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phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de Le Journal Solidaire, 6 mai 2034 :
[center]L'interview d'Emma Ravikhan n'avait rien de journalistique ![/center]

[justify]Alors que la Première Ministre a donné sa première interview depuis qu'elle est entrée dans ses fonctions, très nombreux ont été ceux qui se sont trouvés très surpris du ton ultra-conciliant employé par Arun Kavesh, le journaliste avec qui elle dialoguait. En effet, dans une interview plate, où rien n'a été dit mais le si peu de contenu suscitait d'importantes questions, jamais le journaliste, pourtant chevronné, n'a saisi une seule occasion pour creuser les sujets abordés. Le parlement a voté la fin de la censure en janvier dernier, mais il semblerait qu'ou bien les journalistes de GTE ne s'en soient pas encore rendu compte, qu'ou bien le Cabinet de la Première Ministre ait oublié ce détail !

Nous nous proposons une petite compilation des différentes paroles que la Première Ministre a eus et que M. Kavesh aurait dû saisir au vol, pour rebondir et voir quelles étaient les idées de Mme. Ravikhan. Car actuellement, l'interview donnée à la Première Ministre, était justement donnée comme on donne un cadeau à une enfant qui n'a travaillé que le strict minimum durant les derniers mois ! Cela discrédite très fortement la presse télédiffusée de l'Empire, mais cela e met pas non plus en lumière la scène politique eashate, étrangement silencieuse ces derniers mois, mais qui en plus, lorsqu'elle s'exprime, ne s'exprime pas totalement, et ne dit qu'à moitié ce qu'elle a derrière la tête.

L'interview avait pourtant un sérieux potentiel, puisqu'Emma Ravikhan a commencé, dès sa première prise de parole, à se revendiquer comme "une femme du peuple", alors qu'elle n'a jamais connu ni le besoin ni le malheur, étant née dans une des rares familles de la petite classe moyenne des années 1980, et alors qu'elle gagne plus de quinze fois le salaire moyen eashate, dans la fonction qui est la sienne! Déjà, il a été très surprenant que cette revendication, qui terminait la première réponse d'Emma Ravikhan, n'ait pas suscité la moindre réaction chez le pseudo-journaliste qui l'interrogeait, allant jusqu'à acquiescer, avec l'usage d'un "certes" tout à fait inattendu et inapproprié.

Après un échange sur la vie privée de la Première Ministre - dont personne n'a rien à faire, et qui ne faisait que de permettre à la Première Ministre de voiler son idéologie libérale et dangereuse derrière le rôle charmant d'une mère de famille qu'elle n'a jamais tenu, selon ses propres propos - Emma Ravikhan s'est vue interrogée sur le terrorisme, mais ne connaissant pas sa leçon, elle a vendu quelques paroles vides de sens sans chercher ni à comprendre les causes du terrorisme ni comment y remédier. Ainsi la seule réponse qu'elle a été capable de faire concernait l'armée... Comme si l'armée eashate, de taille ridicule, pouvait constituer une solution au terrorisme ! Comme si l'armée pouvait en outre trouver les solutions à la souffrance des populations ! Chose que la dirigeante du MPE a également évoqué, en dénonçant les mesures prises à la hâte par le Gombet pour lutter contre le terrorisme, en manquant de peu d'y englober le Lianwa, chose qui aurait été totalement inappropriée, puisque si ce pays est outrageusement libéral, il n'a pas toutes les tares non plus ! En effet, la riposte lianwadaise, était construite et orchestrée, et si la Première Ministre a eu toutefois raison de souligner qu'un tel déchaînement d'explosifs sur des constructions n'avait pas que des conséquences désirables, elle oublie beaucoup trop qu'alors qu'elle a fait partie des deux gouvernements précédents, elle n'a jamais levé le petit doigt pour dénoncer les violences de la guerre qui sévissait à peine quelques centaines de kilomètres au nord de la capitale, depuis son Ministère de la Justice, depuis lequel elle voyait le monde comme en haut d'une tour d'ivoire. Oh, si elle a fait acte de présence lors du sommet d'Astapur organisé en novembre 2032, puis plus rien. Dans ce contexte, il est un peu facile de faire la morale maintenant, alors que sinon des accueils de réfugiés, rien n'avait été mené par l'Eashatri pour tempérer le conflit en Ashurdabad entre 2030 et 2032.


HRP: J'ai pris soin de mêler ce que je pensais et ce que je ne pensais pas, donc si vous voulez que je déchiffre, un article plus univoque sur mon état d'esprit devrait paraître prochainement.[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de L'Eashatri Libre, 9 mai 2034:
[center]Le recentrage de la ligne diplomatique eashe...[/center]

[justify]Alors que l'actualité internationale met en lumière la fragilité des défenses contre le terrorisme, on pourrait s'attendre à une tendance à la dérive vers des positions extrêmes, ou vers des méthodes ayant plus une visée d'efficacité à court terme qu'une volonté de ménager tous les aspects humains, les divers facteurs et les conséquences secondaires de ces dernières. Curieusement, en Eashatri, ce n'est pas le cas. Au contraire, il semblerait que la diplomatie du pays se rapproche fortement des thèses d'Eredin Tobephki, alors que l'actuel locataire du Ministère des Affaires Etrangères est un élu de droite, Mavi Oroshe, et non pas du centre. La Première Ministre elle-même, dans un entretien qu'elle nous avait accordé il y a quatre ans, alors qu'elle n'était qu'une députée méconnue du MPE, promue à faire ses premiers pas dans un ministère depuis uniquement quelques mois, elle considérait que la lutte contre le terrorisme devait "avant tout se faire dans une logique d'efficacité, et s'il faut éviter les actions contre-productives, il faut avant tout agir vite pour de tels problèmes". Elle ajoutait même que la lutte contre le terrorisme avait avant tout pour but de dissuader, que de guérir. Que de contradictions avec les propos tenus par Madame Ravikhan il y a quelques jours ! Mais pourquoi donc ?

Et bien, il faut remettre les choses dans leur contexte, et en 2029, Rayin Akhesh jouissait d'une popularité record, y compris chez ceux qui votaient à gauche. C'est par ailleurs la raison pour laquelle les élections de 2032 ont vu un tel soutien pour la LI, malgré l'amorce du tournant ultra-conservateur, qui s'annonçait déjà. Dans ce paysage, il était impensable, lorsqu'on était élu de droite, de contredire le Premier Ministre, et Madame Ravikhan n'avait eu son poste au Ministère de la Cohésion sociale uniquement parce que son éphémère prédécesseur avait dérogé à cette règle. On peut par ailleurs remarquer là l'évolution de la politique eashate, puisque depuis bientôt un an, être en désaccord avec le Premier Ministre en fonction n'est plus un motif de remaniement ministériel.

Ensuite il faut se souvenir qu'en juillet 2029 avait eu lieu un attentat sur le sol eashate, à Asuhn, où des terroristes anarchistes avaient fait exploser une école, dans laquelle se trouvaient trois cent enfants. Le traumatisme avait été grand, et l'extrême droite n'attendait que la moindre occasion pour voter une mention de censure à l'encontre du Gouvernement Akhesh-I, encore instable à l'époque. Cela avait retardé l'ouverture diplomatique de l'Eashatri promise par Rayin Akhesh, qui devait à la base avoir lieu en janvier 2030, et .

Un autre facteur à prendre en compte est que depuis septembre dernier, un parti politique a affirmé sa position incontournable pour former toute majorité au Parlement. En effet, l'UDP s'il n'est que le troisième parti d'Eashatri, a réussi l'exploit de réussir à dépasser en nombre de voix tous ces concurrents, dans une liste partagée avec le PES, lors de sa première élection. Le poids de l'UDP ne s'était pas encore fait ressentir, mais à présent, cela semble changer, puisque ses membres accordent une importance très importante à ce que la politique soit propre, et semblent se préoccuper avec force précision des conséquences des divers conflits sur les populations, en cherchant les amenuiser le plus possible, dans une démarche complètement utopique, que M. Tobephki veut appeler elpistique. Pour mettre d'accord tout le monde, nous parlerons d'utopie tobephkiste, ce jeune politicien nous ayant habitué à ce genre de propos idéalistes, peu réalisables et assez vains.

Quoi qu'il en soit, l'utopie tobephkiste semble s'imposer au Parlement uniquement par le fait que l'UDP occupe une position un peu trop centrale dans tous les sujets sérieux, et empêche les libéraux de Mme. Ravikhan d'avancer correctement. Dans la récente activité du gouvernement, on voit ainsi l'empreinte de l'UDP dans les propos tenus par la Première Ministre à propos du terrorisme, qui se montre particulièrement intransigeante dans la lutte contre le terrorisme, alors que l'Eashatri était totalement inactif sur la question de la Guerre en Région d'Ashurdabad de 2030 à 2032, sans que cela ne lui pose problème, ni à aucun autre responsable politique d'alors, à l'exception notable d'Aidan Sarres, alors leader du MPE, dont l'assistant de campagne n'était autre qu'Eredin Tobephki.

Enfin, ce changement de politique diplomatique à l'égard des crises internationales peut peut-être s'expliquer dans le fait que l'Eashatri ayant réintégré la Shukténie et le Darhan en son sein, les responsables politiques ne peuvent plus fermer les yeux sur ces régions, alors que la population et les politiciens découvrent chaque jour l'ampleur des dégâts, qualifiés de "désastre humain inévitable et inévité" par un certain ministre centriste que nous ne souhaitons pas trop viser pour ses envolées lyriques et utopistes récurrentes. Ainsi, voyant la souffrance que des terroristes ou qu'une guerre peuvent causer sur les civils, il semblerait qu'un consensus politique se soit dégagé, et que notre Première Ministre et son Gouvernement veuillent à tout prix éviter de voir les ravages de la violence frapper d'autres zones du monde.

Nous verrons donc si cette volonté se confirme avec l'évolution des événements, où si cela n'est qu'une écartade passagère de la ligne diplomatique des gouvernements précédents.[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Tribune parue dans Gloire Eashe, 18 mai 2034:
[center]Non à la destruction du Rashari[/center]

[justify]Pour les habitants de la circonscription de Rashasiaphur, à l'Ouest d'Eskha, le mois de mai est venu avec une mauvaise surprise: le Gouvernement Ravikhan s'attaque au Rashari ! Un ieu pourtant extraordinaire, qui attire des visiteurs chaque année, et qui est riche des atouts de notre nation. En effet, ce mois-ci d'hdeux murs ont été construits à divers endroits du massif, à quelques kilomètres de villes ou villages, passant au milieu de la végétation. La volonté de détruire le paysage est telle, que les murs ont même réussi à être érigés sur les zones qui avaient été recouvertes de lave en 1988, lors de la dernière éruption du volcan. Ces murs mis bout à bout, seraient longs de 150 kilomètres, ce qui est déjà une catastrophe, mais en plus il semblerait que de nombreux chantiers n'aient pas encore été commencés, montrant à quel point le Rashari pourrait changer de visage au cours des prochains mois.

Pourtant, nous aurions pu nous attendre au mouvement inverse, avec la création d'un inutile projet de parc impérial sur ces terres, qui a été acté en octobre dernier, dans le but de limiter l'activité des flancs du Rashari, afin nous disait-on de protéger ce cadre naturel. Encore une fois, cela fut de beaux mots, mais cela resta des paroles en l'air. La création du Parc Impérial du Rashari et de la Coulée d'Erdhin avait été actée, le site est entré au patrimoine naturel mondial, mais il semblerait qu'encore une fois, les gouvernants ne savent pas gérer la région. Ils nous promettaient ainsi de nuire à l'activité des agriculteurs et des éleveurs il y a quelques mois, voici qu'ils ont changé d'avis, et qu'ils mettent toutes leurs forces à détruire le massif par d'immondes murs, et ce à quatre ou cinq cents mètres des villages, afin de pousser la population à quitter la zone.

On nous dira que ce n'est pas le but de telles infrastructures, mais dans ce cas, les concepteurs de ce projet immonde ont fait un travail bien inutile mais en plus ils ne se sont pas rendus compte que personne ne voudrait vivre à la vue d'un mur de terre, large de trois à six mètres et haut de cinq à dix mètres de haut. D'autant qu'avec la mousson, de tels murs vont retenir l'eau en amont des villages, et le risque que l'un d'eux se brise sous le poids de l'eau est trop important pour qu'on puisse le négliger! Dans ce cas, le village sera ravagé par un torrent d'eau et de boue dévastateur, à cause de ces immondices érigés à la hâte !

Oh, mais on nous dira que ces murs, qu'ils appellent digues anti-lave, ne risquent pas de se briser, puisqu'ils sont prévus pour contenir la lave loin des habitations, et qu'ils devraient selon eux, retenir tout aussi facilement l'eau de la mousson qui aura lieu dans quelques jours. Certains vont même jusqu'à argumenter que pour l'heure, des canaux ont été aménagés pour permettre à l'eau de s'écouler. Et bien quant on voit la largeur de ces derniers, on comprend très vite leur utilité, puisque le moindre ruisseau en crue n'y passerait pas ! Et s'ils avaient troué ces "digues" à quoi serviraient-t-elles alors, si elles ne retenaient rien?

Selon les instigateurs de cette atteinte à la nation eashate, il s'agirait avant tout de préserver la population et notamment le plateau eskhan de coulées de lave du Rashari, et les passages dans les murs seraient bouchés dès que la situation le rendra nécessaire... Mais que nos gouvernants revoient leur géologie, qu'Emma Ravikhan retourne à l'école ! Le Rashari avait des cycles éruptifs très réguliers jusqu'en 1988, avec une éruption tous les trente ans. Or cela fait bientôt cinquante ans que nous n'en avons pas eu. Que peut-on en conclure, sinon que le volcan est éteint et donc que de telles précautions sont inutiles ?

Au final, nous ne pouvons que nous demander si la Première Ministre est idiote, ou si elle prend son peuple pour un idiot, dans tous les cas, le résultat est le même: un immondice vient encore saccager notre merveilleux pays, du fait de la jalousie des puissances ennemies de notre glorieux empire ![/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

[center]Diffusion des deux premiers épisodes de Fleur de manguier[/center]

Genre : Historique
Durée : 47 et 44 minutes
Studios de production : Studios Cinea (Ambavi)
Thème : L'exercice du pouvoir
Sujet : Mutations à la veille de la Guerre d'Indépendance
Dates de sortie : 16 juin 2033
[justify]Synopsis: Fleur de manguier commence en 1985, et suit le destin de Elisabeth Darlow, femme du Gouverneur Briton du Protectorat de l'Eashatri, Niels Darlow. Femme de bonne famille, elle est tout à fait habituée à la vie de colonisatrice, et trouve la vie en Eashatri très confortable, avec un statut qu'elle n'aurait même pas pu imaginer avoir en Britonnie. Alors qu'elle habite l'Eashatri depuis déjà quatorze ans, elle n'a que très peu de contacts avec les eashates, jusqu'au jour où une manifestation est réprimée dans le sang juste devant la fenêtre de son bureau. Dès lors la gouverneure entame une prise de conscience de la réalité du pouvoir colonial, et entrouvre les yeux de son mari pu à peu. Entre les conspirations des hommes sous l'autorité de Sir Darlow, et les directives toujours plus exigeantes de Lanfair en termes de rendements, Elisabeth Darlow entame un combat difficile : changer le visage du Gouvernorat.

[indent]100[/indent]1er épisode, Cris et réception : Le Gouvernorat d'Eskha accueille une réception d'importance majeure, organisée entièrement par la maîtresse de maison, Elisabeth Darlow, qui a mis les petits plats dans les grands pour la visite que le monarque briton a accordée à Sir Niels Darlow, Gouverneur du Protectorat d'Eashatri. Mise à l'honneur dans une fête mondaine assez luxueuse, Elisabeth Darlow profite un peu trop de la réception, et voyant les premiers effets de l'alcool, elle décide de se retirer dans sa chambre, à l'écart du bruit et de la musique de la fête. Le lendemain, elle se trouve réveillée par les protestations d'eashates qui marchent dans la rue, sous sa fenêtre, protestant visiblement contre quelque chose qu'Elisabeth ne parvient pas à comprendre. Depuis sa fenêtre, elle observe la répression de ce mouvement de protestation, où les forces du Gouvernorat dispersent les manifestants, qui essayent dès lors de s'échapper, mais la majorité est abattue. Les invités découvrent donc une Lady Darlow très pâle au matin, qui a perdu son énergie et semble assez perdue. Finalement la femme du Gouverneur retrouve son énergie au moment où elle voit un des hommes ayant réprimé la manifestation, qu'elle incendie d'invectives pour montrer son indignation, sous les regards médusés de ces invités.
[indent]100[/indent]2ème épisode, Le bruit d'Eskha: Après avoir été moquée par ses invités et par son mari, Elisabeth Darlow décide de partir à la rencontre des eskhans, en visitant pour la première fois la ville d'Eskha. Sir Darlow quant à lui, tente de trouver les ressources que Lanfair a commandées, qui dépassent nettement ce que le Protectorat peut fournir... Pendant ce temps, le Général Orgener s'inquiète de savoir ce qu'a pu voir la femme du Gouverneur, et demande à deux de ses hommes d'organiser son assassinat, dans le cas où la femme du Gouverneur retournerait l'opinion publique à Lanfair.

Critique de la presse, par Brèves Eskhanes:[quote][center]Quand le cinéma eashate fait une scène ![/center]

Après trois mois de promotion, Fleur de manguier va enfin être diffusée sur le petit écran ! Production ambitieuse, cette série est actuellement composée de quatre épisodes pilotes, et nous avons pour vous pu les voir en avant-première. Si le premier épisode est plat et sans surprise, en proposant une vision du monde très manichéenne, il a le mérite de planter le décor de cette période méconnue de l'histoire eashe. Fleur de manguier se révèle par la suite être une très belle fresque de la réalité coloniale dans les années 1980, qui ne tombe ni dans l'apitoiement ni dans la dénonciation simple de la colonisation. Servie par des acteurs de qualité, cette production est à première vue à la hauteur de la promotion qui en a été faite.[/quote][/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Tribune parue dans L'Eashatri Libre, 17 juin 2034:

[justify]Alors que la CITE peine à diversifier sa clientèle, le coup est rude. L'entreprise qui se veut éco-responsable a été inscrite sur la liste noire des entreprises les plus polluantes, par l'organisation DemeTerra, qui pour prévenir toute protestation des entreprises concernées, a déclaré que s'il y en avait, cela serait automatiquement une campagne de greenwashing, décourageant ainsi l'entreprise, qui a perdu 9% de ses clients en une semaine avant de se restabiliser, de répondre à cette campagne de dépréciation. Au cas où vous vous demandiez, non cet article n'a pas été commandé par la CITE, il s'agit d'un article spontané, qui ne vise pas à dire DemeTerra est le mal incarné, mais plutôt à dire quelles sont les failles éventuelles de certains point de l'étude. Nous nous intéresserons donc au cas de la CITE, pour essayer d'élargir nos conclusions ensuite sur le travail acharné de l'organisation Deme Terra, qui a quelques défauts qu'il est significatif de signaler.

Tout d'abord lorsqu'on parle de la CITE, il faut bien prendre en considération qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'une entreprise, mais plus d'une association d'entreprises. Issue de la fusion de trois grandes entreprises durant le début des années 2020, la CITE est en garde des traces puisque les règlements internes de chacune des usines de confection correspond encore à ceux des trois entreprises initiales, bien que toutes les mesures prises depuis 2023 aient été mises en place de manière uniforme. La CITE est une entreprise essentiellement eashate, bien qu'à vocation à devenir une entreprise internationale, puisqu'elle régit seulement 7 usines à l'extérieur de l'Eashatri, principalement au Karmalistan voisin, contre 32 en Eashatri. Aussi pour étudier l'impact environnemental de la CITE, il ne suffit pas de regarder quelle activité elle fait, ce qui serait un raisonnement simpliste, ou pire encore son [url=http://www.simpolitique.com/cite-t14399.html]descriptif[/url], ce qui serait naïf, car il indique sans plus préciser, que l'entreprise s'engage sur le plan environnemental, ce qui veut absolument tout dire et ne rien dire, quand on voit la différence de traitement des déchets entre les usines eashates et karmales, où la législation est sinon moins poussée, moins respectée dans ce domaine. Parce que oui, il faut prendre en considération la législation d'un état, et son application. En Eashatri, nous avons la chance que nos eaux soient très bien préservées, ce qui indique que la [url=http://www.simpolitique.com/lois-empire-eashatri-t14380.html#p317649]loi Kohabim[/url] notamment, dans son alinéa 5, est plutôt bien respectée. Pour être un peu plus explicite, en Eashatri, les entreprises polluantes, notamment celles qui pratiquent la tannerie, ne peuvent pas déverser leurs eaux usées sans les avoir traitées, puis ses eaux usées seront à nouveau traitées par une infrastructure de l'Etat. Nous pouvons citer cinq autres lois, sûrement inconnues du fait de leur ancienneté, mais qui aboutissent à la même tendance: les lois Avkhemi I et III, qui impliquent que l'enfouissement de déchets n'est légal que lorsqu'il est pratiqué par un organisme spécialisé, agréé par l'Empire d'Eashatri, et que le rejet de déchets voués à la décomposition organique ne peuvent pas être abandonnés à proximité des cours d'eau; les trois lois de "contrôle des fumées", qui obligent notamment les entreprises à ne pas incinérer leur déchets par elles-mêmes, mais de faire appel à un service agré, ne fois encore, par l'Empire. Dans ce contexte, la CITE ne peut pas polluer de manière extrême son environnement, après dire que l'entreprise l'a choisi serait faux: c'est l'Empire d'Eashatri qui l'a décidé pour elle, mais dire qu'il s'agit d'une des 25 entreprises les plus polluantes du monde... est probablement à revoir, à moins que l'industrie mondiale soit des plus propres.

L'exemple de la CITE est assez édifiant, puisqu'on voit bien que l'organisation DemeTerra a omis un détail important dans son étude, qui est de compter la législation nationale de chaque pays et de voir son application. Localement, il peut y avoir des disparités, ce que nous nous sommes empressés de vérifier, en demandant à divers laboratoires d'analyser les eaux à proximité des usines de la CITE, ainsi que les sols. Nous avons également établi un suivi des déchets, qui indiquent que 83% des déchets sont traités dans les diverses infrastructures qui y sont dévouées en Eashatri, tandis que 9% partent à l'étranger, où ils échappent à la législation eashate, et la traçabilité de ses derniers devient. Pour les 8% restants, la CITE gère elle même la récupération des colorants qui s'étaient dissous dans les différents solvants. Si nos journalistes ont pu parvenir à ses conclusions, il est intéressant de voir que DemeTerra n'a pas réussi à avoir à sa disposition les éléments nécessaires pour son étude. Certains vous diront que l'organisation ne s'est pas basée sur les données du trrain, ou qu'elle n'a pris en compte que la production d'éléments polluants, sans prendre en considération le traitement de ces élément. nous pensons plutôt que le problème est ailleurs, et que peut-être l'Empire d'Eashatri a encore des efforts à faire du point de vue de la liberté d'investigation journalistique ainsi que de la protection de ceux qui cherchent à s'informer. Car si l'Eashatri a aboli la censure en janvier dernier, il ne reste pas moins vrai que le travail des journalistes, des enquêteurs et des analystes indépendants, n'est pas assuré contre les différentes forces qui pour une raison ou une autre, s'opposent à la communication de l'information. Si l'Empire d'Eashatri s'améliore dans ce domaine d'ici l'année prochaine, peut-être que l'étude de DemeTerra de 2035 pourra prendre en compte les résultats sur le terrain l'année prochaine.[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de Brèves Eskhanes, 27 juin 2034:
[center]Le benjamin du gouvernement[/center]

[justify]Aujourd'hui, nous allons consacrer un article spécifiquement dédié à la personne d'Eredin Tobephki, chef de file de l'UDP, Ministre de l'Education, mais aussi et surtout Vice-Premier Ministre de l'Empire d'Eashatri, à seulement 28 ans. Il faut dire que l'ancien électron libre du MPE, qui était inconnu du grand public jusqu'à ce qu'il quitte le parti des libéraux, multiplie les coups d'éclat depuis qu'il a créé son parti en octobre 2032, juste après les élections législatives qui avaient conduit à la réélection de Rayin Akhesh au poste de Premier Ministre.

Derrière Eredin Tobephki se cachent la Réforme de la Loi de l'Education pour tous, pas moins de six projets de lois concernant l'éducation eashate, mais aussi de sévères critiques de la politique eashate, parues dans divers journaux locaux, comme The Liphean Journal ou La perle de Baïsh notamment. Puis Eredin Tobephki est nommé ministre au Gouvernement Operkh, et rend sa communication beaucoup plus discrète, au point que beaucoup ont oublié la Loi de Démocratisation de l'Accès aux Etudes.

Mais la campagne électorale change la tendance, et impose le leader centriste comme une figure populaire et rassembleuse, qui reçoit le soutien du PES mais également de certains membres de la LI qui ne se reconnaissaient pas en Afka Dolam ou en Emma Ravikhan. Avec près de 30% des voix, qu'il choisit de partager avec le PES, Eredin Tobephki fait de l'ombre à la nouvelle Première ministre qui choisit de mener son investiture en tenant à l'écart celui qui a le soutien de deux tiers du Gouvernement. Ce choix avait cependant été masqué derrière le fait qu'Emma Ravikhan était apparue en compagnie de Chettur Tavade et Jaivanti Nelikhem, deux amies proches du leader centriste.

Absence marquée, qui fit beaucoup parler à Baïsh, ville de naissance du député, dont le journal local a consacré quatre unes de spéculations sur la position de M. Tobephki au sein du Gouvernement Ravikhan, craignant de le voir disparaître de la sphère politique. Mal leur en a pris, le mois suivant, le benjamin du Gouvernement publiait un livre, La croissance éthique, vendu à 48 000 exemplaires. Mais le Vice-Premier Ministre a refait parler de lui récemment, alors que l'idée d'une alliance janubienne est en train de germer dans les milieux intellectuels janubiens, et que le chef de l'UDP s'est placé comme un des défenseurs de ce projet. Dans ce contexte, nous avons obtenu une interview exclusive du plus jeune ministre du Gouvernement, que vous retrouverez sur notre site internet: [infobulle="lien vide"][url]http://www.breves-eskhanes.esh/2034/06/le_benjamin_du_gouvernement.html[/url][/infobulle]

[quote]Brèves Eskhanes : Bonjour M. Tobephki.

Eredin Tobephki : Bonjour M. Pahalar.

Brèves Eskhanes : En tant que plus jeune ministre d'un gouvernement dans l'histoire de l'Eashatri, on peut dire que les projecteurs sont braqués sur vos faits et gestes, pourtant, vous ne semblez pas en être perturbé. C'est à se demander si vous avez un secret pour assurer une telle activité...

Eredin Tobephki : Oh, et bien je trouve qu'au contraire, mes faux-pas sont moins attendus depuis que j'ai été nommé ministre par Mme. Ravikhan. Non, je n'ai pas vraiment de secret. Je fais simplement de mon mieux pour mon pays, et j'ai la chance d'avoir une merveilleuse fiancée, qui accepte que je consacre l'essentiel de mon temps à ma fonction de ministre et non avec elle.

Brèves Eskhanes : Enfin, vous êtes Ministre de l'Education, mais vos interventions ne se limitent pas qu'à ce sujet, puisque vous avez publié un livre traitant de justice sociale mais aussi de développement économique, et récemment vous êtes intervenu dans plusieurs journaux locaux pour parler d'écologie ou de développement urbain, voir même pour vendre l'idée d'une alliance janubienne. Vous ne pouvez nier que vous êtes plus actif sur la scène politique que bien des ministres du Gouvernement Ravikhan !

Eredin Tobephki : J'apprécie le compliment, mais je tiens à remettre les choses à leur place. J'ai été nommé Vice-Premier Ministre, et en tant que tel, je me dois d'avoir une certaine visibilité médiatique, aussi bien que Mme. Ravikhan. Et donc, plus qu'aucun autre ministre eashate, je ne dois pas me contenter de parler d'un seul sujet, mais m'intéresser à l'ensemble des sujets de société qui pourraient améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. Cela passe par l'éducation, mais aussi la santé, le renforcement de l'état de droit, mais aussi les aménagements territoriaux à engager, l'écologie ou encore le développement économique. Et pour cela il faut que nous renforcions nos liens avec nos partenaires, afin d'encourager nos économies à échanger, et donc à créer de la richesse. Cela est déjà fait avec ceux qui sont membres de l'OCC, mais cela reste à faire pour l'ensemble de nos alliés janubiens.

Brèves Eskhanes : Cela est étonnant, vous vous revendiquez du centre, mais pourtant vous vous identifiez aux idées de Pashuv MAraahni et Zariq Asqa-Ele en proposant de reformer un espace commercial nord-janubien dominé par l'Eashatri, vous voulez restaurer un empire qui s'est effrité il y a plus de quatre cent cinquante ans, alors que vous vous dites volontiers tourné vers l'avenir. N'y a-t-il pas une incohérence?

Eredin Tobephki, souriant : Si il y a une magnifique incohérence. Je ne veux pas d'un espace janubien dominé par l'Eashatri, en plus d'être totalement incohérent avec la situation économique actuelle, les relations de dominations entre états, et encor plus dans des alliances, n'ont que pour effet de les rendre fausses et plus instables. Non, je revendique que nous avons un arrière plan culturel proche, de l'Horbarash jusqu'en Eashatri, puisque nous avons presque deux millénaires d'histoire où nous nous sommes influencés respectivement les uns les autres, et c'est justement sur cette base que j'aimerais voir naître une alliance janubienne, qui pourrait voir nos efforts mis en commun sur les plans économiques, culturels et éducatifs, pour inscrire la Janubie dans le monde de demain, et participer à son rayonnement.

Brèves Eskhanes : En somme, ce n'est pas la grandeur de l'Eashatri que vous voulez, c'est la grandeur de la Janubie qui vous intéresse.

Eredin Tobephki : Là encore, je me dois de vous contredire, je ne choisis pas la Janubie plus que je ne choisis la Janubie, je choisis les deux. Et oui je souhaite la grandeur de l'Eashatri et de la Janubie, autant que je souhaite la grandeur du monde en général. Cependant, je pense que sur notre continent, tout reste à faire, et nos problématiques de développement sont proches sinon identiques, d'où l'idée de travailler ensemble pour améliorer les conditions de vie sur notre continent.

Brèves Eskhanes : Doit-on comprendre que vous excluez le Karmalistan du projet d'alliance janubienne ?

Eredin Tobephki : Le cas du Karmalistan est complexe, puisque nous avons affaire dans ce pays à un mille feuille culturel, entre les rajans au sud, dont les racines sont très proches des cultures janubiennes, mais on y trouve aussi des syrio-qarlouks, de culture plus apparentée à celles que l'on trouve au Sud de la Natolique... De plus le pays est instable, et nous ne savons pas quel sera le visage du Karmalistan dans ne serait-ce que cinq ans, aussi, je pense qu'il est impossible de répondre à cette question à l'heure actuelle, alors que les négociations pour créer une alliance janubienne n'ont même pas été entamées.

Brèves Eskhanes : Bien, on aura compris que vous ne voulez pas vous engager sur ce point, puisque l'Alliance Janubienne dont nous parlons n'est qu'hypothétique à l'heure actuelle. Peut-être réagiriez-vous plus sur l'actualité internationale ? Le Karmalistan justement, rencontre des succès dans sa lutte anti-terroriste, et a réussi à libérer plusieurs villes des différentes factions qui contestent le pouvoir central. Une action est même en cours pour bombarder la confrérie du Nod, ce qui montre que le Karmalistan a passé la vitesse supérieure pour sortir de la guerre civile. Quel est votre impression sur le sujet ?

Eredin Tobephki : Alors, je suis surpris que vous ameniez ces informations de cette manière, alors que l'opinion publique eashate est globalement tournée pour désapprouver le bombardement d'une des rares factions communistes qui semblaient aborder une approche humaine, non fanatique et même pacifique. Vous aurez deviné que mon avis correspond à l'opinion publique, au vu des termes que j'emploie. Si je salue, à titre personnel, les succès que le Karmalistan rencontre dans sa lutte contre le terrorisme, je ne peux pas en dire autant du bombardement du Nod. En tant que citoyen, et non en tant que ministre, je me permets de m'affranchir de la diplomatie, mais vraiment, cela s'apparente plus à de la répression politique qu'à de la lutte anti-terroriste, et même dans un climat de guerre civile, je trouve ça inacceptable. Et encore, la répression politique consisterait simplement en un démantèlement violent de la Confrérie du Nod, mais là il s'agit de s'en prendre à la population vivant sur place, qui n'a pas forcément décidé de vivre sous l'influence de la confrérie du Nod. J'attends les premiers rapports officiels de ce qui s'annonce être un massacre, mais croyez-moi, je pense qu'une telle action ne plaira pas à grand monde.

Brèves Eskhanes : Mais l'Eashatri s'est engagé aux côté de forces armées privées au sud du Karmalistan au sein du GDI, pour lutter contre le Califat islamique au Karmalistan et les autres factions contestant le pouvoir du Shakhan. Allons nous retirer nos troupes engagées, ou encore une fois, pour vous complaire, Mme. Ravikhan va râler pour la forme mais ne rien faire concrètement ?

Eredin Tobephki, visiblement contrarié: Vous me permettrez donc de trouver votre commentaire déplacé. Mme. la Première Ministre prend ses décisions seules, et doit gérer à la fois notre image diplomatique et nos liens avec nos alliés, ce que je trouve qu'elle fait très bien, alors que c'est une tâche qui n'est pas des plus faciles. Pour vous répondre, sinon, d'une part, je n'ai jamais parlé de mettre fin au GDI, car nous avons besoin de stabiliser le nord de la Shukténie, et cela passe par amoindrir l'influence du califat islamique au Sud-Est du Karmalistan. Aussi je serais pour m'assurer que les troupes eashates ne combattent que le califat islamique, et aucune autre faction sur place. D'autre part, les décisions touchant au thème de la défense ne dépendent pas de moi, mais de M. Dolam, aussi je ne peux absolument pas m'engager sur ce sujet.

Brèves Eskhanes : Cela fait beaucoup de sujets sur lesquels vous refusez de vous engager.

Eredin Tobephki : Que voulez-vous, nous ne vivons pas dans une dictature, nous vivons dans une démocratie à régime parlementaire. La démocratie a un inconvénient, celui que personne ne peut dire avec certitude ce qui sera fait demain, puisque la décision ne vient pas d'une seule personne. C'est pourquoi je ne suis même pas sûr que M. Dolam puisse s'engager sur ce sujet.

Brèves Eskhanes : Enfin, j'aurais une dernière question, car on n'invite pas le Ministre de l'Education pour parler de tout sauf de l'Education. En deux ans, le système éducatif eashate a beaucoup changé, doit-on s'attendre à de nouvelles réformes durant le deuxième semestre 2034 ?

Eredin Tobephki : Non, nous allons d'abord voir si les réformes menées l'année dernière sont efficaces et portent leurs fruits, afin de voir où nous devons poursuivre nos efforts. Le risque, si nous continuions à réformer l'Education, serait de la transformer en un service bureaucratique éloigné de la réalité de l'enseignement, alors que l'enseignement est avant tout un service public de base.

Brèves Eskhanes : Sur ce, je vous remercie de nous avoir accordé cette interview.

Eredin Tobephki : Le plaisir était pour moi, merci à vous.[/quote][/justify]
[right]Par Arish Pahalar[/right]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de Brèves Eskhanes, 12 juillet 2034:
[center]Vers une brutalisation du monde ?[/center]

[justify]2034 semble avoir marqué le début d'une transformation généralisée du monde, qui semble tendre vers un avenir plus violent que celui vers lequel il tendait jusqu'alors. En effet, nous avons pu voir le Commonwealth et l'ELA entrer en guerre avec leurs alliés respectifs, usant d'ores et déjà de toutes leurs ressources pour venir à bout de leur ennemi déclaré, dont ils réfutent le droit à la vie "par mesure de précaution" pour certains, ou contre lequel ils dirigent tous leurs moyens de communication, afin de le discréditer au maximum et d'attiser les différences entre leurs nations respectives, pour engendrer une haine réciproque. On peut voir également le revers politique qu'a subi le Karmalistan ces derniers jours, passant suite à un attentat à l'encontre du Shakhan, d'un régime monarchique relativement autoritaire, à une nouvelle forme de pouvoir complètement dictatoriale, à mi-chemin entre la junte militaire et le régime autocratique, qui maintient un semblant de monarchie pour ne pas éveiller trop de soupçons.

Non pas que notre monde ait été particulièrement exempt de violence jusqu'alors, au vu de l'important nombre d'attentats et incidents diplomatiques qui ont eu lieu durant les deux années précédentes, il n'y a qu'à regarder la Guerre Express qui a eu lieu au Nord de la Dytolie entre l'Atzum et le Tötternland - aujourd'hui tous deux retombés dans le silence diplomatique et médiatique qui perdure dans de nombreuses régions depuis les années 2010 - ; mais au moins les escalades de violence n'avaient pas abouti à des mobilisations mondiales comme on peut le voir aujourd'hui. Non, ce ne sont pas des propos exagérés, nous sommes dans une situation bien proche de celle qui avait ouvert la Guerre Mondiale de 1945, puisqu'une semaine après le début des hostilités, c'est d'ores et déjà onze nations qui se sont déclaré la guerre (que l'on peut retrouver sur la carte ci-dessous, sur laquelle nous avons pris la liberté de rajouter le Sokolo, membre de l'UPO, qui est donc tenu de soutenir le Commonwealth), sur quatre des cinq masses continentales de la planète, surprenant ainsi un nombre non négligeable d'observateurs internationaux.

[center][img]https://media.discordapp.net/attachments/373481900209340418/376447074713206784/image.png?width=1187&height=597[/img][/center]

Cependant, un tel conflit pouvait par certains aspects être prévisible. En effet, de chaque côté les diplomaties en jeu ne sont pas toujours des plus conciliantes. D'un côté nous avons l'Empire Luciférien d'Algabre autant réputé pour avoir de très fortes exigences, qui telles l'entropie ne peuvent qu'augmenter lorsqu'un différend l'oppose à une autre nation, qu'il ne peut l'être pour son mépris des vies civiles, qu'il n'hésite pas dans le cas présent à sacrifier en coulant des bateaux que la marine impériale pourrait très bien raccompagner à l'extérieur de l'estuaire ; et d'un autre côté, nous avons la Britonnie, dont la diplomatie n'est pas si élevée du fait du passage de Margaret Spencer au pouvoir, qui a probablement été la dirigeante la moins appréciée du monde en 2033 pour les nombreux incidents de communication qui pimentaient chacune de ses altercations, mais nous avons également l'Aleka, régime politique que beaucoup qualifient d'inhumain pour l'Appartheid violent qui y est mis en application. Cela ajouté au fait qu'une entreprise alekane commercialise une arme très controversée, un lance missiles dissimulable dans des conteneurs, dont l'entreprise Kirishina vante la sournoiserie en ces termes :"L'ennemi ne peut ainsi pas savoir d'où peut venir l'attaque : elle peut littéralement venir de n'importe où et même de son propre territoire ce qui le rend intrinsèquement perdant dans l'histoire !"; il ne faisait aucun doute qu'un conflit risquait d'éclater à tout moment, bien qu'il aurait été difficile de prévoir que le conflit partirait d'un différend entre la Britonnie et l'Empire Luciférien d'Algabre.

Mais la brutalisation des événements n'a pas lieu que loin de notre pays, puisque le Karmalistan se voit plonger dans une nouvelle vague de violence, que personne n'aurait imaginée puisque le pays est déjà en guerre civile depuis de nombreuses années. En effet, le nouveau pouvoir, dont nous ne commenterons pas la proximité avec des idées d'un islam radical, a montré comment il comptait gérer le pays, puisque nos confrères journalistes du Shakhan'anjar, au Karmalistan, ont été pris pour cible par le KhAd, organe de renseignements du pouvoir et désormais de répression. Cela advenant étrangement au lendemain d'un article favorable à la Princesse Mamta Ismalïa Khan, récemment intronisée, mais dont les pouvoirs ont été vidés de leur substance, ce que déplorait le journal dans le même article. La liberté d'opinion progresse donc de manière fulgurante au Karmalistan, où la censure entraîne désormais la peine de mort immédiate et sans jugement pour ceux qui ne seraient pas pleinement du même avis que l'Emir. On peeut donc se poser la question visant à savoir si les jours de la Shakhane récemment intronisée ne sont pas comptés...

Tout cela advient, alors que l'on assiste à une remilitarisation du monde, avec notamment le Vryheid et le Mahajanubia, qui enrôlent dans leur armées des volontaires en masse. Mais l'Eashatri également a annoncé la volonté de recruter des troupes, puisque le Ministre de la Défense, Afka Dolam, a déclaré que l'Empire recruterait et formerait pas moins de 20 000 soldats d'ici la fin de l'année, dans le même temps qu'il passerait des commandes militaires pour renforcer son arsenal militaire, au nom de "la volonté d'assurer la sécurité de l'Eashatri, alors que le monde semble se déstabiliser". Une déclaration signifiante, dans un pays qui n'a eu de cesse de réduire ses effectifs militaires depuis la fin de la Guerre d'Indépendance, en 2007.[/justify]
[right]Par Sadhana Mayadev[/right]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de L'Eashatri Libre, 15 juillet 2034:
[center]La Guerre des Containers et ses éventuels impacts économiques...[/center]

[justify]Voilà presque deux semaines que l'ELA et le Commonwealth se sont déclarés la guerre, et le conflit a déjà pris une dimension mondiale, puisque des nations de tous horizons se sont se sont engagés dans cette guerre, appelée par certains journaux étrangers la "Guerre des Containers", faisant allusion au Système Skorpion-Klub, point de départ de ce conflit. Loin de nous intéresser aux motifs de cette guerre, qui n'importent que les nations qui s'y sont engagées, nous allons tenter d'analyser les possibles évolutions économiques de l'Eashatri et de certains de ses alliés proches, dans le cadre de cette guerre, qui pourrait durer quelques mois.

En effet, il ne fait aucun doute que la tenue de cette guerre aura un impact sur le commerce mondial. D'une part toute guerre a tendance à favoriser les mesures de protectionnisme, à l'image de celles entreprises par l'Empire Luciférien d'Algarbe (HRP : Algabre, juste pour faire plaisir à Amine), qui a ainsi fait un revers concernant l'application des principes de l'OLEC, dont il était un des membres fondateurs. MAis il ne faut pas non plus négliger le fait que cette guerre va probablement rendre le commerce international moins sûr, car si aucun combat n'a encore eu lieu jusqu'à présent, la militarisation de nombreuses nations et les nombreuses arrestations sans procès dans certains pays qui pourraient très bien se trouer accompagnés d'une confiscation de leurs biens, sont autant de signes négatifs pour les entreprises, qui pourraient limiter leurs échanges pour sécuriser leurs marchandises. De plus, le contrôle systématique des navires passant par les passages maritimes stratégiques contrôlés par des nations impliquées dans ce conflit est un facteur de ralentissement très notable du commerce mondial, qui aura très probablement des répercussions non négligeables sur l'économie mondiale.

Ainsi alors que les détroits délimitant la Cérulée sont pour la majeure partie contrôlés par des nations impliquées dans le conflit, il ne fait aucun doute que l'économie de l'ensemble du bassin céruléen va être durement impactée par une dégradation des conditions dans lesquelles les échanges commerciaux vont pouvoir être possibles. Dans le bassin Sud-Ventélien, à l'inverse, si on exclue l'Uhmali, aucun pays ne s'étant positionné dans le conflit, les économies devraient perdurer, du moins pendant le temps de la guerre, si ce n'est qu'après un fermement forcé des échanges avec la Dytolie, une perte de compétitivité pourrait très bien avoir lieu pour les entreprises du Lianwa ou de la capitale Senghaïaise.

Pour ce qui est de l'Eashatri, pour autant, rien n'est certain. Pour l'heure, nous avons pu remarquer que les flux d'échanges dans le port d'Astapur, on diminué de moitié en deux semaines, bien qu'il soit actuellement impossible de dterminer si une telle chute des échanges maritimes est due au déclenchement de la Guerre des Containers ou à la déstabilisation du Karmalistan voisin. Cela constitue un des premiers signes qui pourraient montrer que l'économie eashate, encore assez faible, pourrait pâtir de la dégradation des relations commerciales et diplomatiques qu'entretiennent les états de part le monde. Si pour le mois à venir, il n'y aura que peu de conséquences, - du fait des travaux engagés autour du Rashari pour construire quelques 63 kilomètres de digues pour dévier les coulées de lave de la prochaine éruption du volcan, mais aussi du fait de l'augmentation de la consommation nationale en vue de remplir les réserves, en cas d'une famine due aux cendres du volcan - le CNSE revoit déjà à la baisse sa prévision de 22% de croissance pour l'année 2034, et table plus pour 18% de croissance.

En effet, dans le pire des scénarios actuellement envisagés, l'économie eashate devrait se passer de plus de 50% de ses exportations brutalement, sans recours possible, et ainsi nous assisterions à une véritable surproduction, qui ferait tomber le pays dans une crise économique dès novembre 2034, si le Rashari ne vient pas empirer la situation en entrant en éruption à la même période. Dans ce scénario, le CNSE prévoit une croissance de 12,7% pour 2034, alors que notre PIB a déjà augmenté de 10,4% depuis le 1er janvier, pire encore serait l'année 2035 dans ce scénario, puisque la croissance serait négative avec -2% estimés.

A l'inverse le scénario le plus optimiste prévoit que dans l'hypothèses où de nouvelles routes commerciales seront ouvertes avant la fin 2034, et en comptant l'ouverture du Canal de l'Isthme Shuktène, actuellement prévue pour novembre 2034, l'économie eashate pourrait très bien se centrer complètement sur les acteurs de l'OC et les nations situées à l'autre bout de l'océan néchinésien, permettant ainsi à l'Eashatri d'enregistrer les 22,2% de croissance initialement estimés par le CNSE. Un scénario très optimiste, mais qui repose sur beaucoup d'hypothèses dont la réalisation n'est pas assurée, dont l'absence d'éruption du Rashari.

Dans le scénario actuellement favorisé par le CNSE, l'Eashatri pourrait enregistrer une croissance à hauteur de 18,1% du PIB, quelque soit la date d'éruption du volcan, si l'Eashatri ne se trouve pas déstabilisé sur son sol par la Guerre des Containers, si les investissements ne diminuent pas à l'intérieur de notre pays, et si le volume d'échanges avec les pays membres de l'OCC augmente jusqu'à représenter 55% des échanges extérieurs de notre économie.[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Extrait de Le journal solidaire, 13 août 2034 :
[center]Son Altesse Sénilissime[/center]

[justify]Mavi Oroshe avait fait de brillants débuts au Ministère des Affaires Etrangères, mais comme tout élu de la LI, sa réussite et son prestige n'étaient pas faits pour durer. Félicité pour son travail sur l'année précédente, M. Oroshe semble se reposer cette année, et être littéralement payé à ne rien faire. A vrai dire, à soixante-sept ans, il est normal de penser à la retraite, on ne peut que le comprendre, maintenant, le poste de Ministre, qui plus est, des Affaires Etrangères, a une importance, et il vaudrait peut-être mieux se donner à la fonction, pour mieux en cerner les enjeux pour le pays ! Au lieu de quoi M. Oroshe, pour de prétendus problèmes familiaux, a très peu voyagé en ce début d'année, ne se rendant, en fait qu'au Txile. Un manque de rencontres internationales, donc, qui ne fait que montrer l'entrée dans l'âge et le début de décadence qui s'empare du Ministère à la charge du doyen du Gouvernement Ravikhan !

La décadence du Ministre des Affaires Etrangères s'est un peu plus montrée hier, lors des débats qui ont actuellement lieu sur la question de la législation autour du Canal de l'Isthme Shuktène, dont l'ouverture prochaine affole les médias et les dirigeants, avides du butin qu'ils espèrent mettre sous leur coupe. En effet, alors qu'il peinait à faire une phrase complète, manquant d'énergie pour s'opposer aux invectives qui lui étaient adressées de part les deux bords de l'hémicycle, M. Oroshe s'en est pris injustement à un de nos camarades du PRC. L'histoire aurait pu s'arrêter là, et nous aurions donc pu reconnaître le courage du vieil homme, d'avoir voulu s'exprimer clairement dans un hémicycle, si les mots qu'il avait choisis avaient été cohérents. Nous citons: "En tant que Marquis des Affaires Etrangères, je ne peux vous laisser m'insulter ! Je vous demande un minimum de respect !"

Oui, vous avez bien lu, M. Oroshe ne sait plus quelle est la différence entre un Marquis et un Ministre. Fait d'autant plus étonnant qu'il n'y a jamais eu de marquis en Eashatri ! On peut donc se poser des questions sur la santé mentale du ministre, qui s'est justifié en évoquant un lapsus, dont il ne se serait pas rendu compte. Cela est très grave ! M. Oroshe ne se rend pas compte de ce qu'il dit ! Imaginez, un temps soit peu, si cela lui arrivait en pleine rencontre diplomatique... quelle image aurait notre pays, et surtout, quels incidents diplomatiques risqueraient d'être provoqués, à cause de la démence d'un seul homme d'état ? Certes, la sénilité ne frappe généralement pas aussi tôt dans l'âge d'un homme ou d'une femme, mais il semblerait que M. Oroshe, a contrario de certaines personnalités politiques comme Damil Vahari ou Taher Kohabim, subisse déjà les effets dévastateurs du temps... Espérons que l'Eashatri n'aura pas à en subir les conséquences, et que pour ce faire, un nouveau Ministre des Affaires Etrangères soit nommé au plus tôt...[/justify]
phiwill61

Message par phiwill61 »

Annonce de L'Eashatri Libre, 18 août 2034:

[justify]Dans le numéro qui sera publié demain, L'Eashatri Libre a le plaisir de vous annoncer avoir pu obtenir une interview exclusive de notre Première Ministre, Madame Emma Ravikhan, également cheftaine du parti le plus représenté au sein du Parlement Eashate. Fait exceptionnel, pour une des dirigeantes les plus discrètes que l'Eashatri ait connu à ce jour, puisque la politicienne de 53 ans n'a fait que très peu d'apparitions depuis son élection, à l'inverse de ses prédécesseurs. Notre entretien avec la première femme Première Ministre de l'Eashatri sera surement l'occasion pour beaucoup d'entre vous de redécouvrir la femme qui a réussi à gravir tous les échelons au sein du MPE ces dernières années, mais également d'en apprendre plus sur la vision qu'elle porte sur l'avenir de l'Empire d'Eashatri. Vous pourrez retrouver le document sonore de notre interview sur notre site internet [url]http://www.leashatri-libre.tempsreel.eash/[/url], à compter du 20.[/justify]
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