Presse vasconne

Youggort

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En Vasconie, la presse occupe une place relativement importante. Lue par 2 000 000 de vascons chaque jours, les recueils de nouvelles hebdomadaires se portent bien, tant sur le papier que sur les outils numériques. Elle est cependant très connotée politiquement et bien souvent, montrent les actualités qu'à travers le prisme de leur propre idéologie. Dans le cadre de la liberté d'expression et de la liberté de la presse, les journaux sont protégés par l'état, qu'importe leurs opinions. L'injure publique sur le président de la République est en revanche répréhensible par la Loi.

LISTE DES JOURNAUX INFLUENTS:
  • Le Temps Libre: Créé en 1960 sous l'impulsion de la montée du communisme et plus généralement du socialisme en Dytolie, ce journal reste fidèle à ses opinions. Très critique à l'égard du gouvernement et des conservateurs, ce journal a toutes les caractéristiques des journaux vascons, et en fait d'ailleurs la parfaite illustration. Habituellement devant les tribunaux pour injure publique à l'égard du Président, ce journal dépense bien plus l'argent gagné en amende que dans l'investissement mobilier.
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341054#p341054]02 juillet 2036[/url] : Le gouvernement veut nettoyer les banlieues.
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804#p341352]26 juillet 2036[/url] : Critique du projet de loi sur les banlieues
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341414#p341414]08 août 2036[/url] : Mort d'Edison Vidal, ouvrier à "Mason & co"
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=342345#p342345]09 janvier 2037[/url] : Le Gouvernement doit convoquer les états-généraux du travail
    • [url=#]30 avril 2037[/url] : Théodore Lunnet, le candidat populaire vascon
  • Le Nouveau Terrien: Au départ entreprise de transmission de courriers, l'entreprise familiale change de secteur au fil du temps et devient un véritable journal à partir de 1994. Grand journal national depuis, il est assez neutre dans toutes ses prises de paroles mais ne se garde pas de quelques petites pointes d'humour pour dédramatiser un sujet complexe ou incompréhensible pour le commun des mortels.
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341115#p341115]04 juillet 2036[/url] : Les raisons de l'émigration en Aminavie et l'immigration en Vasconie
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341598#p341598]09 septembre 2036[/url] : Le Gouvernement promet des Etats-Généraux des droits sociaux!
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=342066#p342066]02 décembre 2036[/url] : Le conflit social enfin résolu par le gouvernement!
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=342340#p342340]08 janvier 2037[/url] : Le PLR est contre la réforme sociale négociée par son propre gouvernement!
  • Le Lys: D'abord journal satyrique en 1978 lors de sa création, le journal s'oriente peu à peu sur un style sérieux de véritable information. Volontairement socialiste et exagérant parfois les choses, la plupart se délectent à lire les analyses d'affiches et de photos fréquemment postées en fin d'édito et en rapport avec le sujet précédemment traité.
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341431#p341431]14 août 2036[/url] : Les manifestations du mois d'août 2036 après la mort d'Edison Vidal
  • Time is Money: Fondé en 2010, ce journal porte sur l'économie nationale et mondiale. Il essaye le plus possible de la vulgariser afin de la rendre la plus possible compréhensible pour les personnes les moins éduquées aux affaires économiques. Penchant souvent à la promotion du libéralisme et volontiers conservateur dans ses prises de positions sociales, c'est le principal journal économique en Vasconie.
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341838&hilit=Vasconie#p341838]27 octobre 2036[/url] : Panique boursière suite aux réunions entre le Gouvernement et les Syndicats
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=341925#p341925]06 novembre 2036[/url] : Crise climatique, vers un hiver trop froid?
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16804&p=343984#p343984]06 juin 2037[/url] : Le PLR et Eduardo Riola contre-attaquent
  • Liberté! : Journal sérieux et capitalisé, ce journal à publication hebdomadaire est libéral et porte un regard critique sur le socialisme. Journal "ami des patrons et du libéralisme", Liberté! n'en reste pas moins un journal lu et apprécié par la plupart de ses lecteurs.
    • 22 juin 2037: La location du PPI en question !
  • Investigation spéciale : Journal sérieux basé sur l'investigation d'affaires politiques, économiques et sociales.
    • 05 juillet 2037: L'assemblée Nationale au centre d'une opération de corruption !
Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE[/center]

« Face à la mollesse et à l'inaction de la République, s'opposent continuellement des hommes et des femmes de toutes origines. Ils y imposent leurs lois et bafouent celles de la République. » Il s'agit là de l'analyse de Monsieur le ministre de l'intérieur Henri Génovin. Alors qu'il était invité à un débat public justement sur le thème de ces zones situées en périphéries de grandes villes, celui-ci a sorti du plus profond de son être un monologue de 10 bonnes minutes qui auraient presque fait penser à un moratoire sur les banlieues et ce qui s'y passe. Trafic de drogues, proxénétisme, pauvreté… Tout y est passé ou presque. Les quartiers sensibles n'ont qu'à aller se rhabiller ! Assommant littéralement son auditoire d'arguments et parfois d'intox ou d'inventions, le ministre a notamment évoqué le souhait du président de la République « d’aseptiser les quartiers difficiles de la République », selon ses propres dires. Le fait est que tout n'est pas aussi simple. Nous verrons d'abord les enjeux de la reconquête par la République de ces terres défavorisées et, par la suite, nous décrypterons les projets présidentiels pour y parvenir.

En tout premier-lieu, il nous semble assez juste et assez honnête de vous dire de ne pas céder aux amalgames. En effet, le ministre a dépeint un tableau bien sombre des banlieues : Personne n'y réussit, non respect des lois morales et des lois républicaines, contestations (parfois violentes) de l'autorité de l'état dans ces zones avec comme exemple des agressions multiples et en constante augmentation de forces de l'ordre. Ces idées un peu simplistes sont vraies. Mais ne sont cependant pas les seules. Le premier enjeu est, pour nous de ne pas dresser un tableau tout noir de ces villes où parfois des choses bien se passent.
Le second enjeu est assurément d'agir en concertation. Trop souvent le gouvernement a donné l'impression de vouloir agir seul et sans concertations au préalables avec les autorités locales concernées. Ce qui a d'ailleurs parfois donné lieu à des quiproquo assez bucoliques. Sans concertation avec les représentants locaux tels que les maires ou les chefs de district, ces plans « d'aseptisation » ne vaudront strictement rien.
Le troisième enjeu (et pas des moindre) se trouve être aussi le nerf de la guerre dans une maxime bien répandue : L'Argent. En cas d'intervention, l'état devra accepté de dépenser de l'argent afin de venir en aide aux personnes victimes de la périphérie des villes. Pour le maire d'Albiac, commune frontalière de Burdiga, ces « zones sont nées d'un manque d'investissement qui dure depuis plusieurs années et qu'aucun gouvernement n'a voulu réellement combler. » La première chose que l'on constate lorsque l'on voit ces grands immeubles froids, austères et délabrés, c'est qu'en effet, l'état n'y a pas assez investi. Un plan à moindre coût ne semble pas être envisageable ou tout simplement envisagé pour répondre à la problématique des banlieues.

La méthode que le gouvernement veut mettre en place prend en réalité peu en compte ces trois enjeux primordiaux. Bien au contraire, le gouvernement semble vouloir utiliser une méthode sans aucune médiation, violente, économique et se basant sur des préjugés. Sans aucune médiation, car pour l'instant les maires interrogés par nos services n'ont à aucun moment entendu parlé d'un tel plan. Violente, car ce que projette de faire le gouvernement, c'est tout simplement de répondre à la force par la force, en augmentant les peines, mais aussi en créant une brigade spéciale dont on ne sait pas encore bien les contours. Elle sera économique car le groupement voulu serait issu de l'armée et de plusieurs soldats réquisitionnés, ceux-ci ne servant pas à tirer sur leur prochain. Se basant sur des préjugés, car c'est oublier que dans une banlieue, tout le monde ne fait pas parti d'un réseau de trafiquants prêts à tuer pour leur commerce illicite. Monsieur Edouard COUMIER (Premier-Ministre) devrait communiquer, d'ailleurs sur le sujet dans les prochaines semaines. De quoi, peut-être, nous rassurer sur ce qui sera entrepris.


[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
[/right]
Youggort

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[center]LE NOUVEAU TERRIEN[/center]

La Dytolie est-elle entrain de connaître un flux migratoire sans précédent ? Alors que le gouvernement tente par tous les moyens de nettoyer la banlieue, des immigrants passent chaque jour la frontière sud du pays. Bien que l'état ne possède pas de frontières directes avec la Cérulée, la séparation est bien faible et ne semble pas décourager les migrants à vouloir faire leurs valises et un très long trajet pour rejoindre les terres riches et fertiles des paysans du sud du pays, ou les grandes villes animées et pleines de vie du nord. Peu de statistiques officielles existent sur le nombre de personnes franchissant légalement ou illégalement la frontière du sud. Nous résumerons tout d'abord les raisons de ces multiples et regrettés départs puis nous analyserons ensuite la position de la République.

Les raisons de ce départ sont simples et peuvent se résumer en trois mots : Politique, Géopolitique et argent.
Politique tout d'abord, car l'Aminavie vit depuis le début de cette décennie une période bien troublée de son histoire. Après moult remises en question de leur autorité, les gouvernants se sont succédés sans pour autant trouver des réponses aux problèmes et aux enjeux qui chamboulent l'Aminavie dans le monde moderne. Révolutions, renversements, votes… Il y en a eu pour tous et pour tous les goûts. A titre d'exemple, Saphir Belkalem autoproclamé calife d'Aminavie et se basant sur les lois de la Charia n'est en place que de sa volonté depuis un peu moins de deux mois, suite à un coup d'état militaire. L'ancien chef de l'état, une sorte de premier-ministre n'avait tenu en place que quatre petits mois avant d'être renversé, il s'appelle Ibrahim Ould Abbès. Les circonstances de son départ, alors qu'il avait été démocratiquement élu prouvent que ce pays va mal. Aux dernières nouvelles locales, certaines villes comme Bgayet étaient en insurrection. Le paysage politique de l'Aminavie est également miné par « Force & Islam » qui a toujours entretenu des rapports ambigus avec les autorités locales et qui semblent aujourd'hui être une organisation paramilitaire du Califat extrémiste d'Aminavie. C'est également pour éviter la guerre civile et les persécutions internes que ces milliers (et peut-être millions) de migrants préfèrent prendre le chemin de l'exode !
Géopolitique, ensuite, car cet aspect n'est pas à négliger. Sans grandes raisons valables, l'Aminavie et le Caskar avaient décidé en leur temps de déclarer la guerre à l'Aminavie sans que l'on sache exactement pourquoi. Ces déclarations de guerre font en effet suite à la guerre des Containers ayant sévi il y a de cela plusieurs années et pendant laquelle le pays algarbois avait fait volte-face, la non plus sans trop de raisons valables, passant d'un camps à l'autre au gré des marées. Il semblerait que l'impératrice Marie-Claire n'eut pas forcément apprécié et il se pourrait même que celle-ci préparait une revanche mémorable. Cependant, celle-ci n'aura été que de courte durée car l'Empire Luciférien disparaissait quelques semaines après la déclaration de guerre. Il semblerait cependant que cela ait aussi influencé le choix de nombreux aminaviens. Ne plaidant pas en la faveur de l'état, l'Aminavie a eu des relations fortement skysophrèniques avec presque tous les interlocuteurs étrangers.
Economique aussi, car le pays le plus riche et le plus développé de la région risque de s'effondrer économiquement parlant après toutes les instabilités qui ont été constatées : Baisse de l'investissement étranger et intérieur, destruction de villes et de bâtiments sensibles pour l'économie… Tant de raisons qui font que la croissance annuelle de l'Aminavie ne pourra être que négative, malgré toutes les bonnes volontés de redressement économique du nouveau Califat.

Nous avons bien développé la situation interne en Aminavie telle qu'elle est perçue, ici, en Vasconie. Cependant, que compte-t-elle faire à propos des migrants voulant s'installer sur son sol ou simplement transiter vers le Santogne ou le Lagac'hann ? Interrogé par Jean-Jacques Mouvelain « entre quatre yeux », le premier-ministre a notamment tenu à apaiser la situation. Voici la réponse de Julien Grevelin : « Tout d'abord il nous semble opportun de rappeler que ce n'est pas un raz-de-marée, mais bien des humains, qui, par petits groupes tentent de rallier en Dytolie une vie plus confortable et plus saine […]. Il nous semble nécessaire d'apporter une réponse mémorable à ce problème qui n'en est pas un en réalité. Il est fort probable que nous nous entretenions avec les représentants de l'ancien bloc Dyton afin de donner la meilleure réponse, qui sera une réponse concertée et dans l'intérêt général. Internes à la Posnanie, des mesures seront prises afin de faciliter l'accueil et l'hébergement de nouveaux migrants et d’octroyer plus facilement le statut de « réfugier ». Le Président de la République sera également heureux, dans une allocution de dire le fond de sa pensée sur cette situation qui prête à débat, une fois que la feuille de route sera clairement établie par le Gouvernement et par lui-même. »

Voilà une intervention on ne peut plus claire pour décrire la situation du problème en Vasconie. En tous cas une chose est sûre, monsieur Génovin ne prendra pas le risque de loger ces personnes dans les banlieues qu'il veut nettoyer !


[right]Munir Shawbin
Journaliste du Nouveau terrien
[/right]
Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE[/center]

Aujourd’hui, un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1294&t=16809&p=341351#p341351]projet de loi révoltant[/url] a été adressé par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. Ce projet de réduction significative de la criminalité jette un sérieux doute sur l’idéologie du Président de la République, de son Premier-Ministre.

Dans la substance, cette proposition de loi contient la création du terme de « quartier sensible », d’un nouveau crime qui n’en est pas un, du droit de tuer pour les agents publics de sécurité et du système tant attendu et débattu de la tarification non pécuniaire des produits de confort. Si le premier est logique, le deuxième est discutable mais le troisième est irréaliste. Le Conseil Constitutionnel a d’ailleurs été saisi par la rédaction de notre journal et par quelques députés du Mouvement Socialiste Populaire qui devrait retoquer le texte à l’issue du vote s’il est favorable.

La tête de l’état serait-elle devenue fasciste ? Nous sommes en droit de le demander. Les plus grands dictateurs du dernier siècle s’étaient bien félicités de donner plus de pouvoir à leur police afin d’accorder plus de sécurité. C’est exactement ce que vient de faire Madame le Ministre de l’intérieur en flouant volontairement les conditions de tir sur un civil : Pour être clair, qu’est qui est un une mise en péril de l’intégrité morale ? On comprend aisément pour l’intégrité physique, mais est qu’une insulte est une mise en péril de l’intégrité morale ? Pour le savoir il faudra attendre le procès. Seulement, cela sera trop tard. Attendre les premiers morts pour savoir ce qu’un policier a le droit de faire ou non est très dangereux. Ce qui participera à notre sens à une éventuelle censure du Conseil Constitutionnel. Nous encourageons les députés à amender dans ce sens, car il est inapplicable en l’état.

Un célèbre auteur du siècle dernier disait “L'argent ne représente qu'une nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel. ” Force est de constater que monsieur Coumier a inventé une nouvelle pratique encore plus vile que l’argent pour satisfaire ses ambitions esclavagistes : La prison. Le nouveau système trouve bon d’échanger les travaux d’intérêts généraux (TIG) contre des éléments de confort. En voilà une bonne idée ! Si seulement elle avait pris en compte les prisonniers ne pouvant accomplir ces travaux pour des situations de handicap, les plus vieux ou les plus jeunes. Là aussi, cette loi est complètement inapplicable et peut entrer dans le cadre de l’esclavagisme contemporain, qu’il pourrait être très dangereux à long terme de cautionner.

En somme, si l’Assemblée Nationale n’amende pas très sérieusement ce projet de loi afin de le rendre applicable, ce projet ira droit dans le mur et n’aura pas l’effet escompté. Les députés les plus intéressés par le sort des détenus pourront aussi évoquer les besoins de se protéger de l’esclavagisme moderne que tente de nous imposer le Gouvernement et monsieur Coumier.


[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
[/right]
Youggort

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[center]LE TEMPS LIBRE[/center]

[center][img]http://footage.framepool.com/shotimg/854985924-installation-de-routage-installation-de-triage-centre-logistique-palette-manutention.jpg?offset=1[/img]
Photographie de l'usine dans une publicité de Mason & co le 15 juillet 2034[/center]

En ces périodes estivales, ceux qui ont de la chance s’en vont en vacances. Les autres travaillent dans des conditions difficiles, et parfois insoutenables. D’autres encore, travaillent intensément pour payer des soins couteux à un fils handicapé. C’était le cas d’Edison Vidal, 51 ans qui s’est suicidé sur son lieu de travail. Selon ses collègues, « le patron voulait le licencier, lui et 10 autres personnes pour embaucher des ouvrier plus jeunes et plus productifs. » Une nouvelle qui aurait assommé l’homme vivant déjà une situation familiale très compliquée. Ne pouvant subsister aux besoins évidents de sa famille, monsieur Vidal a préféré se pendre dans son usine. Sauvé in extremis par un collègue mais dans un état comateux, il est transporté à l’hôpital mais n’a pu être sauvé. Il avait plus tôt dans la journée rédigé une lettre déchirante dont nous ne dévoilerons pas le contenu par respect pour sa famille endeuillée. Le bâtiment a été fermé au public et la production arrêtée pour une semaine minimum, le temps de l’enquête. Cependant, en signe de protestation et de soutien envers la famille Vidal, les autres ouvriers ont décidé de ne pas se rendre sur leur lieu de travail pendant au moins deux semaines, ce qui entraînera de grosses pertes pour l’entreprise déjà bien amputée financièrement par une réputation sévèrement entachée.

Les ouvriers de l’entreprise « Mason & co » devraient rapidement être suivis par les ouvriers d’autres usines dans la protestation contre une faible protection sociale offerte par l’état. Des réunions syndicales seraient déjà prévues dans la plupart des usines pour signifier le mécontentement général. Pourtant, le gouvernement de monsieur GREVELIN tarde à réagir. Aucun ministre n’a réellement pris la parole. Pire encore, aucune lettre n’a encore été envoyée à la famille alors que le terrible acte s’est produit il y a 48 heures !


[right]Etienne EULALIOTTE
Journaliste engagé du Temps Libre
[/right]
Youggort

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[center]LE LYS[/center]


Comme l’on pouvait s’y attendre, la mort de monsieur Vidal a provoqué beaucoup d’émois dans les entreprises du secteur secondaire. Tant est si bien que les rues de Burdiga étaient pleines de monde, ce jour. En premier lieu pour se rassembler autour de la mémoire d’un ouvrier « persécuté » par ses enjeux professionnels et familiaux, mais surtout pour protester contre les conditions de travail au sein des entreprises vasconnes, un nouveau cheval de bataille inattendu sur lequel se hissent désormais les syndicats et la CSV (Confédération syndicale vasconne) qui n’hésitent pas à attaquer frontalement le gouvernement en critiquant son inaction avant et après ce drame. Après, surtout car, à ce jour, le gouvernement ou le président de la République n’ont pas communiqué à propos de cette triste histoire. La femme veuve et endeuillée s’est dite « Très en colère » car « Le Gouvernement ne fait rien pour arranger la situation dans laquelle nous sommes ». Nous rappelons que cette pauvre femme doit subvenir seule aux besoins de son fils handicapé. Une cagnotte en ligne s’est ouverte de façon anonyme et promet de reverser l’argent à la famille. La somme a atteint les 13 000 couronnes vasconnes et devrait être remise le plus tôt possible afin que la mère de famille puisse payer les soins médicaux à son fils (qui ne sont pas remboursés par l’état).

Les demandes des grévistes sont simples : L’état doit fournir plus de sécurité aux ouvriers et doit protéger les familles à l’encontre des accidents de la vie. Une tentative d’assurance sociale fournie par l’état avait été envisagée il y a de cela 40 ans, mais le gouffre financier que représentant une telle mesure sur un état endetté de toutes part avait eu raison de ce fabuleux projet. Maintenant que l’état n’est plus en crise et dispose de liquidités suffisantes, est que l’état s’engagerait sur la création d’une assurance collective souhaitée par les syndicats et les manifestants ? Rien n’est moins sûr au vu de l’idéologie libérale du PLR (Parti Libéral Républicain) d’où est issu l’actuel Gouvernement. Au cours des débats présidentiels, Edouard Coumier, anciennement candidat et désormais Président de la République, avait signifié son hostilité à toute tentative d’instauration d’un tel régime social. Cependant, des organismes de collectes comme ceux ayant permis à la maman de rembourser les soins de son fils seront-ils prêts à s’organiser pour assurer la sécurité sociale des vascons ?


[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/07/15/180715024713200751.png[/img]
Photo floutée de plusieurs manifestants avec inscrit sur la pancarte " Ce soir il me manquera peut-être un œil, ou peut-être deux" illustrant l'imprévisibilité d'une blessure ou d'un problème de santé pour les familles de travailleurs. [/center]

[right]Justine Sansone
Journaliste de: Le Lys
[/right]
Youggort

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[center]LE NOUVEAU TERRIEN[/center]

Après un long mois de bras de fer entre les syndicats et le Gouvernement Grevelin, ce dernier a fini par céder et à promettre que « des états-généraux du travail auraient lieu entre les salariés, les patrons et les représentants de l’état », d’après le porte-parole du Gouvernement. Une annonce qui soulage beaucoup de monde et qui met fin au débat sur la non prise de parole du Gouvernement au cours du mois d’août à propos de la mort d’Edison Vidal et des grèves à répétitions.

Qui soulage tout d’abord, car les associations syndicales étaient prêtes à appeler l’intégralité du monde du travail à la grève générale pendant une semaine. Cette menace avait été brandie par le directeur général de la Confédération Syndicale Vasconne au gouvernement tout le long de ce deuxième mois d’été. Une grève qui promettait d’être très suivie par l’émoi causé par le suicide de monsieur Vidal le mois précédent et qui aurait touché tout à chacun : Arrêt de la production, arrêt de l’approvisionnement des stations à essence et des magasins et paralysie des principales productions économiques du pays. Une menace à écarter donc, et qui n’est plus d’actualité, grâce aux concessions du gouvernement. Concessions qui ne sont d’ailleurs pas celles espérées car la CSV avait réclamé des actions concrètes de la part du gouvernement qui leur répond en convoquant des états-généraux chargés de donner des préconisations au gouvernement dans un rapport qui promet d’être imbuvable pour le pauvre Gouvernement. Ces états généraux devraient se tenir au mois mars l’année prochaine et les conditions de convocations devraient être présentées par le Gouvernement à l’assemblée nationale. Reste à savoir si cette même assemblée, majoritairement conservatrice, acceptera que le gouvernement traite de la sorte avec les travailleurs vascons.

Puis, qui mettent fin au débat qui s’était installé, plus sur le silence apparent du Gouvernement que sur le vrai débat qui était social ou pas. En effet, le gouvernement a d’abord refuser de s’exprimer dans les premières semaines qui suivent le décès de monsieur Vidal, avant de finalement envoyer une maigre lettre de condoléances à la famille du défunt, lettre qui a été qualifiée « d’impersonnelle et d’insultante » par la famille et l’opposition de n’importe quel bord politique. Le silence s’est ensuite abattu sur les organisations syndicales et le CSV qui protestaient énergiquement et qui demandait du changement. Celles-ci ne furent accueillis que le 17 août soit un mois après la mort d’Edison Vidal dont nous vous parlions précédemment. Près d’un mois plus tard, hier, soit le 8 septembre, le Gouvernement communique pour la seule et dernière fois sur le sujet en rendant ses conclusions des 8 rendez-vous entre le CSV et le ministère du Travail. Un couac qui sera certainement reproché au Président de la République si celui-ci venait à briguer un second mandat en 2040.

L’idée des Etats-Généraux n’est pas nouvelle. En effet, ceux-ci ont été convoqués pour débattre et éclairer le gouvernement sur un point précis, comme les états-généraux de la protection du littoral nord en 1978 qui avait fourni un rapport de 800 pages sur l’exploitation du littoral et de la ZEE dans le nord du pays. Les derniers états-généraux qui avaient été mis en place étaient les Etats-Généraux des relations inter-collectivités, qui avaient permis d’harmoniser les relations entre les municipalités, les districts, les régions et l’état central en 2027


[right]Munir Shawbin
Journaliste du Nouveau terrien
[/right]
Youggort

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[center]TIME IS MONEY[/center]

[center][img]https://cdn-img.pressreader.com/pressdisplay/docserver/getimage.aspx?regionKey=BPSlHX%2B%2B0ij6PcTyI6U8Nw%3D%3D&scale=100[/img][/center]
[center]Nicolas Marques, en pleine discussion avant un discours le 21 octobre 2036[/center]

L’économie nationale se serait-elle enrhumée ? Alors que le Gouvernement de monsieur GREVELIN sème le vent en négociant des « avancées sociales » avec les syndicats (et notamment la première d’entre elle, la Confédération Syndicale Vasconne), il est probable que les entreprise et la Bourse de Burdiga en récolte la tempête. Revenons ensembles sur ce qu’est la bourse et sur le processus qui est actuellement en train de se mettre en place en Vasconie.

La bourse, c’est l’endroit où se ressemblent l’offre et la demande d’un produit. Dans la bourse de Burdiga, ce sont les clients, qui représentent la demande qui s’y arrachent les actions d’entreprises qui représente l’offre. Ces actions, ce sont des parts d’une entreprise qui vont permettre aux entreprises de se financer, en échange de dividendes perçues en fin d’année, si le bulletin économique de l’entreprise est bon. Si votre pari s’est avéré gagnant, à chaque fin de mois vous recevrez une partie des bénéfices, en revanche, si votre pari est perdant, vous perdrez votre mise. Ces actions peuvent être vendues et rachetées par des tiers toujours sur en bourse, et plus les résultats s’annoncent juteux, plus ils coutent cher. Autrement dit, plus l’entreprise a un bon bilan économique, plus l’action est chère, et plus ce qu’elle va rapporter sera élevée. Si vous avez compris ces subtilités boursières, alors vous avez compris l’essentiel de la bourse, et tout ce qui est à savoir pour comprendre cet article.

Le fait est que le Gouvernement et les Syndicats sont en discussions actives depuis les évènements du mois de juillet afin de rendre moins flexibles les conditions de travailles des salariés vascons, en augmentant les bénéfices pour ceux-ci, et en diminuant les charges et temps de travail. Si tout ceci arrive à terme, cela veut dire que les entreprises vasconnes vont devoir dépenser plus, et donc baisser leurs bénéfices ou augmenter les prix. Ces deux cas, l’un comme l’autre auraient des conséquences à ne pas minimiser pour l’économie du pays, avec notamment une fuite des richesses vers l’étranger si le passage vers le nouveau modèle social est trop brutal. Alors que le Gouvernement s’apprête à déposer un plan social à l’assemblée nationale sur les prochaines années, la quantité d’actions vendues a explosé. Et quand un produit est présent en grande, très grande quantité, sa valeur baisse. On a donc assisté à un petit vent de panique dans les rangs des investisseurs, alors que le gouvernement n’a encore rien fait. Cette spéculation a déjà des effets dévastateurs, tant est si bien que certains chefs d’entreprises se demandent déjà si ils pourront boucler le mois. La valeur des actions baissant de minutes en minutes, certains se préparent déjà à tout perdre.

Un problème pris au sérieux par le premier-ministre Julien Grevelin et le ministre des finances publiques Nicolas Marques qui ont tenu à se montrer rassurant, alors qu’une sorte de panique boursière commence à s’installer. Dans un communiqué public, le ministre des finances assure que « la transition vers un modèle social plus respectueux du travail et des salariés se ferait en douceur et que les dividendes pour les actionnaires ne seraient pas impactés ». Une promesse qui reste encore très virtuelle, d’autant que le plan gouvernemental n’a pas été présenté. Le Gouvernement va donc devoir s’armer de patience et de négociations pour ne pas plonger la Vasconie dans une situation économique plus que délicate.
Youggort

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[center]TIME IS MONEY[/center]

[center][img]http://blogs.paris.fr/moisdelaphoto/files/2010/12/480_2.jpg[/img][/center]
[center]La neige s'est abattue pour la première fois de ce long hiver en préparation dans la pleine vasconne[/center]

Préparez-vous, l’automne est froid, mais l’hiver s’apprête à être totalement glacial ! Alors que les plaines vasconnes profondes voient arriver prématurément des couches de neiges tenant parfois plus d’une semaine, le mercure est descendu en dessous des 0° dans les rues de la capitale. Un froid inédit qui surprend beaucoup de monde, et qui va achever une année déjà morose sur le plan économique. D’après certains scientifiques, le réchauffement climatique de ces dernières années aurait déréglé complètement le climat de la planète. L’affaire est entendue pour eux, l’humanité a échoué à perdre quelques degrés, et la nature s’en trouve toute chamboulée. D’après certains chercheurs, le climat devrait jouer au yoyo : « Le climat va être très très chaud en été en Dytolie, parfois plus de 48° dans les plaines vasconnes, et va être polaire en hiver ». Le très très chaud, nous avons vu cet été avec pas moins de 32° à l’ombre dans la capitale et 30° en campagne. Le très très froid, nous allons sans doute pas tardé à le découvrir. Ainsi, ceux ayant fait la fortune des fabricants de climatisation vont sans doute faire la fortune des fabricants de radiateurs et de cheminées. Le prix du bois et du gaz naturel importé a d’ailleurs bondi en flèche face à ce qui s’annonce comme l’hiver le plus froid des deux derniers siècles. Cette crise environnementale s’annonce très difficile à vivre en Vasconie. Traditionnellement très rurale et agricole, la Vasconie profonde de l’ouest a déjà souffert de la sécheresse, et va probablement souffrir du froid en hiver. Si la périodicité de ces épisodes venait à être confirmée par les scientifiques du monde entier, les immenses champs de vignes pourraient être difficiles à entretenir. De même, les immenses élevages de bovins risqueraient de pâtir de ces températures passant d’un extrême à l’autre de l’hiver à l’été.

Si les conséquences sur le long terme s’annoncent très dures, les conséquences sur le court terme sur le vieux continent sont tout aussi dures. Tous les économistes ditoyens ont pu remarquer que la consommation en générale avait mis le frein à main, ce qui promet un dérangement de la dynamique économique des pays dytoliens et notamment notre pays, alors que l’augmentation du PIB est d’approximativement 2% par année. Les économistes les plus pessimistes prévoient une baisse de la croissance du PIB national de 0.3% pour une croissance de 1.7%, même si tout ceci reste qu’une estimation, une spéculation.

La ministre de l’écologie Germaine Barros, invitée sur les ondes de Radio Vasconne a d’ailleurs dénoncé les activités humaines peu respectueuses de l’environnement… Après avoir ironisé sur les critiques qu’essuie le Gouvernement : « [La baisse soudaine des températures] doit être le fait des mesures du gouvernement de monsieur Grevelin dans les banlieues ! Blague à part, ce dérèglement généralisé va beaucoup pénaliser. Bien je ne suis pas là pour pointer du doigt des reponsables, il me semble naturel de pointer la responsabilité des industriels, qui se sont parfois montré trop laxistes par le passé et qui ont causé de telles modifications du climat. » Avant de finir sur un message d’appaisement : « Nous n’en savons pas assez sur la périodicité d’un tel évènement. Je suis sûr qu’il n’y a pas à avoir peur. Des hivers qui arrivent un peu plus tôt c’est toujours arrivé ! Il faudra prendre les bonnes décisions au bon moment et avec des preuves solides pour l’intérêt collectif et l’intérêt de la planète. »

Youggort

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[center]LE NOUVEAU TERRIEN[/center]

Un grand « ouf » de soulagement a été lâché par Manuel Kalen, à l’assemblée nationale au moment de présenter la première partie du plan gouvernemental visant à « socialiser » le marché du travail vascon. De grandes révolutions, déjà effectives et acquises dans plusieurs autres pays comme le Santogne, mais qui sont novatrices pour la Vasconie, pays ultralibéral depuis le milieu du XIXème siècle. Les syndicats de travailleurs se sont félicités de cette première avancée par les mots suivants : « Le travailleur n’est plus esclave, mais Homme ! ». Une phrase qui restera dans les livres d’histoire à n’en pas douter. Les réactions ont été moins vives pour les syndicats patronaux et le Gouvernement. Ce dernier qui agit d’ailleurs contre-nature.

Ce projet, d’une grande modernité pour la Vsaconie crée un contrat de travail o-bli-ga-toire pour tous les travailleurs et toutes les entreprises. Une manière pour le Gouvernement d’entrer un peu plus dans le monde du travail qu’il laissait s’autogérer. Ce contrat est très avantageux pour les salariés, car il impose une durée maximale de travail de 48 heures par semaines et un salaire minimal d’un peu moins de 750 Cv. Voilà qui contentera les ouvriers les plus pauvres et les plus exploités par les entreprises. Tous les travailleurs disposeront également d’une semaine de congés (non payés ?) par année contractuelle. Par exemple, si vous signez un contrat avec votre employeur vous liant pour 5 ans, vous aurez le droit à 5 semaines de congés, soit une semaine par an. Une révolution également ! De même, les renvois doivent se faire avec un préavis et des conditions plus strictes, ce qui assurera l’emploi de dizaine de milliers de travailleurs.

En revanche, si cette proposition est un début, une ébauche, elle reste trop superficielle pour contenter les salariés. Le premier problème que nous avons souligné, ce sont les congés. La loi ne précise pas si le travailleur disposera de son salaire plein sur cette période. Amis travailleurs, si la loi est votée telle qu’elle, il faudra penser à le négocier à la signature de votre contrat de travail ! Elle suscite aussi l’indignation chez les travailleurs ayant un salaire un peu plus élevés, craignant que des entreprises ne revoient les salaires à la baisse, encouragés par le fait qu’ils le salaire se situe au des 748 Couronnes Vasconnes. D’autres, ayant un temps de travail moindre, craignent de travailler plus, sans pour autant gagner plus. Le Gouvernement a tenu cependant à se montrer rassurant, soulignant que cet accord est le résultat de longs mois d’entretien et d’accords entre les syndicats et le Gouvernement. Une chose est sûre, il ne vous faudra pas vous faire avoir le jour de la signature de votre contrat !

Concernant les Etats-Généraux du travail, ils n’ont pas eu lieu, les trois parties souhaitant trouver des solutions plus calmes et plus sereines que dans des réunions publiques où les discours sont théâtralisés et volontairement populistes.


[right]Munir Shawbin
Journaliste du Nouveau terrien
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