Presse et actualité
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 24/09/2034
« Lassés par la brutalité des jeux communément pratiqués, il semblerait que les habitants de Jensgård aient inventé une nouvelle forme de balle-au-pied [url=http://www.simpolitique.com/post327406.html#p327406]qui passionne par delà ses frontières[/url]. Le nouveau sport est une variation locale du balle-au-pied conventionnel duquel il s'éloigne par de nombreuses caractéristiques propres : sept joueurs de chaque coté, pas de gardien de but, droit de jouer le ballon à la main et droit aux mêlées. En cela, le balle-au pied Jensgårdois emprunte au Knattleikr en étant toutefois beaucoup moins violent que celui-ci. Réputé ennuyeux, le balle-au-pied international voit, ces dernières années, naître plusieurs dérivés concurrents tel que le balle-au-pied à trois cotés, pratiqués notamment en Amarantie.
Il y a presque un an, en pleine période de l'Avent, Sa Majesté se fendit d'un [url=http://www.simpolitique.com/post320705.html#p320705]Édit[/url] destiné à apaiser les querelles et réduire les guerres privées qui secouent le royaume depuis très longtemps. Le texte a-t-il eu de l'effet ? Non pas vraiment. Se sont tenus, à ce jour, pas moins de cinquante-deux faides dont quatre sont toujours en cours. Les guerres privées sont très présentes, mais diffuses et très localisées. Elles mettent aux prises de maigres troupes impliquées dans des dizaines d'escarmouches. Les Hallgerding, les Øjvinding, les Gudmanding, les Thoralfing, les Tjarking, les Fjølnering ou les Åbjørning, pour ne citer que les plus notoirement tumultueux, sont régulièrement impliqués dans ces désordres. Destruction de maison-forte, incendies, petits coups de mains, main-basse sur le grenier, le bétail, la bière, l'hydromel, mais aussi prises d'otage, rançons, assassinats... la liste serait trop longue et fastidieuse à énumérer. Sur une note plus encourageante, la systématisation des pourparlers, voulut par l'Édit, aurait tout de même permit d'éviter une bonne vingtaine de faides. Toutefois, nous devons relativiser ce chiffre, tout comme celui des guerres de l'année : le phénomène est tellement localisée qu'il est difficile de recenser tout les conflits. Certains passent largement inaperçus...
Un raid de brigands dans le pays d'Akerlandet, près du village Flaamkirke, tue trois garde-champêtres. Blessé au moment de la fuite, un des pillards a été pendu par les pieds et tabassé à mort par les paysans. Les clans Flaamkirkais préparaient leur vengeance contre les brigands. Comment mettre fin à l'insécurité et l'instabilité ? La solution est simple : fini les mesurettes, il faut imposer PAR LA FORCE la primauté du droit public ! »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 24/09/2034
« Lassés par la brutalité des jeux communément pratiqués, il semblerait que les habitants de Jensgård aient inventé une nouvelle forme de balle-au-pied [url=http://www.simpolitique.com/post327406.html#p327406]qui passionne par delà ses frontières[/url]. Le nouveau sport est une variation locale du balle-au-pied conventionnel duquel il s'éloigne par de nombreuses caractéristiques propres : sept joueurs de chaque coté, pas de gardien de but, droit de jouer le ballon à la main et droit aux mêlées. En cela, le balle-au pied Jensgårdois emprunte au Knattleikr en étant toutefois beaucoup moins violent que celui-ci. Réputé ennuyeux, le balle-au-pied international voit, ces dernières années, naître plusieurs dérivés concurrents tel que le balle-au-pied à trois cotés, pratiqués notamment en Amarantie.
Il y a presque un an, en pleine période de l'Avent, Sa Majesté se fendit d'un [url=http://www.simpolitique.com/post320705.html#p320705]Édit[/url] destiné à apaiser les querelles et réduire les guerres privées qui secouent le royaume depuis très longtemps. Le texte a-t-il eu de l'effet ? Non pas vraiment. Se sont tenus, à ce jour, pas moins de cinquante-deux faides dont quatre sont toujours en cours. Les guerres privées sont très présentes, mais diffuses et très localisées. Elles mettent aux prises de maigres troupes impliquées dans des dizaines d'escarmouches. Les Hallgerding, les Øjvinding, les Gudmanding, les Thoralfing, les Tjarking, les Fjølnering ou les Åbjørning, pour ne citer que les plus notoirement tumultueux, sont régulièrement impliqués dans ces désordres. Destruction de maison-forte, incendies, petits coups de mains, main-basse sur le grenier, le bétail, la bière, l'hydromel, mais aussi prises d'otage, rançons, assassinats... la liste serait trop longue et fastidieuse à énumérer. Sur une note plus encourageante, la systématisation des pourparlers, voulut par l'Édit, aurait tout de même permit d'éviter une bonne vingtaine de faides. Toutefois, nous devons relativiser ce chiffre, tout comme celui des guerres de l'année : le phénomène est tellement localisée qu'il est difficile de recenser tout les conflits. Certains passent largement inaperçus...
Un raid de brigands dans le pays d'Akerlandet, près du village Flaamkirke, tue trois garde-champêtres. Blessé au moment de la fuite, un des pillards a été pendu par les pieds et tabassé à mort par les paysans. Les clans Flaamkirkais préparaient leur vengeance contre les brigands. Comment mettre fin à l'insécurité et l'instabilité ? La solution est simple : fini les mesurettes, il faut imposer PAR LA FORCE la primauté du droit public ! »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 03/10/2034
« Des familles paysannes, auparavant sûres d'elles et relativement prospères, se retrouvent désormais à dépendre du Hreppr (devoir social de solidarité clanique), des secours de l'Église ou des caisses sociales professionnelles. La bulle des renardières a tué leur gagne-pain. Ils sont ruinés pour avoir placé tous leurs œufs dans le même panier : aussi longtemps que le commerce de fourrure de renard vers la Soverovie fonctionnait, le soleil brillait haut dans le ciel et à quoi bon travailler la terre ! Quand les Principautés sombrèrent dans le chaos, ce fut le désastre. Heureusement, la majorité des trappeurs exerçaient le métier à titre secondaire et se sauvèrent grâce à cela. Ils n'empêchent que des dizaines de cabanes de trappe ont fermé. Cette mauvaise expérience ne risque pas d'encourager le royaume à s'ouvrir sur le monde, et à accepter les douces caresses de la mondialisation.
Selon des rumeurs, la Princesse Ingrid [sœur de Sa Majesté] serait sur le point de fuir Kver en proie au désordre et aux troubles. Pourtant, le Thorval n'est pas un cadre joyeux et apaisant où règne la paix, l'harmonie, la bonne entente... l'aurait-elle oublié ? La petite devrait plutôt aller au Vonalya... Elle s'était unie au Prince Léonid le 25 décembre 2033 à une époque où la Soverovie ne donnait aucun signe de faiblesse. Le centralisme y a échoué, comme dans beaucoup de contrées. Pour la politique matrimoniale de la reine-mère, c'est un coup d'épée dans l'eau.
Suite des brigandages en Akerlandet, les gardes-champêtre ont mis la main sur cinq pillards, tandis que les clans Flaamkirkais, habitants un village du pays, en ont tué sept autres lors de leur vengeance. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 03/10/2034
« Des familles paysannes, auparavant sûres d'elles et relativement prospères, se retrouvent désormais à dépendre du Hreppr (devoir social de solidarité clanique), des secours de l'Église ou des caisses sociales professionnelles. La bulle des renardières a tué leur gagne-pain. Ils sont ruinés pour avoir placé tous leurs œufs dans le même panier : aussi longtemps que le commerce de fourrure de renard vers la Soverovie fonctionnait, le soleil brillait haut dans le ciel et à quoi bon travailler la terre ! Quand les Principautés sombrèrent dans le chaos, ce fut le désastre. Heureusement, la majorité des trappeurs exerçaient le métier à titre secondaire et se sauvèrent grâce à cela. Ils n'empêchent que des dizaines de cabanes de trappe ont fermé. Cette mauvaise expérience ne risque pas d'encourager le royaume à s'ouvrir sur le monde, et à accepter les douces caresses de la mondialisation.
Selon des rumeurs, la Princesse Ingrid [sœur de Sa Majesté] serait sur le point de fuir Kver en proie au désordre et aux troubles. Pourtant, le Thorval n'est pas un cadre joyeux et apaisant où règne la paix, l'harmonie, la bonne entente... l'aurait-elle oublié ? La petite devrait plutôt aller au Vonalya... Elle s'était unie au Prince Léonid le 25 décembre 2033 à une époque où la Soverovie ne donnait aucun signe de faiblesse. Le centralisme y a échoué, comme dans beaucoup de contrées. Pour la politique matrimoniale de la reine-mère, c'est un coup d'épée dans l'eau.
Suite des brigandages en Akerlandet, les gardes-champêtre ont mis la main sur cinq pillards, tandis que les clans Flaamkirkais, habitants un village du pays, en ont tué sept autres lors de leur vengeance. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
Le nuage de la peur.
8 octobre 2034
[center][img]http://zupimages.net/up/17/48/zkxy.png[/img][/center][/justify]
Le Stor Jørgen, volcan lorthonien situé sur l'île de de Greenhoch, s'est réveillé et déverse depuis un fantastique panache de cendres dans l'air. Le nuage se trouve actuellement au dessus du Lorthon mais devrait, selon des estimations, rejoindre le continent et le Thorval dans une à deux semaines. A la fin du mois, c'est même toute la Dytolie qui pourrait être recouverte. Des perturbations climatiques sont à attendre, notamment des températures qui pourraient baisser de 9.6 °Rø. Ce qui inquiète davantage, c'est la potentielle baisse de la luminosité qui aurait d'importants effets sur les rendements agricoles. Les paysans se concertent entre eux dans les tavernes, afin de savoir comment passer une année (2035) qui s'annonce incertaine. Avec l’éruption, certains craignent de vivre deux mauvaises moissons en trois ans.
Compte tenu de la production actuelle, des réserves de grain et des rendements du blé, une chute générale de 23% serait nourricièrement tenable, mais tous les impôts en nature devront vraisemblablement être annulés. Plus violent, un effondrement de 46% provoquerait, par endroit, de premières disettes et des famines localisées. Enfin, le pire, la perte générale de 61% des rendements mènerait à une grave famine diffuse. Évidemment, nous n'en sommes pas encore là et il faudrait suivre les faits et gestes du nuage jusqu'au printemps. Cela n'empêche toutefois pas les merciers d'anticiper : certains planifieraient déjà de prendre la mer afin d'acheter du grain étranger.
Le nuage de la peur.
8 octobre 2034
[center][img]http://zupimages.net/up/17/48/zkxy.png[/img][/center][/justify]
Le Stor Jørgen, volcan lorthonien situé sur l'île de de Greenhoch, s'est réveillé et déverse depuis un fantastique panache de cendres dans l'air. Le nuage se trouve actuellement au dessus du Lorthon mais devrait, selon des estimations, rejoindre le continent et le Thorval dans une à deux semaines. A la fin du mois, c'est même toute la Dytolie qui pourrait être recouverte. Des perturbations climatiques sont à attendre, notamment des températures qui pourraient baisser de 9.6 °Rø. Ce qui inquiète davantage, c'est la potentielle baisse de la luminosité qui aurait d'importants effets sur les rendements agricoles. Les paysans se concertent entre eux dans les tavernes, afin de savoir comment passer une année (2035) qui s'annonce incertaine. Avec l’éruption, certains craignent de vivre deux mauvaises moissons en trois ans.
Compte tenu de la production actuelle, des réserves de grain et des rendements du blé, une chute générale de 23% serait nourricièrement tenable, mais tous les impôts en nature devront vraisemblablement être annulés. Plus violent, un effondrement de 46% provoquerait, par endroit, de premières disettes et des famines localisées. Enfin, le pire, la perte générale de 61% des rendements mènerait à une grave famine diffuse. Évidemment, nous n'en sommes pas encore là et il faudrait suivre les faits et gestes du nuage jusqu'au printemps. Cela n'empêche toutefois pas les merciers d'anticiper : certains planifieraient déjà de prendre la mer afin d'acheter du grain étranger.
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h35 - 26/10/2034
« Le nuage de cendres volcaniques est venue et couvre depuis quelques jours le ciel du royaume. Face au phénomène, la majorité des sujets de Sa Majesté se barricade chez eux, bien que l'on ai relevé jusqu'ici 19 inflammations respiratoires dans la province de Frielandet. Les malades sont soignés de leur méchante fluxion pulmonaire à l’Hôtel-Dieu Sainte Brigitte de Thorval, situé à la frontière entre les pays de Friemand et d'Ættland. Dans le Sankt-Kjeld, on recense une recrudescence des attaques de trolls, concomitante à l'arrivée du panache, tandis que des processions de reliques sont organisées à Valborg comme ailleurs afin de faire fuir le mal des Cieux. La Haute Justice du Seigneur de Treenigheden a rendu un arrêté judiciaire, ordonnant aux cendres de se retirer avant la prochaine [pleine] lune sous peine de poursuites et d'horribles châtiments. L'ultimatum court jusqu'au 26 novembre A.D 2034 !
Une épidémie de rougeole frappe le pays de Krondyrsønnen où l'on dénombre 33 malades. Le mal serait très contagieux et ne serait qu'à ses débuts selon les sœurs de l’Hôtel-Dieu Saint Sigfrid. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h35 - 26/10/2034
« Le nuage de cendres volcaniques est venue et couvre depuis quelques jours le ciel du royaume. Face au phénomène, la majorité des sujets de Sa Majesté se barricade chez eux, bien que l'on ai relevé jusqu'ici 19 inflammations respiratoires dans la province de Frielandet. Les malades sont soignés de leur méchante fluxion pulmonaire à l’Hôtel-Dieu Sainte Brigitte de Thorval, situé à la frontière entre les pays de Friemand et d'Ættland. Dans le Sankt-Kjeld, on recense une recrudescence des attaques de trolls, concomitante à l'arrivée du panache, tandis que des processions de reliques sont organisées à Valborg comme ailleurs afin de faire fuir le mal des Cieux. La Haute Justice du Seigneur de Treenigheden a rendu un arrêté judiciaire, ordonnant aux cendres de se retirer avant la prochaine [pleine] lune sous peine de poursuites et d'horribles châtiments. L'ultimatum court jusqu'au 26 novembre A.D 2034 !
Une épidémie de rougeole frappe le pays de Krondyrsønnen où l'on dénombre 33 malades. Le mal serait très contagieux et ne serait qu'à ses débuts selon les sœurs de l’Hôtel-Dieu Saint Sigfrid. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Den hakke[/center]
La FIDES fait bien son travail.
11 novembre 2034
Comme chaque année, la Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et des Salariés publie son indice de confiance prévisionnel qui juge la capacité des pays mondiaux à attirer les investissements étrangers. En obtenant un E, note infamante, le Thorval garde son image de pays fermé, au mille-feuille coutumier illisible, à la structure féodalo-clanique effrayante, à la paysannerie insoumise et aux infrastructures très largement insuffisantes. Si le classement soulève régulièrement des critiques de par le monde, accusé d'être trop libéral, d'exercer des jugements de valeur et de ne pas réellement comprendre les politiques menées, nous sommes, au Den Hakke, pleinement satisfaits des conclusions de FIDES à l'encontre de Thorval.
La mauvaise réputation du royaume dans les milieux d'affaires internationaux a le mérite de protéger nos campagnes contre les sectaires du développement et de l'aménagement, contre tout les fantasmes qui gravitent autour de la ville, et son soi disant caractère civilisateur. Si nous les laissons faire, nos pays ruraux ne seront bientôt plus que des autoroutes, des immenses zones industrielles, des centres commerciaux, des fosses minières, des terrains de tennis et des banlieues pavillonnaires. Enfin, ne tombons pas non plus dans le piège de nos faux amis, vrais tartuffes, de la transition écologique et des technologies vertes, dont le rôle est uniquement de redonner une virginité aux pires ennemis des paysans.
Le premier terroriste s'appelle État.
11 novembre 2034
A l'heure où les nations s'accusent entre elles de terrorisme, persuadée d'être seule dépositaire de la vertu, il est important de rappeler une vérité factuelle : le plus grand groupe criminel de l'histoire, le premier et seul coupable, à la force inégalée, au réseau étendu, aux complicités ignobles, aux faux semblants, aux connivences économiques et à la légitimité usurpée mais incontestée, c'est l'État. Sans lui, sans son soutien, sans ses financements et sans ses officines secrètes, les organisations terroristes ou criminelles n'existeraient pas. Elles ne survivraient pas ou au pire n'auraient pas la puissance qu'elles possèdent aujourd'hui. Partout où l'État gouverne, inspecte, espionne, dirige, légifère, réglemente, parque, pèse, sous-pèse, endoctrine, terrorise et pille, il y a des complicités. La communauté internationale, Thorval compris, est coupable dans son ensemble des désordres du monde. Ne soyons pas dupes.[/justify]
La FIDES fait bien son travail.
11 novembre 2034
Comme chaque année, la Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et des Salariés publie son indice de confiance prévisionnel qui juge la capacité des pays mondiaux à attirer les investissements étrangers. En obtenant un E, note infamante, le Thorval garde son image de pays fermé, au mille-feuille coutumier illisible, à la structure féodalo-clanique effrayante, à la paysannerie insoumise et aux infrastructures très largement insuffisantes. Si le classement soulève régulièrement des critiques de par le monde, accusé d'être trop libéral, d'exercer des jugements de valeur et de ne pas réellement comprendre les politiques menées, nous sommes, au Den Hakke, pleinement satisfaits des conclusions de FIDES à l'encontre de Thorval.
La mauvaise réputation du royaume dans les milieux d'affaires internationaux a le mérite de protéger nos campagnes contre les sectaires du développement et de l'aménagement, contre tout les fantasmes qui gravitent autour de la ville, et son soi disant caractère civilisateur. Si nous les laissons faire, nos pays ruraux ne seront bientôt plus que des autoroutes, des immenses zones industrielles, des centres commerciaux, des fosses minières, des terrains de tennis et des banlieues pavillonnaires. Enfin, ne tombons pas non plus dans le piège de nos faux amis, vrais tartuffes, de la transition écologique et des technologies vertes, dont le rôle est uniquement de redonner une virginité aux pires ennemis des paysans.
Le premier terroriste s'appelle État.
11 novembre 2034
A l'heure où les nations s'accusent entre elles de terrorisme, persuadée d'être seule dépositaire de la vertu, il est important de rappeler une vérité factuelle : le plus grand groupe criminel de l'histoire, le premier et seul coupable, à la force inégalée, au réseau étendu, aux complicités ignobles, aux faux semblants, aux connivences économiques et à la légitimité usurpée mais incontestée, c'est l'État. Sans lui, sans son soutien, sans ses financements et sans ses officines secrètes, les organisations terroristes ou criminelles n'existeraient pas. Elles ne survivraient pas ou au pire n'auraient pas la puissance qu'elles possèdent aujourd'hui. Partout où l'État gouverne, inspecte, espionne, dirige, légifère, réglemente, parque, pèse, sous-pèse, endoctrine, terrorise et pille, il y a des complicités. La communauté internationale, Thorval compris, est coupable dans son ensemble des désordres du monde. Ne soyons pas dupes.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
Jensgård : le n'importe quoi en guise de norme.
24 novembre 2034
[center][img]https://zupimages.net/up/17/51/3tvs.png[/img]
Cuisson du pain dans la Nielsen Bageri, rue de la Farine.[/center]
A défaut d'indépendance, proclamée le soir de l'élection du Recteur de l'Université à la tête de Jensgård, la rue de la Farine vient officiellement d'obtenir divers droits exclusifs, consacrant son autonomie politique et financière quasi-complète. En somme, l'antre des boulangers et de leurs familles, où se trouvent aussi une bonne partie des moulins et des greniers municipaux, ne dépend plus du bourgmestre et n'est plus tenu de lui payer aucune taxe ou impôt que ce soit. La rue de la Farine prend à ce jour le nom pompeux de Cité Boulangère de Jensgård. La corporation municipale (mairie) a essayé d'expliquer son geste par sa « volonté de garder l'harmonie et l'unité au sein de la communauté, ainsi que le pain pour tous ». Cependant, une part grandissante des bourgeois accuse le Recteur et ses échevins de faiblesse, et d'avoir cédé trop facilement au chantage du pain, sans doute, il est vrai, pas aidé par l'éruption du Stor Jørgen.
Ainsi, les faits confirment encore et toujours la théorie : il suffit de se plaindre, d'être tumultueux, de menacer et de faire chanter pour obtenir des privilèges absolument indécents. Au fond, cela n'est ni nouveau, ni révolutionnaire. Le royaume n'a jamais traversé de période de rationalisation, d'égalisation et d'unification. Si bien que villes, villages, seigneuries, monastères, abbayes, universités, évêchés, paroisses, hôpitaux, confréries, fraternités, moulins, forges, métiers, clans... bénéficient de privilèges propres et ne vivent pas sous les mêmes coutumes que leurs voisins. Celles-ci sont même souvent contradictoires, dans une succession bordélique de canevas juridiques qui se chevauchent, s’entremêlent et éclatent. Sans le fin vernis royal d'unité, le Thorval n'aurait pas plus fière allure qu'une contrée tribale d'Algarbe en guerre. On croyait la ville relativement épargnée, il n'en est rien : chassé le naturel communautaro-individualiste, il revient au galop. Pour résumer, nous nous trouvons au plus fort niveau de dévolution, quand le pouvoir décentralisé est lui même décentralisé. Cela va contre la raison et le bon sens politique ! Le droit privé triomphe, ce n'est pas normal, le bien public ou le bien commun sont des notions non-assimilées, et tout être sain d'esprit ne peut que le regretter amèrement.[/justify]
Jensgård : le n'importe quoi en guise de norme.
24 novembre 2034
[center][img]https://zupimages.net/up/17/51/3tvs.png[/img]
Cuisson du pain dans la Nielsen Bageri, rue de la Farine.[/center]
A défaut d'indépendance, proclamée le soir de l'élection du Recteur de l'Université à la tête de Jensgård, la rue de la Farine vient officiellement d'obtenir divers droits exclusifs, consacrant son autonomie politique et financière quasi-complète. En somme, l'antre des boulangers et de leurs familles, où se trouvent aussi une bonne partie des moulins et des greniers municipaux, ne dépend plus du bourgmestre et n'est plus tenu de lui payer aucune taxe ou impôt que ce soit. La rue de la Farine prend à ce jour le nom pompeux de Cité Boulangère de Jensgård. La corporation municipale (mairie) a essayé d'expliquer son geste par sa « volonté de garder l'harmonie et l'unité au sein de la communauté, ainsi que le pain pour tous ». Cependant, une part grandissante des bourgeois accuse le Recteur et ses échevins de faiblesse, et d'avoir cédé trop facilement au chantage du pain, sans doute, il est vrai, pas aidé par l'éruption du Stor Jørgen.
Ainsi, les faits confirment encore et toujours la théorie : il suffit de se plaindre, d'être tumultueux, de menacer et de faire chanter pour obtenir des privilèges absolument indécents. Au fond, cela n'est ni nouveau, ni révolutionnaire. Le royaume n'a jamais traversé de période de rationalisation, d'égalisation et d'unification. Si bien que villes, villages, seigneuries, monastères, abbayes, universités, évêchés, paroisses, hôpitaux, confréries, fraternités, moulins, forges, métiers, clans... bénéficient de privilèges propres et ne vivent pas sous les mêmes coutumes que leurs voisins. Celles-ci sont même souvent contradictoires, dans une succession bordélique de canevas juridiques qui se chevauchent, s’entremêlent et éclatent. Sans le fin vernis royal d'unité, le Thorval n'aurait pas plus fière allure qu'une contrée tribale d'Algarbe en guerre. On croyait la ville relativement épargnée, il n'en est rien : chassé le naturel communautaro-individualiste, il revient au galop. Pour résumer, nous nous trouvons au plus fort niveau de dévolution, quand le pouvoir décentralisé est lui même décentralisé. Cela va contre la raison et le bon sens politique ! Le droit privé triomphe, ce n'est pas normal, le bien public ou le bien commun sont des notions non-assimilées, et tout être sain d'esprit ne peut que le regretter amèrement.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
Despote éclairé, nous t'attendons.
5 décembre 2034
Le banquet des boulangers, destiné à célébrer la victoire sur les autorités municipales « tyranniques », a été gâché lorsqu'une dizaine d'individus se sont introduits dans la salle pour la dévaster. Ils ont balancé la belle vaisselle, retourné la grande table, bu dans les bouteilles et renversé les chandeliers qui faillirent brûler toute la maison. Les personnes présentes n'ont heureusement pas subit de blessures, à l'exception de celles qui tentèrent de résister. A l'heure où nous escrivons, les Manteaux Gris, guet urbain, ont arrêté trois hommes et une femme, avant de les relâcher faute de preuves. Le dossier s'annonce semé d'embuches car depuis le chantage sur le pain, les boulangers se sont fait de nombreux ennemis à Jensgård. L'affaire de la rue de la Farine montra le Thorval sous son plus mauvais jour, celui d'un pays impuissant et ne sachant pas comment canaliser les forces centrifuges, innombrables et anciennes.
A titre personnel, j'appartiens au courant des Nutidige, prônant une démocratie parlementaire conservatrice sur les mœurs et libérale en économie, assortie d'un centralisme modéré. Cependant, notre courant doit se montrer réaliste et pragmatique. L'application de nos idées à l'heure actuelle, le passage de la théorie à la pratique, conduira à la catastrophe, à une faillite totale de l'État et à des désordres pires encore. Au préalable, le royaume doit subir une dictature ferme, éclairée et déterminée afin de dompter les pouvoirs locaux, les conflits claniques, uniformiser la loi et la culture, pour, in fine, briser une bonne fois pour toute les forces centrifuges qui tourmentent la nation depuis plus d'un millénaire. Sa Majesté a la chance unique d'être ce despote éclairé qui conduira le royaume vers le Bien Commun, sans se renier et dans le vrai progrès, qui ne doit pas être seulement l'accès à la consommation. La saisira-t-elle ?
Que l'anarchie soit !
6 décembre 2034
Dans son édition d'hier, le journal offrit ses colonnes à un grand démocrate qui, au fil de sa prose, appela à la dictature au nom de la démocratie et du progrès. Si ses arguments parurent, en apparence, tenir la route, ils ne sont au fond que les pensées d'un crétin solennel idéaliste. Sa doctrine entend faire le bonheur de la société alors qu'en pratique, par l'agrandissement et le renforcement de l'État, elle ne fera que détruire les solidarités organiques basées sur le clan, le village, le terroir, le métier, la culture et la confrérie. Les énergies, les esprits, les opinions, les idées et la vitalité dépériront aussi, laissant les personnes vulnérables et soumises à un État bureaucratique dégueulasse. La phase despote éclairée passée, le système mutera progressivement et le pouvoir sera remis « naturellement » à une élite parlementaire auto-reproduite, constituée des meilleurs menteurs, des salauds, des vendus et du vide intersidéral.
Le Thorval commet des erreurs et connoit régulièrement le tumulte et les excès ? Tant-mieux, c'est le signe que tout va bien, preuve de la vitalité d'une société. Dans un pays libre, il y a forcément du désordre, du trouble, des clameurs, de l'agitation, des plaintes, du bouillonnement et des ambitions contraires. Quand la société est calme et policée, sans soubresauts, c'est souvent le signe de peuples gémissant et ployant sous le poids de la tyrannie.[/justify]
Despote éclairé, nous t'attendons.
5 décembre 2034
Le banquet des boulangers, destiné à célébrer la victoire sur les autorités municipales « tyranniques », a été gâché lorsqu'une dizaine d'individus se sont introduits dans la salle pour la dévaster. Ils ont balancé la belle vaisselle, retourné la grande table, bu dans les bouteilles et renversé les chandeliers qui faillirent brûler toute la maison. Les personnes présentes n'ont heureusement pas subit de blessures, à l'exception de celles qui tentèrent de résister. A l'heure où nous escrivons, les Manteaux Gris, guet urbain, ont arrêté trois hommes et une femme, avant de les relâcher faute de preuves. Le dossier s'annonce semé d'embuches car depuis le chantage sur le pain, les boulangers se sont fait de nombreux ennemis à Jensgård. L'affaire de la rue de la Farine montra le Thorval sous son plus mauvais jour, celui d'un pays impuissant et ne sachant pas comment canaliser les forces centrifuges, innombrables et anciennes.
A titre personnel, j'appartiens au courant des Nutidige, prônant une démocratie parlementaire conservatrice sur les mœurs et libérale en économie, assortie d'un centralisme modéré. Cependant, notre courant doit se montrer réaliste et pragmatique. L'application de nos idées à l'heure actuelle, le passage de la théorie à la pratique, conduira à la catastrophe, à une faillite totale de l'État et à des désordres pires encore. Au préalable, le royaume doit subir une dictature ferme, éclairée et déterminée afin de dompter les pouvoirs locaux, les conflits claniques, uniformiser la loi et la culture, pour, in fine, briser une bonne fois pour toute les forces centrifuges qui tourmentent la nation depuis plus d'un millénaire. Sa Majesté a la chance unique d'être ce despote éclairé qui conduira le royaume vers le Bien Commun, sans se renier et dans le vrai progrès, qui ne doit pas être seulement l'accès à la consommation. La saisira-t-elle ?
Que l'anarchie soit !
6 décembre 2034
Dans son édition d'hier, le journal offrit ses colonnes à un grand démocrate qui, au fil de sa prose, appela à la dictature au nom de la démocratie et du progrès. Si ses arguments parurent, en apparence, tenir la route, ils ne sont au fond que les pensées d'un crétin solennel idéaliste. Sa doctrine entend faire le bonheur de la société alors qu'en pratique, par l'agrandissement et le renforcement de l'État, elle ne fera que détruire les solidarités organiques basées sur le clan, le village, le terroir, le métier, la culture et la confrérie. Les énergies, les esprits, les opinions, les idées et la vitalité dépériront aussi, laissant les personnes vulnérables et soumises à un État bureaucratique dégueulasse. La phase despote éclairée passée, le système mutera progressivement et le pouvoir sera remis « naturellement » à une élite parlementaire auto-reproduite, constituée des meilleurs menteurs, des salauds, des vendus et du vide intersidéral.
Le Thorval commet des erreurs et connoit régulièrement le tumulte et les excès ? Tant-mieux, c'est le signe que tout va bien, preuve de la vitalité d'une société. Dans un pays libre, il y a forcément du désordre, du trouble, des clameurs, de l'agitation, des plaintes, du bouillonnement et des ambitions contraires. Quand la société est calme et policée, sans soubresauts, c'est souvent le signe de peuples gémissant et ployant sous le poids de la tyrannie.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Den hakke[/center]
Le dernier édit : entre optimisme et prudence !
21 décembre 2034
Un nouvel édit est transmis par les crieurs dans nos provinces et il importe au Den hakke de le commenter. Le texte législatif concerne les assemblées de province où siègent chaque trimestre des représentants élus par les peuples pour voter, discuter et contrôler l'action du gouvernement provincial pour une foule de questions et de domaines. Très simplement, la décision de Sa Marie accorde un droit de regard aux Lavting dans un processus jusque là réservé aux Grands à la tête de leurs province et à leurs conseillers : celui de savoir si un édit royal respecte bien les coutumes fondamentales, les coutumes provinciales et les intérêts de la province, et in fine, de déterminer si la nouvelle loi est applicable ou non. Ainsi, en plus d'avoir le droit de se mêler ouvertement et largement des politiques provinciales, les assemblées pourront maintenant décider, par un vote, en dernier ressort, si une loi royale leur convient ou pas. En soi, c'est un joli pied-de-nez aux Grands ! Analysons maintenant plus en profondeur en essayant de lire entre les lignes.
Dans le texte, Marie affirme que les Lavting sont les symboles de « la participation au pouvoir de la multitude populaire, participation qu'il est profondément juste d'agrandir. » Sur ce point, il est possible d'après nous de croire en sa sincérité car si la reine a de nombreux défauts, on ne peut l'accuser d'autoritarisme, loin de là, ou de mépris envers les faibles. En améliorant le pouvoir des assemblées, Marie entend aussi affaiblir les seigneurs, sans trop les brusquer. Ces derniers sont des rois au niveau régional et jusqu'alors les principaux adversaires de l'autorité royale. C'est une lutte dans les rapports de force qui se joue. Enfin, en permettant aux délégués des Lavting d'analyser et de se prononcer sur les édits royaux, la Reine semble aussi vouloir donner une touche nationale à la vie politique qui est aujourd'hui profondément régionalisée. C'est ici que les choses se compliquent et que le bat blesse : la communauté nationale est un concept inhumain car de taille inhumaine. Le village, le clan, la ville, le pays traditionnel et la province sont les uniques communautés politiques qui vaillent car de taille humaine. Donc, les paysans seront les premiers à s'opposer et les principaux contempteurs de toute dérive nationale ou nationalisante ! La Reine est prévenue.[/justify]
Le dernier édit : entre optimisme et prudence !
21 décembre 2034
Un nouvel édit est transmis par les crieurs dans nos provinces et il importe au Den hakke de le commenter. Le texte législatif concerne les assemblées de province où siègent chaque trimestre des représentants élus par les peuples pour voter, discuter et contrôler l'action du gouvernement provincial pour une foule de questions et de domaines. Très simplement, la décision de Sa Marie accorde un droit de regard aux Lavting dans un processus jusque là réservé aux Grands à la tête de leurs province et à leurs conseillers : celui de savoir si un édit royal respecte bien les coutumes fondamentales, les coutumes provinciales et les intérêts de la province, et in fine, de déterminer si la nouvelle loi est applicable ou non. Ainsi, en plus d'avoir le droit de se mêler ouvertement et largement des politiques provinciales, les assemblées pourront maintenant décider, par un vote, en dernier ressort, si une loi royale leur convient ou pas. En soi, c'est un joli pied-de-nez aux Grands ! Analysons maintenant plus en profondeur en essayant de lire entre les lignes.
Dans le texte, Marie affirme que les Lavting sont les symboles de « la participation au pouvoir de la multitude populaire, participation qu'il est profondément juste d'agrandir. » Sur ce point, il est possible d'après nous de croire en sa sincérité car si la reine a de nombreux défauts, on ne peut l'accuser d'autoritarisme, loin de là, ou de mépris envers les faibles. En améliorant le pouvoir des assemblées, Marie entend aussi affaiblir les seigneurs, sans trop les brusquer. Ces derniers sont des rois au niveau régional et jusqu'alors les principaux adversaires de l'autorité royale. C'est une lutte dans les rapports de force qui se joue. Enfin, en permettant aux délégués des Lavting d'analyser et de se prononcer sur les édits royaux, la Reine semble aussi vouloir donner une touche nationale à la vie politique qui est aujourd'hui profondément régionalisée. C'est ici que les choses se compliquent et que le bat blesse : la communauté nationale est un concept inhumain car de taille inhumaine. Le village, le clan, la ville, le pays traditionnel et la province sont les uniques communautés politiques qui vaillent car de taille humaine. Donc, les paysans seront les premiers à s'opposer et les principaux contempteurs de toute dérive nationale ou nationalisante ! La Reine est prévenue.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
Rétrospective de A-D 2034.
23 décembre 2034
[center][img]https://zupimages.net/up/19/23/wn80.png[/img]
La campagne bouge ; Les communaux gagnent du terrain.[/center]
Alors que Noël et le Nouvel An (qui coïncident dans notre calendrier grégorien de style Nativité), nous avons voulu dresser un bilan succinct des évènements qui ont marqué le Thorval au cours de l'année.
La réforme agraire
Lancée en 2031, l'objectif de tendre vers plus d'alleux et de redistribuer les terres s'est poursuivit durant toute l'année 2034 et promet de largement déborder sur 2035. Peu relayés par la presse généraliste, les changements fonciers sont pourtant le thème principal et quasi-exclusif de la presse locale, imprimée en langues régionales et majoritairement invisibles à l'international. Les négociations autour des cadastres, sur les cessions, les réorganisations, les tracés et les superficies, sont quotidiennes dans les villages et il semble que l'élan de justice agraire, initié par l'édit, brise peu à peu les dernières résistances seigneuriales. D'autant que l'Église, la grande sacrifiée, a accepté de payer le cens pour ses terres, limitant le manque à gagner des seigneurs récalcitrant qui se montrent automatiquement plus flexibles vis-à-vis des paysans. La loi agraire a avantagé en premier lieu les sans-terres et les campagnards aux lopins ridiculement petits. Les alleux paysans représentent aujourd'hui 40% des terres arables (contre 31% en début d'année) et 46% des familles paysannes jouissent d'exploitations comprises entre 6 et 10 tønde (contre 35% en début d'année, et seulement 9% en 2031 !). En somme, il reste du travail malgré des avancées notables réalisées au détriment des réserves nobles et des terres d'Église.
La tentative de lutte contre les Faides
Autre grand objectif de la Couronne qu'est la lutte contre les incessantes guerres privées. Hélas, le succès ne fut pas réellement au rendez-vous pour Sa Majesté. Si la règle des derniers pourparlers, ainsi qu'une application relativement plus rigoureuse (à cause d'abbés-mitrés peu enclins à excommunier ou à jeter l'Interdit) de la Trêve de Dieu, permirent de tuer dans l’œuf certaines querelles naissantes, le royaume eu à subir cinquante-six guerres privées causant 1120 blessés et 60 morts parmi les clans en guerre. Faut-il laisser du temps à l'édit de la Couronne ? Ou alors, doit-elle se montrer plus radicale en détruisant la culture clanique, qui est la source de la justice privée, de ses violences et de ses vengeances ?
En bref,
Le Couronnement de la Vierge, qui n'eut finalement pas lieu devant les diverses levées de bouclier de la société, craignant une absorption totale du civil par le sacré.
Les compagnons, ces ouvriers de l'artisanat urbain, obtinrent leur samedi après-midi. A Jensgård, ces derniers célébrèrent la nouvelle en se battant avec les étudiants causant 12 morts et 545 blessés.
L'épisode de la Rue de la Farine (Melsgade), qui vit la forteresse des boulangers de Jensgård obtenir une substantielle autonomie après un obscur chantage sur le pain, digne de la Mafia.
L'éruption du Stor Jørgen & la guerre des merciers qui, respectivement, plombèrent les perspectives agricoles futures et rendirent le commerce international beaucoup plus incertain.
La guerre oceano-sataniste aura mis au chômage technique plusieurs artisans thorvalois dépendant des importations de matières premières (orfèvres, ébénistes, verriers, joailliers...).[/justify]
Rétrospective de A-D 2034.
23 décembre 2034
[center][img]https://zupimages.net/up/19/23/wn80.png[/img]
La campagne bouge ; Les communaux gagnent du terrain.[/center]
Alors que Noël et le Nouvel An (qui coïncident dans notre calendrier grégorien de style Nativité), nous avons voulu dresser un bilan succinct des évènements qui ont marqué le Thorval au cours de l'année.
La réforme agraire
Lancée en 2031, l'objectif de tendre vers plus d'alleux et de redistribuer les terres s'est poursuivit durant toute l'année 2034 et promet de largement déborder sur 2035. Peu relayés par la presse généraliste, les changements fonciers sont pourtant le thème principal et quasi-exclusif de la presse locale, imprimée en langues régionales et majoritairement invisibles à l'international. Les négociations autour des cadastres, sur les cessions, les réorganisations, les tracés et les superficies, sont quotidiennes dans les villages et il semble que l'élan de justice agraire, initié par l'édit, brise peu à peu les dernières résistances seigneuriales. D'autant que l'Église, la grande sacrifiée, a accepté de payer le cens pour ses terres, limitant le manque à gagner des seigneurs récalcitrant qui se montrent automatiquement plus flexibles vis-à-vis des paysans. La loi agraire a avantagé en premier lieu les sans-terres et les campagnards aux lopins ridiculement petits. Les alleux paysans représentent aujourd'hui 40% des terres arables (contre 31% en début d'année) et 46% des familles paysannes jouissent d'exploitations comprises entre 6 et 10 tønde (contre 35% en début d'année, et seulement 9% en 2031 !). En somme, il reste du travail malgré des avancées notables réalisées au détriment des réserves nobles et des terres d'Église.
La tentative de lutte contre les Faides
Autre grand objectif de la Couronne qu'est la lutte contre les incessantes guerres privées. Hélas, le succès ne fut pas réellement au rendez-vous pour Sa Majesté. Si la règle des derniers pourparlers, ainsi qu'une application relativement plus rigoureuse (à cause d'abbés-mitrés peu enclins à excommunier ou à jeter l'Interdit) de la Trêve de Dieu, permirent de tuer dans l’œuf certaines querelles naissantes, le royaume eu à subir cinquante-six guerres privées causant 1120 blessés et 60 morts parmi les clans en guerre. Faut-il laisser du temps à l'édit de la Couronne ? Ou alors, doit-elle se montrer plus radicale en détruisant la culture clanique, qui est la source de la justice privée, de ses violences et de ses vengeances ?
En bref,
Le Couronnement de la Vierge, qui n'eut finalement pas lieu devant les diverses levées de bouclier de la société, craignant une absorption totale du civil par le sacré.
Les compagnons, ces ouvriers de l'artisanat urbain, obtinrent leur samedi après-midi. A Jensgård, ces derniers célébrèrent la nouvelle en se battant avec les étudiants causant 12 morts et 545 blessés.
L'épisode de la Rue de la Farine (Melsgade), qui vit la forteresse des boulangers de Jensgård obtenir une substantielle autonomie après un obscur chantage sur le pain, digne de la Mafia.
L'éruption du Stor Jørgen & la guerre des merciers qui, respectivement, plombèrent les perspectives agricoles futures et rendirent le commerce international beaucoup plus incertain.
La guerre oceano-sataniste aura mis au chômage technique plusieurs artisans thorvalois dépendant des importations de matières premières (orfèvres, ébénistes, verriers, joailliers...).[/justify]