Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]
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Zaldora
[justify]HABEMUS PAPAM.
28 mars 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/rQKeLbT.png[/img]
Le Mage Baldur au sein de son laboratoire.[/center]
HABEMUS PAPAM ! La nouvelle commençait à peine à se rependre du coté de Valborg et de Jensgård, ainsi que dans leurs quelques faubourgs. Quant à Sankt-Thøger et aux pays ruraux, ils ne connaitront l'évènement qu'au cours des prochaines semaines lorsque les abbés-mitrés rentreront chez eux. L’élection d'un Pape conservateur rassura certains bourgeois qui crurent jusqu'à peu à la réalisation de la prophétie de St François, annonçant l'avènement d'un Exterminateur. La propension du prélat Slovian à ne pas embrasser l'esprit du Monde laissait présager une Église entre de bonnes mains.
Hélas, les choses risquaient d'être moins aisées à la campagne. L’intronisation d'Innocentius Quartus décimus sur la chaire de Saint Pierre pourrait causer grande peur parmi les alchimistes, les mages, les sorcières et les guérisseuses qui eurent jusqu'ici tout loisir à pratiquer leur office : expériences, potions, nécromancie, magie, etc. La mise en place de l'Inquisition serait leur pire cauchemar et nombres, en pareilles circonstances, iraient chercher refuge, si possible, auprès d'un clan roturier, et sinon derrière les épais murs d'un château seigneurial. Une dernière possibilité serait de jouer au chat et à la souris avec les inquisiteurs en voyageant de province à province.
Innocent XIV sera probablement reçu avec prudence par les moines et les curés de village. La Foi populaire qui animait les campagnes était jonchée de surnaturel, de superstitions et de légendes, la rendant peu orthodoxe. Le zèle du Saint Père quant à la pureté doctrinale risquerait de désenchanter le monde enchanté dans lequel baignait les paysans et une grande partie de l'aristocratie qui, comme tout le monde, croyait aux rivières magiques. Au pire des cas, ce désenchantement conduirait à une lente mais réelle déchristianisation des gens peuplant le Thorval profond et mystérieux.
28 mars 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/rQKeLbT.png[/img]
Le Mage Baldur au sein de son laboratoire.[/center]
HABEMUS PAPAM ! La nouvelle commençait à peine à se rependre du coté de Valborg et de Jensgård, ainsi que dans leurs quelques faubourgs. Quant à Sankt-Thøger et aux pays ruraux, ils ne connaitront l'évènement qu'au cours des prochaines semaines lorsque les abbés-mitrés rentreront chez eux. L’élection d'un Pape conservateur rassura certains bourgeois qui crurent jusqu'à peu à la réalisation de la prophétie de St François, annonçant l'avènement d'un Exterminateur. La propension du prélat Slovian à ne pas embrasser l'esprit du Monde laissait présager une Église entre de bonnes mains.
Hélas, les choses risquaient d'être moins aisées à la campagne. L’intronisation d'Innocentius Quartus décimus sur la chaire de Saint Pierre pourrait causer grande peur parmi les alchimistes, les mages, les sorcières et les guérisseuses qui eurent jusqu'ici tout loisir à pratiquer leur office : expériences, potions, nécromancie, magie, etc. La mise en place de l'Inquisition serait leur pire cauchemar et nombres, en pareilles circonstances, iraient chercher refuge, si possible, auprès d'un clan roturier, et sinon derrière les épais murs d'un château seigneurial. Une dernière possibilité serait de jouer au chat et à la souris avec les inquisiteurs en voyageant de province à province.
Innocent XIV sera probablement reçu avec prudence par les moines et les curés de village. La Foi populaire qui animait les campagnes était jonchée de surnaturel, de superstitions et de légendes, la rendant peu orthodoxe. Le zèle du Saint Père quant à la pureté doctrinale risquerait de désenchanter le monde enchanté dans lequel baignait les paysans et une grande partie de l'aristocratie qui, comme tout le monde, croyait aux rivières magiques. Au pire des cas, ce désenchantement conduirait à une lente mais réelle déchristianisation des gens peuplant le Thorval profond et mystérieux.
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Zaldora
[justify]Le décompte.
31 mars 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/dNo4Kjk.png[/img]
L'armurerie à Sankt-Olaf[/center]
Le roi consort fit un pas de coté et para l'attaque de son adversaire, avant de le paralyser d'une frappe de taille à la gorge. Si Arthur n'eut arrêté son mouvement, le maître d'arme serait entrain de mourir, étouffer dans son propre sang. Le mari de la Reine avait beaucoup gagné en force et maniait l'épée de mieux en mieux. Par ailleurs, il s'était avec aisance adapté à la vie naturelle au Thorval et fit aussi rapidement siennes les mentalités du lieu. Cela pouvait s'expliquer par la grande influence que les idées de la chevalerie avaient sur lui, d'où un imaginaire situé à mille lieux du rationalisme des Lumières prôné par ses parents, surtout son Père.
Arthur poursuivit l'entrainement durant un combat, avant de saluer Ulf d'une tape sur la joue, et de rejoindre Marie III à l'intérieur. Cette dernière rendait la justice en la salle du trône, la couronne sur le chef et le séant posé sur sa cathèdre de bois. La chaise royale contenait plusieurs gravures de qualité mais le Vrye se fascinait en particulier pour celle du Christ en croix piégé dans les méandres d'un entrelacs nordique. La sculpture symbolisait selon lui parfaitement le christianisme de ces contrées. Arthur profita d'un intermède entre deux affaires pour prendre place aux cotés de la Reine son épouse. Il se pencha vers elle pour lui parler.
« L'entrainement fut encore bien rude et vigoureux. A ce propos, je compte me présenter aux Joustes de Mai du Skjalmland...
– Non ! Point ! Cette compétition est dangereuse et tu n'es pas chevalier.
– Je jure de ne commettre aucune imprudence.
– Les joutes, lors mesme que moins violentes que les autres espreuves de tournoi, sont la cause de nombreux morts et blessés.
– Certes, je connois le risque et prendrois garde. Je le jure sur mon épée ! Ces joustes seront l'occasion de me faire connaistre, de prouver ma valeur et d'impressionner mes sujets.
– Bien, je n'ai alors d'autre choix que de t'offrir ma bénédiction, céda Marie.
– Grâce te soit rendue ! Je ne voudrais pas abuser de ta bonté mais j'aurois également besoin d'une armure, d'un destrier, de diverses armes et... »
La suzeraine fit signe au Grand Chambellan de lui apporter sa bourse. La somme qui s'y trouvait devrait suffire à le doter convenablement pour la compétition. Arthur ouvrit le petit sac et aperçu une belle poignée de couronnes d'or. De l'argent de bon aloi, à n'en guère douter. Cela changeait des autres monnaies seigneuriales.
31 mars 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/dNo4Kjk.png[/img]
L'armurerie à Sankt-Olaf[/center]
Le roi consort fit un pas de coté et para l'attaque de son adversaire, avant de le paralyser d'une frappe de taille à la gorge. Si Arthur n'eut arrêté son mouvement, le maître d'arme serait entrain de mourir, étouffer dans son propre sang. Le mari de la Reine avait beaucoup gagné en force et maniait l'épée de mieux en mieux. Par ailleurs, il s'était avec aisance adapté à la vie naturelle au Thorval et fit aussi rapidement siennes les mentalités du lieu. Cela pouvait s'expliquer par la grande influence que les idées de la chevalerie avaient sur lui, d'où un imaginaire situé à mille lieux du rationalisme des Lumières prôné par ses parents, surtout son Père.
Arthur poursuivit l'entrainement durant un combat, avant de saluer Ulf d'une tape sur la joue, et de rejoindre Marie III à l'intérieur. Cette dernière rendait la justice en la salle du trône, la couronne sur le chef et le séant posé sur sa cathèdre de bois. La chaise royale contenait plusieurs gravures de qualité mais le Vrye se fascinait en particulier pour celle du Christ en croix piégé dans les méandres d'un entrelacs nordique. La sculpture symbolisait selon lui parfaitement le christianisme de ces contrées. Arthur profita d'un intermède entre deux affaires pour prendre place aux cotés de la Reine son épouse. Il se pencha vers elle pour lui parler.
« L'entrainement fut encore bien rude et vigoureux. A ce propos, je compte me présenter aux Joustes de Mai du Skjalmland...
– Non ! Point ! Cette compétition est dangereuse et tu n'es pas chevalier.
– Je jure de ne commettre aucune imprudence.
– Les joutes, lors mesme que moins violentes que les autres espreuves de tournoi, sont la cause de nombreux morts et blessés.
– Certes, je connois le risque et prendrois garde. Je le jure sur mon épée ! Ces joustes seront l'occasion de me faire connaistre, de prouver ma valeur et d'impressionner mes sujets.
– Bien, je n'ai alors d'autre choix que de t'offrir ma bénédiction, céda Marie.
– Grâce te soit rendue ! Je ne voudrais pas abuser de ta bonté mais j'aurois également besoin d'une armure, d'un destrier, de diverses armes et... »
La suzeraine fit signe au Grand Chambellan de lui apporter sa bourse. La somme qui s'y trouvait devrait suffire à le doter convenablement pour la compétition. Arthur ouvrit le petit sac et aperçu une belle poignée de couronnes d'or. De l'argent de bon aloi, à n'en guère douter. Cela changeait des autres monnaies seigneuriales.
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Zaldora
[justify]Matrimonium.
Temps présent,
[center][img]https://i.imgur.com/uBnOucJ.png[/img]
Un chevalier et sa « m'amie » mariés.
Photo prise dans le Goteland en 2035.[/center]
Age moyen du mariage dans les clans nobles : entre 12 et 16 ans
Age moyen du mariage dans les clans paysans : entre 17 et 19 ans
Age moyen du mariage dans les clans bourgeois : entre 19 et 21 ans
Les mariages au sein de l'aristocratie sont très précoces à cause des intérêts politiques qu'ils contiennent. L'age matrimonial coutumier minimum est à 12 ans, néanmoins, l'Église consent à faire des exceptions quand l'union est à même de rétablir la paix ou de régler les querelles entre deux familles. A l'inverse, le mariage est plus tardif dans la paysannerie et la bourgeoisie qui sont relativement moins concernés par les considérations politiques et économiques. Leurs épousailles se tiennent malgré tout à un age plus juvénile que dans la plupart des nations modernes. La mortalité en couche est très haute parmi les femmes de la noblesse, quand celles des femmes du peuple, protégées par l'allaitement, l'est beaucoup moins.[/justify]
Temps présent,
[center][img]https://i.imgur.com/uBnOucJ.png[/img]
Un chevalier et sa « m'amie » mariés.
Photo prise dans le Goteland en 2035.[/center]
Age moyen du mariage dans les clans nobles : entre 12 et 16 ans
Age moyen du mariage dans les clans paysans : entre 17 et 19 ans
Age moyen du mariage dans les clans bourgeois : entre 19 et 21 ans
Les mariages au sein de l'aristocratie sont très précoces à cause des intérêts politiques qu'ils contiennent. L'age matrimonial coutumier minimum est à 12 ans, néanmoins, l'Église consent à faire des exceptions quand l'union est à même de rétablir la paix ou de régler les querelles entre deux familles. A l'inverse, le mariage est plus tardif dans la paysannerie et la bourgeoisie qui sont relativement moins concernés par les considérations politiques et économiques. Leurs épousailles se tiennent malgré tout à un age plus juvénile que dans la plupart des nations modernes. La mortalité en couche est très haute parmi les femmes de la noblesse, quand celles des femmes du peuple, protégées par l'allaitement, l'est beaucoup moins.[/justify]
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Zaldora
[justify]Le margrave et l'escuyer.
6 avril 2036,
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/11/ywx6.png[/img]
La Grand'salle de Sankt Olaf[/center]
Le margrave Lars XI af Taungrænser déposa un féal baiser sur le sceau que Marie portait à l'annulaire droit. La vue de ce dernier fit tressaillir l'escuyer qui, gauchement, embrassa la main de Sa Majesté à la place. Toutefois, la chose ne constituait pas une faute, étant donné l'absence de protocole officiel. En bonne péquenaude habituée des rustres qui l'entouraient, la reine ne releva même pas la maladresse mais reconnu le personnage : il s'agissait d'Anatólios, l'un de ses anciens courtisans venus des Ménechmes ! Bien qu'elle l'eut trouvé gentil et bon, sa Mère préféra l'a marier à Arthur Van Tarnos. La suzeraine fut néanmoins agréablement surprise de le revoir et d'apprendre son aspiration à devenir Chevalier.
Par la suite, on concentra l'attention sur le très grave incident frontalier avec la Slovianie. Les propos de Lars XI n'eurent, comme attendu, pas la moindre convergence avec ceux du royaume voisin. Rien ne les rapprochaient : pour le margrave, les nobliaux interceptés à Jagden n'étaient rien d'autre que des éclaireurs ayant impunément violé les terres du royaume. Le bosquet de la discorde faisait, selon lui, partie de son domaine et les revendications slaves n'étaient que de vulgaires contrefaçons. Point de doute, la suzeraineté des horsains s'arrêtait à l'orée orientale et ne se prolongeait guère plus loin. Il justifia ensuite les raids sur les villages slovianes par la volonté d'éviter que la finasserie des espions ne révèlent de trop lourds secrets sur la défense du royaume. Lars rejeta aussi pleinement la possibilité d'être extradé, jurant n'avoir de juge que sa Lige. En revanche, le feudataire regretta la mort du méchant éclaireur, qualifiant celle-ci d'accidentelle, causée par l'emportement et le zèle. Marie eut tendance à croire en la bonne foi du Lion et proposa une solution qu'il accepta fort vite.
« Mon gentil chevalier Lars, tu es un vassal de trop grande valeur pour que je prenne le risque de te perdre. Nous ferons comme convenus aujourd'hui. Puisse ta féauté ne jamais me faire défaut.
– Je m'y engage sur mon honneur et mon glaive, Majesté ! » jura le margrave.
De sa tanière elle bondira,
quand l'appel du lion elle ouïra.
Le félon était Lars XI, Marie n'avait pas le moindre doute. En ce sens, le rassurer sur le lien féodal tombait sous le sens, tout comme le rappeler à ses devoirs et lui faire subtilement comprendre qu'une épée de Damoclès menaçait sa tête. [/justify]
6 avril 2036,
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/11/ywx6.png[/img]
La Grand'salle de Sankt Olaf[/center]
Le margrave Lars XI af Taungrænser déposa un féal baiser sur le sceau que Marie portait à l'annulaire droit. La vue de ce dernier fit tressaillir l'escuyer qui, gauchement, embrassa la main de Sa Majesté à la place. Toutefois, la chose ne constituait pas une faute, étant donné l'absence de protocole officiel. En bonne péquenaude habituée des rustres qui l'entouraient, la reine ne releva même pas la maladresse mais reconnu le personnage : il s'agissait d'Anatólios, l'un de ses anciens courtisans venus des Ménechmes ! Bien qu'elle l'eut trouvé gentil et bon, sa Mère préféra l'a marier à Arthur Van Tarnos. La suzeraine fut néanmoins agréablement surprise de le revoir et d'apprendre son aspiration à devenir Chevalier.
Par la suite, on concentra l'attention sur le très grave incident frontalier avec la Slovianie. Les propos de Lars XI n'eurent, comme attendu, pas la moindre convergence avec ceux du royaume voisin. Rien ne les rapprochaient : pour le margrave, les nobliaux interceptés à Jagden n'étaient rien d'autre que des éclaireurs ayant impunément violé les terres du royaume. Le bosquet de la discorde faisait, selon lui, partie de son domaine et les revendications slaves n'étaient que de vulgaires contrefaçons. Point de doute, la suzeraineté des horsains s'arrêtait à l'orée orientale et ne se prolongeait guère plus loin. Il justifia ensuite les raids sur les villages slovianes par la volonté d'éviter que la finasserie des espions ne révèlent de trop lourds secrets sur la défense du royaume. Lars rejeta aussi pleinement la possibilité d'être extradé, jurant n'avoir de juge que sa Lige. En revanche, le feudataire regretta la mort du méchant éclaireur, qualifiant celle-ci d'accidentelle, causée par l'emportement et le zèle. Marie eut tendance à croire en la bonne foi du Lion et proposa une solution qu'il accepta fort vite.
« Mon gentil chevalier Lars, tu es un vassal de trop grande valeur pour que je prenne le risque de te perdre. Nous ferons comme convenus aujourd'hui. Puisse ta féauté ne jamais me faire défaut.
– Je m'y engage sur mon honneur et mon glaive, Majesté ! » jura le margrave.
De sa tanière elle bondira,
quand l'appel du lion elle ouïra.
Le félon était Lars XI, Marie n'avait pas le moindre doute. En ce sens, le rassurer sur le lien féodal tombait sous le sens, tout comme le rappeler à ses devoirs et lui faire subtilement comprendre qu'une épée de Damoclès menaçait sa tête. [/justify]
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Zaldora
[justify]Tournois et joutes
Actuellement,
[center][img]https://i.imgur.com/bgGZvBT.png[/img]
Respectivement aux tournois des Moissons et de la Saint Laurent.[/center]
Les compétitions chevaleresques rythment l'année sportive et drainent un nombre conséquent de spectateurs de toute condition, femmes incluses. Réservés en principe aux chevaliers, elle sont dans les fait ouvertes à n'importe qui, à condition d'être équipé en armes, cheval, armure, etc. Pour la noblesse, les tournois et joutes sont tant l'occasion d'un bon entrainement militaire que de prouver sa valeur, alors que les roturiers y voient un moyen de s'élever socialement. Les meilleurs combattants peuvent s'enrichir en rançonnant leurs prisonniers ou en revendant l'équipement des adversaires déchus. Les enjeux peuvent néanmoins être exclusivement courtois, où l'on se bat au nom d'une douce ou de sa couronne de fleur. Les épreuves n'en sont pas moins ultra-violentes et très dangereuses. Les condamnations et tentatives d'interdiction par l'Église ont jusqu'alors été royalement ignorées. Cela serait comme interdire les chevaliers de respirer ! Drôle d'idée !
Les temps creux correspondent aux périodes de guerre, à la Toussaint, à l'Ascension et aux carêmes qui précédent Noël et Pâques. Pour des raisons évidentes, les rassemblements les plus réputés se tiennent durant la belle saison, au printemps et pendant l'été. Voici une liste de quelque uns des plus importants tournois et joutes de l'année au Thorval :
- 15 mai, an de grâce 2036 : Tournoi de la Sainct Hallvard dans le Skaaneland (joutes, tir-à-l'arc, quintaines).
- 23 mai, an de grâce 2036 : Joustes de Mai du Skjalmland.
- 1er juin, an de grâce 2036 : Tournoi des Fenaisons dans le Nyager (quintaines, prises de tour, mêlées à cheval).
- 12 juin, an de grâce 2036 : Noble tournoi dans le Tresletterne méridional (joutes, mêlées à cheval, mêlées à pied). [Compétition majeure]
- 24 juin, an de grâce 2036 : Joustes de la Sainct Jean dans le Flodland.
- 3 juillet, an de grâce 2036 : Tournoi des Moissons dans le Brakanland (joutes, quintaines, prises de tour).
- 23 juillet, an de grâce 2036 : Joustes de la Saincte Brigitte de Thorval dans le Haneraaber.
- 29 juillet, an de grâce 2036 : Joustes de la Sainct Olaf dans les faubourgs de Jensgård.
- 10 août, an de grâce 2036 : Tournoi de la Sainct Laurent dans le Skovegård (mêlées à pied, tir-a-l'arc, mêlées à cheval, quintaines)
- 20 août, an de grâce 2036 : Grand Tournoi de l'Esté à la lisière entre le Duché d'Ulvlund et le Comté de Engerland (joutes, quintaines, prises de tour, mêlées à cheval, mêlées à pied). [Apothéose des tournois] [/justify]
Actuellement,
[center][img]https://i.imgur.com/bgGZvBT.png[/img]
Respectivement aux tournois des Moissons et de la Saint Laurent.[/center]
Les compétitions chevaleresques rythment l'année sportive et drainent un nombre conséquent de spectateurs de toute condition, femmes incluses. Réservés en principe aux chevaliers, elle sont dans les fait ouvertes à n'importe qui, à condition d'être équipé en armes, cheval, armure, etc. Pour la noblesse, les tournois et joutes sont tant l'occasion d'un bon entrainement militaire que de prouver sa valeur, alors que les roturiers y voient un moyen de s'élever socialement. Les meilleurs combattants peuvent s'enrichir en rançonnant leurs prisonniers ou en revendant l'équipement des adversaires déchus. Les enjeux peuvent néanmoins être exclusivement courtois, où l'on se bat au nom d'une douce ou de sa couronne de fleur. Les épreuves n'en sont pas moins ultra-violentes et très dangereuses. Les condamnations et tentatives d'interdiction par l'Église ont jusqu'alors été royalement ignorées. Cela serait comme interdire les chevaliers de respirer ! Drôle d'idée !
Les temps creux correspondent aux périodes de guerre, à la Toussaint, à l'Ascension et aux carêmes qui précédent Noël et Pâques. Pour des raisons évidentes, les rassemblements les plus réputés se tiennent durant la belle saison, au printemps et pendant l'été. Voici une liste de quelque uns des plus importants tournois et joutes de l'année au Thorval :
- 15 mai, an de grâce 2036 : Tournoi de la Sainct Hallvard dans le Skaaneland (joutes, tir-à-l'arc, quintaines).
- 23 mai, an de grâce 2036 : Joustes de Mai du Skjalmland.
- 1er juin, an de grâce 2036 : Tournoi des Fenaisons dans le Nyager (quintaines, prises de tour, mêlées à cheval).
- 12 juin, an de grâce 2036 : Noble tournoi dans le Tresletterne méridional (joutes, mêlées à cheval, mêlées à pied). [Compétition majeure]
- 24 juin, an de grâce 2036 : Joustes de la Sainct Jean dans le Flodland.
- 3 juillet, an de grâce 2036 : Tournoi des Moissons dans le Brakanland (joutes, quintaines, prises de tour).
- 23 juillet, an de grâce 2036 : Joustes de la Saincte Brigitte de Thorval dans le Haneraaber.
- 29 juillet, an de grâce 2036 : Joustes de la Sainct Olaf dans les faubourgs de Jensgård.
- 10 août, an de grâce 2036 : Tournoi de la Sainct Laurent dans le Skovegård (mêlées à pied, tir-a-l'arc, mêlées à cheval, quintaines)
- 20 août, an de grâce 2036 : Grand Tournoi de l'Esté à la lisière entre le Duché d'Ulvlund et le Comté de Engerland (joutes, quintaines, prises de tour, mêlées à cheval, mêlées à pied). [Apothéose des tournois] [/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur du Thorval (13).
23 avril 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/18/23/ufuo.png[/img]
La forteresse de Søborg, bâtit à la base de l'étage subalpin dans le massif des Helligebjerg, centre-ouest du royaume.
Elle est le logis du Comte de Fårbjerg, Roi de la Montagne. [/center]
- Avant hier, le comte Bjørn af Fårbjerg reçut dans sa forteresse de Søborg, perchée sur les hauteurs, un groupe de bergers originaires d'Olafdalen, vallée située en contre-bas plus au sud. Les clans avaient effectué ce long périple afin de réclamer Gammelskoven, petite forêt contiguë à leur terroir mais qui appartenait à la réserve comtale. Pourquoi vinrent-ils à plusieurs ? Un groupe avait davantage de chances d'être entendu qu'un individu, ils défendaient les intérêts de plusieurs communautés villageoises, et voyager seul était extrêmement déconseillé à cause des bandits de grands chemins. Même si le feudataire ne laissa rien paraitre, le bosquet dont parlait les paysans ne lui dit rien de prime abord. Au fond, peu lui en importait, car il n'en tirait que peu de choses. Il céda donc sans regret à la pétition mais posa une condition à ses sujets : « que vous pratiquâtes la Complantation », en somme planter des arbres fruitiers sur les pâturages à venir. Les paysans acquiescèrent, rappelant que la pratique existait déjà. La province de Fårbjerg était l'une des rares provinces à ne connaître que des paysages montagneux, d'où la très forte tradition pastorale et une agriculture vivrière de montagne centrée sur la production laitière (fromage, lait, beurre).
- Une auberge a subitement explosé dans le pays de Svaaberland, constitutif des terres royales de Gamlemunke. Dix paysans y ont perdu la vie. La cause n'était pas connue néanmoins les seigneurs locaux soupçonnaient du feu grégeois ou un acte maléfique de Satan. Plusieurs curés de village ont d'ors-et-déjà mobilisé les chrétiens afin de contrer les terribles égrégores fomentés par les sorcières ![/justify]
23 avril 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/18/23/ufuo.png[/img]
La forteresse de Søborg, bâtit à la base de l'étage subalpin dans le massif des Helligebjerg, centre-ouest du royaume.
Elle est le logis du Comte de Fårbjerg, Roi de la Montagne. [/center]
- Avant hier, le comte Bjørn af Fårbjerg reçut dans sa forteresse de Søborg, perchée sur les hauteurs, un groupe de bergers originaires d'Olafdalen, vallée située en contre-bas plus au sud. Les clans avaient effectué ce long périple afin de réclamer Gammelskoven, petite forêt contiguë à leur terroir mais qui appartenait à la réserve comtale. Pourquoi vinrent-ils à plusieurs ? Un groupe avait davantage de chances d'être entendu qu'un individu, ils défendaient les intérêts de plusieurs communautés villageoises, et voyager seul était extrêmement déconseillé à cause des bandits de grands chemins. Même si le feudataire ne laissa rien paraitre, le bosquet dont parlait les paysans ne lui dit rien de prime abord. Au fond, peu lui en importait, car il n'en tirait que peu de choses. Il céda donc sans regret à la pétition mais posa une condition à ses sujets : « que vous pratiquâtes la Complantation », en somme planter des arbres fruitiers sur les pâturages à venir. Les paysans acquiescèrent, rappelant que la pratique existait déjà. La province de Fårbjerg était l'une des rares provinces à ne connaître que des paysages montagneux, d'où la très forte tradition pastorale et une agriculture vivrière de montagne centrée sur la production laitière (fromage, lait, beurre).
- Une auberge a subitement explosé dans le pays de Svaaberland, constitutif des terres royales de Gamlemunke. Dix paysans y ont perdu la vie. La cause n'était pas connue néanmoins les seigneurs locaux soupçonnaient du feu grégeois ou un acte maléfique de Satan. Plusieurs curés de village ont d'ors-et-déjà mobilisé les chrétiens afin de contrer les terribles égrégores fomentés par les sorcières ![/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur du Thorval (14).
30 avril 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://i.imgur.com/dkV3Xzo.png[/img]
Le golem, aperçu dans le quartier juif de Jensgård...[/center]
- Hvalfanger, Kuldehavn et Taagegaard, trois villages de pêcheurs situés sur le rivage à l'ouest de la capitale, étaient en émois. Les paysans y prétendaient avoir été attaqués par un monstre s’apparentant à un Golem, créature humanoïde d'argile présente dans le folklore hébreux. Certains bourgeois Jensgårdois de basse condition affirmaient avoir eux-mêmes entraperçu la bête rôdant dans le quartier juif. La corporation municipale, dès lors, ordonna une enquête et plaça les Manteaux en faction devant la synagogue afin de couper court aux risques de pogroms que l'évènement suscitait. La rumeur circulait vite et des prêcheurs haranguant la foule apparurent à plusieurs endroits de la ville...
- Des représentants des Nicolaïtes [communauté des armateurs, des marins et des merciers de Jensgård] ont été transportés en toute hâte à l’Hôtel-Dieu Sankt Erland après avoir été retrouvés en piteux état dans les faubourgs ruraux de la capitale. Des inconnus leurs avaient visiblement tendu une embuscade, avant de les bastonner avec la dernière des violences, et d'emporter tout ce que les victimes possédaient de précieux sur elles. Les marchands revenaient du château Sankt-Olaf, en pleine campagne. Ils s'y étaient rendus afin de convaincre Sa Majesté d'appuyer leur droit d'appartenir aux différentes corporations d'artisans avec lesquelles ils faisaient affaire. Pénétrer au sein de ces communautés leur permettrait de contrôler la production à long terme. Marie III n'imagina pas la chose bonne et refusa d'apporter sa caution à la revendication. Elle l'expliqua calmement à ses interlocuteurs qui insistèrent, avant de proférer des menaces à peine voilée à l'encontre des paysans. C'est là que la situation s’envenima et manqua même de dégénérer en bain de sang quand, d'un clin d’œil, les épées sortirent des fourreaux ! On passa à un battement de cil de la catastrophe... Qui était responsable du lynchage des merciers ? Des hommes de Sa Majesté ? Des bandits du faubourg ? Des artisans ? Les marchands n'étaient pas des enfants de chœurs (condamnés pour escroquerie par la prévôté municipale en l'an de grâce 2035) et possédaient foules d'ennemis prêts à en découdre.[/justify]
30 avril 2036,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois, elle sera relatée ici :
[center][img]https://i.imgur.com/dkV3Xzo.png[/img]
Le golem, aperçu dans le quartier juif de Jensgård...[/center]
- Hvalfanger, Kuldehavn et Taagegaard, trois villages de pêcheurs situés sur le rivage à l'ouest de la capitale, étaient en émois. Les paysans y prétendaient avoir été attaqués par un monstre s’apparentant à un Golem, créature humanoïde d'argile présente dans le folklore hébreux. Certains bourgeois Jensgårdois de basse condition affirmaient avoir eux-mêmes entraperçu la bête rôdant dans le quartier juif. La corporation municipale, dès lors, ordonna une enquête et plaça les Manteaux en faction devant la synagogue afin de couper court aux risques de pogroms que l'évènement suscitait. La rumeur circulait vite et des prêcheurs haranguant la foule apparurent à plusieurs endroits de la ville...
- Des représentants des Nicolaïtes [communauté des armateurs, des marins et des merciers de Jensgård] ont été transportés en toute hâte à l’Hôtel-Dieu Sankt Erland après avoir été retrouvés en piteux état dans les faubourgs ruraux de la capitale. Des inconnus leurs avaient visiblement tendu une embuscade, avant de les bastonner avec la dernière des violences, et d'emporter tout ce que les victimes possédaient de précieux sur elles. Les marchands revenaient du château Sankt-Olaf, en pleine campagne. Ils s'y étaient rendus afin de convaincre Sa Majesté d'appuyer leur droit d'appartenir aux différentes corporations d'artisans avec lesquelles ils faisaient affaire. Pénétrer au sein de ces communautés leur permettrait de contrôler la production à long terme. Marie III n'imagina pas la chose bonne et refusa d'apporter sa caution à la revendication. Elle l'expliqua calmement à ses interlocuteurs qui insistèrent, avant de proférer des menaces à peine voilée à l'encontre des paysans. C'est là que la situation s’envenima et manqua même de dégénérer en bain de sang quand, d'un clin d’œil, les épées sortirent des fourreaux ! On passa à un battement de cil de la catastrophe... Qui était responsable du lynchage des merciers ? Des hommes de Sa Majesté ? Des bandits du faubourg ? Des artisans ? Les marchands n'étaient pas des enfants de chœurs (condamnés pour escroquerie par la prévôté municipale en l'an de grâce 2035) et possédaient foules d'ennemis prêts à en découdre.[/justify]
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Zaldora
[justify]Ordre des Chevaliers de la Foi (2).
6 mai 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/FxbhD8W.png[/img]
Les moines-chevaliers priant dans la chapelle romane
de leur nouvelle commanderie.[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=339941#p339941]Par sa reconnaissance[/url], le Pape propulsa les Chevaliers de la Foi (« Troenridder Ordenen ») dans l'Histoire. Innocentius XIV leur donna une règle (Saint Benoit) et approuva l'ensemble des revendications : si ce n'est au Pape et aux lois de l'Église, l'Ordre n'aura à répondre à aucun Prince, ni à leur payer d'impôts, ni à se soumettre aux coutumes des pays. Aucune cour seigneuriale ou républicaine ne pourra les juger, pas plus qu'ils n'auront à s'expliquer devant les évêques. Les Chevaliers n'auront que deux liges : le très Saint Père Innocent et le Grand-Maitre Mathias Agiring af Heidrunlandet, fondateur.
L'aristocratie était au chevet de l'Ordre, ne percevant pas le danger, et rivalisait de dons et de legs à son endroit. Une libéralité qui permit aux frères de récemment fonder la commanderie Sankt-Olaf, près de Jensgård. L'enceinte était semblable à un monastère fortifié, comprenant une chapelle, une salle du chapitre, un réfectoire, un dortoir, un hôtel pour les pèlerins et des communs (écurie, porcherie, ateliers, colombiers...). Ainsi, l'Ordre ne devait plus se cantonner aux vallées de l'Heidrunlandet et à son église Saint Joseph, il pouvait s'étendre à l'ensemble du royaume, et croître bien au delà...
Pour l'heure, l'institution religieuse et militaire revendiquait trois cent Chevaliers dont cinquante paysans, la moitié en noviciat. La confrérie s'inscrivait dans la tradition des moines-soldats, une part de la vie de ses membres sera consacrée à la prière et à l'oraison. La lutte pour la Foi avait déjà commencé à l'intérieur du Thorval, les Chevaliers de l’Épée, qui complotaient en faveur d'une république aristocratique dans laquelle l'Église serait prisonnière, constituaient le principal ennemi. Il fallait aussi veiller à la Foi dans le monde, en étirant sa toile...
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6 mai 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/FxbhD8W.png[/img]
Les moines-chevaliers priant dans la chapelle romane
de leur nouvelle commanderie.[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=339941#p339941]Par sa reconnaissance[/url], le Pape propulsa les Chevaliers de la Foi (« Troenridder Ordenen ») dans l'Histoire. Innocentius XIV leur donna une règle (Saint Benoit) et approuva l'ensemble des revendications : si ce n'est au Pape et aux lois de l'Église, l'Ordre n'aura à répondre à aucun Prince, ni à leur payer d'impôts, ni à se soumettre aux coutumes des pays. Aucune cour seigneuriale ou républicaine ne pourra les juger, pas plus qu'ils n'auront à s'expliquer devant les évêques. Les Chevaliers n'auront que deux liges : le très Saint Père Innocent et le Grand-Maitre Mathias Agiring af Heidrunlandet, fondateur.
L'aristocratie était au chevet de l'Ordre, ne percevant pas le danger, et rivalisait de dons et de legs à son endroit. Une libéralité qui permit aux frères de récemment fonder la commanderie Sankt-Olaf, près de Jensgård. L'enceinte était semblable à un monastère fortifié, comprenant une chapelle, une salle du chapitre, un réfectoire, un dortoir, un hôtel pour les pèlerins et des communs (écurie, porcherie, ateliers, colombiers...). Ainsi, l'Ordre ne devait plus se cantonner aux vallées de l'Heidrunlandet et à son église Saint Joseph, il pouvait s'étendre à l'ensemble du royaume, et croître bien au delà...
Pour l'heure, l'institution religieuse et militaire revendiquait trois cent Chevaliers dont cinquante paysans, la moitié en noviciat. La confrérie s'inscrivait dans la tradition des moines-soldats, une part de la vie de ses membres sera consacrée à la prière et à l'oraison. La lutte pour la Foi avait déjà commencé à l'intérieur du Thorval, les Chevaliers de l’Épée, qui complotaient en faveur d'une république aristocratique dans laquelle l'Église serait prisonnière, constituaient le principal ennemi. Il fallait aussi veiller à la Foi dans le monde, en étirant sa toile...
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Zaldora
[justify]Broderie.
15 mai 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/kflCG9Q.png[/img]
Une Matriarche entrain de broder à la main (2036)[/center]
Au Thorval, la broderie est un art transmis de façon ésotérique par les mères à leurs filles depuis la nuit des temps. Il demeure une activité traditionnelle encore très importante aujourd'hui, en particulier parmi les femmes des pays ruraux. Ce savoir-faire exclusivement manuel est très apprécié par les corporations urbaines qui, depuis le XIVe siècle, font appel aux doigts fins des brodeuses des champs pour décorer une tunique, une robe, une nappe ou tout autre pièce unique (production de masse inexistante dans l'artisanat). Ces travaux effectués ponctuellement pour la Soierie de Sankt-Thøger, les Tisserands de Jensgård, les Dentelières ou les Tapissiers permettent aux clans paysans d'avoir un paiement bienvenu en nature : sel, morue-skrei, certaines épices comme le poivre, etc. La relation est toutefois très mal perçue, et régulièrement dénoncée, par la broderie urbaine qui y voit une concurrence l'obligeant à rester dans l'ombre et à vivre durement. Pour celle-ci, les paysannes devraient s'en tenir aux travaux sur leurs robes personnelles.
Pour la femme rurale, la broderie est au delà d'une simple occupation, un véritable art de vivre qu'il faut transmettre à sa descendance féminine. D'autant que la confection de la tenue, autant que celle des draps et des couvertures, est une part importante de la vie quotidienne. Pour son habillement, la paysannerie fait très rarement appel à une communauté professionnelle.
La technique la plus commune est le point de croix, selon la méthode à la thorvaloise : on y réalise les demi-points du dessous à l'aller (/// // ////) puis ceux du dessus (\\ \ \) au retour pour former la croix (xx xxxx). Le résultat demeure néanmoins le même que pour la méthode classique, où les croix apparaissent l'une après l'autre. Le savoir-faire continue aujourd'hui d'être transmis en héritage et survit grâce à l'absence de machines. L'automatisation et le machinisme modernes sont largement inconnues dans les contrées thorvaloises.
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15 mai 2036,
[center][img]https://i.imgur.com/kflCG9Q.png[/img]
Une Matriarche entrain de broder à la main (2036)[/center]
Au Thorval, la broderie est un art transmis de façon ésotérique par les mères à leurs filles depuis la nuit des temps. Il demeure une activité traditionnelle encore très importante aujourd'hui, en particulier parmi les femmes des pays ruraux. Ce savoir-faire exclusivement manuel est très apprécié par les corporations urbaines qui, depuis le XIVe siècle, font appel aux doigts fins des brodeuses des champs pour décorer une tunique, une robe, une nappe ou tout autre pièce unique (production de masse inexistante dans l'artisanat). Ces travaux effectués ponctuellement pour la Soierie de Sankt-Thøger, les Tisserands de Jensgård, les Dentelières ou les Tapissiers permettent aux clans paysans d'avoir un paiement bienvenu en nature : sel, morue-skrei, certaines épices comme le poivre, etc. La relation est toutefois très mal perçue, et régulièrement dénoncée, par la broderie urbaine qui y voit une concurrence l'obligeant à rester dans l'ombre et à vivre durement. Pour celle-ci, les paysannes devraient s'en tenir aux travaux sur leurs robes personnelles.
Pour la femme rurale, la broderie est au delà d'une simple occupation, un véritable art de vivre qu'il faut transmettre à sa descendance féminine. D'autant que la confection de la tenue, autant que celle des draps et des couvertures, est une part importante de la vie quotidienne. Pour son habillement, la paysannerie fait très rarement appel à une communauté professionnelle.
La technique la plus commune est le point de croix, selon la méthode à la thorvaloise : on y réalise les demi-points du dessous à l'aller (/// // ////) puis ceux du dessus (\\ \ \) au retour pour former la croix (xx xxxx). Le résultat demeure néanmoins le même que pour la méthode classique, où les croix apparaissent l'une après l'autre. Le savoir-faire continue aujourd'hui d'être transmis en héritage et survit grâce à l'absence de machines. L'automatisation et le machinisme modernes sont largement inconnues dans les contrées thorvaloises.
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Zaldora
[justify]Réunion d'une Bondeting (6).
21 mai 2036,
Rappel : la Bondeting est une assemblée villageoise traditionnelle existant depuis des temps immémoriaux. Elle permet aux paysans de s'autogouverner (sous la forme d'une réunion de syndics élus par eux, se déroulant au cimetière la plupart temps) et de voter les lois (le village se rassemble en entier devant l'église et vote à main levée). Nulle autorité n'a de légitimité pour restreindre ses prérogatives, réformer ou supprimer la Bondeting, consacrée par le temps et vivant sur ses propres forces. Les paysans y jouissent d'une grande autonomie et d'une marge de manœuvre qui en ferait pâlir plus d'un, y compris lorsqu'un seigneur ou son représentant y siège.
[center][img]https://i.imgur.com/4kn0TG7.png[/img]
Les premières chaumières à colombage de Sturlunhus.[/center]
Remontant au XVe siècle, Sturlunhus est un village des forêts de l'Alfriggland. Peuplé de cent quinze habitants, il est le foyer du clan des Sturluning. Ces derniers subsistent grâce à la chasse, à la cueillette (herbes, fruits, champignons, racines...), aux poules de la basse-court et à l'élevage de porcs qui pâturent dans les bois. Des racontars les accusent de voler des gerbes de blé ainsi que des vaches mais les rapines ne purent jamais être prouvées. Malgré leur isolation, ils parlent l'Alfrigglandais, le même dialecte que les villages voisins. Sociologiquement, les Sturluning sont toutefois plus sauvages que les peuples des champs, bien que pas peu rustres eux non plus, et presque autant que les gens des montagnes. Comme de coutume, le village jouit de privilèges et s'autogouverne. La Bondeting s'est rassemblée dans la clairière afin de délibérer des questions urgentes pour la communauté. A l'unanimité, les paysans choisirent de :
Lancer une grande chasse au renard, afin de lutter contre la peste des forêts (rage) et de protéger les animaux de la basse-court.
Délivrer un sauf-conduit du chef de clan au seigneur Ivar af Alfriggland. Le village offre sa promesse de ne pas s'en prendre aux hommes d'Ivar qui passent par les bois pour attaquer la motte du seigneur Karl af Kimbrerige.
Déclarer la guerre au clan rival des Iulfrithing pour leurs diverses insultes.
[/justify]
21 mai 2036,
Rappel : la Bondeting est une assemblée villageoise traditionnelle existant depuis des temps immémoriaux. Elle permet aux paysans de s'autogouverner (sous la forme d'une réunion de syndics élus par eux, se déroulant au cimetière la plupart temps) et de voter les lois (le village se rassemble en entier devant l'église et vote à main levée). Nulle autorité n'a de légitimité pour restreindre ses prérogatives, réformer ou supprimer la Bondeting, consacrée par le temps et vivant sur ses propres forces. Les paysans y jouissent d'une grande autonomie et d'une marge de manœuvre qui en ferait pâlir plus d'un, y compris lorsqu'un seigneur ou son représentant y siège.
[center][img]https://i.imgur.com/4kn0TG7.png[/img]
Les premières chaumières à colombage de Sturlunhus.[/center]
Remontant au XVe siècle, Sturlunhus est un village des forêts de l'Alfriggland. Peuplé de cent quinze habitants, il est le foyer du clan des Sturluning. Ces derniers subsistent grâce à la chasse, à la cueillette (herbes, fruits, champignons, racines...), aux poules de la basse-court et à l'élevage de porcs qui pâturent dans les bois. Des racontars les accusent de voler des gerbes de blé ainsi que des vaches mais les rapines ne purent jamais être prouvées. Malgré leur isolation, ils parlent l'Alfrigglandais, le même dialecte que les villages voisins. Sociologiquement, les Sturluning sont toutefois plus sauvages que les peuples des champs, bien que pas peu rustres eux non plus, et presque autant que les gens des montagnes. Comme de coutume, le village jouit de privilèges et s'autogouverne. La Bondeting s'est rassemblée dans la clairière afin de délibérer des questions urgentes pour la communauté. A l'unanimité, les paysans choisirent de :
Lancer une grande chasse au renard, afin de lutter contre la peste des forêts (rage) et de protéger les animaux de la basse-court.
Délivrer un sauf-conduit du chef de clan au seigneur Ivar af Alfriggland. Le village offre sa promesse de ne pas s'en prendre aux hommes d'Ivar qui passent par les bois pour attaquer la motte du seigneur Karl af Kimbrerige.
Déclarer la guerre au clan rival des Iulfrithing pour leurs diverses insultes.
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