[RP] Activités internes à l'Empire Arcadien

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Basileus1081

Message par Basileus1081 »

[center]Sommaire :[/center]

  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1206&t=17057&p=343689#p343689]Pourpre Phénix[/url] Description : La monarchie Arcadienne alterne entre faste et symbolique lors du sacre de l'Empereur des Arcadiens. Konstantinos XI.
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1206&t=17057#p343731]Epopée Arcadienne I[/url] Description : L'Empire Arcadien défend ses frontières à l'aube du 6ème siècle, luttant avec une volonté sans failles face aux puissants Perses.
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1206&t=17057#p344003]Epopée Arcadienne II[/url] Description : L'Empire Arcadien tente d'étendre ses frontières sous l'égide de l'Empereur et d'un distingué général armé de son courage, de sa Foi et de la force d'une armée Impériale.
Basileus1081

Message par Basileus1081 »

[center]Pourpre Phénix[/center]
[center]Arkadiopolis, 15 mai 2037.[/center]


[center]https://www.youtube.com/watch?v=sk8R4kim-kg[/center]


[center][img]http://zaist.ru/upload/medialibrary/add/addaee8488a0f90743c20c80f6dc8998.jpg[/img][/center]

[center]Basilique de la Nativité, Arkadiopolis.[/center]


L'humble homme regarde au loin. Il se prosterne et ferme les yeux, tendant les oreilles et scrutant en silence la beauté du chant perçant des aigles. Soudain, le cœur du centre de l’humanité bat à l’unisson, les respirations se couvrent de prières et de vénération. Du haut des murs s’élève le son du tocsin et des tambours. Deux-mille ans nous contemplent, mais le temps n’a pas usé ce qui fut et demeure le cœur du monde habité. Caressé par la douce Marie, inspiré par la passion de Christ et élevé pour égaler Saint-Georges, l’humble disparaît. Son âme à jamais transformée par l’union qui l’unit aux Apôtres et au Divin l’a placé bien au-delà de sa simple condition. Il a été choisi parmi tous les humbles et contre tous les vaniteux pour commander, au nom de Christ Pantocrator l’humanité toute entière. Il est l’égal, en ce jour et pour toujours, d’une légende vivante. Son premier commandement est de vivre pour ses semblables, son premier souhait est que ses semblables honorent le serment inaltérable ici fait dans le berceau de la civilisation que de la défendre par tous les moyens et par tous les âges. Sa première préoccupation lui est confiée en mains propres, littéralement, par le premier des ecclésiastes. Ayant tendu les mains, il reçoit de ce dernier un sac de toile dont la poussière débordante se répand peu à peu sur ses mains, sur ses bras … sur sa tête. Symbole de sa mortalité, il mesure tous les dangers hérités de son avenir promis.


[center][img]http://www.spiritualite-chretienne.com/christ/pantocr/palerme.jpg[/img]

Christ Pantocrator.[/center]


Apposant sur sa tête le signe du chrisme, l’ecclésiaste prononce ces mots encore célèbres : « Par ce signe, tu vaincras ! ». Humble, courbé et nu, aveugle et désormais sourd à tout autre son que celui prononcé par l’ecclésiaste, il l’entend encore raisonner en lui, vibrer en ses oreilles comme la fureur du tonner un soir d’hiver. Les tambours, il les entend à nouveau pourtant, frappés avec rythme, il sent à nouveau son souffle et celui des hommes l’assistant. Il renonce à porter le trop lourd sac de poussière qui s’étale à ses pieds. A la place, il reçoit un métal froid, au contact terrifiant et au poids considérable sur son crane des mains de celui qui n’est désormais plus que le troisième. Entre Christ et lui s’impose un homme nouveau, élevé au-dessus des hommes pour régner sur eux. Il entend les chants, les hommes qui s’avancent vers lui et le pressent de se relever. Les yeux bien ouverts et le corps droit, il regarde fixement du haut de sa stature surhumaine le Chi-Rho qui orne la crosse du Patriarche. L’humble homme n’est plus, désormais couvert de vêtements pourpres par ses fidèles, il est vicaire de Christ sur terre ! Souverain de la terre habitée et détenteur de la Loi ! Il est Empereur !

Se tournant vers l’entrée de ce qui n’est autre que la plus grande basilique de l’Oikoumène, il aspire le flux torride de dizaines de milliers de sujets venus voir en personne le sacre de celui qu’ils nomment, tel un seul homme et d’une voix tonnante : « Vive l’Empereur Konstantinos XI ! ». Inspirant profondément, il respire le souffle tempéré d’un printemps symbolique. Le renouveau approche, mais l’éternel n’est que continuation et recommencement. Equipé d’une lourde tunique faite d’or et de joyaux, il reçoit les insignes impériaux et le globe d’or surmonté de la croix, dernier recueil des fragments de la vraie croix. Entamant un discours à l’image de sa charge, il se tient hiératique et flanqué des représentants de l’autorité du monarque : D’un côté le Patriarche œcuménique ainsi que les hauts fonctionnaires civils. De l’autre, les quatorze Stratèges des armées et flottes impériales, monuments vivants de batailles et de souffrances abominables. Prononçant de sa voix grave et du haut de sa haute stature ses premiers mots, il fixe l’horizon, que lui seul peut dépasser. Ses sujets, ayant assistés debout à la cérémonie, baissent la tête, touchent terre, se courbent jusqu’à beigner leurs fronts sur le sol en vénérant la pourpre et son porteur.

Il dit : « Par la volonté de notre seigneur Christ Pantocrator, j’ai été désigné par ce dernier pour régner sur la terre des Arcadiens. Porteur des insignes impériaux, des clefs de la Ville du globe Arcadien et reconnu par l’Eglise, je m’adresse à vous qui m’avez acclamé comme votre Empereur. Mesurant la lourde tâche qui m’incombe, je vous chérie et embrasse vos souhaits les plus ardents et les plus pieux à mon égard. Mon premier acte, par Chrysobulle, est de monnayer et répandre vos généreux présents en une donation au peuple élu, à l’Israël que nous constituons. Plus qu’une tradition, l’acte premier d’un Empereur est de veiller à l’abondance des dons, subsides et autres générosités réalisées par le porteur de la pourpre que je suis. Gloire au peuple et ses élites, gloire à nos officiers de la Strateia et du Politikon, gloire au Sénat des Arcadiens. Peuple élu d’Arcadie puisses tu défendre pour mille ans encore l’Empire des Césars ! Que la flamme du phare que j’incarne et que vous me transmettez ne cesse d’illuminer les continents ! Debout humbles sujets ! ».


[center][img]http://www.histoireeurope.fr/img/Jean%20II%20Comnene%20et%20Piroska%20de%20Hongrie.PNG[/img]

Couple Impérial Arcadien.[/center]


Se levant tel un seul homme, l’assemblée fait désormais face à l’Empereur. L’impératrice des Arcadiens, présente aux côtés du Politikon, s’adresse en ces termes à l’assemblée : « Pour mille ans encore ! ». Acclamée, l’Impératrice parachève le premier discours public de l’Empereur. C’est sur cette note que les cœurs entament les hymnes religieux qui ponctuent une cérémonie aussi physiquement éprouvante, symbolique dans ses actes et ses propos que pensée et repensée avec une rigueur et un acharnement tout Arcadien. Enfin, lorsque la cérémonie s’achève, à la lumière des torches, les sujets de l’Empire peuvent voir sortir de la Basilique de la Nativité l’Empereur et l’Impératrice, sa famille, leurs administrateurs, ecclésiastes et militaires ainsi que les très nombreux participants à la cérémonie. Suivie dans toute l’Arcadie, la cérémonie du sacre est une réussite sans faute pour Konstantinos XI, second représentant de la dynastie des Argyroi à la tête de l’Empire. La presse de son côté titre sur un ton enjoué : « L’aigle pourpre s’envole, une fois encore ! »
Basileus1081

Message par Basileus1081 »

[center]Épopée Arcadienne 1/?[/center]
[center]Conférence à l'Université Historique d'Arkadiopolis, 18 mai 2037.[/center]


[center][img]https://p3.storage.canalblog.com/34/80/363481/95082917_o.jpg[/img][/center]

[center]Ioannes Sgouros, Historien.[/center]


L’auteur du livre « Epopée Arcadienne » s’exprime longuement lors d’une conférence sur un sujet qui interpelle ses lecteurs et auditeurs. En effet, les fouilles ayant eu lieu en Marquésie entre 2031 et 2037 confirment ce que Théophile d’Antioche écrivait à la fin du 6ème siècle dans sa chronique sur la campagne d’orient de l’Empereur Athanase 1er, la quatorzième guerre Perse en l’occurrence. Les fouilles permettent de confirmer bien des points abordés et remettent au goût du jour les questions historiques. Retrouvez le livre sur le site Historia.ac et ses revendeurs au prix de 28.99 pièces !


[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Semissis-Anastasius_I-sb0007.jpg[/img][/center]

[center]Solidus Numisma frappé sous Athanase 1er.[/center]


Ioannes Sgouros explique : « Au début du 6ème siècle, le cœur battant de la civilisation, l’Arcadie, offre ce un singulier portrait d’un monde antique ayant survécu aux ravages des temps troubles ayant plongé l’occident dans un profond marasme. Le territoire est toujours mieux administré, la fiscalité pèse de moins en moins sur les hommes tout en permettant une ère de faste et de prospérité sans commune mesure avec les temps anciens. Ce prolongement de la gloire antique tient ses frontières et dispose d’alliés en orient mais aussi en occident. L’armée, institution autrefois puissante, demeure largement affaiblie par les coupes budgétaires d’Athanase 1er. Forte de deux-cent-mille hommes au milieu du 5ème siècle, l’armée s’est contractée et a licenciée la moitié de ses personnels, réduit les soldes et les traitements des officiers. Recourt largement aux mercenaires lors des campagnes et ne dispose plus d’une cavalerie égale au début du 5ème siècle. C’est pourtant cet Empire à la fois fort de son économie et faible militairement qui va devoir faire en 511 à la quatorzième guerre Perse. Sur fond de conflit commercial, les Perses exigent tribut de la part de l’Arcadie. Si la politique impériale vise à l’économie du sang des hommes, elle ne peut tolérer, au nom de la dignité même de l’Etat universel, que de s’abaisser à payer injustement et à une puissance inférieure un tribut. C’est donc sur le champ d’honneur que se décide la question.


[center]https://www.youtube.com/watch?v=LMftCIdnOtg[/center]


La bataille a lieu. Après de longues manœuvres, les Perses avancent confiant et supérieurs numériquement à la faible armée Arcadienne déployée sur ce théâtre. Un général guide l’armée Arcadienne, il s’agit de Isaakios « Monophtalmos ». Autrement dit, Isaac le borgne. Déjà âgé de trente-trois ans, le général a abordé selon le récit du chroniqueur et officier impérial Théophile d’Antioche l’ennemi dans un espace réduit, une vallée s’enfermant dans un quasi cul de sac donne sur Nea-Panormos, cité fortifiée et un des points d’appuis de l’armée impériale pour défendre et contrôle sa frontière avec les Perses. En juillet 512, à quelques centaines de mètres des murailles, se trouvent des fortifications avancées et derrières elles le corps de bataille Arcadien. Composé de trois batailles, une réserve et deux ailes de cavalerie, il groupe 20 000 Arcadiens. En face se trouvent 50 000, ils engagent le combat le 6 du mois après l’échec d’une tentative de retournement du général puis de la troupe.


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2018/42/2/1539708877-cataphractpersia.jpg[/img][/center]

[center]Cataphractaire Perse.[/center]


La bataille commence par l’engagement des archers, les archers arcadiens surclassent par la faveur du vent et leur habileté la supériorité historique des archers perses. Fixant l’infanterie Arcadienne, la cavalerie cataphractaire des Perses engage la cavalerie Arcadienne. La manœuvre fixe l’infanterie légendaire des Arcadiens. Les cavaliers Arcadiens reculent avant le contact et évitent le choc avec leurs homologues, une fois leur élan brisé par la distance, une seconde aile de cavalerie frappe l’arrière et le flanc des lourds cavaliers Perses. La panique se généralise avec l’apparition de ces opposants et plus encore avec l’engagement de la réserve Arcadienne composée de lourds cataphractaires de la garde impériale. La décimation de l’aile Perse est totale, mais alors que l’ennemi repli ses survivants de l’autre côté du champ de bataille une autre charge frappe l’aile droite des Arcadiens.

Cette fois les cavaliers scythes battent en retraite après le choc et accusent des pertes catastrophiques. Le chef d’une bande de scythes ayant été tué ces derniers quittent massivement le champ de bataille. La défaite semble approcher à grands pas et Isaac déploie des fantassins lourds de la garde impériale, ses cataphractaires et ce qu’il peut ponctionner pour envelopper les cavaliers adverses et les couper de leurs réserves en approche. Affrontant la réserve Perse, les Arcadiens reconduisent les cavaliers orientaux sur leur ligne d’infanterie qui s’avance et entre en contact avec les fantassins Arcadiens. Retournant ses éléments de cavalerie encore en état de combattre après ces deux charges successives, il affronte en personne les cavaliers du Shah. Le général Perse qui mène la bataille se trouvant dans cette aile de cavalerie opposée à Isaac et ses propres cavaliers, il perd la vie avec le gros de la noblesse Perse. A ce stade, la bataille est gagnée, l’élite Perse décapitée et leur arme mobile détruite, leur infanterie bat en retraite et accuse des pertes élevées. Au total, 3 000 Arcadiens et 14 000 Perses succombent lors de la bataille, 5 000 Perses sont faits prisonniers et envoyés en esclavage ou dans des colonies militaires, en occident.


[center][img]https://i0.wp.com/www.learning-history.com/wp-content/uploads/2016/11/Cataphracts.jpg?fit=800%2C542&ssl=1[/img][/center]

[center]Cataphractaires Arcadiens.[/center]


La victoire permet de signer une paix blanche, l’ennemi Perse est tenu à distance et désormais il est possible de reporter ailleurs une armée brillamment menée et qui reçoit enfin de meilleurs traitements. Allant croissant, cet intérêt pour l’armée va culminer avec un effectif de près de trois-cent-mille hommes en armes au début du 7ème siècle. Cette paix offre plus qu’un répit, elle restaure la confiance des Arcadiens en leur armée et l’Empereur Athanase 1er ne va cesser de l’employer, aiguisant cette force et accroissant sa masse pendant toute la durée de son règne. Une nouvelle perspective s’ouvre, celle d’une marche triomphale vers l’Ouest de l’Empire. Isaakios reçoit les honneurs du triomphe, champion et protecteur de l’Empereur, son regard va se porter sur d’autres terres, sur d’autres adversaires, en Dytolie. ».

Ce moment décisif aurait pu redéfinir l’Histoire de l’Empire, fermant ou reportant l’expansionnisme Arcadien du 6ème siècle. La victoire de Nea-Panormos conclu par un statu-quo temporaire le conflit intermittent entamé sept siècles plus tôt. Aussi, le livre se vend bien et des traductions dans quelques langues vont bientôt permettre son exportation à l’étranger. Les fouilles abordent la numismatique qui date la bataille, apporte des informations sur l’équipement et la vie des troupes, livres des histoires d’hommes, de violences incroyables et d’enrichissements considérables. Le camp Perse ayant été pillé, de nombreux étendards de cette armée demeure ici même à Arkadiopolis et ses musés historiques. Enfin cela confirme largement la chronique de Théophile bien que l’effectif Perse soit estimé à cinquante-mille hommes et non trois-cent mille ! Une suite est déjà en écriture, visant, semble-t-il, une campagne en pleine Dytolie …
Basileus1081

Message par Basileus1081 »

[center]Épopée Arcadienne 2/?[/center]
[center]Conférence à l'Université Historique d'Arkadiopolis, le 9 Juin 2037.[/center]


[center][img]https://static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2014/04/01/1538214-le-goff.jpg[/img][/center]

[center]Ioannes Sgouros, chez lui.[/center]

L’auteur du livre « Epopée Arcadienne » s’exprime longuement lors d’une conférence sur un sujet qui interpelle ses lecteurs et auditeurs. En effet, les fouilles ayant eu lieu en Alileia entre 2029 et 2037 recoupent et corrigent tout à la fois ce qu'écrivaient les auteurs de la fin du 6ème siècle dans leurs chroniques et leurs lettres sur la campagne d'occident de l’Empereur Athanase 1er. Les fouilles permettent de confirmer bien des points abordés et remettent au goût du jour les questions historiques, de vieux mythes et fascinent toujours autant par la démeusure de cette aventure qui mène l'Aigle Pourpre plus loin que jamais, de toute son histoire médiévale. Retrouvez le livre sur le site Historia.ac et ses revendeurs au prix de 34.99 pièces !


Extrait du livre de Ioannes Sgouros, Historien de l'Empire à l'ère médiévale : « [...] La mer est notre domaine, notre héritage ancestral, notre première ressource. Par-delà la mer, notre but final, l’Alleila … mais les flots de l’océan se brisent, sans discontinuer, sur les coques de nos Dromons. Rameurs et Scutaires, Cataphractaires et Mercenaires se mêlent et s’activent pour ramer, écoper, soigner les blessés et protéger les bêtes. L’arme du marin, de fortune ou de métier, c’est son cœur. Le Divin déchaîne contre nous en cette matinée les pires tourments, la tempête que nous traversons fait chavirer un navire sur dix, engloutissant à jamais des compagnons d’armes, des frères, des braves. Le Paradis, dernière demeure de ces fidèles, ouvre sans nul doute ses portes à ceux qui portent la Labarum sur leur bouclier et arborent à leur cou l’humble croix du Christ. Sortant de la tempête, c’est une masse de navires endommagés et de soldats épuisés qui s’avance et découvre à l’aube les côtes d’un pays inconnu. Se regroupant avec les survivants, hissant les voiles, notre Dromon bat le tambour, le rythme de ces derniers accélère de plus en plus et au loin apparaissent des embarcations à voiles noires. Le rythme est doublé par l’Amiral tandis que nous formons avec fébrilité nos batailles et une ligne cohérente, la lutte s’engage ! Les traits survolent le Dromon et s’encastrent dans les corps et les bâtiments adverses, ceux-ci ne profitent pas du vent qui nous est favorable et surpris par notre détermination, notre courage, notre folie d’avoir passé la tempête ils sont immobiles ou presque. Enfoncés par les éperons de nos navires, calcinés par les terrifiants Dromons lanceurs de feu grégeois, massacrés par nos Scutaires, les marins adverses partent en déroute. Balayant leurs cadavres à la force des bras, activant les rames, nos gaillards propulsent nos bâtiments vers la terre ferme. Hurlant à plein poumon, les troupes débarquent et bénissent le ciel de leur avoir épargné la vie, de leur avoir offert la victoire et désormais de leur ouvrir la porte d’une conquête, de la gloire et de la richesse ils ne manqueront pas !

Les scutaires capturent ou exécutent les marins adverses échoués sur la plage, installent un cercle de boucliers faisant office de camp sur une bute, déchargent les bêtes et les armes, vivres et équipements divers et dépêchent des cavaliers légers reconnaître les localités environnantes. A la tête de l’armée, le général Isaakios « Le borgne ». Il commande 12 000 combattants et un total de 26 000 personnels si j’inclus les personnes affrétées aux bagages de l’armée. Après deux jours de repos, la consolidation du camp qui émerge enfin et le débarquement des derniers survivants et retardataires, la marche vers l’intérieur des terres commence. Ce qui se trouve rassemblé dans la colonne se compose d’un millier de cavaliers cataphractaires, deux milliers de cavaliers médians dont la moitié à la solde du général lui-même, neuf légions dont six puissantes unités lourdes aguerries. Longeant les côtes et ralliant villes et ports avec facilité, l’armée impériale finit par détecter deux masses en mouvement, deux armées barbares dirigées respectivement par les frères Berig et Atharid. Isaac, apprenant que les chefs convergent vers un point de passage à l’Ouest de sa position, regroupe ses forces et fait mouvement vers la rivière Tortone, au sud de la cité de Milliameni.

[center]https://www.youtube.com/watch?v=lYUZsy_U8IE[/center]

Au matin du 18 mai 522, la tête de colonne de l’armée impériale atteint les faubourgs d’une cité en ruine, calcinée par des éclaireurs et des éléments d’avant-garde ennemi. Les ennemis de l’Empire, innombrables, se trouvent en plein franchissement de la rivière et sur cinq points, formant des colonnes fluctuantes de hideux bestiaux en armes. Atteignant ce qui va devenir le point haut de sa défense, Isaac place son armée sur la colline dominant le passage, établissant son camp dans la cité en ruine tandis qu’accourent au pas de course ses soldats. Il place ses cavaliers les plus lourds en réserve tandis que l’infanterie forme six batailles flanquées à l’Ouest et à l’Est par des éléments de cavalerie scythes, des mercenaires plutôt lourds et des cavaliers légers Arcadiens. Les cors de guerre et les cris fusent, la rivière faisant face à Isaac et ses hommes n’est qu’à huit cent mètres, seuls les lignes de vergers et les murets séparent ces masses en mouvement de la petite armée Arcadienne. Passant en revue ses lourds vétérans aux cheveux grisonnants, Isaac constate leur appréhension face à près de 40 000 adversaires se rassemblant face à eux. Exhortant ses soldats à tenir la ligne pour l’Empire, la richesse et la gloire, il motive ses gaillards tout en laissant l’ennemi approcher. Ponctuant son discours d’insultes adressées aux barbares, il parle le langage de sa troupe, un grec vulgaire et sans fioritures. Il décrète péremptoire : « Je pisse sur ces merdes, cette terre est celle de l’Empereur et on va la lui rendre ! » et ajoute « C’est la victoire ou la mort ! ».

Les ennemis s’approchent à deux centaines de mètres et décochent des flèches, gravissant les pentes de la colline et enserrant d’avantage le dispositif des batailles arcadiennes. Les fantassins légers arcadiens font des ravages mais rien n’y fait, les barbares approchent inlassablement. Soudain, les rangs de deux batailles arcadiennes au centre du dispositif s’ouvrent et s’organise alors un coin de cataphractaires menés par Isaac. Hurlant à plein poumon, la troupe pousse des cris d’enthousiasme couvrant le galop de centaines bêtes de guerre surblindées et le fracas régulier des masses enferrés montées sur leurs animaux. Un millier de chevaux poussés à 40km/h, leur masse alliée à leur vitesse s’impose au bout d’une lance lourde de 7 mètres. La charge qu’il opère déstabilise la masse barbare qui s’arrête momentanément, mais il est trop tard, un torrent de chaire et d’acier s’abat sur leur centre et brise leurs rangs opposés aux cataphractaires. Exultant, la troupe à pieds lance l’assaut sous les ordres d’officiers impétueux, pas un pas en arrière ! Le combat fait rage, les pertes grimpent énormément à droite et la gauche peine à contenir la masse barbare qui tente de prendre de côté ce flanc de l’armée Arcadienne. L’assaut au centre triomphe pourtant des masses barbares, portant sur une lance la tête du chef barbare Berig. Le frère aîné est mort et le frère cadet est blessé, en fuite il abandonne son armée alors dans une mêlée indescriptible. Poursuivis par les ailes de cavalier légère, Atharid précède des milliers de barbares en fuite se ruant vers les passages sur la rivière. Retournant ses cataphractaires épuisés pour une ultime charge, Isaac broie les flancs toujours au contact der ses troupes et parachève la victoire. La poursuite s’engage ! Avançant du haut de la colline et déferlant les pentes, les scutaires et cataphractaires achèvent à chaque mètre des centaines de blessés et prisonniers barbares. La furie Arcadienne n’a plus de limite. Atteignant la rivière, les arcadiens trouvent l’armée ennemie entrain de se reformer et donne dans le tas. Massacrés par paquet, acculés et décimés, égorgés entrain de remparer ou empalés par les lanciers arcadiens, les barbares saignent si abondamment que l’eau devient rouge, la chaire ensanglantée forme des ponts voir des amoncellements de cadavres de hordeux.


[center][img]http://i.imgur.com/crE2b6R.jpg[/img][/center]

[center]Le général Isaakios « Monophtalmos » à la poursuite des barbares.[/center]


La bataille est gagnée, l’aile d’or et la pourpre dominent les cadavres des ennemis de l'Empire.. Les cavaliers descendent de leurs moutures et les troupes rejoignent fièrement le camp. Acclamant leur chef, ils ramènent avec eux le butin. Ayant vidé les poches de leurs innombrables victimes, ayant saisit des milliers de prisonniers, futurs esclaves, des animaux de trait et de guerre et bien évidement le trésor des barbares. Cette prise est hors de toute proportion et permet au général de récompenser ses soldats et officiers, rémunérer ses mercenaires et s’enrichir en toute légalité. Déplorant mille pertes définitives et deux mille blessés, touchés à divers degrés, l’armée Arcadienne, a tué en ce jour de mai et notamment dans les eaux de la « Rivière Pourpre » 10 000 barbares et capturé 9 000 personnes dont 2000 hommes. Le reste a réussi à fuir vers Milliameni.

De retour dans sa tente, le général Arcadien porte à son comble le prestige de l’armée impériale arcadienne, l’Empereur paraît alors bien lointain et des officiers songent alors à le proclamer Empereur, avec ou contre son gré … [...] ».
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