Presse nationale et médias télévisés

Nizam

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10 aprile 2036[/center]

Vers un retour de l'ancien président Frederico Rinaldi ?

Depuis maintenant 3 ans, Alessandro Martinetti est à la tête de la Ligue en s'appuyant sur une majorité libérale-conservatrice largement dominatrice à la Camera dei Deputati. Après une certaine période d'atonie générale à tout le Morino, le président de la Ligue a relancé la Ligue vers une activité importante. Il jouit d'une très grande côte de popularité au sein de l'opinion publique morinoise comme en témoigne la récente victoire en mars dernier du Partito liberale et de Unione della Lega, les partis gouvernementaux, lors des élections provinciales. Les socialistes du Raduno progressiva se sont eux fait balayés lors de ce scrutin et ont même perdu une province pourtant fortement ancrée à gauche, l'île de Lodia. Devant cet échec manifeste de l'opposition menée par Alicia Polozzi, certains ténors du RP semblent appeler de leurs voeux un retour de l'ancien président de la Ligue (2029 - 2033), le socialiste Frederico Rinaldi.

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L'ancien président de la Ligue, Frederico Rinaldi (RP), pensif quant à son avenir politique

Avocat, âgé de 46 ans, Frederico Rinaldi semble avoir la belle vie, dans le confort et loin des tumultes politiques de la Ligue. Rinaldi a débuté sa carrière politique en devant maire de Palermiti, une ville dans le sud de la Lodia après avoir adhéré au RP. Par la suite, il est élu parlementaire et rejoint donc les rangs socialistes de la Camera dei Deputati à Sergamo en 2025. Pendant ces quatre années d'opposition, il grimpa les échelons au sein du RP et finit par devenir premier secrétaire en 2028 à seulement 38 ans. Lors des élections législatives générales de 2029, il mène logiquement les socialistes et remporte la majorité absolue. Il devient donc le 20ème président de la Ligue de Morino. Mettant le cap de sa politique résolument à gauche, il mena des réformes sociales et a notamment amélioré de façon significative le droit du travail que tente de détruire aujourd'hui Alessandro Martinetti. Toutefois, son choc fiscal visant à répondre à la hausse importante des dépenses publiques fit dépérir l'économie morinoise, ce qui lui apporta une impopularité extrêmement forte dans le pays. Toutefois, lors des législatives de 2033, après 4 ans de pouvoir, il décide de mener une nouvelle fois les socialistes alors majoritaires. Mais devant son impopularité record et une situation très difficile au Morino, il ne pu résister à la vague Alessandro Martinetti. Leur affrontement électoral fut particulièrement vif et violent. Particulièrement lors d'un débat entre les candidats, une joute entre Rinaldi et Martinetti eu lieu et resta dans les mémoires tant Alessandro Martinetti s'était monté vindicatif à l'égard du bilan du pouvoir socialiste qu'il accuse encore aujourd'hui de tous les maux. Après sa défaite en 2033, Frederico Rinaldi se retira de la vie politique pour se consacrer à sa vie professionnelle et personnelle.

Néanmoins, depuis les déboires de la première secrétaire du RP, Alicia Polozzi, il fait l'objet d'innombrables sollicitations de la part d'élus socialistes lui demandant vivement de revenir sur sa décision en reprenant la tête du Raduno progressiva. S'il s'est montré très évasif au début, la pression est devenu telle que Rinaldi semble envisager un retour en politique de façon réelle. Les socialistes sont tellement en lambeaux qu'ils sont convaincus que seul Frederico Rinaldi peut battre le président de la Ligue actuel dans une revanche épique en 2037. Un grand congrès de la reconstruction et de la reconquête en préparation des législatives de 2037 serait en préparation du côté d'Arano, cité-capitale de la Lodia. L'ancien président Rinaldi pourrait y faire son retour, mais la date n'est pas encore fixée. Alicia Polozzi, l'actuelle première secrétaire du RP ne souhaite toutefois pas se laisser faire ni intimider par les disciples de l'ancien président. De vives tensions internes secouent l'opposition et Polozzi semble menacer de dynamiter totalement le parti si Rinaldi revenait. En effet, après le départ de ce dernier suite à sa défaite en 2033, c'est bien Polozzi qui s'est battue pour combler le vide laissé et bâtir une opposition solide. SI les récentes élections provinciales tendent à démontrer son échec cuisant, elle n'abandonnera en aucun cas son ambition clairement affichée depuis qu'elle est à la tête des socialistes : affronter Alessandro Martinetti en 2037.

Du côté de la majorité et de la présidence, silence radio absolu sur ces rumeurs. Giorgio Casniado, député libéral de Arezzi avait déclaré à la sortie de la Camera dei Deputati que ces informations n'étaient que des "rumeurs fantasmes". Il s'est empressé d'ajouter que "Frederico Rinaldi devrait se remémorer le bilan calamiteux qu'il nous a laissé et la claque qui lui avait été infligée par Alessandro Martinetti il y a 3 ans" Mais loin de le dissuader, cela pourrait en réalité le motiver. Rendez-vous dans un an pour le deuxième round ?
Nizam

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28 aprile 2036[/center]


Alessandro Martinetti : "L'Algarbe ne doit pas devenir le terrain de jeu de certains impérialistes"

Les journalistes des principaux médias morinois ainsi qu'étrangers basés à Sergamo avaient été invités en cette fin de mois d'Avril au Palazzo Liggiano. Un choix assez surprenant, étant donné que c'est la résidence du Roi Gabriele IV, Chef de l'Etat. C'est la première fois que le président de la Ligue s'exprime depuis le Palazzo, une symbolique extrêmement forte dans un contexte de "présidentialisation" du régime morinois. Ce choix a évidemment été fortement commenté dans la presse morinoise, certains journaux titrant "Martinetti, futuro Re di Morino". Néanmoins,il s'agissait en réalité d'une grande conférence de presse du président morinois autour de la situation géopolitique mondiale, particulièrement en Algarbe où la situation a évolué. La Ligue, qui était intervenu militairement en Aminavie au mois de février dernier, semble donc légitime pour donner son avis sur la question, ce qui explique cette conférence du président de la Ligue qui s'est montré extrêmement ferme, n'hésitant pas à bousculer certains acteurs craints par beaucoup.

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Le président de la Ligue, Alessandro Martinetti, rappelant la position ferme et claire du Morino sur la situation internationale

Alors que les formes armées aminiennes, quasiment totalement annihilées suite aux récentes progressions majeures de l'Empire Luciférien et la forte contre-offensive contre les forces Montalvo-amarantines, il semble désormais que l'Aminavie n'a plus les moyens de tenir tête aux deux coalitions lui faisant face, notamment après le récent renfort terrestre hachémanien aux forces lucifériennes. L'armée aminienne s'est donc affranchit du pouvoir politique et a cessé le combat. De fait, alors que les lucifériens occupent une très grande partie du pays et que les céruléens ont été repoussés aux frontières de la Nazalie montalvéenne, c'est bel et bien l'ELA qui est en position de force lors des futures négociations entre belligérants qui s'annoncent. Désormais, les tractations vont aller bon train entre l'armée aminienne, réelle détentrice du pouvoir en Aminavie, l'Empire Luciférien d'Algarbe et le Montalvo. Les intérêts de chacun semblent clairs et annoncés depuis longtemps. Les aminiens cherchent à limiter l'impact de leur défaite militaire en préservant au maximum leur intégrité territoriale ainsi que leur souveraineté via un Etat indépendant et uniquement aminien. Les lucifériens de leur côté plaident depuis des mois pour une réduction drastique des effectifs militaires aminiens et chercheront également la pérennisation de leur Etat fantoche en Aminavie, le Consulat Berbère Autonome esclavagiste. Enfin, Cartagina cherche à limiter la menace que représente l'instabilité aminienne aux frontières nazalienne qui pèsent directement sur sa sureté, mais également à gagner en influence en Algarbe dans le cadre d'une politique algarbienne plus vaste qualifiée par beaucoup d'impérialiste.

C'est dans ce contexte que le président de la Ligue a tenu sa conférence de presse pour exposer ses différentes positions concernant la question aminienne. Alors que le Morino s'est retiré du conflit il y a presque deux mois, la situation a beaucoup évolué depuis. Alessandro Martinetti a répondu à toutes les questions et à évoqué point par point la situation. Tout d'abord, il a annoncé être "soulagé" de voir enfin une sortie de conflit possible afin de sortir de la "spirale mortifère" infernale en Aminavie ayant couté la mort à des dizaines de milliers de personnes depuis le début du conflit il y a de cela presque 3 mois. Concernant le futur de l'Aminavie et le sort qui lui sera réservé, le président morinois a été très clair sur le fait que la Ligue réclame "la préservation totale de l'intégrité territoriale aminienne" déclarant que "si l'Aminavie est démantelée et découpée entre belligérants, la reconstruction et la stabilisation politique de l'Algarbe du Nord sera impossible". De fait, la Ligue est donc clairement opposée à toute annexion que ce soit d'une partie du territoire aminien par une puissance extérieure. Selon Alessandro Martinetti, la reconstruction politique de l'Algarbe du Nord sera "possible uniquement avec une Aminavie souveraine et indépendante" annonçant par ailleurs qu'il était prêt à abandonner les dispositions du traité de paix signé avec les aminiens à propos d'exploitation minière par le Morino. Une période de transition sera inévitablement nécessaire où des puissances étrangères peuvent être amenées à participation de façon désintéressée pour faciliter les choses, mais "absolument pas sur le long terme." La Ligue est donc prête à participer à toute transition que ce soit pour aider la reconstruction de l'Aminavie, mais dans le respect de son intégrité et de sa souveraineté.

Enfin, le président de la Ligue est apparu vivement agacé par une question concernant le fait que Cartagina tienne Sergamo pour responsable de sa défaite militaire récente au nord-est de l'Aminavie. "Je n'accepterai pas que le Morino soit utilisé pour justifier l'échec d'ambitions expansionnistes et impérialistes". La réponse est claire.
Nizam

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1 giugno 2036
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Vers une grande réforme du marché du travail ?

Alors que la croissance économique morinoise fut assez terne en 2035, autour des 4,5% du PIB, le gouvernement travaille sur différentes pistes visant à accélérer le développement économique du Morino afin de lui faire un véritable bond économique dès cette année. L'objectif fixé par le gouvernement est largement connu de tous : atteindre les croissances des grandes puissances économiques dytoliennes, à savoir autour des 25% du PIB. Afin d'atteindre cet objectif que tout le monde souhaite, les réformes et propositions divergent toutefois. Différents économistes morinois tel que Maurizzio Clavio, très reconnu et assez proche de l'ancien président socialiste Rinaldi appelle de ses voeux depuis des années une grande réforme sociale dans la Ligue, solution afin de pérenniser l'économie du pays selon lui. Néanmoins, le gouvernement de la Ligue ne semble pas avoir retenu cette solution, et penche plutôt vers une libéralisation de la réglementation autour du marché du travail.

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Des ouvriers sidérurgiques d'une usine basée à Torna, en Breglia morinoise.

Depuis la dernières présidence du socialiste Frederico Rinaldi, la Ligue a vu son marché du travail être grandement réglementé par une série de lois visant à établir davantage de cadres et de protection pour les salariés notamment. Le gouvernement Rinaldi avait même établit de grandes contraintes liées aux licenciements. Les entreprises morinoises ont en effet très peu de liberté vis-à-vis de leurs effectifs et ont de grandes contraintes pour licencier un salarié, même s'il est jugé peu performant. Ces disposions prises par la précédente majorité RP avaient pour but de sanctuariser le marché du travail afin de donner à tous les salariés une sécurité importante. Ces réglementations avaient été également accompagnées d'importantes hausses de salaire, notamment du salaire minimum. En donnant d'avantage de pouvoir d'achat aux salaires, le gouvernement était convaincu qu'il allait donner un coup de fouet à la consommation des ménages morinois et donc soutenir la croissance du Morino. Néanmoins les effets de cette politiques ont été très peu visibles, ayant même apporté des effets négatifs inverses et non attendus. Si l'augmentation du pouvoir d'achat au Morino a été réelle ces dernières années, cela s'est très peu traduit dans la croissance. Pire, les entreprises morinoises, sclérosées par les normes liés au marché du travail ont vu leur compétitivité fondre face à l'émergence toujours plus importante de concurrents étrangers de Janubie ou de Ventélie. Comme le signalait d'autres économistes davantage libéraux et ayant l'oreille du président de la Ligue, libéraliser le marché du travail morinois est devenu une urgence.

C'est dans ce sens que le Ministre de l'Economie et des Finances, Luigi Gatuzzi (UL) a annoncé à la Camera dei Deputati le lancement prochain d'une grande réforme du marché du travail menée par le gouvernement sous l'autorité du président de la Ligue. Le projet gouvernemental prévoirait certaines dispositions telles que la facilitation de licencier pour les entreprises même pour des motifs tels que la moindre performance des salariés. Le ministre conservateur a rappelé le cap fixé par le président de la Ligue, Alessandro Martinetti, qui avait déclaré vouloir que chaque morinois "ait la volonté d'être le meilleur." Le gouvernement va donc très fortement alléger le corpus de normes et de réglementations régissant le marché du travail. Addio les limites de licenciements, Addio le plafond d'heures de travail, Addio les nombreux privilèges des organisations syndicales dans les entreprises morinoises, et peut être même Addio le salaire minimum. A l'image du Montalvo, la Ligue pourrait tout simplement abolir le salaire minimum. En effet, Cartagina a supprimé le salaire minimum et cela aurait donné des idées à certains députés de la majorité gouvernementale poussant auprès du gouvernement dans ce sens. Toutefois, ce dernier point autour du salaire minimum serait sujet à dissensions au sein du gouvernement. Si certaines ministres libéraux soutiennent cette idée, les conservateurs de Unione della Lega seraient hostiles à cette réforme jugée disproportionnée. Le dernier mot reviendra donc au président de la Ligue, mais il se dit qu'Alessandro Martinetti pencherait plutôt vers une diminution de 30% du salaire minimum, pariant sur une hausse des salaires grâce à la croissance économique que ses réformes provoqueront.

De son côté, l'opposition être très remontée contre le gouvernement. Si le Fronte popolare (FP) a décidé de quitter l'hémicycle de la Camera dei Deputati suite à cette annonce, il a également appelé à une vague de manifestations monstres à travers tout le Morino et dans toutes les provinces de la Ligue ce 3 juin 2036 afin de s'opposer à la politique "antisociale" de Martinetti. Les socialistes du Raduno progressiva (RP) ont quant à eux déclaré être totalement opposés à ces réformes qu'ils ne soutiendraient en aucun cas, notamment par la voix d'Alicia Polozzi, la contestée première secrétaire du RP. Néanmoins, les prévisions de mobilisations et de manifestations sont relativement faibles. Le président bulldozer semble avoir les mains libres.
Nizam

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4 giugno 2036[/center]

Pour le gouverneur de Breglia, le président de la Ligue "n'a pas de burnes"

Suite aux récentes élections provinciales de mars dernier qui ont vu triompher la coalition gouvernementale libérale-conservatrice, les nouveaux parlements provinciaux ont dans la foulée élu les nouveaux gouverneurs des provinces de la Ligue. Les gouverneurs des provinces sont les dirigeants des provinces et ont un rôle primordial dans les institutions de la Ligue. Ils ont d'importants pouvoirs dans leur province indépendamment du gouvernement central de Sergamo, même si ce dernier à tendance à renforcer son contrôle sur les provinces composant la Ligue morinoise. Il est donc fréquent de voir des affrontements entre les gouverneurs et le président de la Ligue sur certains sujets. Ces oppositions inter-institutionnelles de la Ligue peuvent même devenir très violente, comme en 2019 où le président de la Ligue de l'époque et le gouverneur de Lodia en étaient venu aux mains au sein de la Camera dei Deputati. De fait, faire du président de la Ligue son adversaire public peut être un moyen de s'émanciper politiquement et médiatiquement pour les gouverneurs ayant des ambitions politiques nationales et visant Sergamo. Invectiver violemment le président est donc une tradition politique du Morino.

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Paolo Giovani, le très sulfureux gouverneur conservateur de Breglia

Une fois cet état des lieux fait une nouvelle fois, il devient aisé de comprendre l'actualité politique morinoise. En effet, lors d'un déplacement dans un commissariat de Regosa, la cité-capitale de Breglia, le sulfureux gouverneur de la province a déclaré aux policiers devant les caméras que le président de la Ligue "n'avait pas de burnes". Cette déclaration du gouverneur Paolo Giovani fait notamment suite à l'attentat ayant touché Regosa au mois de mars dernier dans un entrepôt industriel sans pour autant faire de victime. Cette attaque terroriste a fait grimpé le sentiment d'insécurité dans toute la province, une aubaine pour le gouverneur Giovani, friand de ces thèmes sécuritaires. Paolo Giovani est donc à la tête de la province de Breglia, récemment élu en mars par la majorité conservatrice et libérale du parlement provincial, dominé par Unione della Lega (UL, conservateurs) et le partito liberale (PL, libéraux du président de la Ligue). Ancien militaire de la marine morinoise, il s'est reconverti en politique récemment en rejoignant UL. Suite à cette entrée en vie politique, son ascension fut rapide, notamment aidé du fait qu'il soit proche de l'actuel ministre de l'Economie, Luigi Gatuzzi (UL), patron des conservateurs morinois. Son soutien lui a donc permit d'être élu gouverneur de Breglia, un poste prépondérant dans les institutions de la Ligue lui conférant un certain pouvoir.

Dans sa stratégie d'émancipation politique, Paolo Giovani a donc décidé de s'en prendre ouvertement au plus puissant des politiques de la Ligue, le président de cette dernière, Alessandro Martinetti. En faisant cela, il espère attirer l'attention et faire de lui l'égal de Martinetti. Plus concrètement, il reproche au président de la Ligue et à son gouvernement d'être trop laxiste concernant les thèmes sécuritaires. Il réclame un état d'urgence permanent, un renforcement des prérogatives des forces de l'ordre et de l'armée, tout comme une fermeture globale des frontières de la Ligue. Toutefois, cette position du gouverneur est difficilement assumée par son parti Unione della Lega, participant actuellement à la coalition gouvernementale. Il est donc difficile pour les conservateurs d'afficher un soutien clair aux positions de Giovani, préférant froisser ce dernier plutôt que le président de la Ligue. Toutefois, les déclarations sulfureuses de Giovani pourraient créer des tensions au sein du gouvernement. Alessandro Martinetti ne doit pas spécialement apprécier cette sortie et le fera très certainement savoir à son ministre Luigi Gatuzzi, patron de Unione della Lega. Ce dernier risque devoir faire un choix : condamner les déclarations de Paolo Giovani, ou entrer en conflit direct avec le président de la Ligue. Cette dernière option reste très peu envisageable.

Néanmoins, il n'est pas dit que ces sorties et déclarations du gouverneur de Breglia gênent tant que ça le Palazzo. Ces interventions, perçues par beaucoup au Morino comme étant extrémistes et trop à droite, redonnent un certain crédit au président de la Ligue. Cela le "recentre" aux yeux des électeurs morinois plutôt de centre-gauche, un électoral important pour Alessandro Martinetti. Sous ses airs d'opposant violent et abrupt, Paolo Giovani pourrait en réalité être un allié circonstanciel bien utile pour le président de la Ligue, qui prépare déjà les prochaines législatives nationales de l'an prochain, et dans un contexte où il est critiqué pour sa "droitisation" constante.
Nizam

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10 giugno 2036[/center]

L'armée morinoise de retour en Algarbe !

Alors que la Ligue était intervenue militairement en Aminavie le 10 février dernier, elle s'était retirée du conflit un mois plus tard, signant la paix avec Ait-Tinifer le 12 mars 2036 entérinant ainsi le retrait des troupes morinoises d'Aminavie. Toutefois, trois mois plus tard, la situation sur place a énormément évolué. Durant des semaines et mois, la coalition luciférienne et montalvéenne ont avancé en territoire aminien jusqu'à provoquer sa capitulation. La quasi totalité du territoire aminien était alors occupé, ce qui entraina le traité de Sidi Benna. Ce dernier entériné l'occupation luciférienne sur une partie du territoire aminien, ainsi que sur la futur annexion montalvéenne des îles du détroit de la Mer d'Algarbe. Les vainqueurs semblaient donc tout puissants en Algarbe malgré leur pertes militaires importantes qui ne les souciaient guère alors, et l'Aminavie paraissait alors à terre et sans défense, obligée de céder à toutes les exigences des coalisés. Toutefois, la situation a drastiquement et rapidement évolué.

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Des soldats morinois se déployant près d'Atomia, la capitale d'Illythie

L'Empire Luciférien d'Algarbe, de par son instabilité interne et sa nécessité de contrôler un vaste territoire a vu son autorité s'écroulé jusqu'à amener sa chute et son retrait total d'Aminavie. L'armée luciférienne s'est totalement retirée d'Aminavie, et le Consulat Berbère Autonome a été chassé et aboli. Son territoire à d'ailleurs était totalement récupéré par les forces aminiennes. Belphore, qui paraissait alors maître absolu de l'Agarbe a chuté, laissant derrière lui une Aminavie détruite et ravagée par la guerre et le deuil douloureux des familles. De leur côté les montalvéens paraissaient avoir gagné une certaine tranquillité à leur frontière nazalienne, longtemps exposée à la menace d'une Aminavie instable et gangrénée par les réseaux terroristes. Le traité de Sidi Benna lui octroyait une zone pacifiée à ses frontières ainsi qu'une autodétermination des îles au sud de la Nazalie, potentiellement annexées par Cartagina. Le bilan, même s'il aurait pu être meilleur, semblait positif pour un Montalvo ayant subit de lourdes pertes. Néanmoins, l'effondrement interne de l'ELA et son retrait précipité d'Aminavie, combiné à celui des amarantins de Nazalie du fait de l'instabilité à Montorive ont complètement changé le rapport de force en Algarbe du Nord. La Nazalie qui paraissait avoir assuré sa sécurité pour l'avenir se voit désormais clairement menacée dans on existence même.

En effet, le retournement de la situation géopolitique a également affecté l'Aminavie et son fonctionnement interne. Alors que les multiples interventions militaires avaient pour but la neutralisation du terrorisme aminnien, les conséquences de ces dernières ont révélé tout son échec. Suite aux retraits des coalisés, le pire s'est produit. Un califat islamique autoproclamé a prit le pouvoir en Aminavie, affichant ses ambitions bellicistes et revanchardes. L'Aminavie retombe donc dans ses travers toxiques et guerriers, menaçant de fait la sureté de la Nazalie montalvéenne et de l'Illythie chrétienne. Ces dernières se retrouvent donc sans défense face à une éventuelle agression aminienne et islamique. La chute de ses alliés militaires de circonstance n'aidant pas, Cartagina et Atomia ont donc du chercher un moyen d'assurer leur sécurité et leur souveraineté. C'est lors de la visite officielle du président montalvéen Vesperto à Sergamo que la question a été abordée entre les deux Ligues en froid depuis quelques mois. Ces bisbilles paraissaient désormais dérisoires devant la gravité de la situation, ce qui amena les deux chefs d'Etat à signer le traité de Sergamo, faisant de Cartagina une "sorte" de protectorat militaire morinois. La Ligue de Morino a donc tout loisir de déployer des troupes militaires en Nazalie afin de la protéger face à une quelconque agression. De plus, sachant les relations étroites liant Cartagina et Atomia, cette dernière fait également parti de ce dispositif de défense algarbien basé sur la présence de l'armée morinoise en Nazalie et en Illythie. Trois mois donc après son départ, l'armée morinoise a remit le pied en Algarbe en déployant plusieurs milliers de soldats en Nazalie montalvéenne ainsi qu'en Illythie.

Ce rapprochement inédit participe au réchauffement des relations bilatérales entre Sergamo et Cartagina, mises en mal cette année. La sureté de la Nazalie et de l'Illythie sont des enjeux majeurs, tout comme celui de contenir la nouvelle menace islamique aminienne. La Ligue a donc désormais cette responsabilité et ce pouvoir en Algarbe, voyant son influence sur ce continent grimper depuis déjà de long mois. Et peut être encore davantage à l'avenir.
Nizam

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13 Settembre 2036[/center]

Vers un référendum anti-monarchie ?

Alors que l'été morinois s'achève en ce début de mois de Septembre 2036, tout le monde fait sa rentrée, dont le président de la Ligue, Alessandro Martinetti. Alors que des tensions naissantes sont nées entre le président et le Roi Gabriele IV, des voix s'élèvent pour réclamer un référendum mettant fin à la monarchie au Morino. Depuis la Constitution de 1952, la monarchie morinois est strictement symbolique. Le Roi est le Chef de l'Etat, mais il n'a ni prérogatives diplomatiques, ni militaires, ni politiques. Son rôle est uniquement figuratif afin de représenter l'unité des provinces morinoises autour de la Ligue afin d'éviter toute dissension ou explosion du Morino. Toutefois, les détracteurs de la monarchie revendiquent l'idée que ce rôle unificateur est inutile car le président de la Ligue, élu par les parlementaires, occupe déjà cette mission de représenter l'unité nationale du Morino. Ce débat autour de la monarchie n'avait pas eu lieu depuis des décennies, mais l'émancipation accélérée d'Alessandro Martinetti semble remettre le système monarchique en question.

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Le président de la Ligue, Alessandro Martinetti, dominant les parlemantaires... depuis son trône ?

Depuis son élection il y a 3 ans, le président de la Ligue a renforcé son autorité et son pouvoir au sommet de la Ligue. Il a les prérogatives diplomatiques, militaires, politiques. Sans avoir le statut de Chef de l'Etat, il en occupe pourtant toutes les tâches et responsabilités. Son comportant, jugé arrogant par certains, a créé des tensions entre le Roi et le gouvernement. Gabriele IV voit en effet d'un très mauvais oeil les ambitions "démesurées" de Martinetti. Ce dernier a effet marché à plusieurs reprises sur les platebandes du Roi, comme lorsqu'il s'était exprimé depuis le Palazzo, résidence du Roi. Son omniprésence politique et médiatiques laisse penser qu'il veut marginaliser le Roi et en faire quelqu'un d'inutile afin d'être le seul véritable maître de la Ligue. Certaines sources proches du président de la Ligue auraient laissé fuite (intentionnellement ou non), l'idée que Martinetti, prévoirait d'organiser un référendum anti-monarchique. Le but de cette opération serait de transformer la Ligue en une République, avec comme Chef d'Etat le président de la Ligue toujours élu par les parlementaires. L'opinion publique morinoise est très partagée sur cette question. Si certains sont très favorables à Martinetti et donc favorables à un tel référendum, ses opposants de gauche, paradoxalement, sont hostiles à cette idée jugée comme étant une énième étape autoritaire dangereuse du président de la Ligue. De plus, certains de ses alliés politiques conservateurs sont proches de la monarchie et risquent de ne pas soutenir un tel référendum.

S'il peut utiliser des arguments concernant la marginalité de la monarchie et sa très faible importance, ils ne semblent pas suffisants pour lui assurer une large victoire. Il apparaîtrait nécessaire d'avoir de plus forts arguments afin de faire basculer l'opinion publique pleinement vers une chute de la monarchie. A cette question, les proches d'Alessandro Martinetti semblaient rieurs. "Ne vous inquiétez pas vous ça, il sait ce qu'il fait" a déclaré l'un deux à nos journalistes. Le président de la Ligue va donc lancer un grande débat potentiellement violent à quelques mois des législatives nationales de mars prochain. Un risque et un pari, mais cela pourrait très bien lui être bénéfique s'il parvient à sortir renforcé de ce référendum grâce à cet argument massue encore mystère.

Peu d'informations ont fuite quant à ces révélations chocs prochaines qui viseraient la personne du Roi Gabriele IV. Certains évoquent des crimes durant la guerre contre l'Empire Britton, d'autres évoquent de la corruption financière et politique, rien n'est certains. Quoi qu'il en soit, si le président de la Ligue officialise sont ambition d'organiser un tel référendum, alors c'est qu'il est certains que son argument massue fera mouche et sera décisif dans cette bataille qui s'annonce dure et âpre pour le président de la Ligue.
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