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Galaad

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26. desember 2038

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Pour notre sécurité, le Statsrådet souhaite tripler
le nombre de caméras de surveillance
[/center]

D'ici 2043, le Jernland devrait compter jusqu'à 15 millions de caméras de vidéosurveillance. Ce chiffre doit être mis en perspective avec les 5 millions d'appareils que compte le pays actuellement. Au delà du marché gigantesque que cela peut représenter pour les équipementiers - le marché remporté par Elementor s'élève à 8,75 milliards de dalers (875 M$) pour la production de 5 millions de caméras supplémentaires d'ici 2040 - cette technologie, mise au service de la surveillance d'un grand nombre d'espaces publics, devrait considérablement permettre de réduire l'insécurité et parfois l'impunité qui règne par endroit. D'ici 5 ans, le pays devrait ainsi être l'un de ceux avec le plus fort taux d'appareil du genre par habitant. En effet, lorsque toutes les caméras seront déployées, on en comptera presque une pour pour deux habitants.

Le programme Skjold (Bouclier), voulu par le Statsråd, et présenté par le ministre de l'Intérieur lors de sa conférence de fin d'année, vise à déployer d'ici 2050 un ensemble de dispositifs améliorant les moyens mis à disposition de la Militærpoliti pour assurer l'ordre public et la sécurité des individus. 2043 n'est donc qu'une première étape avant une application beaucoup plus large. La deuxième tranche se déploiera en parallèle, avec la création d'un « crédit social ». Il s'agit d'une note attribuée à chaque habitant du Jernland et qui varie - à la hausse et à la baisse - selon son comportement en société et sur internet. Ainsi, un individu traversant par exemple au feu rouge, ou jetant ses détritus au sol plutôt que dans une poubelle publique, verra son crédit amputer. Chacun débutera avec un nombre de points - à ce stade indéfini - qui ensuite sera fonction de ses attitudes. A ce propos, le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'Intérieur, a déclaré que « le Statsråd souhaite une société où nous serions débarrassé des comportements qui empoisonnent la vie des gens. Il s'agit ni plus ni moins de faire respecter la loi et les normes que nous impose une vie en commun ».

Les conséquences des déviances observées par ces nouveaux systèmes de surveillance pourraient d'ailleurs aller assez loin, puisqu'il est question d'interdiction de voyager en train ou avion, de difficultés dans l'obtention de crédit bancaires ou pour acquérir un bien immobilier, voire d'interdiction d'exercer certains emplois ou d'inscrire ses enfants dans certaines écoles. Au contraire, pour les bons citoyens, les tarifs des transports publics en commun seraient plus avantageux et l'accès à certains services particulièrement simplifié. L'objectif est de faire rentrer les habitudes des Jernlander dans un conformité avec les normes sociales en vigueur ou même avec celles que le Statsråd souhaite édicter. Les opposants politiques et journalistes seraient ainsi particulièrement dans le viseur du gouvernement, qui cherche à mieux contrôler encore l'information afin de lutter toujours plus efficacement au service des individus et contre les fausses nouvelles.

Dans les faits, le dispositif, encore à l'étude et qui ne devrait pas être pleinement opérationnel avant plusieurs années, du fait des progrès encore à réaliser pour une utilisation optimale. En effet, Elementor travaille encore sur les technologies de reconnaissance faciale et dans les cercles avisés, il est même question d'une amélioration en fonction des gains technologiques du Jernland. La technologie du big data, sur laquelle Altek s'apprêterait à travailler, mais également à terme l'intelligence artificielle, dont nous ne sommes encore qu'aux connaissances tout à fait théoriques, devraient constituer des bonds en avant. Mais une fois entièrement rôdé, le système devrait être redoutable pour la traque des comportements déviants, mais également des opposants à un régime qui garantit depuis plus d'un siècle la stabilité et le développement aux habitants du Jernland. Pour l'heure, la Militærpoliti va surtout bénéficier de davantage d'yeux et d'oreilles dans les grandes agglomérations, puis progressivement également dans les endroits plus reculés du pays, pour y exercer plus efficacement sa mission. Et les bons chiffres de lutte contre la délinquance dans les lieux déjà équipés - jusqu'à -10% dans certains espaces publics vidéosurveillé - devraient inciter le Statsråd à accélérer leurs déploiement.
Galaad

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[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/1qsv.png[/img]
31. desember 2038

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Altek a choisi la Valdaquie pour sa nouvelle usine[/center]

La nouvelle ne devrait être officialisée qu'en début d'année 2039, mais les rumeurs sont allées croissantes ces dernières semaines sur le lieu d'implantation de la nouvelles usine d'assemblage pour les téléphones intelligents d'Altek. En réalité, il s'agit d'abord du nouveau centre de production pour « Altek Dytolia » qui fabriquera les appareils de téléphonie mobile à destination des pays dytoliens ; la maison-mère, Altek, se réservant la production directe pour le marché jernlander. Les locaux du futur complexe qui accueilleront plusieurs centaines de salariés locaux ont déjà été achetés en périphérie de Târgu Iulia, villes valdaque de près de 3 millions d'habitants et bénéficiant d'infrastructures de transport suffisante pour gérer tant le flux des travailleurs du site que les allers et venues des camions acheminant les pièces détachées et les téléphones assemblées. Des discussions sont toutefois encore en cours avec les autorités locales pour la mise en place de transports spécialement dédiés aux employés de l'usine, afin d'optimiser leur temps de trajet et ainsi gagner en efficacité.

Si les conditions de travail et de rémunération ont évidemment joué dans le choix de la Valdaquie - où rappelons le le salaire horaire reste relativement faible en comparaison à d'autres pays étudiés, comme Ennis ou les Iles Lorthon, pour l'implantation du site, la qualité des outils de production locaux et la robotisation avancée des usines locales ont naturellement influencé fortement le choix des dirigeants d'Altek. « Nous n'avons pas voulu limiter les critères aux seuls aspects de compétitivité coût de la Valdaquie mais également à la compétitivité qualité du pays » a précisé le futur directeur, Lars Munteling, l'un des seuls salariés jernlander de l'usine, avec le directeur financier. Pour renforcer cet avantage de la compétitivité qualité et coût, Altek Dytolia a également prévu d'investir massivement sur la formation des salariés afin de les habituer aux pratiques productives propres à l''entreprise. Dans le cadre du programme lancé il y a quatre mois déjà, une centaine de salariés a pu profiter des tutorats et apprentissages industriels spécifiques à la téléphonie mobile.

« Au total, nous avons déjà mis environ une cinq cent millions de dalers (ndlr. environ 50 millions de dollars) dans la modernisation de l'outil de production, c'est à dire l'usine et les murs à proprement parler. Dans le détail, environ 20% de ces investissements se sont faits toutefois dans la formation professionnelle et la mise à niveau des personnels aux standards de production d'Altek » a précisé Lars Muntelig.

Le choix de la Valdaquie pour produire les téléphones intelligents à destination du marché dytolien, mais surtout de la Communauté des Nations Dytoliennes, n'est pas totalement innocent. En effet, en s'implantant en Valdaquie, Altek se procure également une porte d'entrée vers le marché dédouané de la CND, et donc contourne en partie les barrières à l'entrée habituelles. Mais les Etats non-membres de l'organisation sont également dans le viseur de l'entreprise qui se voit bien détrôner Black Lotus sur le marché continental, et pourquoi pas ensuite aller concurrencer l'entreprise y compris dans son arrière-cour, à savoir en Ventélie. Cette poussée très forte d'Altek s'explique évidemment par l'avantage technologique dont jouit le groupe en matière d'ordinateur et de systèmes d'exploitation, parmi les meilleurs au monde, mais aussi par une volonté de s'imposer comme l'un des fleurons mondiaux de lé téléphonie mobile, et des logiciels. De plus, le géant jernlander souhaite accélérer dans les secteurs où il est actif, c'est à dire évidemment les hardware (téléphone mobiles, ordinateurs, tablettes), mais également dans [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350278#p350278]les applications pour mobiles, comme Refleks[/url], messagerie cryptée lancée dernièrement. Enfin, autre facteur déterminant, et non des moindres, le coût important des appareils Black Lotus au regard des technologies utilisées.

Sur ces derniers points, Altek n'exclut d'ailleurs aucunement de coopérer avec d'autres gouvernements pour mettre au point des applications et outils selon leurs besoins. C'est justement avec cet objectif qu'Altek a déployé progressivement sa filiale Altek Dytolia : pour produire des téléphones, ordinateurs et autres appareils répondant mieux aux standards des démocraties continentales, partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes.
Galaad

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[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
05. januar 2039

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Den Nordisk Kjemiskfabrikk souhaite accélérer pour devenir un des leaders mondiaux[/center]

Avec de bons résultats pour l'année 2038, Den Nordisk Kjemiskfabrikk entame la nouvelle année sereinement, sans toutefois vouloir se reposer sur ses lauriers. Déjà leader pour l'industrie pharmaceutique et les produits chimiques au Jernland, l'entreprise ambitionne de se positionner comme un acteur majeur de l'économie mondiale sur les secteurs de la chimie et de la pharmacologie, mais également en agronomie et agro-chimie. Pour atteindre son objectif, Den Nordisk Kjemiskfabrikk mise massivement sur l'innovation, notamment dans les domaines des antibiotiques et des progrès en matière d'engrais agricoles.

Le projet Bonnevie, auquel s'est également greffé récemment le Royaume des Îles Dearmàd, devrait déboucher sur des traitements alternatifs en matière d'antibiotique, avec l'apparition espérée pour 2039 de bactériophages. En effet, pour contrer la baisse continue des effets des antibiotiques, la médecine jernlander escompte bien profiter des avancées notables du Groupe phage et du projet Bonnevie pour parvenir à proposer aux patients des solutions médicales au moins aussi efficaces. En effet, si le système de soins nationales reste encore particulièrement efficient, ce dernier commence progressivement à dater. Les principaux hôpitaux étant du début des années 2000, leur technologie ne répond plus nécessairement aux attentes et besoins des médecins et patients. Ainsi, un groupe de professionnels de la santé s'est constitué autour du doyen de la faculté de médecine de Trondheim pour appeler le ministère de la santé à accélérer encore ses investissements pour la médecine de demain.

C'est d'ailleurs dans cette perspective que le ministre a annoncé une augmentation de 10% de l'enveloppe initialement allouée au projet Bonnevie, pour atteindre 275 millions de dalers (ndlr. 27,5 millions de simdollars). Très impliqué dans ce programme de recherche, Den Nordisk Kjemiskfabrikk a annoncé, par la voix de son président Arne Haukelid, accroître également sa participation à hauteur de 10 millions de dalers. Cette somme devra servir à l'acquisition de nouveaux matériels d'expérimentation des bactériophages et de séquençage de l'ADN ; les deux sujets étant étroitement liés selon les premières conclusions de recherche que nous avons pu consulter.

Néanmoins, conscient que pour devenir une entreprise majeure de rang mondial Den Nordisk Kjemiskfabrik nécessite d'élargir ses marchés, Arne Haukelid a également appelé le Statsråd à accélérer les réflexions quant à une adhésion du Jernland au forum économique de la Communauté des Nations Dytoliennes. Sur ce sujet, le Statsråd a indiqué qu'une décision serait prise avant la fin du premier semestre 2039 et ferait l'objet d'une déclaration officielle auprès des partenaires de la CND, par la voix du représentant jernlander Haakon Skjold Mellbin. En attendant, l'entreprise a multiplié les partenariats, avec de plus petits acteurs nationaux, mais a également posé les bases de collaborations futures avec Al-Kem Laboratories. C'est d'ailleurs dans cette perspective que son département des ressources humaines a décidé de financer plus largement les formations en langue, notamment en langue arabe et britonne pour les chercheurs et scientifiques les plus susceptibles d'être amenés à travailler à l'avenir avec des étrangers.

Dans le cadre du renforcement de sa position, c'est bien au travers de nouveaux services que Den Nordisk Kjemiskfabrik compte asseoir encore sa position sur le marché mondial. Ainsi, en plus de ses activités traditionnelles dans la chimie et la pharmacologie, la firme a lancé, en partenariat avec Altek, une application de télémédecine pour permettre aux patients les plus reculés d'avoir accès aux soins plus rapidement et pouvoir échanger avec des médecins et professionnels de santé sans avoir à se déplacer plusieurs dizaines de kilomètres jusqu'au centre de médecine ou l'hôpital le plus proche. Le développement de ce moyen innovant de pratiquer la médecine a pu se réaliser grâce à l'ingéniosité et l'inventivité d'un jeune programmateur du Nordland, Jens Felck, qui s'était rendu célèbre sur les réseaux sociaux en proposant justement une telle application - quoi que plus "artisanale" - pour les titulaires d'un téléphone intelligent. L'investissement conjoint des deux géants jernlander devrait ainsi permettre de massifier cette solution nouvelle. Interrogé, le ministère de la santé envisage à terme de déployer un centre de télémédecine dans chaque hôpital du pays, avec un numéro spécifique selon le compté pour répondre à la demande locale et réduire les déplacements au service d'accueil des établissements de soins.
Galaad

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[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
08. januar 2039

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Les assurances voient leurs souscriptions progresser fortement[/center]

Avec l'augmentation du niveau de vie, les Jernlander modifient également leur approche de la santé et de la prévoyance des risques de la vie. Ce changement se constate tout particulièrement dans le nombre de souscriptions à des contrats d'assurance-vie, mais également dans les mutuelles santé. Ainsi, selon les derniers chiffres du Trygd (ndlr. l'assurance maladie jernlander), le nombre d'assurés à titre d'une complémentaire santé a progressé de 20% environ par rapport à 2030. En 2039, le nombre d'assurés dépasse les 13 millions de personnes, une première dans l'histoire nationale ; soit plus de 40% de la population couverte au titre d'une assurance complémentaire. Et les projections du ministère de la santé tablent sur un augmentation continue au cours des prochaines années. Pour inciter les Jernlander a souscrire un contrat complémentaire, le Statsråd a lancé une vaste campagne de communication, y compris auprès des entreprises pour convaincre des avantages et intérêts à s'affilier à des dispositifs complémentaires à ceux prévus par l'Etat-providence. En parallèle, dans le cadre du budget 2039, l'assurance-maladie prévoit une meilleure prise en charge pour les médicaments génériques, face aux originaux. Den Nordisk Kjemiskfabrikk, premier producteur dytolien, a d'ailleurs depuis longtemps anticipé ce phénomène qui a cours de basculement vers des produits génériques en créant une filiale uniquement spécialisée dans ce type de traitements.

L'objectif du Statsråd est véritablement d'atteindre un taux de couverture complémentaire de 100% de la population d'ici 2045, quitte à passer par un décret contraignant pour convaincre les derniers réfractaires. C'est d'ailleurs face à cette volonté que de plus en plus de clients font le choix de combiner contrats de complémentaire santé avec des produits d'assurance-vie par exemple. En effet, depuis la loi de 2033 sur les produits bancaires, les produits financiers de ce type ne sont plus uniquement réservés aux établissements bancaires agréés mais peuvent aussi être proposés par des établissements d'assurance, à condition d'être adossé tout de même à une entité financière bancaire ayant obtenue une autorisation de la Jernlander Finansbyrå (ndlr. Autorité financière jernlander). Les produits des placements sont ainsi en constante hausse depuis presque 3 ans, avec des dépôts encore très supérieurs aux retraits ; les taux proposés étant encore particulièrement attractifs.

Un autre aspect de l'explosion des souscriptions est l'amélioration de la situation financière des hôpitaux nationaux. En effet, avec l'augmentation du niveau de vie et la recrudescence des mutuelles, le nombre de personnes éligibles aux dispositifs de soutien financier d'urgence est en recul et permet d'éviter une prise en charge intégrale au titre de la solidarité nationale, les assurances privées prenant en charge une part plus importante dans le cas des patients ayant souscrit un contrat auprès d'elles. A terme, le gouvernement espère réaliser entre 1,5 et 2 milliards de dalers d'économies annuelles pour le Trygd à l'horizon 2042. Ces sommes devraient donc permettre d'investir dans la construction de nouveaux établissements, mais également de moderniser l'appareil de soins et d'initier de nouvelles recherches médicales et scientifiques permettant l’amélioration des traitements. Den Nordisk Kjemiskfabrikk a d'ors et déjà annoncé vouloir prochainement se lancer dans les travaux autour du génie génétique et de la médecine de dernière génération (bactériophagiques plus puissants, médecine régénérative, hôpitaux modernes, et la génétique pour ne citer qu'eux).

A côté de cela, les ambitions gouvernementales sur les assurances complémentaires et la santé font d'ailleurs le bonheur de Fjordforsikring, premier groupe d'assurance au Jernland, qui peut s'appuyer sur environ 20% de la population nationale parmi son portefeuille de clients. Pourtant, c'est davantage grâce aux entreprises et au secteur privé que la société réalise la majorité de son chiffre d'affaires. En effet, avec une croissance annuelle supérieure à 13% en 2038 et une économie et un marché du travail en pleine expansion, la demande est forte. Le principal risque face auquel veulent se couvrir actuellement les entreprises est celui de retards dans le paiement des factures entre fournisseurs. La nouvelle réglementation adoptée fin octobre de l'année dernière va dans ce contexte dans le bon sens en réduisant les délais réglementaires pour les ETI et grandes entreprises pour s'acquitter de leurs dettes (10 jours autorisés maximum avant possibilité de se tourner vers des moyens légaux). Néanmoins, pour ne pas prendre de risques, nombre d'entreprises préfèrent se couvrir en souscrivant des contrats d'assurance, qui évitent de devoir faire appel aux crédits bancaires de type relais ou trésorerie en cas de défaut.
Galaad

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17. januar 2039

[img]https://zupimages.net/up/19/19/ggo5.png[/img]
Navire des garde-côtes en patrouille entre le Mitøya et le Nordland[/center]

Dans un contexte international de tensions croissantes - tout particulièrement en Dytolie centrale avec les affrontements entre Gänsernberg et Valaryan, au travers de la province du Hohengraf - et d'initiatives unilatérales pouvant être mal interprétées par un certain nombre de partenaires du Vieux Continent - on pense ici tout spécialement à la décision de l'Uural-Liivimaa sur les quotas de pêche - le Statsråd a choisi d'adapter son approche diplomatique pour les relations dans la sphère la plus septentrionale de la Dytolie. En effet, le porte-parole du ministère des relations extérieures du Jernland a déclaré en marge de son point presse hebdomadaire le souhait du gouvernement de « mieux prendre en considération les réalités politiques, économiques et commerciales en Dytolie ».

Concrètement, cela signifie avant tout que le Jernland va multiplier les contacts avec son voisin oriental - et qui marque la frontière entre Dytolie et Natolique - l'Uural-Liivimaa pour faire mieux respecter les intérêts nationaux des Etats arctiques. L'objectif est avant tout de préserver les écosystèmes locaux, alors que la route arctique risque d'être de plus en plus empruntée avec des développements économiques de plus en plus importants et donc un commerce maritime qui augmente exponentiellement. Mais au delà de la régulation du trafic dans cette zone, c'est bel et bien la pêche, ou plutôt la surpêche, qui est en question. En effet, ces dernières décennies, l'activité humaine a contribué à fortement fragiliser les espèces et leur renouvellement dans les eaux internationales tout spécialement. « Nous rejoignons tout à fait la position de nos confrères ouralo-liivien lorsqu'ils déclarent que notre planète a besoin de temps pour se régénérer ; et cela vaut tout particulièrement pour les espèces vivantes. Le Jernland sera au rendez-vous de la défense de l'environnement et des écosystèmes et apportera son soutien aux Etats arctiques qui veulent protéger leur espace de vie. Nous estimons qu'il est temps que la communauté internationale prenne conscience de l'urgence environnementale et que nous ne pouvons pas faire n'impote quoi avec la planète qui nous accueille. Nous n'en sommes pas propriétaires, mais bel et bien uniquement de passage » ont ainsi déclaré les ministères des relations extérieures et de l'agriculture dans un communiqué conjoint.

Ainsi, le Statsråd envisage de prendre des décrets similaires pour toutes les eaux internationales comprises autour de l'arctique vonalyan et le continent jernlander, en intégrant le Nordland et le Mitøya, tout en rappelant qu'il n'ira pas au delà de ce que sont les eaux internationales et qu'il n'est absolument pas question de violer les eaux territoriales de qui que ce soit. Si ce projet de décret n'est encore qu'à l'étude, il risque de provoquer une montée des tensions avec les principaux voisins du Jernland. Si le gouvernement souhaitait aller au bout de cette ambition, il a déjà fait savoir que cela ne se ferait pas sans concertation avec nos voisins, dons l'arctique vonalyan, et le Thorval principalement. C'est d'ailleurs la raison qui a poussé les autorités jernlander a solliciter leurs homologues ouralo-liiviens pour organiser une rencontre sur ces thématiques. En attendant de voir ce qui pourra en émerger, le ministère de l'intérieur et celui de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts ont déclaré communément le détroit de Sargerrak, qui sépare le Hovedland et le Mitøya, zone d'attention. Si dans l'immédiat cela ne devrait pas entraîner de bouleversements dans les habitudes et activités piscicoles au regard des réglementations déjà précises sur le sujets des quotas, les autorités du port d'Ålesund espèrent qu'une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et de préservation et protection des espèces permettront de créer un cadre réglementaire favorable à une concurrence loyale ; alors que certains pays pratiquent une pêche très intensive, y compris dans les eaux internationales.

Cette forte volonté du Jernland de mieux contrôler les activités humaines dans les eaux les plus septentrionales s'explique aussi par la recrudescence des tensions diplomatiques plus au sud. En effet, si jusqu'alors le Gänsernberg et le Valaryan avaient pu représenter de potentiels partenaires économiques, la volonté unilatérale de mener une guerre, en dépit du Zollverein et des accords de reconnaissance territoriale et de non-agression que cela implique, a bouleversé la donne. Dans les cercles du pouvoir il se murmure déjà que le désir de structurer un espace norrois et töttern au sud des frontières montagneuses pourrait ne pas survivre à l'hiver. C'est la raison qui pousserait le Jernland a vouloir davantage se concentrer sur le nord et regarder vers la Natolique et les mers déchiniesiennes pour y trouver des coopérations plus solides, plus stables et surtout moins belliqueuses ; d'autant plus que plusieurs brigades sont encore mobilisées au sud dans les comtés de Heldmark et de Vestfold.
Galaad

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21. januar 2039

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TrueFood ambitionne de révolutionner l'alimentation[/center]

L'entreprise dont le logo n'est autre qu'une aubergine stylisée compte à peine quelques personnes, dont ses deux fondateurs. L'un est un jeune développeur qui n'a pas encore atteint sa trentième année tandis que son comparse n'est autre qu'un copain d'école qui s'est spécialisé dans le marketing. Et tous deux n'ont pas moins comme ambition que de révolutionner littéralement les assiettes des particuliers. Leur idée ? Proposer une application qui permettrait à toute personne équipée d'un téléphone intelligent (ndlr. un smartphone selon d'autres) d'identifier les aliments qui seraient excellents, bon, moyen, ou mauvais pour leur santé. L'idée est de se baser sur la composition pour analyser les taux en sucre, en sel, divers apports nutritifs, et proposer une analyse aux consommateurs et ainsi lui permettre de mieux s'informer sur ce qu'il consomme.

L'idée a rencontré déjà un premier succès puisque les deux start-uper ont réussi à lever plusieurs dizaines de millions de dalers - l'équivalent de 5 millions de dollars - pour résoudre les quelques dysfonctionnements de leur version bêta avant un lancement à plus vaste échelle. L'application, gratuite, devrait être ainsi disponible pour un téléchargement par le public d'ici la fin du premier semestre de cette année. En ligne de mire, l'entreprise vise le million de téléchargements dans les douze prochains mois, à l'échelle du continent. En effet, l'application sera proposée en plusieurs langues, dont évidemment le jernmål, mais aussi le briton, les langues romanes ou l'ennissois par exemple. L'arabe et quelques langues orientales (ndlr. le mandarin est envisagé) sont également en phase de développement afin de toucher un maximum de potentiels intéressés, soucieux d'une alimentation plus saine et équilibrée. C'est également à cela que devrait servir les sommes récoltées auprès des investisseurs privés et bancaires jernlander.

« Notre idée est véritablement de permettre à chacun de mesurer la qualité des produits qui lui sont proposés en magasin et sur les étales. Nous voulons permettre à tous ceux qui le souhaitent d'améliorer leur alimentation, et par là même leur santé » a déclaré l'un des deux fondateurs à notre rédaction. Mais dans le détail, comment fonctionne l'application ? « C'est assez simple en réalité. Nous avons mis au point différents algorithmes qui analysent les différents ingrédients en se reposant sur une base de données que les utilisateurs peuvent enrichir au fur et à mesure de l'usage qu'ils font de TrueFood. La seule chose dont ils ont besoin, c'est un produit disposant d'un code-barre à scanner et d'un téléphone intelligent ». L'idée de départ repose d'ailleurs sur le constat qu'il existe potentiellement un marché pour des ingrédients contenant moins d'intrants, d'arômes ou de conservateurs, dans un contexte où le ministère de la santé mène plusieurs campagnes de sensibilisation et travaille en lien avec ses homologues de l'agriculture, mais aussi de l'industrie pour permettre une exploitation avec moins de pesticides pour les cultures et les élevages.

Si l'expérience devait être une réussite, les créateurs de TrueFood n'exclut pas de se lancer dans d'autres travaux et développement ; éventuellement dans l'agriculture biologique et de développer une ou plusieurs applications qui permettraient aux agriculteurs de disposer d'outils mesurant parfaitement les doses d'intrants à respecter pour optimiser leur usage et ainsi commencer par réduire au maximum leur recours, le temps que de nouvelles solutions entièrement biologiques soient mises au point. c'est d'ailleurs déjà ce à quoi travaillent plusieurs laboratoires d'agronomie et de chimie, dont le principal d'entre eux, à savoir Den Nordisk Kjemiskfabrikk.
Galaad

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26. januar 2039

[img]https://zupimages.net/up/19/19/oprt.png[/img]
[url=https://zupimages.net/up/19/19/2j6c.png]Cliquez pour agrandir[/url][/center]

Alors que la Dytolie était jusqu'ici plutôt épargnée par les tensions et les affrontements, voilà que depuis plusieurs semaines les conflits et affrontements pointent à nouveau leur nez, et menacent fortement la sécurité et la stabilité du Jernland. Le Statsråd doit rapidement se saisir de ces potentiels dangers pour y apporter la réponse la plus ferme qui soit. Nos vaillantes troupes de la 2ème armée sont encore déployés à la frontière avec la Valaryan-Gänsernberg pour s'y assurer que le conflit ne déborderait pas sur le sol jernlander directement. Ne serait-ce que pour eux, le gouvernement devrait considérer toutes les options pour faire respecter les intérêts nationaux du pays. En effet, comment ne pas interpréter l'affaiblissement du Zollverein comme un affaiblissement indirect du Jernland ? Comment ne pas voir dans l'intervention armée et l'annexion progressive du Hohengraf comme une dangereuse tentative d'isolement du Jernland au sud en le privant de sa frontière avec le Valaryan ?

Mais la menace gänsernbergeoise n'est pas la seule menace qui pèse sur le Jernland. Au nord aussi nos intérêts sont menacés, puisque soumis aux injonctions de l'étranger. Quand le porte-parole du ministère indique que l'initiative de l'Uural-Liivimaa sur la question de la préservation des écosystèmes marins dans les eaux internationales au travers de l'instauration de permis et quotas de pêche, y compris hors des zones économiques exclusives, nous assistons à une levée de bouclier et une menace à peine voilée contre l'Etat du Jernland. Le ministère des relations extérieures doit faire entendre sa voix et enfin rappeler la souveraineté de notre pays et son droit imprescriptible à faire respecter ses intérêts dans es zones d'influences et d'action que sont naturellement la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes) et les eaux arctiques bordant le Nordland et jusqu'aux archipels orientales. Parce que finalement, si ces eaux sont surexploitées par les navires-usines battant pavillon étranger, que restera-t-il à nos pêcheurs ? C'est la souveraineté alimentaire du Jernland qui se joue dans les eaux boréales.

Face à tout cela, le Jernland n'a d'autre choix que de diversifier ses relations, d'accroître ses perspectives internationale pour enfin gagner cette indépendance diplomatique, alimentaire, et militaire indispensables à sa survie. Pour cela, il nous faut être prêts à faire les sacrifices nécessaires à construire une puissance régionale avec laquelle il faudra compter à l'avenir. Selon les sources proches de l'état-major des armées que notre rédaction a pu contacter, l'idée fait son chemin et serait en passe de déboucher sur une initiative diplomatique. Ce qui n'était jusqu'ici qu'un subtil bruissement se transforme progressivement en murmure. En effet, lors de la réunion du Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), le General Magnuss Løvenskiold, président du Statsråd, aurait évoqué la possibilité de proposer à plusieurs partenaires du Jernland la création d'un conseil norrois, pour promouvoir les langues et cultures nordiques. Et le gouvernement n'exclut pas que ce conseil puisse également à terme servir de base de travail pour une défense des intérêts des nations de l'arctique.

Même si dans l'entourage du gouvernement on nie farouchement une telle réflexion, l'idée fait son chemin. Et il faut s'en réjouir. Un fonctionnaire du ministère de la défense, qui a souhaité garder son anonymat, a déclaré que « le constat est partagé au sein du gouvernement que le Jernland et les Etats norrois ne peuvent pas continuer à rester des nains diplomatiques. Plusieurs ministres plaident dans le sens d’une coopération plus poussée et plus formalisée entre les gouvernements des pays arctiques. Même si pour l’instant le président souhaite maintenir le statu quo sur cette question ».

2039 pourrait donc être une année charnière pour le Jernland qui cherche petit à petit à faire entendre sa voix et jouer sa propre partition. Si notre rédaction n'appelle pas à rompre avec les partenaires de la première heure, il est impensable de rester éternellement otage des décisions et stratégies établies par d'autres sans prendre en considération l'intérêt et l'avis des Jernlander.
Galaad

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31. januar 2039

[img]https://zupimages.net/up/19/19/lzmt.jpg[/img]
Manifestants écologistes avant l'intervention des forces antiémeutes[/center]

Avec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350864#p350864]ses propos particulièrement bienveillants à l'égard de l'initiative de l'Uural-Liivimaa[/url], le porte-parole du ministère des relations extérieures a libéré une vague écologistes dont il semble aujourd'hui difficile de savoir quelles digues elle fera sauter. En effet, depuis maintenant trois jours, plusieurs milliers de marins-pêcheurs sont descendus dans les rues de plusieurs villes du Jernland pour mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il protège leur activité, notamment en encadrant davantage les activités des potentiels navires-usines qui pourraient être intéressés par la grande richesse halieutique des eaux de la Sjøkrabber (ndlr. Mer des Crabes), dans l'arctique dytolien. L'épicentre de ce mouvement se situe toutefois bien à Ålesund, qui abrite une forte activité piscicole. Selon les autorités depuis le début des manifestations, jusqu'ici tolérées par les autorités, le gouverneur militaire du comté a communiqué un chiffre de dix à quinze mille personne, essentiellement des pêcheurs, qui se réunissent tous les jours pour faire entendre leurs revendications. Celles-ci ne sont pas sans être contradictoires cependant, puisque si les pêcheurs veulent un plus fort contrôle de la pêche dans les eaux internationales, ils refusent en même temps toute concession sur leur propre activité dans la zone économique exclusive jernlander.

De plus en plus réticent à conduire une opération unilatérale, le Statsråd ne veut en revanche pas avoir une approche trop frontale vis-à-vis de ce mouvement qui rassemble en très grande majorité une population qui lui est en règle générale plutôt acquise, tant les politiques et choix faits ces dernières années ont été dans le sens de la préservation de leurs intérêts. Ce n'est néanmoins pas la même approche qui a guidé l'attitude des forces de l'ordre face aux militants écologistes qui se greffent petit à petit à ce mouvement, provoquant des départs de manifestations dans plusieurs autres villes du pays.

A Røros par exemple, le gouverneur militaire a chargé les unités antiémeutes de la Militærpoliti d'intervenir pour disperser les manifestants qui n'avaient pas reçu d'autorisations préalable de se rassembler. En effet, pour pouvoir se joindre à une réunion de plus de dix personnes dans les espaces publics, il est nécessaire de déposer une demande auprès des autorités policières et de désigner les organisateurs. Cette procédure n'a visiblement pas été respectée dans la capitale, où une partie des manifestants, qui n'avaient rien de pêcheurs, mais ressemblaient plus à des activistes extrémistes du climat, a pris à partie les policiers présents pour encadrer l'événement et procéder à sa dispersion. Dans les affrontements, trois policiers ont été légèrement blessés, tandis que la Militærpoliti a pu procéder au placement en détention de près de cinquante individus.

Le porte-parole de la police a déclaré qu'un relevé d'identité exhaustif serait effectué, ainsi que divers prélèvements d'empreintes et ADN, avant de transférer les dossiers au procureur qui décidera des suites à donner. Dans le pire des cas, ils risquent trois semaines d'incarcération. Il en est tout à fait autrement pour ceux identifiés comme les organisateurs de ce rassemblement. Les forces d'intervention de la police ont procédé rapidement à leur arrestation et les ont présenté dans la foulée au procureur qui a jugé proportionné de les placer en détention prolongée, dans l'attente de leur passage devant un juge. Les trois personnes arrêtées risquent jusqu'à un an de prison, pour trouble majeur à l'ordre public et organisation d'une manifestation non-déclarée.

Ces débordements n'éclipsent pas pour autant le débat sur l'initiative qu'envisageait le Statsråd sur une plus forte réglementation et un contrôle plus efficace des pêches en eaux internationales ; alors que s'ouvre [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351167#p351167]un déplacement d'importance[/url] du président du gouvernement en Uural-Liivimaa. Cette rencontre avec la Reine Karoliina pourrait n'être que le premier pas vers davantage de régulation internationale de l'exploitation des ressources dans cette zone, alors que nombreux sont les pays à prendre petit à petit conscience des opportunités, a minima pour le trafic maritime, qu'offre la route arctique.

Le porte-parole du ministère des relations extérieures, par qui le début de polémique avec la République d'Ennis et le Royaume des Iles Lorthon est née a rappelé les lignes rouges pour l'Etat du Jernland mais également ses grands objectifs sur cette question en matière de diplomatie. Ainsi, « le Jernland se doit de faire respecter ses intérêts, y compris quand cela peut contrarier ou froisser un peu nos plus proches alliés. Si le Statsråd a, et aura toujours, à coeur de protéger nos relations internationales et l'entente cordiale que nous avons développée avec nos voisins dytoliens, nous devons aussi veiller à ce que les Jernlander continuent d'être bien protégés. Et la potentielle surpêche dans la Sjøkrabber affaiblit les pêcheurs jernlander. Nous devons donc y répondre ; mais nous privilégierons toujours la discussion et la recherche d'un compromis multilatéral ou bilatéral aux actes unilatéraux ».

A ce titre, plusieurs pistes sont à l'étude et ont été soumises au General Magnuss Løvenskiold qui devrait prendre une décision prochainement et proposer une sortie de crise aux partenaires du Jernland. De là à placer le Jernland en intermédiaire entre deux lignes dures qui s'opposent et qui pourraient tendre les relations Ennis/Lorthon et Uural-Liivimaa il n'y a qu'un pas. Pas que beaucoup aimerait voir le Jernland franchir et s'imposer ainsi comme un acteur régional des mers arctiques.
Galaad

Message par Galaad »

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02. februar 2039

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Usine Luts installée à proximité de Sarpsborg, sur Midtøya[/center]

Sarpsborg, chef-lieu du comté de Granskerud sur l'île de Midtøya, est surtout connu pour ses deux grandes usines qui emploient plusieurs milliers d'habitants de la région. En effet, cette ville, dont rien ne la prédestinait à devenir l'un des rands centres économiques jernlander a su attirer les investisseurs. Au premier rang desquels [url=https://zupimages.net/up/19/19/wxkz.png]le fabricant de meubles Luts[/url], mais également Han og Hun, [url=https://zupimages.net/up/19/19/g09m.png]plus connu sous son accronyme H&H[/url], qui signifie littéralement « lui et elle ». Toutes deux sont nées approximativement à la même époque ; c'est à dire au milieu du XXème siècle. Elles n'ont cependant pas connu la même trajectoire et la même histoire pour en arriver aujourd'hui à être parmi les leaders du marché du Jernland dans leur secteur d'activité.

Ainsi, Han og Hun a été créée après un voyage de son fondateur, Stefan Hagen, en Katerina, où il pense avoir découvert une idée encore inexploitée jusque là dans son pays natal. C'est comme cela que H&H a commencé à produire puis commercialiser des articles de mode pour homme et pour femme à des prix particulièrement compétitifs pour l'époque. Ce succès a été rendu possible par une approche nouvelle de la confection de vêtements au Jernland. Plutôt que de produire en petite quantité et à des prix très variable selon les matières utilisées et le public visé, Stefan Hagen a initié ce qui s'est imposé plus tard comme un fonctionnement normal au pays, à savoir acheter en gros les matières premières puis confectionner des collections uniques et des pièces standardisées.

Luts, pour sa part, fondé en 1948, par Lars Ungen, a connu une histoire bien différente. Le nom de l'entreprise déjà correspond aux initiales de son créateur, ainsi qu'aux premières lettres des noms de son village (Tinnheim) et du comté d'origine (Sørdelag). Fils d'agriculteur, c'est donc assez naturellement qu'il se lance à 16 ans dans le commerce de produits agricoles, comme le blé, mais également les graines et produits issus de la culture céréalière. Conscient du potentiel agricole et piscicole dans son village et comté, il élargit également son activité aux poissons et crustacés. Pourtant, c'est grâce à la reconstruction en cours au Jernland - le pays sort alors timidement d'une période de transition politique débutée en 1921 - que le jeune entrepreneur réussit sa mue. Il élargit ses ventes à des biens manufacturés, comme les stylos, papeterie, mais aussi des meubles qu'il fait initialement fabriqué par des artisans locaux. Face à son succès dans son village et comté de naissance, Lars Ungen décide de se lancer dans la vente par correspondance. Ce nouveau mode de commercialisation signe sa réussite. Ses meubles, simples et répondant à l'esthétique norroise, sont plébiscités par les consommateurs ; ce qui l'incite à abandonner ses autres activités pour ne se concentrer plus que sur la fabrication et la livraison de meubles. S'inspirant largement du modèle économique de H&H, il décide de commander en gros ses matières premières qu'il fait ensuite transformer pour en faire des meubles en kit, que le clients assemble et installe lui-même. Ainsi naît l'empire Luts et son succès commerciale. En court-circuitant les intermédiaires traditionnels (galeries d'exposition de meubles, vendeurs classiques), la chaîne réussit à diviser les tarifs et vend ainsi directement dans ses grands magasins, agencés en lieu d'exposition thématique ; avec comme devise officieuse « facilité, forme, fonctionnalité ».

Loin d'être des cas isolés au Jernland, H&H et Luts ont réussi à conquérir le marché national et regarde à présent de plus en plus pressement vers l'international pour se développer davantage. l'intégration du Jernland à la Communauté des Nations Dytoliennes, avec ses marchés de plusieurs millions de consommateurs potentiels, souvent eux aussi en recherche de nouveautés et de produits innovants, mais également l'abattage des principale barrières douanières encouragent ainsi les entreprises qui s'étaient surtout concentrées sur le marché intérieur à se lancer dans l'aventure de l'export. Plusieurs ont d'ailleurs décidé de se fédérer s'unir pour créer le Forbund av eksporterende selskaper (ndlr. Fédération des entreprises exportatrices) pour peser auprès des gouvernements étrangers, mais également du Statsråd pour qu'ils réduisent les entraves au libre-échange et à l'import-export. La fédération regroupe d'ailleurs déjà plusieurs dizaines d'entreprises - grandes comme petites et moyennes - qui ont une activité à l'international. Son président, qui préside également le conseil d'administration de Luts - a donc été reçu par les ministres de l'économie et des finances et de l'industrie, de l'énergie et du travail. En effet, les demandes de déposer une candidature à l'intégration du forum économique de la Communauté des Nations Dytoliennes se font de plus en plus pressantes, les entreprises étant conscientes du potentiel économique de croissance qu’offrirait cette nouvelle étape diplomatique.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
08. februar 2039

[img]https://zupimages.net/up/19/20/3dhj.jpg[/img]
Raffinerie dont la compagnie a fait faillite dans les années 2020 à l'état d'abandon[/center]

C'est un projet de loi plutôt très attendu, tant par les investisseurs que par les autorités communales, en raison du potentiel de développement qu'il présenterait pour l'installation de nouvelles industries, mais également la capacité à développer les espaces d'habitations, alors que la pression foncière se fait davantage ressentir qu'il y a dix ans. En effet, pour faire face à l'occupation coûteuse pour les caisses de l'Etat et des administrations locales - principalement en raison de l'absence de recette que cela génère - de terrains par d'anciennes installations industrielles aujourd'hui à l'abandon, le Statsråd a annoncé un texte pour réquisitionner, sans passer par la justice, le foncier industriel non exploité. Cette mesure ne représenterait toutefois pas une surprise, puisqu'elle est à l'étude depuis bientôt trois ans et a déjà été plusieurs fois débattue, notamment au sein de la commission des affaires économiques du Storting (ndlr. Grande assemblée, c'est à dire le parlement monocaméral du Jernland), mais également au sein du ministère de l'industrie, de l’énergie et du travail. Sur ce point, ce dernier a d'ailleurs rappelé que depuis trois ans « l’objectif du ministère est de créer les conditions pour redynamiser l’industrie jernlander et la faire entrer pleinement dans le XXIème siècle. Cela passe notamment par des infrastructures de qualité qui permettent l’acheminement des biens produits, mais également un foncier en quantité suffisante, et à des prix raisonnables ». Rappelons que les différences tarifaires (prix au m²) sont d'un ordre de un à cinq selon le comté et la commune étudiés.

En marge de son déplacement dans la nouvelle usine de raffinage du pétrole de la Nasjonalt oljeselskap (ndlr. compagnie nationale du pétrole), le ministre a donné davantage de précisions sur le contenu du projet de loi, qui devrait être adopté dans les prochaines semaines. Ainsi, toute assiette foncière industrielle attribuée dans le cadre d'une concession et non exploitée sera récupérée par les services économiques du ministère dans les comtés afin de pouvoir les attribuer aux investisseurs capables de réaliser des projets sur le terrain. Mais le Statsråd souhaite aller encore plus loin en n'excluant pas du dispositif de récupération du foncier au profit de l'Etat les assiettes foncières industrielles qui auraient été dûment cédées. C'est comme cela que des terrains vendus et appartenant à des industriels et dont les infrastructures ne sont visiblement plus exploitées pourraient voir leur titre de propriété automatiquement révoqué. dans les faits, cela signifierait que lorsque les services du ministère constatent qu'une installation industrielle est à l'état d'abandon, elle en informe le propriétaire qui dispose dès lors d'un délai de trois ans pour la remettre en état d'activité, sans quoi l'Etat pourrait procéder à la saisie du terrain.

« La question n'est nullement d'exproprier des propriétaires de foncier industriel, mais bel et bien de s'assurer que les terres jernlander ne sont pas bêtement gaspillées et immobilisées par des industries non exploitées » assure le cabinet du ministre. La volonté affichée du gouvernement n'est nullement d'effrayer des investisseurs, mais bel et bien de faciliter leur installation au Jernland en libérant des terres actuellement gâchées, puisque accueillant des infrastructures hors d'état. « Nous voulons renforcer les industries du pays en libérant de l'espace pour ceux qui veulent réellement créer de la richesse et des emplois. L'industrie de l'acier, du pétrole, du charbon, de l'automobile ou encore de biens manufacturés plus légers sont en quête de terrains disponibles à des coûts non prohibitifs. Le rôle de ce gouvernement est de libérer des terres gâchées pour faire baisser les prix du mètre carré en augmentant l'offre ». Reste que dans les faits, cette loi présenterait également l'avantage de mettre la pression sur les propriétaires industriels pour qu'ils réalisent régulièrement les investissements relatifs au bon entretien de leurs usines, sous peine de les voir plus vite déclarées à l'abandon, ou non exploitées en cas de baisse de leur production. « Cela va obliger les investisseurs à exploiter leurs terrains et lancer leurs projets afin de contribuer sérieusement à la diversification de l’économie nationale via la création de richesses et de l’emploi » estime le professeur Niels Sturmgaard, du département des sciences économiques de l'université de Røros.

Concrètement, ce dispositif de saisie de terrains pourrait concerner plusieurs milliers d'hectares de terres actuellement en friche, dans les trois grandes régions culturelles du Jernland (Hovedland, Midtøya et Nordland). L'avantage étant que souvent, ce foncier industriel se situe dans les zones ayant été progressivement délaissées par les entreprises en raison de leurs mutations. Pour éviter que cet écueil ne se répète, la loi prévoirait des prix jusqu'à 30% en dessous de la moyenne nationale. De quoi encourager en effet fortement d'éventuels investisseurs nationaux et internationaux, alors même que le Jernland a autorisé le lancement des travaux de liaisons reliant mieux le pays au voisin gänsernbergeois, à travers le tunnel ferroviaire qui traversera les Thorkjelder, au sud.
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