PRESSE | Txileko Prentsa

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
L'espace olgaro-dorimarien est devenu un bastion de la démocratie
27 février 2038

[img]https://i.imgur.com/5vNSHcB.png[/img]
[cap]Les élections cette année au sein du supercontinent sont la preuve de la bonne santé de la démocratie locale.[/cap][/center]
En Pandorimarie, la situation a bien changé depuis quelques années : alors qu'en 2034 les régimes autoritaires fleurissaient à travers le supercontinent olgaro-dorimarien, quatre ans plus tard, ce sont les démocraties qui s'affirment avec stabilité et puissance. Au Deseret, les élections générales ont abouti à la victoire de Karl Schoonover, chef de l'Union nationale et désormais septième gouverneur de la République deserane, après Robert Jacobs qui avait enchaîné deux mandats malgré la multiplication des affaires concernant son gouvernement en gardant le soutien de son propre groupe politique, le Parti Démocrate. Si la victoire attendue de l'opposition deserane risque de provoquer un virage brutal dans la politique de l'ancien État-membre des États-Fédérés d'Olgarie, l'arrivée au pouvoir d'un représentant de l'opposition par le biais électoral traduit la vigueur de la démocratie deserane, notamment par l'alternance politique au sommet de l’État, par-delà les clivages internes à la politique deserane.

Le libéral Robert Jacobs, gouverneur sortant, était réputé pour son « immortalité » en politique : avec deux mandats à son actif, l'ancien chef d’État du Deseret avait une carrière toute tracée, si seulement les scandales et les affaires juridiques ne s'accumulaient contre lui. Les citoyens deserans se sont donc exprimé à seulement vingt-cinq pourcents en faveur de sa réélection, un score électoral faible pour l'homme qui faisait l'unanimité au sein des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=60#p340210]partisans txiléens du rapprochement panolgarien[/url]. Pour autant, Schoonover ne semble pas hostile à la récemment fondée Organisation Olgaro-Dorimarienne, d'après [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1026&t=13940&p=346713#p346626]ses propos à son sujet[/url]. La sortie de Jacobs, accablé par les scandales, est un signe de la vitalité certaine de la démocratie deserane qui s'est tournée vers l'opposition. Si le maintien de l'alternance est une bonne nouvelle pour les démocraties occidentales, la victoire électorale de l'Union nationale, parti conservateur du Deseret, est une mauvaise nouvelle qui vient nuancer le bilan.

Si les élections générales deseranes ont été vues comme un événement majeur sur la scène internationale, c'est en raison du poids géopolitique de la jeune République nord-olgarienne. Mais derrière la seconde plus grosse économie au monde, d'autres pays olgaro-dorimariens ont été le théâtre d'élections récentes. Ainsi, au Tlaloctlitlal, le nouveau président Atl Xonolli a été élu avec soixante-dix-sept pourcents des voix au dernier tour des élections présidentielles - dont le déroulement est très particulier au Tlaloctlitlal - en incarnant la jeunesse réformiste du pays, en quête de renouvellement. Cependant, le jeune Tlalteuctli (président) est un représentant du mouvement dit des « Républicains », formation nationale au pouvoir depuis de nombreuses années. L'attentat meurtrier lors de la cérémonie de passation est venue ternir le tableau : un jeune nationaliste catholique a ainsi commis un homicide à la bombe en se donnant la mort et en tuant de nombreux soutiens au nouveau président présents ce jour-là.

Troisième élection notable, les élections présidentielles de la République fédérale du Berlim sont un événement important de la vie politique berlimienne et pourraient devenir un enjeu géopolitique. L'issue des élections, qui demeure incertaine, pourrait redéfinir la ligne politique du Berlim pour les années à venir, notamment en ce qui concerne l'Organisation Olgaro-Dorimarienne et les relations internationales. Le président sortant Joaquim Fendres semble cependant être vu par les expatriés berlimiens au Txile comme un homme de confiance pour lequel ils comptent revoter en large majorité malgré l'inefficacité de sa politique par le passé. Si trois démocraties ont pu attester de leur bon fonctionnement par l'organisation d'élections en bonne et due forme, les deux autres membres de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne restent sur la sellette : le Westrait est dirigé depuis octobre par un gouvernement de salut public sous les ordres de Douglas Reed et les observateurs internationaux s'interrogent encore, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1247&t=16196&p=346709#p346709]malgré les affirmations de l'intéressé[/url], sur l'avenir de la démocratie westrait. L'opposition txiléenne, elle, attend son heure : les récents déboires économiques de la coalition au pouvoir ont permis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&p=346683#p346363]au front républicain[/url] de remonter dans les sondages. La tenue des élections présidentielles et législatives, qui se fera en 2040, réglera la question.[/justify]
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Un village d'anciens baleiniers thorvalois fait de la résistance
9 mai 2038

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[cap]Ces pomaroans organisent chaque année des reconstitutions de la vie quotidienne de leurs lointains ancêtres.[/cap][/center]
Avec quelques pourcents de patrimoine génétique scandinave dans le sang, les habitants du petit village d'Euskogurjördin, dans la province méridionale de Pomaroak, revendiquent depuis quelques décennies un glorieux héritage culturel : celui de baleiniers thorvalois arrivés au dix-huitième siècle sur les côtes méridionales du Txile et s'étant installé là, à une centaine de kilomètres d'Urutzalde, la capitale régionale. D'après différents récits, les pêcheurs scandinaves auraient suivis des marins euskals venus chasser la baleine dans les eaux du grand sud à l'époque de la colonisation euskale du territoire txiléen. Une fois débarqués sur les côtes dorimariennes occidentales, les thorvalois se sont sédentarisés après quelques pillages infructueux contre des avant-postes coloniaux et ont établi, sur les falaises de la côte pomaroane, un petit village typique du Thorval - de l'époque comme d'aujourd'hui.

Depuis, le village s'est élargi et des bâtiments plus solides sont venus remplacer les simples chaumières. Le village d'Euskogurjördin, qui compte ainsi plusieurs centaines d'âmes, a redécouvert avec fierté son passé viking lorsque des chercheurs et historiens venus des grandes villes ont attribué au village et à son héritage scandinave - ou les restes des habitations initialement construites - le statut de patrimoine culturel. La langue des pêcheurs thorvalois, le norrois, s'est perpétué au sein des familles locales et s'est répandue par son enseignement récent : un curieux hybride linguistique, issu de la fusion entre la langue nationale et le dialecte importée, est apparu. C'est ainsi que l'euskonorrois, pidgin/créole txiléo-thorvalois est né ; son enseignement, bien que limité par les lois fédérales, tend à se répandre au sein des cercles familiaux qui cherchent à perpétuer une tradition lointaine et mystifiée, contre l'avis du gouvernement provincial qui ne peut cependant rien contre l'influence des familles sur la culture du village.

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[center][img]https://i.imgur.com/EAZW4F9.png[/img]
Un groupe nationaliste demande l'intervention armée de l’État
7 mai 2038

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[cap]La violence de certains manifestants indigènes dans la province voisine inquiète les ikuñoans.[/cap][/center]
Les récentes manifestations des communautés indigènes indépendantistes dans la province de Nazkoa n'ont pas été sans conséquences pour les provinces voisines. La province d'Ikuñoa, réputée pour son chauvinisme euskal très fort, a été l'hôte de violents débats au sein du gouvernement provincial, composé pour partie de nationalistes euskals. Bien que la minorité indigène soit très faible en dans l'Ikuñoa, la virulence de leur protestation à Isabarrau, la capitale de la Nazkoa, a provoqué une lever de bouclier chez les ikuñoans qui voient dans la cause indigène une tentative d'affaiblissement de la nation euskale. Un groupe de députés nationalistes du parlement provincial ont fait la demande explicite au chef du gouvernement régional de faire intervenir la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, dans la province voisine pour y limiter les manifestations indépendantistes et les velléités indigènes. La demande, considérée comme irrecevable par le chef du parlement, a mené à de nombreuses protestations au sein des groupuscules nationalistes militants.

L'évolution de la situation pourrait bien mener, toujours selon les propos des députés parlementaires ayant fait la demande d'intervention armée, à une guerre civile locale particulièrement meurtrière pour les citoyens txiléens d'une ethnie comme de l'autre. La présence limitée de populations indigènes au sein des frontières ikuñoanes affaiblit cependant les positions des nationalistes d'Ikuñoa, là où les citoyens euskals de Nazkoa demeurent largement favorables à une plus grande reconnaissance de l'ethnie kitxua (quechua). Étant donné le passé activiste et militant des citoyens ikuñoans, les groupuscules nationalistes et ethnocentristes sont susceptibles de représenter une menace pour la paix sociale dans les années à venir, si les indigènes parviennent à leurs fins et que la solution trouvée à la crise actuelle déplaît aux nationalistes euskals. De nombreuses caches d'armes issues des années 1990-2000, période de grande corruption et de contrebande dans la province d'Ikuñoa, pourraient bien être redécouvertes à terme et servir de bases arrières aux revendications nationalistes.

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Des économistes proposent l'indexation monétaire sur... Le dollar deseran
21 mai 2038

[img]https://i.imgur.com/UcAdGT0.png[/img]
[cap]Paulino Goinaga est le représentant et chef du cercle d'économistes txiléens ayant proposé l'idée.[/cap][/center]
La croissance économique nationale, qui a subi un revers sur l'année 2037, pourrait bien s'engager sur la voie de la récession si des mesures immédiates ne sont pas prises par le gouvernement txiléen. Une des mesures inédites proposées par Paulino Goinaga (prononcer Pa-o-lino Goïnaga), représentant et leader d'un cercle d'économistes donostians, est l'indexation de la valeur de la monnaie nationale, le dollar txiléen ($TX), sur la valeur du dollar deseran, aussi appelé dollar fédéré ($FS ou FS$). La proposition, qui semble plus ou moins incongrue au vu de la situation actuelle de l'économie txiléenne, en pleine santé et en cinquième position du classement des puissances économiques mondiales, n'est cependant pas sans fondement scientifique. En effet, les économistes dits de « l'école de Donostia » soutiennent que l'indexation de la devise monétaire txiléenne sur la monnaie deserane aurait des conséquences bénéfiques sur l'économie : des allégations qui ne sont manifestement pas l'avis de l'ensemble de la communauté des économistes.

Outre la stabilité monétaire garantie par la puissance et l'immobilité de l'économie deserane - deuxième puissance économique mondiale et croissance faible mais stable -, l'indexation monétaire absolue, sur la base de la politique de « caisse d'émission » (ou currency board pour les deserans), permettrait de relancer l'expansion du Produit Intérieur Brut txiléen tout en assurant une stabilité nouvelle à la valeur de la monnaie nationale, qui suit les cours imprévisibles de la croissance économique annuelle des Provinces-Unies. Le récent ralentissement de la croissance nationale l'a démontré : en perdant près de dix pourcents de 2036 à 2037, la croissance économique txiléenne a provoqué une surestimation inflationnaire. Si ce phénomène venait à se poursuivre, les Provinces-Unies pourrait entrer dans une période économique dite de « stagflation » : la stagnation économique (faible croissance) couplée à de l'inflation (montée persistante des prix).

Mais la possibilité d'une suppression pure et simple de la banque centrale txiléenne et son remplacement par une simple caisse d'émission, organisme chargé d'assurer la bonne convertibilité de la monnaie indexée vers la monnaie de convertibilité, est une perspective qui enchante peu la communauté économiste txiléenne, autant pour les conséquences envisagées sur l'économie nationale que pour les auteurs de la proposition, et pour cause : Paulino Goinaga et son « école de Donostia » s'étaient déjà illustrés au cours de l'année passée par leur soutien inconditionnel à la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=75#p344653]politique de déconcentration économique[/url] du gouvernement Bidaurre et du Ministre de l’Économie, Ekaitz Eciolaza, proposition que les économistes txiléens les plus libéraux avaient jugé « dangereuse et contre-productive ». Sans pour autant s'être révélé infructueuse, la politique libre-concurrentielle d'Ekaitz Eciolaza et les modèles de l'« école de Donostia » n'ont pas été concluants au sein de l'économie txiléenne, déjà très atomisée de par sa nature traditionnelle.

Mais la proposition de l'« école de Donostia » est lourdement argumentée : Paulino Goinaga défend une vision néo-libérale de l'organisation monétaire, à commencer par la fin possible de l'inflation si la politique monétaire proposée est menée à bout. La fuite devant la monnaie nationale serait également limitée, permettant un maintien des stocks et une émission monétaire toujours plus réduite. Cette politique monétaire d'indexation, habituellement menée au sein de petits États ne pouvant pas se permettre une organisation monétaire souveraine, n'a pas encore été essayée parmi des pays de plus grande taille, comme la cinquième puissance économique mondiale par exemple. Le caractère inédit de la proposition, bien que considérée très restrictive dans les pays où elle est appliquée - comme le Mahajanubia, dont la monnaie est indexée au millième de la lire britonnique -, pourrait permettre à celle-ci d'arriver à l'oreille du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement, Iñaki Bidaurre. Reste à savoir si, par son soutien passé à la politique économique du gouvernement, l'« école de Donostia » est devenue ou non le chantre du ministre Eciolaza.[/justify]
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[justify][center][img]https://i.imgur.com/SxuPgs1.png[/img]
Les viticulteurs de Pomaroak regrettent la perte progressive du marché santognais
9 juin 2038

[img]https://i.imgur.com/Ag0S37n.png[/img]
[cap]Les vignobles pomaroans représentent une importante part des exportations de vin vers la Santogne.[/cap][/center]
Si la dissolution partielle de l'Union Douanière Occidentale est une décision très favorablement accueilli parmi les foyers pomaroans, de par la nature pro-britonnique de l'alliance, les pomaroans ayant subi en 2034 d'importants dégâts humains de la part de navires battant pavillon briton et en ayant tiré un traumatisme partiel, la formation en parallèle d'un espace économique rival, la Communauté des Nations Dytoliennes a été perçue de manière plus mitigée par les locaux. En effet, l'instauration de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348284#p348284]taxes à l'import[/url], sur les produits viticoles en particulier, est de mauvais présage pour l'économie de la province la plus méridionale du Txile continental. Le lobby viticole santognais, favorable à un « retour au source » de la consommation et de l'approvisionnement en vin de la Santogne, a eu gain de cause au cours des discussions inhérentes à l'espace économique restreint de la nouvelle organisation dytolienne. Et pour cause : l'agriculture santognaise, notamment le secteur viticole, était jusque-là [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=17024&view=unread#p348319]en recul face à la concurrence[/url] jugée déloyale des grossistes txiléens et ventéliens.

Le repli protectionniste de la Santogne a beau faire des heureux de l'autre côté de l'océan déchinésien, de nombreux vignobles pomaroans regrettent la hausse des taxes à l'import de leurs produits sur le sol santognais. En voulant préserver leur industrie du vin, la Santogne condamne celle de la Pomaroak : des agriculteurs pomaroans ont signé une pétition visant à ouvrir la viticulture de la province txiléenne à de nouveaux marchés dytoliens pour contrecarrer la perte progressive des consommateurs du marché santognais. Il faut dire que le vin txiléen offre une concurrence certaine : avec un Produit Intérieur Brut par habitant trois fois supérieur, l'ouvrier agricole santognais ne fait pas le poids face à la main d'oeuvre peu chère du sud des Provinces-Unies. Les capacités agricoles txiléennes sont ainsi largement supérieures en quantité par rapport à la concurrence santognaise, qui peine à assurer la survie de son tissu agraire : pour autant, l'impact de la protection du marché du vin en Santogne pourrait se révéler dangereux pour de nombreuses exploitations du Txile méridional.

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[center][img]https://i.imgur.com/MboR7nN.png[/img]
Les touristes se plaignent de la multiplication d'ouvrages bétonnés sur la côte
11 juin 2038

[img]https://i.imgur.com/OnMLJwm.png[/img]
[cap]Les casemates servant de fortifications littorales ne sont manifestement pas au goût des touristes.[/cap][/center]
Le récent programme national de renforcement des défenses côtières est source de désagréments pour de nombreux hôteliers et autres entrepreneurs du tourisme : avec l'apparition et la multiplication de casemates et de structures bétonnées en tout genre le long du littoral de la province de Berri Nafarroa, plusieurs guides touristiques ont dû faire face aux exclamations étonnées des visiteurs étrangers, surpris de voir de pareils ouvrages aux abords de lieux très prisés comme les grandes plages près de Vitorio-Erregea, la capitale provinciale. D'autres chalands, notamment dytoliens, se sont plaints des trop nombreux allées et venues des militaires txiléennes affectées à la protection et à la surveillance des infrastructures militaires, qui se multiplient comme des champignons le long des falaises du nord du Txile. Les plaintes et constats de touristes étrangers, qui ont été communiqués il y a peu à la branche culturelle du gouvernement provincial, ont pour autant peu de chances d'aboutir.

En effet, par son engagement en faveur de l'autonomie absolue des Provinces-Unies sur le plan défensif, le gouvernement actuel semble opposé à toute contestation de sa nouvelle politique d'aménagement du littoral stratégique. Des locaux soulèvent cependant le dilemme d'une « sur-militarisation » des côtes : les représentants des autorités txiléennes rétorquent avec l'exemple du débarquement uhmanéen dans la province de Pomaroak il y a bientôt quatre ans de cela. N'ayant pas réellement connu le conflit de 2034-2035 dit de la « Guerre des Conteneurs », les citoyens nafarroans remettent en cause l'obsession défensive des Provinces-Unies txiléennes, là où les pomaroans et autres habitants du sud du Txile approuvent un renforcement du dispositif militaire côtier. Le Txile méridional profite aussi plus de la nouvelle politique défensive : la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15445#p348310]Deuxième flotte[/url] assure en permanence la protection des voies commerciales du pôle antarctique et de quelques six millions de txiléens, là où la Première flotte subie une pression perpétuelle dans la défense d'une population côtière deux fois plus importante (douze millions d'habitants) avec une menace beaucoup plus significative que pour sa cousine méridionale.

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Loin du Txile, le christianisme est en crise
21 août 2038

[img]https://i.imgur.com/oGfbzSt.png[/img]
[cap]Des représentants de la communauté des expatriés valdaques ont témoigné leur soutien à Albarea.[/cap][/center]
Avec une population chrétienne de plus de vingt-sept millions de croyants, les Provinces-Unies du Txile représentent une des plus importantes communautés chrétiennes dans l'hémisphère méridional. La foi catholique, qui est celle d'une très large majorité des chrétiens du Txile, est soumise sur le territoire national à l'autorité religieuse du primat de Donostia, particularité ecclésiastique acquise au dix-neuvième siècle à l'avantage de l’Église catholique locale, initialement pour des raisons d'éloignement géographique du Saint-Siège. Mais le cœur de la chrétienté repose par-delà les océans, sur les continents algarbien, dytolien et marquésien : la papauté siège en Dytolie méridionale dans la cité éternelle tandis que la cité christique de Hiérosolyme, en Marquésie céruléenne, est un sanctuaire pour tous les chrétiens du monde. La situation de ces deux lieux saints du catholicisme a évolué au cours des dernières semaines, notamment sous l'influence des puissances voisines.

Alors que plus au nord, les tensions se multiplient entre la Britonnie et ses voisins - Ennis et Lorthon au premier plan -, la Cérulée elle-même bouillonne. Les pays riverains de la cité-état de Hiérosolyme ont signé, au début du mois d'août 2038, un traité tripartite visant à protéger la ville sainte sans pour autant consulter les autorités souveraines de la cité christique. Ce traité, rédigé à Cernavoda en Valdaquie, est le fruit de l'action coordonnée des États karsais, estolien et valdaque sous l'impulsion de la République de Valdaquie qui signe là son premier acte officiel d'influence diplomatique dans la région. L'absence de consultation des autorités œcuméniques est vue comme une trahison par de nombreux croyants dans le monde, qui voient cet accord comme une expropriation de la souveraineté hiérosolymite, même si une partie des autorités - notamment chez les chrétiens orthodoxes - acceptent et saluent l'initiative valdaque. La reconnaissance du traité de Cernavoda par certains pays a provoqué un certain mouvement au sein de la Oumma (communauté musulmane), comme au Karmalistan ou au Kars.

Les États Pontificaux, qui ont accepté la décision des États chrétiens de Cérulée orientale dans une bulle papale, ont eut une réponse assez crue de la part du représentant des chrétiens hiérosolymites : le patriarche latin Ibrahim Sabbah a décidé de couper les ponts avec les autorités pontificales tout en s'alliant avec le mufti (chef musulman) dans sa décision de condamner toute ingérence étrangère, contre l'avis du patriarche orthodoxe hiérosolymite qui s'est joint aux partisans du traité de Cernavoda. De son côté, l'Empire estolien, qui demeure très tourmenté en interne, souffre d'importants problèmes structurels et économiques qui affaiblissent sa légitimité interne et externe dans le cadre du traité ; la religion d’État du Kars en fait un acteur différent du traité aux yeux des chrétiens du monde. Le véritable décisionnaire de Cernavoda reste la Valdaquie : avec l'appui de sa communauté orthodoxe, l’État valdaque a accompli un tour de force en Cérulée orientale sans pour autant s'aliéner certaines communautés, à l'inverse du Kars ou de l'Estolie.

Si au sein de ses frontières, la Valdaquie demeure majoritairement favorable au traité, les chrétiens du monde entier demeurent sceptiques et critiques envers le traité tripartite de Cernavoda : en Santogne, la personnalité préférée des santognais a décidé de se prononcer contre Cernavoda en s'appuyant sur l'intelligentsia locale, tandis qu'au Txile, la communauté des expatriés valdaques a manifesté dans les rues de Donostia pour prononcer son mécontentement vis-à-vis du rejet du traité de Cernavoda par les hiérosolymites, soutenus par des groupes catholiques radicaux. La position extrêmement éloignée des Provinces-Unies vis-à-vis de la Terre Sainte limite toute véritable influence txiléenne dans la région, mais la communauté chrétienne du Txile reste importante notamment au sein du Saint-Siège et l'avenir de la cité christique lui importe tout autant qu'aux catholiques ventéliens, algarbiens, dytoliens ou janubiens. Si la pression religieuse devient suffisante, des actions symboliques pourraient être entreprises par l’État txiléen ou l’Église catholique pour marquer la volonté des croyants txiléens dans le débat autour de la cité-état de Hiérosolyme.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Repli deseran : le Txile perd son grand allié olgarien
9 septembre 2038

[img]https://i.imgur.com/6YiJA1v.png[/img]
[cap]Le gouverneur Schoonover s'est révélé plus retors que prévu pour la diplomatie txiléenne.[/cap][/center]
Avec le départ volontaire de la République deserane de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne, le divorce txiléo-deseran est consommé : après la fin du mandat du gouverneur Jacobs, le chancelier txiléen Iñaki Bidaurre avait espéré le maintien de relations équivalentes avec le nouveau gouvernement. Les tentatives de conciliation diplomatique, malgré des convergences idéologiques entre les deux gouvernements au pouvoir au Txile et au Deseret, ont été peine perdue : le départ du Deseret de l'organisation et le retour d'importants tarifs douaniers deserans au profit des industries du riche pays olgarien ont rompu les derniers liens existant entre les deux pays, relations déjà fragilisées par l'instabilité puis le départ de Robert Jacobs - qui était il y a peu encore une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=60#p340210]figure du panolgarisme[/url]. Avec la rupture définitive de la pourtant si exemplaire alliance txiléo-deserane, c'est son principal allié économique que le Txile perd : un important revers pour la diplomatie txiléenne, qui semble forcée à revenir sur ses [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1247&t=16197&start=15#p349115]précédentes positions géopolitiques[/url].

En effet, avec la fermeture de la République deserane, la présence diplomatique des Provinces-Unies est affaiblie et l'instabilité de l'Oblakee dans le jeu olgarien pousse les services du Ministre des Affaires Étrangères txiléen, Bartolome Landabarri, à une nouvelle [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1247&t=16196&start=120#p349131]politique de la main tendue[/url] avec le Westrait, seul et unique allié potentiel du Txile dans la région. Alors que les Provinces-Unies semblent entrer dans une phase de ralentissement économique, perdre le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&start=15#p347664]troisième partenaire commercial[/url] du Txile, tous flux confondus, est un événement propice à la récession économique ou à la chute partielle des intérêts économiques txiléens à l'étranger. Le Deseret étant un riche pays consommateur, deuxième économie mondiale et grand investisseur, l'économie txiléenne pourrait subir pour la énième fois le contrecoup de la perte d'un de ses alliés économiques, après le Vonalya, le Zeederland, l'Amarantie ou encore le Lianwa... Contre la trop grande dépendance de l'économie txiléenne sur les riches pays importateurs de denrées nationales, le protectionnisme semble faire son petit bout de chemin.

Ainsi, malgré [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543&start=15#p343139]l'opposition libérale au mercantilisme[/url], la peur d'un effondrement prochain des avoirs économiques étrangers sur le sol txiléen par la recrudescence des tensions en Néchinésie - présence répétée de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1299&t=17385#p348715]patrouilles navales auroranes[/url] au large des eaux nationales - et sur le continent dorimarien lui-même - situation trouble au Nuevo Río sur fond d'ingérence étrangère - pousse la population txiléenne vers un repli protectionniste que le gouvernement se refuse à reconnaître. Plusieurs pétitions circulant sur les réseaux sociaux et dans les rues des grandes villes témoignent ainsi de la peur croissante d'un effondrement économique lié à la trop grande ouverture du Txile sur le monde. Avec la chute des indices boursiers de Lancaster, au Deseret, la Burtsa txiléenne, qui lui est fortement proche, a subi un premier coup de semonce : un événement que les observateurs financiers estiment dangereux, qui pourrait se muer en véritable crise financière si la situation ne se stabilise pas.

Alors que le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=90#p348171]cercle des économistes de Donostia[/url] proposaient au mois de mai dernier l'indexation du cours de la devise monétaire nationale sur le dollar deseran, la situation semble avoir bien changé depuis : les Provinces-Unies du Txile se trouvent désormais seules au sommet du classement économique mondial aux côtés de son allié kaiyunais. Si l'empire ventélien est un allié historique et indéfectible des Provinces-Unies, sa position économique plus proche numériquement parlant du Produit Intérieur Brut txiléen en fait un allié égal et non pas un chef de file comme le Deseret fut pour ses alliés du supercontinent olgaro-dorimarien - à commencer par le Txile, le Berlim ou encore l'Oblakee. Le Txile se trouverait-il donc en position de prendre lui-même son envol économique ? Avec l'instabilité soudaine de la République deserane, les Provinces-Unies sont devenues le centre des activités économiques du Nouveau Monde, en tant que première puissance économique de l'hémisphère. Mais l'émergence de tensions à ses frontières fragilise sa position : les décisions de l’État txiléen pour l'année à venir pourraient se révéler cruciales dans les crises imminentes.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Le cartel du G4 a finalement disparu
14 septembre 2038

[img]https://i.imgur.com/eYZJXQ6.png[/img]
[cap]Cartagina est la façade de la première économie mondiale, tout en étant le symbole du colonialisme.[/cap][/center]
Quatre États : la République du Lianwa, la Ligue d'Amarantie, la République du Deseret et le Royaume du Vonalya. Assis au sommet de la chaîne alimentaire économique, ce cartel diplomatique construit sur la seule puissance économique combinée de ces quatre nations ayant appartenu par le passé aux cinq premières économies mondiales, avait fait la pluie et le beau temps au cours des années 2035 puis 2036, en imposant leur impérialisme économique au bon gré de leurs relations fluctuantes. D'abord, le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » avait permis la genèse puis l'établissement de la domination économique de ce « cartel des quatre », qui avaient soutenu l'initiative de paix proposée par le Kaiyuan qui s'était adjoint à l'ensemble pour l'occasion - sous la dénomination énigmatique de « G4+1 ». La fin du conflit avait achevé la consécration de ce cercle restreint, qui s'était cependant tiré une balle dans le pied avant certaines divergences internes, à commencer par la question de la dette des anciennes États Fédérés d'Olgarie qui cristallisait les tensions autour du Deseret.

Le ralentissement certain de l'économie lianwadaise a été le premier élément indiquant le début de la fin du G4 : le Lianwa est relégué dès 2037 au sein d'économies moins importantes, quittant le cercle et le haut du classement économique mondial. L'engagement successif de l'Amarantie dans différents conflits (Guerre des Conteneurs puis guerre d'Aminavie) aura raison de sa cohésion interne et l'union de la Ligue est brisée par le soulèvement céjanosien qui inscrit la Ligue dans une ère révolue. Son effondrement en 2037 porte un coup dur à l'ordre économique mondial : le Montalvo devenu Lébira se retrouve seul en tête du classement avec le Deseret. Le Vonalya, fragilisé par les dissidences internes de ses seigneurs, entre en 2037 dans une guerre civile qui aura raison de son unité, à l'image de l'Amarantie. Trois des quatre anciens membres du G4 ont alors, au mois de janvier 2038, quittés le haut du classement ou tout simplement éclatés politiquement - on pensera à l'Amarantie coupée en deux ou au Vonalya subsistant sur le continent arctique.

Le Deseret est le prochain État sur la liste : son départ de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne, le repli protectionniste du gouvernement Schoonover et les désaccords demeurant sur la question de l'intégration passée des États Fédérés d'Olgarie sont autant d'éléments susceptibles de provoquer un éclatement à venir de l'union fragile entre l'ancien État fédéral du Deseret et les autres États ayant été récemment intégrés. La République deserane est condamnée à la récession économique par la politique aveugle du nouveau gouverneur, Karl Schoonover, et à l'éclatement politique par la fragilité des accords passés par le précédent chef de l’État deseran, Robert Jacobs. La fin de la domination économique par les anciens membres du G4, tous des pays riches ayant profité de la « mondialisation heureuse » pour s'étendre, signe la fin d'une ère de domination économique passée, et l'émergence d'un nouveau modèle de puissances économiques contre l'ancien modèle que représentait le G4 et ses États-membres.

D'un côté, les anciennes puissances coloniales qui maintiennent leur isolation par une politique d'« Empire 2.0 » (Lébira en Algarbe avec l'Illythie puis l’Épibatie, Britonnie en Janubie avec le Dahar) et de l'autre des puissances économiques émergentes avec une population plus pauvre mais un dynamisme certain (Txile, Kaiyuan voire Aiglantine). L'arrivée dans le haut du classement de puissances non-occidentales et non-dytoliennes (dans la mesure où le Deseret et le Lianwa était des puissances occidentales ou occidentalisées) signe la fin de la domination économique de l'hémisphère nord sur le sud, avec une opposition qui se dessine de plus en plus entre nouvelles et vieilles puissances. L'émergence d'un nouveau modèle des puissances, non plus seulement économiques, mais aussi démographiques (Kaiyuan deuxième puissance démographique mondiale) ou militaires (le Txile dans une certaine mesure en tant que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=998&t=13872&start=60#p347261]huitième puissance militaire mondiale[/url]) est un signe certain de la compétitivité des nations de l'hémisphère méridional face aux puissances traditionnelles du siècle passé, présentes notamment en Dytolie ou en Olgarie.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
La condition féminine au plus bas au Txile
5 octobre 2038

[img]https://i.imgur.com/DguzIaQ.png[/img]
[cap]Jeudi dernier, une manifestation à Urutzalde a été organisée par une association féministe donostiane.[/cap][/center]
Si l'action dans l'ombre des féministes txiléennes depuis plusieurs années n'a pas su ouvrir les yeux de la population txiléenne des grandes villes, c'est [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17222&start=45#p349657]une étude ennissoise[/url] de l'université de Dunmore (Ennis), publiée par le journal Tráthscéal Iniseann le 28 septembre dernier, qui a provoqué une réaction de la classe politique. En effet, après avoir évoqué la question des minorités ethniques au Txile, le porte-parole indigéniste Achik Ñaña Asto a dénoncé le rôle dégradant de la femme occidentale dans les communautés txiléennes au cours d'un discours diffusé sur les ondes de la province de Zuarralurra en appuyant son propos sur les statistiques fournies par l'étude ennissoise susmentionnée. Avec le sixième indice le plus bas sur un total de vingt-sept pays dans le classement, le Txile est parmi les pays avec la parité des genres la moins respectée, notamment sur les plans politique et socio-économique. Le point positif de l'étude ennissoise demeure celle concernant les conditions médicales et éducatives des femmes txiléennes qui restent dans la moyenne à ce niveau-là.

Au Txile, la question de la femme est au centre de la forme de la famille : la femme est avant tout mère, notamment de par la nature de la récente expansion démographique txiléenne - en recrudescence depuis quatre ans - et joue le rôle de matriarche, donc en restant éloignée du monde du travail en gardant un rôle limité aux cercles privés. La figure traditionnelle de la femme et de la famille demeure ainsi très prégnante au sein des communautés rurales ; avec son éclatement naturel très important, la majorité de la population txiléenne se concentre dans de nombreux villages éparpillés sur le territoire national où les notions d'égalité, de modernité et de progrès demeurent marginales et repoussées à la fois par les corps civils - à commencer par l’Église catholique txiléenne - et par les structures étatiques - la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, demeurant très largement masculine par exemple. En ce sens, le gouvernement conservateur d'Iñaki Bidaurre n'a pas fait évoluer la condition féminine depuis deux ans.

Celui de Pantxiko Eraul - ex-chef d’État d'orientation social-libéral - s'était heurté au corps ecclésiastique pendant six années consécutives sur le sujet auparavant et n'avait pas su imposer une législation égalitaire autrement que par du « droit mou » (la soft law olgarienne). Mais le débat se situe en dehors de la vie politique : c'est dans les mœurs txiléennes, voire euskales, que les femmes occupent un rôle de matriarche familiale à l'écart des affaires masculines, comme dans la plupart des cultures occidentales. Cette hiérarchie archaïque, qui pousse les femmes txiléennes dans une logique cynique d'auto-censure contre la domination masculine, est le fruit d'une éducation matrimoniale perpétuée par les ecclésiastiques ; rappelons qu'au Txile, un grand nombre des enfants passent une partie de leur éducation dans le giron de l’Église catholique, qui est le chantre du conservatisme au niveau national. Le défi demeure donc de faire changer la situation législative de la femme, afin de porter les intérêts féminins au plus haut de l’État par la parité des genres, chose que les gouvernements successifs ont ignorés sous la pression du corps religieux.

Mais les intérêts de l’administration d'État est autre : le besoin politique de maintenir un cap démographique a poussé les trois chefs de gouvernement successifs depuis 2034 - Pantxiko Eraul, Gaspar II puis Iñaki Bidaurre - à entretenir de bonnes relations avec les corps ecclésiastiques sur le sujet de l'avortement notamment. Les droits de la femme sont sacrifiés sur l'autel de la croissance démographique : de nombreux cadres de partis politiques se sont ainsi prononcés, notamment au sein du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »). Achik Ñaña Asto a ainsi enjoint, dans son discours mentionné plus haut, l’État txiléen à rapatrier les communautés euskales présentes sur le sol de l'ex-République deserane par des offres avantageuses, proposition à laquelle le Txile s'est refusé à tenir jusqu'à aujourd'hui, alors qu'elle pourrait participer à la croissance démographique tant recherchée par le gouvernement actuel tout en limitant la pression mise par l’État txiléen. En effet, l'immigration constitue une partie intégrante de l'expansion annuelle de la population txiléenne mais le gouvernement freine déjà des quatre fers contre l'arrivée massive des travailleurs ventéliens sur le marché du travail national. L'avenir des droits de la femme demeure donc incertain alors que le gouvernement hésite dans sa vision de la démographie nationale, deux voies se proposent sous l'impulsion des deux principaux hémisphères politiques.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://i.imgur.com/UQloACW.png[/img]
Un nazkoan sur deux ne comprend pas la situation au Nuevo Río
5 décembre 2038

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/2/1508863960-troupes-de-montagne-en-exercice.png[/img]
[cap]Les troubles à la frontière l'an dernier ont provoqué la mobilisation des troupes de montagne.[/cap][/center]
Un nazkoan sur deux ne comprend pas la situation actuelle au Nuevo Río : une statistique qui paraît anodine mais qui révèle en réalité l'important manque d'informations dans la province de Nazkoa sur les événements au Nuevo Río. Après le départ soudain des autorités léontariennes, l'ancienne colonie dytolienne en Dorimarie centrale s'est vue coupée de tous liens avec son ex-métropole, au profit de puissances étrangères diverses. Les troubles révolutionnaires, qui semblaient avoir disparu avec le départ de l'exécutif colonial, n'ont cependant pas cessé puisque différentes factions se partagent l'intérieur du pays grâce à un État néoriote quasiment inexistant et des jungles tropicales propices aux guérillas. Le résultat est inquiétant pour les habitants de la province txiléenne de Nazkoa : les frontières de l’État du Nuevo Río semblent défendues par des sociétés militaires étrangères, tandis que l'intérieur des frontières est le terrain de jeu de cartels et de factions qui organisent enlèvements et opérations illégales en toute impunité.

La situation actuelle au Nuevo Río n'est donc pas idéale pour les Provinces-Unies ; les troubles révolutionnaires de l'an passé ont déjà entraîné la mise en place et le renforcement des dispositifs défensifs aux frontières txiléo-néoriotes. Mais le départ des troupes léontariennes, manifestement les seules capables de maintenir un semblant d'ordre dans l'ouest du pays, a signé la fin de l'impression de sécurité au sein de la population nazkoane. Alors que la province perd déjà en dynamisme économique avec le ralentissement de la croissance txiléenne, les grands troubles à la frontière ne facilitent pas le redressement de l'économie locale. La présence de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) et notamment des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15445#p325519]Mendiko Batailoiak[/url] (bataillons de montagne) est cependant censée assurer la sécurité de la province tant que les troubles au Nuevo Río dureront. Encore faudrait-il que l’État néoriote y mette fin, avec l'appui des puissances étrangères déjà présentes sur son sol. Mais peu de nazkoans croient encore en la possibilité d'une fin pacifique à la situation d'instabilité néoriote : les puissances étrangères agissant sur le sol néoriote leur donneront-elles tort ?

[center][img]https://i.imgur.com/iDsPbgp.png[/img][/center]


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[center][img]https://i.imgur.com/CYFm1Ik.png[/img]
Le lama en chute libre ?
7 décembre 2038

[img]https://i.imgur.com/T6WArds.png[/img]
[cap]L'attractivité touristique et culturelle autour de l'animal andoan semble avoir brusquement chuté.[/cap][/center]
Humour noir ou cruelle destinée ? Le lama semble être en chute libre depuis quelques mois. Cet animal montagnard, emblème de notre belle province de Zuarralurra, est l'incarnation de l'esprit des habitants de la chaîne montagneuse de l'Andoak : vivant à flanc de montagne, subsistant de peu là où les autres animaux plus à l'ouest profitent de conditions bien supérieures mais loin des crêtes andoanes. Les récents événements aux frontières du Txile - instabilité au Nuevo Río et au Nephiland - semblent avoir largement contribué à la chute de l'activité touristique dans l'arrière-pays de la province de Zuarralurra, où l'attractivité culturelle gravite principalement autour de l'élevage du camélidé dorimarien. Les syndicats d'éleveurs, qui utilisent les lamas dans un but touristique mais également afin de se déplacer, ont porté le sujet auprès du gouvernement provincial, qui ne semble pourtant pas pouvoir agir outre-mesure sur la question de la sécurité frontalière du Txile. Le gouvernement fédéral semble quant à lui observer de loin la question, sans pour autant s'engager aux côtés des éleveurs locaux.

Si pour l'instant l'élevage des lamas en Zuarralurra n'est pas compromis, l'avenir des camélidés zuarralurrans semble se diriger vers une période de diète sévère alors que la fréquentation des élevages de lamas dans l'arrière-pays semble être en chute libre. Dans l'intérêt des éleveurs surpris par la chute du tourisme local, des subventions étatiques pourraient être versées pendant un temps afin d'assurer la bonne transition économique des éleveurs vers des modèles d'élevage viables : une idée proposée par des députés locaux, qui soulèvent également la question de la disparition sur le long-terme de l'espèce au sein des frontières de la province de Zuarralurra si rien n'est fait pour assurer la pérennité des derniers élevages. Encore une fois, la modernité semble prendre le pas sur une activité rurale et traditionnelle qui s'avère ne plus être rentable au sein de la société contemporaine : la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=327406&hilit=txil%2A#p327406]judicieuse comparaison de la presse internationale[/url] à l'époque de la Guerre des Conteneurs avait rouvert la plaie de l'opposition entre le monde moderne et les traditions de l'arrière-pays.

[center][img]https://i.imgur.com/UphsckV.png[/img][/center][/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Vers l'essoufflement des Provinces-Unies ?
12 janvier 2039

[img]https://i.imgur.com/1BND4jM.png[/img]
[cap]Le regain soudain de dynamisme économique impulsé par Pantxiko Eraul semble entamer son déclin.[/cap][/center]
Après le cycle économique de prospérité des années 2034, 2035 et 2036, le ralentissement brutal de la croissance économique des Provinces-Unies semble s'enraciner dans l'histoire contemporaine du Txile comme un déclin lent mais inexorable de la première puissance du continent dorimarien. D'une part concurrencé par son allié régional et grand partenaire, le Berlim, qui demeure un État assez jeune sur la scène internationale, et de l'autre côté menacé par une spirale vicieuse de l'économie nationale sur une logique de perte de confiance entraînant une épargne des ménages nuisant à la consommation, le Txile semble se placer à nouveau à la croisée des chemins comme en 2034 lorsque l'ouverture diplomatique et économique des frontières avait laissé au gouvernement de l'époque le choix de la marche à suivre. Le gouvernement du Lehendakari (président) Pantxiko Eraul avait en effet eu différents choix possibles dans la politique étrangère et commerciale à suivre et les décisions publiques prises à l'époque ont permis la période de prospérité économique susmentionnée.

Après avoir doublé son Produit Intérieur Brut en l'espace de trois ans, le Txile a subi un ralentissement certain de sa croissance, qui était de 15,8% en 2034, 25,3% en 2035 et 15,68% en 2036, suivi par les performances plus médiocres que représentent les croissances de 6,89% en 2037 puis 5,11% en 2038 : une lente mais inexorable chute de la croissance économique relative des Provinces-Unies, qui peinent à garder un cap suffisamment pour conserver une certaine avance sur ses concurrents dans le classement des puissances économiques. Après s'être installé en tant que quatrième puissance économique avec la chute de la République deserane, le Txile a reculé pour la première fois en cinq ans au sein du classement en étant relégué à la cinquième place par l'arrivée brutale de l'Ennis en tant que troisième puissance économique mondiale. Mais si le Txile cultive une nette avance économique sur le reste du monde, l'écart tend à se rétrécir : en 2038, la croissance économique mondiale est quasiment deux fois supérieure (9,39%) à la croissance nationale.

Le déclin économique des Provinces-Unies serait-il la faute de l'actuel gouvernement ? Sur qui jeter la pierre, quand l'ensemble de l'économie du pays semble vivre au ralenti ? Depuis 2037, la frange gauche de l'hémisphère politique txiléen accuse déjà la droite libérale-conservatrice au pouvoir, et son programme d'austérité budgétaire jugée obsolète ou encore ses mesures de libéralisation excessive, tandis que la coalition gouvernementale rejette les accusations de l'opposition en refusant de désigner un coupable clair parmi les acteurs économiques. L'opposition au gouvernement semble profiter du déclin de ce dernier pour remonter dans les sondages et l'opinion publique, mais le vent en poupe de la gauche semble néanmoins menacée par les déboires de son précédent représentant, Pantxiko Eraul, aux méthodes parfois anticonstitutionnelles et peu orthodoxes. Nommer des coupables à l'heure actuelle serait une décision purement arbitraire s'appuyant sur peu de sources scientifiques et une partie des politiciens semblent l'avoir bien compris.

Mais la coalition gouvernementale, déjà au bord de l'implosion au cours de l'année précédente, semble destinée à exploser en plein vol. Le cabinet ministériel, qui avait pourtant entrepris un virage dans sa gestion des politiques publiques avec par exemple l'assouplissement drastique des mesures budgétaires, semble s'enfoncer dans une crise interne alors que le très discret Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre garde ses distances avec la vie politique txiléenne en se refusant de rentrer dans le jeu des partis politiques en tant que supposé représentant d'une coalition libérale-conservatrice qui finalement balaie trop largement au sein de la droite txiléenne : la crise au Txile serait-elle économique ou politique ? Le manque de soutien de l'actuel gouvernement et de son chef semblent destiner celui-ci à la casse alors que l'avenir des politiques publiques au sein de l'économie nationale pourrait bien être compromis alors que les citoyens txiléens se trouvent face à un choix draconien. Les partis politiques parviendront-ils à émerger de leur mésentente interne pour éviter la tenue d'élections anticipées au niveau national ? La question du ralentissement économique semble en réalité ancrer le débat non pas autour de l'économie nationale, mais des institutions parlementaires et politiques.[/justify]
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