PRESSE | Txileko Prentsa

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Démographie : un nouveau défi pour le Kontsula
12 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508054260-palais-du-lehendakari.png[/img][/center]

Durant l'année 2034 déjà, la population txiléenne a subi les premières conséquences de l'ouverture politique du Txile vers l'extérieur : en effet, avec une croissance démographique de 3,11% et une [url=http://www.simpolitique.com/economie-txileko-ekonomia-ministerioa-t15422.html#p330646]immigration de 5,11%[/url] (sur la croissance démographique), la République txiléenne a la cinquième plus grosse croissance démographique mondiale, avec seulement la trentième place en population brute. Le Txile est donc en train de vivre une nouvelle explosion démographique qui, bien qu'étant de bon augure, risque également d'entraîner de lourdes conséquences sur l'économie txiléenne qui va devoir supporter, d'ici quelques années, l'arrivée massive de nouveaux travailleurs sur le marché, qui à terme pourrait aboutir à une hausse significative du chômage si rien n'est fait d'ici une vingtaine d'années pour accueillir ces nouveaux travailleurs excédentaires.

Le jeune vice-prince de Berri Nafarroa, Gaspar Esparzako, Kontsula (consul) et chef de l’État txiléen, quant à lui, ne s'est pas prononcé sur le sujet, mais après avoir évincé plusieurs membres de son propre conseil privé suite à des abus de pouvoir de la part de ces derniers - notamment en signant, contre l'avis princier, le traité de paix inégal proposé par l'Union Panocéanique. En effet, après avoir réaffirmé son pouvoir, de nouvelles réformes dites « réformes princières » verront sans doute le jour dans les prochaines semaines et seront proposées au Parlement txiléen. Le prince s'affirmera ainsi en tant que personnage certes industrieux, mais également dépensier, dans des domaines qui nécessitent peut-être d'être négligés pour le bien commun.

En effet, l'exécutif princier a également annoncé vouloir relancer drastiquement le secteur naval militaire de la République txiléenne, pour ne plus jamais forcer la marine txiléenne, l'Itsas Indarra (littéralement, la force de la mer), à se retrancher dans les ports fluviaux dans le nord du Txile pour échapper à la destruction. En effet, la destruction d'un porte-avion moderne ainsi que de quatre sous-marins, sept croiseurs et cinq frégates n'est pas passée inaperçue aux yeux de l'état-major de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, ainsi qu'auprès du cabinet ministériel intérimaire et du Kontsula après sa nomination plébiscitaire. La marine de guerre du Txile, aujourd'hui réduite à huit navires de surface et six submersibles, fait désormais pâle figure face au vaste océan néchinésien.

Oui, la devise officieuse des nationalistes et paneuskals a également refait surface : « inoiz ez » (plus jamais ça) semble être la nouvelle politique agressive économiquement parlant du vice-prince, Gaspar Esparzako, qui semble vouloir diriger le Txile vers une nouvelle ère de prospérité en assurant à ce dernier des bases solides capables de tenir les envahisseurs à distance. Sur le plan démographique également, de lourdes réformes sont à venir : l’État txiléen, après avoir constaté la possibilité d'une croissance démographique accrue, semble vouloir s'« enfoncer dans la brèche » d'une importante croissance démographique, malgré le défi en question, comme l'a souligné et confirmé le porte-parole du gouvernement intérimaire.

Alors que la croissance économique, certes inférieure aux estimations initiales, semble être au rendez-vous (avec 15,8% de croissance économique soit 7,9 milliards de croissance brute), le gouvernement peut désormais s'appuyer sur des bases économiques stables pour financer de nouveaux projets ambitieux, autant pour accueillir la croissance démographique très importante du Txile lors des années à venir que pour relancer des activités économiques et militaires mises en berne par le conflit dit de la « Guerre des Containers ». Si le jeune chef d’État ne s'est pas non plus prononcé officiellement sur le sujet du continent olgaro-dorimarien que sur le sujet de la Ventélie et de son importance polarisante, des interactions renforcées de la part de l’État seront également à prévoir, au vu de l'importance des nations de ces deux ensembles dans l'avenir du Txile.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Adhésion du Vryheid à l'OCC : le Txile inquiet
18 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508061899-parlement-txileen.png[/img]
[cap]La hache de guerre, encore trop fraîchement enterrée pour le Parlement ?[/cap][/center]

Alors que la possibilité d'une [url=http://www.simpolitique.com/post331759.html#p331759]adhésion[/url] de la République du Vryheid - ex-belligérant du conflit dit de la « Guerre des Containers » - à l'Organisation de Coopération de Choenglung [url=http://www.simpolitique.com/journaux-revues-t14063-45.html#p331836]a été évoquée[/url] par le journal vrye « La Waarheid » et que cette même possibilité d'adhésion serait, toujours selon le journal vrye, en train d'être étudié par le gouvernement du Vryheid, le gouvernement intérimaire est resté muet sur la question, malgré l'importance de cette dernière. En effet, la République vrye, ancien belligérant direct contre le Txile, a ouvertement déployé des [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-90.html#p329778]moyens militaires[/url] contre les forces armées txiléennes (la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne) dans l'océan algarbo-janubien à plusieurs reprises, entraînant un grand nombre de victimes dans les deux camps.

Mais les affrontements navals purement militaires sont minimes, comparés au soutien affiché du Vryheid à destination des forces uhmanéennes qui furent un temps les occupants de l'île de Labegaray (qui, aujourd'hui, est encore en train d'être vidée de toute trace d'occupation étrangère). En effet, des signes évidents d'[url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-90.html#p329778]un soutien et d'un approvisionnement[/url] en équipement, en hommes et en vivres de la part des forces armées vryes à destination des troupes de l'empire d'Uhmali présentes sur l'île ont pu être observées par l'état-major du Txile, malgré la soi-disant volonté du gouvernement vrye de réduire ses propres frais militaires, ce en quoi le soutien aux troupes uhmanéennes est un exemple évident de la mauvaise foi d'une nation vrye très largement manipulée par l'Union Panocéanique.

En effet, bien que la République du Vryheid semble avoir pris quelques distances avec l'Union Panocéanique, pourtant son principal allié dans tous les domaines, le Vryheid reste toujours soumis à celle-ci en portant le titre de « nation-sœur », similaire à une nation fantoche obéissant directement aux ordres de la métropole (HRP : se référer aux Républiques sœurs de la France napoléonienne). Ainsi, si le Vryheid prétend présenter patte blanche en s'éloignant de l'influence certes néfaste de l'Union britonnique, il n'en reste pas moins un des acteurs, notamment face à l'Algarbe-du-Sud, qui semble être le « puits démographique » dans lequel le Vryheid cherche à vouloir puiser de nouvelles réserves de populations natives au travers d'une propagande pro-noire, se présentant comme le « Nouvel Israël ».

Ainsi, si le Vryheid propose officiellement sa candidature d'adhésion à l'Organisation de Coopération de Choenglung, les intérêts de la République txiléenne en Ventélie pourraient être directement menacés par un État vrye ouvertement hostile au Txile, dans un contexte de fin de guerre houleuse où les différents n'ont pas pu être réglés comme certaines nations l'auraient voulues, comme le soulignait encore la véhémence des autorités de l'Union Panocéanique quelques semaines plus tôt. De son côté, bien que l’État txiléen ne se soit pas directement exprimé sur la question, nul doute que le gouvernement doit être dans tous ses états, dans un contexte où la Ventélie devient peu à peu le principal axe commercial et financier du Txile, comme le souligne la forte immigration ventélienne au Txile.

Quelle peut donc être la réponse du gouvernement intérimaire qui, désormais assuré de se voir remplacé par un gouvernement consulaire élu démocratiquement, hésite encore à agir pour « sauver les meubles » afin de sortir dignement d'une lutte politique qui l'a laissé en tant que grand perdant ? Selon le porte-parole du gouvernement, « les premières réformes princières à venir seront appliquées avec l'appui du gouvernement intérimaire pour assurer la pérennité de l'exécutif, peu importe l'avis respectif des ministres ». Même si aucun ministre n'a encore confirmé ou infirmé ces propos de façon personnelle, cette initiative de soutien inconditionnel au Kontsula, le jeune prince Gaspar, semble des plus louables et la meilleure option à suivre dans un contexte de régence politique houleuse, qui pourrait aboutir sur une prochaine crise constitutionnelle et institutionnelle d'ampleur, étant donné la pluralité des exécutifs présents.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
La Guerre des Containers, futur sujet d'examen
21 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/3/1516217355-examen.png[/img][/center]

Le conflit dit de la « [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477.html]Guerre des Containers[/url] », futur sujet d'examen ? En effet, comme annoncé par Leonor Arangusolo, la Ministre de l’Éducation de la République txiléenne, la Guerre des Containers, aussi appelée conflit luciféro-britonnique, sera intégré comme sujet d'examen pour certains instituts d'enseignement supérieur, comme les écoles en sciences politiques ou les facultés d'histoire, qui intégreront donc le conflit auquel le Txile a récemment participé, et en est ressorti [url=http://www.simpolitique.com/news-the-kingdom-t15501-15.html#p331763]partiellement meurtri[/url], comme un potentiel sujet d'examen parmi la liste des sujets possibles. Si cette décision peut sembler anodine, notamment pour les étudiants de l'enseignement supérieur concernés par cette annonce, la symbolique derrière ce geste est forte.

En effet, malgré la faible probabilité pour que le sujet annuel des facultés d'histoire contemporaines ou des écoles de sciences politiques soit celui-ci étant donné sa relative jeunesse - cela fait seulement dix-neuf jours que le conflit s'est [url=http://www.simpolitique.com/accords-nazioarteko-hitzarmenak-t15781.html#p331507]officiellement terminé[/url] pour le Txile - et également le manque d'information dans le domaine, qui repousseront les potentielles utilisations du sujet à l'année scolaire 2035-2036, voire même 2036-2037 si les différents belligérants rendent l'accès aux informations sur le conflit plus difficiles d'accès pour des raisons politiques (qui peuvent cela dit paraître évidentes). Cependant, si le Ministère de l’Éducation espère pouvoir appliquer la proposition de la Ministre Leonor Arangusolo, cela devra se faire avec l'accord du Kontsula, qui pourrait jugé le potentiel sujet d'examen comme trop contestable ou tendancieux.

Car oui, l'instrumentalisation de l'Histoire peut débuter à partir de n'importe quelle période tant qu'on parle d'événements passés ; ainsi, dix-neuf jours seulement après la fin de la guerre, des historiens et historiographes peu scrupuleux pourraient déjà s'emparer du sujet et en débattre très largement, quitte à être censuré - ce qui de facto leur amènerait plus de renommée que s'ils ne le sont pas. Cela dit, aucun débat du genre n'a encore été effectué par les historiens, politiciens et pseudo-historiens pour tenter d'instrumentaliser l'Histoire moderne du Txile, autant dans la politique libérale et cosmopolite de la présidence de l'ex-Lehendakari Pantxiko Eraul que dans la gouvernance consulaire de Gaspar Esparzako, figure peu contestée du régime républicain au Txile.

Derrière la proposition de la Ministre txiléenne se cache également une initiative louable pour la paix. En effet, la proposition à venir n'est pas anodine ; dans un Txile où un fort revanchisme, symbolisé par la phrase « inoiz ez » (plus jamais ça), pourrait refaire surface, il est nécessaire de soutenir des initiatives louables pour la paix, notamment en acceptant les défaites militaires de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne), comme la retraite de l'île de Labegaray, mais également en affirmant les victoires txiléennes sur le plan militaire, économique, et diplomatique : le débarquement sur les plages d'Algarbe-du-Sud près de la ville de Dorban, l'attaque surprise dans l'océan janubien, mais également le soutien économique du G4+1 par le biais de [url=http://www.simpolitique.com/point-presse-declarations-officielles-t15517.html#p330223]sanctions économiques[/url], et cetera...

Ainsi, si les premières versions du sujet ne seront éventuellement envisagées et rédigées d'ici l'année prochaine ou dans deux ans, les débats historiographiques auront eu largement le temps de fixer des questions comme : l'intérêt de l'engagement de la nation txiléenne dans un conflit intercontinental, les formes et domaines du conflit, les forces engagées, la préparation des nations belligérantes... Nul doute que ce conflit sera également à terme le sujet de nouveaux conflits idéologiques et historiographiques notamment. De leur côté, les syndicats de professeurs se sont montrés relativement indifférents à la proposition de sujet, tout en saluant le fait que le gouvernement puisse librement s'exprimer, malgré la présence d'un chef d’État plus autoritaire que le précédent.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Le pape malade, l’Église s'agite
21 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/3/1516220813-messe.png[/img]
[cap]Une messe pour le pape, dans une paroisse de la province d'Ikuñoa.[/cap][/center]

C'était il y a dix-neuf jours : le conclave pontifical, conseil des cardinaux des États Pontificaux, annonçait que sa Sainteté, le pape Aurélien Ier, était [url=http://www.simpolitique.com/nouvelles-internationales-t13165-60.html]gravement malade[/url], et que ses jours à la tête de l’Église catholique latine apostolique étaient comptés ; bien que le cardinal Gerardo-Luca Zotana, porte-parole des États Pontificaux, ait affirmé que la mort du pape permettrait à ce dernier de rejoindre paisiblement le Paradis, pour y retrouver Dieu et les apôtres, et apporterait un vent de renouveau sur le haut-clergé du Vatican en nommant un nouveau résident du Latran (palais estival du pape) bien plus réformateur, l’Église catholique autonome txiléenne, réputée pour son autonomie, redoute que le nouveau pape, une fois le précédent monté aux cieux, ne tente de re-centraliser les Églises catholiques du monde entier.

En effet, un tel acte de centralisation remettrait en cause l'autonomie de l’Église txiléenne, pourtant répondant bien aux ordres du Vatican en bonne Église apostolique latine, mais qui se verrait privée de sa particularité et se verrait enchaînée de nouveau au Vieux Continent sous l'influence d'un pape qui pourrait détruire des centaines d'années de tradition autonomiste de l’Église catholique du Txile. Bien que les foules txiléennes, majoritairement catholiques (à 95%) restent accrochées à la santé du pape avec ferveur, le clergé txiléen envisage lui d'imposer son point de vue à la Curie, quitte à re-concentrer ses affaires sur un continent qui l'avait pourtant délaissé au XIXème siècle, tout en assurant, comme l'ont souligné plusieurs évêques interrogés par la presse, « l'obéissance du clergé au conclave, et au pape ».

Si pour l'heure, le gouvernement intérimaire est resté muet, bien éloigné des affaires de l’Église par la séparation des institutions étatique et cléricale, le Kontsula Gaspar II d'Esparza, fervent catholique, a tenu à signifier son soutien inconditionnel au pape Aurélien, ainsi qu'au conclave, et a assuré vouloir aider les États Pontificaux à se sortir du potentiel choc que pourrait entraîner la mort du pape actuel. Si l'espérance de vie de ce dernier est illusoire, les espoirs des txiléens ne se portent désormais plus vers le pape, à qui ils souhaiteront simplement un trépas honorable et une ascension digne, le conclave devrait se réunir d'ici l'année prochaine pour élire un nouveau dirigeant pontifical, que beaucoup espèrent réformateurs (notamment dans le clergé métropolitain dytolien), mais pas le clergé txiléen.

Si le pape Aurélien est le chef religieux de tous les catholiques, il est également un futur saint, qui sera canonisé dès sa mort. De nationalité inconnue par la presse txiléenne, Aurélien Ier aurait mené, selon les propos du cardinal et porte-parole pontifical, « une vie de réformateur », réformateur cependant trop vieux, qui souffrirait d'importantes douleurs (comme l'ont souligné les multiples rapports médicaux communiqués par les États Pontificaux au sujet de sa Sainteté). Le porte-parole a également souligné que la maladie du souverain-pontife était inattendue, notamment au vue de la santé précédente du pape Aurélien, qui est désormais entre la vie et la mort. Son départ serait donc un choc brutal pour le conclave, qui devrait donc se réunir dans l'année 2035, selon les rapports.

Mais du côté du Txile, outre l'hypocrisie du haut-clergé qui tient désespérément à son autonomie, l'abbé Inazio Ariztizabal a tenu à faire un discours qui, en écho aux propos du cardinal Gerardo-Luca Zotana, disait : « le pape Aurélien Ier, outre sa qualité de dirigeant et représentant direct de l'influence temporelle de Dieu sur Terre, au travers des États Pontificaux, est également le descendant spirituel de Pierre, premier des papes, mais le pape Aurélien est aussi le chef religieux de tous les catholiques du monde, txiléens, dytoliens, ou de tous les autres continents. Si l'on peut le saluer, en tant que réformateur, nous pouvons également le saluer en tant que digne gardien des institutions millénaires de la papauté en Dytolie et en Cérulée. Ad vitam æternam ! »[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le gouvernement souhaite reconstruire la marine txiléenne
28 février 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/1/1516043505-chantiers-navals.png[/img]
[cap]Les chantiers navals de Vitorio-Erregea, théâtre du réarmement naval txiléen.[/cap][/center]

Il n'aura pas fallu attendre trois semaines depuis la fin du conflit dit de la « Guerre des Containers », qui avait lourdement affaibli la marine de guerre du Txile, pour que l'état-major de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) et, plus particulièrement, de la haute amirauté de l'Itsas Indarra (marine txiléenne) [url=http://www.simpolitique.com/activites-barneko-jarduerak-t15460-15.html#p331785]rachète[/url] les chantiers navals de Vitorio-Erregea, pourtant abandonné à des investissements privés précaires depuis un an par le gouvernement intérimaire et l'ex-Lehendakari (président) Pantxiko Eraul, qui avait ouvertement abandonné les chantiers étatiques d'armement naval à leur sort en tentant une nouvelle fois d'abolir les monopoles étatiques dans divers domaines, notamment celui de l'armement lourd, civil et militaire.

C'est avec efficacité que les chantiers, peu après leur rachat, ont été réhabilités à la construction navale militaire en une semaine, pour ensuite accueillir les premières commandes de l’État : comme confirmé par un communiqué express du Ministère de la Défense (Defentsa Ministerioa), c'est pas moins de [url=http://www.simpolitique.com/activites-barneko-jarduerak-t15460-15.html#p331922]cinq frégates obsolètes[/url] qui vont être construites dans les chantiers récemment réhabilités, à la demande de l’État, qui a également relancé la [url=http://www.simpolitique.com/vok-societe-des-chantiers-navals-vitorio-erregea-t15961.html]Vitoriako Ontziola Konpainia[/url] (VOK, « Société des Chantiers Navals de Vitorio-Erregea »), célèbre société étatique de construction navale, qui avait carrément été revendue par l’État en 1998 à des acheteurs étrangers, qui avaient à leur tour fait faillite, transmettant ainsi la société et les chantiers navals de Vitorio-Erregea de main en main, d'acheteurs en acheteurs, après que le précédent ait échoué à rentabiliser les chantiers et la société.

Cela dit, l’État a également fait savoir par son porte-parole que « le rachat de la Vitoriako Ontziola Konpainia par l’État ne devait en rien être alarmant pour les investisseurs civils » ; pour assurer de sa bonne volonté dans la libéralisation de l'économie, l’État s'est même engagé à vendre des parts de la [url=http://www.simpolitique.com/bntk-societe-telephonie-berri-nafarroa-t15681.html]Berri Nafarroako Telefono Konpainia[/url] (BNTK, « Société de Téléphonie de Berri Nafarroa »), société étatique de télécommunications, afin de préserver l'équilibre entre le privé et le public. Si certains investisseurs privés sont soulagés de voir la VOK disparaître du marché des offres et devenir un véritable investissement viable, les pacifistes voient le rachat de la société et la réhabilitation des chantiers navals de Vitorio-Erregea comme une nouvelle tentative de « briser la paix ».

Mais le gouvernement souhaite-t-il réellement déterrer la hache de guerre ? Car oui, bien que le Kontsula (consul) Gaspar Esparzako se soit montré ouvertement hostile à la signature du traité avec l'Union Panocéanique, allant jusqu'à évincer des membres influents de son propre conseil privé pour les punir d'avoir fait usage du pouvoir exécutif à sa place (ce qui a entraîné une légère crise institutionnelle et constitutionnelle que le Kontsula a su [url=http://www.simpolitique.com/legislatif-txileko-parlamentua-t15420.html#p331875]régler[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/informations-donostiako-liburutegi-nazionala-t15443.html#p331890]régulariser[/url] rapidement). Non, le gouvernement ne veut pas la guerre, les contre-pouvoirs que sont le pouvoir législatif (Parlement txiléen) et le pouvoir judiciaire (cour de justice nationale) bloqueraient la décision, face au pouvoir exécutif, lui-même divisé en deux, entre le gouvernement (composé du conseil ministériel et du conseil consulaire) et le Kontsula, ou le chef d’État.

Nul doute que le réarmement naval, suite à la débandade flagrante de la précédente flotte de guerre txiléenne (allant jusqu'à perdre six croiseurs, quatre frégates, un porte-avion et trois sous-marins) lors de la guerre, est la conséquence de ces mêmes destructions, avec l'émergence d'un fort revanchisme autant dans la population civile que chez les militaires, qui jugent ces défaites dans la « course à l'équipement » comme une tentative d'atteinte à l'honneur du corps d'armée. De plus, outre les cinq frégates obsolètes en chantier dans le port de Vitorio-Erregea, l’État a également fait savoir qu'il comptait lancer, à l'étranger et en parallèle des constructions navales au Txile, de nombreux achats, à hauteur d'un demi-milliard de dollars internationaux.

Une telle somme est à en faire pâlir les pacifistes : si l’État se permet de telles largesses dans un Txile d'après-guerre où il devient de plus en plus important de financer la reconstruction des infrastructures civiles en priorité par rapport aux infrastructures et à l'équipement militaire, qui, selon Achik Ñaña Asto, leader du mouvement indépendantiste quechua et pacifiste, « sont négligées par un État va-en-guerre qui se contente de construire, être détruit, puis recommencer ». Même si le pouvoir législatif a peu d'influence sur le Ministère de la Défense et que peu de députés parlementaires ont manifesté leur envie de lutter contre le réarmement, selon la logique du « enoiz ez » (« plus jamais ça »), qui permettrait d'assurer de toute façon que le Txile ne soit plus jamais menacé de la sorte, dans un contexte de retrait des troupes uhmanéennes de l'île de Labegaray dans une ambiance des plus houleuses.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Labegaray : un retour difficile à la normale
9 mars 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/2/1516737428-manifestation-pro-basque.png[/img]
[cap]Des manifestations virulentes pour une île changée à tout jamais.[/cap][/center]

C'est un événement que les habitants de la petite île de Labegaray oublieront difficilement : le [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-90.html#p328570]27 octobre 2034[/url], des soldats de l'armée impériale uhmanéenne opéraient un [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-75.html#p328563]débarquement[/url] par hélicoptère à la pointe occidentale de la petite île d'à peine cent milles habitants. Ce débarquement, qui restera à jamais gravé dans les mémoires comme une surprise militaire alors que la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) se préparait encore à résister à un débarquement le long des côtes txiléennes, où la surprise et la distance étaient les principaux atouts de l'adversaire uhmanéen, qui se préparait lui à opérer militairement directement sur le sol txiléen depuis le mois de [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-30.html#p326129]juillet 2034[/url], d'après les derniers rapports d'archivage.

Ce revers de fortune, joyeusement revendiqué comme une formidable victoire par l'Union Panocéanique alors qu'il y a peu encore, les troupes txiléennes marchaient sur Dorban, en Algarbe-du-Sud, fut également cependant un échec pour l'armée uhmanéenne, qui fut réduite à un débarquement sur la seule île de Labegaray, après avoir été repoussée in extremis des côtes continentales du Txile (province de Pomaroak) par la marine de guerre txiléenne (l'Itsas Indarrak) tout juste revenue avec l'armée expéditionnaire d'Algarbe, l'Algarbeko Gorputza, après la retraite difficile des troupes txiléennes du « front d'Aleka ». Si, pour le Txile, l'occupation de l'île de Labegaray par l'armée uhmanéenne, bientôt assistée par l'armée vrye puis par l'armée mahajanubienne, fut une défaite, la situation fut pire pour les habitants.

En effet, les labegarayens (habitants de l'île de Labegaray) furent soumis, dès l'instauration d'une autorité militaire provisoire sur l'île, à un rationnement très strict (dû à la légère surpopulation insulaire par rapport aux estimations de l'état-major de l'Union Panocéanique et à la dépendance des labegarayens aux produits continentaux pour l'approvisionnement), ainsi qu'à des vagues de déportation visant à concentrer la quasi-intégralité de la population insulaire, soit pas moins de cent milles personnes, dans des camps à la pointe occidentale de l'île, tout en proposant de recruter les potentiels volontaires pour travailler au nom de l'Union dans les ports militaires provisoires. Ensuite, plus de soixante-dix milles habitants furent jetés à la mer, de force, par les autorités provisoires insulaires, entraînant une crise sans précédent.

Maintenant que l'île labegarayenne est complètement libérée de tout contrôle uhmanéen (départ de tous les ex-occupants il y a seulement cinq jours, le 3 mars 2035, soit un mois après la signature du traité de paix entre le Txile et l'Union Panocéanique), la vie citoyenne s'organise difficilement, notamment en raison des destructions occasionnées par l'occupation étrangère, des exactions (notamment sur le civils) de la part des soldats, ainsi que de la propagande honteuse menée par un état-major désabusé par la réalité du terrain. En effet, là où l'état-major de l'Union Panocéanique croyait pouvoir trouver des potentiels dockers, aucun réel engouement n'a été suscité à l'intérieur-même de la population pour un emploi risqué, peu fiable, peu stable, et entretenu par des séries de propagande déformant souvent la réalité que les habitants labegarayens percevaient de toute façon : déportation, privations, et exil forcé.

De nombreux viols sur civils ont également pu être observés et dénombrés par l'autorité txiléenne nouvellement rétablie, qui a également notée, sans intervenir (pour des raisons personnelles de vengeance de la Txileko Gudarostea, qui s'est montrée très hostile aux « collaborateurs ») que de nombreux lynchages avaient également eu lieu dans les communautés reculées, où les « collaborateurs » étaient lynchés, et pour les femmes enceintes, tabassées afin de forcer la fausse couche, malgré le faible nombre de ces « collaborateurs », dont l’État n'assure désormais plus la sécurité. Quelle peut donc être l'avenir de la petite île dorimarienne, isolée et pourtant si proche du continent, après une dure période d'occupation ? Le sujet semble cependant prendre à cœur le pouvoir central, comme en témoigne la visite consulaire à venir de l'île, d'après le porte-parole du gouvernement, qui a également témoigné de la volonté gouvernementale de faire une croix sur cette sombre période.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Face à la dette qui s’amoncelle, l’État réagit
12 mars 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508056464-donostia-axberiko.png[/img]
[cap]Donostia, poumon économique du Txile et siège de la banque centrale.[/cap][/center]

Suite à la fin du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », la République txiléenne a enfin pu compter ses morts, mais aussi compter sa dette : c'est pas moins de 7 576 379 280 $ de dette qui ont été contractés par l’État txiléen pour financer l'effort de guerre de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, pour assurer une défense parfois jugée excessive et inefficace des côtes txiléennes. En effet, la première partie de la guerre, se déroulant autour de l'Algarbe-du-Sud, a vu les forces de la Coalition, dont l'Algarbeko Gorputza (le corps expéditionnaire txiléen d'Algarbe), débarquer sur les côtes au nord-est de l'Algarbe-du-Sud, près de la ville de Dorban. Durant cette première phase, dite « phase offensive », le déplacement et le déploiement de l'Algarbeko Gorputza a coûté [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-75.html#p328113]2 588 150 880 $[/url] à l’État en financement d'OPEX (opération extérieure).

Après une sortie de la guerre houleuse pour l'Aminavie avec le traité de Krikenesberg, les troupes coalisées se sont retirées peu à peu du « front d'Aleka », retraite stratégique qui a permis à l'Itsas Indarrak (littéralement, la « force de la mer ») de venir contrer le débarquement de troupes uhmanéennes directement sur le continent, malgré la prise intempestive de l'île de Labegaray, à quelques kilomètres des côtes seulement, durant la seconde phase, qualifiée de « phase défensive ». Durant cette période, le déploiement et l'entretien de plus de cent milles soldats txiléens modernes dans tout le sud-ouest du pays, le long des côtes de la province de Pomaroak, a entraîné un coût d'entretien supplémentaire d'environ [url=http://www.simpolitique.com/chasse-skorpion-t15477-105.html#p330737]4 988 228 400 $[/url].

Pour financer l'effort de guerre, plusieurs chemins se sont présentés au gouvernement de la République : financer en empruntant auprès d'institutions financières et bancaires, comme la [url=http://www.simpolitique.com/dbb-union-bancaire-donostia-t15840.html]Donostiako Banku Batasuna[/url] (DBB, « Union Bancaire de Donostia »), ou en imprimant de la monnaie, entraînant une certaine inflation qui, à terme, déstabiliserait l'économie et les importations, ce que le gouvernement ne pouvait se permettre après avoir déjà été [url=http://www.simpolitique.com/int-pour-droit-des-entreprises-salaries-t13719.html]sous-évalué[/url] par la FIDES lors du dernier bilan des investissements privés en raison du conflit en cours. Ainsi, c'est auprès de différentes banques que l’État a emprunté, pour financer l'effort de guerre. Ainsi, si l’État a pu conserver le cours de sa monnaie (l'eusko, ou dollar txiléen), la [url=http://www.simpolitique.com/post332343.html#p332343]dette publique[/url] a désormais doublée de volume.

En effet, passant de 6 550 000 000 $ en 2034 (soit 13,1% du Produit Intérieur Brut de 2034) à 14 126 379 280 $ (24,4% du PIB de 2035), la dette publique pèsera désormais longtemps sur les épaules de la République, malgré un taux d'emprunt faible (entre un et deux pourcents selon les banques et les emprunts). Si l’État doit désormais compter sur la taxation des contribuables plus lourdement qu'auparavant pour financer la dette, l'entretenir voire la réduire, de nouveaux engagements ont pu émerger, notamment grâce à un consensus trouvé entre le gouvernement intérimaire, soucieux de tenir les promesses électorales de 2034, et le Kontsula. En effet, alors que les élections parlementaires improvisées approchent (initialement prévues pour 2039, elles ont été décalées au 22 avril 2035), les gouvernements se soucient du calendrier électoral.

L'ancien Lehendakari Pantxiko Eraul l'avait promis avant sa démission, en 2034 : la [url=http://www.simpolitique.com/bntk-societe-telephonie-berri-nafarroa-t15681.html]Berri Nafarroako Telefono Konpainia[/url] (BNTK, « Société de Téléphonie de Berri Nafarroa ») sera finalement privatisée d'ici la fin de l'année, une fois que les investisseurs privés auraient été trouvés pour venir racheter les parts de l’État dans la société, parts qui s'élèvent à près de 87% du capital, pour une vente totalisant 40% de parts à pourvoir. Malgré la réticence du Kontsula à privatiser un nouveau secteur-clé de l'économie txiléenne, sacrifiant ainsi une des dernières entreprises monopolistiques de l’État, le gouvernement intérimaire, soucieux de préserver et de rétablir son image et sa réputation, ternis par le départ intempestif du précédent Lehendakari, a convaincu le chef d’État de valider la vente des parts.

Si cette vente correspond au calendrier électoral, c'est également une occasion pour l’État txiléen de venir réduire la dette publique récemment doublée, en vendant la société téléphonique quasi-hégémonique auprès d'investisseurs privés pour débloquer de nouveaux fonds contre la dette. En effet, les parts mises en vente se vendraient au prix de cent millions de dollars chaque pourcent, jusqu'à un total de quatre milliards mis en vente. Bien que le prix puisse sembler injustifié, l’État, au travers du porte-parole gouvernemental, a également su répondre à cette question : la BNTK recouvre un marché de plus de dix millions de consommateurs, avec un quasi-monopole au Txile, ainsi qu'un vaste espace vide en Dorimarie, mais également en Olgarie. C'est l'argument vendeur de l’État : à défaut du Txile, alors visons le continent.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Le titan aux pieds d'argile s'effondre
18 mars 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516562920-ville-bombardee.png[/img]
[cap]Le quartier de l'Aerugo, à Igoera, complètement ravagé par le « titan aux pieds d'argile ».[/cap][/center]

On ne l'a pas oublié, et on ne l'oubliera sûrement pas avant plusieurs années : après l'engagement clair de l'empire uhmanéen aux côtés des nations du bloc de l'Union Panocéanique pendant le conflit dit de la « Guerre des Containers », l'Uhmali s'est posée ouvertement comme un ennemi, voire un rival, de la République txiléenne, allant jusqu'à débarquer de nuit sur une plage de l'extrême-sud, sur la petite île de Labegaray, mais également à bombarder les agglomérations txiléennes, provoquant en tout la mort de 5 577 civils, par la faute de l'Empire, qui a attaqué par surprise les côtes txiléennes, profitant de l'investissement des troupes txiléennes de la Algarbeko Gortzula (le Corps d'Algarbe) en Algarbe-du-Sud pour s'attaquer aux agglomérations txiléennes, dans l'optique de faire céder le gouvernement républicain par une guerre psychologique.

Si les actions de l'Uhmali ont eu partiellement l'effet escompté, allant jusqu'à diminuer la confiance des citoyens envers leur propre gouvernement, les exactions de l'état-major uhmanéen a déchaîné les passions sur les réseaux, dénonçant le manque d'humanisme froid du « titan aux pieds d'argile ». En effet, c'est dès l'arrivée des premières menaces uhmanéennes navales sur les côtes txiléennes que l'opinion publique, et notamment les internautes, se sont intéressés à l'Uhmali en elle-même, second plus grand pays du monde en superficie, peuplé d'une vingtaine de millions d'habitants, le tout avec une croissance économique faible, et sans réel atout sur la scène diplomatique, en-dehors de son engagement dans l'Organisation de Coopération de Choenglung, et ses accords avec la Britonnie et le Vanuaha.

Bien que peu actif, l'Empire uhmanéen s'est rapidement instauré en tant qu'allié (ou province excentrée de l'empire colonial britonnique, à voir) de l'Union Panocéanique, allant jusqu'à nouer des relations avec le Mahajanubia et le Vryheid notamment, préférant négliger l'organisation ventélienne pour lui préférer sa rivale colonialiste, ce qui a valu à l'Uhmali d'être dévalué du grade de membre à part entière à celui de membre observateur, retirant donc de fait l'Uhmali du pouvoir décisionnaire de Choenglung. L'Uhmali, outre le déploiement d'importants moyens défensifs pour protéger le petit Territoire Autonome d'Outremer de Yanaon, possession de la Britonnie directement sur les côtes uhmanéennes, a cherché dès le début de la guerre à intercepter les potentiels navires de guerre hostiles lors de leur entrée dans la mer ventélienne.

S'il s'agit d'une bien noble initiative, que l'on pourrait rattacher au plan de défense navale de la zone maritime ventélienne par l'OCC, il s'agissait en réalité d'une manœuvre militaire isolée, et non dépourvue d'intérêts. En effet, agissant à l'unisson avec le Territoire Fédéral du Nechinayoco, ancienne possession de l'Union Panocéanique du temps de la Guerre des Conteneurs, la marine de guerre uhmanéenne a franchi l'océan néchinésien... Pour s'échouer sur nos côtes, et venir détruire nos villes, nos ressources, dans le seul but de faire plier l'exécutif central qui, déjà à bout de forces, a vu la démission d'un Lehendakari (président) par la faute des exactions uhmanéennes directement sur le sol txiléen, mais les actions de l'Uhmali ne sont pas restées sans répercussions.

En effet, dès le mois de [url=http://www.simpolitique.com/nouvelles-internationales-t13165-45.html#p327646]septembre 2034[/url], les régions du nord de l'empire uhmanéen avaient déjà refusé de continuer à financer la guerre, surtout à cause du coût d'entretien et d'opérations extérieures, qui semble aujourd'hui avoir pris des dimensions drastiques. Face à cette crise financière interne, l'Uhmali avait déjà [url=http://www.simpolitique.com/sparkling-radio-t15519.html#p327890]réagi[/url] en agissant comme une parfait pouvoir centraliste vis-à-vis des provinces les plus excentrées, en remplaçant les fonctionnaires, en délayant les impôts et en laissant l'affaire sombrer sans histoires. Cette action, pourtant radicale, est passée inaperçue, et a laissé l'Uhmali poursuivre sa guerre personnelle sans d'autres complications. Mais voilà qu'aujourd'hui, au vue des circonstances, les « petites complications » semblent finalement atteindre l'Empire uhmanéen.

En effet, à cause de plusieurs facteurs (étiolement de la Soverovie, crise des mauvais payeurs, hausse de la dette publique et séparatisme de divers notables de l'Empire), l'empire uhmanéen semble avoir tout bonnement été dissolu et remplacé par un État sans doute éphémère, la [url=http://www.simpolitique.com/nouvelles-internationales-t13165-75.html#p332372]République de Fengfu[/url], qui remplace l'Uhmali après la fuite éhontée de l'ancien empereur, Bujian Ier. Si ces événements arrivent après la Guerre des Conteneurs, ils n'en restent pas moins un symbole de la victoire du modèle txiléen sur son voisin et ennemi outre-Néchinésie. Ce symbole fort pourrait éventuellement mener à une nouvelle implication réconciliatrice de la République txiléenne vis-à-vis de la nouvelle nation uhmanéenne autoproclamée, en espérant que les institutions républicaines fengfuanes ne cèdent pas face à un énième tyran bujianesque.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Uhmali : l’État txiléen compte reconnaître l'autorité de Fengfu
21 mars 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/6/1517076096-chancellerie-uhmaneenne.png[/img]
[cap]L'ancien siège de la Chancellerie impériale, abandonné depuis l'instauration de la République.[/cap][/center]

C'est une décision que le gouvernement a annoncé vouloir faire voter au Parlement txiléen, mais nul doute qu'elle sera acceptée : en effet, le porte-parole du gouvernement intérimaire, au cours d'une séance de presse extraordinaire, a déclaré que l’État txiléen annoncerait qu'il « reconnaîtra la République de Fengfu comme seul régime légitime de la nation uhmanéenne lorsque la loi à ce sujet aura été validée par le Parlement txiléen ». Derrière cette décision démocratique se cache un réel enjeu : avec l'effondrement de l'ancien rival txiléen qu'était l'Empire d'Uhmali, l'émergence d'un nouveau système démocratique dans un pays qui n'en avait pas vu depuis des siècles est une aubaine pour le Txile, une nouvelle occasion de se rapprocher de son ancien rival pour en faire un partenaire de choix en Ventélie.

Derrière ce choix également, une opportunité : agrandir le cercle des alliances ventéliennes du Txile (Posun, Kaiyuan, Lianwa et Sengaï sont parmi les alliés du Txile sur le continent ventélien), mais aussi ouvrir l'économie txiléenne à un marché de plus d'une dizaine de millions de personnes en quête d'une forte stabilité économique et commerciale, que les entreprises txiléennes seraient à même de fournir. En effet, dans un pays où trois crises financières successives ont frappé l'économie et le pouvoir d'achat (effondrement de la Soverovie, ligue des mauvais payeurs et effondrement du régime impérial), les grandes chaînes de distribution sont à court de ressources et de produits importés, ce en quoi les entreprises txiléennes, avec la balance commerciale positive du Txile, seraient à même de pourvoir.

Ce rapprochement se ferait aussi dans l'intérêt des nations de l'Est ventélien, comme le Vanuaha (avec qui le Txile est cependant en froid) ou le Posun, car l'instabilité du régime uhmanéen et son fort militarisme a imposé un manque de stabilité certain sur toute la zone. Les opérations militaires navales de l'Uhmali, du Vanuaha et de l'Organisation de Coopération de Choenglung (OCC) ont également déstabilisé les eaux régionales, malgré une diminution certaine du taux de piraterie et de grand banditisme dans la mer de Ventélie. Bien que la jeune République fengfuane soit restée silencieuse sur ses positions politiques, son engagement, ses institutions et sur la transition politique, le gouvernement txiléen, selon le porte-parole gouvernemental, s'annonce également « confiant vis-à-vis de l'instauration d'un régime juste en Uhmali. »

Si le régime impérial fait désormais partie du passé, l'avenir de la République de Fengfu semble incertain, notamment vis-à-vis d'un retour d'un dirigeant bujianesque, profitant de l'instabilité institutionnelle pour prendre le pouvoir, et mettant au placard la parenthèse démocratique en Uhmali. Ainsi, plusieurs représentants de partis politiques, comme Ana Solaberrieta, secrétaire générale de la [url=http://www.simpolitique.com/encyclopedie-txileko-errepublikako-entziklopedia-t15416.html#p325580]Zentro-Eskuineko Muntaia[/url] (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») ont ouvertement communiqué leur point de vue sur la question, invitant le Kontsula Gaspar Esparzako a agir rapidement dans l'intérêt démocratique commun, notamment en contactant diplomatiquement Fengfu, pour assurer la stabilité des institutions démocratiques dans un pays déjà déchiré par des seigneurs de guerre plus au nord, ayant fait sécession.

Pour le gouvernement intérimaire, l'approche imminente des élections improvisées d'avril 2035 sera une nouvelle occasion de se servir du calendrier électoral à son avantage, en accomplissant le plus de choses possibles et visibles avant la fin de leur mandat, qui rappelons-le, a été volontairement raccourci par Pantxiko Eraul, Lehendakari sortant, qui a, au temps du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », fait passer un corpus de lois incluant l'[url=http://www.simpolitique.com/legislatif-txileko-parlamentua-t15420.html#p329414]organisation d'élections parlementaires[/url] une fois la guerre terminée, ce que le Kontsula, après sa nomination par plébiscite, a renouvelé pour le 22 avril 2035, respectant ainsi la date électorale et fête nationale pour organiser des élections, dans le respect des institutions démocratiques qui, semble-t-il, avait été mises à mal par la guerre.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Élections : le compte-à-rebours a commencé
23 mars 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508054260-palais-du-lehendakari.png[/img]
[cap]Le Palais du Lehendakari, siège du gouvernement intérimaire.[/cap][/center]

Alors que les partis politiques ont déjà commencé leur campagne électorale et que la presse a débuté les premières analyses des programmes politiques, le compte-à-rebours a déjà commencé : les élections parlementaires improvisées, prévues pour le 22 avril 2035, se rapprochent à grand pas. Alors que de chaque côté du spectre politique txiléen les esprits s'animent autour des programmes électoraux, une nouvelle question se pose : quel aura le rôle de la majorité parlementaire ? En effet, bien que le Kontsula Gaspar Esparzako a désigné le chef du gouvernement comme Kantziler (chancelier), les partis politiques attendent du pouvoir consulaire une certaine fermeté vis-à-vis du respect des institutions républicaines ; en effet, les deux pouvoirs (Kantziler et Kontsula) devront composer l'un avec l'autre.

Si la majorité parlementaire semble pour l'instant tendre en faveur du Kontsula, puisque les derniers sondages témoignent d'une majorité certaine pour les partis affiliés à Gaspar Esparzako, la majorité électorale pourrait aller à l'opposition et notamment au Txileko Alderdi Kommunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »), ce qui forcerait une cohabitation entre le pouvoir consulaire, globalement libéral-conservateur, et le Kantziler en tant que chef du gouvernement. Cela dit, l'influence socialiste au Txile tend à drastiquement se réduire face aux premiers effets de la « mondialisation heureuse » qu'est en train de vivre le Txile : plus grosse croissance économique depuis des décennies, dixième croissance économique mondiale et possiblement cette année, cinquième plus grosse croissance au monde.

Derrière cette possible réussite économique se cache une recette explosive : l'industrialisation et la modernisation massive et rapide des infrastructures industrielles, avec la construction d'usines en masse et de réseaux ferroviaires également, mais aussi la nouvelle politique économique étatique. Cette politique économique se base sur la théorie du « vol d'oie sauvage » : une production bas de gamme au niveau national pour favoriser massivement les exportations, puis une montée en gamme avec de la valeur ajoutée au fil des années pour s'adapter à la croissance rapide de la population et de son mode de vie. Si cette théorisation de l'économie semble bien éloignée de la réalité, elle n'en reste pas moins véridique et prouvée, notamment dans les années 1950 au Lianwa.

Au niveau des programmes, deux blocs se forment : les libéraux et conservateurs, globalement à droite et au centre, avec le Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa »), qui semblent s'être rallié à l'opinion libérale concernant le volet économique, mais aussi la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») et la Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative »), face à l'opposition des restes politiques du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») et du très virulent Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »), qui semble être fermement opposé à l'arrivée au pouvoir du Kontsula, espérant pouvoir profiter de la cohabitation pour réduire les pouvoirs consulaires.

Les différents programmes des deux blocs semblent se dessiner lentement alors que la date fatidique approche à grand pas (moins d'un mois) tandis que les différents leaders politiques renouvellent le soutien de leur électorat. Du côté du jeune chef d’État, aucun communiqué n'a encore fait foi de l'engagement du pouvoir central vis-à-vis d'un potentiel candidat politique au rôle de Kantziler, et cette inaction est vue comme une volonté par Gaspar Esparzako de préserver les institutions démocratiques, quitte à se refréner soi-même et à sacrifier sa majorité parlementaire dans l'intérêt de la République, rejetant ainsi les thèses royalistes et monarchistes, prônant un retour de la monarchie au Txile qui, rappelons-le, a disparu depuis l'an 1800, l'effondrement de l'ancienne monarchie métropolitaine, et l'instauration de la République.[/justify]
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