Médias de la république

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jeromeDC

Message par jeromeDC »

[center][img]https://i.imgur.com/8qMF0IX.jpg[/img][/center]

[center]Médias de la république[/center]
[center]"Une presse libre peut, bien sûr, être bonne ou mauvaise, mais sans liberté, la presse ne sera très certainement que mauvaise."[/center]

  • Presse écrite
    • Aube rouge

    "Aube rouge" est le journal officiel de la république. Le comité national d'urgence l'utilise pour informer la population sur les évenements du pays et dans le monde. La ligne éditoriale est très favorable au gouvernement. Cela est voulu: elle représente le point de vue du CNU et les lecteurs le savent. "Aube rouge" est distribué gratuitement dans les rues de chaque ville et gros village sur une base hebdomadaire.

    • Le réactionnaire

    "Le réactionnaire" est un journal d'opposition contrôlée. L'opposition contrôlée est un concept voulu par le CNU. Cela permet à la révolution de toujours faire son auto-critique. Les journalistes de "Le réactionnaire" ont la mission de critiquer le régime. Leur liberté de parole est totale. Ils disposent d'un accès à Internet non-régulé. Ils ont droit à un voyage d'une semaine par an dans un pays de leur choix. Pour leur sécurité, ils vivent dans un village fermé. "Le réactionnaire" est vendu dans les villes sur une base hebdomadaire.
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jeromeDC

Message par jeromeDC »

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[center]Aube rouge[/center]
[center]Édition 21/05/2036 - Semaine 21 / 52[/center]

Ouverture au monde

Dans un communiqué public, le comité national d'urgence a annoncé l'ouverture officielle d'un bureau des affaires extérieures. Ce bureau sera supervisé directement par le général ul-Afriar avec l'aide d'une équipe administrative. Les effectifs initiaux de cette équipe seront réduits mais augmenteront selon les besoins. Le CNU estime que la révolution en Chabara a besoin de s'ouvrir au monde pour pouvoir avancer sur la voie du communisme. Il est en effet des matières premières dont nous aurons besoin et des connaissances que nous devons acquérir afin de bâtir un foyer pour les travailleurs libres de Janubie. Acheter ces choses auprès du monde capitaliste n'est pas optimal sur le plan idéologique. Mais le choix devant nous est simple : apprendre par nous-même et rester vulnérables aux agressions impérialistes pour encore deux générations... ou compromettre la pureté de nos principes afin de pouvoir plus rapidement y retourner. Le risque concernant le marché noir, le sabotage étranger et autres actions subversives est estimé faible mais la vigilance de chacun est demandée : si nous ne restons pas uni derrière la république, la révolution échouera.

Première récolte abondante

Il y a encore un mois pour la récolte de la saison sèche. La commission pour la promotion de l'agriculture annonce pourtant déjà que les greniers publics sont remplis au-delà des quotas prévus. Les surplus alimentaires devraient donc tenir sans problème jusqu'à la fin de la récolte de la saison des pluies. Plusieurs communautés auto-gérées ont annoncé avoir terminer leur moisson et se mettre à présent en repos jusqu'à la fin du mois de Juin, où elles débuteront la plantation du riz. La situation est une bonne nouvelle car elle est la preuve que notre productivité s'améliore. Le CNU a toutefois rappeler que l'oisiveté était un défaut de caractère que la révolution se devait de combattre afin de décourager les tendances égoïstes. Si les communautés les plus efficaces ont bien mérité leur congé cette année, la commission de promotion de l'agriculture réquisitionnera la main d'oeuvre excédentaire l'année prochaine afin de défricher de nouvelles terres et fonder de nouvelles communautés.

Les jeunes patriotes sur le départ

Comme chaque année à la fin du printemps, nos enfants bientôt adultes se préparent à faire leur service à la patrie. Sous l'uniforme, ces jeunes gens compléteront leur éducation par une année de formation militaire. Ils réviseront aussi la pensée révolutionnaire et les grands principes sur lesquels sont construits notre révolution. Ils trouveront à mettre en pratique cette théorie par un travail altruiste dans les villes et villages, offrant leurs bras et leurs esprits au peuple jusqu'au prochain été. Les chiffres exacts des inscriptions de cette année ne sont pas encore connu mais la commission pour la promotion des transports a reçu pour instruction de se préparer pour l'arrivée de plus d'un million de candidats. Le CNU a rappelé que la participation au programme des "jeunes patriotes" était entièrement volontaire. Il a toutefois aussi rappeler qu'une non-participation pouvait être révélatrice d'un mauvais esprit, contrariant les chances d'accès à certains postes pour lesquels la loyauté à la révolution est indispensable.
jeromeDC

Message par jeromeDC »

[center][img]https://i.imgur.com/iWedm1G.jpg[/img][/center]

[center]Le réactionnaire[/center]
[center]Édition 27/05/2036 - Semaine 22 / 52[/center]

Quand la performance est récompensée par l'exil

La semaine dernière, le CNU nous annonçait des récoltes exceptionnelles, en particulier dans certaines communautés auto-gérées. Il était alors vanter les valeurs du socialisme parmi lesquels le courage à l'ouvrage. Il est vrai que cette qualité est nécessaire dans une société égalitaire afin d'éviter les profiteurs et les parasites. Lorsqu'un homme donne son maximum et n'attend en retour que le minimum, il serait injuste pour lui de voir ses camarades rester chez eux et malgré tout recevoir autant qu'un honnête travailleur. Lorsqu'on considère cela à l'échelle d'un pays, il n'est pas acceptable qu'un village s'accorde des vacances si d'autres communautés peinent à finir leurs propres récoltes. C'est surtout vrai si le village se nourrit sur les greniers collectifs de la nation en n'y ayant contribué qu'une faible quantité. L'oisiveté dans une société communiste est alors condamnable moins pour de seuls questions morales mais bien surtout pour des raisons pratiques. Quand tout est partagé, l'oisiveté engendre l'injustice. Et l'injustice engendre encore plus d’oisiveté chez les travailleurs jadis courageux. Et cette oisiveté engendre encore plus d'injustice. Le cycle de la décadence débute alors.

Nous ne pouvons dès lors qu'applaudir la logique initiale des camarades-généraux du CNU : un village qui finit ses récoltes en avance ne devrait pas s'accorder des vacances. Il devrait offrir son aide aux villages voisins. Et ainsi, tels une série de dominos, l'effort national collectif se achever bien plus vite, offrant à tous l'occasion de se reposer avant les prochaines semailles et plantations.
Hélas, notre société est construite sur des compromis. Les communautés auto-gérées sont un de ces compromis. Elles ont été conçues afin de défricher de nouvelles terres. Elles sont peuplées par les moins fervents de nos camarades afin qu'ils aient le choix de vivre à l'écart de la révolution tout en y contribuant. Beaucoup des résidents des communautés auto-gérées sont ainsi déjà des exilés, ayant abandonner leurs proches pour refaire leurs vies avec des camarades plus proches de leurs idées. Lorsque ces communautés s'avèrent plus productives que nos fermes collectives et s'accordent des vacances, la principale leçon n'est pas qu'il faut sanctionner ces communautés. La principale leçon est que ces communautés ont une meilleure méthode d'organisation du travail. Nous ferions bien de laisser de telles communautés croître, prospérer et expérimenter d'avantage. Nous y gagnerons à terme à pouvoir récolter le fruit de leurs expériences.

Briser ces communautés en dispersant leurs membres pourra certes contribuer à planter les graines de nouvelles communautés tout aussi productives. Mais cela découragera surtout toute volonté de zèle chez l'ensemble des paysans. Pourquoi un homme se briserait-il le dos à tenir en bon ordre son champs et à finir ses corvées si, lorsqu'il finit avant son voisin, sa seule récompense est de perdre son champs et d'être envoyer loin de ses amis ? Les punitions à titre individuelles dans des fermes collectives normales sont compréhensibles car elles visent des rouages défaillants dans une machine supposée autrement efficace. Mais une punition collective à l'encontre de communautés dont le concept même est de les laisser s'organiser à leur guise n'apportera rien de bon et détruit même entièrement le concept d'auto-gestion.

Chabara est un paradis pour les travailleurs de Janubie. Nous n'avons pas de raison de pousser nos camarades au-delà du raisonnable et encore moins de les punir d'un double-exil pour avoir fait preuve d'un moment d’égoïsme après une saison entière de labeur courageux. La révolution ne pourra fonctionner que si nous portons attention aux résultats plutôt que d'obséder uniquement sur la méthode.
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