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Großherzogtum Waldberg
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Château de Weidenteich, le Palais des Grands-Ducs[/center]
[center]Aux sommets de l'état[/center]
[justify]Depuis la fin du XVIIème siècle, la famille Winterburg est maîtresse du trône du Grand-Duché du Waldberg. Génération après génération, ses membres ont su gouverner le pays des Edelweiss parfois pour le meilleur, et parfois pour bien pire. Depuis 1984, le Grand-Duc Wolfgang III von Winterburg règne sans partage, ou presque, sur le pays. Car en 1945, suite aux troubles ayant agité le grand voisin Alsan et du fait des révolutions sociales que le Grand-Duché a traversé en parallèle, la constitution du Waldberg s'est ouverte à la population civile, avec un régime parlementaire et une perte des pouvoirs de la famille Winterburg. Depuis lors, si le Grand-Duc reste le chef de l'état, le chef des armées et le chef de l'exécutif, c'est le Premier Ministre, nommé en fonction des résultats des élections législatives qui est le chef d'orchestre de la vie économique et du développement du pays.
Comme toute nation du monde, le Grand-Duché du Waldberg a ses petites cachotteries qu'il convient de préparer proprement; cela va sans dire : meurtres discrets, espionnages industriels, propagande, petits attentats entre amis sont autant de ces petites choses qui pimentent la vie des hommes politiques de très haut niveau et rendent l'exercice du pouvoir toujours plus distrayant. Ce que vous lirez ici est classé au plus haut grade du secret défense, vous saurez en lisant ce qu'il suit ce que vous n'êtes pas censés savoir, et surtout pas raconter. Méfiez-vous quand même en sortant, d'aventure qu'on ne vous crève pas les yeux et qu'on ne tranche votre langue... quoi que pour une personne mal-avisée de venir écouter aux portes, ce serait bien ce que l'on pourrait lui souhaiter de mieux.[/justify]
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Palais de l'Hertzburg, siège du Premier Ministre[/center]
[spoiler="HRP"]Toute utilisation RP des informations contenues dans ce sujet est strictement interdite, sauf bien sur si le MJ Coordinateur le tolérait. C'est de l'activité interne, vous seriez propre de laisser ces saletés ici et de ne pas les emporter ailleurs, merci.[/spoiler]
Secrets : Aux sommets de l'état
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Yul
[justify]19 décembre 2034, alors que les flocons de neiges subliment les paysages du pays des Edelweiss, que l'avant touche peu à peu à sa fin et que les familles waldbergeoises préparent la veillée de noël, au Weidenteich un hurlement résonne dans les couloirs du château.
Le Cardinal de Blumenfeld, Mgr Helmut Holzwald, Premier Ministre du pays est arrivé il y a quelques instants au Château de Weidenteich, convoqué en urgence par Wolfgang III. Celui-ci, en rage a exigé dans son désespoir que son plus proche conseiller vienne le voir au plus vite; tout laisse croire qu'un grand malheur fasse trembler les murs de la vénérable bâtisse.[/justify]
Helmut Holzwald : Sire? Vous m'avez fait quérir?
Wolfgang III (en larmes) : Ah! Mon bon Helmut! C'est horrible, c'est affreux!
Helmut Holzwald : Quoi?
Wolfgang III : Et il se moque de tout!
Helmut Holzwald : Qui?
Wolfgang III (laissant éclater sa rage) : Ce... ce... ce psychopathe! Je l'ai pourtant supplié, mais il ne veut rien entendre!
Helmut Holzwald : Mais? Quoi? Que se passe-t-il?
Wolfgang III (à nouveau larmoyant) : Je suis fatigué mon bon Helmut, si fatigué. Je me bâts, constamment, jour après jour, heure après heure, seconde après seconde pour que cela fonctionne, et lui... il me ruine. Il détruit. Il anéantit...
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : J'ai pourtant été attentif, j'ai tout examiné dans le moindre détail! Et pourtant! Il est là, prêt à tout ravager, simplement par jeu... c'est un psychotique.
Je suis fatigué, si fatigué... j'ai envie de tout abandonner, de tout recommencer. Je me sens comme aspiré.
Helmut Holzwald : Je ne comprend pas, de qui parlez vous? De quoi? Quel est le problème?
Wolfgang III (le regard sévère, au loin, comme dans un autre monde) : Mais je refuse de me laisser faire. Il ne m'aura pas! Certainement pas! Lui et ses amis, je les broierais! Ils payeront, ça oui, je le jure, il payeront tous!
Helmut Holzwald : Sire, que dois-je craindre?
Wolfgang III (atteint d'une forme de jubilation presque sadique) : Je vais! Oui... cela devrait marcher. Et peut-être qu'en procédant ainsi!
Helmut Holzwald : Mais... de quoi parlez-vous?
Wolfgang III : Helmut, soyez honnête et dites moi. Quand on est acculé, que vaut-il mieux?
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : Votre silence en dit long. Je comprend. Merci mon ami, merci. Je vais faire ainsi.
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : Va! Ta sagesse m'a été utile, une fois encore je te remercie.
[justify]Le cardinal quitta ainsi le Grand-Duc, sans avoir compris quoi que ce soit à ce qu'il venait de se passer.[/justify]
Le Cardinal de Blumenfeld, Mgr Helmut Holzwald, Premier Ministre du pays est arrivé il y a quelques instants au Château de Weidenteich, convoqué en urgence par Wolfgang III. Celui-ci, en rage a exigé dans son désespoir que son plus proche conseiller vienne le voir au plus vite; tout laisse croire qu'un grand malheur fasse trembler les murs de la vénérable bâtisse.[/justify]
Helmut Holzwald : Sire? Vous m'avez fait quérir?
Wolfgang III (en larmes) : Ah! Mon bon Helmut! C'est horrible, c'est affreux!
Helmut Holzwald : Quoi?
Wolfgang III : Et il se moque de tout!
Helmut Holzwald : Qui?
Wolfgang III (laissant éclater sa rage) : Ce... ce... ce psychopathe! Je l'ai pourtant supplié, mais il ne veut rien entendre!
Helmut Holzwald : Mais? Quoi? Que se passe-t-il?
Wolfgang III (à nouveau larmoyant) : Je suis fatigué mon bon Helmut, si fatigué. Je me bâts, constamment, jour après jour, heure après heure, seconde après seconde pour que cela fonctionne, et lui... il me ruine. Il détruit. Il anéantit...
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : J'ai pourtant été attentif, j'ai tout examiné dans le moindre détail! Et pourtant! Il est là, prêt à tout ravager, simplement par jeu... c'est un psychotique.
Je suis fatigué, si fatigué... j'ai envie de tout abandonner, de tout recommencer. Je me sens comme aspiré.
Helmut Holzwald : Je ne comprend pas, de qui parlez vous? De quoi? Quel est le problème?
Wolfgang III (le regard sévère, au loin, comme dans un autre monde) : Mais je refuse de me laisser faire. Il ne m'aura pas! Certainement pas! Lui et ses amis, je les broierais! Ils payeront, ça oui, je le jure, il payeront tous!
Helmut Holzwald : Sire, que dois-je craindre?
Wolfgang III (atteint d'une forme de jubilation presque sadique) : Je vais! Oui... cela devrait marcher. Et peut-être qu'en procédant ainsi!
Helmut Holzwald : Mais... de quoi parlez-vous?
Wolfgang III : Helmut, soyez honnête et dites moi. Quand on est acculé, que vaut-il mieux?
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : Votre silence en dit long. Je comprend. Merci mon ami, merci. Je vais faire ainsi.
Helmut Holzwald : ...
Wolfgang III : Va! Ta sagesse m'a été utile, une fois encore je te remercie.
[justify]Le cardinal quitta ainsi le Grand-Duc, sans avoir compris quoi que ce soit à ce qu'il venait de se passer.[/justify]
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Yul
[justify]31 décembre 2034, dans le Palais de l'Hertzburg, le Cardinal de Blumenfeld, Mgr Helmut Holzwald, Premier Ministre du pays, est tranquillement installé dans le canapé de son bureau en compagnie de deux jeunes femmes, toutes très deux faiblement vêtues et dégustant en compagnie de l'homme en peignoir des coupes de champagnes. Entre deux bouffées de cigares, celui-ci, entendant toquer à la porte, beugle de façon très caractéristique :[/justify]
Helmut Holzwald : Ouais! Ouais! Un instant!
[justify]Rapidement, le religieux fait signe à une de ses poules de planquer au mieux les sachets de cocaïne posés sur la table basse. La poudre cachée et grossièrement époussetée, le cardinal réajuste son peignoir et réajuste sa ceinture.[/justify]
Helmut Holzwald : Entrez.
[justify]Une jeune femme à lunettes habillée avec tailleur et mini-jupe entre dans la pièce, toute rouge et visiblement intimidée. Elle tient entre ses mains des classeurs et pochettes de documents.[/justify]
Helmut Holzwald : Ah c'est vous? Je vous avais pourtant prévenue de ne pas me déranger. Que voulez-vous?
La secrétaire, terriblement gênée : Je vous apporte les résultats pour cette année.
Helmut Holzwald : Ah, parfait. Venez ici.
[justify]L'homme de Dieu invita sa jeune secrétaire à venir s’asseoir sur le canapé, lui faisant une place entre lui et l'une des jeunes femmes. La secrétaire, bien qu’apeurée, vint s’asseoir.[/justify]
Helmut Holzwald : Montrez voir?
[justify]La secrétaire tendit un document au Premier Ministre. Celui-ci commença à le parcourir, puis sembla se mettre en colère.[/justify]
Helmut Holzwald : Bordel de merde! C'est tout?
La secrétaire : Il semblerait Monseigneur.
Helmut Holzwald : 0,81% de croissance? C'est une blague? Qu'est-ce qu'il s'est passé?
La secrétaire : C'est que le gouvernement est resté peu actif cette année, et...
Helmut Holzwald : C'est un score de merde! C'est de la merde! Votre papier c'est de la merde! Vous êtes une merde!
La secrétaire : Oui Monseigneur.
Helmut Holzwald : Qu'est ce que je vais bien pouvoir dire aux journalistes? Et pour mon discours, pour les voeux de début d'année hein? Vous me mettez dans une très mauvaise posture Kirsten!
La secrétaire Kirsten : Oui Monseigneur, je suis désolée Monseigneur.
Helmut Holzwald : Je me fiche que vous soyez désolée! Vous me réglez ça! Je veux un discours propre qui puisse satisfaire le peuple et les journalistes! C'est compris?
Kirsten : Bien Monseigneur.
Helmut Holzwald : Mettez les mots de d"habitude et ne lésinez pas! Discipline, changement, sérieux, dangers issus de la communauté internationale, tout ça... et taclez moi un ou deux ministre, ceux que vous voudrez... l'environnement tient. Faites porter la chapeau à l'autre grognasse.
Kirsten : Bien Monseigneur.
Helmut Holzwald : Vous pouvez disposer.
Kirsten : Bien Monseigneur.
[justify]La jeune secrétaire sortit de la pièce. Le Premier Ministre regarda les deux jeunes femmes qui étaient restées près de lui.[/justify]
Helmut Holzwald : Mesdemoiselles, l'économie du pays ne va pas très bien, nous n'avons pas assez produit cette année. Alors vous savez-ce qu'il vous reste à faire : ce que vous savez faire, vous me le refaites, et tout de suite!
Helmut Holzwald : Ouais! Ouais! Un instant!
[justify]Rapidement, le religieux fait signe à une de ses poules de planquer au mieux les sachets de cocaïne posés sur la table basse. La poudre cachée et grossièrement époussetée, le cardinal réajuste son peignoir et réajuste sa ceinture.[/justify]
Helmut Holzwald : Entrez.
[justify]Une jeune femme à lunettes habillée avec tailleur et mini-jupe entre dans la pièce, toute rouge et visiblement intimidée. Elle tient entre ses mains des classeurs et pochettes de documents.[/justify]
Helmut Holzwald : Ah c'est vous? Je vous avais pourtant prévenue de ne pas me déranger. Que voulez-vous?
La secrétaire, terriblement gênée : Je vous apporte les résultats pour cette année.
Helmut Holzwald : Ah, parfait. Venez ici.
[justify]L'homme de Dieu invita sa jeune secrétaire à venir s’asseoir sur le canapé, lui faisant une place entre lui et l'une des jeunes femmes. La secrétaire, bien qu’apeurée, vint s’asseoir.[/justify]
Helmut Holzwald : Montrez voir?
[justify]La secrétaire tendit un document au Premier Ministre. Celui-ci commença à le parcourir, puis sembla se mettre en colère.[/justify]
Helmut Holzwald : Bordel de merde! C'est tout?
La secrétaire : Il semblerait Monseigneur.
Helmut Holzwald : 0,81% de croissance? C'est une blague? Qu'est-ce qu'il s'est passé?
La secrétaire : C'est que le gouvernement est resté peu actif cette année, et...
Helmut Holzwald : C'est un score de merde! C'est de la merde! Votre papier c'est de la merde! Vous êtes une merde!
La secrétaire : Oui Monseigneur.
Helmut Holzwald : Qu'est ce que je vais bien pouvoir dire aux journalistes? Et pour mon discours, pour les voeux de début d'année hein? Vous me mettez dans une très mauvaise posture Kirsten!
La secrétaire Kirsten : Oui Monseigneur, je suis désolée Monseigneur.
Helmut Holzwald : Je me fiche que vous soyez désolée! Vous me réglez ça! Je veux un discours propre qui puisse satisfaire le peuple et les journalistes! C'est compris?
Kirsten : Bien Monseigneur.
Helmut Holzwald : Mettez les mots de d"habitude et ne lésinez pas! Discipline, changement, sérieux, dangers issus de la communauté internationale, tout ça... et taclez moi un ou deux ministre, ceux que vous voudrez... l'environnement tient. Faites porter la chapeau à l'autre grognasse.
Kirsten : Bien Monseigneur.
Helmut Holzwald : Vous pouvez disposer.
Kirsten : Bien Monseigneur.
[justify]La jeune secrétaire sortit de la pièce. Le Premier Ministre regarda les deux jeunes femmes qui étaient restées près de lui.[/justify]
Helmut Holzwald : Mesdemoiselles, l'économie du pays ne va pas très bien, nous n'avons pas assez produit cette année. Alors vous savez-ce qu'il vous reste à faire : ce que vous savez faire, vous me le refaites, et tout de suite!
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Yul
[justify]12 février 2035, une fine pluie glaciale tombe sur le parvis de l'entrée majestueuse du Château de Weidenteich. Pourtant, une multitude de gardes se tient en rangs serrés, faisant une haie d'honneur depuis le portail jusqu'aux marches menant à l'entrée du palais, en tenue d’apparat. En haut de ces escaliers, le Premier Ministre et Cardinal de Blumenfeld, Monseigneur Helmut Holzwald, se tient aux côtés du Grand-Duc Wolfgang III von Winterburg. Tout laisse à penser qu'on attend un invité extrêmement important, puisque le protocole pour les visites de chefs d'états est respecté à la lettre.[/justify]
Helmut Holzwald : Sire, pourquoi ne pas m'avoir prévenu plus tôt?
Wolfgang III : C'est un rendez-vous que nous n'avons fixé qu'hier soir, tard. Je n'ai donc pas pu t'en parler plus tôt.
Helmut Holzwald : Mais qui vient nous rendre visite? Je ne comprend pas?
Wolfgang III : Il s'agit du chef d'une nation extrêmement puissante, militairement comme économiquement. Je dois tout faire pour me le mettre dans la poche.
Helmut Holzwald : Mais de qui s'agit-il? D'ambassadeurs venus du Montalvo? Du Commonwealth, du Deseret? Du Karmalistan peut-être?
Wolfgang III : Pas du tout, il s'agit de DJ Qualls, il joue la Carnutie.
Helmut Holzwald : Que... quoi?
[justify]A ce moment précis, un scooter s'arrête devant la grille d'entrée. En descend un jeune homme visiblement chétif, pour ne pas dire rachitique. Celui-ci semble un peu perdu, attache son scooter à la grille du palais, puis entre, ôtant son casque, sur le parvis. Le Grand-Duc s'avance vers lui, jovial, l'accueillant à bras ouvert![/justify]
Wolfgang III : Ahaha! Te voilà enfin! Je suis content de te rencontrer! Tu vois? Je ne t'avais pas menti!
[justify]Tandis que dans le dos du Grand-Duc, le Premier Ministre se tient la tête entre les mains, le jeune homme, perdu et visiblement intimidé bredouille.[/justify]
DJ Qualls : Je... je ne m'imaginais pas... mais heu... merci!
Wolfgang III : Viens donc, que je te présente! Lui, c'est Helmut Holzwald, mon Premier Ministre...
DJ Qualls : Oui, je sais...
Helmut Holzwald : En... enchanté...
Wolfgang III : Helmut, nous n'avons plus besoin de toi. Viens donc DJ Qualls... mais au fait, comment t'appelles-tu?
DJ Qualls : Nicolas.... Nicolas Quattlebaum.
Wolfgang III : Hé bien Nicolas, je suis heureux de te rencontrer! Viens donc, suis moi nous allons dans mon cabinet, nous y serons à l'aise pour discuter.
Nicolas Quattlebaum : D'accord...
[justify]Le Grand-Duc et le jeune homme entrèrent dans le Palais, puis s'installèrent dans le cabinet particulier. On leur apporta des chocolats chauds et des sucreries à grignoter. Ils discutèrent une heure ou deux de la situation du jeu de vidéo, un jeu de géostratégie militaire sur internet.[/justify]
Wolfgang III : Tu comprends ma situation, et pourquoi j'ai fait appel à toi? Avec mon petit royaume, je ne peux rien faire. Je voudrais donc que tu m'aides.
Nicolas Quattlebaum : Mais je ne peux pas! Ce sont mes alliés, je ne vais pas les trahir!
Wolfgang III : Tu es fidèle à tes amis, c'est bien. Je comprend. Ecoute, que dirais-tu si nous faisions un échange?
Helmut Holzwald : Sire, pourquoi ne pas m'avoir prévenu plus tôt?
Wolfgang III : C'est un rendez-vous que nous n'avons fixé qu'hier soir, tard. Je n'ai donc pas pu t'en parler plus tôt.
Helmut Holzwald : Mais qui vient nous rendre visite? Je ne comprend pas?
Wolfgang III : Il s'agit du chef d'une nation extrêmement puissante, militairement comme économiquement. Je dois tout faire pour me le mettre dans la poche.
Helmut Holzwald : Mais de qui s'agit-il? D'ambassadeurs venus du Montalvo? Du Commonwealth, du Deseret? Du Karmalistan peut-être?
Wolfgang III : Pas du tout, il s'agit de DJ Qualls, il joue la Carnutie.
Helmut Holzwald : Que... quoi?
[justify]A ce moment précis, un scooter s'arrête devant la grille d'entrée. En descend un jeune homme visiblement chétif, pour ne pas dire rachitique. Celui-ci semble un peu perdu, attache son scooter à la grille du palais, puis entre, ôtant son casque, sur le parvis. Le Grand-Duc s'avance vers lui, jovial, l'accueillant à bras ouvert![/justify]
Wolfgang III : Ahaha! Te voilà enfin! Je suis content de te rencontrer! Tu vois? Je ne t'avais pas menti!
[justify]Tandis que dans le dos du Grand-Duc, le Premier Ministre se tient la tête entre les mains, le jeune homme, perdu et visiblement intimidé bredouille.[/justify]
DJ Qualls : Je... je ne m'imaginais pas... mais heu... merci!
Wolfgang III : Viens donc, que je te présente! Lui, c'est Helmut Holzwald, mon Premier Ministre...
DJ Qualls : Oui, je sais...
Helmut Holzwald : En... enchanté...
Wolfgang III : Helmut, nous n'avons plus besoin de toi. Viens donc DJ Qualls... mais au fait, comment t'appelles-tu?
DJ Qualls : Nicolas.... Nicolas Quattlebaum.
Wolfgang III : Hé bien Nicolas, je suis heureux de te rencontrer! Viens donc, suis moi nous allons dans mon cabinet, nous y serons à l'aise pour discuter.
Nicolas Quattlebaum : D'accord...
[justify]Le Grand-Duc et le jeune homme entrèrent dans le Palais, puis s'installèrent dans le cabinet particulier. On leur apporta des chocolats chauds et des sucreries à grignoter. Ils discutèrent une heure ou deux de la situation du jeu de vidéo, un jeu de géostratégie militaire sur internet.[/justify]
Wolfgang III : Tu comprends ma situation, et pourquoi j'ai fait appel à toi? Avec mon petit royaume, je ne peux rien faire. Je voudrais donc que tu m'aides.
Nicolas Quattlebaum : Mais je ne peux pas! Ce sont mes alliés, je ne vais pas les trahir!
Wolfgang III : Tu es fidèle à tes amis, c'est bien. Je comprend. Ecoute, que dirais-tu si nous faisions un échange?
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Yul
[justify]1er février 2036, Helmut Holzwald, Premier Ministre et Cardinal de Blumenfeld passe du bon temps avec trois escort girls et une bonne dose de cocaïne. Alors qu'il s'apprête à prendre un rail sur les fesses d'une jeune blonde à la poitrine débordante, un rafût se propage dans les couloirs de l'Hertzburg menant à son salon privé. Rapidement, une voix de femme se fait entendre, une voix que le Cardinal ne connaît que trop bien. Il a tout juste le temps de planquer son sachet de cocaïne dans un tiroir et de demander à ses poules de sortir par derrière que Karolin Nachtigall, la Ministre de l'Ecologie déboule dans la pièce, en colère.[/justify]
Karolin Nachtigall : Vous! Vous êtes un porc! Vous êtes indignes de votre ministère, indigne de votre statut de Cardinal!
Helmut Holzwald : Ma chère amie... que me vaut ce plaisir?
Karolin Nachtigall : Je sais très bien ce que vous fabriquiez! J'ai des preuves! Le Cardinal von Wachtel avait donc raison!
Helmut Holzwald : Allons, du calme, du calme... que me reprochez-vous?
Karolin Nachtigall : Je vous reproche de consommer de la cocaïne, comme le prouvent les traces qui restent encore sur votre nez. Je vous reproche de vivre dans la luxure, de faire appel à des prostituées, de dépenser des fortunes sur le compte du Grand-Duché pour vos orgies! Je vous reproche aussi de ne pas gouverner ce pays correctement! Vous êtes odieux!
Helmut Holzwald : Ma chère, ma chère... que me chantez-donc vous là?
Karolin Nachtigall : J'ai des preuves! J'en ai réunie assez pour pouvoir vous envoyer en prison un bon moment Holzwald. Croyez-moi, lorsque le Grand-Duc aura vent de tout cela...
Helmut Holzwald : Voyons, calmez vous. Le Grand-Duc est bien incapable de décider quoi que ce soit, quant à moi, je suis outré des accusations que vous proférez à mon encontre! Qui diable a pu vous mettre dans la tête tout cela?
Karolin Nachtigall : Je vous ai fait suivre à Molvopolis lors de vos dernières vacances. Un détective privé sur place a réuni toutes les preuves pour vous confondre! J'ai aussi lancé une enquête interne au Trésor du grand-Duché afin de surveiller les flux financiers. Vous n'êtes pas aussi malin que vous voudriez le croire, nous avons pu remonter jusqu'à vous!
Helmut Holzwald : Je vois. Et que comptez donc vous faire? Intenter une action en justice?
Karolin Nachtigall : Oui, j'ai aussi prévenu l'Edelweiss, un article est en ce moment sous presse...
Helmut Holzwald : C'est ennuyeux. Et vous pensez réussir à m'avoir?
Karolin Nachtigall : J'en ai la certitude!
Helmut Holzwald : Ne peut-on négocier? Vous savez, la vie que je mène a ses avantages, je pourrais vous enseigner à croquer la vie à pleines dents... vous me semblez vraiment trop stressée, votre style de vie stricte ne vous va pas. je dirais même, il vous vieillit...
Karolin Nachtigall : Pas de négociation. Vous tombez ici, et maintenant. Je n'ai rien à ajouter.
[justify]La Ministre tourna les talons, et claqua la porte. Le Cardinal restait là, songeur...[/justify]
Helmut Holzwald : La garce. Je vais te faire voir, salope!
Karolin Nachtigall : Vous! Vous êtes un porc! Vous êtes indignes de votre ministère, indigne de votre statut de Cardinal!
Helmut Holzwald : Ma chère amie... que me vaut ce plaisir?
Karolin Nachtigall : Je sais très bien ce que vous fabriquiez! J'ai des preuves! Le Cardinal von Wachtel avait donc raison!
Helmut Holzwald : Allons, du calme, du calme... que me reprochez-vous?
Karolin Nachtigall : Je vous reproche de consommer de la cocaïne, comme le prouvent les traces qui restent encore sur votre nez. Je vous reproche de vivre dans la luxure, de faire appel à des prostituées, de dépenser des fortunes sur le compte du Grand-Duché pour vos orgies! Je vous reproche aussi de ne pas gouverner ce pays correctement! Vous êtes odieux!
Helmut Holzwald : Ma chère, ma chère... que me chantez-donc vous là?
Karolin Nachtigall : J'ai des preuves! J'en ai réunie assez pour pouvoir vous envoyer en prison un bon moment Holzwald. Croyez-moi, lorsque le Grand-Duc aura vent de tout cela...
Helmut Holzwald : Voyons, calmez vous. Le Grand-Duc est bien incapable de décider quoi que ce soit, quant à moi, je suis outré des accusations que vous proférez à mon encontre! Qui diable a pu vous mettre dans la tête tout cela?
Karolin Nachtigall : Je vous ai fait suivre à Molvopolis lors de vos dernières vacances. Un détective privé sur place a réuni toutes les preuves pour vous confondre! J'ai aussi lancé une enquête interne au Trésor du grand-Duché afin de surveiller les flux financiers. Vous n'êtes pas aussi malin que vous voudriez le croire, nous avons pu remonter jusqu'à vous!
Helmut Holzwald : Je vois. Et que comptez donc vous faire? Intenter une action en justice?
Karolin Nachtigall : Oui, j'ai aussi prévenu l'Edelweiss, un article est en ce moment sous presse...
Helmut Holzwald : C'est ennuyeux. Et vous pensez réussir à m'avoir?
Karolin Nachtigall : J'en ai la certitude!
Helmut Holzwald : Ne peut-on négocier? Vous savez, la vie que je mène a ses avantages, je pourrais vous enseigner à croquer la vie à pleines dents... vous me semblez vraiment trop stressée, votre style de vie stricte ne vous va pas. je dirais même, il vous vieillit...
Karolin Nachtigall : Pas de négociation. Vous tombez ici, et maintenant. Je n'ai rien à ajouter.
[justify]La Ministre tourna les talons, et claqua la porte. Le Cardinal restait là, songeur...[/justify]
Helmut Holzwald : La garce. Je vais te faire voir, salope!
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Yul
[justify]7 février 2036, quelque-part dans une clairière à quelques kilomètres de Blumenfeld. Une voiture aux vitres teintées a rendez-vous avec un hélicoptère. De cette voiture, un homme grisonnant accompagné d'hommes armés sort, deux grands sacs dans les mains. L'homme s'apprête à monter dans l'hélicoptère qui devra le mener vers une destination inconnue.[/justify]
Helmut Holzwald : Les salopes. Les putes. Et puis merde, je quitte ce pays de tarés et je me refais au soleil. Ciao bande d'enculés.
Helmut Holzwald : Les salopes. Les putes. Et puis merde, je quitte ce pays de tarés et je me refais au soleil. Ciao bande d'enculés.
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Yul
[justify]29 mai 2036, la petite fille du Grand-Duc, Luzia von Winterburg, est venue rendre visite à son grand père, Wolfgang III. Depuis plusieurs années, son père, premier héritier du trône, reste introuvable; pourtant une mauvaise nouvelle, très mauvaise, vient de tomber. Le fils du Grand-Duc est mort, son corps a été retrouvé sur une montagne, il semble que l'héritier soit parti il y a vingt ans pour une expédition, sans prévenir personne, et qu'il trouva la mort en chutant dans un ravin. Son corps, découvert il y a quelques jours, vient d'être, comme le craignait sa fille, identifié. Les larmes aux yeux, elle se prépare à annoncer la terrible nouvelle à son grand-père.[/justify]
Wolfgang III : Sissi, ma chérie, je suis heureux de te voir. Mais? Tu pleurs? Que se passe-t-il?
Luzia : Vati, je viens avec une mauvaise nouvelle, une très mauvaise. On a retrouvé papa.
Wolfgang III : Ah? Et où était passé ce démon, lui qui nous a tous abandonné, sa fille, son père, son duché?
Luzia : Il ne nous a pas abandonné Vati. Il est mort, il y a vingt ans.
Wolfgang III : Que me dis-tu? Tu es sûre?
Luzia : On vient de me le confirmer, son corps a été retrouvé la semaine dernière. Il était partie en expédition dans mes montagnes du Westerberg, apparemment il est tombé dans un ravin pendant l'hiver, la neige et la glace ont recouvert son coprs, c'est pour ça qu'on l'a jamais retrouvé. On pense qu'il pistait quelque-chose!
Wolfgang III : Mais que faisait-il là bas? Je croyais qu'il devait partir en Olgarie y rencontrer les Töttern qui ont immigré là bas, jadis!
Luzia : Tu le connais, il aura voulu partir à la chasse avant de s'en aller.
Wolfgang III : Et il n'avait prévenu personne?
Luzia : Il devait ne pas vouloir te fâcher!
Wolfgang III : Pauvre de moi! J'ai été si stricte avec lui, il m'a toujours désobéi, depuis qu'il était enfant! Et voilà le résultat! Il ne m'aura pas écouté, en aura encore fait qu'à sa tête, sans prévenir personne, de peur que je me fâche.
Luzia : Vati...
Wolfgang III : Laisse moi Luzia, laisse moi. Je sais que tu es triste, mais sache que je t'aime, et que je suis fier de toi.
Luzia : Vous voulez que je vous laisse?
Wolfgang III : Oui ma chérie, va t'en. J'ai besoin de me reposer maintenant.
[justify]La jeune héritière embrassa son grand-père sur le front. Il était toujours assis dans son lit. Lorsqu'elle fut sortie, le vieil homme malade se leva, et alla vers sa fenêtre. Il l'ouvrit, monta sur une chaise et se jeta dans le vide.
Quelques instants plus tard, on entendait un cri. Un garde venait de trouver le corps du vieux Grand-Duc, empalé sur les grilles du palais. Wolfgang III avait enfin trouvé le repos.[/justify]
Wolfgang III : Sissi, ma chérie, je suis heureux de te voir. Mais? Tu pleurs? Que se passe-t-il?
Luzia : Vati, je viens avec une mauvaise nouvelle, une très mauvaise. On a retrouvé papa.
Wolfgang III : Ah? Et où était passé ce démon, lui qui nous a tous abandonné, sa fille, son père, son duché?
Luzia : Il ne nous a pas abandonné Vati. Il est mort, il y a vingt ans.
Wolfgang III : Que me dis-tu? Tu es sûre?
Luzia : On vient de me le confirmer, son corps a été retrouvé la semaine dernière. Il était partie en expédition dans mes montagnes du Westerberg, apparemment il est tombé dans un ravin pendant l'hiver, la neige et la glace ont recouvert son coprs, c'est pour ça qu'on l'a jamais retrouvé. On pense qu'il pistait quelque-chose!
Wolfgang III : Mais que faisait-il là bas? Je croyais qu'il devait partir en Olgarie y rencontrer les Töttern qui ont immigré là bas, jadis!
Luzia : Tu le connais, il aura voulu partir à la chasse avant de s'en aller.
Wolfgang III : Et il n'avait prévenu personne?
Luzia : Il devait ne pas vouloir te fâcher!
Wolfgang III : Pauvre de moi! J'ai été si stricte avec lui, il m'a toujours désobéi, depuis qu'il était enfant! Et voilà le résultat! Il ne m'aura pas écouté, en aura encore fait qu'à sa tête, sans prévenir personne, de peur que je me fâche.
Luzia : Vati...
Wolfgang III : Laisse moi Luzia, laisse moi. Je sais que tu es triste, mais sache que je t'aime, et que je suis fier de toi.
Luzia : Vous voulez que je vous laisse?
Wolfgang III : Oui ma chérie, va t'en. J'ai besoin de me reposer maintenant.
[justify]La jeune héritière embrassa son grand-père sur le front. Il était toujours assis dans son lit. Lorsqu'elle fut sortie, le vieil homme malade se leva, et alla vers sa fenêtre. Il l'ouvrit, monta sur une chaise et se jeta dans le vide.
Quelques instants plus tard, on entendait un cri. Un garde venait de trouver le corps du vieux Grand-Duc, empalé sur les grilles du palais. Wolfgang III avait enfin trouvé le repos.[/justify]