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LANGUES
Populations grecophones en Amarantie
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[justify]Deux langues principales coexistent en Amarantie : l’espéranto, langue officielle unique dans toute la Ligue ; et le grec, reconnu régionalement comme langue co-officielle. S’il existe des monolingues espérantophones, des bilingues espéranto-grecophones, il n’existe cependant pas officiellement de monolingues grecophones, l’espéranto étant obligatoirement enseigné dans toutes les écoles élémentaires de la Ligue.
La persistance du grec dans la Ligue témoigne de sa colonisation assez récente de l’Alilée. On distingue trois foyers importants de la langue grecque :
- En Alilée de l’ouest, la Principauté de Movopolis, seule entité à majorité grecophone puisque plus de 75 % de la population parle couramment le grec. L’espéranto est ici parlé en langue secondaire.
- Au centre-sud de l’île, la Spongorie est environ composée d’autant de grecophones que d’espérantophones.
- Au centre-nord de l’île, en Haute-Alilée, les grecophones sont en revanche minoritaires mais représentent un tiers de la population.
À l’est de l’île, le « droit de cuissage » du Roi de Forluno, espérantophone, a accéléré le processus de remplacement de population, avec un recul très rapide de la langue grecque à partir du XXe siècle.
Le grec est de manière plus marginale parlé dans certaines grandes villes d’Amarantie continentale, comme Marejno, en raison d’une émigration économique d’Alilée vers le continent. Le mouvement inverse existe aussi : à force de brassage culturel et d’impératifs administratifs et diplomatiques, Movopolis perd de son hellénité, tant est si bien que le grec n’est parlé aujourd’hui que par 65 % des Movopolitains. La langue, en revanche, résiste dans les petites villes et les zones rurales.
Les deux langues coexistent assez pacifiquement, la Ligue n’ayant pas utilisé la coercition pour développer l’espéranto. Cela s’explique par le fait que l’espéranto est lui-même une langue construction à partir de la Renaissance. Située aux confins des zones culturelles latines, grecque et slave, l’Amarantie a vu cohabiter différents dialectes. L’espéranto visait à harmoniser cette mixité linguistique, en réempruntant vocabulaire et grammaire desdits dialectes. Si la langue a permis d’unir administrativement les différentes entités de la Ligue, elle n’est pas un étendard pour les Amarantins. Les revendications politiques, motivées par l’usage de la langue grecque, restent marginaux. Certes, la mafia Daktylos, qui agit principalement en Spongorie, se raccroche à son identité grecophone mais ne constitue pas la raison d’être de ce groupe.[/justify]