Presse générale et provinciale

Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 20/01/2039
[/center]

L'ancien Président nazalien Abo Darfi s'est éteint

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/07/190507073634148331.png[/img]
Il avait quitté la Présidence en septembre dernier. Abo Gino Darfi, 1943-2039[/center]

Il était "l'homme qui n'a peur de rien". Même pas du pouvoir. Héritier, mannequin, réalisateur, producteur, acteur, "aventurier" pour la télévision, inventeur ou inspirateur de la plupart du bouquet divertissement, le natif de quartier de Fucchì, né sous un bombardement briton comme il aimait à le rappeler, Monsieur télévision se sera même vu Président de la Province de Nazalie. Cet homme du XXème siècle, concentré d'Histoire, étoile montante au milieu des vedettes et des stars durant toute sa carrière, lui-même phénomène de télé-réalité hors du commun, aura su se faire élire en 2033 et défaire la candidate populiste Giasmina Zebbo. Mais il aurait pu gagné face à n'importe-qui, assurait-il, "même le Pape". Saint-Père, il n'aura pas le temps de l'être. Celui dont le moins bon rôle aura sans doute été celui de Président s'est éteint à l'âge de 96 ans, d'une maladie aux poumons qui avait rongé une bonne partie de sa Présidence.

Celui qui se faisait un régal de défier les propres candidats d'une de ses émissions à manger le plus de rectums de porcs possible en une minute dans les années 2000, avait su cultivé néanmoins l'image d'un homme de sa génération, aux valeurs ancrées. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=311186#p311186]C'était ainsi qu'il avait débuté sa campagne il y a 6 ans[/url], allant même jusqu'à proposer de restreindre le droit de vote [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=320295#p320295]aux parents de famille[/url]. Il était de ces personnages à qui l'on ne reprochait pas d'être un coureur de jupons, mais que l'on admirait pour sa capacité de séduction : il s'était marié 9 fois, dont la dernière en 2033 même, peu de temps avant les élections. Mais de tous ceux qui l'on connu, peu de gens se risquent à saluer sa Présidence, pour laquelle il s'est vite révélé dépassé.

  • "Abo a très vite rappelé l'entourage de son prédécesseur, Augusto Garbi, quand il s'est rendu compte qu'il lui manquait de spécialistes. Puis en l'espace d'un an à peine, sa santé s'est dégradée. Il a été victime de son entrain, puis de son corps. Dès le printemps 2035, nous ne lui faisions plus que des comptes-rendus hebdomadaires - il aurait sincèrement voulu bien faire, mais son cancer l'écrasait." se souvient Marialina Fedacci, une de ses proches conseillères au Palazzo durant sa Présidence.

Beaucoup oublient pourtant que si son activité ne fut pas des plus importantes, beaucoup de ses idées ont imprégné l'ambiance de la décennie. C'est même au candidat Darfi, dès 2033, que l'on dût l'idée de la dématérialisation monétaire : il fut le premier homme politique à reprendre, au sérieux, la proposition de certains économistes jusque-là mis sur la touche. Après l'épisode de Bank-run de Noël 2033, elle sera finalement adoptée. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324082#p324082]Il ne fut pas non plus sans impact dans la décision, au printemps suivant, de faire appel au binational, militaire, Edmondo Boterlo[/url], à la tête de la Présidence du Conseil - l'homme de la situation selon lui et d'autres, comme Maometto Buazizi, le ministre de l'économie d'alors, pour mettre de l'ordre dans la crise institutionnelle provoquée par la révolte du Sénat arovaque. Il fallait sans doute être un enfant de la télé, du rock et du cinéma pour soutenir une décision aussi iconoclaste, devant le péril d'un supposé naufrage de la "civilisation" montalvéenne fragmentée déjà sous les coups des exclus du miracle.

Malgré ses manquements, malgré ses errements, les Nazaliens sont très majoritaires à lui pardonner ses fautes... tout simplement parce-qu'elles valent peu par rapport à ce qu'il a apporté à leurs soirées de salariés, d'entrepreneurs, d'agriculteurs, et de femmes au foyer, pendant près de 25 ans, par la voix et l'image du petit écran. Ses obsèques auront lieu à la Cathédrale de Cartagina courant de la semaine prochaine, en présence du Président nazalien, et de très nombreuses personnalités du show-business et du monde politique.

[center][img]https://i.pinimg.com/236x/66/f9/15/66f9157f784530aec613c9a78a1f9dff--fashion-children-children-s.jpg[/img]
Au centre, avec son frère Lino et sa sœur Teresa, alors réfugiés à Lactano, en 1948[/center]
Arios

Message par Arios »

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
23 janvier 2039[/center]
[center]La dette repasse au-dessus des 100% du PIB ; un déficit record en 2038, de 21 milliards de Lires[/center]
[center]Qui veut bien prêter encore à Cartagina ? Pourrait-on sérieusement réduire nos dépenses ?[/center]

[center][img]https://ak8.picdn.net/shutterstock/videos/18324538/thumb/1.jpg?ip=x480[/img]
La Ligue continue de vivre au-dessus de ses moyens[/center]

Comment dire à sa femme qu'il faut dépenser moitié moins ? Pas facile. Cette question, les gouvernants de la Ligue de Lébira se la pose tous les jours à l'égard de leurs concitoyens, du moins serait-on en droit d'attendre qu'ils le fassent - mais on peut douter que ce soit dans leur intérêt. Ainsi, l'année 2036 a été marquée par une augmentation spectaculaire des salaires de la plupart des corps de fonctionnaires, les trois dernières années ont vu les effectifs de la BNSL augmenter de façon importante, l'Illythie a nécessité la création de nombreux postes administratifs, militaires et policiers, tout en bouleversant les habitudes démographiques des inspecteurs fiscaux, Luciano Vesperto a augmenté sensiblement le nombre et le montant des bourses de recherche, et de très importants projets ont mobilisé des fonds sans précédents : l'autoroute Melolecco-Lalima, la fin de la construction du câble sous-marin internet entre l'Arovaquie et l'Algarbe, et bientôt l'achat de 30 satellites dernière génération à la Santogne (un contrat à 30 milliards de Lires). Et on n'oublie pas le doublement, voire plus, des soldes octroyées aux militaires qui étaient jusque-là les personnels publics les moins bien payés de toute la Ligue.


  • "Apparemment, toute la classe politique a bien compris qu'elle était du même avis que la population sur un point : l'endettement est structurel, on ne le combattra que sur du très long terme. Jusque-là, les efforts consentis étaient admirables : on est passé de 250% du PIB de dette en 2032 à 95% en 2037, mais là le déficit a triplé entre 2037 et 2038, inversant la tendance vertueuse. Le problème n'est plus de savoir si l'on est endetté, mais qui veut bien nous prêter encore de l'argent ?" pense Giorgina Paoli, économiste.


Jusqu'en 2034, la Ligue empruntait à l'île de Siracuzzia, la brillante et richissime République se faisait même un plaisir d'offrir des conditions d'emprunts intéressantes avec des rabais non négligeables sur les intérêts. Les fameux intérêts : pour la période 2021-2030 et ses constructions massives d’hôpitaux, de bâtiments publics, d'aéroports, de ports de pêche modernes, de rénovations de voies ferrées, écoles, autoroutes et centre-villes, la Ligue de Montalvo doit encore 35 milliards d'intérêts à la Sérénissime - sans compter le capital de 156 milliards jamais remboursé. Elle doit encore plus de 10 milliards de Lires pour l'année 2031, entre déficit et intérêts.

Depuis 2035, la Ligue est contrainte d'emprunter à sa propre Banque centrale, la Montefiori centrale, qui lui délivre des prêts à 3%, ce qui dans le contexte d'inflation des prix constaté pendant la décennie reste assez amical comme pratique - mais la Ligue de Lébira fait office des meilleurs payeurs du monde, car malgré les délais elle s'avère parmi les plus stables, et la dernière survivante du G5 du milieu de la décennie (le Deseret, le Vonalya, l'Amarantie par exemple s'étant à nouveau replongé dans la crise économique). Le fait d'emprunter à sa Banque centrale n'est pas un problème en soi mais est assez mal vu des économistes libéraux, et des grandes instances internationales comme la FIDES, qui considère qu'il s'agit de prêts à conflits d'intérêts, car nombre d'États voyous seraient susceptibles, dessous la table, de s'arranger pour éviter le remboursement à ces instances restant bien souvent sous le contrôle étroit du pouvoir. On peut voir dans la rétrogradation de la note de l'ICEC pour la Ligue de Lébira en 2038, un des signes de cette méfiance croissante concernant un dérapage budgétaire qui tend à s'automatiser, et surtout des emprunts à risques car on commence à douter, non de sa capacité, mais de la volonté de Cartagina à rembourser ses créances.

Trouver des fonds auprès d'États ou d'organismes étrangers, et commencer peut-être à réfléchir à notre fonctionnement. L'adhésion de l'Illythie à la nouvelle Ligue a bouleversé notre pyramide des âges et des strates sociales. L'application aveugle du modèle social montalvéen à la nouvelle Province algarbienne est certes un facteur d'intégration indiscutable en terme d'égalité des droits, et sans doute constitue un moteur de développement important expliquant en partie le décollage de la Province et ses mutations frontales, mais il s'agit aussi d'une gabegie budgétaire tant la sous-qualification de nombre d'Illythes les pousse sur les bancs du chômage, de l'assistanat à des exploitations agricoles archaïques par le biais de l'AMAM (l'Aide au Maintien Agricole et Maritime a coûté 4 milliards en 2038), et de nombreuses femmes au foyer à rester à la maison, comme à leur habitude, mais en ne se posant même plus la question d'en sortir un jour par le jeu des primes aux femmes au foyer. Les retraités illythes touchent désormais des montants astronomiques, forfaitaires à l'échelle de la Ligue, pour des retraites pour lesquelles ils n'ont le plus souvent jamais cotisé, et auraient plutôt tendance à la thésauriser qu'à la réintroduire dans l'économie. L'amour d'Atomia pour la Ligue n'est peut-être pas tout à fait gratuit.

Mais il ne faut pas jeter la pierre sur les Illythes comme le ferait n'importe-quel populiste arovaque ou nazalien. Les problèmes de fond étaient déjà ceux de la Ligue de Montalvo, ses 250, 210, 150% du PIB en dette. C'est l'ère Luciano Vesperto, qui apparemment part pour se prolonger, qui a réouvert le chapitre des dérapages budgétaires sévères (21 milliards en 2038 !). Le nombre d'actif a baissé, les recettes de l'impôt sur le revenu stagnent malgré la croissance, la pyramide des âges lébirienne (beaucoup de personnes âgées, beaucoup d'enfants, peu entre les deux), se referme sur un pays qui rêve parfois encore de se passer d'immigration. Aujourd'hui 40% des personnes effectivement au travail légal dans le pays sont des étrangers, une manne sans laquelle le pays s'effondrerait.

Qui est encore prêt à financer les dérives de Cartagina ? Doit-on avoir toujours recours à la planche à billet de la Banque centrale, bien qu'officiellement ce soit interdit ? A partir du moment où un pays est incapable de rembourser, et que les Banques lui prêtent toujours, de créent-elles pas de l'argent qui ne reviendra jamais dans sa cage ?
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2019/01/11/19011108075240338.png[/img]
27/01/2039[/center]

"On mettra beaucoup de temps à se reconstruire. Mais on y arrivera."

[center][img]http://img.over-blog-kiwi.com/300x300/1/11/38/16/20141016/ob_036561_black-woman-crying-1.jpg[/img]
Après l'effroi cybernétique au Makengo, l'humanité montre son unité[/center]

Les mots manquent. Les larmes non. Malgré la crise économique, malgré les guerres des dernières décennies, malgré les massacres, les ressentiments, la course néo-colonialiste, l'explosion des cours du chocolat, l'humanité semble ralentir ses élans de haine et retrouver une forme d'unité, après l'attaque apocalyptique qu'a connu le Makengo sur son réseau informatique, la semaine dernière. Le Kars, le Berlim, le Karmalistan également (il se pourrait qu'un non-non-blanc soit à l'origine de l'affaire, ce qui en explique toute la gravité), n'ont pas ménagé leurs condoléances devant l'effroyable attentat à la sécurité du Makengo, qui a été commise par le net. On attendrait une réaction du Pape dans les heures qui viennent, ainsi que du Dalaï Lama sengaïai, de Kévin Champigneule, sans oublier les millions d'êtres humains, scotchés devant la gravité de la situation.


  • "C'est comme si le monde s'était arrêté de tourné" raconte Antoine Bobba, étudiant dans la capitale makengaise ; "je rentrais chez moi, puis j'ai eu cet appel ; tout le monde recevait des appels, les gens dans le bus se regardaient, dans les rues on s'arrêtait ; chacun apprenait la nouvelle à son tour. Les femmes pleuraient, les hommes se prenaient la tête entre leurs mains ; on rappelait ses enfants à soi, les échoppes fermaient le rideau. Je me souviens que même le ciel s'est couvert, rapidement, de nuages, comme un signe que l'univers compatissait à la misère qui s'abattait, une nouvelle fois, sur l'Algarbe."


Au Karmalistan, les cloches des minarets se sont mises à sonner. Les gens ont arrêté le travail, et la fréquentation des sites pornographiques s'est même effondré le soir de la nouvelle. "Le Makengo, frappé ? On n'y croyait pas. Par Allah, ce soir-là, on a senti comme quelque chose d'inhabituel, comme une solidarité qui dépassait l'Océan janubien. On s'est senti humains, tous ensemble, car on aurait tous pu être les victimes de ... de ... cette horreur." explique Mulud Chang-Bator, couvreur.


En Ennis, des marches blanches spontanées se sont mises en place. Les réseaux sociaux ont massivement relayé de nombreux appels à se réunir. "On avait besoin d'être ensemble, de communier, athées, croyants... je me souviens d'un jeune homme qui s'est invité aux côtés des bougies, qui a sorti un violoncelle et qui s'est mis à jouer un air connu. Les gens se sont mis à chanter. On a chanté une bonne partie de la nuit, sans voir le temps passer, sans même sentir le froid. On était bien, on se sentait peut-être inutiles vis-à-vis du massacre numérique qui avait lieu là-bas, mais au moins on était là, ensemble, on se rassurait." décrit Svenny Gallaeich, 55 ans, professeur de mathématiques par téléphone.


Botamba s'apprêterait à déclarer un temps de deuil national, qui pourrait aller jusqu'à 1 mois. Ce soir, la plupart des pays du monde ont relevé leur niveau d'alerte ; on enregistre une hausse importante des baptêmes, des conversions à l'Islam, des ventes de moulins à prière, de pilules anti-contraceptives, de dépôts de cierges, de vente de ballons dans les bars. Les places, souvent délaissées depuis plusieurs décennies, se remplissent à nouveau ; les gens ont envie de se voir, de se sentir, ne sachant de quoi demain sera fait. Tout le monde en est persuadé : les choses ne seront plus jamais comme avant - il est temps d'aimer, de profiter, de saisir l'instant - comme avant un orage terrible, peut-être le dernier de l'Histoire humaine.
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 3/02/2039
[/center]

Sénatoriales : Nisimas plein d'ambitions, l'écologie thème surprise de la campagne

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/11/190511093630412023.png[/img]
Vue typique du littoral d'Alilée[/center]

Les Sénatoriales se tiendront en Alilée d'ici deux semaines, dans un contexte particulier puisque le Conseil de la Ligue s'apprêtera d'ici la fin du premier trimestre 2039 à transformer la Constitution pour permettre à l'Arovaquie d'accéder à un statut de Province autonome qu'il reste à définir. Si les libéraux parvenaient à reprendre l'ascendant sur le Movimento Basta Corruzione, mouvement social-libertaire, ils pourraient menacer la validation d'une réforme constitutionnelle qui paraitrait trop avantageuse pour l'Arovaquie, trop "discriminatoire" à l'égard des autres Provinces. Mais il faudra également compter, dans l'équation, avec le parti nationaliste Nisimas, crédité par les sondages d'une quinzaine de pourcents d'intention de votes - celui-là, identitaire et favorable également à une autonomie (mais culturelle avant tout), aime jouer de la rhétorique pour donner raison à Avanti Arovachia, et devant ses succès tenter le parallèle bien qu'il soit, au fond, très hasardeux.

Mais le sujet principal de la campagne dans l'île se dessine étonnamment comme étant l'écologie. Plus particulièrement, la défense du littoral est le sujet qui semble mobiliser le plus le débat, dans les enquêtes d'opinions puis dans les médias, mais également sur les réseaux sociaux, les chaines vidéos, et les nouveaux médias internet, au point d'imprégner comme rarement la société civile. Comme souvent dans ce genre de surprise "numériques", c'est l'extrême-droite qui tire son épingle du jeu et se pose en conservatrice des paysages et des us et coutumes, contre des libéraux et un Président, Alessandro Delando, qui ne seraient jamais parvenu à protéger les côtes. Sont dans le viseur : l'urbanisation sauvage par les particuliers et auto-entrepreneurs non déclarés, la bétonisation par les villes et les collectivités péri-urbaines, ou encore par les communes aux Maires zélés pariant sur le tourisme de masse au travers de projets pharaoniques, servant bien souvent au blanchiment d'argent sale... Nisimas jouit également du soutien officiel d'une partie du gouvernement de Cybistrie, et profite par capillarité de la bonne santé de l'extrême-droite dans le monde hellénique.

L'alliance libérale ne sera pas si évidente que prévue et c'est bien ce qui enchante Nisimas et atténue les sueurs froides du MBC sur sa déconfiture en vue : Forza Alileia confirme le tournant qu'il prend, avec un Lino Chefalla "seconde version" promettant avoir su changer d'avis après son échec aux dernières présidentielles. FA serait aujourd'hui quasiment plus proche du parti indépendantiste arovaque, que de Nazione&Liberta dont il était le jumeau moins social jusqu'alors. Si Chefalla, favori parmi d'autres des Présidentielles de septembre, met un point d'honneur à réaffirmer son attachement à l'unité de la Ligue, un statut autonome conciliant pour la future Province d'Arovaquie pourrait tenter le groupe qu'il enverra au Sénat dans deux semaines. Entre garder du mou avec les Arovaques, et éviter les revendications jalouses d'une Alilée post-Delando, Cartagina est face au casse-tête.
Arios

Message par Arios »

[right]12 février 2039
Stampato a Atomia[/right]

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314122120747710.png[/img][/center]

L'Illythie de Marzalla augmente le rythme des expulsions

[center][img]http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2015/11/senegalais_arrete_en_france.jpg[/img]
Le gouvernement provincial réfléchit à l'objectif de "100 000" expulsions[/center]

Du travail pour les Carabiniers. Dont les nombreux personnels ré-embauchés de l'Armée royale, dérivés vers les forces de l'ordre faute de supporter les séances de mise à niveau pour intégrer pleinement l'Armée lébirienne. Mais du travail "sale", diraient certains. Dans un contexte politique un tantinet apocalyptique dans les discours, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351359#p351359]alors que les économistes révèlent que la part des étrangers dans les actifs a grimpé à près de 40%[/url], le nouveau Président illythe semble vouloir poursuivre la tendance des expulsions de clandestins subalgarbiens, une position non sans intérêt pour contrer certaines accusations émanant de la principale force d'opposition en devenir : les nationalistes de Dioscuri Scienudi.

Pour les associations qui viennent en aide aux clandestins (mais pas seulement), il s'agit d'une erreur de fixer des objectifs, même approximatifs, alors que le nombre d'étrangers clandestins dans le pays est ridiculement bas... Comme dans toute la Ligue de Lébira, un pays relativement bien protégé de l'immigration sauvage du fait de sa politique de camps de rétention (en Nazalie, puis en Illythie même), l'Illythie accueille essentiellement des étrangers légaux, moins que dans le reste de la Ligue, mais héberge un très grand nombre d'apatrides, beaucoup plus que dans le reste de la Ligue. Il y a en Illythie plus d'1,5 millions d'apatrides, dont la majeure partie ne sont pas issus de la partie sud de l'Algarbe, mais bien originaires de Dytolie et du bassin céruléen (Amarantins, Italiques, Hellènes, etc.). Par ailleurs, les quelques 100 à 150 000 apatrides issus des pays d'Algarbe noire ne pourraient pas être expulsés, d'après de nombreuses associations, car c'est la mutation de l'Illythie avec la mise en place de droits civiques suite à la fin de la monarchie absolue, qui a créé une discrimination là où auparavant, les Coptes avaient en théories les mêmes droits et devoirs que les personnes aujourd'hui apatrides.

Les expulsions de "clandestins" auraient atteint un seuil de 40 000 personnes l'année dernière, mais les associations dénonçent le fait que derrière ces expulsions se dissimule celles de nombreux apatrides, présents depuis de longues années, parfois deux générations ou plus, en Illythie. "Le pouvoir mène une politique d'épuration ethnique. Avec l'essor makengais, il espère pouvoir éliminer encore d'avantages d'étrangers. Alors que ce ne sont pas eux qui suscitent le débat à l'échelle de la Ligue : mais bien la répartition du travail avec les étrangers légaux ; les apatrides, eux, ne peuvent tout simplement pas travailler..." explique Antonio Lazzi, bénévole au sein de l'association Sorire.

Répartition ethnique Illythie : https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346645#p346645
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 20/02/2039
[/center]

Sénatoriales : libéraux et autoritaires de droite en tête, le parti présidentiel stagne, score décevant pour les nationalistes

[center][img]https://tse2.mm.bing.net/th?id=OIP.BjY5HY-xA6F_-WIvnO5mvQHaE8[/img]
Les Aliléens redistribuent-ils les cartes dans la Ligue ?[/center]

Oh non, encore une élection ! L'exception peut-être de ce suffrage des Sénatoriales aliléennes, réside dans le fait que les Aliléens ont réussi à ne faire que des perdants...

Le centre-gauche classique, parti traditionnel le plus important de la Ligue de Lébira, Nazione&Liberta, a gagné un siège. Il est largement devancé par les libéraux de Forza Alileia, parti ayant bénéficié de plusieurs transfuges de N&L depuis l'été dernier. FA arrive derrière la Lega Impeccabile (12 sièges), ex-æquo avec le MBC, passé du populisme à un libertarianisme de gauche assumé depuis la scission l'ayant frappé en 2036 et conduit à la construction d'un groupe, Lega Impeccabile, qui parvient à s'élever à 12 sièges, agrandissant ses rangs. C'est au détriment des nationalistes de Nisimas, qui espéraient arriver en tête, que Lega Impeccabile résiste sur long terme dans le paysage politique - les électeurs semblent ne pas tenir rigueur à l'allié du Président Alessandro Delando, et du parti conservateur arrivant en dernier avec 8 sièges sur 60, du manque de résultats de la politique de lutte contre la corruption - pourtant le fer de lance du combat de LI et du PC.

:arrow: 9/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (centre-gauche)
:arrow: 11/60 sièges affiliés à Movimento Basta Corruzione (gauchisme)
:arrow: 12/60 sièges affiliés à Lega Impeccabile (populiste)
:arrow: 11/60 sièges affiliés à Forza Alileia (centre-droit)
:arrow: 8/60 sièges affiliés au Partito Conservativo (droite réactionnaire)
:arrow: 9/60 sièges affiliés à Nisimas (nationaliste)

[quote="2036-2039"]:arrow: 8/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (centre-gauche)
:arrow: 24/60 sièges affiliés à Movimento Basta Corruzione (populiste)
:arrow: 10/60 sièges affiliés à Lega Impeccabile (populiste)
:arrow: 10/60 sièges affiliés à Forza Alileia (centre-droit)
:arrow: 8/60 sièges affiliés au Partito Conservativo (droite réactionnaire)[/quote]

Alors que les négociations patinent à Cartagina comme à Dovernico, quant à l'écriture d'un nouveau statut de Province autonome, afin d'allier les désirs de liberté fiscale de nombreux électeurs arovaques avec la poursuite du destin lébirien, la claque électorale que subit le Président aliléen est-elle de nature à bouleverser l'agenda politique général ? Pas si sûr, tant la défaite était annoncée. "L'Alilée souffre de problèmes structurels qui la dépassent : elle subit un fonctionnement qui est lébirien, et non aliléen à proprement parlé, et n'ai pas assez accompagnée dans ses efforts de lutte contre la corruption, le travail au noir, les trafics en tous genre, et une certaine défaite morale face à ces défis." avait déclaré Alessandro Delando, en visite en janvier dernier dans les rues commerçantes de la ville de Clisto, dont l'économie reste en grande difficulté depuis la Guerre de Cénajosie.

Peu d'impacts sont à prévoir à court terme pour la politique aliléenne, et lébirienne, de ces résultats. Les élections présidentielles de septembre sont dans toutes les têtes, et l'arrivée de la Lega Impeccabile en tête au Sénat place ses membres en situation de force pour mener campagne cet été autour d'un candidat, Giorgio Funghi, qui promet le renvoi de tous les Affranchis, le référendum révocatoire, la hausse des peines, et le doublement des effectifs de la Brigade de Sécurité du Travail. Les principales autorités économiques ne voient pas d'un mauvais œil l'essor de la LI, tant elle permet à la montée du désir d'ordre de ne pas profiter aux rangs nationalistes révolutionnaires de Nisimas.

D'ici septembre, le sort de l'Arovaquie devrait être normalement scellé. Mais rien n'est sûr, alors que la Province continentale semble davantage préoccupée par la digestion de ses mauvais chiffres économiques, que par le dessin nécessaire et urgent des contours de sa future autonomie.
Arios

Message par Arios »

27 février 2039
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


L'Arovaquie totalement embourbée dans l'écriture d'un statut sur-mesure

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/19/190519025847109519.png[/img]
Fin de journée au Palazzo de Dovernico, soirée débriefing sur le futur statut des percepteurs[/center]

On la dit fatiguée, la Présidente. A l'image de la Province toute entière, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=300133#p300133]dont les chiffres économiques pour 2038 révélés en janvier n'ont pas satisfait grand monde[/url]. Certes, le complot cartaginien est vite évoqué, le mouvement de la Licca dénigré par ses plus ex-plus ardents défenseurs, comme marqué du signe de la main de l'étranger. Les sept plaies d'Illythie se sont trompé de continent, et l'Arovaquie dégringole à quelques 42% du PIB de la Ligue, alors qu'elle comptait pour 46,86% en 2036 après la refondation de la Ligue, à Lébira, et l'entrée de l'Illythie.

C'est un autre spectre qui hante la Province, dont les titres provinciaux aiment à titrer sur le feuilleton, désormais quasi-officiel, de la "Guerre civile des fonctionnaires" : l'écriture du fameux statut de Province autonome, processus accepté par le Conseil de la Ligue du Nouvel an dernier, donnant raison au Président du Conseil, Luciano Vesperto, suite à son référendum pourtant perdu au 15 décembre 2038, mais remporté haut la main à l'échelle arovaque. Dans la Province continentale de Dytolie, hauts-fonctionnaires d'États aux sentiments loyalistes souvent ancrés (question de remaniements depuis 2037, il faut dire), affrontent les militants indépendantistes élevés au rang d'acteurs de l'administration locale, particulièrement dans les Régions remportées l'année dernière par le parti de la Présidente.

  • "Dès que l'on fait une proposition, qu'on l'envoie aux services régionaux et provinciaux, les cabinets nous répondent que ce serait impossible à mettre en place, que cela ne peut pas relever de leurs prérogatives, qu'ils ne sauraient tout simplement pas comment faire. On avance pas." lâche un haut-fonctionnaire de Dovernico, membre de la commission d'écriture du statut de Province Autonome, tâché parmi d'autres d'écrire, dans la concertation entre les différents niveaux administratifs, l'amendement constitutionnel qui viendra dessiner la Ligue renouvelée.

Les indépendantistes se défaussent ? "Notre détermination n'a pas variée d'un iota", clame Andrea Rascovicio, le chef du parti Avanti Arovachia, qui contrairement à la Présidente de Province, n'approuve pas le grand débat en cours. "L'Arovaquie a fait une erreur électorale le 15 décembre en approuvant le plan Vesperto, qui était un piège tendu directement à la Province pour l'enfermer dans d'interminables débats de compromis visant simplement à ralentir, puis étouffer, ses velléités de liberté. Nous tentons de sortir d'un labyrinthe en dialoguant avec ceux qui l'ont construit pour nous y maintenir. Je crois que l'Arovaquie fait complètement fausse route, et doit adresser une fin de non recevoir à ce qui est en train de se jouer." assure l'homme fort d'AA, resté aux commandes de son parti, de plus en plus critique envers la Présidente Lazarevicio, qui assume désormais à contre-cœur le choix de la réforme constitutionnelle pour garantir une autonomie très large à l'Arovaquie, une "indépendance de fait" comme promis au soir de son élection, mais pas une indépendance - car l'épreuve du pouvoir l'en a peut-être dissuadé.
Arios

Message par Arios »

[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
15/03/2039[/center]

Après un report de 15 jours, Cartagina et Dovernico dévoilent un plan d'autonomie qui en convainc pas

Le statut de Province autonome, dont l'écriture a hanté la vie politique lébirienne depuis le début de l'année, vient d'être dévoilé par le Palazzo del Governo en présence des responsables du gouvernement provincial d'Arovaquie, puisque le symbole doit parfois se soumettre au pragmatisme et que seule l'Arovaquie, cause de ce chantage d'opinion, devrait être concernée en premier lieu par ce nouveau statut. La Province d'Arovaquie pourrait devenir la Province autonome d'Arovaquie, mais quels avantages Cartagina a finalement concédé à lui accorder comme gages de sa liberté ? et surtout, lesquels Dovernico a bien voulu se décider à assumer, devant l'épreuve des tableurs, des chiffres, des mauvais résultats économiques, et des risques politiciens pris par le gouvernement arovaque actuel, contesté autant par les loyalistes pro-Ligue que par les indépendantistes purs et durs ?

[quote]Statut de Province Autonome :

La Province Autonome est soumise à la Constitution de la Ligue de Lébira. Elle dispose néanmoins de droits supplémentaires, adaptés à sa situation particulière, lesquels sont,

  • La responsabilité de collecte de l'impôt. La politique d'imposition demeure une compétence générale définie par le Gouvernement central.
  • Le droit à lever des impôts supplémentaires à l'échelle provinciale.
  • Le droit d'usage propre de 80% des recettes fiscales réalisées sur le territoire de la Province Autonome. Les 20% restants sont prélevés par la Ligue et redistribués au sein du Budget général.
  • L'autorisation de maintien ou de création d'une monnaie complémentaire à l'échelle provinciale.
  • Le droit d'application du principe de préférence provinciale pour la nomination des personnels publics de l'administration civile, aux échelons urbain, régional et provincial.
  • Le droit d'usage et de disposition d'un drapeau provincial propre et officiel, ainsi que d'un hymne provincial.
  • Le pouvoir d'élaboration des programmes scolaires et universitaires, sans dépendre du Ministère central de l'Information.
  • Le droit à une diplomatie provinciale libre, à la négociation d'échanges culturels et économiques avec d'autres pays, à la restriction d'une soumission totale au principe de sécurité de l'État général, et aux règles constitutionnelles et législatives générales.
[/quote]

Le Plan est amplement critiqué, voire dénoncé, depuis tous les bords du spectre politique. Certains y voient une capitulation devant les caprices fiscaux des Arovaques les plus aisés, d'autres le début de la fin de la Ligue avec l'instauration d'un régime discriminatoire qui favorisera l'économie arovaque, d'autres encore un piège tendu à la Province et qui la condamnera à la marginalité.

Les principales avancées à l'autonomie concédées par ce plan demeurent de l'ordre fiscal : une Province Autonome obtiendrait un pouvoir décisionnaire sur l'usage de l'impôt, collecté par ses soins, ce qui lui permettrait de s'affranchir de certaines politiques sociales jugées coûteuses par de nombreux Lébiriens. La Province Autonome demeurerait entièrement dépendante, sur les plans militaire et commercial, des règles et du cadre général à la Ligue. Quelques avantages symboliques sont accordés au demeurant : la mise en place d'un drapeau provincial, ainsi que d'un hymne... Le plan a de quoi satisfaire le contribuable persuadé de payer pour les Nazaliens, comme le passionné de reconstitutions historiques, tout en laissant mécontent le partisan d'une indépendance totale - en cela, il marque une avancée politique vers l'éclatement des rangs autonomistes en Arovaquie.
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 16/03/2039
[/center]

Massif des Masque : la pierre sculptée de la discorde

[center][img]https://www.bivouak.net/photos/s/small_43326.jpg[/img]
Une antique borne "amarantine" retrouvée côté lébirien suite à un éboulement[/center]

Les chercheurs secouristes qui s'entrainaient sur cet éboulement datant de mai 2034 ne s'attendaient pas à trouver une telle merveille. Pesant plus de 20 kilos, en schiste rouge, entièrement gravée de caractères grecs dessinant un amarantin archaïque, la pierre de la discorde ravive les tensions entre la Fédération amarantine et la Province lébirienne de Lébira. Retrouvée à 35 mètres de la frontière, au milieu d'un amas rocheux décroché du col lors des épisodes de redoux de mai 2034, la pierre a bien été "exhumée" en territoire lébirien, par des Lébiriens, mais la richesse exceptionnelle qu'elle représente pour l'historiographie et l'histoire amarantines en fait un objet de convoitise par les responsables culturels de la Digue de Grande-Basilogne... entité neuve, particulièrement hostile à la Ligue de Lébira, se souvenant des dégâts causés par les bombardements montalvéens d'ouvrages hydrauliques lors de la Guerre de Céjanosie. Les passionnés d'eschatologie diluvienne ont érigé là un territoire autonome, en partie sur les terres du Royaume de Forluno, qui revendique également aujourd'hui la paternité de la pierre puisqu'elle se trouvait en territoire forlunien avant d'être précipitée, par le hasard climatique, côté lébirien.

Que raconte cette pierre ? Les premières traductions du Musée d'Histoire naturelle de Miliameni, où la pierre a été transférée jeudi dernier, ne font que renforcer son caractère intéressant.

  • "D'après la langue, on situe l'origine de la pierre autour du IVème siècle. La langue utilisée est un faux amarantin archaïque, en fait un amarantin archaïque tardif : l'auteur essaye de reproduire des figures de style et une grammaire déjà vieille de deux cent ans, ce qui laisse entrevoir le caractère officiel, pompeux, de ce qui était probablement une borne frontière.

    On n'ignorait jusque-là que le peuplement amarantin avait pu gagner l'intérieur de l'île dès le haut moyen-âge... ce pourquoi la pierre laisse perplexe. Il pourrait s'agir d'une pierre marquant les limites du royaume de Psammítihos II, dont on cerne mal la culture mais qui a existé entre les sixième et neuvième siècle dans les régions marécageuses du nord-est aliléen, et auquel cas deux hypothèses : Psammítihos serait bien le Pzamitoj décrit dans certaines chansons de geste amarantines médiévales, un Roi d'origine amarantine, il serait alors arrivé sur la limite du Massif des Masque pour y revendiquer un important col, ou alors un des monarques de la dynastie de Psammítihos II aurait utilisé la langue amarantine pour marquer la limite sud de leur royaume - comme s'ils avaient voulu se grandir de cette langue, et de son effet répulsif sur les habitants helléniques de l'Alilée centrale.
    " décrit Marcello Fonda, linguiste du laboratoire d'archéologie de Tichachi.

La thèse du monarque hellénique utilisant l'amarantin comme langue véhiculaire pour ses bornes frontières séduit côté lébirien, car par proximité culturelle la pierre appartiendrait également plutôt à l'aire lébiro-aliléenne. "Vous n'êtes pas plus helléniques que nous" rétorque la responsable culturelle de Grande-Basilogne, elle-même d'origine caskare. Toujours est-il qu'une pierre trouvée en "sous-sol" lébirien est forcément de propriété lébirienne, surtout que personne ne l'a revendiquée depuis bientôt 5 ans, mai 2034 date à laquelle la pierre se serait décrochée du col, où l'accumulation de terre, de mousse et de petit gravier l'avait invisibilisé depuis onze siècles.

Le col des Larisce permettait à l'époque de joindre la vallée du Picciotito et le bassin versant amarantin, dans lequel la topographie plane favorisait le commerce, tandis que les reliefs de basse montagne de la partie sud de l'île rendaient dangereux les voyages, toujours menacés par de nombreuses bandes de brigands.
Arios

Message par Arios »

[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
24/03/2039[/center]

Les Sénats font finalement adopter la rupture commerciale avec la Valdaquie

C'est un petit coup de tonnerre pour les relations commerciales en Mer céruléenne. Si depuis le début de l'année dernière, la Valdaquie et la Ligue de Lébira n'entretenaient plus de relations diplomatiques, c'est désormais au tour du commerce entre les deux pays de prendre fin. Cette révolution a été permise par le Sénat nazalien, qui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348527#p348527]avait bloqué jusque-là la réplique douanière à la politique tarifaire de la CND[/url], force de ses rangs libéraux.

L'emballement a commencé le 18 mars dernier, lorsque interrogé par un journaliste de quotidien populaire, le propre Commissaire de la République de Valdaquie à la CND, Radu Luca, a exposé devant micros et caméras les arguments habituels de la Valdaquie, qui veut faire adopter partout l'idée que la Ligue de Lébira manipule sa Justice, au simple prétexte que les forces de police arrêtent, dans le cadre d'enquêtes bien définies, certains ressortissants valdaques - divers affaires judiciaires ont accompagné les relations entre les deux pays depuis 3 ans.

[quote]"En ce qui concerne le "régime autoritaire" de Valdaquie, celui-ci semble paradoxalement beaucoup plus soucieux de préserver les droits des justiciables, ainsi que l'indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif par rapport à une Ligue de Lébira qui arrête régulièrement des ressortissants étrangers sur la base de simples suppositions, sans que sa presse ou ses tribunaux ne s'en indignent."[/quote]

Plus que la teneur des propos, c'est le contexte dans lequel ils ont été prononcés qui a mis le feu à la scène médiatique lébirienne, puis politique. Un contexte officiel et public que de nombreux Lébiriens ont trouvé offensant : le sourire béat des autres commissaires de la CND, les rires de journalistes dytoliens "totalement aveuglés par la fausse virilité balourde dont les représentants valdaques font preuve à chaque intervention, leur froncement de sourcil, leur surcharge pondérale et leur accent crachant leur permettant de déballer n'importe-quelle sottise devant un par-terre de partenaires conquis par ce surgissement brutal dans leur quotidien aseptisé" confie un conseiller. "Il fallait envoyer un avertissement, mettre une claque pour réveiller ce petit-monde ; et la prochaine risque d'être directement pour les régimes honorables de la CND, s'ils n'ouvrent pas les yeux sur la pente dans laquelle ils s'engouffrent actuellement".

Deux jours après l'incident, le Président Luciano Vesperto s'est finalement décidé à intervenir lors d'une brève allocution, afin d'annoncer qu'il proposait au vote des Sénats la rupture des relations commerciales avec la Valdaquie.

  • "[...] La Ligue de Lébira ne peut continuer de souffrir d'encaisser des pertes commerciales envers un important marché de la CND, alors que ses membres les plus respectables continuent de cautionner le comportement mensonger, insultant, provocateur... et belliqueux, de la Valdaquie. [...] En poursuivant ses alliances avec un régime tel que celui de la Valdaquie, de grands pays aujourd'hui doivent en être certains : nous allons directement à la guerre, en Cérulée, d'ici quelques années, c'est le souhait d'Albarea et elle y travaille chaque jour - il suffit pour cela d'observer les exercices militaires auxquels elle se livre, alors que sa population ne mange pas toujours à sa faim, les bases qu'elle installe en territoire étranger, les chantages et ultimatums qu'elle pose, dernièrement à la République de Cybistrie. C'est la honte de la Dytolie que de rester les bras ballant face à toutes ces exactions diplomatiques. [...] C'est pourquoi j'ai demandé aux Sénats de voter la suspension des relations commerciales avec la Valdaquie."

Le 19, le Sénat illythe a validé la proposition du Président du Conseil. Le lendemain, les Sénats aliléen et arovaque en ont fait de même.
Rompre commercialement avec la Valdaquie, un bon moyen pour Cartagina de ne pas rouvrir le débat [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348364#p348364]de la réplique commerciale directe au FCE[/url], les fameuses "pertes commerciales" évoquées par le Président du Conseil.

Les entreprises valdaques installées dans la Ligue de Lébira disposent donc d'un délai de trois mois pour quitter le territoire, et inversement il a été demandé aux entreprises lébiriennes présentes en Valdaquie, dans des conditions déjà difficiles suite à la rupture commerciale, de se rapatrier. Les avoirs, actifs, capitaux, sont également concernés. Les marchandises produites en Valdaquie ne seront plus acceptées à l'entrée sur le territoire. Les navires commerciaux et civils valdaques ne pourront plus traverser la ZEE lébirienne.

Le principal syndicat patronal lébirien, le MAC, a communiqué "regretter" la tournure des événements, tout en se voulant rassurant sur le faible poids de l'économie valdaque dans la région et donc le caractère limité des pertes pour les entreprises lébiriennes.
Répondre

Retourner vers « Nazalie | Alilée/Arovaquie »