Culture - Într-o zi în Valdâchia

Alexei

Message par Alexei »

[center]Într-o zi în Valdâchia

[img]http://www.palasiasi.ro/images/headers/4_home_700x315.jpg[/img][/center]
Alexei

Message par Alexei »

Dernières nouvelles culturelles


[center]Les "strigoi"

[img]http://r.ddmcdn.com/s_f/o_1/APL/uploads/2014/07/meet-the-creatures-strigoi0.jpg[/img]

Représentation d'un "strigoi", créature mythique mi-zombie, mi-vampire[/center]

Les strigoi (prononcés "strigoï") sont des créatures mort-vivantes qui font partie du folklore valdaque. Généralement, les « strigoi » sont des âmes troublées qui sortent de leur tombe et reviennent tourmenter leurs proches. Le terme désigne une sorte de revenant avec un corps physique, sans être pour autant un zombie au sens propre. Avec la popularisation du mythe de Dracula, inspiré du prince ardélien Vlad Țepeș "L'Empaleur", et le fait qu'ils aspirent l'énergie vitale de leur entourage, les strigoi sont apparentés aux vampires, déjà très présents dans le folklore valdaque.

Bien qu'il n'y a pas de mention écrite de légendes de strigoï avant le XVième siècle, pour l'auteur Marian Edirne dans son livre "Mythologie du strigoï en Valdaquie", les strigoï sont des créatures de la mythologie daque (peuple ancêtre des Valdaques), comme une représentation des esprits des morts dont les âmes n'étaient pas dignes d'entrer dans le paradis de Zalmoxis, à cause de leurs mauvaises actions. Il appuie cette supposition sur l'étymologie, car le mot strigoï a la même origine que "stryge" et fait partie du même fond mythologique que le "vârcolac" qui désigne, dans la langue courante, un loup-garou. On retrouve ces légendes à travers toute la Dytolie-orientale, mais, comme elles ont été transmises uniquement par tradition orale, des transformations ont eu lieu. Ainsi, les strigoï sont devenus, comme les vârcolaci, des créatures maléfiques détruisant et pervertissant l'âme des vivants. Les strigoï sont des morts-vivants assoiffés de sang, tandis que les vârcolaci sont des entités immatérielles qui ne se nourrissent que d'esprits et, au moment des éclipses, de la lumière du soleil et de la lune.

Au Moyen-Âge, alors que les voïvodats valdaques luttaient contre les Turcs, Vlad l'Empaleur, prince d'Ardélie, décrochait victoire sur victoire sur l'envahisseur marquésien. Connu pour sa cruauté et son caractère implacable, le prince était vu comme une immense menace par le Sultan qui cherchait à abattre ce dernier par tous les moyens. Il ordonna alors à Gelu Voican, voïvode d'Olténie (alors vassale de l'Empire) de faire assassiner Vlad Țepeș. Après de nombreuses tentatives infructueuses (renforçant d'autant plus le caractère "immortel" de la cible), le voïvode parvint à le piéger, dans des circonstances floues, à Albarea et fit assassiner "l'Empaleur" d'une trentaine de coups de couteau avant d'envoyer sa tête au Sultan.
Néanmoins, la légende raconte ensuite que le voïvode fut comme "hanté" par son crime. Après avoir décapité le prince et enterré son corps à la hâte, il serait tombé dans une folie et une terreur inexplicable, faisant tapisser l'entièreté de son château de gousses d'ail, réputées comme seules véritables "remèdes" contre les strigoï. Cependant, cela n'aurait pas arrêté Vlad "l'Empaleur", qui serait alors revenu sans venger en égorgeant et en buvant le sang de son meurtrier.

Certains auteurs, comme le célèbre dobrogève Dimitrie Cantemir, ont, par la suite, dressé une liste de facteurs qui pourraient causer le "strigoïsme" : être le septième enfant du même sexe d'une famille, être roux, mener une vie de péchés, mourir sans être marié, mourir par le parjure, mourir par le suicide, avoir été maudit par une sorcière.

Encore aujourd'hui, le strigoï reste affaire d'anecdotes, même dans le champ politique. Après la révolution, certains paysans valdaques, qui avaient appris à survivre sous la royauté et qui ont eu du mal à s'adapter à la démocratie et à l'économie de marché, regrettent la puissance du roi Charles et le dépeignent comme un homme bon et brave, capable de tenir en laisse les strigoï de la noblesse qui serait responsable de tous les malheurs du pays. Encore plus surprenant, en 2036, dans le village de Marotinu de Sus, en Ardélie, Ioan Toma décède à 76 ans, et sa famille procède à l'inhumation. Peu après, une des nièces du défunt affirme qu'elle est visitée nuitamment par feu son oncle. Le beau-frère, Marian Gheorghiescu, prend la tête d'une chasse au vampire avec plusieurs membres de la famille. Bien imbibés d'alcool, ils déterrent le cercueil de Ioan Toma, font une incision à sa poitrine, arrachent le ce qu'ils pensent être le cœur, brûlent la dépouille à l'essence et mélangent les cendres à de l'eau bue par la famille, pour s'en exorciser. La loi interdit ces profanations de sépulture, et six membres de cette famille sont arrêtés par la police de Frunze pour « atteinte à la paix des morts » puis sont condamnés à une peine de prison et à payer des dommages moraux à la famille de Ioan Toma. Depuis, dans le village voisin de Amărăștii de Sus, les habitants plantent « préventivement » un pieu dans le cœur ou le ventre des morts avec des pieux durcis au feu.

Les strigoï, et les vampires en général, ont très souvent été représentés dans la littérature, la musique et le cinéma valdaque. De même, l'expression "a umbla ca un strigoi", signifiant "vagabonder comme un strigoi" est très répandue en Valdaquie.
Alexei

Message par Alexei »

[center]Dernières nouvelles culturelles


Etienne III "le Grand" de Dobrogévie - Ștefan "cel Mare" Mușat

[img]http://www.skytrip.ro/images/obiective/judet/Iasi/bigs/Statuia-ecvestra-a-lui-Stefan-cel-Mare-20110103144132.jpg[/img]

Statue de Ștefan cel Mare à Traianopol, en face de l'ancien Palas royal[/center]

[justify]Ștefan cel Mare (Étienne III le Grand ou Étienne III Mușat de Dobrogévie) est le fils du prince de Dobrogévie Bogdan II Mușat et d'une certaine Oltea, sœur d'un boyard nommé Vlaicu, ou de Maria qui serait originaire de la principauté d'Olténie. Il serait dans ce second cas un cousin de premier degré de Vlad III l'Empaleur (Vlad Ṭepeș), ou même de Matei Corvinu (premier roi valdaque du Royaume magyar). Selon les chroniqueurs dobrogèves Miron Costin et Grigore Ureche, Étienne Mușat était un "homme de petite taille, rouquin, râblé, portant cheveux longs et grosse moustache" et c'est bien ainsi qu'il est représenté sur une fresque exécutée de son vivant au monastère de Voroneţ (Nistrovie). Mais, ultérieurement, l'iconographie le concernant évolua de plus en plus vers des représentations élancées et de grande taille, tandis que chevelure et moustache diminuaient sensiblement.

La couronne étant élective en Dobrogévie, Étienne III Mușat pouvait y prétendre, étant un grand boyard. Mais c'est par un coup d'État mené avec son armée qu'il s'empare du trône à Iașov, la capitale du Voïvodat, en avril 1457. Le prince régnant, Petru Aron, s'enfuit alors chez les Magyars, dont la Dobrogévie a été la vassale de 1387 à 1497. Étienne est acclamé prince de Dobrogévie par le Sfatul Ţării (Chambre des boyards, chambre haute du Conseil dobrogève) et sacré le 14 avril par le Métropolite Théoctiste Ier.
Etienne le Grand, ambitieux, choisit alors de réorganiser aussi l'armée, préférant recruter des fermiers libres (răzeşi) ou des bergers libres (mocani) qu'il n'hésite pas à anoblir, plutôt que d'utiliser des mercenaires, et il agrandit et consolide les principales forteresses, qui doivent désormais pouvoir résister aux tirs d'artillerie : Hotin, Tulcea Mare, Slobozia, Iașov et la future capitale de la Dobrogévie, Traianopol.
Ayant besoin du soutien des métropolites de Iașov, il édifie des monastères et des églises. Sous son règne, la tolérance religieuse est de mise : des églises catholiques fonctionnent à Baia, Iașov, Tulcea et Slobozia, des synagogues à Baia, Roman, Iașov et Tulcea. La plupart des églises de Dobrogévie sont construites sous son règne, de même que le monastère de Putna et le monastère de Voroneț (dans l'actuelle Nistrovie) qui ont conservé leurs fresques polychromes d'origine.

Le 4 avril 1459, il signe une alliance avec la plupart des puissances voisines, qui le reconnaissent de droit comme voïvode légitime. Ayant ainsi assuré ses arrières, il pénètre en 1461 en Ardélie, vassale du Royaume magyar pour piller les pays des Sicules (Magyars d'Ardélie), et rentre avec un important butin. De plus, il s'accord avec les Oltènes pour révoquer les droits des Magyars dans les ports de Chirila Albă, et de Cetatea en Targutie au cours de l'année 1465, ce qui mène Mathias Ier Corvin (Roi des magyars, pourtant d'origine valdaque) à confisquer les domaines d'Étienne le Grand en Ardélie (citadelles de Balta et Ciceu près de Dej) et à envahir la Dobrogévie le 19 novembre 1467. Mathias Ier Corvin incendie Baia et menace Iașov, puis entre dans Tulcea Mare, d'où il se fait chasser par Étienne dans la nuit du 14 au 15 décembre. La situation reste indécise, mais la menace solimanide turque détermine les deux monarques à se réconcilier : Étienne récupère ses domaines d'Ardélie et Mathias ses privilèges dans les ports oltènes.

Le 20 août 1470, Étienne bat les Tatars (descendant des Syirs) dans la forêt de Lipnic près du fleuve Nistru (actuelle Nistrovie), arrête leurs pillages et capture de nombreux prisonniers Roms qui étaient les éclaireurs, charriers, maquignons et ferblantiers des Tatars, ceux-ci deviennent serfs (robi) des boyards ou des monastères dobrogèves. Des princes tatars sont également capturés et gardés prisonniers contre rançon : quelques-uns, ne pouvant être libérés, préfèrent passer à l'orthodoxie et s'intégrer à l'aristocratie dobrogève, comme le khân Demir à l'origine la famille princière dobrogève Cantemir.
En 1470 et en 1473, Étienne le Grand s'immisce dans les querelles dynastiques de la principauté d'Olténie et y impose comme voïvode Besarab III Laiotă cel Bătrân (Besarab le vieux). Face aux progrès de l'Empire solimanide, ce dernier doit cependant peu après se reconnaître vassal de l'Empire. À cette occasion, Étienne annexe à la principauté de Dobrogévie la région jusque-là oltène de Dragomirești, au sud de Vrancea.
En 1472, Étienne le Grand, veuf, épouse en secondes noces Marie Paléologue de Mangup, princesse estolienne originaire de l'État latin de Théodoros en Arcadie, avec laquelle il eut quatre enfants. Marie Paléologue mourut néanmoins et fut enterrée à Putna cinq ans plus tard. Face à l'expansion solimanide, de nombreux Estoliens se réfugient en Olténie et en Dobrogévie à partir du règne d'Étienne, amenant avec eux icônes, reliques, bibliothèques, savoir-faire artistiques, artisanaux et commerciaux, ce qui contribua à faire du règne d'Étienne le Grand l'« âge d'or » de la Dobrogévie.
Le 12 juillet 1474, à Traianopol, Étienne finit par reconnaître la suzeraineté du roi magyar et confirme la liberté de commerce pour les marchands magyars de Dobrogévie, dans le but de se prémunir contre la menace solimanide.

Le 10 janvier 1475, la guerre finit par éclater : Étienne repousse les Solimanides du sultan Mehmed II à la bataille de Gherneș. Cette victoire a un grand retentissement, parvenant jusqu'aux oreilles du pape Sixte IV qui le qualifie de « athlète du Christ ». Malgré ceci, ses appels à l'aide pour former un grand front uni contre les envahisseurs turciques restent lettre morte parmi les princes de Dytolie. Le 26 juillet 1476, l'armée d'Étienne, repliée dans la vallée de la Dobrogeva (qui donne son nom à la Dobrogévie), après avoir pratiqué la politique de la terre brûlée devant les Solimanides, est pourtant battue à la Valea Albă, au nord ouest de Vrancea. La Dobrogévie est dévastée, et si les Solimanides lèvent le siège de Iașov et de Hotin le 10 août 1476, c'est seulement faute de pouvoir trouver du ravitaillement. Étienne signe la paix avec les Solimanides, et se résout à payer le tribut annuel de 6 000 ducats d'or. La Dobrogévie devient ainsi vassale de deux voisins simultanément : le Royaume magyar et l'Empire solimanide, rendant la situation diplomatique instable.
Cela n'empêche pas, le 14 juillet 1484, le sultan Bayezid II de s'emparer de Chirila Albă, et le 9 août, de Cetatea sur le littoral targute, précédemment donnés par les Oltènes aux Magyars. La flotte oltène est ainsi battue et brûlée, tandis que les troupes turciques dévastent tout jusqu'à la capitale dobrogève Iașov, incendiée le 19 septembre 1485. Étienne renouvelle son serment de fidélité au roi magyar, et réussit, avec l'aide de celui-ci, à battre les Solimanides le 16 novembre, mais ne peut reprendre Chirila. En 1489, il accepte de se reconnaître définitivement vassal du sultan, et assure ainsi à la principauté de Dobrogévie son autonomie vis-à-vis de la « Sublime Porte ».

Durant les sept dernières années de son long règne, Étienne fait tout pour assurer au pays une paix durable, la prospérité commerciale et la vie culturelle et religieuse. Lui qui avait tant bataillé, conseille à ses successeurs, quels qu'ils soient, de rechercher la paix. Il meurt le mardi 2 juillet 1504, et est enterré au monastère de Putna, en actuelle Nistrovie.

Dimitrie Cantemir, prince de Dobrogévie au début du XVIIIème siècle, rend hommage à son prédécesseur Étienne le Grand : « Étienne, prince de Dobrogévie, fut le héros de son siècle. Il vainquit le célèbre Mathias Corvin, roi des Magyars, et lui ravit les passages montagneux de l'Ardélie qui, encore aujourd'hui, servent de limites à la Dobrogévie du côté du Couchant. [...] Il donna bataille deux fois à Bayezid II et, dans toutes les deux, il eut l'avantage ; la seconde surtout fut une défaite complète. »
Au XIXème siècle, la Dobrogévie est divisée entre le Royaume magyar (qui en détient la partie septentrionale, appelée depuis 1775 « Bacovinie »), l'Empire bykove (qui en détient la partie orientale, appelée depuis 1812 « Nistrovie »), et un reliquat de Principauté dobrogève vassale de l'Empire solimanide. Le nationalisme romantique valdaque s'empare alors de la figure d'Étienne le Grand et la magnifie, notamment en histoire scolaire. L'unité de la Valdaquie (et de l'ancienne Dobrogévie en son sein) est complète en novembre 1918. Depuis, il n'y a pas une ville en Valdaquie qui n'ait son artère ou sa place Ștefan cel Mare et, souvent, sa statue : le prince est célébré dans les deux pays pour sa résistance contre l'Empire solimanide. Cette résistance lui a valu, de son vivant, d'être qualifié de « champion du Christ » par le pape, et, depuis sa canonisation par le Patriarcat d'Albarea en 1992, il est dit aussi "Ștefan cel Mare şi Sfânt"soit « Saint-Étienne le Grand », ce que des historiens comme Florin Constantiniu de l'Académie valdaque jugent néanmoins grotesque, eu égard aux "carnages" causés par le voïvode et aux mœurs politiques de l'époque.
Néanmoins, sa figure demeure constamment utilisée, des siècles après son oeuvre, par l'ensemble des Valdaques et quelles que soient leurs opinions. Ainsi, l'extrême-droite fête Ștefan cel Mare pour sa résistance contre les musulmans et les envahisseurs étrangers, tandis que l'extrême-gauche lui préfère l'image de "libérateur", qui a donné un rôle prépondérant aux paysans pauvres dans sa guerre, plutôt qu'à la noblesse et aux commerçants. La figure de Ștefan cel Mare est par ailleurs fêtée en Dobrogévie et en Nistrovie à la date du 2 juillet, jour de sa mort.[/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[center]Dernières nouvelles culturelles


La mine de sel de Turga - Salina Turga

[img]https://www.zi-de-zi.ro/wp-content/uploads/2018/01/222-21-660x330.jpg[/img][/center]


[justify]La mine de sel de Turga est une ancienne mine de sel transformée en centre de loisirs et de santé qui se trouve dans le lieu-dit Durgău-Valea Sărată de Turga en Ardélie, dans les Monts Banates. Elle est la plus grande mine de sel de Valdaquie et s'étend sur des kilomètres.

Les gisements de sel d'Ardélie (exploitées systématiquement au cours de plusieurs siècles à Ocna Dejului, Cojocna, Turga, Ocna Mureș, Ocna Sibiului et à Praid) se sont formés il y a 13,5 millions d'années au fond d'une mer peu profonde et dans un climat tropical. La couche de sel s'étend partout dans le sous-sol du plateau de l'Ardélie, ayant une épaisseur moyenne de 400 mètres. Cependant, aux marges du plateau d'Ardélie, la couche de sel peut atteindre plus de 1 000 mètres suite à la déformation de la couche de sel sous la pression des sédiments déposés au centre du plateau. Parfois, aux marges du plateau ardélien (comme c'est le cas dans les localités déjà mentionnées), le sel surgit à la surface. À Turga la couche de sel peut atteindre une épaisseur de 1 200 mètres. Un véritable microclimat est né ) l'intérieur de la saline : la température est constante tout au long de l'année et elle se situe entre 10 et 12 degrés Celsius. L'humidité est à 75-80%.

L'exploitation du sel à Durgău-Turga a commencé avant la conquête latine de la Dacie, les archéologues ayant trouvé des preuves matérielles datant de 50 av. J.-C. à 106 apr. J.-C. Les Latins ont exploité le sel à Durgău dans des chambres pyramidales profondes de 17-34 mètres et larges de 10-12 mètres. Ils ont exploité aussi le deuxième massif de sel de Turga, situé dans la zone de Băile Latine (les Bains Latins) où se trouve actuellement le zoo de Turga ainsi que l'une des piscines publiques de la ville.
Dans la période médiévale, la première mention des gisements de sel de Turga est faite dans un document émis par la cour du roi de la Magyarie en 1075, où l'on fait mention de la douane des mines de sel de Turga (Torga), situées dans un lieu près de la rivière Arieș à Aranyos en magyar, et Aureus en latin.

Après des siècles de forage, l'exploitation du sel a été finalement arrêtée en 1932.
Au cours de la Guerre mondiale, Salina Turga servit en tant qu'abri aux habitants de la ville. Pendant le régime royaliste, la partie en roches stériles de la galerie d'accès Franz Josef a même été brièvement utilisée en tant que cave d'affinage pour les fromages locaux. En 1992, une partie de la Salina Turga a été ouverte au public dans un but touristique et curatif. Elle est ouverte tout au long de l'année, mais seulement les mines Iosif, Maria Tereza et Rudolf ainsi que la galerie Franz Josef sont accessibles au public, les autres demeurant fermées ou utilisées à la discrétion de l'Etat. À l'intérieur l'on trouve encore quelques-uns des outillages originaux, datant du XVIème au XIXème siècle, ainsi que d'autres ouvrages, tels un autel en sel, des ouvrages de menuiserie etc.
L'ensemble a été rénové en 2029. À présent il y a des salles de traitement, un amphithéâtre, des salles de sport, etc. La principale attraction est le lac de la Mina Maria Tereza. Salina Turga figure sur la liste des monuments historiques du Ministère de la Culture. Des anecdotes récentes racontent que quelques "explorateurs", seulement téméraires ou convaincus que la mine recèle d'autres secrets, ont tenté à plusieurs reprises d'accéder aux salles interdites au public et n'en seraient jamais revenus...[/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Cathédrale métropolitaine de Traianopol
Catedrala Mitropolitană din Traianopol


[img]https://i.imgur.com/9tICzyX.jpg[/img][/center]

La cathédrale métropolitaine de Traianopol, située sur le boulevard Ștefan cel Mare și Sfânt, à Traianopol (Dobrogévie), est le siège de l'Archevêché de l'Eglise orthodoxe valdaque de Traianopol et du Métropolite de Dobrogévie et de Munténie. Elle est également la plus grande église orthodoxe historique de Valdaquie et est dédiée à Sainte-Parascheva et à Saint-Georges. Sa forme a été inspirée du style de la Renaissance italique avec des éléments baroques dominant les décorations intérieures et extérieures. La cathédrale est officiellement protégée comme monument historique.

A l'origine, deux églises avaient été construites sur son emplacement actuel : Biserica albă (l'Eglise blanche - XVième siècle) et l'Eglise de la Présentation (XVIIème siècle). Le 8 août 1826, le prince Ioan Sturdza signe un décret ordonnant la construction de la cathédrale. Le métropolite de Dobrogévie de l'époque, Veniamin Costache, pose la pierre angulaire de la cathédrale le 3 juillet 1833 et guida les débuts de la construction. Les travaux ont débuté en 1833, selon des plans néo-classiques des architectes tötterns Gustav Freywald et Heinrich Blücher, et ont continué à un rythme rapide jusqu'en 1841, où ils furent repris par l'architecte bykove Mihail Singurov. En 1839, une fois l'édifice complètement construit et couvert, de grandes fissures apparurent toutefois sur le grand arc central. Diverses solutions ont été essayée (Singurov a, par exemple, remplacé le plafond en brique par du bois en 1840), mais le 23 mai 1857, le plafond s'effondre, entraînant les colonnes intérieures. Le bâtiment reste ainsi à l'état de ruine pendant plusieurs décennies.

Toutefois, sous l'impulsion du métropolite Iosif Naniescu (1875-1902), l'État valdaque nouvellement unifié décide de lancer les travaux de restauration de la cathédrale. Une nouvelle pierre angulaire est posée le 15 avril 1880. L'architecte Alexandru Orăscu, recteur de l'Université d'Albarea, a conçu de nouveaux plans ajoutant deux rangées supplémentaires de pilastres massifs à l'intérieur, créant une forme de basilique rectangulaire, avec une nef centrale complétées par deux petites nefs latérales. Les quatre flèches latérales détachées ont été conservées, mais le grand dôme central a été retiré et remplacé par un système de quatre sections semi-circulaires, séparées par des arcs transversaux.

Près de 50 ans après le début de sa construction, la cathédrale a finalement été inaugurée le 23 avril 1887 en présence du roi Alexandre Ier et de la reine Viktoria de Britonnie, qui avaient fait don de grosses sommes d'argent pour soutenir le projet. En 1889, les reliques de Sainte-Parascheva, patronne de Moldavie et de Nistrovie, ont été déplacées du monastère de Trei Ierarhi vers la toute nouvelle cathédrale. Depuis lors, ces reliques continuent d'attirer des foules de pèlerins, notamment le jour de sa fête (14 octobre), et sont situées sur le côté droit du vestibule.

D'autre part, aux alentours de l'église monumentale se trouvent l'église Saint-Georges (l'ancienne cathédrale métropolitaine de Traianopol construite en 1761-1769), le Palais métropolitain (construit au XVIIIème siècle), la Chancellerie métropolitaine, la bibliothèque métropolitaine Dumitru Stăniloae, la maison monastique La maison Epivata ainsi que la faculté de théologie orthodoxe de Traianopol (fondée en 1860 en tant que cofondatrice de l'Université de Traianopol). En outre, depuis mai 2017, le sous-sol de la Grande Cathédrale abrite le Musée métropolitain, consacré à l'histoire de l'orthodoxie en Dobrogévie et en Nistrovie.


[center][img]http://static.gigapan.com/gigapans0/93478/images/93478-744x360.jpg[/img][/center][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Cathédrale des Saints Pierre et Paul de Cernavoda
Catedrala Sfinţii Apostoli Petru şi Pavel din Cernavoda


[img]https://locuridinromania.ro/wp-content/uploads/2016/10/Catedrala-Sfintii-Apostoli-Petru-si-Pavel-din-orasul-Constanta.jpg[/img][/center]

La cathédrale des Saints Pierre et Paul de Cernavoda est le siège de l'Archevêché de l'Eglise orthodoxe valdaque de Tomis, ainsi que d'un monastère éponyme. Situé entre la place Ovidiu et la mer Pourpre, en face du palais de l'archevêque, elle a été construite dans la zone péninsulaire de la ville en 1883-1885, suivant les plans des architectes Alexandru Orăscu et Carol Benesch, pour l'extérieur, et, pour l'intérieur, de Ion Mincu. La pierre angulaire a été posée le 4 septembre 1883, sous le règne de Iosif Gheorghian, patriarche de toute la Valdaquie, puis l'église a été consacrée le 22 mai 1895.

La cathédrale, de style néobyzantin, en briques pressées, présente une large façade et une tour de 35 mètres de haut. Parmi les œuvres sculptées figurent l'iconostase et le chœur en chêne, ainsi que des candélabres et des chandeliers (en alliage bronze-laiton), également conçus par Ion Mincu et fabriqués en Santogne. Les fresques ont été réalisées par deux peintres d'Albarea entre septembre 1959 et novembre 1965. Ce mois-là, une fois terminé, Mgr Păunescu consacra à nouveau l'église. Les reliques de Saint-Panteleimon, offertes à l'église en 1931, ainsi qu'une partie des reliques des saints Auxentius de Bithynie et de Siméon Stylites sont conservées à l'intérieur. Une icône de la Vierge Marie, dite "fabuleuse", est également présente, parmi les reliques des saints Epictète et Astion. Celles-ci sont déposées dans la cathédrale le premier décembre 2011, date à laquelle elle acquiert la fonction supplémentaire de monastère ; depuis lors, des liturgies sont organisées selon les rites monastiques.

Par extension, le Palais de l'archevêque, inauguré en 1925, est situé à l'ouest de la cathédrale. La pierre angulaire de celui-ci a été posée par le patriarche Miron Cristea accompagné des évêques Grigorie Coma d'Aradeş et Ilarie Puiu de Hotin tandis qu'Ilarie Teodorescu était l'évêque de Cernavoda de l'époque.


[center][img]https://www.cs.usfca.edu/~cruse/RomaniaMinicourse/RoInteriors/Orthodox-Cathedral-Sibiu.jpg[/img][/center][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Cathédrale de la Sainte-Trinité d'Aradeş
Catedrala "Sfânta Treime" din Aradeş


[img]http://www.radiotimisoara.ro/wp-content/uploads/sites/3/2018/11/ARADCU-00-CATEDRALA-MA20NOV.jpg[/img][/center]

La cathédrale orthodoxe "Sainte-Trinité" est située à Aradeş, dans le voïvodat d'Ardélie, dans l'Ouest de la Valdaquie. C'est la cathédrale principale du siège épiscopal d'Aradeş, actuellement dirigée par l'archevêque Timotei.

C'est l'évêque Timotei qui a posé la pierre angulaire de la nouvelle cathédrale en novembre 2021. Les travaux de construction ont débuté un an plus tard, en 2022, visant dans un premier temps à consolider le sol et les fondations de la nouvelle cathédrale. La construction a duré jusqu'en 2036, lorsque les derniers travaux extérieurs ont été réalisés et que la grande icône située sur la façade a été achevée.

Bien avant la fin de la construction, en raison de la spécificité de l'église, des cloches ont été importées d'une fonderie valaryenne. Avec une masse totale de 6,56 tonnes (respectivement 4 050, 1 070, 745, 450 et 250 kg) pour les cinq cloches, celles-ci ont achevé d'être montées en décembre 2033. En 2036, quatre croix en or ont été apposées sur ses dômes : les trois petites croix mesurant chacune 3,5 mètres et la grande 7,30 mètres. En 2037, lors de la fête de Saint-Nicolas et quelques mois après la révolution républicaine ayant retardée sa consécration, la cathédrale a été finalement inaugurée par le patriarche de toute la Valdaquie, Daniel Ciubotea. Un impressionnant rassemblement de membres du clergé et de fidèles a pris part à la bénédiction de l'église et à son inauguration. Lors de la construction de l'église, un autel temporaire a été installé au-dessus du sol, puis sous le plancher de la nef et enfin sous l’autel principal pour célébrer la liturgie, celui-ci a été béni au moment de l’inauguration et a été conservé comme installation permanente.

Construite dans un style byzantin, et ayant coûté au total 7 millions de dollars, la cathédrale est haute de 58 mètres et est longue de 63 mètres. Bien qu'inaugurée en 2037, les décorations et la peinture intérieure ne sont pas encore totalement achevées. Par ailleurs, l'architecte responsable de sa construction, Ioan Hăprian, a construit sa façade de manière à ce qu'elle soit orientée vers le Sud-Ouest, en direction de la Terre sainte, matérialisée par Hiérolosyme.

[center][img]https://criticarad.ro/wp-content/uploads/2018/12/catedrala.jpg[/img][/center][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Cathédrale de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu de Dej-Năvodari
Catedrala Ortodoxă "Adormirea Maicii Domnului" din Dej-Năvodari


[img]https://i.imgur.com/ztD9ZiN.jpg[/img][/center]

De son nom complet : la Catedrala Ortodoxă "Adormirea Maicii Domnului" a Arhiepiscopiei Vadului, Feleacului și Dejului (Cathédrale Orthodoxe "Dormition de la très Sainte Mère de Dieu" de l'Archevêché de Vad, de Feleac et de Dej) est le principal édifice orthodoxe et religieux de Dej-Năvodari.

Située sur la Piața Avram Iancu a été érigé à l'initiative de l'évêque Nicolae Ivan qui a commencé à en faire les démarches auprès les autorités ardéliennes dès 1919. En 1920, il a obtenu aussi le terrain sur lequel la cathédrale a été construite. Peu de temps après un concours de projets architecturaux été organisé à l'échelle du pays (l'Ardélie venait d'être rattachée à la Valdaquie) et a été emporté par les architectes albaréens George Cristinel et Constantin Pomponiu. Afin de célébrer la récente Union (Uniri), les deux architectes ont utilisé des modèles et des styles architecturaux d'inspiration byzantine, rencontrés partout en Olténie, et exotiques selon les goûts germaniques des Ardéliens de l'époque. Ainsi, la coupole de la cathédrale de Dej a été inspirée par la coupole des cathédrales orthodoxes estoliennes, tandis que la peinture murale intérieure est l'œuvre de deux des premiers professeurs de l'Université d'art et d'esthétique de Cluj, Anastasie Demian et Catul Bogdan.

Les travaux ont officiellement débuté le 19 septembre 1923 et l'édifice est achevé dix ans plus tard. La cathédrale a été consacrée le 5 novembre 1933 par le Patriarche "de toute la Valdaquie" Miron Cristea qui était accompagné par le Métropolite d'Ardélie Nicolae Bălan ainsi que par l'évêque de Dej Nicolae Ivan. Le roi Charles II, le prince héritier Mihai et plusieurs ministres ont assisté aux cérémonies.

Sa principale particularité réside dans son dôme principal, inspiré des dômes des églises orthodoxes de Marquésie, entouré de 4 tours de style valdaque Brâncovenesc. Les 18 grandes colonnes supportant le dôme sont par ailleurs sculptées dans la pierre et le matériau principal utilisé pour la construction de la cathédrale était de la pierre extraite des carrières de Baciu et de Bompotoc, situées non loin de Dej-Năvodari. Pendant la Révolution de 2037, la cathédrale a abrité des rebelles républicains blessés ou recherchés par la police royale, témoignant de la solidarité du clergé orthodoxe avec les manifestants et de la volte-face du Patriarche Daniel de Valdaquie (encore en fonction), ayant décidé de rallier les révolutionnaires au détriment du roi.


[center][img]http://romanianturism.com/wp-content/uploads/2014/04/catedrala-mitropolitana-timisoara-3.jpg[/img][/center][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Le Palais du Parlement
Palatul Parlamentului - Oltenia - Albarea


[img]http://www.national.ro/wp-content/uploads/2017/04/palatul-parlamentului.jpg[/img][/center]

Si la Valdaquie pouvait être caractérisée par un seul bâtiment, ce serait bien l'ancien Palatul Regal (Palais royal) qui nous viendrait tout de suite à l'esprit. Pharaonique, gargantuesque, monumental, l'actuel Palatul Parlamentului, dans lequel siège, comme son nom l'indique, le Parlement valdaque, est effectivement le plus grand bâtiment administratif au monde, mesurant 270 mètres sur 240 mètres pour une hauteur de 86 mètres (supérieure à celle de plusieurs cathédrales orthodoxes du pays). Au total, le Palatul Parlamentului cumule pas moins de 1 100 pièces réparties sur 12 étages, sans compter les 4 sous-sols dont il dispose. Dès son inauguration, en 2006, et jusqu'à aujourd'hui, ce palais de style néo-classique symbolise la folie [des grandeurs] des monarques valdaques. Ceux-ci voulaient, pour laisser une trace dans l'histoire et symboliser leur omnipotence, rassembler les principales institutions étatiques de l'époque : le Parlement (composé de la Chambre des députés et du Conseil des hospodars -aujourd'hui le Sénat-), le Conseil royal (faisant office de gouvernement) ainsi que la Haute Cour de Justice royale.

La construction du palais commence ainsi en 1994 par un décret royal, qui ordonne de raser 520 hectares dans le centre d'Albarea, entraînant l'expulsion de plus de 40 000 personnes et la destruction de nombreuses maisons et sites historiques. Au total, 600 architectes et 50 000 ouvriers sont mobilisés, tandis que plus d'un million de mètres cubes (provenant d'Ardélie) est utilisé. S'élevant à 30 milliards de dollars à l'époque, le PIB valdaque est mis à rude épreuve pour répondre aux caprices du monarque, qui en alloue près de la moitié à la construction de son palais. Celle-ci prendra douze ans, et sera une source de frustration et de colère pour les citoyens valdaques qui se soulèveront une première fois en 2018, puis une seconde fois (de manière décisive) en 2037. Celui-ci, aboutissant à la chute de la monarchie, a eu des conséquences lourdes pour la structure qui, en tant que symbole du despotisme, a été largement pillée, taguée, dégradée, et aurait même été incendiée sans l'intervention des pompiers, à la demande des nouvelles autorités républicaines.

Celles-ci, malgré la pression populaire, ont finalement refusé de raser cet édifice, dont la construction avait déjà entraîné des coûts ubuesques qui seraient tout aussi élevés en cas de destruction. Ainsi, Radu Portocală, président du Front de Salut national (gouvernement provisoire) a décidé de maintenir en son sein la Chambre des Représentants dans le bâtiment, ainsi que la chambre haute (Conseil des hospodars) devenue Sénat. Néanmoins, afin de symboliser la nouvelle séparation des pouvoirs promue par la République, la Haute Cour de Justice a été déplacée, à l'instar de la résidence du président de la République et du Conseil des ministres, déplacés au Palatul Victoria pour ces derniers.

De plus, une grande partie des pièces du Palatul Parlamentului (inutilisées) a été transformée en salles de conférence et salons, servant notamment à accueillir les chefs d'Etat étrangers. Un Musée national d'art contemporain a également été aménagé dans cet immense édifice, ainsi qu'un Musée et un Parc dédiés au "despotisme" et au "royalisme", qui ont tous été ouverts en début d'année 2038. Ce despotisme est visible dans les plans mêmes du bâtiment qui prévoyaient l'installation de milliers de fenêtres, mais peu de portails et de sortie, dans le but de protéger le palais en cas d'émeute. Néanmoins, de nombreuses pièces demeurent inutilisées et font office de dépôts. Enfin, depuis janvier 2038, des visites guidées du palais sont organisées et disponibles en plusieurs langues, celles-ci, d'une durée de 2h, permettent aux touristes de découvrir environ... 5% de la structure, preuve de son gigantisme. Celui-ci a par ailleurs un coût d'entretien qui est, sans surprise, difficile à amortir. Ainsi, la location de salle (pour des réunions d'affaire, etc.) et les visites parviennent à couvrir à peine 45% des frais d'entretien du bâtiment. Un bâtiment qui continue de diviser et que les Valdaques ont encore du mal à apprivoiser.


[center][img]https://i.imgur.com/mGpi6bH.jpg[/img][/center][/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify][center]Grande Mosquée de Cernavoda
Marea Moschee din Cernavoda - Târgutia


[img]https://www.litoralulromanesc.ro/application/views/images/obiective%20turistice/12__moscheea_carol.jpg[/img][/center]

Souvent vue comme très uniforme d'un point de vue culturel et religieux, la Valdaquie n'en est pas pour autant restée hermétique aux influences extérieures, bien au contraire. Les occupations magyare (en Ardélie), bykove (Dobrogévie) et turcique (Munténie et Targutie) ont laissé énormément de traces, notamment dans l'architecture et la religion. Ainsi, la Grande Mosquée de Cernavoda est aussi appelée "Geamia Regelui" ou "Kral camisi", en turc (signifiant la "Mosquée du roi"). Et pour cause, l'édifice, classé comme monument historique, n'a pas été construit par un sultan, mais bien par un roi.

Celui-ci n'est autre que Alexandru II. En 1912, il a donné l'ordre de construire la Marea Moschee sur le site de l'ancienne mosquée Mahmudia (Geamia Mahmudia), édifiée en 1822 par Hafız Hüsseyin Pașa et nommée d'après le sultan solimanide Mahmoud II, du temps où Cernavoda était encore soumise à la Sublime Porte. Bien que Cernavoda fut redevenue valdaque à la fin du XIXème siècle, l'influence musulmane demeurait encore bien présente en Targutie (notamment via l'importante communauté turcique de l'époque, bien implantée à Cernavoda), et la construction de la Grande Mosquée débuta ainsi le 24 juin 1912 lorsque la première pierre angulaire fut posée en présence de Spiru Haret, ministre valdaque des Affaires religieuses de l'époque et Sefa Bey, ambassadeur solimanide à Albarea. Le projet a été financé par le gouvernement valdaque et entrepreneur Ion Neculcea, et la construction dura trois ans, jusqu'en 1915. La mosquée a été officiellement inaugurée par Alexandru II le 31 mai 1916.

L'architecture du bâtiment mélange plusieurs styles : néo-karsais, néo-byzantin mais aussi néo-roman. Ses concepteurs, George Constantinescu et Victor Ștefănescu, ont modelé la mosquée en s'inspirant de celles présentes en Estolie. Les entrepreneurs ont utilisé des matériaux en brique et en pierre pour la mosquée proprement dite et du béton armé pour le dôme et le minaret. L'édifice fut en outre la première structure en Valdaquie à être édifiée en béton armé, tandis que le portail principal a été construit avec de la pierre de Munténie et que la porte en dessous a été faite à partir de marbre noir incrusté de bronze. Enfin, les colonnes intérieures ont été faites à partir de marbre ardélien. Le minaret, de style néo-mauresque, culmine à une hauteur de 47 mètres, tandis que le dôme s'élève à 25 mètres et possède un diamètre de 8 mètres.

La Grande Mosquée de Cernavoda est en outre l'une des treize mosquées importantes existant en Valdaquie. Celles-ci sont toutes situées dans les voïvodats de Targutie et Munténie, où l'influence turco-musulmane fut prégnante pendant des siècles. En 2037, peu après la Révolution, l'édifice fut pressenti pour accueillir un éventuel "clergé" musulman valdaque (dont l'existence aurait été rendue possible par la laïcisation du pays et la reconnaissance d'autres cultes en dehors du christianisme), mais ce dernier ne vit jamais le jour, la société demeurant très chrétienne et voyant l'Islam comme "non-valdaque", mais aussi comme un outil de "domination étrangère", encore associé aux occupations turciques.


[center][img]http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/44665043.jpg[/img][/center][/justify]
Répondre

Retourner vers « Valdaquie »