Médias - Presa din Nistrova
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Alexei
[justify][center]Journaux officiels en République de Nistrovie
[img]https://s10.stc.all.kpcdn.net/best/kuban/kuban_pobeda_70/images/e1d415f8-4143-41cc-be3f-07cc9b3e28a3__logo_kp_.png[/img]
Logotype de "Komsomolskaya Pravda", l'hebdomadaire russophone du Parti des Travailleurs nistroves[/center]
Timpul ("le Temps") : journal généraliste et le plus ancien du pays, il traite de tous les sujets avec un regard relativement objectif et bénéficie d'une diffusion très large. Bien que de plus en plus concurrencé par son jumeau valdaque Adevărul, en matière d'actualités internationales notamment, il demeure le quotidien le plus lu du pays du fait de sa publication en roumain et en russe.
Trei culori | Dobrogeva ("Trois couleurs | Dobrogévie") : créé dans les années 1990, à l'instar du Trei culori valdaque dont il est très proche, Trei culori | Dobrogeva se veut être le journal des valdacophones de Nistrovie (majoritaires à 65%) et défend une ligne éditoriale pro-unioniste, anti-communiste et anti-bykove. Ainsi, il n'est publié qu'en roumain, et son nom ("Dobrogeva") renvoie directement à l'appellation historique de "Dobrogévie", de l'époque où l'actuelle Nistrovie et la région valdaque éponyme ne formaient qu'un seul et même voïvodat/principauté. Le quotidien est très influent à l'Ouest ainsi que dans les milieux économiques.
Basarabească : Entre les pro-bykoves et les pro-valdaques existent les "nistrovistes" revendiquant l'indépendance de leur pays et une position intermédiaire entre les deux anciens "dominateurs" du pays. Ainsi, le journal Basarabească, publié en "nistrovien" (langue non-officielle compréhensible par les valdacophones car tirée du dialecte dobrogève parlé au Nord-Est de la Valdaquie et écrit avec l'alphabet cyrillique) se veut être leur porte-paroles et défendre le "ni Valdaquie, ni Bykova".
Komsomolskaya Pravda ("la Vérité du Komsomol") : deuxième journal le plus tiré du pays, il est publié en russe et est très lu parmi les milieux slaves ouvriers de l'Est du pays. Hebdomadaire officiel du Parti des Travailleurs nistroves, il suit une ligne éditoriale antifasciste, anti-capitaliste et marxiste-léniniste. Opposé à tout rattachement avec la Valdaquie capitaliste, il n'en est aussi pas moins hostile à un rattachement au Bykova tout en restant proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque qui le soutiendrait.[/justify]
[img]https://s10.stc.all.kpcdn.net/best/kuban/kuban_pobeda_70/images/e1d415f8-4143-41cc-be3f-07cc9b3e28a3__logo_kp_.png[/img]
Logotype de "Komsomolskaya Pravda", l'hebdomadaire russophone du Parti des Travailleurs nistroves[/center]
Timpul ("le Temps") : journal généraliste et le plus ancien du pays, il traite de tous les sujets avec un regard relativement objectif et bénéficie d'une diffusion très large. Bien que de plus en plus concurrencé par son jumeau valdaque Adevărul, en matière d'actualités internationales notamment, il demeure le quotidien le plus lu du pays du fait de sa publication en roumain et en russe.
Trei culori | Dobrogeva ("Trois couleurs | Dobrogévie") : créé dans les années 1990, à l'instar du Trei culori valdaque dont il est très proche, Trei culori | Dobrogeva se veut être le journal des valdacophones de Nistrovie (majoritaires à 65%) et défend une ligne éditoriale pro-unioniste, anti-communiste et anti-bykove. Ainsi, il n'est publié qu'en roumain, et son nom ("Dobrogeva") renvoie directement à l'appellation historique de "Dobrogévie", de l'époque où l'actuelle Nistrovie et la région valdaque éponyme ne formaient qu'un seul et même voïvodat/principauté. Le quotidien est très influent à l'Ouest ainsi que dans les milieux économiques.
Basarabească : Entre les pro-bykoves et les pro-valdaques existent les "nistrovistes" revendiquant l'indépendance de leur pays et une position intermédiaire entre les deux anciens "dominateurs" du pays. Ainsi, le journal Basarabească, publié en "nistrovien" (langue non-officielle compréhensible par les valdacophones car tirée du dialecte dobrogève parlé au Nord-Est de la Valdaquie et écrit avec l'alphabet cyrillique) se veut être leur porte-paroles et défendre le "ni Valdaquie, ni Bykova".
Komsomolskaya Pravda ("la Vérité du Komsomol") : deuxième journal le plus tiré du pays, il est publié en russe et est très lu parmi les milieux slaves ouvriers de l'Est du pays. Hebdomadaire officiel du Parti des Travailleurs nistroves, il suit une ligne éditoriale antifasciste, anti-capitaliste et marxiste-léniniste. Opposé à tout rattachement avec la Valdaquie capitaliste, il n'en est aussi pas moins hostile à un rattachement au Bykova tout en restant proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque qui le soutiendrait.[/justify]
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Alexei
[justify]Timpul
14 juillet 2038
[center]Alpva s'invite dans les principales mines de zinc du pays
[img]http://www.azmc.co/en/wp-content/uploads/2016/02/lead-and-zinc-mining-zarinmadan-iran.png[/img]
Vue aérienne de la mine d'Orca près de Ciadîr Mare[/center]
Si il y a bien pour une chose pour laquelle le nom "Nistrovie" est connue dans le monde, ce n'est pas pour notre nourriture, notre architecture ou notre cuisine, ni même notre économie ou notre armée, mais bien pour notre zinc.
Ressource stratégique à l'échelle mondiale s'il en est, la Nistrovie en est le deuxième plus grand producteur ex-aequo avec le Txile, sa possession et son usage sont capitaux pour qui veut développer une industrie digne de ce nom. En effet, le zinc qui appartient aux métaux "pauvres" est essentiel à l'enrichissement du fer et à la création d'alliages, avec du cuivre et de l'aluminium notamment, et sert donc à la fabrication d'une immensité de biens : des automobiles aux casseroles. Si aujourd'hui la Nistrovie, qui fait partie du cercle très fermé des grands producteurs de zinc (avec le Bykova, le Westrait, ou encore le Teikoku), ne tire pas un bénéfice énorme de cette ressource qu'elle vend plus qu'elle n'utilise, tout indique que cette situation est vouée à changer au vue du développement des industries (lourdes comme légères) aux quatre coins du monde, et il ne faut pas être un grand économiste ou mathématicien, et encore moins un médium, pour prédire que le cours du zinc est voué à augmenter dans les années à venir, transformant ce métal "pauvre" en "métal riche".
C'est l'argument qui a été invoqué par certaines figures d'Alianța "Nistrova Noastră" (ANN, parti "nistroviste" - opposé à toute union avec la Valdaquie) lorsque Nistrova Izvor (plus grande compagnie minière du pays) a officialisé un partenariat avec le géant valdaque Alpva, se traduisant par une pénétration (privée) valdaque dans l'entreprise nationale à hauteur de 19% de son capital et l'achat de certains sites comme celui d'Orca, le plus grand du pays, ainsi qu'un partenariat "technologique", en vue de "moderniser les outils nistroves et à la professionnalisation des mineurs". En retour, Nistrova Izvor aurait touché une enveloppe de plusieurs milliards de dollars ainsi que la bénédiction du gouvernement valdaque, saluant le nouveau partenariat et faisant entrevoir un rapprochement qui serait historique entre les deux pays qui ne formaient plus ou moins qu'un quatre siècles auparavant. Du côté de notre gouvernement, la "manoeuvre" d'Alpva a été accueillie de manière mitigée : si le président Pavel Timofti s'est montré enthousiaste quant à la restauration de relations diplomatiques solides avec le "frère valdaque", le ministre de l'Economie, Vladimir Rostaniuc s'est étonné de "ne pas avoir été consulté", ni par Albarea, ni par Alpva.
Mais c'est au Parlamentul que le ton est monté, entre le Parti démocrate (PD) et l'Alliance "Notre Nistrovie" (ANN), le premier (coalisé avec le Parti socialiste) appelant l'exécutif à continuer le rapprochement avec le frère valdaque, tandis que le second clame l'inverse, dénonçant l'impérialisme de celui-ci sous le prétexte d'une base culturelle commune. De même, les députés de l'ANN ont dénoncé la complicité du PD et de Nistrova Izvor qui ont "offert sur un plateau doré la souveraineté économique nistrove" au puissant voisin. Toujours est-il que le rachat de certaines mines par Alpva -disposant d'un capital au moins trois fois plus important que Nistrova Izvor- promet la création de nouveaux emplois, mais surtout une meilleure exportation du zinc nistrove à l'échelle mondiale via les voies de communications valdaques comme la future Route de la soie, et le marché commun de la Communauté des Nations dytoliennes.[/justify]
14 juillet 2038
[center]Alpva s'invite dans les principales mines de zinc du pays
[img]http://www.azmc.co/en/wp-content/uploads/2016/02/lead-and-zinc-mining-zarinmadan-iran.png[/img]
Vue aérienne de la mine d'Orca près de Ciadîr Mare[/center]
Si il y a bien pour une chose pour laquelle le nom "Nistrovie" est connue dans le monde, ce n'est pas pour notre nourriture, notre architecture ou notre cuisine, ni même notre économie ou notre armée, mais bien pour notre zinc.
Ressource stratégique à l'échelle mondiale s'il en est, la Nistrovie en est le deuxième plus grand producteur ex-aequo avec le Txile, sa possession et son usage sont capitaux pour qui veut développer une industrie digne de ce nom. En effet, le zinc qui appartient aux métaux "pauvres" est essentiel à l'enrichissement du fer et à la création d'alliages, avec du cuivre et de l'aluminium notamment, et sert donc à la fabrication d'une immensité de biens : des automobiles aux casseroles. Si aujourd'hui la Nistrovie, qui fait partie du cercle très fermé des grands producteurs de zinc (avec le Bykova, le Westrait, ou encore le Teikoku), ne tire pas un bénéfice énorme de cette ressource qu'elle vend plus qu'elle n'utilise, tout indique que cette situation est vouée à changer au vue du développement des industries (lourdes comme légères) aux quatre coins du monde, et il ne faut pas être un grand économiste ou mathématicien, et encore moins un médium, pour prédire que le cours du zinc est voué à augmenter dans les années à venir, transformant ce métal "pauvre" en "métal riche".
C'est l'argument qui a été invoqué par certaines figures d'Alianța "Nistrova Noastră" (ANN, parti "nistroviste" - opposé à toute union avec la Valdaquie) lorsque Nistrova Izvor (plus grande compagnie minière du pays) a officialisé un partenariat avec le géant valdaque Alpva, se traduisant par une pénétration (privée) valdaque dans l'entreprise nationale à hauteur de 19% de son capital et l'achat de certains sites comme celui d'Orca, le plus grand du pays, ainsi qu'un partenariat "technologique", en vue de "moderniser les outils nistroves et à la professionnalisation des mineurs". En retour, Nistrova Izvor aurait touché une enveloppe de plusieurs milliards de dollars ainsi que la bénédiction du gouvernement valdaque, saluant le nouveau partenariat et faisant entrevoir un rapprochement qui serait historique entre les deux pays qui ne formaient plus ou moins qu'un quatre siècles auparavant. Du côté de notre gouvernement, la "manoeuvre" d'Alpva a été accueillie de manière mitigée : si le président Pavel Timofti s'est montré enthousiaste quant à la restauration de relations diplomatiques solides avec le "frère valdaque", le ministre de l'Economie, Vladimir Rostaniuc s'est étonné de "ne pas avoir été consulté", ni par Albarea, ni par Alpva.
Mais c'est au Parlamentul que le ton est monté, entre le Parti démocrate (PD) et l'Alliance "Notre Nistrovie" (ANN), le premier (coalisé avec le Parti socialiste) appelant l'exécutif à continuer le rapprochement avec le frère valdaque, tandis que le second clame l'inverse, dénonçant l'impérialisme de celui-ci sous le prétexte d'une base culturelle commune. De même, les députés de l'ANN ont dénoncé la complicité du PD et de Nistrova Izvor qui ont "offert sur un plateau doré la souveraineté économique nistrove" au puissant voisin. Toujours est-il que le rachat de certaines mines par Alpva -disposant d'un capital au moins trois fois plus important que Nistrova Izvor- promet la création de nouveaux emplois, mais surtout une meilleure exportation du zinc nistrove à l'échelle mondiale via les voies de communications valdaques comme la future Route de la soie, et le marché commun de la Communauté des Nations dytoliennes.[/justify]
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Alexei
[justify]Timpul
26 août 2038
[center]Nouvelle Route de la Soie : quel impact pour la Nistrovie ?
[img]http://beta.deschide.md/images/cache/610x292/crop/images%7Ccms-image-000042345.jpg[/img]
La question divise le Parlamentul[/center]
Quatre continents, une dizaine de pays, trois routes, des milliers de tonnes de marchandises, tels sont les objectifs du titanesque projet appelé "Nouvelle Route de la Soie". Devant inclure, à l'origine, les seuls Valdaquie et Liang, le projet s'est rapidement étoffé de nouveaux partenaires : le Shakhanat du Karmalistan, devant à l'origine lui aussi avoir une Route de la soie bis avec la seule Valdaquie via la "Voie Valkar", l'Empire estolien, puissance orthodoxe de Marquésie, et, depuis peu, le Royaume de Kars, le plus grand pays arabe au monde riche en ressources et rapproché de notre voisin valdaque par la force des choses (la question hiérosolyméenne notamment). Si les négociations sont encore en cours (notamment sur le tracé exact), un an après que le projet ait été annoncé publiquement, il apparaît sûr, pour certaines sources, que celles-ci sont en bonne voie et que la construction des premières voies ferroviaires et routières pourraient débuter au début de l'année 2039. De plus, si il est certain que la Valdaquie aura la part belle à la fin de cet ambitieux chantier, du fait de sa position de "porte" de la Dytolie, et que la ville de Târgu Iulia (le "terminus") connaîtra un essor sans précédent, qu'en sera-t-il de notre République ?
De plus en plus de voix s'élèvent pour plaider l'association au projet de la Nouvelle Route de la Soie, à l'image d'Avram Șor, homme d'affaires, maire de la ville de Camenca et fondateur du Parti Șor (droite pro-valdaque). Au cours d'une conférence de presse, celui-ci a en effet affirmé que "la réouverture au monde de la Valdaquie et son indéniable dynamisme économique ne peuvent qu'être bénéfiques pour notre pays", avant de poursuivre "nous associer à cet ambitieux projet serait une formidable opportunité, qu'il ne nous reste plus qu'à saisir". Le député-maire, souhaitant retranscrire ses paroles en actes, a ensuite annoncé qu'il déposerait une proposition de loi au Parlement à cet effet. Le Parti démocrate, lui aussi valdacophile, a annoncé qu'il soutiendrait le texte. Néanmoins, les blocages devraient venir de la coalition gouvernementale composée du Parti des socialistes (actuellement au pouvoir) et de l'Alianța "Nistrova Noastră". Cette dernière a réagi de manière virulente à l'annonce d'Avram Șor, l'accusant même d'être le "haut-parleur d'Albarea en Nistrovie", tout en appelant les députés "attachés à l'identité nationale nistrove et à l'indépendance de leur pays" à faire bloc contre le texte.
Cependant, il n'est pas sûr que cet appel soit entendu, en particulier par le Parti des socialistes qui, habituellement pro-bykove "nistroviste", semble de manière surprenante très divisé sur la question, y compris au sommet de l'Etat. Ainsi, le premier-ministre Igor Ghimpu a annoncé qu'il était "défavorable à une telle proposition", tandis que le président de la République, Pavel Timofti, a déclaré "ne pas y voir d'inconvénients". Quant aux experts, la majorité des économistes et politologues sont unanimes et donnent raison à Avram Șor, assurant que l'exportation de produits nistroves (comme le vin) vers des marchés aussi denses et dynamiques que ceux de Ventélie et de Janubie aurait des répercussions "plus que positives", en plus d'attirer de nouveaux investisseurs et de satisfaire les consommateurs, avec l'arrivée dans les rayons de nouveaux produits. L'issue du vote de la proposition de loi, qui vient d'être présentée en première lecture devant le parlement, demeure ainsi incertaine, et c'est paradoxalement les voix du Parti des Travailleurs (communiste) qui devront clore les débats.[/justify]
26 août 2038
[center]Nouvelle Route de la Soie : quel impact pour la Nistrovie ?
[img]http://beta.deschide.md/images/cache/610x292/crop/images%7Ccms-image-000042345.jpg[/img]
La question divise le Parlamentul[/center]
Quatre continents, une dizaine de pays, trois routes, des milliers de tonnes de marchandises, tels sont les objectifs du titanesque projet appelé "Nouvelle Route de la Soie". Devant inclure, à l'origine, les seuls Valdaquie et Liang, le projet s'est rapidement étoffé de nouveaux partenaires : le Shakhanat du Karmalistan, devant à l'origine lui aussi avoir une Route de la soie bis avec la seule Valdaquie via la "Voie Valkar", l'Empire estolien, puissance orthodoxe de Marquésie, et, depuis peu, le Royaume de Kars, le plus grand pays arabe au monde riche en ressources et rapproché de notre voisin valdaque par la force des choses (la question hiérosolyméenne notamment). Si les négociations sont encore en cours (notamment sur le tracé exact), un an après que le projet ait été annoncé publiquement, il apparaît sûr, pour certaines sources, que celles-ci sont en bonne voie et que la construction des premières voies ferroviaires et routières pourraient débuter au début de l'année 2039. De plus, si il est certain que la Valdaquie aura la part belle à la fin de cet ambitieux chantier, du fait de sa position de "porte" de la Dytolie, et que la ville de Târgu Iulia (le "terminus") connaîtra un essor sans précédent, qu'en sera-t-il de notre République ?
De plus en plus de voix s'élèvent pour plaider l'association au projet de la Nouvelle Route de la Soie, à l'image d'Avram Șor, homme d'affaires, maire de la ville de Camenca et fondateur du Parti Șor (droite pro-valdaque). Au cours d'une conférence de presse, celui-ci a en effet affirmé que "la réouverture au monde de la Valdaquie et son indéniable dynamisme économique ne peuvent qu'être bénéfiques pour notre pays", avant de poursuivre "nous associer à cet ambitieux projet serait une formidable opportunité, qu'il ne nous reste plus qu'à saisir". Le député-maire, souhaitant retranscrire ses paroles en actes, a ensuite annoncé qu'il déposerait une proposition de loi au Parlement à cet effet. Le Parti démocrate, lui aussi valdacophile, a annoncé qu'il soutiendrait le texte. Néanmoins, les blocages devraient venir de la coalition gouvernementale composée du Parti des socialistes (actuellement au pouvoir) et de l'Alianța "Nistrova Noastră". Cette dernière a réagi de manière virulente à l'annonce d'Avram Șor, l'accusant même d'être le "haut-parleur d'Albarea en Nistrovie", tout en appelant les députés "attachés à l'identité nationale nistrove et à l'indépendance de leur pays" à faire bloc contre le texte.
Cependant, il n'est pas sûr que cet appel soit entendu, en particulier par le Parti des socialistes qui, habituellement pro-bykove "nistroviste", semble de manière surprenante très divisé sur la question, y compris au sommet de l'Etat. Ainsi, le premier-ministre Igor Ghimpu a annoncé qu'il était "défavorable à une telle proposition", tandis que le président de la République, Pavel Timofti, a déclaré "ne pas y voir d'inconvénients". Quant aux experts, la majorité des économistes et politologues sont unanimes et donnent raison à Avram Șor, assurant que l'exportation de produits nistroves (comme le vin) vers des marchés aussi denses et dynamiques que ceux de Ventélie et de Janubie aurait des répercussions "plus que positives", en plus d'attirer de nouveaux investisseurs et de satisfaire les consommateurs, avec l'arrivée dans les rayons de nouveaux produits. L'issue du vote de la proposition de loi, qui vient d'être présentée en première lecture devant le parlement, demeure ainsi incertaine, et c'est paradoxalement les voix du Parti des Travailleurs (communiste) qui devront clore les débats.[/justify]
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Alexei
[justify]Trei culori
23 janvier 2039
[center]Pourquoi la croissance peine à décoller ?
[img]https://www.elenarobu.md/wp-content/uploads/2018/06/protest-chisinau-24-iunie-crop.jpg[/img]
A Tighinău, des milliers de manifestants sont venus exiger la démission du premier-ministre Igor Ghimpu[/center]
2,24%, voilà le (modeste) chiffre de la croissance nistrove en 2038.
Ayant bénéficié d'un développement correct et constant lors de l'indépendance vis-à-vis du Bykova, la Nistrovie fait aujourd'hui bien pâle figure. En cause : de multiples facteurs. A commencer par la faible attractivité du pays pour les investisseurs (autres que valdaques) qui préfèrent désormais se tourner vers notre puissant voisin, plus dynamique et compétitif. En outre, il faut souligner une importante corruption, qui empêche une véritable redistribution. Ainsi, si le PIB/habitant de la Nistrovie est environ de 2 900 dollars (soit supérieur de 1 000 dollars à celui de la Valdaquie), il n'en demeure pas moins qu'au moins 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et dispose de moins de 10 dollars par jour pour vivre. Et tel est l'échec du premier-ministre, issu du Parti des socialistes, qui promettait que l'année 2038 se clôturerait sur "une augmentation significative du PIB, permettant d'améliorer la situation des Nistroves les plus pauvres".
Peu après l'annonce des résultats économiques, ces mêmes Nistroves n'ont pas manqué de rappeler à Igor Ghimpu qu'il n'avait pas tenu promesse, sous la forme d'une manifestation à Tighinău, ayant rassemblé un peu plus de 10 000 personnes selon les organisateurs, pour exiger la démission du premier-ministre. Celui-ci est, depuis quelques semaines, la cible des critiques de la quasi-totalité des factions politiques du pays, y compris ses propres alliés d'Alianța "Nistrova Noastră". Ainsi, ces derniers ont accusé le premier-ministre, pourtant opposé à un rapprochement étroit avec la Valdaquie, d'avoir "donné" les mines de zinc du pays à cette dernière, faisant perdre à la Nistrovie sa "seule ressource-clef". La participation de l'Etat nistrove, à hauteur de 40%, à la construction du "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=349187#p349187]Transvaldaque[/url]", dans le cadre du projet des Nouvelles Routes de la Soie auquel est associé la Nistrovie, lui est également reprochée, d'autant que la Nistrovie n'a même pas été invitée au sommet de Jizan, qui s'est tenu à Kars il y a quelques jours.
Le premier-ministre, plus que jamais menacé, a fini par se défendre hier, arguant que les mauvais résultats économiques étaient dus à la "corruption endémique au sein de certains partis politiques et administrations", tout en défendant sa politique d'association avec les Nouvelles Routes de la Soie qui, selon lui, "portera ses fruits à moyen terme". Alors que la législature actuelle touche à sa fin, et que les prochaines élections (législatives et présidentielles) auront lieu au printemps, Igor Ghimpu, qui voulait conclure son mandat sur un sans faute, semble s'être littéralement "vautré", et il est certain que le Parti des socialistes (qui est aussi celui du président Pavel Timofti) en fera les frais en mai. D'autant qu'à Tighinău, le drapeau valdaque a souvent fait son apparition, aux côtés de celui de la Nistrovie.
23 janvier 2039
[center]Pourquoi la croissance peine à décoller ?
[img]https://www.elenarobu.md/wp-content/uploads/2018/06/protest-chisinau-24-iunie-crop.jpg[/img]
A Tighinău, des milliers de manifestants sont venus exiger la démission du premier-ministre Igor Ghimpu[/center]
2,24%, voilà le (modeste) chiffre de la croissance nistrove en 2038.
Ayant bénéficié d'un développement correct et constant lors de l'indépendance vis-à-vis du Bykova, la Nistrovie fait aujourd'hui bien pâle figure. En cause : de multiples facteurs. A commencer par la faible attractivité du pays pour les investisseurs (autres que valdaques) qui préfèrent désormais se tourner vers notre puissant voisin, plus dynamique et compétitif. En outre, il faut souligner une importante corruption, qui empêche une véritable redistribution. Ainsi, si le PIB/habitant de la Nistrovie est environ de 2 900 dollars (soit supérieur de 1 000 dollars à celui de la Valdaquie), il n'en demeure pas moins qu'au moins 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et dispose de moins de 10 dollars par jour pour vivre. Et tel est l'échec du premier-ministre, issu du Parti des socialistes, qui promettait que l'année 2038 se clôturerait sur "une augmentation significative du PIB, permettant d'améliorer la situation des Nistroves les plus pauvres".
Peu après l'annonce des résultats économiques, ces mêmes Nistroves n'ont pas manqué de rappeler à Igor Ghimpu qu'il n'avait pas tenu promesse, sous la forme d'une manifestation à Tighinău, ayant rassemblé un peu plus de 10 000 personnes selon les organisateurs, pour exiger la démission du premier-ministre. Celui-ci est, depuis quelques semaines, la cible des critiques de la quasi-totalité des factions politiques du pays, y compris ses propres alliés d'Alianța "Nistrova Noastră". Ainsi, ces derniers ont accusé le premier-ministre, pourtant opposé à un rapprochement étroit avec la Valdaquie, d'avoir "donné" les mines de zinc du pays à cette dernière, faisant perdre à la Nistrovie sa "seule ressource-clef". La participation de l'Etat nistrove, à hauteur de 40%, à la construction du "[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=349187#p349187]Transvaldaque[/url]", dans le cadre du projet des Nouvelles Routes de la Soie auquel est associé la Nistrovie, lui est également reprochée, d'autant que la Nistrovie n'a même pas été invitée au sommet de Jizan, qui s'est tenu à Kars il y a quelques jours.
Le premier-ministre, plus que jamais menacé, a fini par se défendre hier, arguant que les mauvais résultats économiques étaient dus à la "corruption endémique au sein de certains partis politiques et administrations", tout en défendant sa politique d'association avec les Nouvelles Routes de la Soie qui, selon lui, "portera ses fruits à moyen terme". Alors que la législature actuelle touche à sa fin, et que les prochaines élections (législatives et présidentielles) auront lieu au printemps, Igor Ghimpu, qui voulait conclure son mandat sur un sans faute, semble s'être littéralement "vautré", et il est certain que le Parti des socialistes (qui est aussi celui du président Pavel Timofti) en fera les frais en mai. D'autant qu'à Tighinău, le drapeau valdaque a souvent fait son apparition, aux côtés de celui de la Nistrovie.
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Alexei
[justify]Timpul
04 février 2039
[center]Vers une "vague pro-valdaque" aux élections législatives ?
[img]http://www.totpi.com/wp-content/uploads/2015/05/020212614-800x321.jpg[/img]
Le parti de l'entrepreneur Avram Șor pourrait passer de 6 à 25 sièges[/center]
Avec l'effondrement de la popularité du premier-ministre, consécutif à la publication des (mauvais) résultats économiques pour 2038, il est indéniable que la plus grande sanction sera dans les urnes pour le Parti des socialistes. Si son opposition à tout rapprochement officiel avec la Valdaquie était pertinente et compréhensible à une époque où la monarchie valdaque violait la quasi-totalité des libertés fondamentales, cette position semble aujourd'hui de plus en plus dure à tenir avec l'ouverture au monde de notre voisin, et le développement sans précédent que celui-ci connaît. Ainsi, plus que la personne du premier-ministre, c'est le programme même de la coalition gouvernementale qui se retrouve dangereusement remis en question. Issu, lui aussi, du PS, le président de la République est resté très discret et a déclaré "ne pas avoir le temps pour la politique politicienne". Et pour cause, les élections de législatives pourraient laisser un goût amer au président Timofti qui, à peine arrivé à la moitié de son quinquennat, pourrait se voir contraint de nommer, bien ironiquement, un premier-ministre pro-valdaque après les échéances de mai.
Mais quels en seraient exactement les gagnants ? Si il ne fait presque aucun doute que la coalition gouvernementale subira une cuisante défaite, il est difficile de prévoir qui viendra éventuellement remplacer Igor Ghimpu à la tête du gouvernement. Si le nom de Pavel Cârja, maire de Ciadîr Mare et figure du Parti démocrate, revient souvent, c'est sans compter celui d'Avram Șor. L'homme d'affaires de 32 ans, né à Kedcie (Yiddishstaat), anticommuniste et leader du Parti Șor, décrit comme "nationaliste" et "populiste" par ses détracteurs, revient effectivement souvent dans les pronostics, son mouvement étant crédité aujourd'hui de 13% d'intentions de vote (contre à peine 6% aux dernières élections). Interrogé sur cette possibilité, qui impliquerait de trouver de nombreux terrains d'entente avec le Parti démocrate, Avram Șor a simplement déclaré en souriant que "cette promotion ne le dérangerait pas".
C'est donc l'entièreté du paysage politique national qui pourrait se retrouvé bouleverser, entraînant des modifications profondes pour les principaux partis : le Parti des socialistes le premier qui, pour tenter de sauver les meubles, pourrait renoncer à son caractère "pro-bykov", mais il prendrait le risque de sombrer au profit du Parti communiste, qui deviendrait alors majoritaire en Pridnistrovie. De surcroît, la fracture politico-socialo-culturelle entre l'Ouest, majoritairement valdacophone et l'Est, Pridnistrovie bykovophone, pourrait être exacerbée par le scrutin de mai. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la mission que la mission d'Avram Șor serait simple s'il accédait à la fonction de chef du gouvernement, bien au contraire. Le représentant de la future majorité aura donc fort à faire après les échéances de mai, et devra concilier tant les intérêts des valdacophones que des bykovophones. Sans quoi, la démocratie nistrove pourrait en sortir profondément affaiblie.
04 février 2039
[center]Vers une "vague pro-valdaque" aux élections législatives ?
[img]http://www.totpi.com/wp-content/uploads/2015/05/020212614-800x321.jpg[/img]
Le parti de l'entrepreneur Avram Șor pourrait passer de 6 à 25 sièges[/center]
Avec l'effondrement de la popularité du premier-ministre, consécutif à la publication des (mauvais) résultats économiques pour 2038, il est indéniable que la plus grande sanction sera dans les urnes pour le Parti des socialistes. Si son opposition à tout rapprochement officiel avec la Valdaquie était pertinente et compréhensible à une époque où la monarchie valdaque violait la quasi-totalité des libertés fondamentales, cette position semble aujourd'hui de plus en plus dure à tenir avec l'ouverture au monde de notre voisin, et le développement sans précédent que celui-ci connaît. Ainsi, plus que la personne du premier-ministre, c'est le programme même de la coalition gouvernementale qui se retrouve dangereusement remis en question. Issu, lui aussi, du PS, le président de la République est resté très discret et a déclaré "ne pas avoir le temps pour la politique politicienne". Et pour cause, les élections de législatives pourraient laisser un goût amer au président Timofti qui, à peine arrivé à la moitié de son quinquennat, pourrait se voir contraint de nommer, bien ironiquement, un premier-ministre pro-valdaque après les échéances de mai.
Mais quels en seraient exactement les gagnants ? Si il ne fait presque aucun doute que la coalition gouvernementale subira une cuisante défaite, il est difficile de prévoir qui viendra éventuellement remplacer Igor Ghimpu à la tête du gouvernement. Si le nom de Pavel Cârja, maire de Ciadîr Mare et figure du Parti démocrate, revient souvent, c'est sans compter celui d'Avram Șor. L'homme d'affaires de 32 ans, né à Kedcie (Yiddishstaat), anticommuniste et leader du Parti Șor, décrit comme "nationaliste" et "populiste" par ses détracteurs, revient effectivement souvent dans les pronostics, son mouvement étant crédité aujourd'hui de 13% d'intentions de vote (contre à peine 6% aux dernières élections). Interrogé sur cette possibilité, qui impliquerait de trouver de nombreux terrains d'entente avec le Parti démocrate, Avram Șor a simplement déclaré en souriant que "cette promotion ne le dérangerait pas".
C'est donc l'entièreté du paysage politique national qui pourrait se retrouvé bouleverser, entraînant des modifications profondes pour les principaux partis : le Parti des socialistes le premier qui, pour tenter de sauver les meubles, pourrait renoncer à son caractère "pro-bykov", mais il prendrait le risque de sombrer au profit du Parti communiste, qui deviendrait alors majoritaire en Pridnistrovie. De surcroît, la fracture politico-socialo-culturelle entre l'Ouest, majoritairement valdacophone et l'Est, Pridnistrovie bykovophone, pourrait être exacerbée par le scrutin de mai. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la mission que la mission d'Avram Șor serait simple s'il accédait à la fonction de chef du gouvernement, bien au contraire. Le représentant de la future majorité aura donc fort à faire après les échéances de mai, et devra concilier tant les intérêts des valdacophones que des bykovophones. Sans quoi, la démocratie nistrove pourrait en sortir profondément affaiblie.
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Alexei
[justify]Komsomolskaya Pravda
08 février 2039
[center]Les bykovophones manifestent en soutien à la Dobrogévie
[img]https://ichef.bbci.co.uk/news/624/cpsprodpb/74D8/production/_87021992_russia_lenin_stalin.jpg[/img]
A Dniestrovsk (Nistrovsc), ils ont été nombreux à battre le pavé[/center]
Alors que les cohortes d'Albarea déferlent sur la Dobrogévie dans l'indifférence générale (à l'exception du Westrait qui a été le seul à condamner cette intervention meurtrière), les citoyens de Pridnistrovie ont eux aussi entendu se saisir de la question et condamner ce qu'ils appellent une "véritable répression". Quelques jours après le lancement de la très hypocrite "opération de normalisation", très peu d'informations filtrent sur le conflit, mais il est sûr que de nombreux civils ont fui les combats et se pressent désormais à la frontière nistrove. Ces réfugiés, dont le nombre atteint pour le moment le millier, déclarent "fuir des bombardements aériens et des tirs d'artillerie aveugles" de la part des forces armées valdaques. Si celles-ci ne sont officiellement que 16 000 (provenant majoritairement d'Olténie et d'Ardélie pour s'assurer de leur loyauté), c'est sans compter les quelques milliers d'irréguliers qui les accompagnent pour "faire le ménage" selon divers témoignages. Ces irréguliers seraient essentiellement des mercenaires daharis anticommunistes et des miliciens d'extrême-droite, arborant les symboles du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17127&p=345133#p345133]Mouvement légionnaire[/url] ultra-orthodoxe.
Ces révélations de certains reporters (parfois entrés illégalement en Dobrogévie) n'ont pas manqué d'indigner - à raison - les Pridnistroves qui sont partis défiler quasi-spontanément dans les rues de Dniestrovsk (chef-lieu de la région) pour dénoncer la guerre et l'inaction du gouvernement de Tighinău. Celui-ci ne s'est en effet toujours pas exprimé sur cette véritable guerre qui se déroule à quelques kilomètres à peine de nos frontières et démontre jour après jour sa couardise et sa faiblesse face à Albarea, alors que Pavel Timofti avait justement été élu pour défendre les intérêts de la Nistrovie face à cette dernière. Les slogans étaient ainsi dirigés contre la guerre, le gouvernement, mais aussi Petru Ursachi, le dirigeant valdaque qui semble susciter la haine d'une grande partie des bykovophones. "Ce pourri, ce corrompu... jamais je n'accepterai que mes enfants posent un genou à terre devant ce vampire", tonne Svetlana, 34 ans, ouvrière et militante du Parti des Travailleurs. C'est par ailleurs à l'initiative de ce dernier que les 10 000 Pridnistroves ont défilé.
Son secrétaire-général, Dumitru Iagoda (pourtant valdacophone) s'est dit "satisfait" de la mobilisation, et a appelé les travailleurs "bykovophones comme valdacophones" à "continuer à mettre la pression sur Tighinev (Tighinău)". Par ailleurs, le numéro un du parti, proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque, a réaffirmé son "soutien fraternel et total" à celui-ci.
08 février 2039
[center]Les bykovophones manifestent en soutien à la Dobrogévie
[img]https://ichef.bbci.co.uk/news/624/cpsprodpb/74D8/production/_87021992_russia_lenin_stalin.jpg[/img]
A Dniestrovsk (Nistrovsc), ils ont été nombreux à battre le pavé[/center]
Alors que les cohortes d'Albarea déferlent sur la Dobrogévie dans l'indifférence générale (à l'exception du Westrait qui a été le seul à condamner cette intervention meurtrière), les citoyens de Pridnistrovie ont eux aussi entendu se saisir de la question et condamner ce qu'ils appellent une "véritable répression". Quelques jours après le lancement de la très hypocrite "opération de normalisation", très peu d'informations filtrent sur le conflit, mais il est sûr que de nombreux civils ont fui les combats et se pressent désormais à la frontière nistrove. Ces réfugiés, dont le nombre atteint pour le moment le millier, déclarent "fuir des bombardements aériens et des tirs d'artillerie aveugles" de la part des forces armées valdaques. Si celles-ci ne sont officiellement que 16 000 (provenant majoritairement d'Olténie et d'Ardélie pour s'assurer de leur loyauté), c'est sans compter les quelques milliers d'irréguliers qui les accompagnent pour "faire le ménage" selon divers témoignages. Ces irréguliers seraient essentiellement des mercenaires daharis anticommunistes et des miliciens d'extrême-droite, arborant les symboles du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17127&p=345133#p345133]Mouvement légionnaire[/url] ultra-orthodoxe.
Ces révélations de certains reporters (parfois entrés illégalement en Dobrogévie) n'ont pas manqué d'indigner - à raison - les Pridnistroves qui sont partis défiler quasi-spontanément dans les rues de Dniestrovsk (chef-lieu de la région) pour dénoncer la guerre et l'inaction du gouvernement de Tighinău. Celui-ci ne s'est en effet toujours pas exprimé sur cette véritable guerre qui se déroule à quelques kilomètres à peine de nos frontières et démontre jour après jour sa couardise et sa faiblesse face à Albarea, alors que Pavel Timofti avait justement été élu pour défendre les intérêts de la Nistrovie face à cette dernière. Les slogans étaient ainsi dirigés contre la guerre, le gouvernement, mais aussi Petru Ursachi, le dirigeant valdaque qui semble susciter la haine d'une grande partie des bykovophones. "Ce pourri, ce corrompu... jamais je n'accepterai que mes enfants posent un genou à terre devant ce vampire", tonne Svetlana, 34 ans, ouvrière et militante du Parti des Travailleurs. C'est par ailleurs à l'initiative de ce dernier que les 10 000 Pridnistroves ont défilé.
Son secrétaire-général, Dumitru Iagoda (pourtant valdacophone) s'est dit "satisfait" de la mobilisation, et a appelé les travailleurs "bykovophones comme valdacophones" à "continuer à mettre la pression sur Tighinev (Tighinău)". Par ailleurs, le numéro un du parti, proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque, a réaffirmé son "soutien fraternel et total" à celui-ci.
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Alexei
[justify]Timpul
03 mars 2039
[center]Les réfugiés de Dobrogévie affluent aux frontières
[img]https://reconsideringrussia.files.wordpress.com/2015/03/donbas-refugees-rostov.jpg[/img]
Un centre d'accueil de réfugiés à Ciadîr Mare[/center]
Débutée il y a près d'un mois, l'"opération de normalisation" de l'Armée valdaque en Dobrogévie "toucherait à sa fin", d'après le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=351670#p351670]gouvernement[/url]. Cette annonce optimiste n'a, semble-t-il pas suffi à endiguer l'afflux de réfugiés, fuyant les combats se déroulant à l'Ouest et ayant tout perdu pour certains. Cristina, 40 ans, raconte avoir été contrainte de partir avec sa fille après qu'une bombe de l'armée de l'air ait éventré son toit. "Nous avons été chanceuses, ce n'est pas le cas de certains amis qui ont été ensevelis sous les décombres", raconte-t-elle, des trémolos dans la voix. Pour elle, le gouvernement d'Albarea "se fiche totalement" de la situation des civils en Dobrogévie, qui sont vus comme des "communistes" ou de potentiels "sympathisants" sécessionnistes. Cette thèse semble être confirmée par le fait que le Ministère de la Défense valdaque n'a, pour le moment, publié aucun chiffre sur d'éventuelles victimes "collatérales" civiles.
Étrangement, ce mutisme semble avoir passé la frontière en même temps que les réfugiés, puisque le gouvernement nistrove se refuse lui aussi à donner des chiffres clairs sur le nombre de Dobrogèves venus trouver refuge chez nous. Interrogé, le premier-ministre Igor Ghimpu s'est contenté d'indiquer qu'ils étaient "moins de 10 000", et que la "situation était parfaitement sous contrôle". Pourtant, certaines scènes aux frontières semblent dire le contraire, en particulier les groupes de sinistrées s'étalant sur une centaine de mètres, faisant la queue pendant des heures pour caresser l'espoir d'être reçus sur le territoire nistrove - ce qui se fait tout de même dans 90% des cas, les garde-frontières se refusant à disperser des gens qu'ils voient comme des frères et des soeurs. Mais une fois la frontière passée, un autre problème de taille se pose : l'accueil. Si de nombreux réfugiés ont de la famille ou des amis en Nistrovie (la Nistrovie et la Dobrogévie ne formaient qu'un jusqu'au XIXième siècle), ceux qui n'ont pas cette chance doivent être pris en charge par des ONG, l'Etat n'ayant pas les moyens d'accomplir cette tâche seul. Pour l'heure, ces bénévoles (souvent étrangers) parviennent à offrir un lit, de la nourriture et un peu de réconfort aux malheureux, mais la situation pourrait devenir précaire si le nombre de réfugiés continuait à croître.
Cette question a enflammé les débats au Parlamentul. Si la majorité des députés sont favorables à l'accueil de ces réfugiés, celui-ci doit rester "temporaire" pour la coalition gouvernementale, qui assure ne pas avoir les moyens de les aider à s'installer durablement. Le Parti démocrate et le Parti Șor (pro-valdaque) soutiennent quant à eux que les Dobrogèves "ne sont pas des Aminiens ou des Hachémites, mais des frères" et qu'en conséquence, tout doit être fait par le gouvernement pour favoriser l'installation "de ceux qui le souhaitent". Pour l'heure, rien n'a encore été décidé par l'Assemblée, qui devrait adopter une position claire dans les jours à venir. De l'autre côté du Nistru (où l'on avait condamné l'opération valdaque), les avis sont également très partagés : nombre de communistes sont favorables à accueillir leurs "frères opprimés" (les plaçant paradoxalement aux côtés de l'opposition pro-valdaque), mais d'autres voient cette affluence de réfugiés comme une "manœuvre invasive", orchestrée par la Valdaquie, pour faire pencher la balance ethnique du côté des romans, qui représentent déjà près de 65% de la population.
03 mars 2039
[center]Les réfugiés de Dobrogévie affluent aux frontières
[img]https://reconsideringrussia.files.wordpress.com/2015/03/donbas-refugees-rostov.jpg[/img]
Un centre d'accueil de réfugiés à Ciadîr Mare[/center]
Débutée il y a près d'un mois, l'"opération de normalisation" de l'Armée valdaque en Dobrogévie "toucherait à sa fin", d'après le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=351670#p351670]gouvernement[/url]. Cette annonce optimiste n'a, semble-t-il pas suffi à endiguer l'afflux de réfugiés, fuyant les combats se déroulant à l'Ouest et ayant tout perdu pour certains. Cristina, 40 ans, raconte avoir été contrainte de partir avec sa fille après qu'une bombe de l'armée de l'air ait éventré son toit. "Nous avons été chanceuses, ce n'est pas le cas de certains amis qui ont été ensevelis sous les décombres", raconte-t-elle, des trémolos dans la voix. Pour elle, le gouvernement d'Albarea "se fiche totalement" de la situation des civils en Dobrogévie, qui sont vus comme des "communistes" ou de potentiels "sympathisants" sécessionnistes. Cette thèse semble être confirmée par le fait que le Ministère de la Défense valdaque n'a, pour le moment, publié aucun chiffre sur d'éventuelles victimes "collatérales" civiles.
Étrangement, ce mutisme semble avoir passé la frontière en même temps que les réfugiés, puisque le gouvernement nistrove se refuse lui aussi à donner des chiffres clairs sur le nombre de Dobrogèves venus trouver refuge chez nous. Interrogé, le premier-ministre Igor Ghimpu s'est contenté d'indiquer qu'ils étaient "moins de 10 000", et que la "situation était parfaitement sous contrôle". Pourtant, certaines scènes aux frontières semblent dire le contraire, en particulier les groupes de sinistrées s'étalant sur une centaine de mètres, faisant la queue pendant des heures pour caresser l'espoir d'être reçus sur le territoire nistrove - ce qui se fait tout de même dans 90% des cas, les garde-frontières se refusant à disperser des gens qu'ils voient comme des frères et des soeurs. Mais une fois la frontière passée, un autre problème de taille se pose : l'accueil. Si de nombreux réfugiés ont de la famille ou des amis en Nistrovie (la Nistrovie et la Dobrogévie ne formaient qu'un jusqu'au XIXième siècle), ceux qui n'ont pas cette chance doivent être pris en charge par des ONG, l'Etat n'ayant pas les moyens d'accomplir cette tâche seul. Pour l'heure, ces bénévoles (souvent étrangers) parviennent à offrir un lit, de la nourriture et un peu de réconfort aux malheureux, mais la situation pourrait devenir précaire si le nombre de réfugiés continuait à croître.
Cette question a enflammé les débats au Parlamentul. Si la majorité des députés sont favorables à l'accueil de ces réfugiés, celui-ci doit rester "temporaire" pour la coalition gouvernementale, qui assure ne pas avoir les moyens de les aider à s'installer durablement. Le Parti démocrate et le Parti Șor (pro-valdaque) soutiennent quant à eux que les Dobrogèves "ne sont pas des Aminiens ou des Hachémites, mais des frères" et qu'en conséquence, tout doit être fait par le gouvernement pour favoriser l'installation "de ceux qui le souhaitent". Pour l'heure, rien n'a encore été décidé par l'Assemblée, qui devrait adopter une position claire dans les jours à venir. De l'autre côté du Nistru (où l'on avait condamné l'opération valdaque), les avis sont également très partagés : nombre de communistes sont favorables à accueillir leurs "frères opprimés" (les plaçant paradoxalement aux côtés de l'opposition pro-valdaque), mais d'autres voient cette affluence de réfugiés comme une "manœuvre invasive", orchestrée par la Valdaquie, pour faire pencher la balance ethnique du côté des romans, qui représentent déjà près de 65% de la population.
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Alexei
[justify]Trei culori
15 mars 2039
[center]Les Nistroves eux aussi derrière les Tricolorii
[img]https://img.fifa.com/mm/photo/world-match-centre/nationalteams/02/60/54/01/2605401_full-lnd.jpg[/img]
Cette année, la sélection nationale n'est pas parvenue à se qualifier pour le tournoi mondial[/center]
Pour la première demi-finale de la Coupe du monde 2039, Tighinău a revêtu des airs d'Albarea. Dans les bars, la bière, le vin et la țuică ont coulé à flots durant une soirée très riche en suspense, au grand plaisir des commerçants qui ont pu encore augmenté leur chiffre d'affaires pendant les prolongations puis les tirs au but, qui ont rallongé un match Dearmad-Valdaquie interminable. En effet, en Valdaquie comme en Nistrovie, les supporters ont vécu un véritable ascenseur émotionnel : menés 3-0 à la première mi-temps, les Tricolorii semblaient destinés à prendre une véritable raclée après les victoires éclatantes obtenues pendant tout le reste de la compétition. Si bien que les 45 premières minutes ont été littéralement une traversée du désert pour les joueurs et les spectateurs, partagés entre la colère, l'incompréhension et le désespoir.
Mais c'était sans compter sur le coaching de l'énergique sélectionneur Adrian Mutu, qui semblait en furie au terme de la première période. Celui-ci, après avoir manifestement secoué son équipe, a sans doute été l'artisan d'un miracle, ni plus ni moins. En effet, les Valdaques ont exécuté une incroyable "remontada" pendant les 45 minutes qui ont suivi, parvenant à revenir au score et offrir des prolongations à des supporters passés des larmes aux rires, tant la pression était forte. De quoi combler (mais aussi énervés) des Nistroves qui étaient jusque-là peu intéressés par cette Coupe du Monde. "C'est la première fois qu'on se déplace en nombre pour suivre la compétition", raconte Andrei, 21 ans. "Clairement, on a frôlé deux fois la crise cardiaque : d'abord quand Hagi a égalisé à la 90ème minute, puis pendant les tir-au-but". Mais, malgré ces frayeurs, le résultat a été au rendez-vous : et les supporters de Tighinău ont explosé lorsque Cămătaru a arrêté le dernier tir dearmadois, comme si c'était leur équipe qui s'était imposée.
Ainsi, le centre-ville s'est couvert des maillots jaunes et des drapeaux du voisin victorieux, dans une scène impensable il y a à peine deux ans. Si des commentateurs sceptiques ont qualifié cette frénésie "d'annexion par le football", voire d'une "opération montée par Albarea pour entretenir la valdacophilie", de nombreux supporters assument la passion suscitée par les Tricolores : "nous parlons la même langue, le même sang coule dans nos veines et nous ne formions qu'un à peine trois siècles auparavant". D'autres, plus mesurés, invoquent la "beauté du jeu" pratiqué par l'équipe, et les exploits de certains joueurs comme Rodion Cămătaru (gardien de but) ou encore Alexandru Hagi, le jeune remplaçant devenu une véritable légende en Valdaquie. Néanmoins, de l'autre côté du Nistru, les russophones ne sont pas du même avis. Voyant d'un mauvais oeil le rapprochement de facto entre leur pays et l'"hégémonique" Valdaquie, la majorité d'entre eux a déclaré qu'elle soutiendrait les Phoenix caéturiens, dont le joueur fétiche, James Diaz, "dépasse largement ce petit insolent d'Hagi". Quoi qu'il en soit, de nombreux Nistroves se sont d'ores-et-déjà donnés rendez-vous dans le centre-ville de la capitale, le 18 mars prochain, pour soutenir les Tricolorii.
15 mars 2039
[center]Les Nistroves eux aussi derrière les Tricolorii
[img]https://img.fifa.com/mm/photo/world-match-centre/nationalteams/02/60/54/01/2605401_full-lnd.jpg[/img]
Cette année, la sélection nationale n'est pas parvenue à se qualifier pour le tournoi mondial[/center]
Pour la première demi-finale de la Coupe du monde 2039, Tighinău a revêtu des airs d'Albarea. Dans les bars, la bière, le vin et la țuică ont coulé à flots durant une soirée très riche en suspense, au grand plaisir des commerçants qui ont pu encore augmenté leur chiffre d'affaires pendant les prolongations puis les tirs au but, qui ont rallongé un match Dearmad-Valdaquie interminable. En effet, en Valdaquie comme en Nistrovie, les supporters ont vécu un véritable ascenseur émotionnel : menés 3-0 à la première mi-temps, les Tricolorii semblaient destinés à prendre une véritable raclée après les victoires éclatantes obtenues pendant tout le reste de la compétition. Si bien que les 45 premières minutes ont été littéralement une traversée du désert pour les joueurs et les spectateurs, partagés entre la colère, l'incompréhension et le désespoir.
Mais c'était sans compter sur le coaching de l'énergique sélectionneur Adrian Mutu, qui semblait en furie au terme de la première période. Celui-ci, après avoir manifestement secoué son équipe, a sans doute été l'artisan d'un miracle, ni plus ni moins. En effet, les Valdaques ont exécuté une incroyable "remontada" pendant les 45 minutes qui ont suivi, parvenant à revenir au score et offrir des prolongations à des supporters passés des larmes aux rires, tant la pression était forte. De quoi combler (mais aussi énervés) des Nistroves qui étaient jusque-là peu intéressés par cette Coupe du Monde. "C'est la première fois qu'on se déplace en nombre pour suivre la compétition", raconte Andrei, 21 ans. "Clairement, on a frôlé deux fois la crise cardiaque : d'abord quand Hagi a égalisé à la 90ème minute, puis pendant les tir-au-but". Mais, malgré ces frayeurs, le résultat a été au rendez-vous : et les supporters de Tighinău ont explosé lorsque Cămătaru a arrêté le dernier tir dearmadois, comme si c'était leur équipe qui s'était imposée.
Ainsi, le centre-ville s'est couvert des maillots jaunes et des drapeaux du voisin victorieux, dans une scène impensable il y a à peine deux ans. Si des commentateurs sceptiques ont qualifié cette frénésie "d'annexion par le football", voire d'une "opération montée par Albarea pour entretenir la valdacophilie", de nombreux supporters assument la passion suscitée par les Tricolores : "nous parlons la même langue, le même sang coule dans nos veines et nous ne formions qu'un à peine trois siècles auparavant". D'autres, plus mesurés, invoquent la "beauté du jeu" pratiqué par l'équipe, et les exploits de certains joueurs comme Rodion Cămătaru (gardien de but) ou encore Alexandru Hagi, le jeune remplaçant devenu une véritable légende en Valdaquie. Néanmoins, de l'autre côté du Nistru, les russophones ne sont pas du même avis. Voyant d'un mauvais oeil le rapprochement de facto entre leur pays et l'"hégémonique" Valdaquie, la majorité d'entre eux a déclaré qu'elle soutiendrait les Phoenix caéturiens, dont le joueur fétiche, James Diaz, "dépasse largement ce petit insolent d'Hagi". Quoi qu'il en soit, de nombreux Nistroves se sont d'ores-et-déjà donnés rendez-vous dans le centre-ville de la capitale, le 18 mars prochain, pour soutenir les Tricolorii.
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Alexei
[justify]Timpul
17 novembre 2039
[center]Législatives : Le Parti démocrate trouve un terrain d'entente avec le Parti Șor
[img]https://i.imgur.com/KNi4rlQ.jpg[/img]
Inconnu sur la scène politique il y a à peine un an, Avram Șor pourrait bien être nommé premier-ministre avant la fin de l'année[/center]
Alors que le peuple d'Hohengraf s'est exprimé par les urnes pour la première fois de son histoire, et sans encombres, les élections législatives nistroves ont été parsemées d'embûches : à l'image de fraudes, erreurs et résultats carrément invalidés par la Cour constitutionnelle. Finalement, après avoir débuté en mai, le scrutin s'est terminé difficilement au mois d'août, après que des résultats officiels - validés par le juge constitutionnel - aient enfin été publiés. Ceux-ci ont, cette fois-ci, été sans appel : le Parti démocrate (libéral et "pro-valdaque") a emporté 80 sièges, suivi par le Parti des socialistes (social-démocrate, "pro-sarkhovite") avec 68, le Parti Șor (nationaliste pro-valdaque revendiqué) avec 23 sièges, tandis que le Parti des Travailleurs et l'Alianța "Nistrova Noastră" (respectivement communiste et nationaliste nistrove) se sont effondrés, se partageant les 34 derniers sièges. Néanmoins, en l'absence de majorité absolue en faveur du PD ou du PS, Igor Ghimpu, le premier-ministre issu de ce dernier, est resté en poste, administrant le pays par défaut pendant de longs mois.
Une situation précaire que de nombreux politologues avaient estimé "partie pour durer" : le Parti des socialistes refusant catégoriquement de s'allier avec le Parti des Travailleurs ou même Alianța "Nistrova Noastră" ; tandis que le Parti démocrate estimait avoir des vues trop "divergentes" de celles du Parti Șor, plaidant pour un "rattachement, à terme, de la République de Dobrogévie* à la Valdaquie". Finalement, il semblerait que les deux formations politiques aient réussi à concilier leurs intérêts, puisqu'un projet de coalition entre elles a été déposé hier au Parlamentul. Celui-ci permettrait enfin de sortir de cette impasse démocratique en conférant la majorité absolue aux deux partis (103 sièges sur 204) et en permettant à ceux-ci de choisir leur premier-ministre. Et celui-ci pourrait être l'entrepreneur originaire du Yiddishstaat, et maire de Camenca, Avram Șor, président du parti éponyme. Un camouflet supplémentaire pour le président Pavel Timofti, lui aussi issu du PS, qui risque de voir ses deux jambes submergées par la vague pro-valdaque.
"Le bilan d'Avram Șor en tant que maire de Camenca est extrêmement positif, et même si nos partis ne partagent pas toujours les mêmes idées, nous sommes certains qu'il est le plus à même de prendre la tête du gouvernement [...] à condition que nous détenions les portefeuilles les plus importants bien entendu", a noté Ovidiu Hristodor, porte-paroles du Parti démocrate. De son côté, Avram Șor s'est dit "plus que prêt" à assumer la fonction de premier-ministre. Et il s'y voit déjà, puisqu'à l'occasion d'une conférence de presse, l'entrepreneur a présenté les grandes orientations de sa politique gouvernementale. "En premier lieu, il conviendra de rénover le tissu industriel et de favoriser la consommation", a-t-il déclaré, "en second lieu, il est certain que nous devrons poursuivre et approfondir notre collaboration avec la République de Valdaquie, dont le formidable développement économique et humain doit nous servir d'exemple".
Les journalistes présents n'ont pas manqué de rebondir sur la place de la Nistrovie en Dytolie orientale et à l'internationale, en particulier depuis les déclarations de certains journalistes et "experts" sarkhovites, arguant que la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18002&p=355187#p355187]Nistrovie serait une terre slave depuis des siècles[/url]. "Depuis son réveil diplomatique, la Sarkhovie n'a fait qu'envoyer des signaux négatifs à ses voisins, alors que ceux-ci n'ont eu de cesse de lui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=355087#p355087]tendre la main[/url] [...] Il convient de mettre les choses au clair d'entrée de jeu : la République de Dobrogévie est une terre valdaque, annexée et colonisée par la Hotsaline au XVIIIème siècle. J'ose espérer que le nouveau gouvernement sarkhovite ne partage pas les mêmes opinions, impériales et erronées, que certains journalistes de Sarkhov'ska Gazeta. Le cas échéant, celui-ci risque de tomber de haut". Cette quasi-mise en garde - et plus largement la nomination potentielle d'Avram Șor - a été vivement critiquée par le Parti des socialistes et de nombreux commentateurs pro-Sarkhovie : "ce ne sont pas le Parti démocrate ni les Nistroves qui vont décider de mettre Avram Șor au pouvoir, mais Petru Ursachi et Albarea".
*Il n'est pas rare que les pro-valdaques appellent la Nistrovie, nom donné par les colons hotsalinois au territoire, "République de Dobrogévie" pour marquer leur opposition à ces derniers.
17 novembre 2039
[center]Législatives : Le Parti démocrate trouve un terrain d'entente avec le Parti Șor
[img]https://i.imgur.com/KNi4rlQ.jpg[/img]
Inconnu sur la scène politique il y a à peine un an, Avram Șor pourrait bien être nommé premier-ministre avant la fin de l'année[/center]
Alors que le peuple d'Hohengraf s'est exprimé par les urnes pour la première fois de son histoire, et sans encombres, les élections législatives nistroves ont été parsemées d'embûches : à l'image de fraudes, erreurs et résultats carrément invalidés par la Cour constitutionnelle. Finalement, après avoir débuté en mai, le scrutin s'est terminé difficilement au mois d'août, après que des résultats officiels - validés par le juge constitutionnel - aient enfin été publiés. Ceux-ci ont, cette fois-ci, été sans appel : le Parti démocrate (libéral et "pro-valdaque") a emporté 80 sièges, suivi par le Parti des socialistes (social-démocrate, "pro-sarkhovite") avec 68, le Parti Șor (nationaliste pro-valdaque revendiqué) avec 23 sièges, tandis que le Parti des Travailleurs et l'Alianța "Nistrova Noastră" (respectivement communiste et nationaliste nistrove) se sont effondrés, se partageant les 34 derniers sièges. Néanmoins, en l'absence de majorité absolue en faveur du PD ou du PS, Igor Ghimpu, le premier-ministre issu de ce dernier, est resté en poste, administrant le pays par défaut pendant de longs mois.
Une situation précaire que de nombreux politologues avaient estimé "partie pour durer" : le Parti des socialistes refusant catégoriquement de s'allier avec le Parti des Travailleurs ou même Alianța "Nistrova Noastră" ; tandis que le Parti démocrate estimait avoir des vues trop "divergentes" de celles du Parti Șor, plaidant pour un "rattachement, à terme, de la République de Dobrogévie* à la Valdaquie". Finalement, il semblerait que les deux formations politiques aient réussi à concilier leurs intérêts, puisqu'un projet de coalition entre elles a été déposé hier au Parlamentul. Celui-ci permettrait enfin de sortir de cette impasse démocratique en conférant la majorité absolue aux deux partis (103 sièges sur 204) et en permettant à ceux-ci de choisir leur premier-ministre. Et celui-ci pourrait être l'entrepreneur originaire du Yiddishstaat, et maire de Camenca, Avram Șor, président du parti éponyme. Un camouflet supplémentaire pour le président Pavel Timofti, lui aussi issu du PS, qui risque de voir ses deux jambes submergées par la vague pro-valdaque.
"Le bilan d'Avram Șor en tant que maire de Camenca est extrêmement positif, et même si nos partis ne partagent pas toujours les mêmes idées, nous sommes certains qu'il est le plus à même de prendre la tête du gouvernement [...] à condition que nous détenions les portefeuilles les plus importants bien entendu", a noté Ovidiu Hristodor, porte-paroles du Parti démocrate. De son côté, Avram Șor s'est dit "plus que prêt" à assumer la fonction de premier-ministre. Et il s'y voit déjà, puisqu'à l'occasion d'une conférence de presse, l'entrepreneur a présenté les grandes orientations de sa politique gouvernementale. "En premier lieu, il conviendra de rénover le tissu industriel et de favoriser la consommation", a-t-il déclaré, "en second lieu, il est certain que nous devrons poursuivre et approfondir notre collaboration avec la République de Valdaquie, dont le formidable développement économique et humain doit nous servir d'exemple".
Les journalistes présents n'ont pas manqué de rebondir sur la place de la Nistrovie en Dytolie orientale et à l'internationale, en particulier depuis les déclarations de certains journalistes et "experts" sarkhovites, arguant que la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18002&p=355187#p355187]Nistrovie serait une terre slave depuis des siècles[/url]. "Depuis son réveil diplomatique, la Sarkhovie n'a fait qu'envoyer des signaux négatifs à ses voisins, alors que ceux-ci n'ont eu de cesse de lui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=355087#p355087]tendre la main[/url] [...] Il convient de mettre les choses au clair d'entrée de jeu : la République de Dobrogévie est une terre valdaque, annexée et colonisée par la Hotsaline au XVIIIème siècle. J'ose espérer que le nouveau gouvernement sarkhovite ne partage pas les mêmes opinions, impériales et erronées, que certains journalistes de Sarkhov'ska Gazeta. Le cas échéant, celui-ci risque de tomber de haut". Cette quasi-mise en garde - et plus largement la nomination potentielle d'Avram Șor - a été vivement critiquée par le Parti des socialistes et de nombreux commentateurs pro-Sarkhovie : "ce ne sont pas le Parti démocrate ni les Nistroves qui vont décider de mettre Avram Șor au pouvoir, mais Petru Ursachi et Albarea".
*Il n'est pas rare que les pro-valdaques appellent la Nistrovie, nom donné par les colons hotsalinois au territoire, "République de Dobrogévie" pour marquer leur opposition à ces derniers.
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Alexei
[justify][center][ont]TIMPUL[/ont]
27 mai 2040
Le pays plonge dans la récession
[img]https://www.passblue.com/wp-content/uploads/2014/03/Macedonia1.jpg[/img]
Celle-ci est accompagnée d'une hausse du chômage et de l'exclusion sociale des plus faibles[/center]
Depuis maintenant deux ans, la mauvaise santé économique de la Nistrovie ne fait plus mystère pour personne. S'élevant timidement à 2,24% en 2038, la croissance du produit intérieur brut est finalement tombée sous la barre des -3% en 2039, soit plus bas que les estimations de la plupart des économistes. Pour ces derniers, ce phénomène est malheureusement "appelé à se poursuivre". Les causes sont multiples : enclavement du territoire, concurrence extrêmement rude de la Valdaquie et de la Sarkhovie, accueil de réfugiés dobrogèves... le déclin économique de la République semblait à terme inéluctable, elle qui est désormais prise en sandwich par ses deux voisins, riches en ressources et qui jouissent d'une attractivité conséquente. Concrètement, cette crise se manifeste par une augmentation du chômage - de plus en plus d'entreprises étant contraintes à la banqueroute - et une baisse du pouvoir d'achat, particulièrement pour les plus pauvres qui, souvent issus des minorités tzigane ou oghouze, ont de plus en plus de mal à se loger ou à s'insérer dans le marché du travail. Ainsi, des bidonvilles ont (re)fait leur apparition à Sîngherești et même en périphérie de Tighinău où les prix du foncier ont explosé. Du côté de l'Etat, la situation n'est guère plus reluisante puisque celui-ci est contraint de réaliser des coupes budgétaires dans certains secteurs, surtout dans l'énergie et les transports.
Avram Șor, premier-ministre depuis six mois, n'a pas caché que "les Nistroves devront se serrer la ceinture" et que des mesures d'austérité seraient présentées avant la fin de l'année. Celles-ci devraient se matérialiser par de nouvelles restrictions en matière de dépense publique et la privatisation de certains services publics. Des réductions d'impôts - pour les plus aisés et les entreprises - seront également proposées au Parlamentul, en vue de favoriser l'installation d'acteurs étrangers. Mais le projet le plus important de la coalition de droite, élue l'année dernière devrait consister en la préparation d'une candidature nistrove au Forum pour la Coopération économique (FCE). La Nistrovie, située en périphérie de la Dytolie et pauvre en ressources naturelles, peine en effet à se trouver des partenaires fiables et à séduire sur le Vieux continent. "Sans être une solution miracle, l'entrée de notre pays sur le marché dytolien pourrait tout de même redonner un peu d'oxygène à notre économie", professe l'économiste Vladimir Alincăi. Avec ses tarifs douaniers avantageux, le FCE pourrait effectivement permettre aux entreprises nistroves de réaliser des économies sur les marchandises qu'elles importent tout en favorisant l'exportation de produits nationaux, à l'image du vin pour lequel la Nistrovie est renommée, à travers la Dytolie.
D'autres, néanmoins, ne sont pas convaincus par le programme d'Avram Șor. C'est le cas des socialistes, récemment entrés dans l'opposition, qui pointent une concurrence jugée "déloyale" de la Valdaquie ainsi que l'achat par cette dernière des principales mines de zinc du pays, seules ressources minières de Nistrovie. Ce à quoi des personnalités du Parti démocrate et du Parti Șor rétorquent que c'est l'ex-premier-ministre socialiste, Pavel Timofti, qui a accepté de céder lesdites mines à Alpva, en échange d'un bénéfice sur l'exploitation et l'exportation du minerai. Mais devant la détérioration du niveau de vie et le caractère apparemment insoluble de la crise qui touche le pays, l'idée d'un rattachement à la Valdaquie fait de plus en plus son chemin parmi les Nistroves résidant à l'Ouest du fleuve Nistru. Celle-ci est entretenue et renforcée par les excellentes performances économiques d'Albarea (où le PIB par habitant ne cesse d'augmenter depuis trois ans) ainsi que le mythe de la Marea Unire ("Grande Union") défendu par bon nombre de personnalités publiques, y compris au sein du Parti Șor qui est la formation politique ayant le plus grand tropisme à l'égard du voisin occidental.
Mais si de nombreux sondages confirment cette percée des unionistes dans l'opinion publique, les Nistroves d'origine sarkhovite (qui représentent environ 35% de la population) demeurent inflexible et rejettent en grande majorité cette idée. Se sentant rejeter par le gouvernement et leurs compatriotes de culture latine, ceux-ci se sentent de plus en plus menacer par la Valdaquie, qui entretient des relations délétères avec le pays de leurs ancêtres. Cette crispation entre les deux communautés majoritaires de Nistrovie pourrait, selon certains observateurs, déboucher sur de nouvelles "tensions ethniques", qui seraient aggravées par le climat économique et social actuel.[/justify]
27 mai 2040
Le pays plonge dans la récession
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Celle-ci est accompagnée d'une hausse du chômage et de l'exclusion sociale des plus faibles[/center]
Depuis maintenant deux ans, la mauvaise santé économique de la Nistrovie ne fait plus mystère pour personne. S'élevant timidement à 2,24% en 2038, la croissance du produit intérieur brut est finalement tombée sous la barre des -3% en 2039, soit plus bas que les estimations de la plupart des économistes. Pour ces derniers, ce phénomène est malheureusement "appelé à se poursuivre". Les causes sont multiples : enclavement du territoire, concurrence extrêmement rude de la Valdaquie et de la Sarkhovie, accueil de réfugiés dobrogèves... le déclin économique de la République semblait à terme inéluctable, elle qui est désormais prise en sandwich par ses deux voisins, riches en ressources et qui jouissent d'une attractivité conséquente. Concrètement, cette crise se manifeste par une augmentation du chômage - de plus en plus d'entreprises étant contraintes à la banqueroute - et une baisse du pouvoir d'achat, particulièrement pour les plus pauvres qui, souvent issus des minorités tzigane ou oghouze, ont de plus en plus de mal à se loger ou à s'insérer dans le marché du travail. Ainsi, des bidonvilles ont (re)fait leur apparition à Sîngherești et même en périphérie de Tighinău où les prix du foncier ont explosé. Du côté de l'Etat, la situation n'est guère plus reluisante puisque celui-ci est contraint de réaliser des coupes budgétaires dans certains secteurs, surtout dans l'énergie et les transports.
Avram Șor, premier-ministre depuis six mois, n'a pas caché que "les Nistroves devront se serrer la ceinture" et que des mesures d'austérité seraient présentées avant la fin de l'année. Celles-ci devraient se matérialiser par de nouvelles restrictions en matière de dépense publique et la privatisation de certains services publics. Des réductions d'impôts - pour les plus aisés et les entreprises - seront également proposées au Parlamentul, en vue de favoriser l'installation d'acteurs étrangers. Mais le projet le plus important de la coalition de droite, élue l'année dernière devrait consister en la préparation d'une candidature nistrove au Forum pour la Coopération économique (FCE). La Nistrovie, située en périphérie de la Dytolie et pauvre en ressources naturelles, peine en effet à se trouver des partenaires fiables et à séduire sur le Vieux continent. "Sans être une solution miracle, l'entrée de notre pays sur le marché dytolien pourrait tout de même redonner un peu d'oxygène à notre économie", professe l'économiste Vladimir Alincăi. Avec ses tarifs douaniers avantageux, le FCE pourrait effectivement permettre aux entreprises nistroves de réaliser des économies sur les marchandises qu'elles importent tout en favorisant l'exportation de produits nationaux, à l'image du vin pour lequel la Nistrovie est renommée, à travers la Dytolie.
D'autres, néanmoins, ne sont pas convaincus par le programme d'Avram Șor. C'est le cas des socialistes, récemment entrés dans l'opposition, qui pointent une concurrence jugée "déloyale" de la Valdaquie ainsi que l'achat par cette dernière des principales mines de zinc du pays, seules ressources minières de Nistrovie. Ce à quoi des personnalités du Parti démocrate et du Parti Șor rétorquent que c'est l'ex-premier-ministre socialiste, Pavel Timofti, qui a accepté de céder lesdites mines à Alpva, en échange d'un bénéfice sur l'exploitation et l'exportation du minerai. Mais devant la détérioration du niveau de vie et le caractère apparemment insoluble de la crise qui touche le pays, l'idée d'un rattachement à la Valdaquie fait de plus en plus son chemin parmi les Nistroves résidant à l'Ouest du fleuve Nistru. Celle-ci est entretenue et renforcée par les excellentes performances économiques d'Albarea (où le PIB par habitant ne cesse d'augmenter depuis trois ans) ainsi que le mythe de la Marea Unire ("Grande Union") défendu par bon nombre de personnalités publiques, y compris au sein du Parti Șor qui est la formation politique ayant le plus grand tropisme à l'égard du voisin occidental.
Mais si de nombreux sondages confirment cette percée des unionistes dans l'opinion publique, les Nistroves d'origine sarkhovite (qui représentent environ 35% de la population) demeurent inflexible et rejettent en grande majorité cette idée. Se sentant rejeter par le gouvernement et leurs compatriotes de culture latine, ceux-ci se sentent de plus en plus menacer par la Valdaquie, qui entretient des relations délétères avec le pays de leurs ancêtres. Cette crispation entre les deux communautés majoritaires de Nistrovie pourrait, selon certains observateurs, déboucher sur de nouvelles "tensions ethniques", qui seraient aggravées par le climat économique et social actuel.[/justify]