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Samakout, haut-plateau perché à plusieurs milliers de mètres d’altitude, peut sans aucun doute se vanter de posséder l’une des bases de lancement les plus hautes du monde. Elle fut ouverte au début des années 60, en mars 1962 pour être précis, et n’a jamais cessé son activité depuis. Aujourd’hui, elle est dirigée par la Research and Aerospatial Developpement Administration Sengaï (RADAS), fondée à cette même époque par l’actuel rama Panom IV, qui, en ses jeunes années, se passionnait pour l’astronomie. Si la RADAS fut pendant longtemps cantonnée à des missions de développement aéronautique et très « terrien » finalement, elle fut rapidement augmentée, en termes de budget notamment, pour aller mettre sa tête dans les étoiles. Si son historique peut être retracé un autre jour, il serait intéressant aujourd’hui de tracer un portrait plus ou moins grossier de ce qu’est cette base de lancement et de quelles sont ses perspectives de développement.
Située en plein dans la chaîne du Songphang, Samakout était originellement un vaste plateau où venaient se reposer quelques bouviers et leurs bêtes, profitant du climat un peu plus doux qu’il y règne, grâce aux protections offertes par les hautes montagnes alentours. Cependant, lorsque la RADAS fut fondée et que l’on chercha quelques 1000 km², extensibles, pour installer une base de lancement et de test d’engin, les bouviers furent invités à aller se promener ailleurs et les premières grandes routes furent alors tracées dans les montagnes, en un temps record. Au fil des années, la base fut augmentée de zones d’impact de tir, -on y teste aussi les missiles- mais aussi, et c’est bien plus important, de rampe de lancement de fusées et de satellites. Ce matériel, extrêmement coûteux, a mis des années à s’installer, avec souvent les meilleurs ingénieurs des universités de Pan Ranong pour mener à bien le projet. Il y a aujourd’hui trois complexes de lancement, portant chacun le nom d’un des buffles du dernier bouvier à avoir quitté le plateau de Samakout.
Le premier complexe, Dosan, est constitué de longues pistes d’atterrissage et de décollage, car il était initialement prévu pour les tests d’avions, et encore aujourd’hui, il accueille les avions qui amènent le personnel mobile. C’est aussi depuis Dosan que l’on effectue les tests missiles de courte portée.
Le second complexe, Mik-Houn, fut le second à ouvrir, dans le but principal de mettre en orbite des satellites, à une portée toutefois plus réduire –généralement à orbite basse-. C’est d’ici que sont envoyés les satellites de reconnaissance, de cartographie, de télécommunication etc. Ce pas de tir est clairement le plus actif du pays et l’un des plus actifs du monde.
Le troisième complexe, Sontan, est le plus avancé technologiquement et le plus secret. Il est constitué de deux pas de tir, il peut envoyer des satellites à des distances plus éloignées encore –ici, on peut calculer un envoi en orbite héliosynchrone-, des fusées et autres vaisseaux spatiaux dernier cri.
Ces trois complexes forment un triangle au milieu duquel se trouve le Site RADAS, centre administratif chargé de la gestion et du développement de la base de Samakout. Près de 8000 personnes y sont employées en tout, dont la plupart vivent sur place avec leurs familles.
Cette véritable petite « ville spatiale » contient à la fois des taïkonautes et des femmes de ménage. Les paysages alentours ont été aménagés de sorte à ce que les taïkonautes soient entraînés à d’éventuelles missions au-delà de la stratosphère. Toutefois, ce n’est pas là que repose le principal axe de développement de la RADAS, mais bel et bien dans la formation et son lien avec la R&D. La petite ville de Samakout possède des centres de formation de très haute technologie qui envoie chaque année ses chasseurs de tête à Pan Ranong pour dénicher le gratin intellectuel (dans des domaines variées, de la balistique à l’ingénierie nucléaire) sengaïais et lui proposer des postes largement rémunérés et fort intéressants en terme de perspectives de carrières. Dès l’arrivée sur le centre de formation, on peut, en simple jeune étudiant, se retrouver dans le feu de l’action sur les rampes de lancement et même participer à des réunions –à un certain degré de confidentialité bien sûr- sur les futurs projets mis en place.
Un autre axe de développement est celui de la [url=http://www.simpolitique.com/post326211.html#p326211]CAMO[/url]. Cette organisation, dans le cadre de l’OCC, possède un fort potentiel de développement, et si le Sengaï possède le gros du matériel et l’expérience, les autres contribuent pour l’argent, la matière grise, et les gâteaux ainsi cuisinés peuvent être équitablement partagés. Bien que Samakout demeure un large monopole étatique, le développement au sein de l’OCC est un levier en passe d’être actionné pour dépasser, de loin, le reste du monde.
Qu'est-ce que le Sengaï ?
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Chaarden
[center]Statistiques sanitaires au Royaume du Sengaï[/center]
Espérance de vie à la naissance : 68,4 ans pour les hommes, 70,6 pour les femmes – Chiffre stable, ayant atteint un plafond en 2030. Nous ne cesserons de souligner au cours de cette étude les écarts qui existent aussi de la population sengaïaise. Un jeune Népalais né à Aranamandou n’aura une espérance de vie que de 62 ans environ, alors qu’un Tibétain de la vallée de Tingri peut avoir quelques 75 ans devant lui. L’espérance de vie moyenne d’un sengaïais est très largement tirée vers le bas par les difficultés d’accès à des soins de haute qualité : il n’est pas bien difficile de se faire soigner en cas de grippe, mais dès qu’un problème de santé requiert des soins plus importants, le travail peut être au pire bâclé (ablation partielle d’un kyste, complications suite au retrait de l’appendicite, anesthésie partiellement réussie…), au mieux largement retardé ou simplement abandonné. A côté de cela, l’alimentation des Sengaïais demeure l’un des atouts majeurs de leur santé, grâce à une alimentation souvent locale et saine.
Enfant de moins de 5 ans présentant un déficit pondéral : 18,4%
Prévalence gobale de la sous-alimentation : 12%
- L’un des points sombres de la santé au Sengaï demeure ce chiffre assez élevé du nombre d’enfants présentant un poids trop faible pour leur âge. Il faut toutefois relativiser en signalant qu’une grande partie de ce chiffre est calculé à partir d’extrapolations, et a beaucoup été critique pour cela. Ainsi, on donnerait plutôt une fourchette entre 12 et 24%. Les régions les plus touchées sont le Nord et l’Ouest du Songphang Phudin, où l’accès à la calorie est plus difficile selon les saisons. La température des hauts-plateaux peut parfois difficilement dépasser les 15°C et descend rapidement à -20°C, ce qui rend toute activité agricole difficile. Quant aux troupeaux, il suffit de quelques virus tenaces pour supprimer une grande partie de cette principale source de nourriture locale. Ainsi, pour bien comprendre ce chiffre de 18,4%, il faut réaliser qu’il ne concerne ni les mêmes enfants, ni les mêmes régions, d’années en années. Cela dépend aussi de la saison durant laquelle l’enfant peut naître, et donc surtout des ressources alors à disposition.
Taux de mortalité des moins de 5 ans : 33 pour mille – Ce taux se situe dans la moyenne des pays du même niveau de développement que le Sengaï, et trouve son origine dans une prise en charge relativement faible des femmes en travail. En effet, plus de la moitié de ce chiffre est constitué par les enfants mourant dans les premières semaines, voire jours, de leur vie. L’autre moitié est essentiellement lié à des maladies diverses, la couverture vaccinale et la prophylaxie étant encore très faibles dans certaines régions. Ce taux de mortalité descend à 5 pour mille à Pan Ranong, pour atteindre son record de 55 pour mille dans le Nord-Est du Ratcha-Khaen Phudin. Un autre phénomène est à relever, à savoir celui de l’abandon d’enfants par des personnes n’étant pas en mesure de s’en occuper, et cela a souvent lieu parmi les Népalais. A l’heure actuelle, la diminution de ce taux consisterait surtout en un meilleur traitement de certaines maladies « classiques » encore mal traitées au Sengaï, comme les oreillons ou la varicelle.
Taux de mortalité maternelle : 152 pour 100 000.
Naissances par césarienne : 12%
- Ces deux chiffres ont été mis en parallèle car ils sont, d’après les experts en santé, étroitement liés. Le recours à une sage-femme concerne à peine plus de deux tiers des accouchements (voir ci-dessous) et quand bien même celle-ci serait présente, elle ne possède bien souvent pas ni le matériel ni les compétences pour pratiquer des césariennes ou des péridurales. Ainsi, si 152 femmes sur 100 000 qui accouchent décèdent, c’est très souvent à cause de problèmes de santé touchant ces mêmes femmes, bien avant d’être tombées enceintes. De manière générale, la nature est bien faite, les accouchements se passent bien, mais une meilleure anticipation permettrait de réduire un chiffre malgré tout assez élevé de décès en couches.
Naissances assistées par du personnel de santé qualifié : 71% - Ce taux assez bien élevé pour un pays de ce niveau de développement est notamment dû à des réseaux typiquement sengaïais que l’on qualifie d’« infirmières nomades ». Dans beaucoup de régions, en effet, il n’y a pas d’hôpitaux à moins de plusieurs dizaines de km et les infirmières locales, malgré tout formées (ces formations peuvent être payées par la communauté villageoise par exemple), s’occupent de plusieurs villages et sont donc souvent mobiles. Souvent joignables par téléphone et dotées de bonnes voitures, elles peuvent parcourir de grandes distances avec leur matériel pour réaliser tous les soins de base. Quand elles sont à plusieurs, elles se relaient : les unes travaillent tandis que l’autre poursuit sa formation, pour arriver non à des médecins mais des « supers-infirmières ». Toutefois, le taux présenté ici n’est que de 71% encore une fois à cause des régions reculées, principalement sur les hauts-plateaux du Songphang ou dans les oasis du Karavaï, dans lesquelles le personnel de santé, bien que qualifiés, arrive souvent trop tard.
Prévalence de la contraception : 31% - Sans être un sujet tabou, la contraception demeure très peu répandue au Sengaï. En fait, seules les populations très urbaines y ont un accès : Pan Ranong, Choenglung, Tingri, un peu Songyala. En dehors de ces endroits où l’on peut se procurer préservatifs et pilules –et encore, ces dernières sont peu utilisées-, il n’est quasiment pas possible de s’empêcher autrement que par des moyens naturels d’avoir des enfants. A cela il faut ajouter la faiblesse des campagnes de prévention, totalement absente de l’espace public, et n’étant demandé par personne. Le rapport à l’enfant, au Sengaï, interdira pendant longtemps un développement plus important de la contraception.
Couverture par les soins anténatals, au moins 1 visite : 63% - Fruit de campagnes d’information, les visites anténatales se sont largement développées ces dernières décennies. Dans les métropoles, où hôpitaux et médecins sont accessibles, cela ne pose aucun problème. En milieu rural, il faut se contenter d’infirmières ayant une petite formation en gynécologie, ce qui est souvent suffisant pour repérer d’éventuels problèmes graves qui nécessiteraient une hospitalisation ou la prise en charge de la femme enceinte par un personnel mieux formé. C’est d’ailleurs parmi les 37% de femmes n’ayant aucune visite médicale pendant la grossesse que l’on trouve les plus grands nombres de mortes en couche et de mort-nés. En ce qui concerne les échographies, elles restent surtout répandues en milieu urbain, le matériel ne pouvant pas vraiment sortir des hôpitaux et cliniques. Cela laisse à beaucoup la surprise du sexe de l’enfant.
Population utilisant des sources d’eau de boissons améliorées : 91%
Population utilisant un assainissement amélioré : 54%
-Chiffres fondamentaux pour comprendre la diffusion de maladies que ceux liés à la qualité de l’eau. Une très grande majorité des Sengaïais a accès à des boissons de qualité, personne ne meurt de soif. Les problèmes qui s’ensuivent sont donc relativement rares, sauf s’ils ont d’autres facteurs de développement. Là où le bât blesse, c’est par rapport à la question de l’assainissement de l’eau, les centres d’épuration et les égouts ne couvrent grosso modo que la moitié du territoire. Ainsi, si pour le moment on arrive à se débrouiller, la demande de meilleures infrastructures se fait chaque jour grandissante et les députés locaux sont de plus en plus interpellés pour engager au Parlement des discussions sur l’établissement de vastes programmes de développement national à ce sujet, même si beaucoup semble s’accommoder de la fonte des neiges pour boire et des trous dans le sol pour uriner.
Nombre de médecins pour 10 000 habitants : 11,2
Nombre de dentistes pour 10 000 habitants : 2,3
Personnel infirmier/sages-femmes pour 10 000 habitants : 14,2
-Nous avons signalé précédemment le phénomène connu des « infirmières nomades », et celui-ci permet d’expliquer le taux assez bon du nombre d’infirmières et sages-femmes –qui sont en fait souvent les mêmes- pour 10 000 habitants. Le nombre de médecins, quant à lui, demeure assez faible mais jouit toutefois d’un avantage non-négligeable qui compense sa faiblesse quantitative : celui de sa répartition. Beaucoup de médecins commencent leur carrière en tant que fonctionnaire et sont obligés d’accepter des postes dans des petites et moyennes villes là où le besoin s’en fait ressentir, et donc parfois loin dans les milieux ruraux. D’autant plus que le recrutement est très souvent local, ce qui arrange tout le monde ; aucun médecin formé à Pan Ranong ne veut aller soigner des grippes sur les hauts-plateaux du Songphang, de même qu’aucun médecin formé dans la vallée de Tingri ne veut aller soigner les burnouts des banquiers thaïs. Ce recrutement « ethnique », si l’on veut éviter le politiquement correct « local », est en réalité une force du Sengaï. Toutefois, cet avantage s’efface pour les dentistes : presque cinq fois moins nombreux, ils ont le privilège de ne pas être soumis à l’Etat et donc beaucoup plus libres dans leurs mouvements, et surtout dans leurs salaires, ils travaillent très souvent en ville et ont un carnet de rendez-vous qui empêche un citoyen lambda d’obtenir une consultation avant plusieurs mois…
Lits d’hôpitaux pour 1000 habitants : 1,2 – Le réseau hospitalier sengaïais souffre de carences assez importantes, notamment parce que les structures familiales du pays empêchent l’envoi d’un malade quelconque dans un hôpital, on préfère les soins à la maison. De fait, le faible nombre de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants ne révèle pas grand-chose, si ce n’est une concentration de ces lits dans des bâtiments privilégiés, quasi-exclusivement dans les cliniques privés, là où les hôpitaux/dispensaires ne possèdent bien souvent que quelques lits et salles d’attente. Conscients de ces problèmes, les médecins prescrivent très rarement des hospitalisations, et beaucoup de personnes refusent même de se rendre à l’hôpital, laissant le soin aux infirmières de s’occuper d’eux à domicile.
Espérance de vie à la naissance : 68,4 ans pour les hommes, 70,6 pour les femmes – Chiffre stable, ayant atteint un plafond en 2030. Nous ne cesserons de souligner au cours de cette étude les écarts qui existent aussi de la population sengaïaise. Un jeune Népalais né à Aranamandou n’aura une espérance de vie que de 62 ans environ, alors qu’un Tibétain de la vallée de Tingri peut avoir quelques 75 ans devant lui. L’espérance de vie moyenne d’un sengaïais est très largement tirée vers le bas par les difficultés d’accès à des soins de haute qualité : il n’est pas bien difficile de se faire soigner en cas de grippe, mais dès qu’un problème de santé requiert des soins plus importants, le travail peut être au pire bâclé (ablation partielle d’un kyste, complications suite au retrait de l’appendicite, anesthésie partiellement réussie…), au mieux largement retardé ou simplement abandonné. A côté de cela, l’alimentation des Sengaïais demeure l’un des atouts majeurs de leur santé, grâce à une alimentation souvent locale et saine.
Enfant de moins de 5 ans présentant un déficit pondéral : 18,4%
Prévalence gobale de la sous-alimentation : 12%
- L’un des points sombres de la santé au Sengaï demeure ce chiffre assez élevé du nombre d’enfants présentant un poids trop faible pour leur âge. Il faut toutefois relativiser en signalant qu’une grande partie de ce chiffre est calculé à partir d’extrapolations, et a beaucoup été critique pour cela. Ainsi, on donnerait plutôt une fourchette entre 12 et 24%. Les régions les plus touchées sont le Nord et l’Ouest du Songphang Phudin, où l’accès à la calorie est plus difficile selon les saisons. La température des hauts-plateaux peut parfois difficilement dépasser les 15°C et descend rapidement à -20°C, ce qui rend toute activité agricole difficile. Quant aux troupeaux, il suffit de quelques virus tenaces pour supprimer une grande partie de cette principale source de nourriture locale. Ainsi, pour bien comprendre ce chiffre de 18,4%, il faut réaliser qu’il ne concerne ni les mêmes enfants, ni les mêmes régions, d’années en années. Cela dépend aussi de la saison durant laquelle l’enfant peut naître, et donc surtout des ressources alors à disposition.
Taux de mortalité des moins de 5 ans : 33 pour mille – Ce taux se situe dans la moyenne des pays du même niveau de développement que le Sengaï, et trouve son origine dans une prise en charge relativement faible des femmes en travail. En effet, plus de la moitié de ce chiffre est constitué par les enfants mourant dans les premières semaines, voire jours, de leur vie. L’autre moitié est essentiellement lié à des maladies diverses, la couverture vaccinale et la prophylaxie étant encore très faibles dans certaines régions. Ce taux de mortalité descend à 5 pour mille à Pan Ranong, pour atteindre son record de 55 pour mille dans le Nord-Est du Ratcha-Khaen Phudin. Un autre phénomène est à relever, à savoir celui de l’abandon d’enfants par des personnes n’étant pas en mesure de s’en occuper, et cela a souvent lieu parmi les Népalais. A l’heure actuelle, la diminution de ce taux consisterait surtout en un meilleur traitement de certaines maladies « classiques » encore mal traitées au Sengaï, comme les oreillons ou la varicelle.
Taux de mortalité maternelle : 152 pour 100 000.
Naissances par césarienne : 12%
- Ces deux chiffres ont été mis en parallèle car ils sont, d’après les experts en santé, étroitement liés. Le recours à une sage-femme concerne à peine plus de deux tiers des accouchements (voir ci-dessous) et quand bien même celle-ci serait présente, elle ne possède bien souvent pas ni le matériel ni les compétences pour pratiquer des césariennes ou des péridurales. Ainsi, si 152 femmes sur 100 000 qui accouchent décèdent, c’est très souvent à cause de problèmes de santé touchant ces mêmes femmes, bien avant d’être tombées enceintes. De manière générale, la nature est bien faite, les accouchements se passent bien, mais une meilleure anticipation permettrait de réduire un chiffre malgré tout assez élevé de décès en couches.
Naissances assistées par du personnel de santé qualifié : 71% - Ce taux assez bien élevé pour un pays de ce niveau de développement est notamment dû à des réseaux typiquement sengaïais que l’on qualifie d’« infirmières nomades ». Dans beaucoup de régions, en effet, il n’y a pas d’hôpitaux à moins de plusieurs dizaines de km et les infirmières locales, malgré tout formées (ces formations peuvent être payées par la communauté villageoise par exemple), s’occupent de plusieurs villages et sont donc souvent mobiles. Souvent joignables par téléphone et dotées de bonnes voitures, elles peuvent parcourir de grandes distances avec leur matériel pour réaliser tous les soins de base. Quand elles sont à plusieurs, elles se relaient : les unes travaillent tandis que l’autre poursuit sa formation, pour arriver non à des médecins mais des « supers-infirmières ». Toutefois, le taux présenté ici n’est que de 71% encore une fois à cause des régions reculées, principalement sur les hauts-plateaux du Songphang ou dans les oasis du Karavaï, dans lesquelles le personnel de santé, bien que qualifiés, arrive souvent trop tard.
Prévalence de la contraception : 31% - Sans être un sujet tabou, la contraception demeure très peu répandue au Sengaï. En fait, seules les populations très urbaines y ont un accès : Pan Ranong, Choenglung, Tingri, un peu Songyala. En dehors de ces endroits où l’on peut se procurer préservatifs et pilules –et encore, ces dernières sont peu utilisées-, il n’est quasiment pas possible de s’empêcher autrement que par des moyens naturels d’avoir des enfants. A cela il faut ajouter la faiblesse des campagnes de prévention, totalement absente de l’espace public, et n’étant demandé par personne. Le rapport à l’enfant, au Sengaï, interdira pendant longtemps un développement plus important de la contraception.
Couverture par les soins anténatals, au moins 1 visite : 63% - Fruit de campagnes d’information, les visites anténatales se sont largement développées ces dernières décennies. Dans les métropoles, où hôpitaux et médecins sont accessibles, cela ne pose aucun problème. En milieu rural, il faut se contenter d’infirmières ayant une petite formation en gynécologie, ce qui est souvent suffisant pour repérer d’éventuels problèmes graves qui nécessiteraient une hospitalisation ou la prise en charge de la femme enceinte par un personnel mieux formé. C’est d’ailleurs parmi les 37% de femmes n’ayant aucune visite médicale pendant la grossesse que l’on trouve les plus grands nombres de mortes en couche et de mort-nés. En ce qui concerne les échographies, elles restent surtout répandues en milieu urbain, le matériel ne pouvant pas vraiment sortir des hôpitaux et cliniques. Cela laisse à beaucoup la surprise du sexe de l’enfant.
Population utilisant des sources d’eau de boissons améliorées : 91%
Population utilisant un assainissement amélioré : 54%
-Chiffres fondamentaux pour comprendre la diffusion de maladies que ceux liés à la qualité de l’eau. Une très grande majorité des Sengaïais a accès à des boissons de qualité, personne ne meurt de soif. Les problèmes qui s’ensuivent sont donc relativement rares, sauf s’ils ont d’autres facteurs de développement. Là où le bât blesse, c’est par rapport à la question de l’assainissement de l’eau, les centres d’épuration et les égouts ne couvrent grosso modo que la moitié du territoire. Ainsi, si pour le moment on arrive à se débrouiller, la demande de meilleures infrastructures se fait chaque jour grandissante et les députés locaux sont de plus en plus interpellés pour engager au Parlement des discussions sur l’établissement de vastes programmes de développement national à ce sujet, même si beaucoup semble s’accommoder de la fonte des neiges pour boire et des trous dans le sol pour uriner.
Nombre de médecins pour 10 000 habitants : 11,2
Nombre de dentistes pour 10 000 habitants : 2,3
Personnel infirmier/sages-femmes pour 10 000 habitants : 14,2
-Nous avons signalé précédemment le phénomène connu des « infirmières nomades », et celui-ci permet d’expliquer le taux assez bon du nombre d’infirmières et sages-femmes –qui sont en fait souvent les mêmes- pour 10 000 habitants. Le nombre de médecins, quant à lui, demeure assez faible mais jouit toutefois d’un avantage non-négligeable qui compense sa faiblesse quantitative : celui de sa répartition. Beaucoup de médecins commencent leur carrière en tant que fonctionnaire et sont obligés d’accepter des postes dans des petites et moyennes villes là où le besoin s’en fait ressentir, et donc parfois loin dans les milieux ruraux. D’autant plus que le recrutement est très souvent local, ce qui arrange tout le monde ; aucun médecin formé à Pan Ranong ne veut aller soigner des grippes sur les hauts-plateaux du Songphang, de même qu’aucun médecin formé dans la vallée de Tingri ne veut aller soigner les burnouts des banquiers thaïs. Ce recrutement « ethnique », si l’on veut éviter le politiquement correct « local », est en réalité une force du Sengaï. Toutefois, cet avantage s’efface pour les dentistes : presque cinq fois moins nombreux, ils ont le privilège de ne pas être soumis à l’Etat et donc beaucoup plus libres dans leurs mouvements, et surtout dans leurs salaires, ils travaillent très souvent en ville et ont un carnet de rendez-vous qui empêche un citoyen lambda d’obtenir une consultation avant plusieurs mois…
Lits d’hôpitaux pour 1000 habitants : 1,2 – Le réseau hospitalier sengaïais souffre de carences assez importantes, notamment parce que les structures familiales du pays empêchent l’envoi d’un malade quelconque dans un hôpital, on préfère les soins à la maison. De fait, le faible nombre de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants ne révèle pas grand-chose, si ce n’est une concentration de ces lits dans des bâtiments privilégiés, quasi-exclusivement dans les cliniques privés, là où les hôpitaux/dispensaires ne possèdent bien souvent que quelques lits et salles d’attente. Conscients de ces problèmes, les médecins prescrivent très rarement des hospitalisations, et beaucoup de personnes refusent même de se rendre à l’hôpital, laissant le soin aux infirmières de s’occuper d’eux à domicile.
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Chaarden
[center]ZOOM sur un business singulier et bien Sengaïais : les Prisons[/center]
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180309011430997125.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309011430997125.jpg[/IMG][/URL] [/center]
« Prison » et « business » dans la même phrase ? La justice sengaïaise révèle un autre de ces pans fort particulier. Le milieu carcéral est l’un des pires trous à rats qu’une nation puisse connaître. Au Sengaï, cette constante se trouve vérifiée. Prenons cette première statistique : il y a vingt ans, il y avait environ 1000 condamnés à mort par an. Aujourd’hui, il y en a environ 45 par an. La longue peine de prison se trouve la première plus lourde peine infligée : pendant longtemps, les prisons débordaient et des incidents se produisaient (agressions de gardiens, formations de gangs et même épidémies suite à la surpopulation). Ainsi, une solution fut trouvée il y a très exactement 17 ans maintenant, alliant l’utile et l’agréable et digne d’un bon esprit aussi libéral que sengaïais : les directeurs de prisons peuvent « vendre » les bras des prisonniers à des entreprises en demande de main d’œuvre. Seule condition : que le travail soit pénible. Les prisonniers touchent quelques 2 à 5% de la richesse qu’ils produisent, 55% revient à l’entreprise qui les a loués, et le gros tiers restant tombe directement dans les poches du directeur de la prison. Ce système a été largement plébiscité par la population sengaïaise, et a provoqué des grincements de dents à l’étranger.
Ainsi, de véritables fortunes se sont constituées. Au Sengaï, il y a à peu près 300 établissements pénitentiaires de tout type, avec en tout quelques 400 000 prisonniers. Sur les 300 directeurs de prisons, 271 sont millionnaires, de petits millionnaires, mais des millionnaires quand même. Depuis la mise en place de ce système, d’ailleurs, le nombre de prétendants au concours de directeurs de prisons n’a jamais été aussi élevé. De plus, au vue de la souplesse administrative qui existe au sein des pénitenciers, beaucoup de directeurs ont mis en place un système de répartition des prisonniers entre les gardiens : chaque gardien reçoit quelques prisonniers sous son « autorité ». Si ceux-ci sont loués, une grande partie de leurs gains, qui revient à la prison, tombe alors directement dans la poche du gardien en question ! Raison pour laquelle les gardiens de prisons sont parmi les fonctionnaires les mieux payés de tout le Sengaï, l’argent qu’ils touchent du travail des prisonniers étant net d’impôts. Toutefois, certains pans du système ont été critiqués : en effet, l’autorité carcérale ne fonctionne que dans le milieu carcéral. Ainsi, si les prisonniers ont été loués à une entreprise quelconque, leur surveillance relève de la police locale, qui aurait pourtant du travail ailleurs. Le gouvernement étudie une proposition visant à rattacher l’autorité carcérale à tout prisonnier, indépendamment de sa présence ou non à la prison. Il faut savoir qu’il est possible pour des entités plus petites, à l’exception du simple particulier, de louer un prisonnier : les égouts sengaïais sont souvent nettoyés par des prisonniers, de même que les fossés sont curés ainsi.
Le plus grand malheur qui pourrait arriver maintenant ? Une baisse de la criminalité, d’autant plus que certaines collusions entre des directeurs de prisons et des juges sont nés : des directeurs demandent un certain nombre de prisonniers par mois, ce que son ami le juge lui obtient, regardant un peu moins la loi. Un autre problème a été mis en avant, beaucoup plus pénible, celui de la pression à la baisse sur les salaires que provoque cette main d’œuvre pas chère et corvéable à volonté. Ainsi, les bras de fer juridiques entre syndicats et directeurs de prisons sont nombreux, et l’on sait désormais que les juges ne sont pas forcément très objectifs sur cette affaire. Le recours à l’Etat n’est par ailleurs pas imaginé, puisque le système carcéral relève de l’autorité phudique, et non royale. Quant aux clans aristocratiques dirigeant ces Phudins, ils n’ont précisément rien à faire de cet étrange business, embourbés qu’ils sont dans la jet-set thaï de la côte Sud. Ainsi, celui-ci a de beaux jours devant lui, car, en dehors de quelques ONGs et quelques voix sengaïaises qui hurlent à l’esclavage, il semble cohérent à tous que des prisonniers travaillent, dans des métiers pénibles, pour purger leurs peines…
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180309011430997125.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309011430997125.jpg[/IMG][/URL] [/center]
« Prison » et « business » dans la même phrase ? La justice sengaïaise révèle un autre de ces pans fort particulier. Le milieu carcéral est l’un des pires trous à rats qu’une nation puisse connaître. Au Sengaï, cette constante se trouve vérifiée. Prenons cette première statistique : il y a vingt ans, il y avait environ 1000 condamnés à mort par an. Aujourd’hui, il y en a environ 45 par an. La longue peine de prison se trouve la première plus lourde peine infligée : pendant longtemps, les prisons débordaient et des incidents se produisaient (agressions de gardiens, formations de gangs et même épidémies suite à la surpopulation). Ainsi, une solution fut trouvée il y a très exactement 17 ans maintenant, alliant l’utile et l’agréable et digne d’un bon esprit aussi libéral que sengaïais : les directeurs de prisons peuvent « vendre » les bras des prisonniers à des entreprises en demande de main d’œuvre. Seule condition : que le travail soit pénible. Les prisonniers touchent quelques 2 à 5% de la richesse qu’ils produisent, 55% revient à l’entreprise qui les a loués, et le gros tiers restant tombe directement dans les poches du directeur de la prison. Ce système a été largement plébiscité par la population sengaïaise, et a provoqué des grincements de dents à l’étranger.
Ainsi, de véritables fortunes se sont constituées. Au Sengaï, il y a à peu près 300 établissements pénitentiaires de tout type, avec en tout quelques 400 000 prisonniers. Sur les 300 directeurs de prisons, 271 sont millionnaires, de petits millionnaires, mais des millionnaires quand même. Depuis la mise en place de ce système, d’ailleurs, le nombre de prétendants au concours de directeurs de prisons n’a jamais été aussi élevé. De plus, au vue de la souplesse administrative qui existe au sein des pénitenciers, beaucoup de directeurs ont mis en place un système de répartition des prisonniers entre les gardiens : chaque gardien reçoit quelques prisonniers sous son « autorité ». Si ceux-ci sont loués, une grande partie de leurs gains, qui revient à la prison, tombe alors directement dans la poche du gardien en question ! Raison pour laquelle les gardiens de prisons sont parmi les fonctionnaires les mieux payés de tout le Sengaï, l’argent qu’ils touchent du travail des prisonniers étant net d’impôts. Toutefois, certains pans du système ont été critiqués : en effet, l’autorité carcérale ne fonctionne que dans le milieu carcéral. Ainsi, si les prisonniers ont été loués à une entreprise quelconque, leur surveillance relève de la police locale, qui aurait pourtant du travail ailleurs. Le gouvernement étudie une proposition visant à rattacher l’autorité carcérale à tout prisonnier, indépendamment de sa présence ou non à la prison. Il faut savoir qu’il est possible pour des entités plus petites, à l’exception du simple particulier, de louer un prisonnier : les égouts sengaïais sont souvent nettoyés par des prisonniers, de même que les fossés sont curés ainsi.
Le plus grand malheur qui pourrait arriver maintenant ? Une baisse de la criminalité, d’autant plus que certaines collusions entre des directeurs de prisons et des juges sont nés : des directeurs demandent un certain nombre de prisonniers par mois, ce que son ami le juge lui obtient, regardant un peu moins la loi. Un autre problème a été mis en avant, beaucoup plus pénible, celui de la pression à la baisse sur les salaires que provoque cette main d’œuvre pas chère et corvéable à volonté. Ainsi, les bras de fer juridiques entre syndicats et directeurs de prisons sont nombreux, et l’on sait désormais que les juges ne sont pas forcément très objectifs sur cette affaire. Le recours à l’Etat n’est par ailleurs pas imaginé, puisque le système carcéral relève de l’autorité phudique, et non royale. Quant aux clans aristocratiques dirigeant ces Phudins, ils n’ont précisément rien à faire de cet étrange business, embourbés qu’ils sont dans la jet-set thaï de la côte Sud. Ainsi, celui-ci a de beaux jours devant lui, car, en dehors de quelques ONGs et quelques voix sengaïaises qui hurlent à l’esclavage, il semble cohérent à tous que des prisonniers travaillent, dans des métiers pénibles, pour purger leurs peines…
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Chaarden
[center]La beauté féminine au Sengaï
[URL=https://www.casimages.com/i/190322120041876957.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/22/190322120041876957.png[/IMG][/URL] [/center]
Alors que Miss Sengaï vient de recevoir le plus important nombre de votes [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&t=17547]au concours de Miss Univers de cette année 2038[/url], après que celle de 2036 ait été seconde dauphine, il ne peut se révéler qu’intéressant de rendre compte de cette réputation que le Sengaï entretient en terme de beauté féminine.
On peut dire qu’il est de notoriété publique, et ce depuis très longtemps, que les Sengaïaises sont les plus belles femmes de toute la Ventélie. Déjà au XVIe siècle, des ambassadeurs venus des nations voisines racontaient dans leurs écrits leur émerveillement quant aux beautés qu’ils croisaient dans la vie de tous les jours, que ce soit aux côtés de princes ou même derrière un comptoir en train de vendre des sacs de riz. Voici ce qu’écrivait à son fils un ambassadeur de Fuxianji arrivant au port de Pan Ranong en 1602 :
[quote]« … je ne saurais décrire, mon fils, le bonheur quotidien qu’offrent à mes yeux les rues de Pan Ranong. Je ne saurais décrire sans insulter l’esprit défunt de ta mère le ravissement qui illumine les visages de toutes les femmes ici. En arrivant ici, je rencontrais le prince Kunasan et j’eus à éviter de trop regarder ses concubines pour ne pas lui manquer de respect, mais chacune d’elle valait mille détours de tête. Je pensais que comme chaque prince du monde, il avait pris toute la fleur de la beauté féminine de son peuple, mais je me trompais. Alors que je pénétrais les marchés du port, où se côtoient des marins sans le sou, des ramasseurs de coquillages et des marchands venus de tout le Sengaï, je ne pouvais que constater qu’aucun de ces hommes n’avait le malheur d’avoir au bras une femme laide, et personne ne s’enorgueillissait d’avoir une belle fille, car celle du voisin l’était tout autant. Connais-tu une seule nation, mon fils, où l’on ne loue pas la beauté de sa femme ou de sa fille parce que la beauté y est aussi commune que le sable sur les plages ? … » [/quote]
Quand bien même on pourrait croire que seuls les bridés aiment les bridées, l’histoire nous montre l’inverse, car même les peuples de l’Ouest, lorsque leurs caravanes et leurs navires franchissaient les frontières du Sengaï, aimaient ce royaume pour cela. Voici le texte d’un marchand du Karmalistan en 1632 :
[quote]« … ma fougueuse passion pour les hommes s’éteint devant les femmes du Sengaï, et mash’allah, qu’Allah fut généreux avec cette terre, qui ne contient donc pas que du riz, des jungles dangereuses et des déserts arides. Il n’est que fort dommage que cette race ne nous laisse pas épouser les filles dites "trop jeunes" … »[/quote]
Plus tard, au XIXe et au XXe siècle, presque aucun voyageur qui posait le pied au Royaume des Trois Dragons ne pouvait écrire un récit de voyage sans quelques lignes consacrées aux femmes qu’il avait rencontrées. Les Sengaïaises sont louées pour la délicatesse des traits de leurs visages, l’alignement parfait de leurs belles dents blanches, la douceur nacrée de leur peau et leurs yeux qui savaient donner tant le mignon amour que la fougueuse passion.
Le XXe et la post-modernité ont toutefois renversé la perspective ; le Sengaï connut alors le revers de la médaille.
En effet, alors que les communications entre les Phudins se multipliaient et que le pays s’unifiait comme jamais il ne le fut, il fallut apporter un bémol important. Bien qu’il était et est toujours largement possible de rencontrer une belle jeune bergère tibétaine au détour d’un pic rocheux dans les montagnes du Songphang, il faut constater que les femmes sengaïaises aimées pour leur beauté sont essentiellement du Sud du Sengaï, où se trouvent les zones essentiellement peuplées de Thaïs. Les femmes Tibétaines et Népalaises n’entrent généralement pas dans les mêmes cases et constituent les femmes lambdas du pays, ce qui est plutôt dommage étant donné qu’elles en en sont plus de 80%. Ainsi, rencontrer les fameuses belles Sengaïaises ne peut se faire… qu’au Sud du pays.
Et c’est au Sud que d’autres problèmes naquirent alors de cet état de fait. La prostitution a toujours existé et existera toujours, mais le tourisme sexuel n’est que l’apanage de certaines nations, et le Sengaï en fait malheureusement parti. C’est un secret de polichinelle que les boîtes de nuit de Pan Ranong sont des temples de la débauche, et c’est par contre bien connu que la prostitution y est particulièrement répandue. L’année dernière, ce ne sont pas moins de 2000 prostituées qui furent appréhendées, mais ce chiffre évidemment ne nous dit rien de celles qui ne sont pas attrapées et de celles qui sont protégées par la police pour des raisons que la décence nous empêche de révéler ici…
[URL=https://www.casimages.com/i/190322120041876957.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/22/190322120041876957.png[/IMG][/URL] [/center]
Alors que Miss Sengaï vient de recevoir le plus important nombre de votes [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&t=17547]au concours de Miss Univers de cette année 2038[/url], après que celle de 2036 ait été seconde dauphine, il ne peut se révéler qu’intéressant de rendre compte de cette réputation que le Sengaï entretient en terme de beauté féminine.
On peut dire qu’il est de notoriété publique, et ce depuis très longtemps, que les Sengaïaises sont les plus belles femmes de toute la Ventélie. Déjà au XVIe siècle, des ambassadeurs venus des nations voisines racontaient dans leurs écrits leur émerveillement quant aux beautés qu’ils croisaient dans la vie de tous les jours, que ce soit aux côtés de princes ou même derrière un comptoir en train de vendre des sacs de riz. Voici ce qu’écrivait à son fils un ambassadeur de Fuxianji arrivant au port de Pan Ranong en 1602 :
[quote]« … je ne saurais décrire, mon fils, le bonheur quotidien qu’offrent à mes yeux les rues de Pan Ranong. Je ne saurais décrire sans insulter l’esprit défunt de ta mère le ravissement qui illumine les visages de toutes les femmes ici. En arrivant ici, je rencontrais le prince Kunasan et j’eus à éviter de trop regarder ses concubines pour ne pas lui manquer de respect, mais chacune d’elle valait mille détours de tête. Je pensais que comme chaque prince du monde, il avait pris toute la fleur de la beauté féminine de son peuple, mais je me trompais. Alors que je pénétrais les marchés du port, où se côtoient des marins sans le sou, des ramasseurs de coquillages et des marchands venus de tout le Sengaï, je ne pouvais que constater qu’aucun de ces hommes n’avait le malheur d’avoir au bras une femme laide, et personne ne s’enorgueillissait d’avoir une belle fille, car celle du voisin l’était tout autant. Connais-tu une seule nation, mon fils, où l’on ne loue pas la beauté de sa femme ou de sa fille parce que la beauté y est aussi commune que le sable sur les plages ? … » [/quote]
Quand bien même on pourrait croire que seuls les bridés aiment les bridées, l’histoire nous montre l’inverse, car même les peuples de l’Ouest, lorsque leurs caravanes et leurs navires franchissaient les frontières du Sengaï, aimaient ce royaume pour cela. Voici le texte d’un marchand du Karmalistan en 1632 :
[quote]« … ma fougueuse passion pour les hommes s’éteint devant les femmes du Sengaï, et mash’allah, qu’Allah fut généreux avec cette terre, qui ne contient donc pas que du riz, des jungles dangereuses et des déserts arides. Il n’est que fort dommage que cette race ne nous laisse pas épouser les filles dites "trop jeunes" … »[/quote]
Plus tard, au XIXe et au XXe siècle, presque aucun voyageur qui posait le pied au Royaume des Trois Dragons ne pouvait écrire un récit de voyage sans quelques lignes consacrées aux femmes qu’il avait rencontrées. Les Sengaïaises sont louées pour la délicatesse des traits de leurs visages, l’alignement parfait de leurs belles dents blanches, la douceur nacrée de leur peau et leurs yeux qui savaient donner tant le mignon amour que la fougueuse passion.
Le XXe et la post-modernité ont toutefois renversé la perspective ; le Sengaï connut alors le revers de la médaille.
En effet, alors que les communications entre les Phudins se multipliaient et que le pays s’unifiait comme jamais il ne le fut, il fallut apporter un bémol important. Bien qu’il était et est toujours largement possible de rencontrer une belle jeune bergère tibétaine au détour d’un pic rocheux dans les montagnes du Songphang, il faut constater que les femmes sengaïaises aimées pour leur beauté sont essentiellement du Sud du Sengaï, où se trouvent les zones essentiellement peuplées de Thaïs. Les femmes Tibétaines et Népalaises n’entrent généralement pas dans les mêmes cases et constituent les femmes lambdas du pays, ce qui est plutôt dommage étant donné qu’elles en en sont plus de 80%. Ainsi, rencontrer les fameuses belles Sengaïaises ne peut se faire… qu’au Sud du pays.
Et c’est au Sud que d’autres problèmes naquirent alors de cet état de fait. La prostitution a toujours existé et existera toujours, mais le tourisme sexuel n’est que l’apanage de certaines nations, et le Sengaï en fait malheureusement parti. C’est un secret de polichinelle que les boîtes de nuit de Pan Ranong sont des temples de la débauche, et c’est par contre bien connu que la prostitution y est particulièrement répandue. L’année dernière, ce ne sont pas moins de 2000 prostituées qui furent appréhendées, mais ce chiffre évidemment ne nous dit rien de celles qui ne sont pas attrapées et de celles qui sont protégées par la police pour des raisons que la décence nous empêche de révéler ici…
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Chaarden
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Chaarden
[justify][center]Commentaires des élections législatives – Rathasapha – 2039[/center]
Cela fait maintenant plusieurs jours que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353354#p353354]les élections législatives se sont terminées[/url]. Les partis fêtent leurs victoires ou leurs défaites, quoique les résultats en demi-teinte ne permettent pas de donner tel parti vainqueur plutôt qu’un autre. Ainsi, les discussions et autres tractations ont déjà débutées et pour l’instant ne conduisent à rien de concret. Selon la loi sengaïaise, la députation du Rathasapha qui ne parviendrait pas à élire un PM en moins de trois mois doit être dissoute et de nouvelles élections doivent avoir lieu. Si celles-ci n’aboutissent toujours à rien, le Rama peut demander une suspension des institutions parlementaires et une prise de pouvoir par l’armée, ce qui a déjà eu lieu dans le passé et a laissé des souvenirs suffisamment sombres. Voulant éviter la Suspension, tous les partis négocient et se retrouvent pour constituer une coalition. Avant cela, résumons les résultats et synthétisons les commentaires.
Alliance Nationale Démocratique (AND) : Le parti perd presque 20 points, passant de 51% aux dernières législatives à 33%. De l’avis d’un grand nombre de commentateurs, il n’est pas exagéré de parler « d’effondrement ». Les raisons de ce désastre sont multiples : la perte de popularité de Sumalee Kongsuwan, la médiocrité de Niwattham Paisoon, l’émiettement politique du Sengaï, la stagnation économique, les remous sociaux etc. Toutefois, la fragmentation de l’électorat sengaïais a aussi nui aux autres partis, d’où le fait que l’AND parvint avec difficulté à se hisser de justesse à la première place. La question qui se pose à présent est celle de l’avenir : est-ce que Niwattham Paisoon parviendra à se faire élire PM dans les jours à venir ? L’AND doit parvenir à se trouver 18% des voix, qui pourraient être trouvé chez Boonyasak Ondartittichai (KNS) et parmi les indépendants, c’est en tout cas ce que propose l’aile libérale de l’AND. Toutefois, l’aile conservatrice appelle à un mouvement de refondation du parti, désirant attirer à lui notamment les partis et députés régionalistes ainsi que le parti contre la corruption (TKKT), qui a dévoré une bonne partie de l’électorat dans les quartiers du petit peuple thaï de Pan Ranong. Ces deux lignes construisent aujourd’hui la dynamique du Sengaï ; leurs représentants savent très bien que l’écrasement de l’une au profit de l’autre amènerait à une autre saignée électorale qui ne serait pas rentable à long terme. Il reste à savoir comment ces deux lignes se conjugueront ; elles doivent impérativement trouver un compromis pour garantir le poste de PM à Niwattham Paisoon dans les jours à venir, quitte à reporter à plus tard la question de la refondation de la ligne du parti.
Mouvement Fédéral-Démocrate (MFD) : A la grande surprise des commentateurs, le score du MFD s’est avéré bien plus faible que ce que l’on attendait. Au final, 29% des voix ne représentent que 5 points de plus que ce que son ancêtre, le Renouveau Tibétain (RT), avait fait aux dernières législatives. Pourquoi ? Le changement de nom de RT à MFD avait pour objectif de créer un mouvement désethnicisé et ouvert à tous les sujets du Rama du Sengaï. Cette stratégie s’avérait payante lorsque la cote de popularité du parti s’envolait dans les sondages. Toutefois, Lamoon Aditya a choisi dans les derniers mois de sa campagne de tenir un discours bien plus clivant, espérant que la fermeté dans ses idées lui assurerait une image crédible et solide. Si ce calcul a une certaine logique, remplacer une politique de rassemblement par un comportement clivant n’a pas eu le résultat escompté : une victoire du MFD tenait à sa présence comme premier parti du Sengaï, place qu’il n’a pas réussi à obtenir. Toutefois, si l’on considère la politique comme un billard à trois bandes, on peut comprendre la stratégie de Lamoon Aditya comme une faible stratégie électorale mais comme une fine tactique de politique politicienne. Sa stature en a imposé lors des débats ; si elle fût agressive, elle s’est retenue de cogner sur les petits partis susceptibles de s’allier à elle. Ces derniers peuvent avoir vu en elle la possibilité de participer à la majorité gouvernementale en se rangeant derrière une personnalité solide et attentive à leurs idées. Cette hypothèse reviendrait à dire que Lamoon Aditya savait que la coalition serait inévitable, et elle l’est effectivement, et qu’elle a soigneusement préparé le terrain par un pari risqué. La victoire du MFD ne peut donc pas vraiment être clamée maintenant ; elle pourra être annoncée s’il parvient à construire une coalition capable d’élire Lamoon Aditya au poste tant convoité de PM.
Parti Pour le Développement (PPD) : En passant de plus de 10% à 7% seulement, les communistes du PPD paient la péremption de leurs idées, leur ton agressif, leur manque d’arguments solides et dans une certaine mesure l’émiettement de leur parti. Le cœur du PPD, c’est-à-dire Aranamandou et ses zones périphériques, est resté fidèle, mais c’est les marges qui ont été rogné : les Ouïghours ont voté pour leur nouveau parti ethnique, et les Népalais et Tibétains de l’Ouest du Khunsoek Phudin se sont dirigés vers le MFD de Lamoon Aditya, plus crédible et plus susceptible de l’emporter. Les commentateurs attendent impatiemment la fin des bureaux politiques qui se tiennent actuellement à Aranamandou depuis plusieurs jours, où les hommes de Bibek Kumar Jah, secrétaire général du PPD, essaient de monter une stratégie pour faire avancer au mieux leurs idées, ou le peuple Népalais, ce qui, pour eux, est somme toute identique. D’après certaines fuites, l’idée d’une alliance avec le MFD a été proposée par certains cadres du parti, mais Bibek Kumar Jah la tient pour l’instant à distance, par rancœur mais surtout par fierté. Toutefois, ces 7% obtenus par le PPD pourrait être intéressant pour le MFD, dont les têtes dirigeantes pourraient d’elles-mêmes venir au PPD faire une proposition, qui sera étudié avec sérieux par les membres du parti, dont un grand nombre est passablement agacé par les défaites en série. Végéter autour de 10% depuis quelques décennies est une stratégie dépassée pour certains, tandis que pour d’autres, cette glorieuse solitude témoigne de la force d’un peuple opprimé. Bref, ces élections ont fait éclater les faiblesses et les contradictions internes du PPD, qui doit impérativement se remettre en question.
Halkin Partisi (HP) : 5% des voix obtenus pour le parti Ouïghour, alors même que les Ouïghours forment au bas mot 1,5% de la population sengaïaise. La surprise est totale pour les commentateurs. Le HK remporte donc très exactement 36 sièges au Rathasapha, alors même que quelques dizaines de personnes étaient prêtes à y aller. Les cinq premiers jours après les élections ont été consacrés à la sélection de candidats pour remplir les sièges. Une fois cette étape passée, il a fallu envisager la suite ; pour la première fois, les Ouïghours entrent véritablement en tant qu’Ouïghours au Rathasapha, en ayant par ailleurs mordu sur les terres Népalaises et Tibétaines grâce à leur influence dans les mines et autres « chantiers du désert ». Le Halkin Partisi a donc conquis un électorat populaire moins sur la question ethnique que sur la question sociale, et c’est ce constat qui est tout à fait surprenant. A présent, comme le Comité du parti l’a décidé, il faut peser au maximum sur un côté pour essayer de faire passer les lois qu’il faut pour obtenir un Phudin indépendant, le Karavaï Phudin. Cette ligne très régionaliste se heurte à une ligne plus sociale, mettant en avant les principes égalitaires de l’islam et prônant une conquête électorale plus ambitieuse sur les plates-bandes du PPD. Toutefois, d’après les sources assez fiables obtenues par les journalistes, le HP devrait sans doute apporter leur soutien au MFD pour soutenir la candidature de Lamoon Aditya au poste de PM, et il faudra désormais compter sur ce parti.
Khang Nha Sengaï ! (KNS) : Il s’agit de la deuxième surprise de ce scrutin. Un parti qui fut créé quatre mois avant les élections remporte 109 sièges, principalement des sièges où règne la bourgeoisie entrepreneuriale urbaine et la jeunesse contestataire qui voit en BoonOn (surnom du leader du mouvement, le magnat des casinos Boonyasak Ondartittichai) un maniaque aux dents longues capable de faire peur au système en place en changeant radicalement la donne. Les journalistes ont tenté d’obtenir plus de réactions de la part de Boonyasak Ondartittichai et de ses équipes, mais seule la vingt-troisième personne sur la liste a pu répondre, les vingt-deux premières étant partis fêter leurs victoires avec BoonOn dans l’un de ses multiples casinos sur la côte à Pan Ranong. Il convient maintenant de déceler l’avenir de ce parti, qui vient de se positionner dans une incroyable position de force et qui sera sûrement l’une des clefs des coalitions à venir. Les lignes politiques de KNS sont tellement différentes de celles du MFD qu’une coalition entre les deux semble particulièrement improbable. Quant à l’AND, s’allier avec KNS ferait bien trop pencher la balance du côté libéral et risquerait de provoquer une fracture au sein de l’électorat traditionnel de l’AND, et c’est une recomposition que l’AND ne peut pas se permettre en ce moment. Ainsi, c’est KNS qui a toutes les cartes en main et qui peut adapter sa position pour rejoindre telle ou telle coalition non pas sur une longue entente mutuelle mais peut-être sur quelques points qu’un grand parti pourrait promettre en échange d’un soutien pour l’élection du PM. Toutefois, au milieu de toutes ces prédictions de commentateurs politiques, il est une variable dont personne ne peut mesurer l’ampleur : l’imprévisibilité totale de Boonyasak Ondartittichai.
Rassemblement Pour la Terre (RPT) : Le parti écologiste et humaniste ne récolte que 2% des voix, soit une quinzaine de sièges. Ce score qui frôle le ridicule est interprété comme étant le reflet d’un discours aussi vague que démagogique tenu par les cadres du parti. Le manque de structuration de celui-ci, accolé au manque de professionnalisme et de ligne intelligible a conduit le parti à la déroute, sauf dans quelques quartiers religieux et bourgeois de Gyamda et Tingri, les deux grandes cités tibétaines. A l’heure actuelle, on ne sait même pas si ce parti voudra ou non négocier ses voix dans le cadre d’une alliance. En théorie, il le pourra, et en pratique, les scores promettent d’être si serrés que même 15 sièges peuvent faire la différence et c’est ce qu’attendent patiemment les cadres du parti qui, loin de considérer leurs scores comme une déroute, estiment qu’ils pourront peser dans une coalition à venir, proposer des lois efficaces et bien ficelées pour gagner en crédibilité et avancer ainsi pas à pas sur la scène politique sengaïaise. Cette stratégie de long terme et de preuve par les faits, par définition, est en suspens et l’on ne saura si elle fonctionne qu’aux prochaines élections.
Tsu Kab Kar Thucrit (TKKT) : Dans les scores attendus, le TKKT a fait 7%, soit 51 sièges au Rathasapha, ce qui est loin d’être un score négligeable. La stratégie de son leader Hainad Jarujinda s’est avérée payante : loin d’être dans une optique de conquête, il a immédiatement ciblé son électorat et les circonscriptions où ses hommes pouvaient être élus et a déployé tous ses efforts dans ces zones pour être le plus efficace possible. Avec un discours démagogue de « lutte contre les élites corrompues » et du « peuple d’abord », il a réussi à rallier à lui de nombreuses personnes issues des classes populaires bien formées des grandes villes thaïes, et, souvent désœuvrées, ces personnes ont pu être formées comme les cadres de sa campagne, avec le résultat que l’on constate actuellement. Hainad Jarujinda entre donc au Rathasapha et arrivera sûrement à constituer un groupe avec quelques indépendants et s’annonce déjà comme l’un des ténors de l’institution. Son score va d’ailleurs l’enjoindre à lorgner sur une coalition ou, à défaut, de tenter d’en constituer une lui-même, ce qui semble peu crédible mais pas improbable vu la mégalomanie du personnage. Une bonne partie de ses discours de campagne étaient basés sur la corruption du gouvernement en cours, et l’AND lui avait répondu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352352#p352352]par une loi qu’il a applaudie des deux mains[/url]. Sa personnalité, ni particulièrement conservatrice ni particulièrement libérale, pourrait l’amener à se rapprocher de l’AND ou du MFD, indifféremment, et il reste à savoir si les appels de pied de l’AND ont été entendus ou non.
Indépendants (2%) : Près de 15 députés ont été élus sans étiquette. La plupart du temps, il s’agit de personnalités locales possédant un ancrage qui surpasse les divisions politiques et une popularité assise depuis de longues années. Ainsi, dans le Khunsoek Phudin, un homme a été élu car propriétaire de toutes les rizières de la circonscription et tenant donc par le collier tous les électeurs. Une circonscription du Chasombat Phudin, la plus petite du Sengaï, a vu un homme se faire élire par les seules votes des membres de sa famille, qui s’étaient mis d’accord avec les élections, et qui, constituant à eux seuls plus de la moitié des habitants de la circonscription, l’ont porté à la députation. Le cas le plus intéressant demeure celui du Songphang Phudin, où la circonscription de Palkyi Pakshi avait vu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352060#p352060]la candidature du prince Bachagyal[/url], descendant de la dynastie déchue des Rajas Tibétains. Il a été élu avec 89,7% des voix, se faisant ainsi le député le mieux élu de cette législature. Il a par ailleurs déjà annoncé qu’il ne soutiendrait aucune coalition, mais parmi les quatorze autres députés, chacun désire obtenir ses petits réseaux et ses petites places pour sa famille, et ils seront donc un gibier intéressant pour les gros partis en quête de coalition à pas cher. [/justify]
Cela fait maintenant plusieurs jours que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353354#p353354]les élections législatives se sont terminées[/url]. Les partis fêtent leurs victoires ou leurs défaites, quoique les résultats en demi-teinte ne permettent pas de donner tel parti vainqueur plutôt qu’un autre. Ainsi, les discussions et autres tractations ont déjà débutées et pour l’instant ne conduisent à rien de concret. Selon la loi sengaïaise, la députation du Rathasapha qui ne parviendrait pas à élire un PM en moins de trois mois doit être dissoute et de nouvelles élections doivent avoir lieu. Si celles-ci n’aboutissent toujours à rien, le Rama peut demander une suspension des institutions parlementaires et une prise de pouvoir par l’armée, ce qui a déjà eu lieu dans le passé et a laissé des souvenirs suffisamment sombres. Voulant éviter la Suspension, tous les partis négocient et se retrouvent pour constituer une coalition. Avant cela, résumons les résultats et synthétisons les commentaires.
Alliance Nationale Démocratique (AND) : Le parti perd presque 20 points, passant de 51% aux dernières législatives à 33%. De l’avis d’un grand nombre de commentateurs, il n’est pas exagéré de parler « d’effondrement ». Les raisons de ce désastre sont multiples : la perte de popularité de Sumalee Kongsuwan, la médiocrité de Niwattham Paisoon, l’émiettement politique du Sengaï, la stagnation économique, les remous sociaux etc. Toutefois, la fragmentation de l’électorat sengaïais a aussi nui aux autres partis, d’où le fait que l’AND parvint avec difficulté à se hisser de justesse à la première place. La question qui se pose à présent est celle de l’avenir : est-ce que Niwattham Paisoon parviendra à se faire élire PM dans les jours à venir ? L’AND doit parvenir à se trouver 18% des voix, qui pourraient être trouvé chez Boonyasak Ondartittichai (KNS) et parmi les indépendants, c’est en tout cas ce que propose l’aile libérale de l’AND. Toutefois, l’aile conservatrice appelle à un mouvement de refondation du parti, désirant attirer à lui notamment les partis et députés régionalistes ainsi que le parti contre la corruption (TKKT), qui a dévoré une bonne partie de l’électorat dans les quartiers du petit peuple thaï de Pan Ranong. Ces deux lignes construisent aujourd’hui la dynamique du Sengaï ; leurs représentants savent très bien que l’écrasement de l’une au profit de l’autre amènerait à une autre saignée électorale qui ne serait pas rentable à long terme. Il reste à savoir comment ces deux lignes se conjugueront ; elles doivent impérativement trouver un compromis pour garantir le poste de PM à Niwattham Paisoon dans les jours à venir, quitte à reporter à plus tard la question de la refondation de la ligne du parti.
Mouvement Fédéral-Démocrate (MFD) : A la grande surprise des commentateurs, le score du MFD s’est avéré bien plus faible que ce que l’on attendait. Au final, 29% des voix ne représentent que 5 points de plus que ce que son ancêtre, le Renouveau Tibétain (RT), avait fait aux dernières législatives. Pourquoi ? Le changement de nom de RT à MFD avait pour objectif de créer un mouvement désethnicisé et ouvert à tous les sujets du Rama du Sengaï. Cette stratégie s’avérait payante lorsque la cote de popularité du parti s’envolait dans les sondages. Toutefois, Lamoon Aditya a choisi dans les derniers mois de sa campagne de tenir un discours bien plus clivant, espérant que la fermeté dans ses idées lui assurerait une image crédible et solide. Si ce calcul a une certaine logique, remplacer une politique de rassemblement par un comportement clivant n’a pas eu le résultat escompté : une victoire du MFD tenait à sa présence comme premier parti du Sengaï, place qu’il n’a pas réussi à obtenir. Toutefois, si l’on considère la politique comme un billard à trois bandes, on peut comprendre la stratégie de Lamoon Aditya comme une faible stratégie électorale mais comme une fine tactique de politique politicienne. Sa stature en a imposé lors des débats ; si elle fût agressive, elle s’est retenue de cogner sur les petits partis susceptibles de s’allier à elle. Ces derniers peuvent avoir vu en elle la possibilité de participer à la majorité gouvernementale en se rangeant derrière une personnalité solide et attentive à leurs idées. Cette hypothèse reviendrait à dire que Lamoon Aditya savait que la coalition serait inévitable, et elle l’est effectivement, et qu’elle a soigneusement préparé le terrain par un pari risqué. La victoire du MFD ne peut donc pas vraiment être clamée maintenant ; elle pourra être annoncée s’il parvient à construire une coalition capable d’élire Lamoon Aditya au poste tant convoité de PM.
Parti Pour le Développement (PPD) : En passant de plus de 10% à 7% seulement, les communistes du PPD paient la péremption de leurs idées, leur ton agressif, leur manque d’arguments solides et dans une certaine mesure l’émiettement de leur parti. Le cœur du PPD, c’est-à-dire Aranamandou et ses zones périphériques, est resté fidèle, mais c’est les marges qui ont été rogné : les Ouïghours ont voté pour leur nouveau parti ethnique, et les Népalais et Tibétains de l’Ouest du Khunsoek Phudin se sont dirigés vers le MFD de Lamoon Aditya, plus crédible et plus susceptible de l’emporter. Les commentateurs attendent impatiemment la fin des bureaux politiques qui se tiennent actuellement à Aranamandou depuis plusieurs jours, où les hommes de Bibek Kumar Jah, secrétaire général du PPD, essaient de monter une stratégie pour faire avancer au mieux leurs idées, ou le peuple Népalais, ce qui, pour eux, est somme toute identique. D’après certaines fuites, l’idée d’une alliance avec le MFD a été proposée par certains cadres du parti, mais Bibek Kumar Jah la tient pour l’instant à distance, par rancœur mais surtout par fierté. Toutefois, ces 7% obtenus par le PPD pourrait être intéressant pour le MFD, dont les têtes dirigeantes pourraient d’elles-mêmes venir au PPD faire une proposition, qui sera étudié avec sérieux par les membres du parti, dont un grand nombre est passablement agacé par les défaites en série. Végéter autour de 10% depuis quelques décennies est une stratégie dépassée pour certains, tandis que pour d’autres, cette glorieuse solitude témoigne de la force d’un peuple opprimé. Bref, ces élections ont fait éclater les faiblesses et les contradictions internes du PPD, qui doit impérativement se remettre en question.
Halkin Partisi (HP) : 5% des voix obtenus pour le parti Ouïghour, alors même que les Ouïghours forment au bas mot 1,5% de la population sengaïaise. La surprise est totale pour les commentateurs. Le HK remporte donc très exactement 36 sièges au Rathasapha, alors même que quelques dizaines de personnes étaient prêtes à y aller. Les cinq premiers jours après les élections ont été consacrés à la sélection de candidats pour remplir les sièges. Une fois cette étape passée, il a fallu envisager la suite ; pour la première fois, les Ouïghours entrent véritablement en tant qu’Ouïghours au Rathasapha, en ayant par ailleurs mordu sur les terres Népalaises et Tibétaines grâce à leur influence dans les mines et autres « chantiers du désert ». Le Halkin Partisi a donc conquis un électorat populaire moins sur la question ethnique que sur la question sociale, et c’est ce constat qui est tout à fait surprenant. A présent, comme le Comité du parti l’a décidé, il faut peser au maximum sur un côté pour essayer de faire passer les lois qu’il faut pour obtenir un Phudin indépendant, le Karavaï Phudin. Cette ligne très régionaliste se heurte à une ligne plus sociale, mettant en avant les principes égalitaires de l’islam et prônant une conquête électorale plus ambitieuse sur les plates-bandes du PPD. Toutefois, d’après les sources assez fiables obtenues par les journalistes, le HP devrait sans doute apporter leur soutien au MFD pour soutenir la candidature de Lamoon Aditya au poste de PM, et il faudra désormais compter sur ce parti.
Khang Nha Sengaï ! (KNS) : Il s’agit de la deuxième surprise de ce scrutin. Un parti qui fut créé quatre mois avant les élections remporte 109 sièges, principalement des sièges où règne la bourgeoisie entrepreneuriale urbaine et la jeunesse contestataire qui voit en BoonOn (surnom du leader du mouvement, le magnat des casinos Boonyasak Ondartittichai) un maniaque aux dents longues capable de faire peur au système en place en changeant radicalement la donne. Les journalistes ont tenté d’obtenir plus de réactions de la part de Boonyasak Ondartittichai et de ses équipes, mais seule la vingt-troisième personne sur la liste a pu répondre, les vingt-deux premières étant partis fêter leurs victoires avec BoonOn dans l’un de ses multiples casinos sur la côte à Pan Ranong. Il convient maintenant de déceler l’avenir de ce parti, qui vient de se positionner dans une incroyable position de force et qui sera sûrement l’une des clefs des coalitions à venir. Les lignes politiques de KNS sont tellement différentes de celles du MFD qu’une coalition entre les deux semble particulièrement improbable. Quant à l’AND, s’allier avec KNS ferait bien trop pencher la balance du côté libéral et risquerait de provoquer une fracture au sein de l’électorat traditionnel de l’AND, et c’est une recomposition que l’AND ne peut pas se permettre en ce moment. Ainsi, c’est KNS qui a toutes les cartes en main et qui peut adapter sa position pour rejoindre telle ou telle coalition non pas sur une longue entente mutuelle mais peut-être sur quelques points qu’un grand parti pourrait promettre en échange d’un soutien pour l’élection du PM. Toutefois, au milieu de toutes ces prédictions de commentateurs politiques, il est une variable dont personne ne peut mesurer l’ampleur : l’imprévisibilité totale de Boonyasak Ondartittichai.
Rassemblement Pour la Terre (RPT) : Le parti écologiste et humaniste ne récolte que 2% des voix, soit une quinzaine de sièges. Ce score qui frôle le ridicule est interprété comme étant le reflet d’un discours aussi vague que démagogique tenu par les cadres du parti. Le manque de structuration de celui-ci, accolé au manque de professionnalisme et de ligne intelligible a conduit le parti à la déroute, sauf dans quelques quartiers religieux et bourgeois de Gyamda et Tingri, les deux grandes cités tibétaines. A l’heure actuelle, on ne sait même pas si ce parti voudra ou non négocier ses voix dans le cadre d’une alliance. En théorie, il le pourra, et en pratique, les scores promettent d’être si serrés que même 15 sièges peuvent faire la différence et c’est ce qu’attendent patiemment les cadres du parti qui, loin de considérer leurs scores comme une déroute, estiment qu’ils pourront peser dans une coalition à venir, proposer des lois efficaces et bien ficelées pour gagner en crédibilité et avancer ainsi pas à pas sur la scène politique sengaïaise. Cette stratégie de long terme et de preuve par les faits, par définition, est en suspens et l’on ne saura si elle fonctionne qu’aux prochaines élections.
Tsu Kab Kar Thucrit (TKKT) : Dans les scores attendus, le TKKT a fait 7%, soit 51 sièges au Rathasapha, ce qui est loin d’être un score négligeable. La stratégie de son leader Hainad Jarujinda s’est avérée payante : loin d’être dans une optique de conquête, il a immédiatement ciblé son électorat et les circonscriptions où ses hommes pouvaient être élus et a déployé tous ses efforts dans ces zones pour être le plus efficace possible. Avec un discours démagogue de « lutte contre les élites corrompues » et du « peuple d’abord », il a réussi à rallier à lui de nombreuses personnes issues des classes populaires bien formées des grandes villes thaïes, et, souvent désœuvrées, ces personnes ont pu être formées comme les cadres de sa campagne, avec le résultat que l’on constate actuellement. Hainad Jarujinda entre donc au Rathasapha et arrivera sûrement à constituer un groupe avec quelques indépendants et s’annonce déjà comme l’un des ténors de l’institution. Son score va d’ailleurs l’enjoindre à lorgner sur une coalition ou, à défaut, de tenter d’en constituer une lui-même, ce qui semble peu crédible mais pas improbable vu la mégalomanie du personnage. Une bonne partie de ses discours de campagne étaient basés sur la corruption du gouvernement en cours, et l’AND lui avait répondu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352352#p352352]par une loi qu’il a applaudie des deux mains[/url]. Sa personnalité, ni particulièrement conservatrice ni particulièrement libérale, pourrait l’amener à se rapprocher de l’AND ou du MFD, indifféremment, et il reste à savoir si les appels de pied de l’AND ont été entendus ou non.
Indépendants (2%) : Près de 15 députés ont été élus sans étiquette. La plupart du temps, il s’agit de personnalités locales possédant un ancrage qui surpasse les divisions politiques et une popularité assise depuis de longues années. Ainsi, dans le Khunsoek Phudin, un homme a été élu car propriétaire de toutes les rizières de la circonscription et tenant donc par le collier tous les électeurs. Une circonscription du Chasombat Phudin, la plus petite du Sengaï, a vu un homme se faire élire par les seules votes des membres de sa famille, qui s’étaient mis d’accord avec les élections, et qui, constituant à eux seuls plus de la moitié des habitants de la circonscription, l’ont porté à la députation. Le cas le plus intéressant demeure celui du Songphang Phudin, où la circonscription de Palkyi Pakshi avait vu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352060#p352060]la candidature du prince Bachagyal[/url], descendant de la dynastie déchue des Rajas Tibétains. Il a été élu avec 89,7% des voix, se faisant ainsi le député le mieux élu de cette législature. Il a par ailleurs déjà annoncé qu’il ne soutiendrait aucune coalition, mais parmi les quatorze autres députés, chacun désire obtenir ses petits réseaux et ses petites places pour sa famille, et ils seront donc un gibier intéressant pour les gros partis en quête de coalition à pas cher. [/justify]
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Chaarden
[center]Qu’est-ce que la Suspension ? [/center]
[justify]Les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=885&t=13173&start=90]manœuvres politiques ayant eu lieu récemment[/url] suite aux élections législatives ont fait revivre un mot qui avait depuis longtemps disparu des lèvres de beaucoup d’experts politiques sengaïais : la Suspension. Afin d’y voir un peu plus clair, présentons en quelques lignes explicatives ce recours extrêmement rare, qui n’a eu lieu dans l’histoire contemporaine du Sengaï que de juillet 1953 à juin 1954 et de juillet 1969 à juin 1970, et dont l’ombre plane à nouveau aujourd’hui.
Pendant longtemps, la relative homogénéité du paysage politique sengaïais offrait des résultats faciles à exploiter : un parti politique raflait généralement la majorité à l’Assemblée (Rathasapha) sans aucun problème, remportait le Sénat (Wuthisapha) dans la foulée et débutait un règne de quatre ans. Toutefois, il est arrivé qu’aucun parti ne parvienne à remporter la majorité absolue. Dans ce cas, des coalitions se mettaient en place. Depuis la fin des années 90, les petits partis avaient été absorbés par le Pheu Sengaï, aujourd’hui disparu, et par l’Alliance Nationale Démocratique qui en porte encore le nom. Toutefois, le bipolarisme du spectre politique sengaïais s’est effondré suite aux trois mandats de Sumalee Kongsuwan et désormais, c’est toute une flopée de partis qui s’affronte dans l’arène, rendant la coalition inévitable.
[quote]La situation qui amène à la Suspension est celle de l’absence de majorité à l’Assemblée, que ce soit d’un parti ou d’une majorité. Si tel est le cas, alors le Rama du Sengaï peut prononcer, au bout de trois mois de délibérations parlementaires, une dissolution. Il rappelle ses sujets aux urnes pour obtenir une nouvelle Assemblée.
Le Rathasapha nouvellement constitué dispose alors de deux mois pour constituer une majorité, partisane ou coalisée.
Toutefois, si les deux mois s’écoulent sans qu’une majorité ne se dégage de l’Assemblée, alors le Rama prononce la Suspension : les institutions démocratiques sont suspendues. Assemblée et Sénat bloquent toutes leurs activités. Le Général de l’Etat-Major des Armées est convoqué par le Rama et se voit remettre l’intégralité des pouvoirs exécutifs et législatifs pour une durée d’un an, renouvelable une fois.
Au bout de ce mandat (ou du second, si le Rama le renouvelle), les sujets sont appelés aux urnes pour constituer une nouvelle Assemblée, qui dispose à nouveau de trois mois pour constituer une majorité et nommer un Premier Ministre. [/quote]
En 1954 et en 1970, seul un mandat du Général des Armées Sengaïaises avait été suffisant pour rétablir la situation ; les deux Assemblées constituées successivement à ces mandats avaient été suffisamment cohérentes pour qu’une majorité s’y impose. Il faut toutefois savoir que la Constitution sengaïaise prévoit une dernière issue, au cas où les mandats du Général des Armées et les votes des sujets ne suffisent pas à créer une situation suffisamment stable : le Rama peut en effet annoncer « l’Arrêt ». Les processus démocratiques sont arrêtés et l’intégralité des pouvoirs est remise entre les mains de la famille royale, ce qui acterait l’échec de la démocratie au Sengaï. A l’heure actuelle, l’Arrêt n’a jamais été annoncé et l’immense majorité des Sengaïais y demeurerait assez hostile.[/justify]
[justify]Les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=885&t=13173&start=90]manœuvres politiques ayant eu lieu récemment[/url] suite aux élections législatives ont fait revivre un mot qui avait depuis longtemps disparu des lèvres de beaucoup d’experts politiques sengaïais : la Suspension. Afin d’y voir un peu plus clair, présentons en quelques lignes explicatives ce recours extrêmement rare, qui n’a eu lieu dans l’histoire contemporaine du Sengaï que de juillet 1953 à juin 1954 et de juillet 1969 à juin 1970, et dont l’ombre plane à nouveau aujourd’hui.
Pendant longtemps, la relative homogénéité du paysage politique sengaïais offrait des résultats faciles à exploiter : un parti politique raflait généralement la majorité à l’Assemblée (Rathasapha) sans aucun problème, remportait le Sénat (Wuthisapha) dans la foulée et débutait un règne de quatre ans. Toutefois, il est arrivé qu’aucun parti ne parvienne à remporter la majorité absolue. Dans ce cas, des coalitions se mettaient en place. Depuis la fin des années 90, les petits partis avaient été absorbés par le Pheu Sengaï, aujourd’hui disparu, et par l’Alliance Nationale Démocratique qui en porte encore le nom. Toutefois, le bipolarisme du spectre politique sengaïais s’est effondré suite aux trois mandats de Sumalee Kongsuwan et désormais, c’est toute une flopée de partis qui s’affronte dans l’arène, rendant la coalition inévitable.
[quote]La situation qui amène à la Suspension est celle de l’absence de majorité à l’Assemblée, que ce soit d’un parti ou d’une majorité. Si tel est le cas, alors le Rama du Sengaï peut prononcer, au bout de trois mois de délibérations parlementaires, une dissolution. Il rappelle ses sujets aux urnes pour obtenir une nouvelle Assemblée.
Le Rathasapha nouvellement constitué dispose alors de deux mois pour constituer une majorité, partisane ou coalisée.
Toutefois, si les deux mois s’écoulent sans qu’une majorité ne se dégage de l’Assemblée, alors le Rama prononce la Suspension : les institutions démocratiques sont suspendues. Assemblée et Sénat bloquent toutes leurs activités. Le Général de l’Etat-Major des Armées est convoqué par le Rama et se voit remettre l’intégralité des pouvoirs exécutifs et législatifs pour une durée d’un an, renouvelable une fois.
Au bout de ce mandat (ou du second, si le Rama le renouvelle), les sujets sont appelés aux urnes pour constituer une nouvelle Assemblée, qui dispose à nouveau de trois mois pour constituer une majorité et nommer un Premier Ministre. [/quote]
En 1954 et en 1970, seul un mandat du Général des Armées Sengaïaises avait été suffisant pour rétablir la situation ; les deux Assemblées constituées successivement à ces mandats avaient été suffisamment cohérentes pour qu’une majorité s’y impose. Il faut toutefois savoir que la Constitution sengaïaise prévoit une dernière issue, au cas où les mandats du Général des Armées et les votes des sujets ne suffisent pas à créer une situation suffisamment stable : le Rama peut en effet annoncer « l’Arrêt ». Les processus démocratiques sont arrêtés et l’intégralité des pouvoirs est remise entre les mains de la famille royale, ce qui acterait l’échec de la démocratie au Sengaï. A l’heure actuelle, l’Arrêt n’a jamais été annoncé et l’immense majorité des Sengaïais y demeurerait assez hostile.[/justify]