National Media & National News

Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

03 Juillet 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]"ON A ESSAYÉ D'ABATTRE PLUS QU'UN HOMME..."[/f25]

[img]https://i.imgur.com/4XiCPa9.png[/img]
Douglas Reed aurait pu être sur la longue liste des martyrs westréens[/center]

[justify]« Même la mort est marxiste au Westrait : Elle demande d'abord que le Camarade Reed fasse son autocritique et ensuite on verra la suite des évènements ». Si il fallait résumer la tentative d'assassinat sur l'ancien Secrétaire Général Douglas Reed, cette petite pépite sur Online People fait à elle seule l'affaire. Douglas Reed, victime d'un attentat ! On a frôlé de peu la catastrophe et une situation bien macabre en ces temps troublés. Lorsque des coups de feux éclatent peu de temps avant minuit non loin de l'habitation de Douglas Reed, dans la banlieue de Cewell, c'est la panique. Pourtant, le tireur va manquer sa cible à plusieurs reprises et finira même pas être abattu par la milice du conseil du quartier qui mettra rapidement la main sur le coupable, dont la sentence a été irrémédiable : La mort. Une bien curieuse période pour Douglas Reed, qui s'est retrouvé dépouillé de tout pour finalement continuer de briller et de montrer qu'il restait une personnalité populaire au Westrait, malgré sa mise à l'écart volontaire de la politique. C'est un torrent de personnes qui se sont précipités pour sortir le bonhomme de chez lui et le porter triomphalement dans les rues, comme si il s'agissait d'un triomphe antique où le commandant suprême saluait ses fidèles d'un geste de la main. Choqué mais à la fois ému, l'ancien Secrétaire Général n'avait pas nécessairement les mots à ce moment là pour exprimer ce qu'il ressentait, puisque tout allait si vite dans sa tête. Fait remarquable, la personne qui a participé à la traque et à finalement abattu le tireur n'est quatre que... Eleanore Reed, la propre fille de Douglas Reed ! Il n'y a décidément qu'au Westrait que l'on peut assister à de telles choses. Immédiatement après la nouvelle de l'attentat manqué, Douglas Reed a reçu des encouragements de l'ensemble du pays et de nombreuses personnalités se sont déplacés pour voir en chair et en os celui que l'on a tenté d'abattre. « On a essayé d'abattre plus qu'un homme, on a voulu abattre un symbole du nouveau Westrait ! » a résumé l'actuel Secrétaire Général Keith Peck, avant de prendre dans ses bras celui qui occupait son poste avant lui. Douglas Reed ne semble néanmoins pas dupe sur la teneur de l'assassinat et repousse de manière véhémente toute implication venant du Caeturia. « Si Miguel Azevedo voulait ma mort, il serait venu frapper à ma porte en personne et m'aurait sans doute descendu lui-même. Mais il n'y a aucune raison à cela, on essaye de nous mettre dedans ! » a lâché de manière lapidaire un homme qui se retrouvait le plus souvent happé dans une foule qui voulait célébrer son héros. Alors que le menace semblait pourtant réel et que Douglas Reed était trimballé dans les rues de son quartier, quand un journaliste lui a demandé si il ne faudrait peut-être pas qu'il porte un gilet pare-balle, Reed a tout simplement répondu « Je n'ai pas besoin de gilet pare-balle, j'ai sur moi un gilet morale. Je ne représente rien, je ne suis pas un symbole de la démocratie, de la république ou de je ne sais quoi d'autre. Les gens qui sont ici représentent tout ce que déteste les militaires d'Ennis. C'est cela la réelle vérité. » Reed a également conclu en signifiant que « lorsque tout se sera calmé, je me rendrai personnellement à Ennis afin de rendre compte de la situation ici. J'en profiterai pour arracher cette maudite plaque à mon nom et parler en tête avec tête avec Lúi Ó Móráin, pour mettre les choses au clair. Je sais qu'il m'entendra et je sais qu'il suit attentivement tout ce que raconte notre presse. Il ne dira pas non, ou alors cela prouvera qu'il n'est qu'un petit pantin désarticulé qui se cache derrière son grade et ses honneurs. Ne se bat-on pas justement pour ce que l'on a pas ? » Sur ces paroles, le voilà définitivement parti. Si l'on célèbre le miraculé qu'est Reed, du côté du gouvernement et des services en charge de l'enquête on veut mettre un terme à la fête assez rapidement, car il y a un peu de ménage à faire dans les écuries d'Augias...[/justify]


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[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]

[sten]THREE TIME YES ! THREE TIMES YES ![/sten]

[img]https://i.imgur.com/qu6ZIws.png[/img]
Une victoire écrasante qui entérine définitivement le "Victorieux mois de juin"[/center]

[justify]C'est définitivement plié, le monde libre peut aller se rhabiller et arrêter de commenter les nouvelles du Westrait sous LSD : Trois fois oui ! Ce trois foi oui marque définitivement une nouvelle étape dans la révolution socialiste westréenne, un nouveau cap qui vient d'être consolidé avec une large participation mais également un entrain pour la nouvelle direction qu'est entrain de prendre le pays. A la question "Jugez-vous légitime l'insurrection populaire qui s'est produite au cours du mois passé ainsi que les mesures prises pour affermir la nouvelle étape de la révolution socialiste ?", 78% ont répondu oui contre 22% de non. A la question "Pensez-vous qu'il faille réformer la Republican Liberation Army, qu'il faille punir les traîtres qui s'y trouve et armer massivement le prolétariat pour se défendre contre la contre-révolution interne et extérieure ?", 77% de oui, contre 23% de non. Enfin, à la question "Considérez-vous qu'il faille unifier les mouvements culturels, idéologiques et politiques présent dans le pays pour mener une lutte d'ordre nationale contre l'atavisme capitaliste ?", 85% de oui, contre 15% de non. Sur l'ensemble des trois questions posées, une majorité claire et nette s'est dégagée en faveur de profondes réformes et d'accentuation de la révolution sous la dictature du prolétariat. Il s'agit sans doute après la réunion de la Convention Nationale, d'un des évènements marquants de l'histoire récente du Westrait dans sa quête vers un modèle socialiste qui lui est propre et qui représente ses aspirations propres. Il va donc falloir s'atteler à mettre en place ces différentes réformes et également (enfin !) doter le pays d'une Constitution qui n'existe pas depuis la convocation de la Convention Nationale : La Loi Fondamentale de 2035 régit actuellement le Westrait et elle aurait dû être remplacée par une Constitution, mais cette dernière n'a jamais été réellement mise en chantier pour le plus grand plaisir de l'opposition. C'est maintenant une chose qui sera faite, la nouvelle Constitution devra refléter les profonds changements qui se sont produit au cours de ces quatre années et surtout au cours du mois qui vient de s'écouler. Sur le même principe que celui des référendums, des commissions populaires sont crées dans tout le pays afin de discuter des amendements et du futur projet de Constitution. Une autre question se pose néanmoins désormais. Puisque le gouvernement ouvrier jouit actuellement d'une réelle sympathie et d'un attachement populaire certain, pourquoi ne pas provoquer de manière précipitée les élections générales pour accélérer le processus ? Cette décision reste encore à prendre.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

06 JUILLET 2038

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-patriot.png[/img]

[LuGra]SOMMES-NOUS DEVENUS UN JOURNAL COMMUNISTE ?[/LuGra]

[img]https://i.imgur.com/PMelyNv.png[/img]
Cherchez la camisole, on a de nouveaux patients ![/center]

[justify]Le Txile nous fait honte, mais pas autant qu'Ennis. Le mot "liberté" a été tellement piétiné au cours de ces dernières semaines qu'il faudrait penser à faire une statue à son honneur, plutôt que des places de parkings pour des personnalités politiques qu'on n'arrive d'ailleurs pas à comprendre. Le fait le plus amusant est que aujourd'hui, ceux qui se drapent derrière la liberté expliquent qu'il faut tout faire pour la protéger, donc atteindre à cette dernière. On veut la démocratie, mais sans les rouges. On veut la liberté, mais sans les rouges. On veut la vie, mais sans les rouges. On veut des produits sucrés, mais sans sucre. On veut de la bière, mais sans alcool. Toutes ces personnes n'ont jamais voulu comprendre le Westrait et aujourd'hui, ne comprennent pas pourquoi 78% d'un référendum va en faveur d'une prolongation et d'une intensification de la révolution. C'est pourtant simple, vous êtes les principaux responsables de tout cela ! Nous pourrions emboîter le pas, nous mettre à hurler avec les loups, dire que ce qui est entrain de se passer est horrible, que les communistes mangent des enfants, préparent des camps d'internements, qu'il va y avoir le commerce des mères et des sœurs... Mais non. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas besoin de cela pour mener notre action politique, ni même pour critiquer le gouvernement westréen. Ce dernier nous garantie la possibilité de pouvoir nous exprimer, dans le cadre de la légalité socialiste. Très bien ! Au moins autorise t-il cela, pas comme dans d'autres contrées ou le fait qu'une presse libre d'information ne convienne pas, il faille la supprimer. La misère de l'anticommunisme ailleurs, ne fait que renforcer la révolution ici. C'est pourtant simple. Mais l'incompréhension du Westrait n'est pas neuve, elle ne fait que se perpétuer : De voir que notre journal, qui est un journal que l'on peut qualifier vulgairement "de droite" est classé parmi la presse qui n'est plus accessible à Ennis, alors que le torchon comme "The Voice of Dissent" continue de pouvoir être lu là bas, montre qu'il y a plusieurs système solaires qui nous séparent du reste du monde. Nous avons toujours été une opposition loyale au gouvernement, nous continuerons de l'être. Nous n'approuvons pas tout dans ce système, mais nous faisons notre possible pour y vivre. C'est cela la démocratie : Reconnaître que nous sommes divisés par des intérêts contradictoires et qu'en dernière instance, la société et son organisation doit permettre d'arriver à un arbitrage de ses contradictions pour permettre d'avancer tous et toutes ensemble. Le Westrait fait cela, peut-être pas comme d'autres le veulent ! Mais cela est une autre histoire. Notre journal donc, vient de basculer dans la presse dite "communiste". Les amis de la liberté sont le plus souvent les pires boulets qui puisse exister et nous pourrions nous passer d'eux pour savoir quoi faire. [/justify]

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[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]GROSSE SOUFFLANTE POUR LA RÉDACTION DE "THE VOICE OF DISSENT"[/tcv]

[img]https://i.imgur.com/iEyxM4L.png[/img]
"Ouin ouin, ouin ouin ouin ouin. Ouin ouin. Ouin ? OUIN OUIN OUIN !"[/center]

[justify]L'un des derniers articles paru dans la presse nationaliste et baptisé "Ennis mon amour, viens vite nous libérer" n'a pas été du goût de tout le monde. Si ce journal est adepte des provocations gratuites et autres tentatives de vouloir radicaliser les secteurs les plus réactionnaires de la société, il y a un gouffre qui se crée quand il y a un appel direct à vouloir se faire exterminer et voir sa souveraineté disparaître entièrement. C'est en ce sens que l'équipe rédactionnelle de "The Voice of Dissent" a été convoqué par le parquet pour être entendu pour plusieurs motifs d'accusations, portant notamment sur des actes de sédition et tout simplement de mise en péril de l'État, motifs qui pourraient valoir rien de moins que la peine à perpétuité, voir la peine de mort. Cependant, nos grands combattants nationalistes et anticommunistes de chocs ont préféré faire profil bas lors de l'audience, se contentant de bafouiller quelques excuses, arguant qu'on les avait "mal compris", qu'il s'agissait "d'un article parodique" et que de toute façon "si le Westrait se faisait envahir, ils combattraient pour sa liberté comme ils l'ont fait lors de la guerre civile". Des excuses assez plates qui n'ont pas convaincu le jury et encore moins le procureur, qui a passé son temps à pointer les incohérences dans les discours et la ligne politique générale du journal. La pression a été tellement importante que certains prévenus se sont tout simplement évanoui, tandis que d'autres ont fondu en larmes en expliquant que "tout ceci était un malentendu" et qu'ils "regrettaient profondément ce qu'ils avaient fait". On peut voir que dès qu'il s'agit de mettre en pratique des maximes aussi insipide que "Mon honneur est ma fidélité", le brave petit combattant nationaliste devient une petite brebis qui jure qu'il n'a jamais cru ce qu'il écrivait, qu'il se présente d'ailleurs comme un modéré et pire, qu'il a de la "sympathie pour le socialisme" (sic!). Il y a de quoi rire, mais rire jaune. Finalement, les prévenus s'en sont tirés avec seulement une grosse amende et une suspension de parution pour trois mois, comme guise de punition. La sanction aurait pu être beaucoup plus lourde et c'est en ce sens que poussait la partie civile. Cependant, le procureur a fait preuve de magnanimité, considérant qu'il s'agissait là d'une "mise à l'épreuve" et que dorénavant, "il faudrait mieux réfléchir avec sa tête plutôt qu'avec ses pieds". [/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

12 Juillet 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]L'OPPOSITION EN ORDRE DISPERSÉE DÉCIDE DE PRENDRE LA RUE A SON TOUR[/f25]

[img]https://i.imgur.com/Pirs71Y.png[/img]
Des protestations pacifiques qui se sont déroulés dans plusieurs villes du pays[/center]

[justify]"Nous avons entendu ces dernières semaines les forces communistes ainsi que leurs proches alliés occuper l'espace public et donner de la voix. Aujourd'hui, nous avons celles et ceux qui n'ont rien dit qui à leur tour, ont un message à délivrer". Ou comment résumer parfaitement ces centaines de marches pacifiques dans le pays, mené le plus souvent par des partis de l'opposition, ou alors juste des personnes lambda. Le mouvement qui s'est développé sur Online People a finalement décidé de prendre la rue le 11 Juillet. De manière dispersée et rarement sous les même mots d'ordres, des dizaines de milliers de westréens et westréennes se sont retrouvés pour tenter de trouver un compromis, voir une solution à la situation compliquée que traverse le pays à deux mois des élections générales. L'on a pu voir défiler des membres du Republican Party, de l'United Progressive Party, du Democratic Socialist Party, du Farmer-Labor Party mais également un fort contingent d'individus qui n'appartenaient à aucune formation politique. C'est aussi ça, la grande surprise de ce mouvement : L'opposition manifeste mais elle n'arrive pas à être ensemble, mais en plus elle n'arrive pas à capitaliser sur la colère des westréens et des westréennes, laissant ces derniers s'organiser en totale indépendance. Cela s'est donc ressenti puisque les pancartes, banderoles et les slogans différaient d'un cortège à l'autre ainsi que d'une ville à l'autre. Si il y avait un appel poignant à faire cesser les violences et permettre un nouveau développement pacifique de la situation, d'autres voulaient très clairement mettre un stop à l'actuel politique du nouveau "gouvernement ouvrier", tandis que d'autres appelaient tout simplement Douglas Reed a reprendre sa place légitime à la tête du gouvernement... Si les mots d'ordres et les aspirations sont confuses, cette petite partie de la population jusque là silencieuse a clairement montrée qu'elle existait et qu'elle pouvait se mobiliser. Cela pourrait-il avoir un impact sur le long terme, même tout simplement sur les élections qui se profilent ? Les commentateurs nationaux sont assez sceptique, mais ils notent en tout cas que les pronostics tant annoncé par la presse internationale, qui expliquait que le Westrait était à deux doigts de se transformer en prison géante et tous les horreurs qui vont avec, est très loin d'aller vers cette direction. L'actuel Secrétaire Général du Comité Central du Conseil des Commissaires du Peuple Keith Peck à lui déclaré de manière solennelle que "dans un pays socialiste, nul homme ou femme ne devrait avoir peur de pouvoir critiquer un autre homme ou une autre femme. C'est cela la démocratie socialiste et c'est pourquoi notre peuple est l'un des plus libre au monde". Vers quoi va cependant déboucher ce mouvement ? L'absence remarquée du Westrait National People's Party n'est sans doute pas anodine, ce dernier semble être mis volontairement de côté pour entamer un dialogue avec le nouveau gouvernement. Après des semaines d'agitations, un dialogue courtois et construit ?[/justify]


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[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]PROCÈS POUR HAUTE TRAHISON : VERS UNE REFORME RADICALE DE LA RLA [/tcv]

[img]https://i.imgur.com/hWrFdpL.png[/img]
La Republican Liberation Army a été sévèrement épuré dans une grande discrétion[/center]

[justify]Un tribunal militaire assez spartiate. Quelques membres importants triés sur le volet. Des auditions qui ont duré des journées entières, avec des cascades de preuves et des dossiers qui se sont accumulés. Loin de l'agitation qui frappait les rues westréennes, le tribunal militaire d'Aristead donnait ses premiers verdicts à l'intention d'une cinquantaine d'accusés : La dégradation militaire et la mort par un peloton d'exécution. Si la peine de mort reste légale au Westrait, elle n'a été utilisée jusque là que dans les crimes les plus graves, atroces et abominables. Si l'essentiel des dossiers ne sont pas connus du grand public, à cause de secrets militaires et d'État de grande valeur, l'on sait désormais qui était derrière l'attentat qui a réduit en cendre l'école international Urdhzar. « Il y avait des suspicions depuis plusieurs mois. Nous savions que des officiers n'étaient pas claires depuis la tentative de Coup d'État militaire avorté. Mais nous pensions qu'il était inutile de frapper notre propre armée, qu'elle finirait par comprendre que son intérêt était de défendre son pays. Ce n'était pas le cas, nous devons présenter nos excuses à l'ensemble de la nation ainsi qu'aux familles de victimes » a déclaré Patrick Clay, Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique. Les dossiers accablants montraient les liens qu'entretenaient certains hauts gradés de la Republican Liberation Army avec des éléments terroristes de l'ancienne "LoD", Liberty or Death, groupe terroriste nationaliste tristement connu pour ses attentats à répétitions au cours de ces dernières années, qui avait annoncé sa dissolution il y a quelques mois. Collaborer avec des forces contre-révolutionnaire est une chose, mais vouloir provoquer une nouvelle guerre civile et favoriser une intervention extérieure en est une autre. Il n'y a donc pas eu de recours à une quelconque grâce, à une quelconque clémence. C'est avec un profond dégout que le tribunal militaire à officié, tournant des pages et des pages de rapports accablants et donnant apparemment la nausée. Cinquante-deux personnes ont été arrêtées et elles vont être exécutées pour leur crime contre le peuple westréen, son État et la dictature du prolétariat. « Nous faisons ici des exemples » a déclaré le Commandant en Chef Edgard Ross, avant de poursuivre en expliquant « que c'est un dernier avertissement qui est dirigé vers les contre-révolutionnaires dans notre pays. Nous ne les tolèrerons plus et nous les traquerons jusque dans les chiottes si cela est nécessaire ! ». Quand on lui a demandé si il regrettait de devoir condamner des amis proches, des compagnons de luttes, le Commandant en Chef a gardé son calme et toute sa dignité. « Pas un seul d'entre eux n'a exprimé de remords. Ils ont avoué et revendiqué fièrement vouloir détruire notre révolution. Luther Williams avait de son côté admis sa culpabilité et avait fait amende honorable. Ici, nous n'avons que des êtres méprisables qui méritent trois fois la mort, si ce n'est plus. » L'exécution est prévue dans les prochains jours et sera retransmit nationalement, avec les verdicts et l'ensemble de la cérémonie. « Nous envoyons un message clair avec cela : Notre pays est fort, uni derrière le socialisme et nous exterminerons la contre-révolution. Il n'y a pas de place dans notre république des conseils pour un Lúi Ó Móráin ou un Magnuss Løvenskiold. Nous avons banni la tyrannie à jamais ! » Simple, clair et précis...[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

15 Juillet 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]FAIRE PLACE NET ET NE PLUS REGARDER EN ARRIÈRE[/f25]

[img]https://i.imgur.com/AyWgZMo.png[/img]
Tôt dans la matinée tout se mettait déjà en place[/center]

[justify]Personne n'est venu ici pour un quelconque spectacle. Depuis le début de la révolution, ce genre de mises à mort que l'on pourrait qualifier de spectaculaires n'est arrivé qu'assez rarement. Dans le baromètre général du pays, on tendrait presque à vouloir faire disparaître totalement cette forme de mise à mort, spectaculaire certes mais encore rempli de militarisme. Pourtant, c'est de cette façon que les crimes les plus graves sont jugés et appliqués au Westrait et surtout dans la tradition militaire. Le recours au peloton d'exécution n'est pas une mince affaire et elle est même sordide. Pourtant, ces cas ont été jugés comme irrécupérables et puisqu'il faut faire place net, autant montrer au monde entier qu'on ne peut pas impunément faire tout ce que l'on souhaite au Westrait, surtout quand il s'agit d'actes contre-révolutionnaires répréhensibles. Ils ont été nombreux et nombreuses à venir malgré tout, pour assister à ce qui semble être une passation officielle entre la nouvelle étape atteinte par la révolution et celle qui vient de se clore désormais avec la fin de la République Démocratique de Westrait. Il n'y avait pas à cette occasion de grosses effusions de joie et l'on était plutôt d'humeur morose en début de matinée : Comment pourrait-on se réjouir de votre des hommes et des femmes mourir, même si il s'agit d'éléments ouvertement contre-révolutionnaire ? "Il faut montrer l'exemple cependant !", clame fermement Doug, ouvrier dans l'automobile. "Si nous ne sommes pas ferme, si le gouvernement populaire n'est pas ferme, alors le chaos arrivera réellement dans le pays. Pour ce père de trois enfants, ce châtiment est légitime et il doit servir d'exemple mais espère t-il malgré tout, pour une dernière fois. "Comment le monde va réagir à cela ?" s'enquiert Olive, une jeune femme mère au foyer. "Envoyer un message est une chose, le faire de cette façon en est une autre. Je ne suis pas d'accord..." Car les personnes présentent discutaient malgré tout et certaines étaient même en total désaccord avec la méthode employée. Mais tout le monde se retrouvait sur la nécessité de devoir traiter avec les ennemis de la révolution, comme on doit le faire en toute circonstance, c'est à dire avec fermeté. Quand la cérémonie officielle commence, la longue fil des condamnés s'avance sous un silence de marbre. Viens le tour des prises de paroles qui se succèdent, qui rappellent successivement les tenants et les aboutissants de ce qui va se produire aujourd'hui et la nécessité de le faire. Ces discours arrivent à convaincre, mais ils ne persuadent pas nécessairement.

S'ensuit alors la dégradation militaire, l'arrache des épaulettes et des grades qui dans un prochain temps, finiront entièrement par disparaître : La nouvelle armée révolutionnaire fonctionnera sans grades, elle sera une "armée populaire" et non plus une armée de caserne et de prétoriens. Puis à tour de rôle, les condamnés s'avancent. Ils choisissent ou non de se couvrir les yeux. Certains refusent, d'autres acceptent. On pourra reconnaître la dignité de ces anciens officiers et soldats, qui jusqu'au bout n'ont pas baissé la tête. Puis, les salves commencent les unes après les autres. Dans la foule, on trésaille, certains se couvrent le visage. Un spectacle qui n'est pas nécessairement appréciable à voir, mais qui semble libérer. Puis, alors qu'il reste une dizaine de condamnés, certains d'entre eux commencent à chanter l'hymne de l'ancienne république, la Vieille République. Le temps de fige, personne n'ose bouger et ne rien dire. Une dizaines d'hommes et de femmes dont le destin est subitement scellé, semble montrer leur courage mais également leur haine envers ceux et celles qui sont présent ici et les ont jugés. Après avoir chanté tous en cœur, un nouveau silence. Les soldats posent les armes au pied et rien ne bouge. Alors que l'on aurait pu s'attendre à un déferlement de haine et d'injures, la foule présente n'a pas tout de suite répondue. Une femme alors s'est glissée dans la foule et de sa voix, à commencer à chanter : "Do you hear the people sing ? Singing the songs of angry men?". Puis dans un puissant rugissement, la foule l'a suivie pour chanter l'hymne national westréen, celui adopté par la Convention Nationale il y a maintenant quatre ans. Des poings se tendent, des gorges se nouent, d'autres éclatent en larmes. Un monde meurt littéralement, un autre est entrain de naître, brouillon, hargneux, plein de sang et de boue. Un espoir anime toute cette foule amassée là, qui croit qu'il faut passer par ce genre de punitions collectives pour avancer. On croirait entendre un "Plus jamais ça !", mais il n'a jamais été entendu. Une fois terminée, la suite de la cérémonie peut continuer. On met un terme à la vie des derniers contre-révolutionnaires et tout le monde se disperse, de manière solennel. Doug, celui qui voulait que cela serve d'exemple, revient nous voir pour nous dire : "C'était moins beau que ce je pensais". En effet Doug, c'était moins beau que ce que nous pensions et pourtant nous l'avons fait !

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Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

21 Juillet 2039

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]

[sten]LA CONQUÊTE DU PAIN[/sten]

[img]https://i.imgur.com/Fw3bAzC.png[/img]
Derrière chaque problème touchant au pain se cache un mouvement populaire radical[/center]

[justify]Le pain a toujours représenté l'aliment de base pour les populations ouvrières à travers le monde, si l'on compte également d'autres dérivés comme le riz par exemple. Son approvisionnement régulier ainsi que ses prix toujours bas, permettaient sa large distribution et à tout à chacun de pouvoir y accéder. Dès que les prix commençaient à grimper et que la spéculation faisait jour, cela sentait mauvais pour le gouvernement en place : On ne touche pas au pain, impossible. Il était courant de voir littéralement crever de faim des familles entières, tandis que de riches négociants profitant de la libéralisation des marchés, achetaient à vil prix des charrettes entières que d'autres ne pourraient pas avoir. L'histoire est jonché d'évènements cruciaux qui ont pour base l'attaque sur le pain, son prix ainsi que son accès. Touchez au pain d'un ouvrier moyen, vous allez le pousser à la révolte. Au Westrait comme ailleurs, les "bread revolts" ont été nombreuses et par moment, ont poussé des gouvernements à devoir agir pour éviter que les luttes touchant le pain ne finissent par amener la population à remettre en question d'autres choses que simplement l'accès au pain, c'est à dire les faire basculer objectivement dans le camp de la révolution sociale. Ne nous trompons pas là dessus, il s'agit d'une loi naturelle observable sur absolument toute la planète et qui par cycle, peut revenir frapper quand l'on s'y attend le moins. La situation actuelle pour la Dytolie représente bien ce dont nous sommes entrain de parler : Alors que les prix s'envolent, que des rapaces spéculent massivement pour essayer de faire des dividendes sur l'ensemble de la population, certains États sont obligés d'avoir recours à des mécanismes que l'on pensait jusque là banni des bonnes économies libérales, le recours à l'interventionnisme d'État pour fixer des prix artificiellement qui ne pourront pas être dépassé. Infamie profonde ! Touchez à la liberté économique, c'est touché à la propriété, donc à la liberté de tout à chacun ! Pourtant, il n'y a pas le choix, il faut faire en sorte que tout le monde puisse manger et avoir accès à un produit de base pour vivre.

Situation intéressante qui nous démontre que les mécanismes d'un libre marché restent purement théorique dans le cadre d'une économie soumise à des aléas et autres intempéries. Le marché est impuissant à résoudre cette crise, car ce n'est pas sa fonction. Alors, il faut se résoudre à mettre arbitrairement des prix et fixer un maximum qui ne devra pas être dépassé. Vieille revendication populaire qui date des premières révolutions bourgeoises du XVIIIème et début du XIXème, la loi sur le maximum des prix du pain est tout simplement une revendication populaire qui semble logique à tout à chacun, dans une situation de crise. Aujourd'hui et par la force des choses, l'État de certains pays libéraux-capitalistes est obligé de se résoudre à pratiquer cette infamie qui remet en cause les dogmes économiques dont nous n'avons pas le droit de remettre en cause l'existence. Mais que voulez-vous ! Nous pouvons voir en parcourant la presse internationale que des boulangeries se font piller, que des boulangers se font rosser et que derrière tout cela, une panique boursière importante se profile avec derrière, les petits agioteurs qui flairent les bons coups pour se remplir les poches. Il est important que dans la conjoncture actuelle, les mouvements progressistes et révolutionnaires qui vivent dans les pays où de tels phénomènes existent doivent s'emparer de ce mot d'ordre : Maximum sur le prix du pain et des denrées de première nécessité. De cette manière et seulement celle là, la pression populaire sera assez forte pour arracher aux capitalistes le pain qu'ils essayent de retirer de la bouche de millions de travailleurs et de travailleuses. Le maximum ! Maximum sur les prix et utiliser le levier de l'État pour imposer des mesures favorisant les plus pauvres, les plus touchés par cette crise alimentaire qui risque de s'étendre. Avec ce mot d'ordre, il sera alors possible d'en avancer d'autres et de réclamer non plus une simple fixation sur les prix, mais d'imposer un contrôle direct de l'économie par les travailleurs et les travailleuses, qui bâtiront leurs propres conseils et feront la chasse aux spéculateurs et se battront pour maintenir les prix artificiellement bas. Il faut une généralisation de mots d'ordres simple et combattifs, afin que la colère populaire ne se limite plus à la simple émeute, mais réclame le contrôle de toute la boulangerie et non plus des miettes de pain !


[right]Irving Barlow[/right][/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

24 Juillet 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]ASHA LOTA OU COMMENT LE COMMUNISME N'EST PLUS UN "TRUC DE VIEUX"[/f25]

[img]https://i.imgur.com/3kk1HCm.png[/img]
Asha Lota moquant Parampal Kahlon à la suite de leur débat[/center]

[justify]Il y a un véritable renouveau qui se produit internationalement à la tête des partis communistes du monde entier. Les anciennes générations sont entrain de laisser place à de nouveaux et de nouvelles venues, une génération nouvelle qui semble vouloir rompre la plupart du temps avec leurs aînés dans leur manière de faire de la politique. Ce coup de renouveau touche plusieurs pays au monde et si l'on pointe les principaux partis communistes actuellement puissant dans le monde, il faut noter que leurs têtes sont le plus souvent composés de femmes. En préambule, nous pouvons peut-être remarquer que le PRDK-ML qui est sans doute le Parti Communiste le plus combattant sur la planète qui possède une direction presque exclusivement masculine et qui peut sans doute s'expliquer (malheureusement) par le caractère hautement semi-féodal et semi-colonial de la société karmale. Si il faut maintenant faire une liste non exhaustive, nous pouvons commencer bien entendu par Audrey Grant, l'actuelle Secrétaire Générale du Westrait Communist Party. Ensuite, le Parti Communiste d'Unité Prolétarienne avec Teodora Maurer (l'une des rares survivantes du massacre opéré dans le pays par le gouvernement) et Anca Vacăriu, membre du Secrétariat Collégial de l'Internationale Communiste. Enfin, nous avons Asha Lota à la tête du Parti Communiste Gandharien. Cette dernière pourrait créer la sensation au Gandhari en arrivant à faire du PCG l'un des partis incontournables du pays et lui valoir donc la direction du pays, via un gouvernement de coalition. Si le PCG est loin des positions politiques d'un PCUP ou même du WCP, il faut tout de même noter que l'actuelle campagne qui est mené par le PCG et sa Première Secrétaire montre qu'il est possible de pouvoir avoir un discours clair et en faveur des masses, sans tomber dans la banale sociale-démocratie ou en trahissant ses principes. La situation actuelle au Gandhari peut faire penser à la situation qu'à traverser le Westrait à la fin de la guerre civile, si ce n'est que la différence majeure réside dans le rapport de force politique et surtout, dans le fait qu'il n'existe pas de conseils comme au Westrait qui ont grandement favorisé l'importance du WCP dans le premier gouvernement formé après les élections générales de 2034. Même si la situation n'est pas la même, l'enjeu est de taille : Alors que l'hystérie anticommuniste s'empare de la planète, que des écologistes se font rentrer dans le tas pour on ne sait réellement quelle raison, que des militants et militantes communistes se font liquider physiquement, le dynamisme, le calme et le sérieux du PCG et de sa représentante laisse songer que rien n'est perdu et qu'après une série de batailles perdues, la guerre reste encore à mener. Le fait que la Première Asha Lota est déclarée qu'elle souhaitait nouer des relations avec le Westrait (Premier pays qu'elle souhaiterait visiter si elle arrivait au pouvoir !) ne peut que lui attirer ici un capital de sympathie très important. Nous ne pouvons qu'espérer que dans cette grande lutte électorale, sociale et politique, le PCG et sa Première permettre des avancées significatives dans son pays et puisse être capable d'impulser de futurs changements plus importants. Le Westrait regarde, impatient ![/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

03 Aout 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]UN MATCH CHAUD, CHAUD, CHAUD BOUILLANT[/f25]

[img]https://i.imgur.com/RUO1yCc.png[/img]
Photo de la tribune des ultras du Shamrock Oldmouth lors du match de hier soir[/center]

[justify]C'est un match d'une très longue tradition, qui remonte à quasiment plus d'un siècle. Un match qui oppose deux clubs à l'identité ennissoises des deux côtés de l'océan. D'un côté le Shamrock Oldmouth et de l'autre le Finlough Football Club, le premier représentant les ennissois dit "d'outre-mer" établi au Westrait et l'autre tout simplement les ennissois qui n'ont pas fuit à l'époque de la Grande Famine de 1836 à 1841. Une rencontre historique, un "classico" comme on le nomme dans le football. Ce match qui est joué de manière régulière une fois par an avant la reprise officielle de la saison de football est perçu comme un grand moment de fête par la communauté ennissoises et c'est à cause de cela que ce match revêt un caractère aussi important. Pourtant cette année, l'ambiance a été toute autre. Alors que du côté du Finlough FC on venait sans pression pour disputer un match de préparation du côté du Shamrock Oldmouth ce match s'est rapidement transformé en tribune politique pendant l'ensemble des 90 minutes du match. Banderoles politiques, tifo humain formant une énorme marteau-faucille, drapeaux frappés du sigle de l'Arm Gaelach Réabhlóideach, chants révolutionnaires et tout le folklore qui allait avec. Un véritable chaudron bouillant qui a dû être pesant les 11 joueurs du Finlough FC qui se sont retrouvé dans un territoire hostile alors qu'ils ne s'y attendaient pas. Si le score final a été largement favorable pour l'équipe à domicile, qui a gagné cinq buts à deux, le tournant du match n'a pas eu lieu sur le terrain mais bel et bien dans les tribunes des ultras du Shamrock, baptisé la "Red Brigade" : L'on jouait la soixantième minute lorsqu'une énorme bâche est déployée le long de la tribune où l'on pouvait lire distinctement "Ó Nialláin on t'as eu, Mac Anraí on t'aura, Ó Móráin t'es le prochain !" S'ensuit alors pendant une dizaine de minutes des chants répétés de la part des ultras scandant ce qui était pour eux un slogan, le tout rythmé par des tambours qui maintenaient la cadence. De nombreuses personnes scandalisées ont préféré quitter les tribunes avec leurs familles, plutôt que de continuer à assister au match. Aucun incident n'a été à déploré après le match, chacun rentrant chez soi et la fête qui devait pourtant être grandiose ne l'a pas été, faute d'avoir pu être menée. Si cette bâche à fait scandale du côté des ennissois, elle l'a également été du côté du gouvernement et des officiels. Le Président Pittman a condamné ouvertement cet "appel à la mort" et s'est dit profondément choqué à "l'allusion faîte à la mort de Micheál Ó Nialláin est profondément abject. Pour le Secrétaire Général Keith Peck, il y a là "manifestement des problèmes politiques qui n'ont rien à voir sur un terrain de football", rappelant d'ailleurs que "le Westrait ne serait toléré de tels appels à la haine pure et condamne de manière unilatérale tout recourt au terrorisme comme moyen d'action politique". Les ultras du Shamrock Oldmouth ont quand à eux lancé un communiqué stipulant qu'ils ne regrettaient pas leurs gestes et qu'ils revendiquaient fièrement leurs paroles, "en solidarité avec les milliers de prisonniers politiques à Ennis victime de la Terreur Blanche". De quoi remettre de l'huile sur le feu après plusieurs semaines de relative tranquillité entre le Westrait et Ennis, mais surtout à un mois des échéances électorales...[/justify]


[center]---[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]SABOTAGE DÉLIBÉRÉ OU SUBTILE SUBVERSION ?[/tcv]

[img]https://i.imgur.com/OTstZij.png[/img]
Un véritable casse-tête pour les autorités...[/center]

[justify]Un homme se présente devant une commission trié sur le volet. Il parle pendant plus d'un quart d'heure, venant raconter ses déboires et son ras le bol depuis maintenant quelques semaines. « Il n'est plus possible d'avoir une séance normale dans le conseil de la ville », relate le bonhomme. « Il y a un sabotage volontaire des décisions prises ou alors une monopolisation de la paroles sur des sujets futiles. » Il explique que des personnes clairement identifié comme faisant partie d'organisations et de partis d'oppositions viennent dans les conseils pour éviter que des décisions soient prises ou essayent de casser les consensus qui y sont trouvés. « Nous ne pouvons pas continuer ainsi, ce n'est plus possible. La dernière fois, une personne a proposé que l'on enlève tous les arrêts de bus de la ville et que l'on mette à la place des homme-sandwich. Cela peut faire rire, mais pas quand il s'agit de la vingt-cinquième proposition de ce genre ! Il faut faire quelque chose ! » Ce genre de témoignages s'accumulent depuis maintenant plusieurs semaines à travers le pays. Le narratif est toujours le même : Les réunions des conseils de la ville, des quartiers ou des habitations voir de certains lieux de productions sont systématiquement plombés par des personnes venant littéralement pour y... "troller". Un épais dossier a déjà été compilé par les membres de la commission chargée d'étudier au cas par cas l'ensemble des plaintes et des similitudes ont été remarquées dans la manière d'agir. Il ne peut pas s'agir d'une coïncidence, mais d'un mouvement qui se s'étend dans le pays. Montrer l'absurdité du système, parasiter les décisions, provoquer un chaos administratif ? Les pistes sont nombreuses mais elles convergent toutes sur le même constat, qui est celui d'actions planifiées et qui se déroulent systématiquement à des moments similaires. Interrogé à ce propos, Irving Barlow a répondu très sérieusement en expliquant qu'il y avait « des failles inhérentes au système des conseils, la faille principale étant celle de l'ultra-démocratisme qui utilisé de manière intelligente, peut tout simplement mener à des situations rocambolesques ou tout le processus démocratique est entièrement sapé. » Il a poursuivi en arguant que « l'ultra-démocratisme découle du manque de volonté de coordination des différents conseils à travers le pays, je veux dire au niveau local. La plupart du temps, le sujet est ouvert et il n'y a pas de ligne directrice qui est donné. A ce moment là, tous les sujets peuvent être lancé, même ceux qui n'ont rien à voir. Piégé dans ce système, l'on se retrouve obliger de discuter pendant des heures pour rien. » Il a conclu en expliquant que « derrière son apparence de "gauche", l'ultra-démocratisme est en fait une manœuvre qui vise détruire la légitimité des conseils et à dégouter celles et ceux qui y participent. » Sabotage délibéré ou subtile subversion ? Alors que l'opposition avait continuer ses manifestations de rues il y a peu, sa tactique semble avoir changé : Elle vise à discréditer les conseils en les rendant inapte à fonctionner. A un mois des élections, cela pourrait avoir de sévères conséquences sur l'avenir de l'organisation en conseil de la République. « Fait très intéressant » notait Irving Barlow lorsqu'il a répondu à nos questions, « c'est que les endroits où il n'y a pas cette manifestation d'ultra-démocratisme et de sabotage organisée se trouvent là où les communistes et leurs alliés ont une forte présence voir dirigent de manière majoritaire les conseils. Je dis cela... » Tout a été dit ?[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

09 Aout 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]LE MOMENT DE VÉRITÉ APPROCHE A GRAND PAS[/f25]

[img]https://i.imgur.com/9ZlMFlp.png[/img]
Wich way, citizen ?[/center]

[justify]D'un regard extérieur un commentateur pourrait croire que les élections sont dors et déjà plié, que le "Coup d'État" mené par les communistes n'a fait que mettre un terme au processus démocratique "normal" qui régissait le Westrait depuis le succès de la révolution démocratique et socialiste. Si l'on se penche un peu plus sur la situation interne du pays ce constat est loin d'être vrai. Il n'est d'ailleurs pas assuré que le Westrait Communist Party puisse avoir une majorité absolue dans la prochaine Chambre Populaire et qu'il puisse être en mesure de pouvoir constituer le prochain Comité Central des Commissaires du Peuple à sa guise. Si la lutte politique à l'air sourde dans le pays en surface, elle se fait extrêmement rageusement en coulisse. Depuis le début du mois d'Aout, des milliers de meetings ont déjà eu lieu, tandis que l'agitation électorale s'agite dans les plus bas échelons de la société westréenne : Il y a bel et bien un réel enthousiasme pour les élections qui arrivent, ces dernières pourront consacrer définitivement le "Victorieux mois de Juin", ou alors permettre un basculement dans la politique du pays et rendre caduque le mouvement fait par les communistes ainsi que ses proches alliés. Bien qu'il soit encore trop tôt pour faire des estimations correctes, il y a de fortes chances que l'actuel coalition gouvernementale puisse être renouvelé mais avec un leadership différent qui échouerait aux communistes. A noter que l'United Progressive Party se retirerait sans doute et laisserait plus de place pour le Democratic Party ainsi qu'au Farmer-Labor Party (dont il faut rappeler son récent rapprochement avec le Democratic Party et son éloignement avec l'UPP provoquant un effondrement partiel de ce que l'on pouvait qualifier comme le "centre", ou le "marais), peut-être même à d'autres organisations politiques et/ou syndicales dans un "gouvernement ouvrier" qui serait une première dans le pays par sa composition mais aussi par ses objectifs.

La débandade du Westrait National People's Party offre un boulevard pour le Republican Party en passe de changer de direction et qui pourrait alors s'appuyer sur l'UPP, qui pencherait encore davantage sur la droite et quitterait alors sa position centriste. De nombreuses équitations restent encore à déchiffrer : Que va t-il advenir du Socialist Labor Party ? Les problèmes récurrents que connait le Parti, l'hémorragie de ses militants et la tenue plus qu'improbable d'un congrès pourrait sonner définitivement le glas de la plus vieille organisation politique révolutionnaire dans l'ère moderne westréenne... La situation est également confuse au sein du Democratic Socialist Party, où la droite mené par Wayne Sharp s'oppose à la gauche mené par Lester. Avec la victoire des communistes, l'éclatement du DSP pourrait profiter à un renforcement de la gauche et peut-être une reformation plus réformiste de la vieille garde du Democratic Socialist Party. Le principal gagnant est pour le moment le Westrait Communist Party c'est indéniable, mais derrière lui le Democratic Party pourrait se retrouver être la deuxième formation politique à la gauche, si une entente pour une fusion avec le Farmer-Labor Party venait à se faire... Beaucoup de "si" qui ne trouvent pour le moment pas de réponse et qui est caractéristique finalement de toute période révolutionnaire et de grands bouleversements : Les appareils politiques montrent leurs natures conservatrices et essayent de freiner un mouvement naturel qu'ils n'arrivent pas à comprendre ou à cerner, braquant de plus en plus les masses qui se tournent vers un rejet du programmatisme et de la politique telle qu'elle a toujours été appliquée jusque là. Ce rejet du "programmatisme" semble être une variante intéressante au "dégagisme" qui a été un très court moment la ligne sur laquelle surfait le Westrait National People's Party mais qui aujourd'hui n'a réellement pas fait recette si l'on regarde la stagnation qui fait place à l'explosion fulgurante des premiers mois de création de cette organisation. Qui va donc l'emporter ?[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

15 Aout 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-patriot.png[/img]

[LuGra]LE REPUBLICAN PARTY TENTE UN CHANGEMENT DE CAP[/LuGra]

[img]https://i.imgur.com/OQiEwrG.png[/img]
Melissa Wilson veut "moderniser le Republican Party"[/center]

[justify]C'est émue que Nina Wilder a lu son dernier discours en tant que Présidente du Republican Party, avant que la Convention du Republican Party ne fasse passer au vote le choix de la personne qui allait assumer désormais le nouveau leadership. Si des figures de têtes s'étaient dégagés au cours de ces derniers mois, c'est finalement Melissa Wilson qui s'est détachée avec une confortable majorité de la part des membres du Republican Party qui semblent se tourner vers cette femme de 37 ans pour mener à bien la destinée de leur Parti. Si depuis la révolution le Republican Party a toujours adopté une ligne dure et de non-compromission vis à vis du régime actuel tant sur le plan politique et économique, cet angle d'attaque a fini par l'isoler et le rendre quasiment invisible dans le champ politique westréen. S'appuyant pendant un moment sur le True Democratic Party qui n'aura finalement duré que très peu de temps, attaqué sur sa droite par le Westrait National People's Party, la profonde traversée du désert qu'à connu le Republican Party pourrait peut-être s'achever avec l'élection de Melissa Wilson. Si le discours de cette dernière reste sur les standards que l'on peut connaître depuis maintenant quatre ans, il semblerait qu'une certaine libéralisation pourrait s'opérer afin de briser l'isolement politique que connaissent actuellement les républicains. Sous le slogan "Free Trade, Free Love, Free Organization", le discours libéral type du Parti Républican semble de nouveau être au beau fixe, lorgnant sur des positions libertariennes voir volontaristes. Ce tournant s'opère au détriment de positions conservatrices et vise surtout à distancer les républicains des nationalistes du Westrait National People's Party, ces derniers noyautant pendant longtemps la place de la première opposition au gouvernement mais qui actuellement connait une assez forte perte de vitesse. Le changement de cap entrepris par le Republican Party sera t-il suffisant pour éviter qu'il ne prenne une sévère déculotté lors des prochaines échéances électorales qui se dérouleront dans moins de trois semaines ? Le scepticisme reste de mise car si le discours officiel change, les vieilles traditions restent profondément ancrées et elles ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Si de nombreux et nombreuses indécis ont finalement décidé de quitter le WNPP pour "retourner à la maison", ce réalisme politique ne pourrait pas coller avec la nouvelle orientation que veut se fixer la direction républicaine. Il est également fort peu probable qu'une entente puisse se faire avec l'United Progressive Party, bien que ce dernier ne cesse d'orienter sa propagande politique en ce sens. Si l'opposition (toute confondue) pourrait se renforcer dans les élections générales de Septembre, leur désunion chronique va sur le long terme leur couter politiquement et les empêcher d'être un contrepoids unique, avançant ensemble avec un même objectif et une seule volonté. Seul un sursaut d'orgueil éviterait un tel scénario, mais l'égoïsme érigé en valeur suprême dans le camp de l'opposition annihile toute possibilité d'un mouvement cohérent et d'ensemble. La faute à...[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

18 Aout 2039

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]

[sten]MAIS FOUTEZ VOUS DONC SUR LA GUEULE ![/sten]

[img]https://i.imgur.com/K8lRU1z.png[/img]
A part ça vous avez la classe ![/center]

[justify]Petit billet d'humeur alors que l'on se dirige vers les élections chez nous, qui occupent l'essentiel du temps des westréens et des westréennes. Pour ceux et celles qui n'ont pas le temps de s'occuper de regarder le monde capitaliste se comporter comme des gamins dans une cours de récréation, voilà un petit récapitulatif rapide et global qui vous permettra de briller en soirée :

C'est bon, tout le monde aura compris que les dirigeants en Dytolie ont tous des grosses paires de couilles et que pour le montrer, il suffit de se le dire par échange de lettres et d'emails interposés qu'on est pas content et qu'on est très très colère. Facile de lancer des menaces en l'air quand on se trouve chez soi au chaud sans en subir les conséquences, ni même tout simplement vouloir faire subir les conséquences des paroles qui sont prononcés. Le mot de clown a été prononcé, disons clairement qu'il peut s'appliquer à l'ensemble des participants dans cette mascarade spectaculaire qui consiste à aligner des injures et à bander ses muscles pour montrer qui à la plus grosse. Toute cette histoire a commencé par une banale histoire de largage de sel sur un pays qui n'avait pour ainsi dire rien demandé à personne. Alors que tout le monde avait compris qu'il s'agissait d'un acte de déstabilisation économique, les principaux concernés ont tout de suite répondu : "Hey attendez ! C'est une question de droits de l'homme, vous avez pas compris ! On fait ça pour aider les Thorvaliens et les Thorvaliennes qui vivent encore dans un autre âge, en fait on leur apporte la civilisation donc arrêtez d'être méchant !". Si l'argument est immensément bateau - quelle idée de mettre en avant les droits de l'homme, est-ce que quelqu'un en a encore quelque chose à foutre à travers le monde ? - on pourra admettre que les diverses réponses et celles provenant d'Ennis sont également à mourir de rire. Décidément, tout le monde veut montrer qu'il est au sommet de la chaîne alimentaire mais personne ne veut retirer son collier protecteur pour aller jusqu'au fight. C'est là le paradoxe de notre monde moderne, on veut tout ce qui est positif mais surtout pas ce qui est négatif ! Envoyer des insultes sans se prendre une droite en retour, du chocolat qui ne fait pas grossir, de la bière sans alcool, des révolutions sans révolutions, larguer du sel sous des prétextes humanitaires... Misère ! Au milieu de tout ce brouhaha, une idée lumineuse vient de sortir de la tête de quelques personnes bien intentionnés : "Hey attendez ! Plutôt que de se foutre sur la gueule chacun de notre côté, venez on crée une Ligue d'Inutilité Internationale où on pourra s'insulter en live et pouvoir balancer ça sur internet !" A la rigueur, demandons au Caeturia d'organiser un combat de free fight international avec les Libériens, les Enissois, les Karsiens, les Karmalis, l'ensemble de la CDN ainsi que les Thorvalois et voyons qui va gagner à la fin, dans un combat loyal et honnête. (On fera 50/50 sur les bénéfices avec le Conglomérat, il n'y a pas de petit profit dans le monde capitaliste !") Là au moins, on aura une raison de sortir de notre fauteuil pour voir quelque chose, pas une bataille de communiqué interposé où les insultes se mêlent à l'incompétence. Si énormément d'Etats veulent défendre le Thorval et le présenter comme un "sanctuaire", c'est leur droit. Cela n'est pas plus choquant que de parader en expliquant que l'on se soucie des droits de l'homme quand il s'agit du Thorval, mais pas quand il s'agit d'un enfant makengais dans une mine ou d'une jeune femme karmalis obligé de travailler dans des usines chimiques... Les droits de l'homme peut-être, mais de l'homme blanc hein attention ! Ne nous trompons pas sur la cible.

Franchement ce cirque international va retomber comme un soufflé dans les prochains temps, quand le taux de testostérone aura de nouveau atteint un niveau raisonnable. Pour l'heure, les mots sont très bien mais se foutre sur la gueule c'est quand même mieux. Donc foutez-vous sur la gueule bon sang, on attend que ça !


[right]Clyde Sellers[/right][/justify]
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