Médias - Presa din Valdâchia

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Alexei

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[justify]Adevărul
23 janvier 2039

[center]Dobrogévie : la tension monte encore d'un cran

[img]http://f.azh.kz/news-eng/003/910/190165890.jpg[/img]

Des membres de la Milice populaire de Dobrogévie fouillant une voiture[/center]
Alors que Traianopol a franchi la "ligne rouge" en prévoyant un référendum "d'autonomie prolétarienne" au milieu du mois de février, de plus en plus d'incidents en Dobrogévie et à ses abords sont à déplorer, selon les ministères de l'Intérieur et de la Défense. Ceux-ci ont fait savoir qu'une fusillade avait eu lieu sur un barrage routier aux alentours de Prahova (en Ardélie), entre des militaires et des insurgés communistes, supposément originaires de Dobrogévie. "Trois soldats ont été blessés, dont un gravement", a déclaré le Ministère de la Défense nationale, ajoutant "six miliciens ont été tués, tandis que deux ont pu être appréhendés". Toujours d'après le ministère, les rebelles étaient à bord de deux camionnettes, contenant des armes devant probablement être livrées à des guérillas communistes locales, comme la BRA. Mais cet incident est, malheureusement, loin d'être isolé, et sept soldats et policiers ont perdu la vie depuis la prise de contrôle du voïvodat dobrogève par les communistes, tandis qu'une dizaine des membres des forces de l'ordre ont été grièvement blessés dans des fusillades.

Mais outre ces incidents "extérieurs", c'est aussi à l'intérieur de la région que la tension monte, en particulier autour des bases de l'Armée valdaque qui ont choisi de rester fidèles au régime républicain d'Albarea au terme de la Révolution de 2037. Si les soldats avaient, au début, le droit de circuler sur le territoire dobrogève (sous surveillance tout de même, et sans aucun armement lourd, ceux-ci ont quelques mois plus tard été contraints à l'encasernement, devant l'hostilité des potentats dobrogèves et sous les ordres du Ministère de la Défense, appelant les soldats à éviter "tout accident qui emporterait des répercussions catastrophiques". Aujourd'hui, invoquant de potentiels "mouvements hostiles", la Milice populaire de Dobrogévie a littéralement enfermé les troupes dans leurs propres bases, en se postant tout autour et en cadenassant les grilles de certaines. Une situation jugée "surréaliste" par la Ministre des Affaires intérieures, Raluca Udrea, qui a ordonné aux jandarmi (gendarmes, corps militaire sous l'autorité du Ministère de l'Intérieur) stationnés en Dobrogévie de quitter leurs casernes en emportant "un maximum de matériel". Ce départ n'a, semble-t-il pas été incommodé par les miliciens communistes.

Si la quasi-totalité de la classe politique demande au président Ursachi (également chef des forces armées) de "reprendre la main en Dobrogévie", certaines voix s'élèvent pour prévenir le président de la République qu'une "réponse politique" devra également être de mise. C'est le cas de la premier-secrétaire du Parti socialiste, Gabriela Cardașim, qui est intervenue hier au Palatul Parlamentului pour défendre son point-de-vue : "depuis le début de ce conflit -car c'en est un-, les demandes des deux côtés ont été largement été exposées. Mais qu'en est-il des demandes des Dobrogèves ? Sont-ils de simples otages atteints du syndrome de Røros (Stockholm) ? Je ne pense pas, et il est indéniable que certaines avancées sociales ont été effectuées par Traianopol, notamment dans la redistribution des terres". Quant au Parti communiste d'Unité prolétarienne, celui-ci a condamné sans équivoque une éventuelle intervention armée en Dobrogévie, qui reviendrait pour le président Ursachi à "entrer en guerre contre son propre peuple", selon Teodora Maurer, cheffe du groupe communiste à l'Assemblée. Provoquant l'ire des représentants de la coalition gouvernementale, son discours a été interrompu par des sifflets et des insultes, questionnant sur l'avenir du deuxième parti du pays. Si une interdiction ne semble pas à l'ordre du jour, d'autant plus que la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=349392#p349392]Haute Cour de Justice veille au grain[/url], le Parti pourrait subir les conséquences de son soutien aux séparatistes dobrogèves, en voyant, par exemple, ses activités limitées.
Alexei

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[justify]Scînteia !
24 janvier 2039

[center]De la séduction à la domination

[img]https://www.extremetech.com/wp-content/uploads/2017/04/YasenClass-640x353.jpg[/img]

C'est au Txile que mouillera la nouvelle "Flota Nechinesiei" (Flotte de Néchinésie)[/center]
Alors que les observateurs nationaux ont les yeux rivés sur la Dobrogévie, menacée d'invasion (ou "normalisation" en langage politiquement correct), l'impérialisme valdaque commence à étendre ses tentacules, à grand renfort de traités "d'amitiés" bilatéraux et de rencontres entre ambassadeurs. Ainsi, discrètement mais sûrement, Albarea, rendue confiante par son réseau diplomatique et ses bons résultats économiques (qu'il faut toutefois relativiser) utilise une nouvelle fois l'armée comme fer-de-lance de sa politique d'ingérence : d'abord en Estolie, sur l'île de Cyros, puis au Makengo, et tout dernièrement au Txile, où une dizaine de navires et d'avions seront prochainement expédiés. Pour autant, cette démarche était hautement prévisible, et est concomitante au développement du capitalisme valdaque. Celui-ci, cherchant à protéger ses intérêts économiques (et à les développer) s'appuie logiquement sur la coercition de l'Etat pour atteindre cet objectif. Il est toutefois surprenant de voir à quel point cette progression a été rapide, à peine trois ans après l'avènement du capitalisme libéral (en remplacement de l'oligarchie royale) en Valdaquie.

Ainsi, l'Estolie est la principale cible de cet impérialisme valdaque en plein essor, qui incorpore cet Empire millénaire beaucoup moins puissant économiquement et militairement dans sa zone d'influence. Il est important de rappeler l'intervention décisive des services secrets valdaques à Constance, lors de l'été 2038 en pleine crise hiérosolymienne, pour couper court aux velléités indépendantistes des minorités turques et s'assurer que le Basileus reste bien sur le trône. Cette prise de position, ayant probablement empêché le sud de l'Estolie de sombrer dans le chaos, a, de fait, rendu Justinien III vassal d'Albarea, le poussant à accepter l'installation d'une base aéronavale de l'autre côté de la Mer Pourpre, transformant celle-ci en "lac valdaque". Les nouvelles installations, qui devraient abriter au moins un porte-avions, sont situées à un emplacement d'autant plus stratégique qu'elles forment un véritable "avant-poste" à quelques centaines de miles des côtes valdaques, permettant à Albarea d'avoir un oeil sur la totalité de la navigation civile comme militaire en Mer Pourpre et sur une bonne partie de la Cérulée orientale.

Quant au fait que le Makengo tolère l'installation d'une base étrangère sur son sol, ce n'est, là non plus, pas une surprise. Après avoir accueilli à bras ouverts Ennis, allié de premier plan d'Albarea, ses entreprises ainsi que son armée, le plus grand pays du Zanyane a confirmé son caractère hautement compradore en acceptant le pillage en règle de ses ressources minières par des industriels berlimiens, karsais, et bien sûr... valdaques. Ceux-ci ont pu profiter de la dernière ressource que le Makengo n'avait pas bradé : le diamant. Celui-ci sera dorénavant exploité avec l'aide d'entreprises valdaques qui toucheront 35% des bénéfices après exportation. Il faut toutefois souligner que ce chiffre est ridicule par rapport aux bénéfices engrangés par Ennis et le Berlim dans l'exploitation d'autres minerais (comme le zinc), qui ne rapporte presque rien à Lunda. Petru Ursachi aurait-il pris pitié de ce pays sous-développé et pauvre ? Pas forcément. En tant qu'ancien chef d'entreprise, le président sait qu'il ne faut jamais se mettre à dos "ses amis", ainsi, en plus d'avoir proposé de "sécuriser" les gisements de diamants makengais (avec des avions de combat et des sous-marins...), celui-ci a vendu au rabais près de 100 000 armes à feu à la République "démocratique", tout en offrant bien gracieusement un fusil d'assaut AIM plaqué or et recouvert de diamants au président Botamba. Une fois encore, l'emplacement de la base aéronavale valdaque au Makengo n'a pas été choisi au hasard : au nord du pays, pour pouvoir frapper l'Epibatie plus facilement si les choses tournaient mal avec le rival lébirien.

Enfin, la création de la troisième base étrangère de l'Armée valdaque au Txile était, pour le coup, difficilement prévisible. "Vieille" démocratie située à l'Ouest de la Dorimarie, le Txile jouit d'un développement constant -quoique ralenti-, et d'un réseau diplomatique confortable, en plus d'être très bien intégré au capitalisme mondial. Néanmoins, le Txile a perdu militairement de sa superbe après la Guerre des Containers et un traumatisant débarquement étranger sur son sol. La fin effective de l'OOD, et les tensions qu'entretiennent les Provinces-Unies avec le Caeturia (muni d'une puissante armée) ont pu être les raisons ayant poussé l'administration txiléenne à accepter les sollicitations valdaques, et ainsi accueillir la première base étrangère sur son sol. Néanmoins, à l'inverse du Makengo ou de l'Estolie, le Txile doit être traité (pour les raisons évoquées plus haut) comme un partenaire d'égal-à-égal par Albarea. Cette dernière n'a donc ici pas pour but de "conquérir" le Txile, mais plutôt d'unir son impérialisme au sien pour obtenir dans le futur divers avantages et privilèges dans le Nouveau monde, comme par exemple au Nuevo Rio, qui est une potentielle menace pour Donostia du fait de son caractère de "base avancée" caeturienne.
Alexei

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[justify]Adevărul
26 janvier 2039

[center]Sport : la Valdaquie créera-t-elle la surprise en 2039 ?

[img]http://fightbreak.com/repozitorij/Ivana-Habazin-2.jpg[/img]

Daria Nikita, fraîchement qualifiée en finale des Jeux dytoliens[/center]
Si la défaite au premier tour de Bogdan Danilescu, pourtant favori, a irrité les Valdaques, l'honneur est désormais sauf avec Daria Nikita. Originaire d'Ardélie et d'ascendance magyare et yougoslave (comme en témoigne son patronyme), la jeune championne d'Ardélie se considère néanmoins "entièrement valdaque" et a très tôt consacré toute sa vie à la boxe. "Mon père était très sportif", raconte-t-elle, "à douze ans, après avoir essayé -en vain- de m'initier aux sports dits 'féminins' tels que la gymnastique ou la danse, il a fini par me jeter une paire de gants puis me dire : 'essaye de me frapper'". C'est à ce moment-là que Daria Nikita a découvert sa passion, et décidé de casser les codes de l'époque royaliste : elle fut ainsi la seule et unique femme à évoluer dans le club de Marțișoara dans lequel, malgré la désapprobation et parfois les moqueries de ses coéquipiers masculins, elle perfectionna son style (rapide et léger) en apprenant à ne rien lâcher.

Cet acharnement paiera puisqu'en 2037, deux mois après la révolution (à laquelle elle prit part), elle remportera le titre de championne poids-moyen du voïvodat d'Ardélie, tout en commençant d'ores-et-déjà à se préparer pour tenter d'obtenir le titre de championne de Valdaquie, détenue par Ilinca Codruța. Celle-ci aurait d'ailleurs due être envoyée à Ennis à la place de Nikita, mais une blessure l'en empêcha. Ainsi, la jeune ardélienne parvint à déjouer tous les pronostics qui la donnaient perdante dès la première phase et parvint à se qualifier, avec panache, pour la finale en mettant K.O la très redoutée Buanait Ní Scannait, s'inclinant à domicile et considérée comme l'une des meilleures boxeuses au monde. "Buanait est une compétitrice hors-pair, mais je crois que son équipe s'est montrée trop confiante et que cela a joué sur sa préparation", a expliqué Daria Nikita. Il est vrai que cette dernière s'était qualifiée presque sur le fil du rasoir contre la berlimienne Luiza Gomes, arrachant le K.O à la fin du quinzième round réglementaire, laissant ainsi supposer qu'elle ne "saurait pas être à la hauteur" contre la favorite ennissoise. Daria Nikita, qui pourrait ainsi devenir le plus grand espoir valdaque en boxe féminine, affrontera donc la santognaise Danisa Escudier en finale du tournoi, l'occasion de racheter complètement la défaite de Bogdan Danilescu et, selon elle, "de donner envie aux jeunes filles valdaques de sortir des sentiers battus, en leur montrant que les femmes boxent aussi bien que les hommes".

Mais l'autre événement sportif majeur de l'année 2039 est bien entendu la Coupe du monde de football. Commençant en février (avec le tirage des groupes), elle sera un rendez-vous majeur pour les sportifs valdaques, qui n'y ont pas participé depuis des années, voire des décennies, la faute à l'autarcie prônée par les rois valdaques. Ainsi, c'est une équipe jeune et multiculturelle qui s'est posée à Daharpur. En effet, le nouveau sélectionneur, Mircea Zelenei, a mis un point d'honneur à choisir "les compétences plutôt que l'ethnie", comme il était d'usage sous l'ancien régime. De ce fait, parmi les onze titulaires, deux sont d'origine magyare (le milieu de terrain Ștefan Kovács et l'attaquant Iuliu Keșerü) tandis que le milieu de terrain Michael Klein est issu de la minorité tötterne. Faisant partie des favorites du tournoi, cette équipe a été unanimement saluée, le Ministre de la Santé et des Sports, Râzvan Cazacu, s'est dit "réjoui que toutes les ethnies composant la nation valdaque soient représentées dans cette équipe d'unité nationale". Toutes ? Pas tout à fait : aucun joueur d'origine tzigane ne figure parmi les titulaires dans la liste des 23, au grand dam de certaines associations, qui militent pour la fin des discriminations contre les Roms dans le sport. Celles-ci ont fait part de leur indignation vis-à-vis des propos du ministre, ainsi que des choix du sélectionneur Mircea Zelenei, et ont annoncé qu'elles boycotteraient la compétition.
Alexei

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[justify]Revue de presse
30 janvier 2039

[center][img]https://indiarox.com/wp-content/uploads/2019/02/air-force-8-555_022619084311-1.jpg[/img][/center]

Adevărul | L'armée a effectué des frappes aériennes en Dobrogévie - 29/01/39 :

- A Bucău, à l'Est de Traianopol, une "frappe aérienne ciblée", d'après les mots du Conseil populaire de Dobrogévie, a eu lieu, causant la destruction de la prison de haute-sécurité de la ville et la mort d'une "vingtaine de civils", toujours d'après le Conseil non-reconnu par Albarea.
- Dans un communiqué, le Ministre de la Défense, Liviu Tepordei, a reconnu avoir ordonné la frappe, mais a fermement démenti avoir visé des civils, indiquant que la prison était un "centre de commandement séparatiste", dans lequel se trouvait, entre autres, Vasile Tudor et Anastase Mircea, respectivement secrétaire-général du PCUP et chef des troupes paramilitaires de celui-ci.
- La mort de ces derniers n'a pas été confirmée par les autorités séparatistes, qui ont par ailleurs appelé la communauté internationale à leur venir en aide et à condamner un "véritable crime de guerre".
- Peu après cette déclaration, d'autres frappes ont eu lieu près de Vrancea, Călărești et Iașov, ayant visé essentiellement des "centres de commandement et dépôts de munitions" contrôlés par les séparatistes.

Trei culori | Le Parlement réagit aux frappes en Dobrogévie - 29/01/39 :

- La premier-ministre, en tant que responsable des actions de ses ministres, a été sommée de s'expliquer devant les députés et sénateurs suite aux frappes aériennes "illégales" (car non autorisées par le Palatul Parlamentului) dont les séparatistes dobrogèves ont fait l'objet.
- La seconde tête de l'exécutif a invoqué "l'urgence" de la situation, et le "péril imminent contre la nation valdaque" représenté par Vasile Tudor et les paramilitaires communistes pour justifier ces actions, réalisées avec l'appui du président Ursachi.
- De plus, la présence de Vasile Tudor dans un "centre de commandement" séparatiste dévoile au grand jour la collusion entre le Parti communiste d'Unité prolétarienne et les séparatistes dobrogèves, que le PCUP n'a jamais avoué appuyer directement. Les discussions se sont ainsi déplacées vers la teneur du soutien du PCUP aux séparatistes, et non plus sur la justesse des frappes aériennes réalisées par l'Armée de l'air.
- La coalition gouvernementale a demandé la formation d'une commission parlementaire dont le but sera "d'enquêter sur la complicité du Parti communiste vis-à-vis des séparatistes".

Valdâchia Liberă | La libération de la Dobrogévie débute - 30/01/39 :

- Le Ministère de la Défense nationale a annoncé ce matin que "l'opération de normalisation à l'intérieur du voïvodat de Dobrogévie" venait de débuter.
- Les 15ème et 21ème Brigades d'infanterie motorisée (16 000 hommes au total, assistés par des chars, de l'artillerie et des hélicoptères) se sont élancées en direction de Slobozia et Tulcea Mare (à l'Ouest de la Dobrogévie) depuis l'Ardélie. Leur objectif est de libérer Iașov puis Traianopol.
- Le Palatul Parlamentului a donné son [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=351182#p351182]feu vert[/url], hier, à une telle opération. Le scrutin s'est caractérisé par une abstention record, causée par l'absence de la totalité des députés communistes, qui ont fait le choix de snober la séance "par respect pour la mémoire des civils (prétendument) tués dans les raids aériens de la veille".
- L'Etat-major général a prévu une "avancée rapide" des troupes valdaques, tout en autorisant la présence de journalistes internationaux, devant être spécialement accrédités par Albarea et encadrés par une escorte militaire.
Alexei

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[justify]Revue de presse

[center][img]https://i.imgur.com/bhwmFnf.jpg[/img]

Un soldat valdaque en Dobrogévie, près de Iașov[/center]
Adevărul | L'armée libère Iașov - 07/02/39 :

- Seconde ville de Dobrogévie, et située à une centaine de kilomètres de Traianopol, Iașov a été prise ce matin par les forces gouvernementales, qui ont déjà investi Ceptura et Tulcea Mare au cours de la semaine.
- Centre industriel et noeud de communication important, Iașov était considérée comme "un tremplin" vers Traianopol et des combats âpres étaient attendus, aux abords et dans la ville.
- Finalement, d'après le service de presse du Ministère de la Défense, les troupes gouvernementales ont été "bien accueillies" par la population, et seules quelques escarmouches ont eu lieu dans la banlieue de la ville, tandis que des bombes et des mines artisanales ont été détectées dans les principaux lieux de pouvoir (mairie, commissariat...).
- Pour l'Etat-major, la prochaine étape est donc la "libération" de Slobozia (sensiblement mieux défendue que Iașov) puis de Traianopol. Un bilan provisoire communiqué par celui-ci fait état de 23 morts et de 62 blessés parmi les forces gouvernementales (essentiellement dus à des embuscades), tandis que plus de 340 rebelles auraient été mis hors de combat.

Trei culori | Dobrogévie : du socialisme au capitalisme - 08/02/39 :

- Dans les nouvelles zones contrôlées par les forces gouvernementales (essentiellement à l'Ouest du voïvodat), la transition du socialisme au capitalisme s'est rapidement mise en place.
- En effet, une grande partie des terres agricoles et des centres de production (de cuivre notamment) ont été "régionalisés" par le gouvernement séparatiste dobrogève, ayant confisqué unilatéralement ces biens à leurs propriétaires, sans leur verser la moindre indemnité.
- Ainsi, les exploitants et entrepreneurs ayant perdu leur propriété sont revenus dans le sillage de l'armée, découvrant leurs anciens domiciles dégradés, voire détruits dans la retraite de la Milice populaire.
- Ceux-ci ont adressé une lettre ouverte au gouvernement, demandant à recevoir une "aide" de l'Etat, et une indemnisation pour le préjudice qu'ils ont subi, afin de "pouvoir reprendre leur activité de manière optimale".

Valdâchia Liberă | La Ligue s'invite sur les Nouvelles Routes de la Soie - 08/02/39 :

- Alors que le tracé des principales voies ferroviaires et routières a été arrêté et officialisé à la fin septembre 2038, Cartagina - toujours elle - est parvenue à lancer un processus de vassalisation de la Cybistrie, petit Etat hellénophone au Nord de l'Estolie constituant le dernier arrêt avant le "terminus" valdaque.
- Forte de sa tête-de-pont en Marquésie, la Ligue s'est empressée de mettre la main au portefeuilles pour "aider" son nouveau toutou à édifier les lignes nécessaires au passage des futures marchandises, allant jusqu'à concurrencer la Valdaquie en souhaitant développer les infrastructures portuaires de la Cybistrie, et donc faire de cette dernière un autre "terminus" à quelques encablures de Cernavoda.
- Cette manœuvre provocatrice, visant à asphyxier notre pays et lui asséner un énième coup bas n'est apparemment pas passée à Albarea non plus, qui a rappelé subtilement à la Cybistrie la faiblesse de son administration face au terrorisme islamo-turcique, dont elle est régulièrement victime, avant de lui proposer son aide pour régler ces conflits internes, de la même manière qu'elle s'est spontanément [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=351243#p351243]proposée pour aider à localiser un chalutier cybistrien perdu en Mer Pourpre[/url].
- Dans les deux cas, les Cybistriens sont restés muets, croyant que tout leur est dû et qu'ils sont bien au chaud aux côtés de leur nouveau maître. Jeu dangereux pour les Cybistriens et les Lébiriens qui, si ils venaient à trop marcher sur les plates bandes de la Valdaquie (et de l'Estolie), pourraient finir par le regretter. Avis aux investisseurs.
Alexei

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[justify]Revue de presse


[center][img]http://cityinsurance.ro/en/wp-content/uploads/2013/07/PRO_0406-710x295.jpg[/img]

Les Tricolorii avant leur match contre la sélection caeturienne (Gazeta Sporturilor)[/center]

Adevărul | Asdriche : vers une révision du traité de Marțișoara ? - 19/02/39 :

- La semaine dernière, la République d'Asdriche, par la voix de son Grand Hopman (Ministre des Affaires étrangères) a annoncé son retour sur la scène internationale, après plus d'un siècle d'isolement.
- Rudolph von Mähringen a rapidement fait part de sa volonté de "renégocier", voire d'abroger le traité de Marțișoara concluant la fin de la grande guerre entre le Royaume d'Asdriche, son protectorat magyar et le Royaume de Valdaquie entre autres, sur une cuisante défaite des premiers et sur le rattachement du voïvodat d'Ardélie à la Valdaquie.
- Ce rattachement (appelé "Mare Unirii" - la "Grande union") marque la naissance de la nation valdaque moderne ainsi que son indépendance définitive vis-à-vis des ex-puissances colonisatrices magyare, solimanide ou bykove.
- Le traité de Marțișoara (signé dans l'ancien chef-lieu ardélien) est plus que jamais vu comme une "humiliation" par les asdrichois, qui limite significativement leur relations extérieures tout en "bridant" leur potentiel économique.
- Une prise de contact rapide entre les diplomaties valdaque et asdrichoise est ainsi espérée des deux côtés. En effet, la chute de la dynastie Cantacuzène en Valdaquie, au printemps 2037, rend de facto le traité caduque. Néanmoins, certains politiciens de droite comme de gauche voient d'un mauvais oeil une potentielle abrogation dudit traité, invoquant la non-reconnaissance explicite du principe d'autodétermination des peuples par le Grand Hopman asdrichois.

Trei culori | La Munténie s'oriente vers la haute technologie - 19/02/39 :

- Alors que la principale région industrielle du pays est en train d'être reprise par l'Armée et que la Targutie entend bien devenir le voïvodat le plus prospère économiquement du pays (en misant sur le secteur tertiaire et le tourisme), le Ministère de l'Economie et des Finances a dévoilé ses grandes orientations pour le voïvodat de Munténie en 2039.
- La Munténie ([url=https://imgur.com/qfVQtQQ]située au Sud-Est du pays[/url]) est d'ores-et-déjà connue et reconnue pour sa production viticole ainsi que ses paysages et son tabac. Cependant, avec la réalisation du projet des Nouvelles Routes de la Soie, la région devrait connaître rapidement un boom économique et une hausse des investissements.
- Ainsi, la secrétaire d'Etat à la Technologie, rattachée au Ministère de l'Economie et des Finances, a présenté son plan "Muntenia 2050". Celui-ci vise à "centraliser" le potentiel technologique du pays au coeur du voïvodat, à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17141]Mihailopol[/url], où de nouvelles infrastructures verront le jour dans les dix ans à venir.
- "Il est essentiel de continuer nos progrès en matière de technologie, et de les pérenniser dans des infrastructures spécialisées où tous les talents pourront s'épanouir", a expliqué Cristina Ioan, secrétaire d'Etat à la Technologie. Celle-ci a ajouté que Mihailopol "doit devenir la capitale technologique de Valdaquie", tout en appelant les ingénieurs et inventeurs du monde entier à "donner vie au monde de demain" en Valdaquie.

Valdâchia Liberă | L'Armée investit les faubourgs de Traianopol - 21/02/39 :

- Après avoir repris Slobozia et avancée jusqu'à Vrancea, nos troupes sont arrivées aux abords de Traianopol, capitale de fait de la Dobrogévie sécessionniste, et dernière grande ville possédée par les rebelles.
- Plutôt que de tenter une attaque frontale, les soldats de la 21ème Brigade d'infanterie motorisée "Ștefan cel Mare" ont privilégié une approche plus subtile, visant à couper l'ennemi de son ravitaillement. Ainsi, ils ont obtenu l'appui d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17488&p=349368#p349368]bataillon de parachutistes[/url], qui a infiltré et sécurisé l'aéroport de Traianopol en quelques heures, rendant impossible "tout soutien de l'Internationale communiste ou du Westrait", selon le lieutenant-colonel Rădescu.
- L'Etat-major a en outre préféré jouer la discrétion, en ne s'avançant sur aucune date quant à la libération de la plus grande ville dobrogève. Certains journalistes de terrain estiment néanmoins que les parachutistes et soldats auront à affronter "plus d'un millier de miliciens déterminés, rompus aux tactiques de guérilla urbaine".
- Par ailleurs, la 15ème Brigade d'infanterie motorisée, ayant libéré Vrancea, serait actuellement en train de sécuriser la frontière avec la Nistrovie, par laquelle les combattants séparatistes pourraient s'échapper.

Gazeta Sporturilor | Les Tricolorii en huitièmes de finale ! - 24/02/39 :

- Après des décennies sans participer à la moindre compétition sportive à l'internationale, les Valdaques font bloc derrière la sélection nationale, transformant chaque victoire de celle-ci au Karmalistan en véritable fête, malgré la fraîcheur de l'hiver valdaque.
- Encore subjugués par la performance de Daria Nikita aux Jeux dytoliens, l'outsider ardélienne arrivée deuxième en boxe féminine, les fans de football se prennent à rêver, imaginant déjà les Tricolores en finale, voire en train de soulever la coupe.
- Ainsi, quand les joueurs du sélectionneur Adrian Mutu ont défait des Caeturiens partant eux aussi favoris, ceux-ci ont laissé explosé leur joie dans les rues d'Albarea, Târgu Iulia ou même Cernavoda, où les plus téméraires (ou alcoolisés...) se sont adonnés à un bain de minuit dans une Mer Pourpre glaciale.
- Mais c'est à Marțișoara, Frunze et Dej-Năvodari, en Ardélie, que le soutien à la sélection nationale est le plus fort. Cette dernière, accueillant pour la première fois de son histoire des joueurs issus des minorités nationales (magyare et tötterne en particulier), est synonyme d'unité nationale et d'espoir. C'est ainsi que l'attaquant Iuliu Keșerü (auteur d'un doublé contre le Sengaï) et le milieu de terrain Ștefan Kovacs (ayant marqué deux fois contre le Caeturia) sont devenus de véritables stars représentant une jeune génération de joueurs prometteurs, acclamés unanimement par les magyars, valdaques et tötternes.
- Dans leur camp de base, près de Mirpur au Dahar, les intéressés se sont dits "surpris" par cette popularité aussi fulgurante qu'inattendue. Si la Valdaquie fait partie des équipes favorites du tournoi, peu s'attendaient à voir un jeu aussi "bien construit" et une attaque aussi "dévastatrice", de la part de joueurs aussi jeunes (le plus âgé étant Laurențiu Tănase du haut de ses... 28 ans).
- Ainsi, ayant obtenu 6 points, la Valdaquie est d'ores-et-déjà qualifiée pour les huitièmes de finale. Le plus dur ayant été fait contre les joueurs caeturiens, Adrian Mutu a demandé à ses băieți (garçons) de la jouer "tranquille" contre l'Aurora, demain.[/justify]
Alexei

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[justify]Adevărul
26 février 2039

[center]Le gallique, langue préférée des Valdaques en 2038

[img]https://i.imgur.com/xPd5oma.jpg[/img]

De plus en plus d'écoliers préfèrent le gallique au briton[/center]
"Bonjour, je m'appelle Traian [...] Gheorghe [...] Andreea", telles sont les phrases qui reviennent le plus souvent dans les écoles du pays aujourd'hui. Et pour cause, avec l'ouverture au monde de la Valdaquie, son intégration à la CND et les rapprochements diplamtico-culturels qui en découlent, les langues étrangères sont plus que jamais mises en avant dans le nouveau système scolaire républicain. Ainsi, depuis deux ans, les jeunes valdaques ont le choix entre l'apprentissage de trois langues : le gallique, le bykove (du fait de l'histoire commune entre les deux pays) et le briton. Si ce dernier a largement attiré les écoliers, collégiens et lycéens en 2037, il semble avoir subi les conséquences de la (désastreuse) politique internationale et nucléaire britonnique de l'année suivante, poussant les classes suivantes à choisir plutôt le gallique, santognais plus précisément.

Un choix qui n'est guère surprenant pour Mircea Lupescu, doyen de la faculté de langues étrangères appliquées de Târgu Iulia. Historiquement, la Santogne et la Valdaquie sont vues comme des "cousines éloignées", dont les liens ont fini par se distendre du fait de l'histoire (et des péripéties malchanceuses du prince Dumitru notamment). Ainsi, après des siècles "d'oubli", la culture santognaise semble connaître un fort regain d'intérêt dans la nation latine-orientale qui, fut une époque, possédait une influence non-négligeable dans la société. "Pendant la Renaissance, la mode était de copier le mode de vie santognais, jusqu'à s'approprier leur langue et même leur cuisine", explique Mircea Lupescu. Ce dernier en veut pour preuve le fameux "cordon bleu" (très populaire à Albarea) ou encore le "Joffre", un gâteau au chocolat confectionné par un pâtissier de la capitale valdaque en l'honneur d'un maréchal santognais au XIXème siècle. Quant à la langue, le gallique santognais est vu comme relativement facile à apprendre du fait de ses similitudes avec le valdaque, "qui se retrouvent dans presque toutes les phrases avec les adverbes 'mult (moult)' ou 'foarte (fort)'", toujours selon le linguiste. En outre, de nombreux mots ont été empruntés au gallique comme "caserolă" (casserole), "mujdei" (mousse d'ail), "capot" (manteau).

Pour Mircea Lupescu, il ne fait aucun doute que ce rapprochement "voué à s'intensifier". Car, outre l'enseignement du gallique et les échanges étudiants favorisés par le forum [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1345&t=17772]"Doriana Soubeyre"[/url] de la CND, de plus en plus de Valdaques émigrent en Santogne, à la recherche d'un niveau de vie plus élevé, en particulier les professions libérales (médecins...) ou manuelles (ouvriers du bâtiment, électriciens...). Réciproquement, de plus en plus de jeunes santognais font leurs bagages pour venir travailler en Valdaquie (dans le domaine de l'informatique en particulier), ou du moins pour y passer leurs vacances, attirés par les bas prix et le potentiel touristique de la côte de Targutie. Ces forts liens culturels se voient pérennisés par la viabilité de la CND, mais aussi par les efforts des deux Etats pour partager leurs cultures, notamment avec l'ouverture d'un liceul santoniez din Albarea (lycée santognais d'Albarea) ou d'un Institutul cultural valdah (Institut culturel valdaque) à Forcastel. Si bien que le Ministère de l'Education s'interroge sur le fait de rendre l'apprentissage du gallique santognais obligatoire dès l'école primaire.
Alexei

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[justify]Trei Culori
28 février 2039

[center]Snagov : futur géant mondial du tabac ?

[img]https://www.holts.com/clubhouse/sites/default/files/teaserimage-History-of-Cubas-Tobacco-Plantations-and-Fields.png[/img]

Les plantations de tabac de l'entreprise s'étendent à perte de vue en Munténie[/center]
Plusieurs mois après son entrée en bourse, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1021&p=351188#p351188]Snagov[/url] enchaîne les succès. Pourtant, la firme semblait condamnée à mort : détournements de fonds de l'entreprise, travail au noir, ou encore fraude fiscale, ses ex-dirigeants - qui étaient très proches de l'ancien pouvoir royal - avaient été poussés vers la sortie par des investisseurs écœurés, qui n'ont pas pu empêcher la mise sous tutelle de la compagnie par le nouvel Etat républicain. Ce dernier, après avoir envisagé d'éclater la compagnie en multitudes de sociétés, a finalement accepté l'offre d'un ancien magnat du diamant : Adrian Manea, qui a pu racheté la société pour une bouchée de pain. L'homme d'affaires, originaire de Mihailopol (Munténie) a lancé un ambitieux plan de restructuration de l'entreprise, passant par une refonte totale de sa stratégie, sa communication, et même son logo, tout en faisant profiter la nouvelle direction (désignée par lui-même et l'Etat) de son expérience dans la vente de diamants.

Deux ans plus tard, les efforts de l'homme d'affaires semblent avoir porté leurs fruits puisque Snagov emploie désormais 49 000 personnes et est devenu le leader incontesté de la production et de la distribution du tabac en Valdaquie. Mieux encore, l'avènement de la Communauté des Nations dytoliennes et la mise en place de son Forum pour la Coopération économique (FCE) a tout de suite été vu comme un tremplin par la direction de l'entreprise, qui s'est empressée d'y intégrer Snagov. Ainsi, cette dernière a pu bénéficier des nouveaux tarifs douaniers pour s'imposer partout en Dytolie et devenir le numéro un du marché. "Si Ennis est le leader en matière de robotique et que le Jernland domine le secteur de l'informatique, alors la Valdaquie est (ou sera) la championne industrielle et agricole de la CND", a assuré Radu Luca, commissaire valdaque auprès de l'organisation. En effet, Snagov entretient des liens étroits avec l'Etat valdaque (qui possède encore 24% de son capital) et qu'ainsi, pour la journaliste économique Daria Vacăriu, "l'entreprise fait partie intégrante de sa stratégie continentale, voire mondiale". Cette situation quasi-monopolistique n'est cependant pas (totalement) voulue : la Valdaquie (et spécialement son sud-est) est le seul pays de la CND disposant de conditions climatiques favorables à la culture du tabac, avec la Santogne. Cette dernière a d'ailleurs été la première "cible" de Snagov qui a vassalisé Romieu, son concurrent local, en devenant son fournisseur de matière première.

"La prochaine étape ? Dominer le monde", a plaisanté Adrian Manea, interrogé sur les actions futures de son entreprise. Si la réponse de son PDG a déclenché les rires de l'assistance, elle demeure on ne peut plus sérieuse. Et pour cause, la société prévoirait de s'implanter au Makengo, où les terres vastes et fertiles permettraient de booster significativement la production de Snagov qui pourrait devenir d'ici les prochaines années un leader mondial du tabac. Cette perspective fait toutefois grincer des dents, même en Valdaquie, où diverses associations critiquent l'inexistence d'une législation ferme, notamment sur la vente de cigarettes aux mineurs, ainsi que les dangers du tabac, si bien qu'Adrian Manea a été personnellement pris à parti par des jeunes militants du Parti socialiste, l'accusant "d'assassiner les gens par le cancer, avec la complicité de l'Etat". Bien que fortes, ces accusations resteront néanmoins sans effet sur l'image de l'entreprise, qui peut compter sur des millions de consommateurs "fidèles" : d'Ennis jusqu'au Liang, en passant par le Jernland et le Karmalistan.
Alexei

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[justify]Trei Culori
02 mars 2039

[center]L'Empresio, organisation internationale ou véritable extension commerciale du Caskar ?

[img]https://www.lebigdata.fr/wp-content/uploads/2017/06/business-intelligence-compressed-660x330.jpg[/img][/center]

Avec le triomphe du libéralisme dans la quasi-totalité des pays du monde, les acteurs économiques et les peuples semblent plus connectés que jamais : les Nouvelles Routes de la Soie, la Communauté des Nations dytoliennes ou encore l'OCC symbolisent cette victoire du marché libre et la volonté des Etats de coopérer en matière commerciale, voire culturellement ou technologiquement. Malheureusement, il arrive toutefois que certaines de ces tentatives se révèlent infructueuses, comme celle de créer un marché libre en Olgaro-Dorimarie (OOD), ou même que des organisations soi-disant "internationales" soient utilisées par des Etats pour arriver à leurs propres fins. C'est le cas de l'UPO (Union pan-océanique) regroupant les entités du Commonwealth britonnique ainsi que certains de ses alliés qui, en plus d'être en pleine léthargie, ser(vai)t l'intérêt exclusif de Lanfair. Celle-ci a profité de cette organisation pour développer son commerce et son économie (déjà forts) au détriment de ses "partenaires", beaucoup plus faibles. Enfin, une seule organisation -que nous avons volontairement omis de citer- ne semble correspondre à aucune de ces définitions : l'Empresio Commissionnaris.

Obscure dans ses statuts juridiques, jusqu'à son fonctionnement et ses objectifs, l'organisation siégeant à Setan, au Caskar, fait peu parler d'elle en dehors de son pays d'origine. Pour cause : l'Empresio se définit elle-même comme différente d'une "organisation internationale classique", et ne serait pas "une création à rôle dédié" (?). Mais alors, à quoi avons-nous réellement affaire ? De manière factuelle, l'Empresio rassemble économiquement neuf nations situées aux quatre coins du monde, du Tlaloctitlal jusqu'au Teikoku, en passant par le Bykova et l'Eashatri. Chacun de ces neuf pays accueille un siège de l'organisation (appelé "Q.G divisionnaire") ainsi que des entreprises telles que Scenochas, la Compagnie des Cieux ou ICS qui sont, toutes des entreprises caskares. Paradoxal lorsque les statuts de l'organisation promeuvent, entre autres, le "progrès et le rapprochement commun". Or, aucune des "divisions" de l'Empresio ne comprend des entreprises autres que d'origine caskare. Mais, outre ses buts, c'est le fonctionnement lui-même de l'organisation qui manque de clarté. En effet, les statuts de celle-ci prévoient la création d'une "assemblée regroupant tous les Etats-membres". En dehors du fait qu'aucune localisation précise n'est attribuée à cette institution supra-nationale, les débats qui s'y déroulent sont complètement inconnus du grand public, et peut-être même des gouvernements des pays dans lesquels l'Empresio est implantée. Cette absence totale de transparence, couplée au fait que les entreprises caskares semblent bénéficier de facilités d'implantation par rapport à celles des autres membres mettront sans aucun doute la puce à l'oreille de tout juriste ou économiste avisé.

En creusant encore, on peut découvrir que l'Empresio se définit elle-même comme "une Assemblée consultative pour la Commission". Cette "Commission" n'est autre que la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=990&t=15181]Commission entrepreneuriale caskare[/url], qui regroupe les plus grandes entreprises du Principat. Le but affiché de ce groupement - avant tout national - est "non-seulement de faire une mise en commun des bénéfices nets en vue d’investissements au nom de la commission le tout doublé de l'établissement d'une stratégie commercialo-économique commune". L'Empresio ferait-elle donc partie de cette "stratégie commercialo-économique commune" ? Cela expliquerait bien des choses, comme le fait que seules les entreprises caskares sont représentées dans les divisions de l'EC. En outre cette dernière argue que "nul Etat-membre n'est supérieur à un autre", or les statuts de l'organisation disent clairement que l'Empresio "suit la ligne commerciale définie par la Commission et le Caskar". Une Commission et un Caskar qui possèdent chacun le droit de vote, alors qu'ils poursuivent les mêmes buts et défendent les mêmes intérêts. La formule "l'Empresio est une Assemblée consultative pour la Commission" prend ainsi tout son sens : les Etats-membres parlent (certes d'une même voix), mais le Caskar et ses entrepreneurs décident.

Ainsi, il est vrai que l'Empresio n'est résolument pas une "organisation internationale classique", elle en est même aux antipodes. Car dans chaque organisation internationale "classique", les membres définissent ensemble leurs objectifs. Dans chaque organisation internationale "classique", l'intérêt commun est recherché plutôt que les intérêts personnels. En plus de violer ces règles de base, le Caskar et sa Commission violent les règles les plus fondamentales de la libre concurrence, en arnaquant des Etats soi-disant "partenaires" au sein desquels ils implantent leurs entreprises, profitant des subventions de l'Empresio, d'une main d'oeuvre peu onéreuse (en Eashatri par exemple) et même de leurs technologies (!). Néanmoins, tout tour de passe-passe est voué à être démasqué, aussi bon le magicien soit-il. En l'occurrence, le petit numéro des prestidigitateurs de Setan est terminé, et l'impunité dont ils jouissent pour les innombrables délits financiers qu'ils ont commis ne saurait durer.


[right]Ambrosiu Dobrogeanu-Gherea[/right][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify]Adevărul
05 mars 2039

[center]Octavian Dita souhaite se lancer en politique

[img]https://ichef.bbci.co.uk/news/624/cpsprodpb/9CD5/production/_106194104_mediaitem106194101.jpg[/img]

L'acteur entend bien "bousculer" les codes de la politique valdaque[/center]
Publiée sur les réseaux sociaux, cette annonce a enflammé la toile le temps d'une journée : Octavian Dita, jeune acteur valdaque installé en Santogne depuis 2035, annonce son retour en Valdaquie pour se lancer dans la politique. Si cette publication a été accueillie avec scepticisme par les utilisateurs "plus âgés", les jeunes, quant à eux, ont inondé l'acteur de messages de soutien. Originaire de Cernavoda (Targutie), ce dernier avait fait polémique en 2035, lorsqu'il avait insulté publiquement le roi et annoncé son départ en Santogne, "duquel on devrait s'inspirer", avait-il déclaré à l'époque. Hier, près de 4 ans plus tard, l'acteur a publié sur sa page : "maintenant que la Valdaquie a pris le chemin de la démocratie et de la liberté, je peux revenir sans crainte".

Cependant, si il admet que la situation s'est sensiblement améliorée, "il reste beaucoup à faire" selon lui, en particulier dans la "représentativité du peuple au sommet de l'Etat". Cette formule a provoqué l'étonnement de nombreux militants et membres du PNL, actuellement au pouvoir, qui ont demandé directement à l'acteur en quoi le peuple était mal représenté. Et Octavian Dita n'est pas passé par quatre chemins. D'après lui, l'exercice "vertical" du pouvoir par Petru Ursachi ne serait pas "dans l'esprit de la Constitution de 2038", et "donne une mauvaise image de la Valdaquie dans le monde". Le ton est ainsi donné, et Octavian Dita se voit déjà prendre la tête de l'opposition à la coalition gouvernementale, au sein d'un nouveau parti pouvant être situé près du "centre-droit" et "résolument proche du peuple". Pour le reste, l'acteur est resté évasif, en ne communiquant pas le nom de son futur mouvement ni ses figures. D'après un proche d'Octavian Dita, qui s'est lui aussi exprimé sur les réseaux sociaux, la future formation politique devrait comprendre des "membres de la société civile" ainsi que "quelques visages déjà connus politiquement".

Assistons-nous à l'émergence d'un nouveau rival pour Petru Ursachi ? Le premier président de la République de Valdaquie a régné, jusque-là, sans partage, la faute à une opposition quasi-absente, à l'exception du Parti communiste d'Unité prolétarienne, qui est en pleine déliquescence depuis le début de l'opération de normalisation en Dobrogévie. De surcroît, de récents sondages attestent que près de 46% des jeunes valdaques disent "être peu intéressés par la politique", ce qui représente un électorat considérable pour la totalité du spectre politique. Celui-ci, avec la création du "mouvement citoyen" d'Octavian Dita, ainsi que la chute du Parti communiste et la crise qui s'éternise au sein du Parti socialiste depuis deux ans, pourrait se voir totalement bouleversé pour les élections législatives de 2041, et même plus tôt, à l'occasion des élections municipales qui se tiendront l'année prochaine.
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