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Sébaldie

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    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      9 janvier 2036

      Pour survivre, Griotorie et Sceptrie envisagent la fusion

      [img]https://i.imgur.com/f1o9NVH.png[/img]
      Les Cités-Etats de Griotorie (illustration) et de Sceptrie souffrent d’une économie peu diversifiée.[/center]

      Les créanciers se multiplient pour la Griotorie et la Sceptrie. Les deux petites entités les plus orientales d’Amarantie ont souffert pour la deuxième année consécutive d’un climat peu favorable à leurs activités : le tourisme et l’artisanat. Les causes sont multiples et anciennes mais les deux guerres – celle dite des Containers et celle de sécession céjanosienne – ont mis à rude épreuve leur attractivité aux yeux de leurs clients étrangers. Les touristes, qui constituent une part essentielle de leurs rentrées fiscales, se font de plus en plus rares et rien ne semble endiguer cette érosion, et le déclin de la Fagrasie voisine, principal hub aérien de la Ligue, a empiré la situation. Dans un contexte où les ambitions s’affichent pour récupérer des bouts de territoire d’une Céjanosie condamnée à la défaite, les deux entités ont décidé d’unir leurs forces pour éloigner les loups aux dents longues de leur havre de paix. Plus que jamais, une fusion des entités est envisagée. Griotorie, la thermale et Sceptrie la nudiste ont d’ailleurs des économies, des architectures et des mentalités très similaires. La fusion sera donc facile à mettre en œuvre.

      Une faible majorité démocratique s’exprime en faveur de ce projet. Mais ce n’est pas un plébiscite : d’après un sondage réalisé dans les deux Cités et publié en décembre 2034, 54 % sont favorables à la fusion, 40 % y sont hostiles et 6 % ne se prononcent pas. L’aval du peuple n’est toutefois pas nécessaire pour procéder formellement à la fusion, seul l’avis du Conseil Exécutif compte et a priori, il n’a aucune raison de la leur refuser. Cette union leur garantirait une stabilité financière, nécessaire à leurs obligations envers la Ligue et entreprendre de grands projets communs qui étaient jusque-là limités faute d’harmonisation complète entre les législations des deux pays.

      [right]Gedeono Kabano[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      15 janvier 2036

      Après la décrue, la Spongorie à l’heure du grand nettoyage ou de l’exil

      [img]https://i.imgur.com/YNByJOc.png[/img][/center]

      Le bilan pour la Spongorie est très lourd. Près de 30 000 civils ont péri ou sont portés disparus au terme d’un mois et demi de conflits, que ce soit sous les balles de l’armée, engloutis par les eaux ou encore victimes de la saturation des hôpitaux. Pire, l’entité essuie une cinglante défaite, la pire de son histoire, à tel point qu’elle contraignit la chancellerie à délocaliser à Movopolis, sous la bénédiction du Prince Zénon II. Le cœur des Spongoriens semble à la fois empli de rage et de désespoir : nombreux sont ceux qui ont perdu des proches et qui n’osent plus retourner chez eux, si tant est que leur maison tienne encore debout. Les pertes matérielles sont évidemment incommensurables, estimées à plusieurs milliards de lires. Outre les ravages des eaux boueuses, les larcins ont été nombreux. L’heure est également au règlement de comptes, et les Spongoriens semblent plus que jamais les deux Ligues.

      Mais surtout, les langues se délient contre la mafia alors que régnait jusqu’ici la crainte de représailles. Réduite à peau de chagrin, elle semble toutefois résister à Filipiada où elle a rencontré un succès contre les assauts de l’armée montalvéenne. Mais le réseau qui contrôlait la Spongorie fantoche semble, lui, dénué d’avenir. L’heure est donc déjà aux successeurs. Première à se positionner sur l’avenir de l’entité, l’entreprise [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1011&t=15096]Metern KIR[/url] – cinquième capitalisation du Borso 30 - forte de ses 6 milliards de lires de chiffre d’affaires, a annoncé qu’elle participerait significativement au nettoyage des infrastructures et habitations impactées au nom de sa « responsabilité sociale ». Derrière cette opération de communication, l’entreprise spécialisée dans le recyclage, entend ainsi mettre la main sur les nombreux déchets provoqués par la crue, quitte même à mettre la main à la poche. Le cardinal Hector Teresis, propulsé figure de l’opposition, a quant à lui dénoncé dans son franc-parler habituel l’hypocrisie charitable du groupe et a appelé ses fidèles à s’organiser eux-mêmes, avec l’appui des évêques, pour rebâtir de plus « saines fondations » en Spongorie. Enfin, les Délugistes, qui affirmaient – vidéos complotistes à l’appui - que la fin du monde viendrait par les eaux montalvéennes, se voient auréolés de leur éclat de lucidité et se présentent comme l’avant-garde de la reconstruction spongorienne. L’avenir de cette entité sera donc au cœur des débats de cette année 2036.

      [right]Gallio Triferus[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]

      En Céjanosie, les soldats prêts à capituler, Zamfir introuvable[/center]

      L’armée légitime a récupéré une grande partie de la Céjanosie. Seule la capitale Artigona reste encore aux mains des rebelles, mais cette situation devrait ne pas durer. Le Conseil Exécutif a ainsi annoncé que « celui qui contribuera à procéder à l’arrestation de Horasiu Zamfir pourra être acteur de l’avenir de la Céjanosie ». Le président autoproclamé de la République libre de Céjanosie, qui ne se manifestait plus en public mais uniquement sur le réseau Internet PiouPiou au travers de quelques gazouillis incendiaires, aurait déjà abandonné le navire pour trouver asile hors des frontières d’Amarantie. Cette fuite entame le moral déjà bien bas des soldats et de leurs supérieurs qui seraient prêts à capituler et ouvrir les discussions avec la Ligue amarantine. La rançon, digne des westerns, suscite bien des convoitises d’autant qu’elle reste extrêmement évasive. Toujours est-il qu’il ne fait aucun doute que la Céjanosie que l’on connaît sera forcément divisée entre plusieurs nouvelles entités, ne serait-ce pour ne pas reproduire la même erreur que de concentrer 40 % des effectifs militaires amarantins dans une seule des 16 entités.

      [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      23 janvier 2036

      Après cinquante jours de combat, la République libre de Céjanosie capitule

      [img]https://i.imgur.com/nI4F4Cm.png[/img][/center]

      Le général Valerio Savojon a officiellement fait acte de reddition auprès du Conseil exécutif ce 23 janvier après près de cinquante jours de combat. Cette décision n’est pas une surprise : le moral des soldats s’était érodé depuis une semaine maintenant et l’état-major ne semblait même plus y croire. C’est surtout la fuite de Horasiu Zamfir qui a précipité la chute d’une Céjanosie indépendante. L’homme fort de l’Etat sécessionniste est toujours sous mandat d’arrêt, assorti d’une récompense pour quiconque permettrait de le retrouver. Jusqu’à présent, aucun indice ne filtre sur sa possible localisation, tout comme son prédécesseur à la présidence céjanosienne, porté disparu depuis le mois de novembre 2035. S’il est retrouvé, Horasiu Zamfir répondra du plus grave chef d’accusation prévu par les juridictions amarantines, celui de haute trahison contre la Ligue. Alors que la justice en Amarantie est une prérogative décentralisée, c’est un tribunal spécial qui sera amené à se prononcer sur la sentence puisque le chef d’accusation dépasse l’échelle de la simple entité.

      L’homme qui voulait rendre sa fierté à la Céjanosie aura contribué à la détruire. L’exclusion de l’entité sera actée dans les prochains jours et ce sans le moindre vote : le simple fait de mobiliser une armée sans le consentement du Conseil Exécutif suffit à exclure une entité de la Ligue. Le général Valerio Savojon, bras droit de Zamfir, sera le premier à s’expliquer devant le juge. Si le procureur peut en théorie requérir le chef d’accusation de haute trahison contre Savojon, ce dernier pourrait toutefois échapper à l’échafaud et voir sa peine commuée en incarcération à vie. Son acte de reddition et le fait qu’il se soit lui-même livré à la justice pourront en effet plaider en sa faveur. Les autres gradés répondront quant à eux de leurs actes devant une juridiction plus classique. Enfin, les quelques 25 000 soldats qui ont participé à la sécession pourraient bien être amnistiés : la plupart ont été entraînés de force dans le mouvement sécessionniste et pouvaient voir leur vie menacée s’ils contrariaient l’état-major rebelle. Au regard de ces éléments, on se rend compte que le Conseil exécutif plaide la clémence. Malgré l’appétit de certaines entités qui veulent s’arroger quelques territoires céjanosiens, la Ligue souhaite maintenir une « Céjanosie » parmi les entités confédérées. Certes, celle-ci ne pourra plus se targuer d’être une « république maritime » - ce titre symbolique honorifique dont elle était la seule à jouir avec la Dentegorie – et se verra amputé d’une grande partie de son territoire, mais le Conseil a bien conscience de la nécessité de ménager l’orgueil d’une population céjanosienne déjà blessé.

      [right]Maximus Lurio[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]

      EDITO : Guerre politique ou jihad ? Les alliés du Karmalistan en proie au doute[/center]

      Le 18 janvier dernier, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337050#p337050]le Karmalistan déclare la guerre à la Hachémanie[/url], une décision qui ne semble pas ébranler le monde puisque si attendue. Timing parfait : les factions armées de la guerre civile que connaissait alors le Shakhanat se sont en même temps entendues sur un cessez-le-feu pour unir leurs forces contre un Royaume de Hachémanie, jugé pas assez musulman. Les rebelles karmalis des régions les plus reculées et les moins insérées dans la mondialisation semblent visiblement très au fait et de l’actualité internationale et surtout très solidaires de la ligne diplomatique du Shakhanat. C’est du moins ce que prétendent les autorités et la presse nationale. Combattant depuis maintenant plus de quatre ans, les différentes chapelles islamiques et islamo-nationalistes auraient donc privilégié les intérêts du gouvernement aux leurs, une preuve de patriotisme inégalable dans le monde. Sans doute ont-ils été émus de voir coulée une frégate sous pavillon karmali, alors même qu’elle venait de sortir des chantiers navals.

      L’ennemi commun semble tout trouvé : le royaume de Hachémanie. Si les suspicions sont suffisamment importantes pour qu’une partie de l’Alliance Défensive Internationale demande l’ouverture d’une enquête, elles ne semblent pas avoir convaincu les protagonistes de la vaine Conférence de Tornuz. Pire, le royaume de Kandjar a lui-même exprimé des doutes sur une guerre contre la Hachémanie. Installées après un Coup d’Etat, les nouvelles autorités tempèrent la colère karmali et privilégient une résolution entre voisins hachémanien et kandjari uniquement. Le Karmalistan et le fidèle Mahajanubia semblent donc, aux yeux des nouvelles autorités, apporter plus de nuisances au Kandjar que de solutions. Faute d’avoir convaincu ses alliés de la culpabilité hachémanienne, le Karmalistan joue par conséquent la carte du jihad, estimant que Rahdya (capitale de la Hachémanie, ndlr) n’a aucune légitimité à parler au nom des musulmans. Tour à tour, le journal d’opposition Seh-rang Beyragh qui semble pourtant s’inscrire pleinement sur la ligne du gouvernement déroule les chefs d’accusation : amitié avec les lucifériens d’Algarbe, avec le Txile, et avec le très fantasmé duopole amaranto-montalvéen. Pourtant si au fait de la scène internationale, les Karmalis oublient que les relations entre l’Amarantie et le Montalvo sont extrêmement froides que le « duopole » n’est rien d’autre qu’une statistique qui ne résiste pas à l’épreuve du réel. Dans son édition du 20 janvier, le journal montalvéen [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337120#p337120]Diplomazia[/url] rappelle à juste titre que le Karmalistan et son allié mahajanubien n’ont aucune existence dans le monde actuel sinon au travers de la guerre et de la contestation. En mêlant motivations politiques et religieuses, le Karmalistan s’imagine, tel le prophète Mahomet, conquérir le monde en y tuant les impies. Pourtant, dans le monde chrétien, lorsque l'on parle de "la croix et la bannière", c'est avant tout pour qualifier une situation inextricable précisément causée par un tel mélange des genres destiné à ménager toutes les sensibilités. La LIM illustre à quel point cette expression peut être universelle.

      [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      24 janvier 2036

      2036, l’annus mirabilis de Metern KIR

      [img]https://i.imgur.com/NY1y7kb.png[/img][/center]

      Depuis les bombardements de la Spongorie en décembre, le cours de Metern KIR a affiché une augmentation de près de 20 %. Il faut dire que le groupe, spécialisé dans le recyclage, profite à la base du malheur des autres : de l’ordinateur hors d’usage du particulier à une ville comme Tornusjo dévastée par la guerre, qui amoncelle les débris métalliques de tous genres. Ce n’est pas étonnant si le groupe – cinquième capitalisation boursière du pays – a proposé son aide au nettoyage de la Spongorie et le rachat des déchets des ménages. Mais compte tenu des circonstances, le groupe évite bien soigneusement de communiquer sur ses excellents chiffres et préfère témoigner de sa solidarité avec le peuple spongorien. Dernier évènement en date : l’annonce de l’embargo luciférien sur sa production domestique de coltan, alors même que pays concentre 80 % des ressources mondiales. Le métal, aussi rare que précieux, est très prisé des industries de l’électronique et de la téléphonie mobile ; c’est précisément la raison pour laquelle l’ELA l’a choisi comme moyen de pression. Si les pays concernés par l’embargo pourront toujours se fournir en coltan par des voies détournées, ces solutions restent temporaires. Le Mahajanubia affirme ne pas s’inquiéter outre-mesure de cette sanction, au moins pour son approvisionnement à court terme, mais semble exclure la piste du recyclage, trop chère, trop longue, trop peu productive. Il est vrai que le retour sur investissement est tardif, et pas toujours couronné de succès.

      Fort de ses bons résultats, Metern KIR joue la carte de l’investissement dans une Amarantie qui, faute de ressources précieuses dans son sol, n’a jamais eu d’autre choix que de penser l’économie circulaire, au moins depuis la prise de conscience de l’épuisement des matières premières. C’est la raison pour laquelle le groupe paie le prix fort pour récupérer tous les smartphones usagés. Outre le coltan, des métaux qui n’étaient pas rares hier risquent de l’être demain, tels que le cuivre et l’étain. Pour autant, la filière n’est pas encore tout à fait opérationnelle, ni la rentabilité. Plus particulièrement en Amarantie, le millefeuille territorial et législatif rend difficile une politique de recyclage commune. La filière de recyclage n’est une alternative aux pénuries et à l’épuisement des ressources qu’au prix d’investissements massifs, d’un volontarisme des pouvoirs publics, et d’un changement des habitudes de consommation.

      [right]Polikarpo Malgrandulo[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      3 février 2036

      L’Amarantie doit-elle rejoindre l’UDO ?[/center]

      Les planètes semblent alignées pour une adhésion de la Ligue amarantine à l’Union Douanière Occidentale : l’échec du Forum Coopératif de Dytolie et la nécessité de renforcer le « duopole amaranto-montalvéen » (sic) sont autant de conditions favorables à une telle entreprise. L’organisation, qui regroupe Britonnie, Lorthon, Montalvo et Morino, vise à harmoniser les droits douaniers pour protéger l’économie dytolienne du dumping algarbien ou ventélien et par conséquent, favoriser le commerce interne au continent. Deux des voisins de la Ligue, qui font partie des principales destinations des exportations amarantines, sont d’ores et déjà membres de plein droit. Le fait qu’à l’inverse, l’Amarantie ne le soit pas est particulièrement problématique pour les produits agricoles, au moins pour le Lorthon, qui est demandeur en fruits et légumes céruléens : des droits douaniers de 25 % sont exigés. Autrement, les inputs industriels et produits finis ou semi-finis, pour lesquels l’Amarantie s’est bâtie une réputation, ne sont pas concernés par la classification tarifaire de l’UDO. Les métaux industriels sont ainsi exemptés de toute taxe.

      En comparant les coûts et les avantages d’une éventuelle adhésion à l’UDO, les adversaires de cette idée estiment que l’Amarantie a peu à gagner, à l’heure actuelle, mais en revanche beaucoup à perdre. Avec une balance commerciale très déficitaire, la Ligue ne semble pas légitime à s’imposer des droits de douane, qui conduiraient à une augmentation importante du coût de ses importations. Ceux-ci s’élèvent par exemple à 15 % sur les produits pétroliers, alors que l’Amarantie a signé un traité de libre-échange avec la Hachémanie, assorti d’une alliance militaire ; et à 30 % pour le gaz. Pour le Commonwealth, qui souhaite faire entrer le pétrolier dominion de Nunakya dans l’organisation, l’opération est séduisante. Pour l’Amarantie, elle l’est moins. La classification douanière semble à vrai dire taillée pour l’économie montalvéenne, qui entend protéger certains pans de son activité : poissons sont taxés à hauteur de 80 % pour ne pas contrarier les pêcheurs montalvéens et les moteurs de recherche le sont à hauteur de 8 %, pour faciliter l’emprise de Zibbibo sur la Dytolie, en plus des subventions publiques qu’il reçoit. Dans ces conditions, l’Amarantie préférerait attendre que d’autres Etats dytoliens et péri-dytoliens rejoignent l’organisation.

      [right]Bertilo Hinatero[/right]

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      [center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]

      Les Chantiers navals de Céjanosie reprennent doucement[/center]

      Désormais sous la direction temporaire d’une commission de technocrates, les territoires céjanosiens voient leur activité économique reprendre en douceur. Les chantiers navals de Céjanosie, repris par l’armée loyaliste en début de conflit, sont aujourd’hui gardés en permanence par des soldats fidèles à la Ligue, au moins le temps qu’une sanction soit prononcée contre ceux qui ont choisi la République libre de Céjanoise. Initialement destinées à la marine amarantine, des frégates sorties d’usine pourraient faire un voyage de plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre les côtes txiléennes. Le pays dorimarien s’est montré fortement intéressé par leur acquisition. La marge qu’en tirerait l’Amarantie servirait en partie à reconsolider une armée fracturée et à organiser de nouvelles campagnes de recrutement pour remplacer les soldats rebelles. Mais le débat semble ailleurs : les Chantiers navals doivent-ils changer de nom ? La République sécessionniste espérait asseoir ses recettes sur cette activité lucrative, avec des contrats pouvant s’élever à un demi-milliard de dollars. Aujourd’hui, la République libre n’existe plus, la Céjanosie non plus. Le nom, lui, reste le même. À côté, la République du Caducée serait très active pour reprendre sous son autorité les Chantiers navals et les rebaptiser. Le Caducée, semble-t-il, l’aurait mérité : l’entité a ardemment combattu sur le front de l’ouest pour reprendre les régions occidentales de la Céjanosie alors qu’au nord et à l’est, l’armée amarantine a essuyé plusieurs déconvenues. Si ce projet se concrétise, ce serait une manière pour le Caducée d’épouser en secondes noces un autre nom, celui de « république maritime », qu’elle avait abandonné au détriment de la même Céjanosie et de la Dentegorie voisine.

      [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      8 février 2036

      EDITO : L’OCC se déclare propriétaire du Canal de l’isthme shuktène

      [img]https://i.imgur.com/Hz8rEgB.png[/img][/center]

      Loin de l’image populaire véhiculée par les cultures ventéliennes, le dragon prend la forme, dans l’imaginaire collectif amarantin, d’une créature pourvue de multiples têtes aux voix discordantes. Pour donner de la magnificence à son action, l’Organisation de Coopération de Choenglung a donc réhabilité la mythologie pour mener l’opération de libération du canal de l’isthme shuktène bloqué par une Hachémanie qui entend tuer dans l’œuf la guerre que lui mène le Karmalistan. Casus belli pour l’Empire du Kaiyuan, figure de proue de l’organisation, qui n’admet aucune entrave à son commerce et qui a donc préparé l’opération. Une vision court-termiste, qui témoigne du candaulisme d’un Empire du Kaiyuan et de ses voisins qui prennent plaisir à voir le conflit s’éterniser, pensant fructifier leurs propres affaires. L’OCC, dit-on, est une zone de prospérité et doit le rester. Mais en pensant agir pour la libération du canal, elle ne fera qu’éterniser le conflit entre la Hachémanie, et donc entraver sa politique mercantiliste, la seule qui compte. Si les combats ne peuvent pas se tenir dans l’estuaire du canal, alors ils se tiendront non loin de là, sans que ne soit revenue la paix nécessaire au commerce. Cette position n’est pas sans rappeler celle durant la Guerre des Containers où l’OCC n’a pris aucune initiative, pensant la Ventélie étrangère et protégée par les éventuelles conséquences collatérales. Mal lui en a pris : l’Eashatri a été touché par la marée noire et un attentat s’est déroulé contre le port d’Aravindapura, au Lianwa.

      Les candaules de l’OCC, au premier rang desquels le Kaiyuan, non mécontents de faire perdurer le conflit, se réapproprient ainsi le canal de l’isthme shuktène, en donnant l’illusion qu’ils sont les seuls impactés par le blocus hachaménien. C’est que le Karmalistan, dont la flotte est anéantie, fait maintenant les yeux doux à un Empire du Kaiyuan auréolé par la presse nationale comme première puissance militaire et à un Empire d’Eashatri dont il se rappelle qu’il est son voisin. Au besoin, le Shakhanat rappellera combien il a la fibre janubo-ventélienne, en plus d’être le protecteur des musulmans. Rappelons à tous égards que durant le conflit en Ashurdabad, le même Empire du Kaiyuan s’est contenté d’observer les hostilités et de soutenir plus moralement que concrètement le Sengaï et le Lianwa dans leur entreprise. Aujourd’hui, toutefois, le canal serait en partie le sien et la première puissance militaire, qui offre le plus gros du contingent dans cette opération sous égide de l’OCC, donne de la voix pour mener une opération pour repousser une Hachémanie, pourtant légitime à barrer la route à son ennemi karmali. Tout n’est finalement qu’une question de légitimité, telle que celle du Kaiyuan à parler au nom de la Ventélie entière ou de la paix mondiale, alors qu’il devrait plutôt faire attention à ce que le dragon garde une seule tête et une seule voix.

      [right]Polikarpo Malgrandulo[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      14 mars 2036

      Les nouveaux exploitants de ferries se positionnent en amont du futur canal[/center]

      Chaque jour, ce sont près de 180 000 passagers, 28 000 véhicules particuliers et 14 000 poids lourds qui traversent le petit bras de mer séparant les « deux Amaranties » grâce à douze lignes de ferries. Jusqu’à présent, l’essentiel de ces lignes était exploité par une société céjanosienne mais le Conseil Exécutif avait décidé de ne pas renouveler la concession, en raison de très probables accointances avec la République libre de Céjanoise. Autrement dit, une ouverture s’était créée pour l’appel d’offres quinquennal. Le Conseil Exécutif a ainsi privilégié l’exploitation par des compagnies étrangères et leur multiplicité afin de limiter le risque. La Compagnie de Transport maritime Vonalyanne obtient ainsi l’exploitation de la plupart des trajets en partance de Marejno, grâce à l’influence d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=323638#p323638]investisseurs nordiques présents dans cette région[/url], non loin de là à Havenogoria. La Hachémanie, qui entend se positionner sur les marchés occidentaux, fait quant à elle une razzia sur les liaisons depuis l’Amarantie centrale. Enfin, le Lorthon, jusqu’à présent sujet à des droits douaniers de 66.6 %, bénéficie aujourd’hui librement du marché amarantin et peut notamment se targuer d’exploiter la ligne Adablejo – Movopolis. Si le marché se partage essentiellement entre ces trois prestataires, on note aussi la présence des challengers slovian, morinois mais aussi du baron movopolitain Eric Bertaud qui représente depuis peu les couleurs de la Ligue.

      Cet appel d’offres est d’autant plus stratégique que la Ligue amarantine et le Royaume de Slovianie se sont positionnés en faveur d’un projet de canal reliant la Cérulée à la Mer des Crabes, en utilisant les deux lacs. L’espoir de pouvoir relier l’Amarantie à la Slovianie en ferry a sans doute pesé lourdement dans la décision des nouveaux exploitants. Pour autant, le canal reste encore un projet. Si le gros œuvre amarantin ne nécessite que des rénovations, c’est en Slovianie que les travaux seront les plus importants, avec le creusement sur plus de 130 kilomètres pour relier les deux fleuves principaux du royaume. Si l’importance de ces travaux pose la question de la viabilité financière du futur canal, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=16609]l’appel à financements[/url] a toutefois dépassé les espérances, récoltant la somme demandée en quelques jours. Selon le projet initial, qui sera certainement amené à être amendé selon les besoins, le canal dépendra d’une autorité publique entre les Etats qu’il traverse. L’autorité pourra à elle seule décider de la fermeture du canal pour des impératifs sécuritaires. L’exploitation, quant à elle, sera confiée à une société de gestion, qui aura la liberté sur les prix, la réglementation et l’aménagement.

      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/YfHTmkO.png[/img]
      31 mars 2036

      Le nouveau Consultat Berbère Autonome attire de nombreux mécènes amarantins

      [img]https://i.imgur.com/CTwGmJs.png[/img][/center]

      Officialisée depuis quelques jours, la Berbérie Autonome entend renouer avec les plus profondes racines de son peuple d’avant la colonisation par les troupes mahométanes au Moyen Âge. Cette nouvelle tentative d’unir le peuple berbère contraste ainsi avec une République aminienne démocratique et populaire qui avait fait la part belle aux réseaux islamistes, mais avec le nouveau Vizirat du Nord sous occupation montalvéenne. Les deux proto-Etats sont toutes les deux des utopies mais le mécénat amarantin n’a d’yeux que pour la nouvelle Berbérie laïque. Ces hommes fortunés de la Ligue, souvent âgés, envoûtés par les odeurs de l’orientalisme, veulent donc donner sa chance au Consulat, qui manquera sûrement de soutien en raison de son lien avec l’Empire Luciférien voisin. À l’aube de ses 80 ans, Jemaso Parmina, ancien magnat de l’industrie automobile, finance ainsi sur ses fonds propres de nombreuses écoles de musique et danse amazighe. L’homme, qui s’est acheté une confortable villa sur la côte de La Massabe multiplie les visites dans le Consulat pour s’assurer de la bonne utilisation de ses deniers, mais aussi pour soutenir les jeunes artistes locaux et les voir se représenter. « Je garde des obligations en Amarantie malheureusement et chacun de mes départs de La Massabe est un crève-cœur. Toutes ces couleurs, cette joie de vivre, cette ambiance musicale permanente… on ne retrouve pas ça en Amarantie ! Certes, je suis naturellement bon public mais l’identité berbère soit subsister face au rouleau compresseur obscurantiste des fous d’Allah. Entre les bruits des bottes des « Bataillons Internationaux de Défense de la Foi » et la mélodie des tambours des Touaregs, mon choix est rapidement fait… et celui des locaux aussi. » témoigne le vieil homme.

      Artisans, danseurs, musiciens, écrivains, cuisiniers, peintres… et dans un registre moins traditionnel jeunes cinéastes prometteurs. Les mécènes amarantins espèrent que la réhabilitation de l’identité berbère sera déterminante dans les nombreux défis que le nouvel Etat s’apprête à relever. L’orgueil attisée d’une communauté, qui craint de devoir s’acquitter de la djizîa, cet impôt réservé aux citoyens non-musulmans d’un Etat musulman (dhimmi), si d’aventure la Ligue Islamique mondiale venait à riposter, peut être un facteur déterminant pour la résistance à ce mouvement. Si certains s’interrogent de la finalité de l’intervention amarantine dans une Aminavie où le Montalvo et la Luciférie se sont déjà partagé le gâteau, les mécènes rappellent l’importance de leur action, qui mettra d’être un trait d’union entre ces deux Etats moins ennemis que concurrents. Cette exacerbation de la culture amazighe dans la nouvelle Berbérie pourrait toutefois donner des idées dans la Hyptatie voisine, assez négligée par le pouvoir de l’Impératrice Marie-Claire Ière. Préférant miser sur les deux chevaux, la Ligue amarantine souhaiterait développer les deux économies : ainsi, les produits importés de la Berbérie, estampillé par la douane consulaire, devraient bénéficier d’une levée de taxes. Pour le Vizirat, en revanche, l’Amarantie reste prudente et maintient une occupation militaire, mais envisage dès à présent de faciliter les échanges avec lui.

      [right]Piramo Laloĝanto[/right][/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      8 mai 2036

      Réforme douanière : la Ligue amarantine veut certifier les transporteurs sûrs

      [img]https://i.imgur.com/KazwqHI.png[/img][/center]

      Le 20 avril dernier, un vraquier non attendu transportant des milliers d’armes a été intercepté au port de Drastanne. L’évènement, loin d’être anodin, a incité le Conseil Exécutif à réfléchir à une réforme douanière pour mieux anticiper les risques. Pour ce faire, l’Amarantie entend décerner une certification pour les transporteurs sûrs (compagnies maritimes, compagnies aériennes, transporteurs routiers et beaucoup plus rarement compagnies de fret ferroviaire). Cette certification permettrait aux navires concernés de limiter drastiquement les contrôles mais aussi de bénéficier d’un allègement voire d’une suspension de droits douaniers pour leurs clients. Pour la douane amarantine, dont les effectifs restent insuffisants pour assurer un parfait contrôle de ses flux de marchandises, il s’agit de se concentrer sur les navires n’ayant pas obtenu la certification et parmi eux, ceux en provenance des pays les plus suspects en priorité. Il s’agit aussi, d’une certaine manière, de remplacer la grille tarifaire douanière basée sur les pays de provenance par une grille tarifaire basée sur les sociétés de transport, en jouant davantage sur l’incitation plutôt que sur la coercition.

      Pour obtenir la certification, le transporteur devra financer lui-même un audit auprès d’un établissement agréé basé en Amarantie. En fonction notamment de l’ancienneté et l’importance du transporteur, de la régularité ou non de ses voyages vers la Ligue, de la nature des produits qu’il transporte, l’audit peut prendre des semaines ou des mois. L’essentiel de cet audit concerne les normes sécuritaires et sanitaires, afin de prévenir toute menace sur le sol amarantin. Si le transporteur respecte le cahier des charges, il obtient la certification pour quatre ans mais sera dès lors dispensé de nombreuses formalités administratives et de contrôles douaniers. Elle sera également un argument commercial de poids pour ses clients, qui bénéficieront d’une levée de taxes sur leurs produits à leur arrivée en Amarantie. La certification peut être retirée à tout moment si la douane constate des manquements graves à ses obligations chez un transporteur ; elle pourra également exiger une indemnisation auprès de la compagnie d’assurance de ce dernier.

      Cette réforme douanière, qui vise à porter la responsabilité d’une défaillance au transporteur plutôt qu’au pays d’origine, mise avant tout sur le volet sécuritaire. Ses détracteurs estiment qu’elle pourrait être alimenter le dumping, en ce sens où les pays qui ont les normes les moins restrictives et qui ont les coûts du travail les plus bas pourront bénéficier d’une levée de taxes compensatrices. Par ailleurs, plusieurs entités membres estiment qu’il s’agit là d’une recentralisation de la prérogative douanière, nuisant à leur autonomie.

      [right]Prospero Kraŭzol[/right][/justify]
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