OBSOLÈTE | ENCYCLOPÉDIE | Paskoako Errepublikako Entziklopedia

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[center]ENCYCLOPÉDIE DE LA RÉPUBLIQUE PASKOANE
Paskoako Errepublikako Entziklopedia | Puke noiʻi kūʻikena o ka Lepupalika

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img]

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971720-les-paskoak-photo.png[/img]
[cap]Les moaïs, vestiges de la civilisation paskoane pré-colombienne.[/cap][/center]

[center]SOMMAIRE

I. GÉNÉRALITÉS | INFORMATIONS ET STATISTIQUES GÉNÉRALES


II. HISTOIRE | RÉSUMÉ DES ÉVÉNEMENTS HISTORIQUES


III. GÉOGRAPHIE | ORGANISATION PHYSIQUE ET SPATIALE


IV. LÉGISLATION | LOIS EN VIGUEUR SUR LE TERRITOIRE


V. POLITIQUE | MOUVEMENTS POLITIQUES DE LA RÉPUBLIQUE
[/center]
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[justify][center]I. GÉNÉRALITÉS | INFORMATIONS ET STATISTIQUES GÉNÉRALES

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img]

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525976706-peche-dans-les-iles-paskoak.png[/img]
[cap]La pêche, une industrie vivrière dans l'archipel des îles Paskoak.[/cap][/center]


  • DONNÉES GÉNÉRALES
    • Nom officiel : République des Îles Paskoak | Paskoako Uharteetako Errepublika
    • Nom usuel : Îles Paskoak, Îles Paskoanes, Paskoak
    • Langues officielles : euskara/euscara/euscarien (basque), latin
    • Langue reconnue : rapañoa (rapanui, hawaïen)
    • Langue non-reconnue : kitxua (quechua)
    • Gentilé : paskoan-e-s
    • Armoiries/sceau :
      [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img]
    • Drapeau :
      [center][url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525963938-flag-paskoak.png][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525977036-flag-paskoak-mini.png[/img][/url]
      [cap](cliquez pour agrandir)[/cap][/center]
      Le drapeau paskoan symbolise la double-identité de la nation paskoane, avec le symbole unitaire commun, la langue euskale (l’euskara, représenté ici par le drapeau euskal, l’ikurriña vert, blanc et rouge). En haut à gauche, la pirogue symbolise la communauté rapa nui paskoane, et les trois étoiles représentent chacune des îles qui composent l’archipel : l’île Vitorio, l’île Santxo et l’île Rapanui (Rapañoa).
    • Devise nationale : « En avant, Ensemble » | « Aurrera, Batera » (euskara) | « I mua, Pākahi » (rapañoa)
    • Hymne national : « [url=https://www.youtube.com/watch?v=INZvYq5THDM]Paskoako Abendaren Ereserkia[/url] »
      [spoiler="PAROLES"][cap]« Gora ta Gora Paskoa
      aintza ta aintza
      bere goiko Jaun Onari.
      Areitz bat Bizkaian da
      Zar, sendo, zindo
      bera ta bere lagia lakua
      Areitz gainean dogu
      gurutza deuna
      beti geure goi buru
      Abestu gora Paskoa
      aintza ta aintza
      bere goiko Jaun Onari »[/cap]
      [/spoiler]
    • Fête nationale : 1er février (indépendance des Îles Paskoak)
    • Indicatif téléphonique international : +57, 00 57
    • Extension de domaine : .psk (.paskoa)
    • Fuseau horaire : UTC -9
    • Code [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=15113]OMN[/url] : PSK (Paskoa)
  • DONNÉES POLITIQUES
    • Forme de l’État : République parlementaire unitaire
    • Pouvoir exécutif (chef de l’État) : Izko Aturalde (Président de la République) | 31/01/36
    • Pouvoir législatif : Parlement paskoan
    • Pouvoir judiciaire : cour suprême des Îles Paskoak
    • Idéologie au pouvoir : libéralisme économique, conservatisme social
  • DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES
    • Population : 2 013 000 | 31/01/36
    • Composition ethnique | 31/01/36
      • Euskals (basques) : 1 054 812 (50,4%)
      • Rapañoas (rapanui) : 962 214 (47,8%)
      • Autres ethnies (lusitaniens, hispaniques, teikos) : 36 234 (1,8%)
    • Composition religieuse | 31/01/36
      • Catholicisme apostolique latin : 1 763 388 (87,6%)
      • Tupaïsme (religion indigène rapanui) : 159 027 (7,9%)
      • Autres confessions (athéisme, judaïsme, protestantisme) : 90 585 (4,5%)
    • Composition linguistique | 31/01/36
      • Euskalophones (euskaldunak) : 1 731 180 (86%)
      • Rapanophones (langue rapañoa) : 259 677 (12,9%)
      • Autres langues (lusophones, hispanophones) : 22 143 (1,1%)
  • DONNÉES GÉOGRAPHIQUES
    • Capitale : Aroñari
    • Grandes villes : Aroñari, Eibargara, Zarrautsa, Berri Donibane, Erristeko, Lazarrau, Añaguru ([url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525985929-les-paskoak-villes.png]carte[/url])
    • Superficie : 2761,2 kilomètres carrés (dont 1 227,2 km² pour l'île de Vitorio, 1 227,2 km² pour l'île de Santxo et 306,8 km² pour l'île de Rapañoa)
    • Densité de population : 729,03 habitants au kilomètre carré | 31/01/36
  • DONNÉES ÉCONOMIQUES
    • Modèle économique : économie de marché (libéralisme classique)
    • Monnaie : l'eusko paskoan (1 $P = 0,5 $TX = 0,125 $)
    • Produit Intérieur Brut : 10 000 000 000 $ (soit 80 000 000 000 $P) | 31/01/36
    • Produit Intérieur Brut par tête : 4967,71 dollars par habitant

[hr][/hr]


[spoiler="FORMULAIRE DE BASE DE LA NNJ"][quote]Descriptif du pays imaginé :

Nom du pays: République des Îles Paskoak (Îles Paskoak/Îles Paskoanes/Paskoa)

1-Généralités :

-Codes (n°+continent) souhaités [Rappel : vous avez droit entre 1 et 5 lots de départ] :
- 69 Dorimarie
-
-
-
-

-PIB souhaité : 10 000 000 000 $ (soit 40 000 000 000 $TX)

-Inspirations culturelles de la nation (*): île de Pâques, îles Galapagos, île Alejandro Selkirk, Pays Basque, Hawaii

Drapeau (EN LIEN sur un hébergeur d'image) : https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525963938-flag-paskoak.png

-Nom officiel de la nation (*) : République des îles Paskoak/Paskoanes

-Nom courant de la nation : Îles Paskoak | Îles Paskoanes | Paskoa

-Gentilé du pays (*) : Paskoan[e](s)

-Langue(s) officielle(s) de l'État (*) : euskara/euscara/euscarien (langue euskale : basque)

-Autres langues reconnues (*) : paskoan (rapa nui, hawaïen)

-Devise(s) : « En avant, Ensemble » | « Aurrera, Batera » | « I mua, Pākahi »

-Hymne national [écrite ou en lien url vidéo/son] : https://www.youtube.com/watch?v=INZvYq5THDM (hymne euskale, officielle au Txile et aux Îles Paskoak)

-La monnaie (*) : l’eusko paskoan (le cours est fixé sur celui de l’eusko, le dollar txiléen)

-La capitale (*) : Aroñari

-Dîtes nous en plus sur les régions de votre pays, ses pôles économiques ou autre, ses dynamiques territoriales, ses villes d'importance, etc... :
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525964034-iles-paskoak.png[/img][/center]
L’archipel est divisé en trois îles ; Vitorio, au sud, est l’île la plus riche, avec une économie tertiarisée (finances, services) et un niveau de vie assez élevé. La capitale, Aroñari, s’y trouve. Plus au nord, l’île de Santxo accueille la population la plus importante des trois îles avec un niveau de vie moyen et une économie essentiellement secondaire et primaire : industries et production agricole intensive pour faire vivre tout l’archipel, même si la production n’est pas suffisante et l’archipel est principalement importateur (surtout de ressources txiléennes). L’île la plus septentrionale, Rapanui (Rapañoa en euskara), concentre la plus grande population indigène, et le niveau de vie y est le plus bas de tout l’archipel. L’économie y est très largement primaire, avec une agriculture vivrière et traditionnelle qui suffit à peine à l’île en elle-même. Sur les trois villes les plus importantes du pays (Aroñari, Eibargara et Zarrautsa), les deux premières se trouvent sur l’île de Vitorio et la troisième sur l’île de Santxo.


-Population (nombre) souhaitée (*) : avec une superficie de 2761,2 km², les îles Paskoak pourraient idéalement avoir une population de deux millions d’habitants (2 013 000).


2-Aperçu de votre nation :

-Donnez un bref aperçu (moins de 200 mots) de votre nation et de sa situation intérieure actuelle(*): les îles Paskoak sont peuplées à moitié d’euskals (basques) issus de la colonisation dytolienne puis txiléenne (Dorimarie). L’archipel a longtemps été une colonie de l’Euzkadi (la nation euskale dytolienne originelle) puis a été récupérée par le Txile lors de la chute de la métropole et de l’indépendance de ce dernier. La colonie paskoane est d’abord administrée comme un territoire à part entière de la République txiléenne, mais les problèmes fondamentaux rencontrées par celle-ci notamment dans les années 1930 – la montée du communisme anti-colonialiste pousse les colonies txiléennes vers l’autonomie – jusqu’en 1950, où la fin d’une guerre régionale qui opposait le Txile à une partie de la Ventélie pour la domination de la Néchinésie s’achève avec le démantèlement des quelques colonies txiléennes (Kapayane au Kaiyuan et les îles Paskoak en Néchinésie du sud). L’archipel paskoan, ainsi privé de son statut de protectorat txiléen, s’est donc trouvé dans une situation délicate, période d’instabilité qui a été un terreau fertile à un coup d’Etat qui a placé le pays sous la coupe d’une dictature militaire qui dure encore jusqu’à nos jours. Les îles sont également menacées par l’hégémonie des euskals sur le reste de la population alors qu’ils ne représentent qu’une moitié de celle-ci et que l’autre, les rapanuis (rapañoa en euskara), massés dans le nord de l’archipel (île de Rapañoa) remettent en cause les inégalités entre les deux identités du pays.


3-Institutions gouvernementales :

-Parlez-nous de l'organisation intérieure de vos institutions, les mandats existants, le système de nomination, etc (*): le Président de la République paskoan est élu tous les quatre ans et a des pouvoirs très largement honorifiques ; il dirige l’armée, qui lui est en réalité inféodée et qui dirige très largement le pays. Le Parlement paskoan, inspiré de son cousin txiléen, est formé tous les cinq ans sur la base du scrutin proportionnel – ce qui favorise l’instabilité gouvernementale et ministérielle. Avec la succession sans relâche des ministères qui ne trouvent pas de compromis avec les partis, l’armée a la main sur l’administration et les points-clés de l’Etat pour diriger pendant les périodes d’intérim et d’instabilité – c’est-à-dire tout le temps.

4-Relations extérieures :

-Si vous avez déjà une connaissance de la scène internationale RP, donnez un aperçu rapide des relations internationales envisagées pour votre pays (*) : les îles Paskoak, dans l’espoir de rétablir un semblant d’ordre sur l’archipel en contournant l’armée et les milices, devenue une institution-Etat à l’intérieur-même de l’Etat, souhaitent se rapprocher de la République txiléenne pour renouer avec l’ancienne métropole et trouver également une solution à la crise identitaire qui menace l’unité de l’archipel.



5-Population, mentalité/divers :

-Donnez des informations sur la population de votre pays, ses mentalités, etc : la population paskoane est divisée majoritairement entre deux ethnies : d’un côté, les euskals issus de la colonisation dytolienne puis txiléenne avec une mainmise sur les institutions et les finances, et de l’autre les rapanuis (rapañoa[k]), natifs néchinésiens hostiles à l’hégémonie euskale. Ces derniers travaillent majoritairement dans le secteur primaire fournissant les principales denrées agricoles du pays, tandis que les euskals se professionnalisent plutôt dans les emplois les mieux payés, c’est-à-dire la finance, l’ingénierie et la haute-industrie.

6-Personnages clefs :

-Personnages clefs et titres nominatifs composant la nation sur le champ politique ou autre (*) :
- le Président de la République, Izko Aturalde
- le chef de l’armée paskoane, le généralissime Baraxil Iruregui
- le leader du mouvement rapanui, Motuha Iñigorena

7-Religion :

-Influence et place de la religion dans l'état (*) :
La religion d’Etat est le catholicisme, pratiqué par 87% de la population. Le clergé, véritable institution étatique, permet au Président de la République de garder le pouvoir sur le peuple paskoan par le biais des curés et des églises qui parsèment les îles. Le reste de la population est majoritairement tapu (7%), la religion locale rapanui.



8-Forces de l'ordre :

-Type de forces de maintien de l'ordre (*) :
- l’armée paskoane est la principale force de coercition de l’archipel, avec une très large autonomie de celle-ci vis-à-vis de l’Etat (si tant est qu’elle ne contrôle pas toutes les institutions étatiques)
- la Paskoako Hertzaintzia, la police paskoane, relativement faible en effectifs et rongée par la corruption et l’opposition avec l’armée
- les milices locales, très largement employées par les plus riches pour se prémunir contre les exactions des militaires ou de la rapine[/quote][/spoiler][/justify]
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[justify][center]II. HISTOIRE | RÉSUMÉ DES ÉVÉNEMENTS HISTORIQUES

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img]

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/20/1/1526323250-le-txile-a-l-heure-fasciste.png[/img]
[cap]Fascisme txiléen et nationalisme paskoan se succèdent au XXème siècle.[/cap][/center]

I. PÉRIODE PRÉ-COLOMBIENNE
En l’an de grâce 1032 après Jésus Christ, les premiers Hommes ayant colonisé les îles Paskoak, des néchinésiens venus par pirogue de l’ouest et du reste des îles de Néchinésie, débarquent sur l’île la plus au nord (l’île Rapañoa). De là, le peuplement de l’archipel se fait progressivement, la population néchinésienne sur l’île atteignant 2 300 indigènes d’origine néchinésienne. Se déplaçant en pirogue entre les îles, un commerce larvé, basé sur le troc, s’établit, tandis que des signes d’écriture sont observés (alphabet océanique néchinésien). L’isolation de la population locale nuit cependant au renouvellement génétique et la croissance démographique est rendue pénible par la multiplication des liens de parenté entre les couples.

Parmi les néchinésiens, la présence d’une influence janubio-dorimarienne (indigènes dorimariens venus de Ventélie et de Natolique par le pont béringien), notamment dans le domaine linguistique, où le rapanui entretient de similitudes avec le kitxua (quechua). Des échanges commerciaux sont également relevés avec la côte de l’extrême-sud dorimarien, même si ces échanges sont faibles, basés sur le troc à petite échelle, et que les voyages entre l’archipel paskoan et le continent dorimarien est peu rentable et dangereux. Les indigènes, outre le développement d’un langage et d’un alphabet, développent une culture religieuse (culte du Tupa/tupaïsme et culte des moaïs). La religion tupaïste est basée sur des préceptes repris encore aujourd’hui autant par les néo-païens que par les animistes originels. Une culture rapanui fait son apparition sur tout l’archipel, même si les manifestations les plus importantes se font dans le nord de l’archipel, sur l’île de Rapañoa, avec l’érection des moaïs, êtres de pierre vénérés par le culte de Tupa.


II. COLONISATION EUSKALE
L’explorateur Iñaki Labegaray, connu pour avoir été un grand explorateur euskal, découvre en 1545 les îles de Santxo et Rapañoa le jour de Paskoa, donnant son nom à l’archipel qui verra également l’île de Vitorio être découverte deux ans plus tard lors d’un second voyage de l’explorateur Labegaray à destination de la Dorimarie occidentale (Txile). Iñaki Labegaray, lors d’un troisième voyage pour le compter du Royaume d’Euzkadi, revendique l’archipel au nom de la couronne euskale. Les explorateurs amènent alors avec eux la rougeole, qui décime la population indigène lentement mais sûrement jusqu’à ce qu’elle ne dépasse pas les 2 500 individus au XVIIème siècle alors qu’elle en représentait le double au siècle précédent. Le premier comptoir fondé par les colons euskals venus de Dytolie occidentale est Berri Donibane sur l’île de Santxo, homonyme de la première colonie euskale en Dorimarie continentale (Txile). Cette colonie accueille plus de 1 200 euskals en 1692, et devient rapidement le centre de l’archipel, étant un important nœud commercial entre les îles, majoritairement indigènes, et la Dytolie. Six clans rapanui (les « iwi », des clans familiaux indigènes) se disputent l’autorité sur l’archipel des îles, mais acceptent la souveraineté indirecte du Royaume d’Euzkadi par le traité de Berri Donibane (1714). Après la signature du traité, le peuplement par les dytoliens des îles s’intensifie, entraînant des conflits avec les indigènes qui perdent rapidement leur supériorité numérique et s’intègrent difficilement aux comptoirs euskals qui se multiplient eux aussi, essentiellement dans le sud de l’archipel.

La colonie de comptoirs que représentaient les îles Paskoak au XVIIème siècle se mue rapidement en colonie de peuplement, après la normalisation de l’activité commerciale et économique et le rétablissement de l’État de droit sur les îles, la désorganisation administrative de l’archipel des Paskoak ayant permis aux contrebandiers de blanchir les cargaisons volées comme en Olgarie ou en Dorimarie, où le manque de cohésion administrative et le laxisme des autorités coloniales permet un écoulement facile des marchandises suspicieuses. La population euskale sur l’île subit cependant un frein à la croissance démographique, notamment à cause de la relative stérilité des terres arables paskoanes et de l’offre plus satisfaisante que représentait le Txile (le Berri Herria, le « Nouveau Pays »).


III. LES ÎLES PASKOAK À L'ÉCOLE TXILÉENNE
En 1800, la chute de la métropole dytolienne – l’Euzkadi – entraîne un important flux migratoire mais surtout force l’indépendance des colonies euskales : le Txile, l’Aruego (province posunoise), Kapañoa (cité-état de Kapayane au Kaiyuan) et les îles Paskoak se voient libérées de l’autorité coloniale et les gouvernorats coloniaux s’improvisent gouvernements indépendants, mais la dominance du Txile sur toutes les anciennes colonies euskales forcent ces dernières à entrer dans le giron txiléen. La République txiléenne, proclamée par Txurio Echeberea, domine l’archipel des îles Paskoak, qui devient la « huitième région » de la République Fédérale. La République txiléenne, qui pioche initialement grassement dans les fonds paskoans et les ressources de l’archipel, entraîne de graves crises économiques et démographiques : les îles subissent une perte de population importante, migration qui vient renforcer la croissance démographique pourtant faible du Txile continental.

Les îles, conscientes de leur rôle inférieur à celui du Txile métropolitain, réclament rapidement des droits plus importants. La province txiléenne des îles Paskoak gagne, grâce à la pression de divers mouvements anticolonialistes, une autonomie importante, passant du statut de territoire directement administré par les institutions txiléennes (statut de province fédérale) au statut de protectorat de la République Fédérale du Txile, avec un gouvernement propre (aux pouvoirs bien plus importants que ceux des gouvernements fédéraux du Txile) et des institutions républicaines : le Parlement paskoan représente la population paskoane et nomme un délégué colonial auprès du Parlement txiléen. Des députés parlementaires paskoans sont également présents au Parlement txiléen, capables d’influer sur les décisions parlementaires.

Le Parlement paskoan, et plus largement le Parlement txiléen, sont les lieux d’affrontement entre les députés parlementaires anticolonialistes, la plupart d’obédience communiste, prônant l’indépendance des îles Paskoak et de l’ensemble des colonies txiléennes pour permettre à ces dernières de se développer sans le joug colonial, tandis que les députés colonialistes, pour la plupart conservateurs voire libéraux (centre-droit notamment), mettent en avant la nécessité de conserver l’hégémonie txiléenne sur ces territoires pauvres (les îles Paskoak accumulant de grands écarts de richesse entre les indigènes et les colons d’une part, et entre les élites financières et les colons agriculteurs de l’autre) et de les développer dans l’intérêt commun du peuple euskal et de la République txiléenne.

L’accumulation des méfaits coloniaux (nombreuses expropriations d’indigènes ayant des propriétés non-déclarées, massacres occasionnels de villages indigènes isolés par des ratonnades pro-coloniales, faible progression économique de la situation des rapanui par rapport aux colons euskals) pousse les indigènes vers une inévitable confrontation avec le pouvoir central de la République txiléenne. En 1902, de nombreux indigènes rapanui de l’île de Vitorio, désespérés par la situation imposée sur l’île par la toute-puissance des élites d’Aroñari, organisent une manifestation dans la capitale paskoane, qui aboutit à une répression sanglante par les autorités coloniales. La trêve précaire et fragile entre les indigènes et les colons est brisée, et les relations euskalo-rapanui sont très largement détériorées par cet événement tragique. Bien que de nombreux boucs-émissaires aient été désignés et renvoyés du gouvernement txiléen pour tenter d’enterrer la hache de guerre, une solide hostilité s’établit, au point que les attentats indigènes se multiplient. L’année 1902 voit un véritable soulèvement indigène, avec toujours plus de manifestations, toujours plus de violence des deux côtés et toujours plus de morts. L’Hertzaintzia (police) txiléenne, poussée à bout par l’escalade de la violence, fait appel à l’armée txiléenne (la Txileko Gudarostea), sous les ordres du général Hadriano Embulodi, provoque une répression sanglante qui met fin à la politique de guerre légale des élites anticolonialistes rapanui.


IV. INDÉPENDANCE ET RÉPUBLIQUE
La chute du régime fasciste txiléen, en 1950, entraîne l’indépendance de tous les territoires txiléens d’outre-mer : les îles Paskoak accèdent à l’indépendance par le traité de paix de la fin d’une guerre néchinésienne régionale qui voit s’opposer le Txile à diverses nations ventéliennes. La fin de la tutelle txiléenne sur l’archipel des Îles Paskoak signe le début de la souveraineté de l’État paskoan moderne sur les îles dès le 1er février 1950, qui se mue rapidement, par les élections parlementaires de 1951, par un raz-de-marée des isolationnistes, de l’hémisphère droit du Parlement paskoan comme de gauche, qui force l’archipel dans une politique d’enfermement autarcique, malgré les faibles capacités de production insulaire. Le développement est ainsi freiné par une politique « face au mur » du Parlement paskoan, qui refuse de se tourner vers le continent ou même vers d’autres destinations pour importer ; l'État paskoan fait décoller les tarifs douaniers et le protectionnisme va bon cours, tandis que le libéralisme interne à l’archipel progresse largement, avec la diffusion rapide des produits manufacturés de l’île de Vitorio sur les deux autres îles principales, héritage industriel de la domination coloniale txiléenne.

La République paskoane, pourtant rapidement instituée juste après le départ des autorités txiléennes, fait face à de vives remontrances de la part des extrêmes politiques, qui rejettent l’isolationnisme à outrance pour un modèle plus libéral (sur le plan économique seulement) afin de créer de la prospérité dans les îles. Des partis et ligues politiques, comme l’Egoera Berria (l’« État Neuf »), soutiennent une ouverture relative de la République paskoane, mais parviennent difficilement à imposer leur vue au Parlement paskoan, profitant d’une majorité trop importante – majorité qui se fracturera aussitôt pour donner un régime parlementaire instable. L’état-major paskoan, constatant le peu d’efficacité du régime républicain parlementaire à instaurer la prospérité par les institutions classiques, s’empare du pouvoir et y place une junte militaire sous l’égide de Orentzi Ibarrigaray, chef de l’Egoera Berria, qui lance la République sur la voie de la prospérité par une régulation économique extérieure forte et instaure une véritable « République bananière », qui entraîne une forte corruption et les nombreux défauts d’un régime non-démocratique : crimes, vols, expropriations. Le Parlement paskoan, ayant perdu sa majorité de coalition favorable au gouvernement, tombe dans les travers du parlementarisme tous azimuts. Les résultats économiques satisfaisants de l’autocratie républicaine d’Orentzi Ibarrigaray et de son Egoera Berria pousse l’archipel vers un processus de relâchement démocratique du régime après le coup d’État de 1953, qui permet les élections parlementaires de 1969 puis les élections générales de 1977 : la République paskoane revoit ainsi la démocratie après une période de plus de vingt ans de direction autocratique certes prospère, mais peu encline à la protestation sociale et à l’expression démocratique. L’aventure personnelle du Kontsula (consul) auto-proclamé Orentzi Ibarrigaray s’achève en juin 1981 avec la mort d’Ibarrygaray qui achève le processus de « re-démocratisation » du régime.

Après la mort du prodictateur paskoan, les élections parlementaires de 1985 voit la réapparition des mouvements sociaux et démocratiques au Parlement, tandis que les dirigeants de la junte militaire ayant suivi Ibarrygaray fuient le pays, la plupart vers le Txile, où la régence aristocratique qui dirige le pays par le biais du Parlement txiléen, est largement favorable à l’accueil d’anciens dirigeants nationalistes paskoans. Cependant, les élections de 1985 privent le Président de la République, élu en 1984, de toute coalition majoritaire, malgré la constitution d’un petit bloc quasiment majoritaire au centre-gauche. Les coalitions alternent ainsi depuis le rétablissement de la Paskoako Konstituzioa (Constitution paskoane) en 1981, oscillant entre les deux centres, profitant d’une embellie économique ou d’une crise sociale pour établir une faible majorité, renverser le gouvernement et forcer le Président de la République à présenter un nouveau gouvernement envers lequel la petite majorité sera favorable, et ce pendant une cinquantaine d’années durant lesquelles plus d’une centaine de gouvernements différents se sont succédés. De leur côté, les Présidents de la République bénéficient de l’avantage de la durée, qu’ils usent jusqu’au cordon : depuis 1977, les îles Paskoak n’ont connu que huit chefs d’État, ces derniers étant élus tous les sept ans (septennat) et pouvant cumuler deux mandats présidentiels successifs. Mais le pouvoir présidentiel, extrêmement faible, est directement influencé par le pouvoir parlementaire, très fort après des années d’absence d’influence de ce dernier sur le pouvoir autoritaire, qui pousse les chefs de l’État paskoan à accepter les gouvernements successifs malgré leur précarité et, le plus souvent, leur opposition évidente à la mise en œuvre des programmes présidentiels. Le pouvoir présidentiel, dans la République paskoane moderne, est quasiment honorifique si la majorité ne lui est pas favorable. Quel avenir pour cette République fracturée par les dissensions politiques, l’ingérence de la corruption et l’immobilisme du régime parlementaire qui s’embourbe dans ses propres institutions ?[/justify]
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[justify][center]III. GÉOGRAPHIE | ORGANISATION PHYSIQUE ET SPATIALE

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img]

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508056492-la-campagne-txileenne.png[/img][/center]


RÉGIONS ET STATISTIQUES RÉGIONALES
Il existe trois régions (divisions administratives primaires) dans la République paskoane, chacune correspondant à une des trois îles principales composant l'archipel des îles Paskoak. Chaque région possède son exécutif propre (conseil régional), qui est cependant supervisé par le gouvernement général.

[quote][center]RÉGION DE VITORIO (ÎLE DE VITORIO)

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[img]https://i.imgur.com/EAstOmZ.png[/img][/center]
  • Population : 898 000 (44,61% de la population totale)
  • Produit Intérieur Brut : 4 987 000 000 $ (49,87% du Produit Intérieur Brut national)
  • Produit Intérieur Brut par habitant : 5 553,45 dollars par habitant
  • Superficie : 1 227,2 kilomètres carrés
  • Densité de population : 731,75 habitants au kilomètre carré
  • Chef-lieu : Aroñari
  • Principales villes : Aroñari, Eibargara, Berri Donibane
  • Résumé : l'île de Vitorio est la région la plus riche de l'archipel. Aroñari, la capitale régionale et nationale, est le poumon financier du pays, et regroupe la plupart des activités tertiaires, tout comme le reste de l'île vis-à-vis de l'archipel. La population y a un niveau de vie très élevé, avec la plus forte demande de consommation au niveau national, devançant de loin les deux autres régions. Le tissu industriel y est partiellement abandonné au profit du secteur tertiaire, la production étant délaissée aux deux autres îles. Très engagée politiquement, l'île de Vitorio est le fer de lance de la politique générale de la République paskoane : les intérêts de l'île passe souvent avant ceux des des îles de Santxo et Rapañoa. Les élites du pays, qui se concentrent autour d'Aroñari, sont très largement libéraux et cosmopolites au profit des affaires et des cercles les plus fermés. Aroñari est le principal pôle financier du sud de la Dorimarie, très connecté avec la Burtsa de Donostia et les exportations txiléennes.
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[quote][center]RÉGION DE SANTXO (ÎLE DE SANTXO)

[img]https://i.imgur.com/JSu02HR.png[/img]

[img]https://i.imgur.com/6Qm6PnW.png[/img][/center]
  • Population : 786 000 (39,05%)
  • Produit Intérieur Brut : 3 843 000 000 $ (38,43%)
  • Produit Intérieur Brut par habitant : 4 889,31 dollars par habitant
  • Superficie : 1 227,2 kilomètres carrés
  • Densité de population : 640,48 habitants au kilomètre carré
  • Chef-lieu : Zarrautsa
  • Principales villes : Zarrautsa, Erristeko, Lazarrau
  • Résumé : l'île de Santxo est la seconde région la plus riche sur les trois divisions administratives qui composent l'archipel, devant la riche île Vitorio et la l'île la plus pauvre, l'île Rapañoa. Elle concentre les activités secondaires industrielles du pays, notamment dans le secteur de l'industrie lourde et moderne, avec également une importante part de la production du secteur primaire (agriculture compris). L'île Santxo, bien que moins modernisée que l'île de Vitorio, est bien plus riche et moderne que l'île septentrionale, Rapañoa, qui présente des écarts bien plus importants avec l'île Santxo qu'entre les îles Santxo et Vitorio. L'île Santxo n'est pas sans dynamisme sur le plan économique, et est la principale région productrice de matières premières et manufacturées, devançant la plus traditionnelle Rapañoa et la tertiarisée Vitorio. L'île est également très patriote pour la cause euskale et paneuskale, présentant des traces bien plus importantes de nationalisme que les deux autres régions, qui elles se veulent plus modérées sur le sujet du peuple euskal.
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[quote][center]RÉGION DE RAPAÑOA (ÎLE DE RAPAÑOA/RAPANUI)

[img]https://i.imgur.com/Y8mbAE4.png[/img]

[img]https://i.imgur.com/ow0zCom.png[/img][/center]
  • Population : 329 000 (16,34%)
  • Produit Intérieur Brut : 1 170 000 000 $ (11,70%)
  • Produit Intérieur Brut par habitant : 3 556,23 dollars par habitant
  • Superficie : 306,8 kilomètres carrés
  • Densité de population : 1 072,36 habitants au kilomètre carré
  • Chef-lieu : Añaguru
  • Principales villes : Añaguru
  • Résumé : l'île de Rapañoa/Rapanui est la plus pauvre des trois régions, présentant une richesse par tête largement inférieure à la moyenne nationale, avec une économie très majoritairement primaire, avec une forte concentration de la population active dans le domaine agricole. L'agriculture, qui est la principale activité de l'île, est principalement de subsistance et très traditionnelle, avec des rendements bien plus faibles que pour l'île Santxo. L'île, qui est également la moins dynamique de l'archipel, subit également une crise agricole qui limite l'expansion économique et l'amélioration du niveau de vie. La population insulaire est majoritairement rapanui, et l'île Rapañoa a longtemps été le moteur des velléités indigénistes et indépendantistes du peuple rapanui. La population est également très rurale, et l'île abrite de nombreux vestiges de la civilisation paskoane pré-labegarayenne (avant l'arrivée des colons euskals dytoliens).
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CARTOGRAPHIE ET REPRÉSENTATION GÉOGRAPHIQUE

[center]PRINCIPALES VILLES DES ÎLES PASKOAK
[img]https://i.imgur.com/ho7OG0P.png[/img]
[cap]Organisation géographique des principales villes paskoanes.[/cap]

RÉGIONS ADMINISTRATIVES
[img]https://i.imgur.com/8NLbmDM.png[/img]
[cap]Découpage administratif primaire de l'archipel.[/cap]

RELIEF ET GÉOLOGIE DE L'ARCHIPEL
[img]https://i.imgur.com/z0K4KGq.png[/img]
[cap]Relief des îles Paskoak.[/cap][/center][/justify]
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