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Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      16 novembre 2035

      Montée en puissance du Bykova ?

      [img]https://i.imgur.com/fyduiNk.png[/img][/center]

      La République populaire de Bykova se montre optimiste sur son avenir et deux nouvelles viennent en effet confirmer cette tendance. En premier lieu, la Daterovie n’en finit plus de décliner en raison de décisions hasardeuses adoptées par son gouvernement. D’après un sondage réalisé en octobre 2035, plus de 70 % de la population daterove serait favorable à une émigration vers le Bykova, voire à une annexion par ce dernier, une proportion énorme qui témoigne du désarroi des locaux. Le projet d’annexion peut paraître farfelu mais il est au moins déjà mis en œuvre pour la banquise arctique. La partie occupée par la Daterovie l’est maintenant par le Bykova, sur plus de 300 kilomètres. Si l’intérêt pour la Daterovie d’investir ce territoire meuble peut se discuter, la colonisation sans heurt de ce banc de glace par le Bykova confère à ce dernier symboliquement une suprématie dans la région et une manière de marquer son territoire.

      En second lieu, le Bykova bénéficie d’un autre déclin, celui de la puissance vonalyane. Cédant aux velléités religieuses et autonomistes, la Couronne nordique perd de plus en plus de prise avec le reste du monde dont elle a été pendant longtemps une figure de proue. Amorcée dès 2034 et sa mauvaise gestion de la Guerre des Containers, la chute du Vonalya s’est aggravée durant l’année 2035, au point d’atteindre un point de non-retour. Extrêmement fragile, l’économie du Vonalya reposait presque exclusivement sur les exploitations gazières. Mais face à l’instabilité qui gagne maintenant le royaume, non sans corroborer l’analyse de la presse thorvaloise, la concurrence s’installe. La chute de la Société Vonalyane du Gaz, géant parmi les géants, une des principales entreprises mondiales fera bien des heureux, à commencer par le Bykova. Grâce à l’anticipation de la république populaire, qui a lancé en janvier 2032 un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=13918]projet de prospection et d’exploitation[/url] de ses puits de gaz, le Bykova pourrait bien rafler la mise et la première place comme pays exportateur de gaz au détriment du Vonalya. À l’époque, le Bykova avait d’ailleurs écarté l’offre de la SVG, qui voulait acquérir l’intégralité des puits. Finalement, c’est l’amarantin Rubando qui a été retenu pour 60 ans. Le groupe a d’ailleurs vu son cours boursier augmenter de 20 % en quelques jours.

      Le gaz est-il à ce point stratégique ? A priori moins que le pétrole. Mais les ressources sont plus rares et moins sujettes aux aléas géopolitiques. La stabilité du régime bykovien, qui allie économie planifiée et ouverture sur le monde – y compris avec le monde capitaliste – peut définitivement jouer en sa faveur. Apparaissant a priori comme une faiblesse, son isolement par rapport au reste du monde lui a permis de se développer sans craindre le voisinage, au contraire de zones plus tendues comme la Dytolie orientale, l’Algarbe ou la Janubie. Non mécontent de pouvoir bénéficier du marché dytolien grâce à la chute du Vonalya, le Bykova pourra investir le marché ventélien de l’OCC, qui est l’autre foyer de consommation principal. L’avenir se montre donc radieux pour un pays peu habitué à une telle exposition médiatique et à l’intérêt des places de marché.

      [right]Prospero Kraŭzol[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/YfHTmkO.png[/img]

      Epileptiques et hystériques, les animes teikos peinent à trouver leur public en Amarantie[/center]

      Le mois dernier, un enfant de huit ans a été hospitalisé à Artigona pour une crise d’épilepsie. S’il est aujourd’hui hors de danger, le garçon a visionné sur InVido une séquence d’un anime teiko riche en scintillements et en couleurs vives. Plus sensible qu’un spectateur adulte, les enfants sont particulièrement vulnérables au style très décapant de ces animes en provenance de Néchinésie. Tant est si bien que plusieurs entités ont pris le choix de soumettre leur visionnage à un contrôle parental, quand ils ne privilégient tout simplement pas la censure. Mais à l’heure d’InVido et du libre accès aux contenus du monde entier, les mesures ont peu d’impact.

      Sous couvert d’impératifs sanitaires, c’est l’esthétique de ces productions audiovisuelles qui est remis en cause. Le Parti national de Céjanosie se fait ainsi critique d’art : « Ces animes sont un danger pour les enfants de la Ligue. Non mécontents d’abuser d’effets spéciaux à en donner la nausée, ils mettent en scène des personnes androgynes, hystériques et en contradiction directe avec l’identité amarantine. Les producteurs de ces programmes entretiennent sciemment la confusion entre les personnages masculins et féminins pour des raisons politiques. Ce ne sont pas des programmes de divertissement mais de propagande féministe ». Les personnages masculins arborent en effet souvent les cheveux longs, un visage fin et imberbe, ainsi qu’une tenue pour le moins équivoque. L’hystérie de leurs personnages, aux yeux écarquillés, aux bouches bées grossièrement dessinées, et aux réactions exagérées et névrotiques tend selon les opposants à abrutir et déviriliser l’audience. Même la Communauté des Melgares, si elle refuse de s’engager dans cette même rhétorique, admet que « ce ne sont pas les programmes les plus intelligents qu’on puisse concevoir à destination des enfants ». L’Amarantie, pas assez « kawai » ? Les producteurs du Teikoku n’ont toutefois pas dit leur dernier mot pour la convaincre.

      [right]Piramo Laloĝanto[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      17 novembre 2035

      Libéré de l’emprise vonalyane, le Lorthon peut dominer le Grand Nord[/center]

      Difficile de se faire une place en Dytolie du Nord quand on a pour voisin le Vonalya et son volontarisme exacerbé sur la scène diplomatique. Le Royaume du Lorthon l’a appris à ses dépens et pour peser sur le paysage international, il a privilégié le renforcement de ses relations avec son ancien colonisateur anglophone. Cela l’a amené à participer à une guerre qui l’a très peu concerné, tant parce qu’elle était éloignée du théâtre janubien que parce que ses intérêts se plaçaient davantage au sein de la Ligue boréale. Aujourd’hui, la guerre n’est plus, le Vonalya n’est plus, la Ligue boréale n’est plus et la fraternité du monde de Lanfair n’est plus. Libéré de ses obligations vis-à-vis de son ancien colonisateur et libéré de l’emprise étouffante de Patte-de-Foudre, le Lorthon peut maintenant jouir d’une pleine autonomie. Au début de l’année, dans les urnes, cela s’est traduit par une défaite du Parti de la Couronne au profit des Travaillistes qui ont presque réuni à eux seuls une voix sur deux. Le Lorthon peut par ailleurs désormais inonder le marché de l’Union Douanière Occidentale qui malgré sa petitesse en termes d’acteurs, réunit deux grandes puissances mondiales. Autrefois son client, le Lorthon est maintenant le fournisseur du monde de Lanfair.

      Mais gare aux excès de confiance. En dehors des pays cités, le Lorthon dispose d’un réseau diplomatique assez faible. Longtemps, le Parti de la Couronne qui dominait la vie politique du royaume respectait à la lettre l’injonction sous-entendue par l’UPO de ne pas traiter avec des Etats extérieurs à l’UPO. Ce choix de vie en autarcie anglophone a privé le Lorthon comme le Mahajanubia d’opportunités. Même si le nouveau Premier ministre préconise une diplomatie moins dogmatique, le retard cumulé sera difficile à rattraper et le Lorthon doit encore donner des gages de confiance auprès des Etats qui ont appliqué contre lui des sanctions économiques au pire moment du conflit. Daniel Ceallach a également une grande ambition, celle de s’attaquer à la finance. Un vaste programme qui se concrétise en préambule par une séparation des banques de dépôt et d’investissement. Les liquidités des épargnants ne pourraient ainsi plus être mobilisées pour les opérations d’investissement, beaucoup plus risquées. Si la mesure est jugée moins radicale qu’une nationalisation, elle suscite le mécontentement du secteur financier. Réduire les ressources disponibles pour réduire le risque de banqueroute : la mesure plaît aux épargnants mais porterait préjudice au capital-risque, nécessaire dans toute économie capitalistique. Faute d’investissements dans l’innovation, par essence risqués, le Lorthon pourrait ainsi finir comme son voisin vonalyan, à devoir reposer une grande partie de son économie sur la vente d’hydrocarbures. Et ce d’autant plus que le gouvernement travailliste a procédé à la nationalisation de Lorthon Energy.

      Les réformes économiques adoptées par Ceallach réhabilitent le concept d’effet multiplicateur : augmenter le pouvoir d’achat des ménages pour soutenir l’économie, notamment par une exonération d’impôts pour les classes les plus défavorisées. Cela n’est pas sans rappeler la politique du Montalvo, qui a une vision keynésienne similaire. Une vision qui ne peut s’épanouir qu’au prix d’un protectionnisme fort et d’une dissuasion à l’épargne, pour éviter que l’argent redistribué ne profite à des économies étrangères. L’Union Douanière Occidentale, à laquelle adhèrent les deux pays, est clairement une organisation protectionniste, taxant jusqu’à 80 % de leurs prix des matières premières et les produits halieutiques. Jusqu’ici, le Lorthon s’inscrit donc dans un parcours parfaitement cohérent. Mais le royaume ne vient-il pas de quitter une autarcie pour une autre ? Le message des électeurs a-t-il été réellement compris ?

      [right]Ovidio Denas [/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QoCsaww.png[/img]
      18 novembre 2035

      L’Amarantie propose de nourrir les poissons qu’elle importera du Lorthon

      [img]https://i.imgur.com/aIHOhlc.png[/img][/center]

      Le chat mange la souris. Le lion mange la gazelle. Et le poisson mange du bœuf. Pour les besoins de la course à la productivité et à la rentabilité, on a inversé la chaîne alimentaire et l’Amarantie ne compte pas déroger à la règle. On le sait, le Vonalya voit son économie s’effriter de partout : or, il s’agissait d’un de ses principaux fournisseurs en produits halieutiques, depuis que le Montalvo ait décidé de tourner le dos aux marchés amarantins. Les étals des marchés avaient évolué en conséquence : plus de saumons, moins de dorades. Pour le palais d’un Amarantin, un poisson d’eaux froides peut bien remplacer un poisson d’eaux chaudes. De toute façon, il ne verra pas la différence dans la préparation à tartiner. Perdant à nouveau son fournisseur, l’Amarantie est orpheline. Siracuzzia ne peut davantage répondre à la demande, le petit archipel étant à l’agonie bancaire. Le Lorthon s’impose ainsi comme le seul acteur viable, capable de répondre à ce besoin. Le royaume boréal a fait de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334080#p334080]pêche l’un de ses deux secteurs vitaux[/url], avec les hydrocarbures. Autrement dit, le Lorthon repose toute son économie sur son secteur primaire et sur l’exploitation de ressources non renouvelables.

      Qu’importe : la pêche sauvage ne suffit pas à rassasier l’appétit des grandes surfaces, qui elles-mêmes ne font finalement que répondre à l’appétit tout aussi grand de consommateurs. Grâce à une importante zone économique exclusive, le Lorthon a développé l’élevage halieutique à vitesse grand V, si bien que la production est aujourd’hui excédentaire, prête à être exportée. Toutefois, faute de surface agricole utile – le pays étant divisé en de centaines d’îles trop petites pour une agriculture intensive rentable – le Lorthon est en rupture de farines animales pour alimenter ses poissons, garantissant une croissance exponentielle de la marchandise. Les conditions sont idéales pour un échange de bons procédés : les industriels amarantins transforment la carcasse de bovins et d’ovins en farines pour la vendre aux pisciculteurs lorthoniens ; lesquels nourrissent leurs poissons avec avant de les vendre aux consommateurs amarantins. Le tout en profitant d’un vide juridique laissé par [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334185#p334185]le tableau des tarifs douaniers de l’UDO[/url]. À l’image de l’industrie amidonnière, celle des farines animales est un très influent lobby en Amarantie, qui n’hésitera pas à présenter ses arguments auprès du gouvernement lorthonien. Bien sûr, le débat pourrait se porter sur l’intérêt d’élever des animaux pour nourrir d’autres animaux qui eux-mêmes se nourrissent de céréales pouvant convenir directement à l’alimentation humaine mais ceux qui posent ce débat n’y connaissent rien à l’économie !

      [right]Faenia Natalis[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      30 novembre 2035

      La Céjanosie veut une action militaire amarantine contre le Montalvo[/center]

      « Le Montalvo est fier d’avoir déstabilisé l’Amarantie. C’est une déclaration de guerre. » : les propos sont signés par Horasiu Zamfir, nouvel homme fort qui s’est imposé à la tête de l’entité, dans des circonstances toujours aussi obscures. Présidant désormais la première puissance de l’Amarantie, il a tenu à marquer ses différences vis-à-vis de son prédécesseur Quintus Strabo, qui préférait régler la crise des aliénés de manière diplomatique. Depuis un an maintenant, le Montalvo accueille des aliénés amarantins, munis de visa « Affranchissement ». Victime d’une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333428#p333428]insurrection servile[/url] au mois de juin, la Céjanosie accuse le Montalvo d’avoir perpétré une action hostile contre l’Amarantie et plus particulièrement contre elle, en alimentant la détestation de certaines catégories de population contre la Ligue. Depuis l’évènement, la Céjanosie est dans une crise politique sans précédent que le limogeage de l’ancien Premier ministre n’a pas suffi à calmer. La démission surprise et quelque peu trouble du président en exercice en est l’illustration la plus récente.

      Beaucoup plus martial, Zamfir veut « laver le nom de l’Amarantie » coûte que coûte. L’intervention militaire entend voir rapatriés ici les aliénés confisqués par le Montalvo, avec deux objectifs : juger les aliénés coupables d’avoir blessé voire tué leurs propriétaires ou des forces de l’ordre et surtout, donner un signal fort contre toute nouvelle tentative de fuite d’aliénés. Mais seul le Conseil Exécutif détient la prérogative militaire et seul un vote à la majorité simple peut engager l’Amarantie sur des fronts étrangers. Or, d’autres entités pourraient voter favorablement à cette motion : le Barnique, touché dans une moindre mesure par la Loi Affranchissement montalvéenne mais aussi, la Spongorie, pour des raisons totalement différentes et qui souhaite affliger une correction à la ligue voisine. Pas assez pour former une majorité, mais Zamfir pourrait tout de même trouver une majorité grâce à l’abstention d’autres entités. Et si une majorité n’est pas trouvée ? « On trouvera une autre façon de laver notre nom. » affirme le président céjanosien, avec un sourire.

      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      3 décembre 2035

      DERNIÈRE MINUTE : Déboutée par un vote du Conseil Exécutif,
      la Céjanosie déclare « ne plus reconnaître la légitimité de la Ligue »


      [img]https://i.imgur.com/kYqQdmR.png[/img]
      Une mutinerie a éclaté en Céjanosie, premier pourvoyeur militaire de la Ligue[/center]

      Nouveau coup de théâtre dans le conflit opposant la Céjanosie au Conseil Exécutif : faute d’avoir obtenu la majorité nécessaire à la convocation d’un conseil militaire chargé d’organiser une opération en Ligue de Montalvo, l’entité par la voix de son président a déclaré qu’elle ne reconnaîtrait plus la légitimité des institutions de la Ligue à partir de ce jour. Une forme de sécession d’autant plus inquiétante que pour accompagner le mouvement, une importante mutinerie a éclaté. Concentrant en son sein près de 40 % des forces armées de l’Amarantie, la Céjanosie est de loin le premier pourvoyeur militaire de la Ligue. Surtout, elle dispose des principales bases navales et du premier [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15566]chantier naval[/url], qui en porte le nom. La flotte aérienne est quant à elle confiée à d’autres entités. Symboliquement, le drapeau de la Ligue a ainsi été retiré de toutes les institutions de l’entité.

      On estime ainsi à près de 20 000 le nombre de soldats qui ont rejoint les rangs de la nouvelle Céjanosie sécessionniste, fidèle à la politique voulue par Zamfir. La mutinerie était, semble-t-il, préparée de longue date puisqu’un nouvel état-major est déjà totalement opérationnel avec à sa tête le vice-amiral Valerio Savojon. Les militaires patrouillent ainsi le long des frontières céjanosiennes pour parer à la très probable réponse amarantine. Si l’exclusion de l’entité ne fait maintenant aucun doute, il ne sera pas aisé pour l’Amarantie de reprendre le contrôle du territoire. La détermination des Céjanosiens semble infaillible et ce à plus forte raison qu’ils détiennent un stock stratégique de missiles et d’artillerie pour se défendre. Assurant avoir le soutien d’alliés extérieurs, la Céjanosie se dit même prête à être sur les deux fronts : le premier contre le reste de la Ligue et le second contre le Montalvo voisin. En revanche, les entités qui ont voté favorablement à la motion déposée par la Céjanosie semblent a priori se désolidariser de la sécession de cette dernière et préfèrent lui apporter un soutien d’une autre nature, au moins contre le Montalvo.

      [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      9 décembre 2035

      #GuerreCejanosienne : Y a-t-il d’autres traîtres au sein de la Ligue ?[/center]

      Bien des fois, la Ligue amarantine a failli imploser mais c’est la première fois dans l’histoire moderne qu’on assiste à un tel délitement. Jusqu’à présent, la Ligue pouvait compter sur le soutien sans faille de la Céjanosie, première puissance militaire. Le duopole qu’elle constituait avec la Dentegorie était garant du maintien des institutions. La sécession de la Céjanosie, le 3 décembre dernier, est un coup dur pour l’armée de Ligue, qui doit affronter ses propres hommes avec un rapport de force équivalent. En dehors d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=888&t=16371]front à l’ouest[/url] pour récupérer quelques points stratégiques comme les Chantiers Navals ou le Port militaire de Granda Kardo, l’état-major amarantin a exclu une guerre lourde, qui pourrait mettre gravement en péril les infrastructures quand elles reviendront dans le giron de la Ligue. Pour l’heure, la Ligue amarantine se refuse à appeler ses alliés, considérant qu’il s’agit d’un conflit interne qui doit être géré entre Amarantins. Le Conseil Exécutif tente ainsi de renouer avec la voie diplomatique, pour recevoir les doléances céjanosiennes. Jusqu’ici, les tentatives sont vaines mais le Conseil ne désespère pas.

      Si le Conseil joue la prudence, c’est parce qu’il craint un embrasement du conflit. La fidélité d’autres entités confédérées comme l’Etat autonome du Barnique, la République de Spongorie ou la Principauté de Movopolis est remise en question. Ces entités apporteraient un soutien officieux à la cause céjanosienne. Si la Ligue a les moyens de gérer un conflit avec une entité, elle ne peut se permettre d’en avoir 3 autres contre elle, simultanément. Sans compter la Cité-Etat de Fagrase, qui risque elle aussi de passer sous le contrôle céjanosien, faute de gouvernement stable. La menace principale ne viendrait peut-être même pas de la Céjanosie mais de l’Alilée, avec un autre duopole cette fois-ci, Spongorie-Movopolis. S’il est communément admis que la Spongorie est un Etat fantoche contrôlé par la mafia, celle-ci a rendu impossible la circulation sur ses axes routiers majeurs depuis le début du conflit. Pour rejoindre la Spongorie, une seule voie possible : la Principauté de Movopolis. Ses frontières avec l’Etat autonome de Haute-Alilée et le Royaume de Forluno sont condamnées. Autant dire que face à une telle configuration, la Ligue marche sur des œufs. La diplomatie d’un Aristofano Negusteco aurait pu régler voire éviter ce conflit mais face à une absence de leadership sur la Ligue, ses entités confédérées ne semblent plus croire au projet amarantin. Comme l’analyse la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335969#p335969]presse lianwandaise[/url], au-delà d’une simple querelle entre entités, c’est le modèle institutionnel de la Ligue qui est aujourd’hui mis en cause.

      [right]Maximus Lurio[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      14 décembre 2035

      #GuerreCéjanosienne : L’Amarantie accepte l’aide du Montalvo,
      la Céjanosie attaque Filipiada, la Spongorie les pieds dans l’eau


      [img]https://i.imgur.com/e9gHyDp.png[/img]
      La Spongorie est menacée d’inondation après le pilonnage des digues retenant le Belpotamo.
      (photo prise à Tornusjo en octobre 2030)[/center]

      La Ligue amarantine a été contrainte d’accepter l’aide de sa voisine montalvéenne pour assurer le maintien de sa souveraineté. D’autres entités, en particulier celles qui ont voté [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=888&t=13387&p=335851#p335851]favorablement à la dernière proposition de résolution[/url], apporteraient un soutien officieux à la cause céjanosienne. Face à la multiplication des fronts, aux quatre coins de l’Amarantie, la Ligue a donné son feu vert au Montalvo dans son offensive contre la Spongorie. Le 9 décembre dernier, le Montalvo a ainsi bombardé plusieurs villes frontalières situées entre Menavi (Montalvo) et Tornusjo (capitale de la Spongorie) et d’autres, plus ciblés, contre les digues retenant le lit de la rivière Belpotamo. Or, coincée entre deux lacs et située partiellement au-deçà du niveau de la mer, la région de la Spongorie est une région fragile qui a gagné ses terres sur des marais asséchés. Une éventuelle sortie de son lit du Belpotamo est ici prise très au sérieux car synonyme d’un désastre qui sera difficile à éponger.

      Un autre front s’est créé : la République libre de Céjanoise a attaqué la région des Lofusi, au nord-est de la Province d’Alilée. La marine céjanosienne a ainsi débarqué dans le Port de Filipiadia, aidée par des partisans de la Simmachia, ce projet d’alliance entre les deux ligues et qui fédèrent des Filipadiens laissés pour compte. Ces derniers rêvent de la restauration de la Grande-Cité de Filipidia, qui a été sous autorité amarantine sous le XIXe siècle, jusqu’à la reprise par les forces italophones. Les motivations diffèrent donc largement des Céjanosiens, qui entendaient faire payer au Montalvo une politique d’affranchissement brutale. Cette alliance de circonstance avec la mafia locale était nécessaire pour la Céjanosie, qui manquait de relais d’opinion à Filipiada. Loin d’avoir toute ambition expansionniste, la République libre espère trouver dans la nouvelle Grande-Cité mafieuse un vassal, d’où une opération de séduction de la population bien rodée. L’armée montalvéenne ne devrait pas avoir de mal à reprendre la ville et la région, renvoyant la nouvelle-née Grande-Cité à la longue liste de ces Etats éphémères nés de quelques esprits romantiques et patriotiques. Mais même en cas de victoire, Cartagina sera contrainte d’adopter une autre manière de gouverner, voire à faire marche arrière sur sa volonté de recentraliser le pays. Les Filipiadiens recherchent moins l’autonomie et encore moins l’indépendance qu’une vision d’avenir pour leur région. À défaut de gagner la guerre contre la Ligue, elle aura réussi à faire ce qu’elle a échoué jusqu’ici : attirer l’attention.

      [right]Bertilo Hinatero[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/QoCsaww.png[/img]

      La Céjanosie déploie les grands moyens… pour tuer des esclaves ![/center]

      La grande farce céjanosienne aurait été amusante si elle n’était pas immaculée de sang. À la tête d’un nouvel empire, Zamfir a ainsi ordonné l’invasion de la Lofusie. Initialement, le but était de faire rapatrier les esclaves que la Céjanosie possédait jusque-là et que le Montalvo a affranchis. De l’avis des Céjanosiens eux-mêmes, ces esclaves n’ont qu’une faible valeur et mobiliser à cette fin des millions de lires en déploiement de navires, en missiles, en vies humaines est totalement indécent. Mais réparer l’incommensurable ego de ces nationalistes ne semble avoir aucun prix. D’ailleurs, la région du Lofusi que la Céjanosie a choisi d’envahir n’accueille que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332069#p332069]8 500 aliénés[/url], dont à peine 2 500 dans la capitale régionale. Cela représente à peine 13 % de la capacité d’accueil de l’Alilée. Par opportunisme, la mafia montalvéenne préfère fermer les yeux sur les réelles intentions de la Céjanosie, trop heureuse de pouvoir prendre sa revanche et d’exercer un semblant d’autorité sur cette région. Les affranchis les plus chanceux ont pu fuir leur foyer d’accueil avant l’arrivée de la marine de Céjanosie. Pour les autres, c’est une autre affaire et plusieurs Filipiadiens rapportent des exactions commises par les soldats de Zamfir à leur endroit. Une dizaine de navires, des chars, des anti-missiles et 5000 soldats pour venir martyriser quelques centaines d’esclaves affranchis trop faibles, trop vieux pour fuir.

      [right]Virga Naŭsilo[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]

      Après le Montalvo, vient le Déluge[/center]

      Et si les Délugistes avaient raison ? Sur les réseaux sociaux, ils en sont certains : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335364#p335364]Après le Montalvo, le chaos[/url]. Le refrain est répété en boucle depuis des mois maintenant. Le pilonnage d’ouvrages hydrauliques par l’aviation montalvéenne fait courir à un risque imminent d’inondation, de « déluge » donc, à une Spongorie et à une Alilée dont l’histoire commune a été marquée par une lutte contre les eaux. L’eau. C’était d’ailleurs le thème pour l’édition 2035 de l’Exposition Universelle qui s’est tenue au Regenland. Les infrastructures fournissant l’eau potable aux populations font quasi-systématiquement partie des cibles prioritaires au début d’un conflit et la Spongorie n’a pas échappé à cette règle qui régit les guerres depuis des millénaires. Les stratèges militaires antiques, qu’ils soient amarantins ou étrangers, avaient déjà pris conscience que l’eau, indispensable à la vie, pouvait aussi nous tuer. Les Spongoriens doivent moins craindre l’inondation – ils sont malheureusement habitués ! – que la contamination des eaux par des armes chimiques. L’eau est en effet avec l’air les deux principaux vecteurs d’agents pathogènes. Incontrôlable et s’infiltrant partout, une eau empoisonnée peut facilement et rapidement mettre à genou les deux millions d’habitants que compte la République spongorienne. En attendant que les autorités daignent se bouger, les Délugistes proposent sur InVido une mine d’informations survivalistes. Une vidéo intitulée « Respirianisme : vivre sans boire et manger est possible ! » a battu des records de vues ces derniers jours. Le principe consiste à se nourrir uniquement d’air et de lumière, par des exercices de yoga et de méditation. Cette pratique, aussi appelée « inédie » et suivie par plusieurs Délugistes, ne manquera pas d’attirer des fidèles si le conflit venait à s’éterniser.

      [right]Gallio Triferus[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      24 décembre 2035

      Livrée à elle-même, l’Alilée demande des comptes au Comité militaire [/center]

      [tweet]https://twitter.com/ScipionoNistor/status/990216677588643842[/tweet]
      Le « pweet » du Roi de Forluno n’est pas passé aperçu et témoigne d’une bataille d’égos au Conseil Exécutif

      Le Conseil Exécutif voulait donner l’image d’une Amarantie unifiée et en bloc face à la menace céjanosienne et de ses alliés. Et pourtant, même si le président autoproclamé de la République libre semble courir vers une inévitable défaite, l’ambiance n’est pas à la joie. Une autre bataille, d’égos cette fois-ci, se profile dans les couloirs du Conseil. La République libre n’est pas encore à genou que les autres entités tentent de se partager son territoire dans un avenir proche. La République du Caducée voudrait ainsi retrouver sa splendeur d’antan en annexant une partie de sa voisine céjanosienne, qui lui appartenait jadis. De l’autre côté de la mer, la tension est plus vive encore : en charge des opérations, le Comité militaire, présidé par le Dentegorien Hadeso Kavaliro, est accusé de tout miser sur la reconquête de la Céjanosie et d’en oublier le front filipiadien. Le Roi Scipiono Ier de Forluno s’est fendu d’un pweet qui en témoigne. Les unités basées au Forluno ont toutes été mobilisées pour combattre sur le front céjanosien… alors même que Filipiada – à quelques kilomètres de Patrosio (la capitale forlunienne, ndlr) ! – est livrée à d’âpres combats. Faute de disposer directement de ses soldats et d’artillerie, le Roi est donc impuissant face à la menace qui se profile à sa frontière.

      Du côté du Comité militaire, on minimise les accusations en provenance de Patrosio : « L’urgence est de reprendre contrôle de la Céjanosie, au plus vite. Entreprendre une action militaire à Filipidia ou à Tornusjo aurait peu de sens puisqu’il faut combattre le mal par sa racine. Et la racine, elle est à Artigona, en Céjanosie. » explique Hadeso Kavaliro, le président dentegorien. Les propos ne satisfont aucunement les Aliléens et plus encore le royaume de Forluno – deuxième puissance économique du pays – qui est un grand contributeur au budget de la Ligue. Officieusement, cependant, cela serait sciemment organisé par Kavaliro, qui aurait refusé de suivre les conseils de l’état-major d’envoyer des unités à la frontière amaranto-montalvéenne. L’objectif serait de ne pas laisser le Roi de Forluno triompher des rebelles filipiadiens et ainsi l’empêcher de bénéficier d’une publicité et d’un leadership sur la Ligue. Le président dentegorien quadragénaire, qui doit encore faire ses preuves au sein du Conseil après plusieurs déconvenues, veut être le seul visage de la riposte amarantine à la félonie céjanosienne. Une manière aussi de contrecarrer le Montalvo dans sa [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335974#p335974]tentative de placer ses pions en Amarantie en la personne de Scipiono Ier[/url]. Setho Jarcenton regrette que l’intérêt de l’Amarantie soit « une nouvelle fois sacrifié sur l’autel des égo et des ambitions personnelles ». L’administrateur de Montorive, « veuf » d’Aristofano Negusteco a montré sa consternation face à ces querelles par un nouvel hommage à l’homme qui a partagé sa vie pendant plus de 40 ans et qui, selon lui, était le seul doté d’un leadership et d’une véritable vision pour l’Amarantie.

      [tweet]https://twitter.com/SethoJarcenton/status/990309288123027456[/tweet]

      [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      28 décembre 2035

      L’état-major montalvéen a-t-il misé sur le mauvais cheval en s’attaquant à la Spongorie ?

      [img]https://i.imgur.com/U0iT4eN.png[/img]
      Les célébrations de Noël ont dû être annulées, comme partout ailleurs, à l’Eglise Saint-Joseph de Begonio[/center]

      Début décembre, à la surprise générale, l’état-major montalvéen décide de bombarder les villes frontalières de la République de Spongorie, sa capitale et quelques-uns de ses ouvrages hydrauliques. Officiellement, il s’agit de tuer dans l’œuf une probable entrée en guerre des Spongoriens aux côtés des Céjanois. Les accointances entre la mafia spongorienne et la mafia filipiadienne achèvent les derniers doutes de Cartagina. Au-delà des pertes civiles à déplorer, le gouvernement spongorien est-il réellement à mettre hors de cause comme le prétend son chancelier, Ioustínos Petrakis ? Ce dernier s’est fendu d’un « [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336513#p336513]pweet[/url] » dans lequel il affirme que « le Montalvo devra payer pour son action criminelle contre le peuple spongorien ». Or, la mafia locale – dont l’influence sur les décisions publiques spongoriennes n’est plus à prouver – s’est rendue coupable en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333785#p333785]juillet dernier[/url] de l’assassinat de carabiniers et d’agents de la répression des fraudes. Depuis, Spongorie et Montalvo semblent s’enliser dans une interminable vendetta, qui va crescendo. Pour autant, la Spongorie pourrait gagner dans cette guerre asymétrique une bataille, celle de l’image : les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336378#p336378]dernières nouvelles de guerre[/url] font état d’un fort sentiment patriotique chez les Spongoriens, militaires comme civils.

      [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13226&p=336518#p336518]Sentiment partagé en Illythie[/url] où un homme de 27 ans, de confession copte, est accusé d’avoir assassiné l’ambassadeur montalvéen d’une balle dans la tête. L’homme, qui n’a opposé aucune résistance lors son arrestation, encourt la peine capitale et affirme avoir agi en soutien avec les chrétiens de Spongorie. Si les bombardements ont été couronnés de succès, l’opinion publique montalvéenne reste choquée qu’une des rares communautés chrétienne d’Amarantie fût prise pour cible préventive et ce, à quelques jours de Noël. « S’il y avait bien un endroit à ne pas bombarder en Amarantie, c’était celui-ci ! » témoigne Michele, un expatrié montalvéen dubitatif de cette stratégie. L’homme ne cache pas sa colère : « Pour des raisons politiques, Cartagina a tué quelques-uns de nos frères, tout en laissant indemnes ces païens céjanosiens pédérastes, esclavagistes et misogynes. ». Par ailleurs, les vidéos des Délugistes, qui font du Montalvo l’Annonciateur du Dernier Jour, font de plus en plus des émules au sein de la communauté spongorienne. Mais c’est surtout la personnalité de Monseigneur Hector Teresis, originaire de Spongorie et unique cardinal amarantin, qui parvient à fédérer les locaux autour de la lutte contre l’envahisseur montalvéen. Irréprochable d’un point de vue moral, se tenant éloigné de la politique locale, l’homme paraît difficilement contestable et n’hésite pas à faire entendre sa voix pour condamner les agissements de l’armée de la ligue voisine. Mais, dans un contexte où l’Eglise catholique se cherche un nouveau pape après la mort de Sa Sainteté Aurélien Ier, cette intention ne semble pas dénuée de toute arrière-pensée politique.

      [center][img]https://i.imgur.com/OwdiuEa.png[/img]
      Le cardinal Hector Teresis est devenu la figure de proue de l’opposition spongorienne contre l’envahisseur montalvéen.[/center]

      [right]Ovidio Denas [/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      1er janvier 2036

      L’économie mondiale à l’heure de la relance d’après-guerre

      [img]https://i.imgur.com/yVXSIKU.png[/img]
      Carte des pays par taux de croissance
      (HRP : Merci à phiwill !)[/center]

      L’Amarantie aura démarré 2035 avec une guerre et l’aura clôturée avec une autre, plus grave encore pour la Ligue. Son économie s’en ressent, en accusant un ralentissement de près de six points. Avec un PIB estimé à plus de 155 milliards $, l’Amarantie redevient la troisième puissance mondiale, déclassée par une République de Deseret qui aura acté sa fusion avec les Etats Fédérés d’Olgarie. La politique keynésienne du Montalvo semble s’imposer comme un modèle viable puisqu’avec un produit intérieur brut de plus de 172 milliards $ et une croissance supérieure à 25 %, la ligue voisine réalise une nouvelle fois l’une des meilleures performances mondiales. Ce succès qui tient année après année tend à faire taire les rumeurs de risque de bulle spéculative qui auraient raison de Cartagina. Mais l’année aura également été marquée par une forte hostilité entre les deux pays, qui aura atteint son paroxysme lors de l’entrée en guerre de la « République libre de Céjanosie » contre Filipiada. Une année marquée par la fuite des aliénés amarantins vers le sud, dans le cadre de la politique du « Visa Affranchissement » décrétée par Cartagina, sous l’impulsion de Delando. Aussi, la Ligue amarantine aura perdu près de 33 000 habitants un an et ce quand même bien tous les pays – à l’exception notable du Westrait en pleine guerre civile – auront vu leur population augmenter.

      Si 2035 n’aura guère été une année très joyeuse pour l’Amarantie, elle aura été pour le Vonalya l’annus horribilis. La félonie des comtes du Nord arctique, les querelles religieuses, la montée en puissance du Lorthon concurrent et surtout, la mort le 9 décembre dernier du Roi Alwin Patte-de-Foudre, terrassé par la maladie, aura marqué les esprits des Vonalyans. Contraint de demander de bénéficier de tarifs partenaires auprès de l’UDO pour soutenir une économie encore trop peu diversifiée, le royaume a vu son leadership contesté par le Lorthon. Bien entendu, les lignes sont mouvantes en septentrion et le Vonalya, avec son réseau diplomatique très étendu, peut encore inverser la tendance. Les Îles Lorthon semblent quant à eux préparer l’après-UPO, sous l’impulsion de Daniel Ceallach qui entend libérer son pays autant de la tutelle financière que de la tutelle britonne.

      Principale victime de la Guerre des Containers, la République txiléenne commence l’année 2036 sous de bien meilleurs auspices et le très fort taux de natalité est là pour témoigner de la confiance des Txiléens dans leur avenir. Conjuguée à un soldate migratoire positif, avec le retour au pays des réfugiés de guerre, la croissance démographique de la première puissance dorimarienne atteint 4.48 % et se paie le luxe de dépasser le record du Kaiyuan. Toutefois, le Txile reste divisé entre partisans républicains et monarchistes, qui souhaitent installer Gaspar d’Esparza sur son trône. L’orgueil d’une nation humiliée par la guerre et la confiance qu’elle affiche désormais par sa croissance économique et la vitalité de sa population pourraient bien être les composantes d’un bouleversement institutionnel au Txile, non sans ambitions impérialistes. De quoi freiner sans doute la tentative de rapprochement avec la République du Tlaloctlitlal, dont l’imaginaire collectif reste imprégné par l’anti-colonialisme.

      Preuve que l’année 2035 est celle de la relance d’après-guerre, aucun pays n’aura plongé en récession. Peu impactée par le conflit, la Ventélie affiche cependant des taux moindres à ceux de l’année dernière : l’Eashatri voit un coup d’arrêt à sa croissance mais reste un acteur incontournable dans la région et dans le monde ; là où le Mahajanubia affiche une nouvelle fois une croissance assez atone. Le Karmalistan, qui veut devenir le guide des musulmans du monde, enregistre une croissance conséquente qui lui assouvira ses désirs, mais il devra détrôner son rival hachémanien et son économie tout aussi florissante. La relance est plus timide en Algarbe : l’Empire Luciférien sort de la récession tandis que son ennemi se stabilise autour de 6 %. À l’aune de ces chiffres, qui font ressortir que les principaux belligérants de la Guerre des Containers ont été les plus performants, certains économistes hétérodoxes relancent la vieille idée que la guerre est économiquement profitable, en cela qu’elle relance un cycle de production et de consommation.

      [right]Prospero Kraŭzol[/right][/justify]
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