ENCYCLOPÉDIE | Paskoako Bilduma Bikaina

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Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]PASKOAKO BILDUMA BIKAINA
Grand atlas paskoan | Dernière mise-à-jour : 15/02/2037

[img]https://i.imgur.com/keTxtKU.png[/img]
[cap]Croquis (gravure rongorongo) de fabrication des moaïs dans la tradition indigène.[/cap][/center]

Le grand atlas paskoan, un recueil informel de milliers d'ouvrages sur la culture, l'histoire et divers autres domaines du territoire des îles Paskoak, regroupe ce qu'il y a de plus proche d'un savoir encyclopédique pluriséculaire, qu'il s'agisse d'articles sur la situation récente de l'archipel (notamment dans les domaines statistique, économique et politique) que des bribes d'histoire des traditions et des moeurs insulaires au fil des siècles, de la colonisation des îles septentrionales par les populations indigènes venus du continent dorimarien jusqu'à nos jours, en passant par l'arrivée des conquérants euskals ou l'impact de la guerre néchinésienne sur le statut des îles vis-à-vis de la métropole txiléenne au vingtième siècle. Basés dans les locaux de la bibliothèque nationale d'Aroñari, les savoirs encyclopédiques accumulés sont à disposition du public et commentés par des économistes, historiens, politologues et spécialistes professionnels afin d'accompagner toute statistique fournie d'une explication détaillée. Le savoir insulaire, propre aux trois îles qui cultivent chacune des différences au point de pouvoir considérer l'archipel comme divisé en trois sections culturelles et historiques distinctes, est un mélange entre les flux coloniaux, commerciaux et culturels qui ont frappé la République paskoane.

SOMMAIRE :
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[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]CULTURE
La langue rapanui, une particularité paskoane

[img]https://i.imgur.com/xVeOGEG.png[/img]
[cap]Discours d'une député du Parlement txiléen auprès d'une communauté traditionnelle rapañoane.[/cap][/center]
Le rapanui (en euskara : rapañoa) est la langue des indigènes des îles Paskoak. Importée des îles néchinésiennes vanuahanes, elle est travaillée et transmise par les familles rapañoanes traditionnelles. Si l'euskara (langue euskale) est parlée ultra-majoritairement dans les îles Paskoak, de nombreux rapañoans parlent le rapanui en seconde langue et il existe un nombre non-négligeable de locuteurs uniquement rapanophones. Présente dans l'archipel depuis une quinzaine de siècles, c'est une langue marquée par son rythme et la douceur de ses consonances. Les syllabes, souvent répétées, donnent un effet primitif à la langue mais son récent développement académique par les institutions autonomes de l'île de Rapañoa ont permis l'établissement du rapanui comme une langue moderne allant au-delà de son statut local et indigène, à l'inverse du kitxua (quechua) qui souffrent, sur le continent txiléen, de l'absence d'académiciens de la langue native.

Avec un nombre de locuteurs rapanophones estimés autour de deux cent cinquante mille, la langue rapanui est la deuxième langue la plus parlée de l'archipel paskoan, derrière l'euskara, les euskalophones étant sept fois plus nombreux au sein de la population insulaire. Sur une population rapañoane de quasiment un million d'âmes, seuls un quart sont ainsi des locuteurs courants de la langue qui est pourtant une des caractéristiques de leur ethnie. Affilié au groupe des langues sud-néchinésiennes (vanuahanes), le rapanui compte peu d'équivalents et de langues similaires de par le monde. Parlé quasi-exclusivement sur le sol paskoan et depuis 2037 par quelques communautés émigrés sur le continent, il est considéré comme une langue co-officielle de l'archipel, derrière l'euskara/euscarien. Des quartiers historiques liés à la langue et à l'ethnie rapañoane existent cependant à travers le monde, notamment à Donostia (capitale des Provinces-Unies du Txile) où le rapanui est devenu un élément touristique notable.

De par la nature des relations sociales et ethniques entre les rapañoans et les euskals, la langue rapanui est peu parlée au sein des hautes institutions de l'ancienne République et de la province désormais txiléenne, l'euskara étant la langue de fonction de l'appareil d’État, autant chez les paskoans que chez les txiléens, par la domination établie par les ex-colons sur les natifs. Au dix-septième siècle, le statut encore flou des indigènes laisse un vide juridique aux colons, qui en profitent pour multiplier les exactions contre les rapañoans, au point de limiter drastiquement leur population au sein-même de l'archipel et d'interdire l'enseignement de la langue rapanui au profit de l'euskara. Un décret royal de l'époque permet cependant aux indigènes de retourner à leurs coutumes linguistiques, la politique d'enseignement de l'euskara devenant trop coûteuse pour les autorités insulaires et vice-royales. Avec l'instauration d'un régime autoritaire par la confiscation des pouvoirs en 1939, Erroman Ibarraugarte et son gouvernement fasciste se lance dès 1948 dans une politique de nettoyage ethnique qui échoue à disloquer l'ethnie rapañoane et sa langue.

En l'espace de deux ans - de 1948, date de l'organisation de la répression ethnique jusqu'en 1950 -, le gouverneur des îles Paskoak, Satordi Idarramendi, surnommé le Harategi Berdea (le « Boucher Vert », couleur caractéristique du nationalisme euskal), parvient cependant à interdire l'utilisation de la langue rapanui et en fait un symbole de résistance. En 1950, lorsque les troupes coalisés des régimes ventéliens (les kaiyuanais notamment) débarquent sur l'île de Vitorio, dans le sud-ouest de l'archipel, le gouverneur se rend et le rapanui est réinstitué au sein de la population paskoane, sans pour autant reprendre sa place d'antan, largement affaibli face à l'euskara désormais ultra-dominant au sein des îles. Le nouveau régime paskoan tout juste indépendant reconnaît le rapanui comme seconde langue officielle dès l'indépendance. La parenthèse autocratique du régime d'Orentzi Ibarrigaray jusqu'en 1977 a peu d'influence sur la langue rapañoane, même si le régime « touristocratique » limite l'expansion de cette dernière pour ne pas sensibiliser les touristes à la cause indigène. Depuis la fin de la dictature, le rapanui s'est stabilisé au sien de la société paskoane tout en restant en permanence menacé par l'ethnie majoritaire.

[center][img]https://i.imgur.com/dLoJJbS.png[/img]
[cap]Une tablette (gravure rongorongo) décrivant la langue rapanui il y a environ sept siècles.[/cap]

[url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]DÉFENSE
Les bases navales de Santxo et Gasparako, piliers du dispositif défensif

[img]https://i.imgur.com/gQOnQ7o.png[/img]
[cap]La base de Santxo, au centre de l'archipel, est le point d'appui principal de la Deuxième flotte.[/cap][/center]
Initialement construite dans les années 1970 lors de la transition démocratique puis réaménagée en 2036 avec la signature des accords txiléo-paskoans pour accueillir les troupes des Provinces-Unies, la base de Santxo, située dans la partie orientale de l'île homonyme, s'étend sur quelques kilomètres carrés à proximité de la ville de Lazarrau (sixième ville la plus peuplée de l'archipel). Employant un nombre total de dix mille personnes dont deux mille militaires actifs, elle est la seconde base navale txiléenne derrière la base aéronavale de Vitorio-Erregea, dans le nord des Provinces-Unies. Depuis sa réhabilitation en 2036, la base est devenu un pôle d'attractivité notable dans la région, provoquant l'apparition de commerces dédiés au « tourisme militaire », la plupart des soldats de la base venant des autres provinces txiléennes. Pouvant accueillir une dizaine de croiseurs simultanément, la base de Santxo est aussi dotée d'un aérodrome dédié avec quelques pistes assurant un support aérien suffisant.

La base est également le siège terrestre de l'état-major de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15445#p348310]Deuxième flotte[/url] et est le principal port militaire de cette dernière. L'arrivée de la base, d'abord accueillie avec de nombreuses craintes chez les locaux, a finalement été perçue comme une bonne nouvelle sur le plan économique et agit favorablement sur l'économie locale depuis 2036. Elle a également accueilli, en 2037, les stages et les entraînements visant à la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543&start=15#p346505]mise-à-niveau et l'intégration[/url] des forces navales de l'ancienne Paskoako Gudarostea, l'armée paskoane. La base aéronavale accueille également de manière occasionnelle les troupes terrestres en transit sur l'île ou dans l'archipel, les Paskoak n'accueille plus à ce jour de base militaire terrestre à proprement parler, étant donné la situation insulaire de cette dernière. À quelques kilomètres de là, des silos accueillent quelques missiles balistiques à courte portée (SRBM), leur nombre étant variable et leur localisation gardée secrète. La zone est, de manière plus générale, protégée par un dispositif militaire de contrôle assuré par une partie des militaires de la base.

A l'extrême-est de l'archipel des îles Paskoak, l'îlot artificiel de Gasparako accueille la base aéronavale du même nom, construite sur un ancien récif de surface à l'aide de milliers de mètres cubes de béton. Par sa position avancée dans l'océan antarctique et sa proximité avec les eaux des pays voisins, la base de Gasparako est un atout stratégique du dispositif défensif txiléen vers les eaux méridionales. Mesurant près d'un kilomètre carré, l'îlot en lui-même a une vocation uniquement militaire et les « habitants » sont tous employés par le Ministère de la Défense txiléen (Defentsa Ministerioa). Depuis la fin de sa construction en 2038, la base héberge les infrastructures aéronavales nécessaires à l'accueil de six navires croiseurs ainsi que de plusieurs aéronefs grâce à la présence d'un aérodrome dédié, directement sur l'îlot. Outre ses capacités d'accueil, la base emploie quelques cinq cent fonctionnaires d’État, dont trois cent militaires actifs, la plupart habitant de manière non-permanente sur l'îlot de par sa nature austère.

Le degré de confidentialité auquel sont tenus les employés de la base de Gasparako est drastiquement plus élevé que pour les soldats travaillant sur la base de Santxo : isolé en plein milieu de l'océan néchinésien, l'îlot artificiel est un lieu de secret d’État. En ce sens, les troupes présentes sont sélectionnées avec soin par une commission militaire interne à l'état-major, contrairement au reste des bases - à l'exception, encore une fois, de quelques bases txiléennes perdues dans les montagnes de l'Andoak dans l'arrière-pays. L'îlot revêt deux aspects pratiques pour l’État txiléen : tout en étant un avant-poste aéronaval des forces armées nationales (de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne), l'îlot en lui-même a un caractère propre sur le plan juridique et géopolitique en prolongeant drastiquement la Zone Économique Exclusive des Provinces-Unies vers les eaux internationales à l'est des îles Paskoak, où de précieux gisements pétroliers reposent, d'après des relevés océanographiques récents.

[center][img]https://i.imgur.com/OrBUkJH.png[/img]
[cap]L'îlot artificiel de Gasparako, clé de voûte géostratégique de la défense navale nationale.[/cap]

[url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center]HISTOIRE
Découverte par les dytoliens et colonisation euskale

1545-1800

[img]https://i.imgur.com/qyYEAuI.png[/img]
[cap]Les premiers explorateurs découvrent l'archipel dans le seconde moitié du seizième siècle.[/cap][/center]
C'est le cinq avril 1545, jour de la fête de la résurrection du Christ (Paskoa), que l'explorateur euskal Iñaki Labegaray (gallisé Ignace de Lavégare) découvre les îles paskoanes de Santxo et Rapañoa. Il découvrira deux ans plus tard l'île de Vitorio plus au sud lors d'un second voyage dans l'archipel. Par ses voyages et ses découvertes, Iñaki Labegaray ouvre une nouvelle ère pour les îles Paskoak, après une domination sans partage des différentes tribus indigènes rapanui sur l'archipel. Après son passage, où il laisse une petite garnison de dytoliens qui mourront de maladies diverses - dont le scorbut -, Labegaray retourne une troisième fois dans l'archipel, cette fois-ci avec des contingents de la royauté pour revendiquer l'archipel avant de s'en servir de base portuaire pour rallier le continent et notamment la « Janubie occidentale euskale », à savoir le Txile (colonie du Berri Herria, nouveau pays). Les îles Paskoak deviennent rapidement une colonie de peuplement pour l'autorité vice-royale.

En parallèle du développement rapide des infrastructures coloniales sur le continent, la question de la création d'une vice-royauté paskoane indépendante de la vice-royauté continentale dorimarienne émerge au sein des intellectuels et élites dirigeantes qui s'installent dans l'archipel mais la pré-dominance de la Dorimarie continentale est trop forte. Les loyalistes ne parviennent pas à maintenir l'archipel dans le giron de la couronne dytolienne et les îles Paskoak sont rattachées par décret à l'autorité vice-royale centrale de Berri Donibane (province de Pomaroak) puis Donostia (province d'Axberiko). Les quelques établissements dytoliens sur les rivages de l'archipel deviennent rapidement insuffisants pour les îles qui servent de port de transit entre la Dorimarie, la Dytolie et la Ventélie par le truchement des océans néchinésien et déchinésien. Plusieurs expéditions vers l'intérieur des terres sont fructueuses dans les îles de Santxo et Vitorio mais les colons peinent à s'établir durablement sur les plages de l'île de Rapañoa face à l'hostilité des indigènes.

À l'arrivée des premiers colons au seizième siècle, six clans tribaux (les iwi) règnent sur l'archipel en s'en disputant le territoire. Leurs querelles internes pour la domination des îles sont chamboulées par la rougeole venue de Dytolie, qui décime la population locale pendant de nombreuses années. Le traité de Berri Donibane (ville dans l'ouest de l'île de Santxo) établit l'autorité du royaume d'Euzkadi dans les îles Paskoak, accord que signeront à contrecœur les derniers chefs de tribus, la population indigène étant réduite à moins de trois mille membres en 1714, date de la signature du traité. Les comptoirs se multiplient alors et la colonie de comptoirs devient rapidement une colonie de peuplement, avec une explosion démographique des dytoliens dans l'archipel au détriment de populations indigènes étouffées. L'île de Rapañoa est prise de force aux indigènes rapanui, les forces armées monarchiques prenant l'île dans un spectaculaire bain de sang en 1703.

Mais l'autorité coloniale se fait distante : les intérêts du continent dorimarien ont remplacé ceux de la métropole euskale et la vice-royauté du Txile tient l'Euzkadi à bout de bras. Le dix-huitième siècle est marqué par l'émergence de villes importantes comme Berri Donibane sur l'île de Santxo puis Aroñari, future capitale et chef-lieu de l'archipel, sur l'île de Vitorio, mais le siècle est aussi celui de la transition vers l'indépendance du Txile. Les îles Paskoak exploitent la population indigène et les quelques ressources de l'archipel au profit du continent, qui applique une politique tyrannique sur les autorités locales. En 1799, la menace pesant sur la métropole est importante et les paskoans sont plus nombreux, relativement à leur démographie, à partir vers l'Euzkadi avec les forces armées vice-royales que les txiléens continentaux eux-mêmes. L'accès à l'indépendance du Txile et l'établissement de la République en 1800 par Txurio Echeberea marquera l'entrée des îles Paskoak dans un second volet de leur histoire coloniale.

[center][img]https://i.imgur.com/MYeBvOK.png[/img]
[cap]La population indigène demeure une grande énigme pour les intellectuels parmi les colons dytoliens.[/cap]

[url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
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