[RP Bric à Brac] Pour mieux comprendre Thodermoscya

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Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]La société du Royaume de Thodermoscya peut paraître complexe, voir impénétrable pour un grand nombres de personnes. Ici, la vie de tout les jours sera dévoilé, les peines comme les joies, l'organisation de la société et de la cité. Mieux comprendre Thodermoscya, c'est aussi comprendre sa spécificité propre : Une société de femmes, crée par des femmes et pour des femmes. Un bref aperçu, pour mieux comprendre une société et une organisation sociale unique en son genre.

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/40/6/1507328868-ch.png[/img][/center][/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE LA POLITIQUE

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/40/7/1507498408-pol.png[/img][/center]
[justify]Le système politique et représentatif au Thodermoscya n'a pas énormément évolué depuis la fondation du Royaume. C'est un système monarchique qui se veut très décentralisé d'une part et de l'autre, participatif et décisionnaire à tout les niveaux de la société. La Chambre de Sœurs quand à elle, est une création assez récente et n'a que quelques siècles d'existences à proprement parlé. La reconnaissance de l'autorité royale peut se faire selon deux biais, qui ont souvent été utilisé au cours de l'histoire : La méthode la plus souvent utilisée est celle de l'aktologia, autrement dit une élection par acclamation devant la population qui ovationne la nouvelle Reine et démontre sa reconnaissance ainsi que sa légitimité. La seconde méthode est la plus risquée et n'est utilisée que dans des cas de troubles politiques, au moment de luttes de pouvoirs intense. Il s'agit de l'Ekklesiazousai, ou l'assemblée des femmes, qui fait procéder par un vote la légitimé ou non de l'une ou l'autre des candidates à la majorité simple. Une autre grande spécificité du système politique amazone est l'absence de partis politiques. Il serait d'emblée facile d'analyser cela par la non-volonté de la monarchie de mettre en place une réelle démocratie comme dans les pays libéraux, un système d'alternance politique entre deux gros partis qui se succèdent à la barre le temps d'un mandat. Bien qu'il existe un courant républicain au Thodermoscya, ce dernier rejette également le système 'particratique' comme étant tout d'abord une aberration politique, mais surtout parce qu'il est vu comme profondément bourgeois avec une opposition plus ou moins légale qui s'échange des coups avec le parti au pouvoir et la chose recommencera dans un temps limité, ainsi de suite et ainsi de suite. Il n'y a donc pas dans le Royaume, de réelles bases pour que de telles formations politiques puissent exister. C'est un système démocratique, qui fonctionne par assemblée locales puis régionales et qui se veut non-partisan. Cela ne veut évidemment pas dire que des conceptions différentes du monde ne s'opposent pas au sein du Royaume, qu'il n'existe pas des courants de pensées différents qui s'affrontent autant qu'ils le peuvent sur l'arène politique. Car la société amazone au Thodermoscya est une société très politisé, du fait de la localisation des choix politiques dans de petites entités qui se coordonnent assez facilement entre elles. Un bref tour d'horizon de ces factions politiques est alors nécessaire pour bien tenter de comprendre les enjeux qui se jouent et s'opposent continuellement. Il y a en tout et pour tout, cinq grandes factions qui s'opposent, s'allient ou se méprisent ouvertement :

- Les Alcippiques constituent sans nul doute le courant philosophique et politique le plus important dans le Royaume. Ce courant tire son nom de la poétesse Alcippe qui a vécue au VIIème siècle avant J-C sur l'île de Smyktos. Elle représente pour beaucoup un idéal féminin, qui s'est affirmé dans le domaine de la poésie et de la musique ainsi qu'au niveau des mœurs de son époque, affichant ouvertement par exemple son homosexualité. Les Alcippiques souhaitent renforcer, maintenir et rénover sans cesse le pouvoir matriarcal du Royaume, le voyant comme une base traditionnelle qui ne peut pas être remis en cause, mais constamment amélioré. Très influent dans la société, il l'est davantage dans les hautes sphères du pouvoir.

- Les Phryniennes représentent une alternative plausible aux Alcippiques. Ces deux courants partagent dans les grandes lignes les même attachements à la tradition ancestrale du Royaume, mais ils s'opposent sur la place que doit occuper le sexe masculin dans la société. Pour les Phryniennes, les hommes doivent et peuvent être admis à des postes de responsabilités bien plus important et faire cesser une discrimination sourde à leur égard. Les Phryniennes constituent une frange progressiste, qui arrive même à avoir de la sympathie jusque chez certains hommes, qui y voient un tremplin pour améliorer leurs conditions actuelles. Assez populaire dans la population, ce courant l'est moins au sommet de l'État.

- Les Timandraïques sont la frange la plus radicale et la plus misandre des courants de pensées au sein du Royaume. Elles souhaitent une ségrégation spatiale entre les hommes et les femmes, empêcher la libre circulation des hommes et les astreindre aux tâches les plus dures en matière de travail. Cette pensée réactionnaire n'a jamais été très influente au sein de la société Thodermoscyenne, mais elle est sans doute responsable de par son existence au développement de tout un courant de pensée politique, philosophique et social qui souhaite transformer l'homme en un bien matériel et le déconsidérer comme être humain à part entière. Son influence est très limitée dans le Royaume, mais son agitation permanente crée souvent des troubles à l'ordre public.

- Les Iphistitites sont souvent appelées péjorativement les "Nivelleuses", en raison de leurs visions politiques ultra-égalitaire en matière politique, social et économique. Ce sont des républicaines, qui jugent que l'ancien pouvoir royal n'est qu'un reliquat du passé et que le principe de l'assemblée des femmes doit être le modèle pour l'ensemble de la société. Les Iphistitites sont plus radicales que les Phryniennes puisque comparé aux dernières qui veulent une égalité formel en terme de droit, les premières veulent une égalité de fait et concrète avec les hommes, tout en conservant le modèle matriarcal en terme d'organisation familial, politique et social. Ce courant est marginalisé par ses opposants, les "Nivelleuses" étant dépeintes comme des 'anarchistes' qui voudraient renverser l'ordre social actuel par le fer et le feu. Il a néanmoins de la sympathie dans la population, mais quasiment aucun dans les allées du pouvoir.

- Les Pronenistes représentent le dernier courant au sein de la société Thodermoscyenne. C'est un courant qui se veut libéral et cherche à moderniser le Royaume principalement au niveau politique et économique. Les principales revendications des Pronenistes est l'abolition de la propriété collective, la mise en place d'une économie de marché et l'instauration d'une démocratie représentative, comme dans de nombreuses sociétés qu'elles jugent plus avancées. Ce courant cherche avant tout la performance économique et l'efficience politique, se moquant ouvertement des 'tendances collectivistes de la société Thodermoscyenne'. Avant-gardiste, les Pronenistes n'ont pour le moment que peu d'influences sur le cours de la vie politique, que cela soit dans la population ou du côté du pouvoir.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE L'INSTITUTION DU COMBAT

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508103672-fi.png[/img][/center]
[justify]Née dans la violence, la société des Amazones Thodermoscyenne s'est forgée dans une lutte permanente pour ne pas succomber définitivement sous les coups d'ennemis plus puissants et déterminés à les détruire. Depuis sa fondation -quasi mythique, faut-il le rappeler- l'ensemble de la population féminine est entraînée à servir le Royaume par les armes. (Il en est de même pour les hommes, mais de manière différente) Le service militaire est une des plus vieilles coutumes du Royaume, qui oblige à partir de 16 ans l'ensemble des jeunes filles atteignant à cette âge, à effectuer huit mois d'entrainement intensif en tout genre. Mais le service militaire n'est que le parachèvement d'une prise en main par l'État de la formation militaire et politique des citoyennes du Royaume. On peut dire qu'elle vient couronner un long processus qui commence dès le plus jeune âge, car l'entrainement au maniement des armes même les plus rudimentaires doivent être possible pour des enfants. Leur apprendre à se battre, leur apprendre à se défendre ainsi qu'à servir une cause plus grandes qu'elles, fait que la citoyenne-amazone du Thodermoscya sait pourquoi elle se bat et dans quel but. Car l'institution du combat entre dans un processus plus large, un processus que l'on pourrait qualifier de "totalitaire" dans sa mise en œuvre. Car dès leur âge de raison, la plupart des filles du Royaume sont retirés de la cellule familiale et placés dans des écoles collectives. Ces écoles forgent la nouvelle et future citoyenne dans un univers strictement égalitaire, que cela soit au niveau du savoir, de la connaissance ou de la tenue vestimentaire. Durant ce long parcours à l'éveil et l'apprentissage de la vie, l'art de manier une lancer, une épée et un bouclier lui seront enseignées. Des combats sont régulièrement organisés afin de tester l'endurance et la force des combattantes. Malheur à celles qui oseraient se moquer d'une semblable vaincue, car elles se retrouveraient victime d'une correction sévère : Apprendre l'humilité, la cohésion de groupe et l'esprit de corps commence dès le plus jeune âge dans une tentative de balayer le narcissisme, l'individualisme et le sentiment d'être "unique". Au Thodermoscya, c'est la collectivité qui se superpose sur les individualités. Face à la multitude, la totalité doit l'emporter. Cette totalité est alors forgé par le combat, par la vie commune, par une vie frugale et juste. Au moment de leur service militaire, les citoyennes-amazones sont le plus souvent envoyés dans des zones reculés du pays, afin d'y apprendre à être une travailleuse et également une mère. Beaucoup d'amazones ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants, mais une large majorité des citoyennes continuent d'effectuer leur "rôle" de mère, de procréatrice. Le Royaume aura toujours besoin de combattantes prêtes à se sacrifier le moment venu, quand leur tour viendra. Ce vaste réseau d'entrainement à la citoyenneté au Thodermoscya, ne consiste pas seulement en un éveil militaire, social et politique. La pratique est connue de toutes et de tous, elle n'est pas un tabou : Il s'agit bien évidemment du lesbianisme. Il n'y a pas de statistiques officielles sur les pratiques lesbiennes dans la société, mais le pourcentage de Thodermoscyenne est sans conteste assez dérisoire en matière d'homosexualité féminine comme "seule pratique sexuelle". Dans l'esprit du Royaume et de ses fondatrices, depuis trop longtemps le corps féminin n'était réservé qu'au plaisir du sexe masculin et devait être un joyau jalousement gardé. Il fallait briser cela, notamment en permettant la découverte de son corps pour la plupart des femmes mais également en autorisant les relations homosexuelles. Entrée dans les meurs, le lesbianisme (Ou encore l'Alcippisme du nom de la poétesse Alcippe) est considérée comme une étape importante de la vie d'une amazone, un point de passage obligatoire. Une fois sa formation militaire terminée, la citoyenne-amazone sera prête à servir l'État comme une combattante accomplie, sûre d'elle et de ses capacités. La longévité du Royaume tient fortement en partie grâce à l'institution du combat et le maniement des armes. Le combat est de fait une institution que dans la société civile, il n'est pas étonnant de tomber sur un combat opposant une amazone à une autre. Dans un esprit de corps et de fraternité, c'est celle qui arrivera à rester la plus digne qui sortira vainqueur du combat, donc pas nécessairement celle qui arrivera à bout de l'autre...[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE L'ORGANISATION ÉCONOMIQUE

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/3/1508934377-eco.png[/img][/center]
[justify]Dans son œuvre magistrale L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, Engels notait que "Le renversement du droit maternel fut la grande défaite historique du sexe féminin. Même à la maison, ce fut l'homme qui prit en main le gouvernail ; la femme fut dégradée, asservie, elle devint esclave du plaisir de l'homme et simple instrument de reproduction." Le développement politique, social et économique du Royaume de Thodermoscya a été l'un des cas uniques et durables d'organisation sociale qui reposait sur un principe matrilinéaire. C'est sur cette organisation que s'est rapidement développé le modèle économique du Thodermoscya. Quelle est donc cette organisation ? Malgré les apparences, la société Thodermoscyenne est une société relativement égalitaire, où les différences de fortunes ou et de revenus sont assez bas, de l'ordre de 1 sur 6. Cette ordre égalitaire au point de vue économique se caractérise par l'absence totale de propriété privée. Il n'y a pas de propriété privée au Thodermoscya, car la première forme de propriété privée qui est apparu avec la famille patriarcale n'a tout simplement pas eu lieu, c'est donc la propriété commune, primitive et spontanée qui a continué à exister au détriment d'une autre forme de propriété, qui se voulait par essence inégalitaire. L'essence économique de la société amazone est donc basée sur la libre association, une association entre producteurs qui possèdent collectivement un outil de travail. Essentiellement agraire, l'économie Thodermoscyenne vise avant tout à l'auto-suffisance pour sa propre population et ainsi éviter de devoir dépendre de trop du commerce extérieure. L'agriculture est donc basée sur de vastes fermes collectives, des coopératives ou des communaux, où la terre est travaillée collectivement, les outils mis en commun et les tâches de la productions sont planifiés et discutés par l'ensemble des travailleuses et des travailleurs. Le même principe est également appliqué dans les autres branches de l'économie : L'industrie a toujours représenté une part faible dans le pays, bien qu'une prochaine expansion est à prévoir. C'est l'artisanat qui continue d'être le pendant de l'agriculture collective. Comme dans cette dernière, les petites échoppes, les boutiques et les petits commerces sont regroupés en des entités coopératives, dans des fédérations qui assurent leurs coordinations du début jusqu'à la fin de la production. L'organisation économique Thodermoscyenne répond ici à des questions très simple : Qui possède ? Qui produit et distribue les richesses ? Qui assure la transmission aux générations futures ? L'organisation sociale étant basé sur la famille matriarcale, sur le bien collectif et sur la révocabilité d'un grands nombres de délégués, la possession, la distribution et la transmission se fait dans un schéma que l'on pourrait nommer collectiviste, c'est à dire qu'il n'y a pas de morcellement de la richesse nationale, de la richesse familiale au profit d'une propriété individuelle et/ou privée qui chercherait à générer du profit. Comparativement au reste des sociétés connues, la société amazone au Thodermoscya connait un développement unique en son genre. Peut-on la qualifier de société communiste ? Non, elle n'en a pas la prétention ni même la finalité en tête. Peut-on la qualifier de socialiste ? Sans doute, bien que ce socialisme ne soit pas exactement celui d'un Marx par exemple, mais plutôt un socialisme primitif, "ancestrale" ou premier. Il est donc inutile de tenter de qualifier la société Thodermoscyenne en voulant absolument calquer le modèle patriarcale sur elle, c'est à dire la disparition de la propriété commune, de la famille matrilinéaire ou de la libre association... Jamais encore, les intellectuelles Thodermoscyennes n'ont encore pensée à réellement théoriser et synthétiser plus de deux milles ans d'expérience politique et sociale unique en son genre. Sans doute parce que les qualifications que l'on pourrait donner à leur société (Collectiviste, communiste, socialiste, communaliste, etc etc) ne permet pas réellement d'en donner la nature, l'organisation et la conception propre. Il faudrait pour cela se départir de milliers d'années de constructions sociales et politiques, qui ont volontairement (ou involontairement ?) un regard biaisé sur cette société de femmes guerrières, de citoyennes-amazones.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE CERTAINS ASPECTS SOCIAUX ET SOCIÉTAUX (I)

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/48/7/1512333582-eco.png[/img][/center]
[justify]La société Thodermoscyenne fonctionne sur plusieurs échelons, voir plusieurs vitesses différentes. D'un côté, elle reste une société matriarcale, matrilinéaire et profondément imbibé de réflexes militaristes, protecteurs et punitifs. C'est cette cohésion sociale et politique qui est la cause première de la continuation de cette société qui n'existe nulle part ailleurs, expliquant sans doute la stupeur, l'incompréhension et la haine qu'elle peut susciter. Mais d'un autre côté, le Royaume de Thodermoscya a réussi au fil des années à s'ouvrir timidement aux mondes, à avoir accès à l'influence extérieure et à s'y adapter. La nécessité de moderniser le pays, de toujours pouvoir offrir un standard de vie suffisant et surtout d'accueillir autant que possible de demandeuses d'asiles reste la priorité principale. Il y a donc eu par le passé un véritable choc entre l'organisation traditionnelle de la société et les multiples influences qui sont venu pour s'y greffer. Le décalage le plus important (comme c'est le cas dans un nombre écrasant de pays) se fait entre les centres urbains et les zones rurales qui sont majoritaires dans le pays : La tradition continue d'être ancré dans les zones rurales, alors que les centres urbains sont des réceptacles culturels divers et variés, qui connaissent leur heure de gloire puis leur assimilation définitive dans la culture Thodermoscyenne. Au Thodermoscya, on préfère une vie dure et austère à la campagne, plutôt qu'une vie jugé plus simple dans les villes. Bien que caricatural, cet état d'esprit reste dominant et le poids des générations se fait sentir. Nombres de jeunes Thodermoscyennes et Thodermoscyens qui quittent leurs villages ou leurs petites communes se retrouvent propulsés dans un monde radicalement différent, avec un rythme de vie différent et un environnement social également. Il est très courant par exemple de savoir d'où vous venez au Thodermoscya, simplement en regardant votre manière de vous habiller : Un style vestimentaire long et très peu coloré, qui couvre une grande partie du corps est synonyme d'une enfance ou adolescence dans une zone rurale, alors qu'un style vestimentaire plus court, bien plus coloré et fantaisiste démontre la provenance des centres urbains du pays. L'un des nombreux clichés circulant sur les Amazones dans la représentation mentale collective est celle d'une femme très faiblement vêtu, vivant continuellement avec un style vestimentaire spartiate et cela en toute occasion. Or, la rigueur morale est très important au Thodermoscya et l'attitude vestimentaire est un marqueur pour voir où se situe une société au niveau de ses valeurs. Il n'est donc pas rare de voir une grande partie de la population porter des vêtements amples, qui couvrent une large partie du corps et dans certains cas les cheveux, principalement chez les femmes. Les tenues courtes, sportives et qu'on pourrait juger affriolante dans une vision fantasmatique ne sont réservés que pour des occasions particulières, à des évènements très précis qu'il n'est pas bon de singer car ils constituent un socle commun générationnel, culturel et historique très important. Bien évidemment, un décalage évident est entrain de se créer entre ce qui doit être et ce qui se fait, car les tenues dites traditionnelles sont le plus souvent portées et respectées par les instances dirigeantes du pays avec cependant un certain laissez-aller qui va en grandissant. Il n'existe pas d'explications concrètes sur le pourquoi du comment d'une telle pratique vestimentaire, ni pourquoi elle continue d'avoir un large acquiescement dans l'ensemble de la population féminine : Peut-être est-ce pour protéger le corps de la femme du regard de l'homme, jugé bestial et dépourvu de bon sens logique quand il s'agit du sexe qui lui est opposé ? Ou alors la volonté inconsciente de vouloir être des hommes en voulant cacher les attributs naturels féminins ? Ce sont des débuts de réponses, mais elles sont assez parcellaires. Ce qui est certain c'est que des mythes restent tenaces en dehors des frontières du Royaume, notamment sur la pratique du coupage d'un sein pour les femmes guerrières, une pratique qui devrait leur permettre de pouvoir mieux viser à l'arc. Une pratique qui n'est attesté par aucune recherche historique ou même archéologique, qui fait partie intégrante d'un large folklore qui reste assénés comme une vérité fondamentale sur la société des Amazones, agrémentés d'autres quolibets en provenance de pays hostiles comme la Ligue Amarantine, pays expliquant que l'émasculation serait une pratique obligatoire et systématique pour les hommes qui ne seraient pas aptes ou plus aptes à pouvoir procréer...[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE L'ÉPHÉMÈRE ÉPOPÉE DES PIRATES AMAZONES

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/50/2/1513109182-pir.png[/img]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DZUN6-JwwMA]Musique ![/url][/center]
[justify]L'âge d'or de la piraterie dans le monde est communément admis dans une période s'étendant de 1650 à 1720, une période où le plus grand nombre d'actions de navires pirates ont été recensés et qu'une véritable guerre eut été contre ces derniers par les principaux États maritimes ayant un besoin de consolider leurs liens commerciaux et de ne pas voir leurs navires coulés par le fond. De cette véritable guerre d'extermination sociale est sortie l'image de la piraterie, une image souvent biaisée et très peu fouillée. L'histoire d'une grande partie de la piraterie est en fait une histoire sociale, une histoire de révoltés contre un nouvel ordre social entrain de se mettre en place. Dans cette vaste lutte, un grand nombre d'équipages de pirates sont entrés dans la légende pour leurs combats épiques, pour les chansons qui leur ont été dédiés ou encore pour leurs fins tragiques le plus souvent au bout d'une corde. C'est dans cette environnement que plusieurs femmes vont donner leurs lettres de noblesses à la piraterie et bien évidemment des pirates Thodermoscyennes. La piraterie se voulait exclusivement masculine, les femmes qui étaient prises illégalement sur un bateau pirate était immédiatement exécuté. Il a existé cependant quelques rares cas où des femmes ont pu servir sous les ordres d'un capitaine de navire pirate, mais ces exemples se comptent sur les doigts de la main. Aux premiers équipages mixtes (Avec des pirates féminins comme Mary Read ou encore Anne Bonny) vont rapidement se succéder des équipages entièrement féminins, mené par des capitaines Thodermoscyennes commandant des navires bien équipés, participant au rançonnement et à la destruction d'un grand nombre de navires marchands, mais également de navires de guerres d'une multitude de nations lancées à leurs poursuites ! Après les guerrières amazones sur terre, décrites comme des cavalières et des archères hors pair, venait le temps des guerrières amazones sur les océans du monde entier, intrépides aventurières, tueuses d'hommes et chasseuses de têtes. Parmi les capitaines les plus célèbres, l'on peut énumérer par exemple Notyphale dite "l'Impitoyable", Phydora dite "La Rusée" ou encore Gorunia dite "La Coupe-Jarret". Sur ces trois fameuses pirates-amazones, Notyphale et Phydora finiront attrapées et pendues après un jugement très bref et expéditif, tandis que Gorunia préfèrera se faire sauter vivante sur son navire en passe d'être pris par des marins réguliers, plutôt que de l'abandonner lâchement. Hantise des hommes, hantise des marchands véreux et des premiers pionniers du capitalisme naissant sur les mers, les pirates-amazones lanceront un nouveau défi à un monde brutal, profondément injuste et inégalitaire : La plupart des navires pirates qui avaient pour capitaine une amazone Thodermoscyenne, sont reconnu aujourd'hui comme des modèles d'organisations démocratiques et de prises de décisions horizontales, notamment en ce qui concerne le partage équitable du butin pris à l'ennemi. Outre l'égalité sociale relative qui existait au bord de ses navires, il était possible malgré tout de voir quelques hommes faire partie de l'équipage et surtout, de voir des personnes de couleurs être traités d'égal à égal dans une période où la traite nègrière était généralisée. Mais comme pour l'ensemble de la piraterie, l'âge d'or de la piraterie amazone prendra fin dans la première moitié du XVIIIème siècle, quand les derniers équipages pirates seront réduit à peau de chagrins et leurs navires détruit. Mais la courte -mais néanmoins intense !- épopée des pirates-amazones, nourrit encore une forte partie de la littérature pirate au Thodermoscya comme à travers le monde.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

DE CERTAINS ASPECTS SOCIAUX ET SOCIÉTAUX (II)

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/52/4/1514415896-as.png[/img][/center]
[justify]Travailler. Travailler, travailler, travailler. Toujours travailler. Cet un leitmotiv très important dans la société Thodermoscyenne, une valeur aussi importante que celle de l'honneur ainsi que du maniement des armes. Bien qu'elle soit très loin d'être une société productiviste, le Thodermoscya compte dans ses valeurs la nécessité d'apprendre et de comprendre ce que représente un dur labeur. Bien longtemps avant sa fondation, quand la région continentale qui forme le Royaume n'était pas encore indépendant, cette avant-poste était jugé peu fertile, difficile d'accès et de mise en culture. Il constitue néanmoins un point important de passage entre la Marquésie et la Dytolie, une porte d'accès par voie maritime vers un nouveau continent. C'est à cet endroit précis que l'ancien Empire d'Arcadie comptait sur ses troupes pour arrêter les invasions turciques et mongoles qui ont bien faillit ravager totalement la Dytolie au cours du XIIIème et XIVème siècle. D'abord considéré comme un avant-poste, la région s'est peu à peu développé et il a fallut transformer une terre qui était difficile à cultiver en une terre d'abondance, capable de nourrir les soldats mais ainsi que leurs familles. Lors de la prise d'indépendance du Thodermoscya, après avoir été ravagé pendant des années par les cavaliers impitoyables venant de l'actuel Karmalistan, il a fallut tout reconstruire car tout avait été pillé et détruit jusqu'à la racine. Plus de six siècles siècles plus tard, l'on continue de commémorer au Thodermoscya cette "période spéciale" où tout devait être reconstruit, où il fallait repartir de rien. C'est dans cet esprit que le travail est honoré au Thodermoscya, car il n'est pas vu comme une possibilité de se mettre en valeur ou d'accumuler des richesses, mais surtout comme une tradition de lutte contre la nature, contre les hommes et contre le monde extérieur. Cet esprit, il s'est également manifesté quand Œliope a lancée au début des années 1970 le vaste mouvement dit des "Comité des Établis" et à entraînée toute une génération de jeunes amazones à reprendre à leurs comptes le mythe de la période spéciale afin de l'utiliser dans un objectif d'émancipation et d'incitation à mieux cerner les objectifs du travail. De ce mouvement, il reste aujourd'hui de grands ensembles communaux, de grandes coopératives qui fournissent au Thodermoscya une grande partie de son alimentation annuelle. Dans la plupart de ses coopératives communales il est écrit sur leur fronton d'entrée Étudier, Travailler, Combattre, comme pour se souvenir sans cesse que les valeurs qui ont fondés et continuent de cimenter la société Thodermoscyenne ne cessaient d'exister. Travailler est un combat, c'est un combat contre la nature ou contre ses propres pulsions ou envies. Le "Comité des Établis" n'a pas uniquement été responsable de l'envoi d'un grand nombres de jeunes amazones faire leurs classes dans les campagnes, ce mouvement a aussi vu fleurir plusieurs écoles de cadres qui donnent, donneront et continuerons de donner des personnes instruites mais également capables d'acquérir un savoir et de le transmettre. Pour les rares touristes qui choisissent de venir au Thodermoscya, les périodes de moissons sont parmi les périodes les plus appréciés car c'est à ce moment précis qu'il est possible de pouvoir capter l'essence même du Thodermoscya, ce qui en a fait sa force par le passé et qui continue d'être sa force motrice : Ces centaines de milliers de femmes, dévoués corps et âmes dans un esprit communautaire, travaillant comme dans une fourmilière et chantant pour se donner du courage. Elle est là, l'âme de tout le peuple amazone. Elle représente une force collective très peu observable autre part dans le monde, ce qui explique sans doute pourquoi elle est si mal comprise et si souvent caricaturé à l'excès. Pourtant, de nouvelles générations partiront sur les même chemins, chantant à l'unisson en ayant sur leurs épaules leurs outils et comme arme ultime, leur courage.[/justify]
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