makengaises ont [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356478#p356478]renforcé leur présence sur le terrain[/url], avec dorénavant des pouvoirs étendus, comme la possibilité d’interpeller tout individu mulutsi soupçonné d'entretenir des liens avec les responsables de l'assassinat de Joël Malinga. Si le Front Mulutsis pour la Libération Ethnique continue de clamer n'avoir aucun lien avec les attaques et l'accroissement des tensions, l'enquête en cours aurait déjà permis de mettre en évidence des relations avec les terroristes responsables de l'attaque. C'est dans ce contexte très explosif que se tiendra d'ailleurs le grand rassemblement du Mouvement Fédéraliste Makengais, allié électoral du Front Mulutsis pour la Libération Ethnique, meeting qui sera surveillé de très près selon la presse makengaise par les autorités et les forces de l'ordre. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, enjoint, malgré le renforcement des moyens sécuritaires déployés, l'ensemble des Jernlanders à reporter dans la mesure du possible leur déplacement dans la province de Ruwa, et de faire preuve de la plus grande vigilance s'ils doivent malgré tout s'y rendre pour des motifs impérieux. Le ministère de l'intérieur et de la sûreté pour sa part a annoncé renforcer la sécurité à l'entrée des frontières pour l'ensemble des individus en provenance du Makengo, contraignant les passagers des vols depuis Rafi à fournir davantage de justificatifs et pièces d'identité pour pouvoir obtenir leur visa. Le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'intérieur et de la sûreté, estime qu'il s'agit avant tout « d'un enjeu de sécurité nationale et que le Jernland n'a pas l'intention d'importer ce genre de conflit ethnique, justifiant dès lors de restreindre temporairement les flux de voyageurs Mulutsis et Kivuvus ».
Ce qui inquiète cependant également les autorités et surprend les observateurs de la scène politique makengaise, c'est bien « le silence asourdissant de la communauté internationale face à un conflit ethnique local qui risque de dégénérer potentiellement en affrontement pouvant déboucher sur une véritable guerre civile ou épuration ethnique ». Difficile pour beaucoup de ne pas mettre en relation l'ignorance dont sont l'objet les Makengais, alors même qu'une avalanche de réactions avait submergé la chancellerie lébirienne face au bombardement et à la destruction d'une partie de la forêt primaire épibate. « Le monde semble plus aisément s'émouvoir d'incendies d'arbres et de destructions matérielles que de la mort de centaines d'humains, dans des conditions particulièrement sauvages, que ce soit au Makengo, ou même en Epibatie ». Si évidemment il sera délicat de trouver des partisans de l'action brutale de la Brittonie ou de la Ligue de Lébira en Epibatie, personne ne s'est aventuré encore à critiquer ouvertement cette réaction, de crainte aussi de mettre le doigt dans un engrenage avec là aussi des implications communautaires. « L'Algarbe est un foyer potentiel majeur pour des conflits, guerres et affrontements. Les communautés, ethnies et populations cohabitent cote-à-cote alors même qu'originellement elles n'ont pas forcément grand chose à voir les unes avec les autres. La colonisation et la présence dytolienne sur place pendant des siècles a permis de créer des Etats au sens moderne du terme, alors même que ça n'a jamais été historiquement dans la culture locale de s'organiser de la sorte, l'échelon de référence étant davantage le clan ou le village que des pays dont les frontières ont été tracées assez artificiellement », estime Michael Hagelin, de l'université de Sarpsborg, ajoutant que « les colonisateurs d'hier ont évidemment une responsabilité indirecte dans ces guerres et ces affrontements ». Sur ce dernier point, la direction de la faculté a néanmoins tenu à apporter une précision, signalant qu'il ne s'agit pas là d'un avis de l'université, mais d'une « opinion personnelle, n'engageant que lui ».
En attendant de voir comment la situation évoluera au Makengo, à l'approche des élections sénatoriales notamment, le Statsråd a annoncé que le Jernland se tenait à la disposition du gouvernement makengais, dans le cadre des accords internationaux qui les lient, pour apporter son concours au maintien de l'ordre, de la paix civile et favoriser le dialogue inter-ethnique et entre les principaux protagonistes locaux, pour parvenir à « une désescalade rapide dans la région de Ruwa ainsi qu'une coexistence pacifique durable qui permettra aux familles de se reconstruire, après les horreurs qu'elles ont eu à subir ». Au sein des équipes du chef de l'Etat, il se murmure que des contacts pourraient être pris très prochainement avec le président Youssef Botamba pour échanger sur la manière dont il compte ramener le calme au Makengo, alors que les échanges entre le Jernland et le pays algarbien se multiplient, poussés par l'essor rapide des deux économies.
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Le Makengo, surtout connu pour ses minerais et sous sols très riches, ses paysages de savane qui offrent de belles excursions safari pour les touristes, ou encore ses cotes méridionales propices au tourisme balnéaire connaît un essor économique très fort ; en témoigne l'accroissement de 35% de son produit intérieur brut en 2039, témoignage des politiques dynamiques de son gouvernement, mais avant tout de son président, Youssouf Botamba. A la tête du pays depuis plus de trente ans, avec son bras armé politique qu'est l'Union Makengaise pour la Démocratie (ndlr. UMD), celui qui se fait surnommer « le Lion du Makengo » aurait de quoi se réjouir et savourer ce qui apparaît comme la consécration de son action gouvernementale, en ayant fait entrer son pays dans l'ère du développement et de la croissance. Pourtant, le Makengo se déchire de plus en plus face au risque de ce qui semble se transformer en grave conflit ethnique entre les Kivuvus et les Mulutsis, avec à la clef des milliers de morts potentiels. A l'origine de ces tensions inter-communautés, un conflit foncier dans la région frontalière de Ruwa, à l'est du pays. Cette province est l'une des plus riche en lac et ressource fluviale, traversée notamment par l'un des affluents du Babankogi - le Rafi - mais voit s'opposer depuis plusieurs mois les deux ethnies, au point de contraindre le gouvernement central à faire appel au Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (ndlr. commission chargée de régler les oppositions entre les deux ethnies locales).
En cause, les tensions profondes qui opposent les deux communautés alors que les Mulutsis ont longtemps été favorisés par la présence santognaise au Makengo, et les Kivuvus, majoritaires, et qui semblent aujourd'hui bien décidé à prendre leur revanche en s'accaparant les terres. Pour Jacques Odongo, professeur émérite à l’université de Lunda, « la dépossession de terres reste un facteur clé des tensions intercommunautaires et des violences au niveau local. La décision rendue par le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (CNDIE) dans les années 2000, préconisant de restituer une partie de leurs terres aux mulutsis, reste dans l’ensemble très peu appliquée » ; ce qui incite les uns et les autres à recourir toujours plus à la violence, dans une région qui a déjà vu mourir plus de 600 civils dans les pillages, massacres et autres expéditions vengeresses. C'est pourtant un fait divers, la mort suspecte d'Issa Diop, exilée makengaise, qui a eu fini de mettre le feu aux poudres. Alors que la situation semblait s'être provisoirement tassée, au point de faire l'objet d'une moins grande couverture médiatique, les récents événements dans la région de Ruwa ont relancé les inquiétudes des observateurs, y compris internationaux. En effet, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356313#p356313]l'assaut par des rebelles mulutsis[/url] sur le palais provincial de Kifi, causant la mort de trois personnes dans l'entourage du président régional a conduit à une escalade de la violence atteignant son paroxysme avec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356465#p356465]l'assassinat violent de Joël Malinga[/url], proche du président Botamba. Ce dernier avait d'ailleurs déchaîné la colère ethnique en déclarant que le Front Mulutsis pour la Liberté Ethnique serait [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356369#p356369]« un mouvement terroriste[/url] », conduisant à son meurtre, ainsi que de son chauffeur et garde du corps, encore dans un état critique.
Face à ce déchaînement de violence, le ministère jernlander des relations extérieures s'est dit « très inquiet » et appelle toutes les parties à la retenue et à la modération tant dans leurs paroles que dans leurs actes, tandis que la police et l'armée makengaises ont [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356478#p356478]renforcé leur présence sur le terrain[/url], avec dorénavant des pouvoirs étendus, comme la possibilité d’interpeller tout individu mulutsi soupçonné d'entretenir des liens avec les responsables de l'assassinat de Joël Malinga. Si le Front Mulutsis pour la Libération Ethnique continue de clamer n'avoir aucun lien avec les attaques et l'accroissement des tensions, l'enquête en cours aurait déjà permis de mettre en évidence des relations avec les terroristes responsables de l'attaque. C'est dans ce contexte très explosif que se tiendra d'ailleurs le grand rassemblement du Mouvement Fédéraliste Makengais, allié électoral du Front Mulutsis pour la Libération Ethnique, meeting qui sera surveillé de très près selon la presse makengaise par les autorités et les forces de l'ordre. Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, enjoint, malgré le renforcement des moyens sécuritaires déployés, l'ensemble des Jernlanders à reporter dans la mesure du possible leur déplacement dans la province de Ruwa, et de faire preuve de la plus grande vigilance s'ils doivent malgré tout s'y rendre pour des motifs impérieux. Le ministère de l'intérieur et de la sûreté pour sa part a annoncé renforcer la sécurité à l'entrée des frontières pour l'ensemble des individus en provenance du Makengo, contraignant les passagers des vols depuis Rafi à fournir davantage de justificatifs et pièces d'identité pour pouvoir obtenir leur visa. Le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'intérieur et de la sûreté, estime qu'il s'agit avant tout « d'un enjeu de sécurité nationale et que le Jernland n'a pas l'intention d'importer ce genre de conflit ethnique, justifiant dès lors de restreindre temporairement les flux de voyageurs Mulutsis et Kivuvus ».
Ce qui inquiète cependant également les autorités et surprend les observateurs de la scène politique makengaise, c'est bien « le silence asourdissant de la communauté internationale face à un conflit ethnique local qui risque de dégénérer potentiellement en affrontement pouvant déboucher sur une véritable guerre civile ou épuration ethnique ». Difficile pour beaucoup de ne pas mettre en relation l'ignorance dont sont l'objet les Makengais, alors même qu'une avalanche de réactions avait submergé la chancellerie lébirienne face au bombardement et à la destruction d'une partie de la forêt primaire épibate. « Le monde semble plus aisément s'émouvoir d'incendies d'arbres et de destructions matérielles que de la mort de centaines d'humains, dans des conditions particulièrement sauvages, que ce soit au Makengo, ou même en Epibatie ». Si évidemment il sera délicat de trouver des partisans de l'action brutale de la Brittonie ou de la Ligue de Lébira en Epibatie, personne ne s'est aventuré encore à critiquer ouvertement cette réaction, de crainte aussi de mettre le doigt dans un engrenage avec là aussi des implications communautaires. « L'Algarbe est un foyer potentiel majeur pour des conflits, guerres et affrontements. Les communautés, ethnies et populations cohabitent cote-à-cote alors même qu'originellement elles n'ont pas forcément grand chose à voir les unes avec les autres. La colonisation et la présence dytolienne sur place pendant des siècles a permis de créer des Etats au sens moderne du terme, alors même que ça n'a jamais été historiquement dans la culture locale de s'organiser de la sorte, l'échelon de référence étant davantage le clan ou le village que des pays dont les frontières ont été tracées assez artificiellement », estime Michael Hagelin, de l'université de Sarpsborg, ajoutant que « les colonisateurs d'hier ont évidemment une responsabilité indirecte dans ces guerres et ces affrontements ». Sur ce dernier point, la direction de la faculté a néanmoins tenu à apporter une précision, signalant qu'il ne s'agit pas là d'un avis de l'université, mais d'une « opinion personnelle, n'engageant que lui ».
En attendant de voir comment la situation évoluera au Makengo, à l'approche des élections sénatoriales notamment, le Statsråd a annoncé que le Jernland se tenait à la disposition du gouvernement makengais, dans le cadre des accords internationaux qui les lient, pour apporter son concours au maintien de l'ordre, de la paix civile et favoriser le dialogue inter-ethnique et entre les principaux protagonistes locaux, pour parvenir à « une désescalade rapide dans la région de Ruwa ainsi qu'une coexistence pacifique durable qui permettra aux familles de se reconstruire, après les horreurs qu'elles ont eu à subir ». Au sein des équipes du chef de l'Etat, il se murmure que des contacts pourraient être pris très prochainement avec le président Youssef Botamba pour échanger sur la manière dont il compte ramener le calme au Makengo, alors que les échanges entre le Jernland et le pays algarbien se multiplient, poussés par l'essor rapide des deux économies.