Presse d'Illythie & d'Épibatie
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Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216064546493542.png[/img][/center]
L'Empire veut reprendre le contrôle du Massif du Badda - 5|09|38
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/22/190322083106724008.png[/img]
Vue des contreforts du massif du Badda[/center]
On distingue encore un château-fort sur une roche acérée, marquant une des milliers d'entrées de l'Empire d'Épibatie au temps de ses lointaines gloires. Aujourd'hui, la honte est que ce tas de pierre se trouve dans le territoire autonome de l'Union de Novaj-Teresis, énième territoire amarantin dans l'immense diaspora de ce peuple dytolien. Le territoire autonome, dominé par la ville de Novaj-Teresis, dispose d'une très importante réserve territoriale, des millions d'hectares de terre de savane, de forêts et de moyenne-montagne, confiées à la communauté amarantine avec le temps de manière injustifiable. Ou presque : le soutien précoce de Novaj-Teresis à l'Épibatie, au début du XXème siècle, contre les territoires indépendantistes.
Après le combat contre la corruption et la sédition dans le nord du pays, en Haute-Illythie, l'Empire veut reprendre ses territoires légitimes, naturels, réserves écologiques pour son développement ; c'est le peuple qui le veut, et l'Armée, et les cadres d'une administration loyale à la nation épibate. Manque simplement la volonté des politiciens, des conseillers de l'Empereur, l'audace des gouvernants... elle, manque cruellement. De même, la Commune de Zumejo occupe l'extrême nord du Massif, une région stratégique pour un accès à la mer que Gighida veut encore trop déléguer aux étrangers.
Au début de l'année, les tensions se sont ravivées entre les communautés céruléennes installées sur le littoral contrôlé par l'Empire. La tentative, de la Nouvelle-Caducée, de prendre possession de vallées externes à sa zone reconnue d'influence, l'Oszar et l'Anis, a poussé Gighida à autoriser une intervention éclair des troupes du Caskar pour rétablir la loi impériale et chasser les Amarantins des deux vallées qu'ils pensaient pouvoir mettre en valeur sans bénéficier de l'autorisation de Gighida. Depuis, Caskars et Amarantins sont dans un état de guerre larvée, qui affaiblit le commerce dans cette région au profit d'autres routes. Tant que nous n'aurons pas rétabli notre souveraineté entière sur ces marges, nous serons en danger, à la merci des décisions et des interventions étrangères sur notre sol.
L'Empire veut reprendre le contrôle du Massif du Badda - 5|09|38
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Vue des contreforts du massif du Badda[/center]
On distingue encore un château-fort sur une roche acérée, marquant une des milliers d'entrées de l'Empire d'Épibatie au temps de ses lointaines gloires. Aujourd'hui, la honte est que ce tas de pierre se trouve dans le territoire autonome de l'Union de Novaj-Teresis, énième territoire amarantin dans l'immense diaspora de ce peuple dytolien. Le territoire autonome, dominé par la ville de Novaj-Teresis, dispose d'une très importante réserve territoriale, des millions d'hectares de terre de savane, de forêts et de moyenne-montagne, confiées à la communauté amarantine avec le temps de manière injustifiable. Ou presque : le soutien précoce de Novaj-Teresis à l'Épibatie, au début du XXème siècle, contre les territoires indépendantistes.
Après le combat contre la corruption et la sédition dans le nord du pays, en Haute-Illythie, l'Empire veut reprendre ses territoires légitimes, naturels, réserves écologiques pour son développement ; c'est le peuple qui le veut, et l'Armée, et les cadres d'une administration loyale à la nation épibate. Manque simplement la volonté des politiciens, des conseillers de l'Empereur, l'audace des gouvernants... elle, manque cruellement. De même, la Commune de Zumejo occupe l'extrême nord du Massif, une région stratégique pour un accès à la mer que Gighida veut encore trop déléguer aux étrangers.
Au début de l'année, les tensions se sont ravivées entre les communautés céruléennes installées sur le littoral contrôlé par l'Empire. La tentative, de la Nouvelle-Caducée, de prendre possession de vallées externes à sa zone reconnue d'influence, l'Oszar et l'Anis, a poussé Gighida à autoriser une intervention éclair des troupes du Caskar pour rétablir la loi impériale et chasser les Amarantins des deux vallées qu'ils pensaient pouvoir mettre en valeur sans bénéficier de l'autorisation de Gighida. Depuis, Caskars et Amarantins sont dans un état de guerre larvée, qui affaiblit le commerce dans cette région au profit d'autres routes. Tant que nous n'aurons pas rétabli notre souveraineté entière sur ces marges, nous serons en danger, à la merci des décisions et des interventions étrangères sur notre sol.
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Arios
15/09/2038
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216081901259905.png[/img][/center]
L'Épibatie abriterait 25,5 milliards d'arbres
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/24/19032409281928232.png[/img][/center]
Un deux-centième des arbres de la planète se trouverait en Épibatie. Selon une étude d'un laboratoire lébirien de l'environnement, le pays méso-algarbien supporterait entre 24 et 27 milliards d'arbres, la médiane des estimations tournant autour de 25 milliards. Un chiffre impressionnant, même si l'on considère que la planète supporte entre 4800 et 5200 milliards d'arbres.
La déforestation élimine plus de 8 milliards d'arbres par an dans le monde. Le nombre d'arbres plantés sur la même période reste anecdotique, insuffisant pour peser sur le solde. Mais l'Épibatie pourrait réfléchir à ce domaine : si elle dispose de réserves monumentales, ses régions nord sont relativement arides, et le désert du nord-ouest gagne chaque année plusieurs mètres au détriment des terres de savanes par ailleurs largement exploitées par l'agro-foresterie de la Haute-Illythie, dont les méthodes ne sont peut-être pas des plus idéales pour la gestion de long terme de la ressource boisée. Le manque d'arbres dans la savane accélère également les mouvements de sable et donc la progression du désert ; mais le milieu de savane reste hostile à toute couverture boisée dense.
La forte hydrométrie épibate est le fait d'un climat équatorial renforcé par la présence de hauts-massifs permettant aux nuages, toutes directions des vents confondues, de se heurter au relief et de laisser leurs eaux couler sur les différents bassins versants, alimentant les innombrables ruisseaux coulant de la montagne et replongeant dans une humidité largement favorisée par la couverture arborée abondante.
Un cercle vertueux qui s'est bâti durant des centaines de milliers d'année, au détriment évidemment ces derniers 50 000 ans d'un peuplement humain moderne dense pour permettre, à notre époque contemporaine, une mise en valeur facilité du territoire. La biodiversité de la forêt épibate est également remarquable : un panel de plus de 8 000 espèces différentes (contre plus de 15 000 dans la forêt dorimarienne), dominé par environ 200 variétés très fréquentes.
La densité de la forêt humide de nos latitudes est telle que le simple fait de s'y déplacer à pieds est presque impossible. Seules des populations arriérées, particulièrement adaptée à ces milieux par la spécialisation et l'évolution génétique, ont pu y trouver refuge et vivre encore aujourd'hui. Les Épibates, eux, agriculteurs et éleveurs, ont toujours vécu sur des espaces découverts, d'altitude, des endroits défrichés et mis en valeur, et non dans la forêt équatoriale, qui est le milieu des animaux et des sauvages.
On estime le recul de la forêt primaire à deux cents millions d'arbres par an en Épibatie, du fait des défrichements. Mais l'ouverture aux firmes étrangères pourrait accélérer l'efficacité de l'élargissement du découvert dans les années à venir.
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L'Épibatie abriterait 25,5 milliards d'arbres
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Un deux-centième des arbres de la planète se trouverait en Épibatie. Selon une étude d'un laboratoire lébirien de l'environnement, le pays méso-algarbien supporterait entre 24 et 27 milliards d'arbres, la médiane des estimations tournant autour de 25 milliards. Un chiffre impressionnant, même si l'on considère que la planète supporte entre 4800 et 5200 milliards d'arbres.
La déforestation élimine plus de 8 milliards d'arbres par an dans le monde. Le nombre d'arbres plantés sur la même période reste anecdotique, insuffisant pour peser sur le solde. Mais l'Épibatie pourrait réfléchir à ce domaine : si elle dispose de réserves monumentales, ses régions nord sont relativement arides, et le désert du nord-ouest gagne chaque année plusieurs mètres au détriment des terres de savanes par ailleurs largement exploitées par l'agro-foresterie de la Haute-Illythie, dont les méthodes ne sont peut-être pas des plus idéales pour la gestion de long terme de la ressource boisée. Le manque d'arbres dans la savane accélère également les mouvements de sable et donc la progression du désert ; mais le milieu de savane reste hostile à toute couverture boisée dense.
La forte hydrométrie épibate est le fait d'un climat équatorial renforcé par la présence de hauts-massifs permettant aux nuages, toutes directions des vents confondues, de se heurter au relief et de laisser leurs eaux couler sur les différents bassins versants, alimentant les innombrables ruisseaux coulant de la montagne et replongeant dans une humidité largement favorisée par la couverture arborée abondante.
Un cercle vertueux qui s'est bâti durant des centaines de milliers d'année, au détriment évidemment ces derniers 50 000 ans d'un peuplement humain moderne dense pour permettre, à notre époque contemporaine, une mise en valeur facilité du territoire. La biodiversité de la forêt épibate est également remarquable : un panel de plus de 8 000 espèces différentes (contre plus de 15 000 dans la forêt dorimarienne), dominé par environ 200 variétés très fréquentes.
La densité de la forêt humide de nos latitudes est telle que le simple fait de s'y déplacer à pieds est presque impossible. Seules des populations arriérées, particulièrement adaptée à ces milieux par la spécialisation et l'évolution génétique, ont pu y trouver refuge et vivre encore aujourd'hui. Les Épibates, eux, agriculteurs et éleveurs, ont toujours vécu sur des espaces découverts, d'altitude, des endroits défrichés et mis en valeur, et non dans la forêt équatoriale, qui est le milieu des animaux et des sauvages.
On estime le recul de la forêt primaire à deux cents millions d'arbres par an en Épibatie, du fait des défrichements. Mais l'ouverture aux firmes étrangères pourrait accélérer l'efficacité de l'élargissement du découvert dans les années à venir.
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Arios
[right]15/09/2038[/right]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216072708427124.png[/img][/center]
Dans la woreda de Tecoggli, la police met fin brutalement à une procession catholique
[center][img]https://static.euronews.com/articles/522291/400x225_522291.jpg[/img]
54 arrestations et 12 personnes toujours portées disparues[/center]
Ils s'étaient réunis pour communier, selon eux, pour provoquer, selon l'administration de la woreda. La fin brutale imposée au rassemblement est de nature plutôt rare dans la région, mais les autorités auraient pu vouloir ici faire un geste de communication à destination des croyants monophysites de l'Église d'Épibatie, alors que cette dernière accuse régulièrement l'État d'être trop tolérant, voire conciliant, avec les catholiques.
Plus de 1500 personnes s'étaient réunis dans les rues de Tecoggli ce mercredi, à l'appel de plusieurs chapelles. Contrairement à ce qu'ont annoncé certains journaux, les moines catholiques étrangers comme épibates n'ont pas appelé à rejoindre la manifestation et se sont tenus silencieux sur cet événement, monté entièrement par des fidèles catholiques locaux. Une partie du gouvernement a réagi pour soutenir les forces de l'ordre et la direction de la woreda, en prétextant, comme le premier ministre Getsa Memrizzi : "Ils n'ont aucune raison de manifester. Ils n'ont aucune raison, même d'après leur prétendue Foi, de faire la démonstration publique de leurs déviances. On ne manifeste pas, aujourd'hui, pour un motif aussi abstrait que la nature du Christ... je vois une démarche communautariste artificielle, détournant une partie de la population de l'unité nationale épibate, probablement montée depuis l'étranger."
Après une heure de réunion à peine, les forces de police qui encadraient les manifestants depuis les rues adjacentes et sur certains carrefours, ont mis en place une prise en étau du groupe de fidèles et chercher à interpeler les têtes de parcours, les individus repérés dont de nombreux prêtres qui participaient à cette procession improvisée ; le motif avancé par les autorités a été celui du prosélytisme, observé lors de cette manifestation. Forces de l'ordre et organisateurs de la réunion catholique parlent de 54 arrestations - les manifestants évoquent encore 12 personnes qui seraient retenues par la police, mais celle-ci annonce avoir libéré tous les manifestants interpellés, dont de nombreux ont reçu des amendes.
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216072708427124.png[/img][/center]
Dans la woreda de Tecoggli, la police met fin brutalement à une procession catholique
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54 arrestations et 12 personnes toujours portées disparues[/center]
Ils s'étaient réunis pour communier, selon eux, pour provoquer, selon l'administration de la woreda. La fin brutale imposée au rassemblement est de nature plutôt rare dans la région, mais les autorités auraient pu vouloir ici faire un geste de communication à destination des croyants monophysites de l'Église d'Épibatie, alors que cette dernière accuse régulièrement l'État d'être trop tolérant, voire conciliant, avec les catholiques.
Plus de 1500 personnes s'étaient réunis dans les rues de Tecoggli ce mercredi, à l'appel de plusieurs chapelles. Contrairement à ce qu'ont annoncé certains journaux, les moines catholiques étrangers comme épibates n'ont pas appelé à rejoindre la manifestation et se sont tenus silencieux sur cet événement, monté entièrement par des fidèles catholiques locaux. Une partie du gouvernement a réagi pour soutenir les forces de l'ordre et la direction de la woreda, en prétextant, comme le premier ministre Getsa Memrizzi : "Ils n'ont aucune raison de manifester. Ils n'ont aucune raison, même d'après leur prétendue Foi, de faire la démonstration publique de leurs déviances. On ne manifeste pas, aujourd'hui, pour un motif aussi abstrait que la nature du Christ... je vois une démarche communautariste artificielle, détournant une partie de la population de l'unité nationale épibate, probablement montée depuis l'étranger."
Après une heure de réunion à peine, les forces de police qui encadraient les manifestants depuis les rues adjacentes et sur certains carrefours, ont mis en place une prise en étau du groupe de fidèles et chercher à interpeler les têtes de parcours, les individus repérés dont de nombreux prêtres qui participaient à cette procession improvisée ; le motif avancé par les autorités a été celui du prosélytisme, observé lors de cette manifestation. Forces de l'ordre et organisateurs de la réunion catholique parlent de 54 arrestations - les manifestants évoquent encore 12 personnes qui seraient retenues par la police, mais celle-ci annonce avoir libéré tous les manifestants interpellés, dont de nombreux ont reçu des amendes.
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Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
18/09/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Agro-foresterie : Ieso Lebdi veut "du respect mutuel et la paix" avec l'Épibatie
[center][img]https://cdn.idolnetworth.com/images/16/ahmed-abou-hashima-0.jpg[/img]
Le nouveau beau-frère du monarque exilé illythe se place comme l'homme fort de Haute-Illythie[/center]
Son mariage avec [url=]Maria-Tea de Nefrot[/url] dans le cadre nostalgique d'une charmante cérémonie copte aura peut-être suffi à lui donner l'ascendant sur la famille Garbezzi, son principal concurrent dans l'exploitation du bois de savane dans le nord de l'Épibatie. Si les Lebdi composent, par leur esprit de clan et leurs ramifications familiales aux quatre coins de la Haute- (et de la basse...) Illythie, une sorte d'État au sein du non-État haut-illythe, cette nouvelle greffe avec les di Nefrot est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire des influences sur le nord du pays. Et le jeune entrepreneur le sait bien.
Costume à l'occidentale, discours policé, le jeune Lebdi (32 ans, trois de moins que sa compagne), prend des airs d'ambassadeur de la bonne société haut-illythe, autant à l'égard de Gighida que d'Atomia. Sa récente conversion au catholicisme illythe a participé de le mettre dans le viseur du renseignement militaire épibate, et il assume de l'avoir fait à fins commerciales, pour améliorer notamment ses relations dans la Province lébirienne d'Illythie (outre le fait qu'il s'agisse de la religion officielle de son épouse...). Son bagout plait dans le monde illythe, il est vu comme une force, un tempérament puissant - pour les Céruléens, il est déjà plus ridicule - en tous cas, il n'est pas du tout au goût des Épibates, qui ne le juge que comme une démonstration ostentatoire de prétention.
La prétention : s'exprimant en vue des élections censitaires municipales à Amosciderenat, Ieso Lebdi a voulu appeler au dialogue et à la paix. Il a évoqué une nécessité de respect mutuel : le genre de déclarations qui ne satisfait aucun camp, le premier très remonté contre la dernière ingérence militaire impériale, le second estimant qu'il n'y a pas à discuter avec des gens "tolérés" et soumis à un cadre politique dont ils ne sont aucunement constituants. Mais le jeune forestier est trop intelligent pour ne pas l'avoir vu venir. Et si celui qui veut la paix était en train de préparer la guerre ?
18/09/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Agro-foresterie : Ieso Lebdi veut "du respect mutuel et la paix" avec l'Épibatie
[center][img]https://cdn.idolnetworth.com/images/16/ahmed-abou-hashima-0.jpg[/img]
Le nouveau beau-frère du monarque exilé illythe se place comme l'homme fort de Haute-Illythie[/center]
Son mariage avec [url=]Maria-Tea de Nefrot[/url] dans le cadre nostalgique d'une charmante cérémonie copte aura peut-être suffi à lui donner l'ascendant sur la famille Garbezzi, son principal concurrent dans l'exploitation du bois de savane dans le nord de l'Épibatie. Si les Lebdi composent, par leur esprit de clan et leurs ramifications familiales aux quatre coins de la Haute- (et de la basse...) Illythie, une sorte d'État au sein du non-État haut-illythe, cette nouvelle greffe avec les di Nefrot est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire des influences sur le nord du pays. Et le jeune entrepreneur le sait bien.
Costume à l'occidentale, discours policé, le jeune Lebdi (32 ans, trois de moins que sa compagne), prend des airs d'ambassadeur de la bonne société haut-illythe, autant à l'égard de Gighida que d'Atomia. Sa récente conversion au catholicisme illythe a participé de le mettre dans le viseur du renseignement militaire épibate, et il assume de l'avoir fait à fins commerciales, pour améliorer notamment ses relations dans la Province lébirienne d'Illythie (outre le fait qu'il s'agisse de la religion officielle de son épouse...). Son bagout plait dans le monde illythe, il est vu comme une force, un tempérament puissant - pour les Céruléens, il est déjà plus ridicule - en tous cas, il n'est pas du tout au goût des Épibates, qui ne le juge que comme une démonstration ostentatoire de prétention.
La prétention : s'exprimant en vue des élections censitaires municipales à Amosciderenat, Ieso Lebdi a voulu appeler au dialogue et à la paix. Il a évoqué une nécessité de respect mutuel : le genre de déclarations qui ne satisfait aucun camp, le premier très remonté contre la dernière ingérence militaire impériale, le second estimant qu'il n'y a pas à discuter avec des gens "tolérés" et soumis à un cadre politique dont ils ne sont aucunement constituants. Mais le jeune forestier est trop intelligent pour ne pas l'avoir vu venir. Et si celui qui veut la paix était en train de préparer la guerre ?
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Arios
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Après des échanges de tirs, l'Armée lance une nouvelle opération en Haute-Illythie - 21|09|38
[center][img]https://img.scoop.it/xxlWDMMhsq-qlPq61RSQ4Tl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9[/img]
Troupes auxiliaires arrivant à la prise d'eau d'Amosciderenat[/center]
Cette fois-ci, ils auront les armes, promettent les officiers de la troisième Armée, sous les ordres du Colonel Saia. Soixante-douze heures après le début d'échanges de tirs à proximité de la ville d'Aghgia, entre indépendantistes mafieux haut-illythes et miliciens épibates aghgiens, le Colonel Saia a annoncé une nouvelle pénétration des troupes impériales sur le territoire autonome de Haute-Illythie. Pour cette seconde opération depuis trois mois, la direction de la troisième armée entend bien mettre un terme au zèle autonomiste "conquérant" de la minorité ethnique.
L'Armée a communiqué sur l'opération pour annoncer l'entrée de 2 000 hommes dans Aghgia, en soutien aux autorités épibates dans cette ville pluri-ethnique qui ne fait pas partie du territoire autonome - de 3 000 hommes dans Amosiderenat, soit près du double qu'au printemps dernier - et de 1 500 hommes à Scierasciat, dans la jungle haut-illythe. Cette fois-ci, Codarat et Sotteb' seront également concernées, fouillées par l'Armée épibate, qui a néanmoins assuré qu'elle ne pénètrerait pas dans Darsciansciat et ses deux ports fluviaux, Nisciazet et Usciano, cœur de l'économie haut-illythe.
Le refus d'avancer au-delà de Sotteb' sera probablement interprété par les Haut-Illythes comme un manque de courage plutôt que comme un geste d'apaisement - le Colonel Saia souhaiterait plutôt concentrer son effort de désarmement des milices haut-illythes sur le sud du territoire, pour des questions opérationnelles et afin d'éviter d'embraser la région. Il y a trois mois, la première opération déjà bien moindre par son envergure, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348532#p348532]avait suffi à susciter la colère irrationnelle de nombreux illythes lébiriens[/url]. Et malgré sa relative autonomie, l'Armée épibate ne peut pas se permettre de pousser Cartagina, l'allié de Gighida, à se mettre en colère pour répondre aux insistantes revendications de son importante population illythe.
Après des échanges de tirs, l'Armée lance une nouvelle opération en Haute-Illythie - 21|09|38
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Troupes auxiliaires arrivant à la prise d'eau d'Amosciderenat[/center]
Cette fois-ci, ils auront les armes, promettent les officiers de la troisième Armée, sous les ordres du Colonel Saia. Soixante-douze heures après le début d'échanges de tirs à proximité de la ville d'Aghgia, entre indépendantistes mafieux haut-illythes et miliciens épibates aghgiens, le Colonel Saia a annoncé une nouvelle pénétration des troupes impériales sur le territoire autonome de Haute-Illythie. Pour cette seconde opération depuis trois mois, la direction de la troisième armée entend bien mettre un terme au zèle autonomiste "conquérant" de la minorité ethnique.
L'Armée a communiqué sur l'opération pour annoncer l'entrée de 2 000 hommes dans Aghgia, en soutien aux autorités épibates dans cette ville pluri-ethnique qui ne fait pas partie du territoire autonome - de 3 000 hommes dans Amosiderenat, soit près du double qu'au printemps dernier - et de 1 500 hommes à Scierasciat, dans la jungle haut-illythe. Cette fois-ci, Codarat et Sotteb' seront également concernées, fouillées par l'Armée épibate, qui a néanmoins assuré qu'elle ne pénètrerait pas dans Darsciansciat et ses deux ports fluviaux, Nisciazet et Usciano, cœur de l'économie haut-illythe.
Le refus d'avancer au-delà de Sotteb' sera probablement interprété par les Haut-Illythes comme un manque de courage plutôt que comme un geste d'apaisement - le Colonel Saia souhaiterait plutôt concentrer son effort de désarmement des milices haut-illythes sur le sud du territoire, pour des questions opérationnelles et afin d'éviter d'embraser la région. Il y a trois mois, la première opération déjà bien moindre par son envergure, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348532#p348532]avait suffi à susciter la colère irrationnelle de nombreux illythes lébiriens[/url]. Et malgré sa relative autonomie, l'Armée épibate ne peut pas se permettre de pousser Cartagina, l'allié de Gighida, à se mettre en colère pour répondre aux insistantes revendications de son importante population illythe.
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Arios
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30/09/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Haute-Illythie : L'opération de désarmement impériale montre des signes de faiblesse
[center][img]https://www.agoravox.fr/IMG/jpg/Libye_0504.jpg[/img]
Un tir de riposte surprend des rebelles qui caillassaient un véhicule de l'armée[/center]
A bientôt dix jours du début de l'opération de désarmement lancée par l'Armée impériale, la seconde depuis le début de l'année, la Haute-Illythie s'annonce comme un terrain plus difficile que prévu pour le Colonel Saia et l'État-Major, qui après avoir avancé la date du 20 octobre pour une fin de l'intervention, a fait savoir au cinquième jour des opérations qu'elles ne prendraient fin qu'une fois les objectifs de désarmement atteints. Partie d'Asciet et Segda, villes épibates que les soldats n'avaient pas quitté depuis cet été, l'opération de déploiement a été poussée ce soir jusqu'à Codarat, où les soldats de l'armée impériale sont entrés non sans essuyer, d'après la communication de l'armée et plusieurs journaux haut-illythes, des tirs de carabine et de mortier improvisé. Même nouvelles arrivant d'un autre haut lieu de l'économie urbaine haut-illythe : Scierasciat, ville de brousse, où l'activité de débardage est à l'arrêt, comme les camions - la piste reliant la région à Amosciderenat a été endommagée involontairement par le passage des convois militaires.
S'il a été aisé pour les soldats de l'armée impériale de prendre position dans les villes haut-illythes, c'est sur l'application du programme de désarmement que les dirigeants de l'opération buttent. Il est difficile de trouver des caches que le territoire autonome ne reconnait pas, et d'imposer des fouilles à une population majoritairement hostile la présence des forces impériales. À Aghgia, le conseil municipal de cette ville pluriethnique aurait été contraint de voter une mesure exceptionnelle de perquisitions dans les foyers illythes, afin de permettre aux militaires de procéder à des fouilles pour trouver les armes supposées aidant à une potentielle insurrection.
La progression, inexorable, de l'armée épibate a néanmoins essuyé des résistances imprévues, dans un territoire normalement soumis à son autorité théorique - mais jamais confronté, en un siècle, à une présence si massive de troupes. La Haute-Illythie, comme Territoire autonome de l'Empire, ne possède pas de forces armées - à l'exception de milices urbaines tolérées, faisant office de police, et de troupes de défenses des activités économiques excentrées dans les territoires dangereux. Mais les tirs, nombreux, subis par les forces impériales ces dix derniers jours, sont le fait de citoyens isolés : la plupart des effectifs réguliers des milices sont correctement tenus par les autorités urbaines, qui collaborent officiellement avec l'Armée.
30/09/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Haute-Illythie : L'opération de désarmement impériale montre des signes de faiblesse
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Un tir de riposte surprend des rebelles qui caillassaient un véhicule de l'armée[/center]
A bientôt dix jours du début de l'opération de désarmement lancée par l'Armée impériale, la seconde depuis le début de l'année, la Haute-Illythie s'annonce comme un terrain plus difficile que prévu pour le Colonel Saia et l'État-Major, qui après avoir avancé la date du 20 octobre pour une fin de l'intervention, a fait savoir au cinquième jour des opérations qu'elles ne prendraient fin qu'une fois les objectifs de désarmement atteints. Partie d'Asciet et Segda, villes épibates que les soldats n'avaient pas quitté depuis cet été, l'opération de déploiement a été poussée ce soir jusqu'à Codarat, où les soldats de l'armée impériale sont entrés non sans essuyer, d'après la communication de l'armée et plusieurs journaux haut-illythes, des tirs de carabine et de mortier improvisé. Même nouvelles arrivant d'un autre haut lieu de l'économie urbaine haut-illythe : Scierasciat, ville de brousse, où l'activité de débardage est à l'arrêt, comme les camions - la piste reliant la région à Amosciderenat a été endommagée involontairement par le passage des convois militaires.
S'il a été aisé pour les soldats de l'armée impériale de prendre position dans les villes haut-illythes, c'est sur l'application du programme de désarmement que les dirigeants de l'opération buttent. Il est difficile de trouver des caches que le territoire autonome ne reconnait pas, et d'imposer des fouilles à une population majoritairement hostile la présence des forces impériales. À Aghgia, le conseil municipal de cette ville pluriethnique aurait été contraint de voter une mesure exceptionnelle de perquisitions dans les foyers illythes, afin de permettre aux militaires de procéder à des fouilles pour trouver les armes supposées aidant à une potentielle insurrection.
La progression, inexorable, de l'armée épibate a néanmoins essuyé des résistances imprévues, dans un territoire normalement soumis à son autorité théorique - mais jamais confronté, en un siècle, à une présence si massive de troupes. La Haute-Illythie, comme Territoire autonome de l'Empire, ne possède pas de forces armées - à l'exception de milices urbaines tolérées, faisant office de police, et de troupes de défenses des activités économiques excentrées dans les territoires dangereux. Mais les tirs, nombreux, subis par les forces impériales ces dix derniers jours, sont le fait de citoyens isolés : la plupart des effectifs réguliers des milices sont correctement tenus par les autorités urbaines, qui collaborent officiellement avec l'Armée.
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Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216064546493542.png[/img][/center]
Le Président de la Province lébirienne d'Illythie a livré des armes aux rebelles haut-illythes ! - 4|10|38
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/23/180723124951174829.png[/img]
Iuseffo Rescieppi, en poste depuis décembre 2036[/center]
Cartagina a d'abord balayé d'un revers de main ces accusations, puis devant la menace sourde d'un renvoi de son ambassadeur à Gighida, son Ministre de la diplomatie a fait savoir "qu'il était prêt à tout entendre", et annoncé une rencontre rapide avec le gouvernement impérial. Celui-là, trop affaibli à l'intérieur par son manque de tact face aux prétentions impérialistes de l'industrie lébirienne comme de l'Église paulinienne, ne veut pas perdre la face par manque de zèle sur cette affaire. L'Épibatie dans son entier attend donc après cette rencontre, pour voir si Cartagina est en mesure d'apporter des excuses, et de chasser du pouvoir l'homme qui a du sang de nos soldats sur les mains.
Le Président de la province d'Illythie est directement mis en cause par l'Armée, dont les enquêteurs ont découvert des caches d'armes lébiriennes, et des documents incriminant directement l'administration lébirienne d'Illythie. Une étude approfondie des équipements est en cours, et il est notamment réclamé à Cartagina qu'elle livre les documents de suivi de ces armes pour mieux comprendre comment elles ont pu atterrir en Haute-Illythie. Ce sont les comptes-rendus du Renseignement impérial qui mettent en cause la responsabilité du Président illythe dans l'arrivée de ces armes sur le sol épibate, mais Gighida comme Cartagina préfèrent attendre les conclusions de contre-enquête pour s'assurer que ces livraisons ne sont pas le fait exclusif de membres de l'administration illythe, qui auraient agi isolément ou dans une collaboration sans lien avec le gouvernement provincial... au risque que la Ligue de Lébira ne leur transmette de fausses preuves.
Le Président de la province d'Illythie, qui connaitra déjà des élections sénatoriales anticipées dans deux mois [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348767#p348767]suite aux troubles politiques nés de la tentative de coup d'État cet été[/url], sortira de fait fragilisé par cette affaire - qu'il soit en effet directement complice, ou simplement coupable de négligence par manque de surveillance de son administration. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349724#p349724]Alors que la Nazalie a élu un nouveau Président[/url] qui s'est fixé de transformer la projection diplomatique lébirienne, le renouvellement de la présidence du Conseil nazalien est à son tour compromis par cette actualité - qui pourrait déboucher sur l'organisation de nouvelles élections présidentielles en Illythie, deux ans après son intégration dans la Ligue.
Le Président de la Province lébirienne d'Illythie a livré des armes aux rebelles haut-illythes ! - 4|10|38
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Iuseffo Rescieppi, en poste depuis décembre 2036[/center]
Cartagina a d'abord balayé d'un revers de main ces accusations, puis devant la menace sourde d'un renvoi de son ambassadeur à Gighida, son Ministre de la diplomatie a fait savoir "qu'il était prêt à tout entendre", et annoncé une rencontre rapide avec le gouvernement impérial. Celui-là, trop affaibli à l'intérieur par son manque de tact face aux prétentions impérialistes de l'industrie lébirienne comme de l'Église paulinienne, ne veut pas perdre la face par manque de zèle sur cette affaire. L'Épibatie dans son entier attend donc après cette rencontre, pour voir si Cartagina est en mesure d'apporter des excuses, et de chasser du pouvoir l'homme qui a du sang de nos soldats sur les mains.
Le Président de la province d'Illythie est directement mis en cause par l'Armée, dont les enquêteurs ont découvert des caches d'armes lébiriennes, et des documents incriminant directement l'administration lébirienne d'Illythie. Une étude approfondie des équipements est en cours, et il est notamment réclamé à Cartagina qu'elle livre les documents de suivi de ces armes pour mieux comprendre comment elles ont pu atterrir en Haute-Illythie. Ce sont les comptes-rendus du Renseignement impérial qui mettent en cause la responsabilité du Président illythe dans l'arrivée de ces armes sur le sol épibate, mais Gighida comme Cartagina préfèrent attendre les conclusions de contre-enquête pour s'assurer que ces livraisons ne sont pas le fait exclusif de membres de l'administration illythe, qui auraient agi isolément ou dans une collaboration sans lien avec le gouvernement provincial... au risque que la Ligue de Lébira ne leur transmette de fausses preuves.
Le Président de la province d'Illythie, qui connaitra déjà des élections sénatoriales anticipées dans deux mois [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348767#p348767]suite aux troubles politiques nés de la tentative de coup d'État cet été[/url], sortira de fait fragilisé par cette affaire - qu'il soit en effet directement complice, ou simplement coupable de négligence par manque de surveillance de son administration. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349724#p349724]Alors que la Nazalie a élu un nouveau Président[/url] qui s'est fixé de transformer la projection diplomatique lébirienne, le renouvellement de la présidence du Conseil nazalien est à son tour compromis par cette actualité - qui pourrait déboucher sur l'organisation de nouvelles élections présidentielles en Illythie, deux ans après son intégration dans la Ligue.
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Arios
15/10/2038
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216081901259905.png[/img][/center]
Grands vertébrés épibates : 58% d'entre eux n'auraient jamais rencontré d'êtres humains
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/03/190403064541525286.png[/img]
Un lion d'Épibatie approché, symbole du pays[/center]
La difficulté de l'enquête a été, de l'avis du Professeur Gasciate qui l'a conduite, la prise en compte des interactions entre les quelques millions de sauvages de la forêt et la faune naturelle du pays. Le biologiste, convaincu sur le tard de l'apport de l'intelligence artificielle au domaine statistique, n'est pas totalement satisfait des résultats de l'enquête que son laboratoire a fini par publier pour des questions de calendrier de thèses. S'il remercie et félicite chaleureusement les élèves qui l'ont menée, il appelle de ses voeux que l'étude se précise dans une nouvelle mouture à paraitre l'année prochaine, ou plus tard, selon les disponibilités professionnelles de ses jeunes diplômés. "Il est important de comprendre l'impact de l'homme sur le milieu, et sur ses facteurs les plus lourds que sont les grands vertébrés" explique le P. Gasciate.
Les animaux de savane comme le zèbre, le lion, la girafe, l'éléphant de plaine, les buffles, panthères algarbiennes, et autres carnivores ou brouteurs, sont évidemment plus "connaisseurs", et "conscients" de l'existence de l'homme - la plupart des hardes de ruminants de certains couloirs traversés souvent par les convois humains ont adapté depuis longtemps leur comportement, et en général la présence d'une route ou d'un autre axe de communication (même pédestre) modifie profondément les habitudes des animaux, quand elle ne provoque pas directement leur mort ce qui influe sur les statistiques et renforce le poids des animaux "naïfs", comprendre ceux qui n'ont pas encore compris qu'il existe un grand singe savant disposant d'un pouvoir de transformation assez inédit de son espace naturel.
Du côté des forestiers et montagnards, comme les petits éléphants, le tigre algarbien, les grands primates, de très nombreux oiseaux, mais aussi les différents loups, et bien d'autres, la connaissance de l'homme moderne est plus confidentielle et on considère que dans des périmètres grands comme certains petits pays dytoliens, plus de 90% des grands animaux n'ont jamais croisé d'être humains, et ce malgré la colonisation agricole et pastorale menée par les Épibates, ou l'impact des sapiens chasseurs-cueilleurs plus ou moins évolués sur leur milieu.
La thèse de Messaie Ficchera est donc désormais enregistrée dans les registres universitaires de Gighida. Mais le jeune chercheur lui-même se joint à la conclusion, sévère mais passionnée, de son directeur le P. Gasciate. "J'ai peut-être sous-estimé les aires de déplacements des chasseurs... en n'effectuant pas assez de simulations, par manque de temps et d'intelligence. Et puis, on ne connait que très peu des groupes humains qui circulent sous la canopée. Je recommencerai, mais j'ai peur que la situation évolue très vite dans ces forêts." conclue-t'il modestement, et avec inquiétude pour l'avenir de la grande faune. En attendant les bulldozers, les jours se répètent pour la vie sauvage, et "naïve".
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216081901259905.png[/img][/center]
Grands vertébrés épibates : 58% d'entre eux n'auraient jamais rencontré d'êtres humains
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Un lion d'Épibatie approché, symbole du pays[/center]
La difficulté de l'enquête a été, de l'avis du Professeur Gasciate qui l'a conduite, la prise en compte des interactions entre les quelques millions de sauvages de la forêt et la faune naturelle du pays. Le biologiste, convaincu sur le tard de l'apport de l'intelligence artificielle au domaine statistique, n'est pas totalement satisfait des résultats de l'enquête que son laboratoire a fini par publier pour des questions de calendrier de thèses. S'il remercie et félicite chaleureusement les élèves qui l'ont menée, il appelle de ses voeux que l'étude se précise dans une nouvelle mouture à paraitre l'année prochaine, ou plus tard, selon les disponibilités professionnelles de ses jeunes diplômés. "Il est important de comprendre l'impact de l'homme sur le milieu, et sur ses facteurs les plus lourds que sont les grands vertébrés" explique le P. Gasciate.
Les animaux de savane comme le zèbre, le lion, la girafe, l'éléphant de plaine, les buffles, panthères algarbiennes, et autres carnivores ou brouteurs, sont évidemment plus "connaisseurs", et "conscients" de l'existence de l'homme - la plupart des hardes de ruminants de certains couloirs traversés souvent par les convois humains ont adapté depuis longtemps leur comportement, et en général la présence d'une route ou d'un autre axe de communication (même pédestre) modifie profondément les habitudes des animaux, quand elle ne provoque pas directement leur mort ce qui influe sur les statistiques et renforce le poids des animaux "naïfs", comprendre ceux qui n'ont pas encore compris qu'il existe un grand singe savant disposant d'un pouvoir de transformation assez inédit de son espace naturel.
Du côté des forestiers et montagnards, comme les petits éléphants, le tigre algarbien, les grands primates, de très nombreux oiseaux, mais aussi les différents loups, et bien d'autres, la connaissance de l'homme moderne est plus confidentielle et on considère que dans des périmètres grands comme certains petits pays dytoliens, plus de 90% des grands animaux n'ont jamais croisé d'être humains, et ce malgré la colonisation agricole et pastorale menée par les Épibates, ou l'impact des sapiens chasseurs-cueilleurs plus ou moins évolués sur leur milieu.
La thèse de Messaie Ficchera est donc désormais enregistrée dans les registres universitaires de Gighida. Mais le jeune chercheur lui-même se joint à la conclusion, sévère mais passionnée, de son directeur le P. Gasciate. "J'ai peut-être sous-estimé les aires de déplacements des chasseurs... en n'effectuant pas assez de simulations, par manque de temps et d'intelligence. Et puis, on ne connait que très peu des groupes humains qui circulent sous la canopée. Je recommencerai, mais j'ai peur que la situation évolue très vite dans ces forêts." conclue-t'il modestement, et avec inquiétude pour l'avenir de la grande faune. En attendant les bulldozers, les jours se répètent pour la vie sauvage, et "naïve".
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Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216084733122615.png[/img]
12/10/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Haute-Illythie : Gighida « salue la réponse ferme » de Cartagina concernant le Président illythe
Iuseffo Rescieppi est en sursis – en décembre prochain, dans à peine deux mois, il quittera un siège qui déjà ne lui accorde plus aucun pouvoir. Bien que cela ait fait avorté le Conseil de la Ligue dans son processus de nomination d’un nouveau Président du Conseil, Cartagina a préféré ménager ses relations avec son allié en Algarbe centrale. Dans un sens, la manœuvre probablement pas anticipée arrange bien le Président Luciano Vesperto, dont le maintien à son poste était sérieusement compromis par la réunion des Présidents de Province suite à l’élection du libéral Lino di Melaccis. Celui-là n’avait pas manqué de faire savoir par voie de presse qu’il projetait de faire élire un diplomate au poste de Président du Conseil, pour servir sa stratégie de dialogue avec les membres de l’union douanière dytolienne, dont les décisions tarifaires ont gravement compromis l’accès au marché dytolien de nombreuses industries lébiriennes.
Le gouvernement épibate a donc salué par communiqué la rapidité et la fermeté de la décision de Cartagina concernant le Président illythe, dont la culpabilité est a minima dans la négligence, au pire dans la compromission avec les groupes terroristes haut-illythes affrontant les troupes impériales dans le nord de l’Épibatie. La seconde opération de maintien de l’ordre et de récupération des armes aux mains des séditieux est toujours en cours, patine et s’enlise quelque peu par rapport à l’agenda premier qui prévoyait une dizaine de jours d’intervention avant une retraite méthodique qui n’est plus du tout aujourd’hui envisagée. Contre les projections de l’Armée, les affrontements avec des tireurs isolés et des groupes de milices organisant embuscades ou pièges à destination de soldats épibates, en premier lieu des troupes auxiliaires moins préparées, sont nombreux – et l’on compterait à ce stade plus de 8 soldats épibates qui auraient perdu la vie, ainsi qu’une trentaine de rebelles armés tués.
Au-delà des bruits de bottes, des photos de soldats et des sons de tirs, la crise naissante grave dans le nord du pays traduit la perte d’emprise de Gighida sur les territoires autonomes dont elle demeurait théoriquement la maîtresse, mais qu’elle avait de fait abandonné matériellement et militairement depuis des décennies, négligeant de fait sa légitimité à faire entendre sa force sur ces zones dont certaines aujourd’hui sont totalement rongées par l’indépendantisme, sinon le particularisme. Et ceci est évident, au regard que ces territoires autonomes le sont par leur essence, par les ethnies qu’ils abritent, et celles-ci ne se reconnaissent pas dans l’Empire chrétien épibate, noir et féodal par bien des aspects. Aujourd’hui la Haute-Illythie s’enfonce dans le chaos, avec ce que cela comporte de menaçant pour la paix en Algarbe centrale – mais demain c’est tout le littoral épibate, morcelé en zones d’influences de cités autonomes, qui au gré d’un événement quelconque pourrait basculer à son tour dans la violence (et avec l’intervention des forces spéciales caskares au secours de leur ancienne communauté coloniale contre la politique de colonisation agressive de la communauté amarantine, cela a dans un sens déjà commencé bien que la situation précise se soit calmée à ce stade).
12/10/2038 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Haute-Illythie : Gighida « salue la réponse ferme » de Cartagina concernant le Président illythe
Iuseffo Rescieppi est en sursis – en décembre prochain, dans à peine deux mois, il quittera un siège qui déjà ne lui accorde plus aucun pouvoir. Bien que cela ait fait avorté le Conseil de la Ligue dans son processus de nomination d’un nouveau Président du Conseil, Cartagina a préféré ménager ses relations avec son allié en Algarbe centrale. Dans un sens, la manœuvre probablement pas anticipée arrange bien le Président Luciano Vesperto, dont le maintien à son poste était sérieusement compromis par la réunion des Présidents de Province suite à l’élection du libéral Lino di Melaccis. Celui-là n’avait pas manqué de faire savoir par voie de presse qu’il projetait de faire élire un diplomate au poste de Président du Conseil, pour servir sa stratégie de dialogue avec les membres de l’union douanière dytolienne, dont les décisions tarifaires ont gravement compromis l’accès au marché dytolien de nombreuses industries lébiriennes.
Le gouvernement épibate a donc salué par communiqué la rapidité et la fermeté de la décision de Cartagina concernant le Président illythe, dont la culpabilité est a minima dans la négligence, au pire dans la compromission avec les groupes terroristes haut-illythes affrontant les troupes impériales dans le nord de l’Épibatie. La seconde opération de maintien de l’ordre et de récupération des armes aux mains des séditieux est toujours en cours, patine et s’enlise quelque peu par rapport à l’agenda premier qui prévoyait une dizaine de jours d’intervention avant une retraite méthodique qui n’est plus du tout aujourd’hui envisagée. Contre les projections de l’Armée, les affrontements avec des tireurs isolés et des groupes de milices organisant embuscades ou pièges à destination de soldats épibates, en premier lieu des troupes auxiliaires moins préparées, sont nombreux – et l’on compterait à ce stade plus de 8 soldats épibates qui auraient perdu la vie, ainsi qu’une trentaine de rebelles armés tués.
Au-delà des bruits de bottes, des photos de soldats et des sons de tirs, la crise naissante grave dans le nord du pays traduit la perte d’emprise de Gighida sur les territoires autonomes dont elle demeurait théoriquement la maîtresse, mais qu’elle avait de fait abandonné matériellement et militairement depuis des décennies, négligeant de fait sa légitimité à faire entendre sa force sur ces zones dont certaines aujourd’hui sont totalement rongées par l’indépendantisme, sinon le particularisme. Et ceci est évident, au regard que ces territoires autonomes le sont par leur essence, par les ethnies qu’ils abritent, et celles-ci ne se reconnaissent pas dans l’Empire chrétien épibate, noir et féodal par bien des aspects. Aujourd’hui la Haute-Illythie s’enfonce dans le chaos, avec ce que cela comporte de menaçant pour la paix en Algarbe centrale – mais demain c’est tout le littoral épibate, morcelé en zones d’influences de cités autonomes, qui au gré d’un événement quelconque pourrait basculer à son tour dans la violence (et avec l’intervention des forces spéciales caskares au secours de leur ancienne communauté coloniale contre la politique de colonisation agressive de la communauté amarantine, cela a dans un sens déjà commencé bien que la situation précise se soit calmée à ce stade).
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Arios
[right]12/10/2038[/right]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/16/190216072708427124.png[/img][/center]
Plus d’un quart des Épibates ne croit plus au caractère sacré de l’Empereur
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/04/190404103048553820.png[/img]
Une des statues du Roi lion à Gighida, symbole du pays et de la monarchie[/center]
Après des recherches universitaires co-suivies par notre journal, le Laboratoire de Sciences humaines religieuses de Gighida publie les résultats d'une enquête sur l'athéisme en progression dans l'Empire. Un des chiffres les plus marquants de l'enquête concerne le regard qu'ont les Épibates sur leur Empereur, et celui-là est édifiant : ils sont désormais plus d'un quart à rejeter l'idée d'un caractère sacré attaché à la personne de l'Empereur. Le Roi des Rois, selon son titre, est également considéré par l'étiquette, le protocole et la tradition comme s'inscrivant, par sa nature, dans la continuité des grands Messie : l'Empereur est Messie, en ce qu'il porte la parole de Dieu au travers de sa fonction.
Autre titre : il est également Fils de Salomon, mention qui s'applique au champ civique, c'est à dire dépositaire de l'autorité de Salomon, prophète et Roi d'Israël, son ancêtre mythique selon certains, véridique selon les croyants épibates et les fidèles de la monarchie. Salomon, fils de David, prophète lui aussi, et vainqueur du géant Goliath, sur lequel il établit sa légitimité contre toute attente, grâce à sa volonté et à la bénédiction de Dieu, issu de la Tribu de Juda. L'Empereur épibate aujourd'hui, Iaconno Salomone Malacchi III, est ainsi considéré par son peuple, si celui-là est fidèle, comme fils de prophètes, fils des premiers Rois de la communauté des croyants, élargie par le Christianisme à l'ensemble de l'humanité... à condition qu'elle soit de bonne volonté, et pour cela respecter les règles du rite et du dogme épibates en est la meilleure démonstration.
Mais aujourd'hui, force est de constater que les arguments traditionnels de la dynastie portent moins, et qu'un certain sentiment de légitimité civique "par défaut" a dangereusement pris la place du lien de respect religieux qui animait jadis les sujets à l'égard de l'Empereur, et Messie. Considérer l'Empereur comme un personnage utile structurellement, est le premier pas vers l'acceptation de sa non-existence. La lutte contre l'esprit de paternité, revient à lutter contre Dieu lui-même ; c'est refuser la figure de celui qui donne, comme l'Empereur qui consacre sa vie pour la protection des croyants. Mais les Épibates, comme les hommes, dans l'obsession de la construction personnelle et indépendante, refusant l'idée d'être redevable à autre chose que leur individualité, survivront-ils longtemps ?
Ce refus du caractère sacré de l'Empereur est plus présent dans les grandes villes : Gighida, Dinibbit', Amosciderenat, etc... mais également prégnant sur les marges territoriales de l'espace épibate, dans les espaces de colonisation forestière qui constituent, révèle l'enquête, des espaces de plus grande liberté religieuse (paradoxalement au soutien actif de l'Église à ces missions de défrichement jumelées à la construction d'une église et l'établissement d'une communauté) - qui sont le théâtre des perditions intellectuelles les plus grandes. Entre l'abrutissement des villes, et l'ahurissement d'un protestantisme à l'épibate dans les clairières encore stériles, est-ce la monarchie que l'on condamne déjà ?
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Plus d’un quart des Épibates ne croit plus au caractère sacré de l’Empereur
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Une des statues du Roi lion à Gighida, symbole du pays et de la monarchie[/center]
Après des recherches universitaires co-suivies par notre journal, le Laboratoire de Sciences humaines religieuses de Gighida publie les résultats d'une enquête sur l'athéisme en progression dans l'Empire. Un des chiffres les plus marquants de l'enquête concerne le regard qu'ont les Épibates sur leur Empereur, et celui-là est édifiant : ils sont désormais plus d'un quart à rejeter l'idée d'un caractère sacré attaché à la personne de l'Empereur. Le Roi des Rois, selon son titre, est également considéré par l'étiquette, le protocole et la tradition comme s'inscrivant, par sa nature, dans la continuité des grands Messie : l'Empereur est Messie, en ce qu'il porte la parole de Dieu au travers de sa fonction.
Autre titre : il est également Fils de Salomon, mention qui s'applique au champ civique, c'est à dire dépositaire de l'autorité de Salomon, prophète et Roi d'Israël, son ancêtre mythique selon certains, véridique selon les croyants épibates et les fidèles de la monarchie. Salomon, fils de David, prophète lui aussi, et vainqueur du géant Goliath, sur lequel il établit sa légitimité contre toute attente, grâce à sa volonté et à la bénédiction de Dieu, issu de la Tribu de Juda. L'Empereur épibate aujourd'hui, Iaconno Salomone Malacchi III, est ainsi considéré par son peuple, si celui-là est fidèle, comme fils de prophètes, fils des premiers Rois de la communauté des croyants, élargie par le Christianisme à l'ensemble de l'humanité... à condition qu'elle soit de bonne volonté, et pour cela respecter les règles du rite et du dogme épibates en est la meilleure démonstration.
Mais aujourd'hui, force est de constater que les arguments traditionnels de la dynastie portent moins, et qu'un certain sentiment de légitimité civique "par défaut" a dangereusement pris la place du lien de respect religieux qui animait jadis les sujets à l'égard de l'Empereur, et Messie. Considérer l'Empereur comme un personnage utile structurellement, est le premier pas vers l'acceptation de sa non-existence. La lutte contre l'esprit de paternité, revient à lutter contre Dieu lui-même ; c'est refuser la figure de celui qui donne, comme l'Empereur qui consacre sa vie pour la protection des croyants. Mais les Épibates, comme les hommes, dans l'obsession de la construction personnelle et indépendante, refusant l'idée d'être redevable à autre chose que leur individualité, survivront-ils longtemps ?
Ce refus du caractère sacré de l'Empereur est plus présent dans les grandes villes : Gighida, Dinibbit', Amosciderenat, etc... mais également prégnant sur les marges territoriales de l'espace épibate, dans les espaces de colonisation forestière qui constituent, révèle l'enquête, des espaces de plus grande liberté religieuse (paradoxalement au soutien actif de l'Église à ces missions de défrichement jumelées à la construction d'une église et l'établissement d'une communauté) - qui sont le théâtre des perditions intellectuelles les plus grandes. Entre l'abrutissement des villes, et l'ahurissement d'un protestantisme à l'épibate dans les clairières encore stériles, est-ce la monarchie que l'on condamne déjà ?