Presse du Royaume de Vonalya

Alwine

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[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 7 mars 2034.
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Le Vonalya, un pays « égalitaire » du point de vue de la domination des genres ?

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

La presse du Gazar-Khün a récemment publiée une étude très complète réalisée à travers de nombreux pays du simpomonde et portant sur de nombreux sujets de société. Outre un premier volet sur l'immigration, déjà publié il y a plusieurs jours, l'étude composait un second volet sur la société elle-même, sur sa forme et sa structure : patriarcat ou matriarcat, famille nucléaire ou clanique, et ainsi de suite. Les différents pays répondants devaient se classer dans toute une série de catégories, dessinant finalement une moyenne pour chacun des pays. Lesdites moyennes ont ensuite été mises en cartes pour une meilleure visualisation, et répartis selon le mode statistique. Notons toutefois que lesdites statistiques ont été réalisées par pays : dans le comptage statistique, le Vonalya vaut autant que l'Horbarash ou l'Eashatri. Ce n'est donc pas vraiment une visualisation statistique de la population mondiale, vu les gouffres qu'il y a entre les différents répondants en matière de poids démographique.

Pour entrer un peu plus dans l'analyse, le Vonalya s'est donc retrouvé dans la case « égalité » sur l'axe patriarcat-matriarcat... serait-ce à dire que notre société serait parfaitement égalitaire ? En fait, il faut plutôt le lire comme un défaut dans les choix proposés : il n'y a guère de nuance entre le patriarcat et le matriarcat, sinon à cocher « égalitaire », d'où le classement de notre pays. En vérité, hommes et femmes ne sont pas égaux en tout au Vonalya, c'est plutôt qu'en fonction des régions et des domaines, les uns ou les autres dominent. Il est bien connu par exemple que le sud de l'Île de Vonaborg connaît une structure matriarcale forte : le clan est défini en priorité selon la femme, la domination politique est assuré par une lignée représentée quasi-exclusivement par des femmes au fil de l'histoire, bien des choses s'y transmettent par ligne matriarcale. Au contraire la majorité de l'Île de Sundbard est régit par des traditions patriarcale : les femmes au pouvoir y sont plutôt une exception, surtout si on remonte dans l'histoire, l'héritage et le clan sont plutôt déterminés par les lignées patrilinéaires... et ainsi de suite dans le Royaume.

Par ailleurs, certaines Guildes sont dominées par des hommes, certaines sont au contraire dominées par les femmes et d'autres encore sont largement « égalitaires » ou du moins neutre sur la question du sexe. Au niveau national, il existe quantité d'habitudes et de codicilles souvent non-écrits sur la façon d'harmoniser les différentes traditions en cas de mariages inter-régions. Quant à la noblesse, elle applique généralement les règles du plus grand pouvoir et de l'implantation géographique. Un coupe destiné à diriger tel ou tel fief suivra ses règles de façon générale, et pour ceux qui ne se fixent pas clairement la règle est généralement de se rattacher à la famille la plus influente : qu'importe si un clan est à forte tradition matrilinéaire, si une des filles, qui n'est pas l'héritière, épouse un homme d'un clan dominant un fief beaucoup plus important, elle se rangera naturellement à la tradition de celui-ci. En bref, en dépit d'une égalité de fait dans bien des aspects de la société moderne vonalyanne, c'est plus une complexité entre matriarcat et patriarcat qui est à interpréter derrière ce qualificatif de « société égalitaire ».

Les vonalyans sont également définis comme monogame, ce qui est factuellement vrai. La loi nationale interdit la polygamie et pareillement la polyandrie, même si certains petites entités du grand nord ont des législations spéciales qui leur permet des exceptions pour raisons culturelles. Mais, pour l'immense majorité des vonalyans, le mariage est le cadre formel permettant la procréation légitime, ou plus exactement à la légitimité assurée. Notons qu'à côté de cela, le concubinage est parfaitement autorisé, et les liaisons hors-mariages condamnées seulement dans certains cas spécifiques. En bref, le vonalyan a beaucoup de libertés, sur le plan législatif comme sur le plan social, pour mener sa vie comme il l'entend, mais la majeure partie d'entre eux se marient néanmoins pour engendrer une descendance légitime et reconnue, comme cela est généralement admis dans notre culture, si rétrograde cela semble-t-il à certains étrangers.

Sans surprise aussi, la société vonalyanne est largement clanique. Même s'il est sans doute moins prégnant que chez nos cousins du Thorval, où il a gardé une place encore plus important, le clan garde une place majeure dans l'esprit collectif vonalyan et les mœurs vonalyannes. Il y a une véritable solidarité clanique, et un homme se définit toujours en partie par son clan. De même la majorité est légalement fixée par la loi, mais il faut ici faire une petite nuance : le sondage proposait plusieurs choix : la majorité, la croissance et la puberté. Hors ici il y a une fausse opposition entre majorité et puberté : au Vonalya la majorité sexuelle est bien fixée à quatorze ans, âge estimé de la puberté, ce qui est plus simple que d'engager des vérifications systématiques. Quant à la majorité civile, fixée à seize ans, elle se fixe majoritairement sur le fait que quinze-seize ans était ordinairement l'âge où l'on avait véritablement la force et la stature pour devenir un guerrier, dans les temps anciens, d'où ce découplage. Néanmoins en soit c'est plus une formalisation de critères physiques objectifs qu'une quelconque fixation arbitraire.

Outre la question de la migration, sur laquelle nous reviendrons dans un instant, le sondage renseignait encore sur le mode d'inhumation majoritaire, sans surprise, le Vonalya a renseigné la crémation. Les résultats finaux ne précisent pas les nuances, mais chacun chez nous les connaît : alors que la crémation « simple », sur un bûcher à terre, est la règle chez les plus modestes, les nobles et les plus riches pratiquent le vieux rituel viking de crémation en mer, comme il se doit. Les raisons de cette exclusivité, là où nombre de pays pratiquant la crémation la font cohabiter avec la mise en terre, vient sans nul doute non seulement de la tradition, non seulement de l'hygiène, comme le pointait l'étude, mais encore d'un fait éminemment pratique : le climat de la majorité du pays ne permet guère les mises en terre, à moins d'être très motivés pour creuser la terre gelée ! Et dans le sud du pays, la terre fertile a toujours été trop précieuse pour que l'on consacre des cimetières : dès l'instant où il est admis qu'une tombe est un endroit de mémoire et non pas une simple occasion d'enrichir le sol, il devient déraisonnable de vouloir la réserver à des tombes au lieu de la cultiver.

Reste la migration, où les résultats vonalyans sont sans surprises : le Vonalya apparaît dans la moyenne, grosso-modo. Comme chacun le sait, notre pays accepte l'immigration mais sous condition et présentation d'un dossier : ceux qui ne répondent pas aux critères rentrent chez eux, tout simplement, ce qui le place logiquement entre les pays fermés et les pays très ouverts. Néanmoins l'étude pointe autre chose de plus inattendu : la Kvorquénie, très permissive de ce côté, comme potentielle plaque tournante de l'immigration dans la Ligue Boréale. Cette observation à priori fondée se heurte en vérité à un problème concret : il n'y a aucun accord d'immigration au niveau de la Ligue ! Il y a bien des facilités pour les visas touristiques et les visas d'affaires, certes. Mais passé la durée de ceux-ci, aucune facilité spécifique n'est accordée aux ressortissants de la Ligue dans les traités généraux : quelqu'un « transitant » par la Kvorquénie y sera assez rapidement renvoyé si telle est la politique du pays concerné.

Au niveau du Vonalya, un de nos contacts à l'immigration a accepté de clarifier les choses : il n'y a aucun automatisme. Dans les faits, être un ressortissant de la Ligue Boréale offre certes des conditions plus favorables, mais étudiées au cas par cas : un « vrai » kvorquène, résidant de la Kvorquénie qui y est né, y a ses racines, et ainsi de suite sera sans doute favorisé sur un étranger, mais une personne venue d'un autre pays qui n'a qu'un bout de papier pour témoigner de son caractère kvorquène n'aura guère un meilleur traitement que s'il ne l'avait pas, ce fameux papier. Par ailleurs notre contact a aussi rappelé que c'était avant tout la proximité culturelle qui favorisait le dossier, et que les scandinaves seraient toujours les premiers servis, comme par exemple ces travailleurs thorvalois désœuvrés à la suite de l'effondrement de la « bulle des poteries », comme elle est nommée avec une certaine ironie, et qui ont trouvé refuge sur le marché du travail vonalyan.

L'un dans l'autre, on ne peut que saluer cette étude, elle est assurément des plus éclairante. Néanmoins, nous le voyons, elle ne donne qu'une idée générale : il faudrait l'affiner au cas par cas en fonction des pays, de la façon dont il faut interpréter et affiner les données, et ainsi de suite. Elle n'en reste pas moins une très bonne photographie d'ensemble, qui permet de distinguer certaines tendances, mais aussi de mettre en avant des diversités, comme dans le monde scandinave, majoritairement clanique, mais qui pourtant d'ouest en est penche du patriarcat au matriarcat en passant par une zone d'équilibre, preuve que même lui est traversé par certaines originalités culturelles en son sein.
Alwine

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[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 11 mars 2033, 10h30.
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Merci encore une fois à la chorale du Temple de Tyr, pour son « Ode au Courage », un des nombreux chants exaltant la bravoure du Dieu lorsqu'il fallu enchaîner le Loup Fenrir ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Alors que la dématérialisation de l'argent semble avancer de plus en plus au Montalvo, et que le débat a gagné l'Amarantie voisine, où de nombreux opposants divers et variés ont fait entendre leurs voix, la question est venue sur la table de la presse économique vonalyanne. Vous pourrez lire cela dans les titres concernés si cela vous intéresse, mais disons-le, globalement les experts vonalyans sont contre. Pour citer l'un des plus éminents d'entre eux « l'économie dématérialisée peut certes apparaître comme un idéal dans certains pays de culture très urbaine » mais « serait tristement inadapté au Vonalya ». D'après un de ses confrères « l'argent numérique a certes son importance dans l'économie vonalyanne, mais il est totalement invraisemblable de l'imaginer remplacer totalement la monnaie physique », sachant que « de nombreux endroits du pays ne sont pas équipés et que cela n'y est même pas du tout dans les mœurs ni dans les projets des dirigeants ».

En sommes, notre pays devrait rester encore longtemps dans une économie de cohabitation entre la monnaie matérielle et la monnaie numérisée, ce qui en soit est également la norme dans la plupart des pays, situés à divers degrés entre le « tout numérique » de plus en plus en vogue au Montalvo et le « tout matériel » qui règne largement au Thorval, par exemple...

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*Un événement insolite s'est produit en Ciliria, avec l'enlèvement d'une douzaine de personne, des savants locaux qui ont été capturés par un groupe d'inconnus avant de passer vraisemblablement la frontière de l'Alfranie, d'où ils ont virtuellement pu partir n'importe où. Pour l'heure, ni les autorités de la Ciliria ni celles de l'Alfranie n'ont réagit à cette affaire, et on ignore totalement où ont disparu les savants. Vu les moyens utilisés, il est fort probable que l'affaire ait été menée par des professionnels, soit des agents étatiques soit des mercenaires, et le but est probablement de récupérer les savoirs technologiques des savants enlevés... reste à espérer que l'on pourra les retrouver avant que des sévices ne leur soient éventuellement infligés.

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Nouvelles du Vonalya :

*Les recherches militaires se poursuivent toujours et avancent « d'un bon pas », selon les responsables. C'est ainsi que le projet de sous-marin vonalyan, mené actuellement par nos meilleurs experts dans le domaine, épaulé par des ingénieurs et scientifiques venus du Ragvarld, du Kaiyuan et de la Soverovie, a connu encore une belle avancée avec la mise à l'eau d'un nouveau prototype, plus aboutis que ses prédécesseurs. Celui-ci est actuellement en train de subir divers tests notamment d'autonomie et de résistance à la pression, escorté par un des sous-marins de la Marine Royale, et le chef du projet a exprimé ses « meilleurs espoirs » pour la réussite de ces tests et l'avancée des recherches.

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons un groupe de jeunes scaldes qui vont nous chanter quelques balades de leur composition sur la beauté des grandes étendues glacées du Nord !
Alwine

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[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 15 mars 2033, 10h30.
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Merci encore une fois à la chorale du Temple de Hel pour ce poignant « Requiem des Longues Nuits », un chant implorant la pitié des Dieux pour ceux que la mort a surpris par le froid traître du grand nord ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Incident sanglant en Daterovie, où une dizaine d'étudiants de l'ethnie khüne locale ont été purement et simplement lynchés publiquement. Très peu d'informations nous arrivent de ce pays encore très fermé sur le simpomonde, mais la presse du Gazar-Khün s'est, assez logiquement, faites l'écho des événements, vivement condamnés dans ce pays. Alors que la situation des khüns de Daterovie ne semble pas aller en s'améliorant, le Gazar-Khün a réitéré son appel à l'immigration pour ces cousins éloignés, dans un bel élan de solidarité que l'on ne peut qu'approuver. Tout comme le Vonalya s'est prouvé prêt à aider les scandinaves, comme par exemple il y a quelques années en Ashurdabad, le Gazar-Khün se montre prêt à aider les membres de sa propre ethnie en difficulté dans le simpomonde.

Certains analystes soulignent par ailleurs qu'une émigration massive de populations khünes de Daterovie serait aussi une aubaine pour le Gazar-Khün, qui cherche depuis quelques mois à soutenir un élan démographique basé sur l'accueil de populations. Ratissant très large, et notamment sur toute la Ventélie, le Khanat verrait sans doute déjà une bonne partie de ses besoins comblés par un éventuel afflux de populations qui seraient en plus proches culturellement de la siennes... ce qui ne serait au fond qu'une forme un peu spéciale d'accord dans laquelle chacun pourrait néanmoins trouver son compte, après tout !

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*Situation mouvementée au Montalvo, où la tendance à la virtualisation de la monnaie, que nous évoquions il y a quelques jours, cachait, d'après les révélations de l'ancien président Girardo Mascarpone, un projet coordonné du gouvernement central pour abolir la monnaie physique à courte échéance ! Plutôt que d'encourager la transition, comme nous imaginions que ce serait le cas, Cartagina voulait visiblement opérer la transition d'un coup, sans laisser le temps aux provinces les plus turbulentes de réagir. Mais c'était sans compter sur la perméabilité de l'information dans les milieux politiques : alors que l'Alilée montalvéenne avait fait écho à l'information à l'avance, celui que nous avons déjà signalé comme un ancien président, Girardo Mascarpone, a démissionné de son poste et fait élire une de ses rivales à la dernière élection, Addolorata Pozzi, par le sénat avant son départ, instaurant ainsi, dans une certaine irrégularité, un pouvoir fort capable de contester le processus dématérialisation de la monnaie.

Avec maintenant deux provinces hostiles sur trois, Cartagina n'a pas eu d'autre choix que de faire marche arrière sur son projet secret maintenant éventé. Le président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, qui portait le projet, l'a annulé avant de démissionner. Ce chapitre semble donc clôt, mais reste à voir comment le Montalvo va sortir de l'ornière : avec deux présidents régionaux sur trois et le président de la Ligue démissionnaire, deux provinces « rebelles » dont une dominée par un sénat hostile et une autre en rupture de facto, un président-intérimaire sans légitimité en Alilée et une monnaie en recul sur certaines places d'échanges, celui qui apparaissait encore il y a peu, avec son leadership dans le dossier de l'union céruléenne, comme un vrai leader régional semble avoir maintenant fort à faire pour assurer sa stabilité voir même simplement sa survie en tant que Ligue unie...

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Nouvelles du Vonalya :

*La recherche militaire se poursuit toujours avec une nouvelle série de tests sur de nouvelles plateformes de décollage et d’atterrissage, destinées à être intégrées au futur modèle de porte-avion vonalyan actuellement en phase de développement grâce au soutient de nos alliés ragvarldais, qui collaborent sur cette recherche comme sur plusieurs autres encore. Les responsables du projet ce sont eux aussi dits « très optimistes » quant au développement, même s'il est d'après eux « difficile de dire combien de temps encore durera cette recherche », vu l'ampleur du projet. Proche ou un peu plus lointain, un dénouement positif semble en tous cas être en bonne voie, et dotera le Vonalya d'un nouvel atout de poids dans son arsenal militaire, d'autant que cela apportera une nouvelle carte dans l'arsenal commun sovero-vonalyan !

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous accueillons le scalde Jensen Aile-Noir qui va nous chanter une ancienne balade racontant les amours d'une valkyrie et d'un mortel...
Alwine

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[center]La Plume de Corbeau :[/center]

[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 15 mars 2034.
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Une ouverture mouvementée pour le concours de Mister Univers :

Après la fin du concours féminin de Miss Univers, c'est son pendant masculin tout « neuf », si l'on peut dire, le concours de Mister Univers, qui s'ouvrait il y a quelques jours en Amarantie. Le concours est une nouvelle innovation de cette année, ce qui n'est sans doute pas très étonnant quand on connaît le goût des amarantins pour la beauté masculine, mais en dépit des commentaires de certains détracteurs ce concours a rayonné bien plus loin que les seules frontières amarantines, en parvenant à attirer des candidats de pas moins de dix-sept pays différents, ce qui n'est qu'un peu moins que son précédent féminin, et prouve sans doute qu'il y a un publique pour ce genre de concours, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir ! Notons toutefois qu'il y a eu quelques malentendus, avec deux candidats au moins qui ont avoué qu'ils pensaient être sur place pour un concours de lutte, mais néanmoins tous ont finalement décidé de participer une fois qu'ils ont été entré dans la danse, preuve sans doute que tant qu'à faire la chose les intéressait.

Un des dix-sept candidats n'a néanmoins pas pu poursuivre : le candidat venu pour représenter le Karmalistan, un dénommé Fouad Abdul. Celui-ci a tout simplement essayé de se faire sauter lors d'un attentat suicide lors de la cérémonie d'ouverture du concours. Heureusement, il semblerait qu'il y ait eut un problème avec son matériel, puisque rien ne s'est passé lorsqu'il a tenté d'enclencher le détonateur... du moins rien ne s'est passé au niveau de la bombe. En effet, malheureusement pour lui, les deux candidats susmentionnés, le khün Ötzi Tarmashirin et le thorvalois Ulfger Martinsen Kierulfing, ont agit brutalement pour le maîtriser, n'hésitant pas à le bastonner durement, avant que la sécurité ne finisse par intervenir pour appréhender le candidat terroriste. C'est que forcément les deux candidats étaient plus proche de celui qui devait concourir avec eux dans le même groupe de participant, le groupe B, et qu'ils ont agit au plus rapidement. Au final, plus de peur que de mal : le kamikaze raté a été arrêté et remis aux autorités, et le concours a pu s'ouvrir normalement.

Sur le même modèle que le concours de Miss Univers, le concours de Mister Univers a été divisé en deux groupes, de huit candidats cette fois, l'élimination du candidat karmal ayant mené à une égalisation stricte des deux groupes. Le candidat vonalyan, le prêtre de Thor et officier réserviste Thorgis Sigmar, se trouve dans le groupe A, et une fois encore l'histoire se répète : il capte, comme Sunniva de Kjæren avant lui, un grand nombre de votes de la part des juges ! Gardons nous de toute enthousiasme excessif, bien entendu : la même Sunniva avait largement remporté la compétition dans son groupe, pour être ensuite, on s'en souviendra, battue de justesse en arrivant en finale. Néanmoins cela reste bien entendu très encourageant, bien que le jeune homme, quand on lui a demandé l'effet que lui font ces chances de victoires, s'est contenté d'un rire joyeux, nous répondant que la victoire ou la défaite était entre les mains de Thor, et qu'en attendant il profitait bien de cette expérience des plus intéressantes.

En attendant, le concours se poursuit, et notre représentant y a tout de même de bonnes chances, aussi ne gâtons pas notre plaisir à ce sujet ! Son concurrent le plus sérieux est Ringo Eketone, un barman et catcheur venus du Vanuaha et qui semble séduire par sa belle carrure de combattant, suivit par Phaedria Tullas, un citoyen d'Ascensus qui se démarque par ses tatouages représentant sur son corps l'apparence d'un squelette, et par Achill Keyserling, un employé venu du Tötternland à la carrure des plus impressionnante également. L'autre groupe, le groupe B, est lui beaucoup plus partagé : quatre candidats plafonnent en tête plus ou moins à égalité, tandis que les autres ne sont en fait qu'à une coudée à peine derrière eux. Actuellement, le favoris est le ragvarldais Ormur Hallgeirsson, qui capitalise sans doute sur la célébrité que lui a apporté le parcours de son équipe lors du dernier championnat de rugby, le jeune homme était justement membre de l'équipe nationale du Ragvarld. Souhaitons-lui bonne chance, même si son avance est actuellement bien réduite, il serait assurément plaisant de le voir la concrétiser.

Quoiqu'il en soit, prions les Dieux de nous favoriser de la réussite dans ce concours de beauté, et prouver ainsi aux hommes que les vonalyans brillent aussi bien par la beauté masculine que par la beauté féminine, tout en donnant une occasion de plus au Vonalya de briller dans le simpomonde !
Alwine

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[center]La Plume de Corbeau :[/center]

[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 29 mars 2034.
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Un mariage princier des plus réussis :

Une grande cérémonie s'est déroulée hier au Temple de Frigg de Narvarion, puisque le Marquis Varwin Serre-de-Faucon, neveu du Roi et prince de sang du Vonalya, y a pris pour épouse la belle Eleuia Qaho'lom, princesse impériale de Chiauhtlaya, cousine de l'actuel prétendant au trône au Tlaloctlitlal, même si cette nation semble solidement ancrée dans le système républicain. Cela n'en diminue néanmoins nullement la noblesse du sang de la mariée, qui par cette cérémonie est devenue Marquises Consort d'Urnavuk. Le porte-parole de la Couronne a néanmoins tenu à clarifier le fait que cette union n'était nullement « un soutient quelconque à un retour actif au pouvoir de la lignée impériale de Chiauhtlaya contre la volonté des peuples peuplant l'île du Tlaloctlitlal » et que le Vonalya respectait bien entendu toujours « pleinement et totalement » l'indépendance d'action et de gouvernement de son allié dorimarien. Il a ajouté que cette union devait bien plutôt être vue comme « un pont entre deux alliés », dont l'alliance est maintenant cimentée par « le plus primordial des liens qui soit ».

Quoiqu'il en soit, le mariage fut assurément une réussite. La cérémonie a attiré des invités venus de toute la noblesse vonalyanne, bien entendu, et au premier rang la Famille Royale, ainsi que de nombreux notables, mais elle a également été honorée par la présence d'une vingtaine de membres de la famille de la mariée, dont son cousin, le prétendant au trône. Les offrandes à la Déesse à l'occasion de la cérémonie furent fastueuses : plusieurs chefs et nobles venus du nord ont offert des trésors de fourrure et d'ivoire, Sa Majesté a offert de magnifiques bijoux d'or pour plaire à la Déesse, et ainsi de suite. On compte notamment plusieurs fus d'excellent hydromel, des bijoux d'or et d'argents, plusieurs statuettes de la Déesse, et ainsi de suite. De quoi attirer une attention extrêmement positive de la part de Frigg sur l'union qu'elle devait bénir en cette occasion, ce qui, espérons-le, sera gage de réussite autant pour le mariage que pour les maternités qui devraient suivre et solidifier durablement la nouvelle lignée d'Urnavuk.

Une grande fête fut ensuite donnée par Sa Majesté en personne au Palais Royal, payée en partie par notre monarque lui-même, en partie par les mariés et en partie par le Prince Valens le Tonnerre, qui s'est montré publiquement des plus heureux du mariage de son fils. Comme de coutume, la fête s'est prolongée longtemps, et fut l'occasion de moult réjouissances. Un grand banquet était bien entendu prévu, regroupant de nombreux mets habituels mais aussi un grand nombre de délices au chocolat : du chocolat en lui-même, de toutes sortes, des gâteaux, des pâtisseries, mais aussi des plats intégrant ce met. Il s'agissait bien entendu de faire honneur à la mariée, dont le pays est après tout l'exportateur de chocolat le plus reconnu au Vonalya. L'alcool fut comme de juste également à l'honneur, le Marquis ayant apporté les meilleurs tonneaux et les meilleures bouteilles de sa cave, et nombre d'invités avaient aussi rapporter de quoi alimenter les choses, sans compter bien entendu les barriques mises en perce par l'hôte royal lui-même !

Au cours de la fête, plusieurs jeunes gens ont mis à l'épreuve leur vigueur dans des jeux de force ou des duels au premier sang, pour le plaisir des yeux des jeunes femmes présentes pour les admirer, participant ainsi à favoriser de futurs mariages, là encore dans la plus pure tradition régionale, tandis que les rires et les chants retentissaient de partout. On a témoigné que certains des invités étrangers furent surpris par l'exubérance joyeuse de la haute noblesse vonalyanne en cette occasion, mais après tout c'était bien là un événement à célébrer !

Quoiqu'il en soit, demandons à notre tour à Frigg et à tous les Dieux de bénir ce mariage, qu'il soit solide, long et fécond !
Alwine

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[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 5 mars 2034.
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Montalvo-Britonnie, un mariage déjà très contesté :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

C'est la grande actualité qui a secoué la scène diplomatique dytolienne et même simpomondiale ces derniers jours : après avoir semblé pendant quelques jours être prêt à sombrer dans l'anarchie, avec une province dont le sénat populiste grondait et une autre qui avait réalisé un mini coup d'état pour mettre au pouvoir une présidente séparatiste en lieu et place du président élu, et fuyard, alors que tous prédisaient déjà que le tournant vers le « tout électronique » voulu par le gouvernement central, et qui avait fuité par la faute dudit président-fuyard avant qu'il ne prenne la poudre d'escampette, n'aurait jamais lieu, le Montalvo a fortement resserré la visse. Cartagina, soutenu par la province éponyme, a utilisé de la force de l'état central pour bloquer toute velléité de rébellion, en n'hésitant pas à déployer l'armée pour faire face à la levée des réservistes commandée par les provinces rebelles. Les réservistes et la police n'ont pas suivit les gouvernements régionaux, et ont choisi de plier devant l'armée centrale, ce qui a permis audit gouvernement de ramener son autorité partout en dépit de l'opposition des parlements régionaux démocratiquement élus.

Mais cette reprise en main autoritaire ne s'est pas faites seule : pour appuyer la force de son autorité restaurée, et peut-être pour étouffer, justement, toute tentation de résistance de la part des entités fédérés, le gouvernement fédéral de la Ligue a également fait appel à un allié extérieur. Un allié dont il s'était déjà rapproché ces derniers temps : la Britonnie, toujours prompte à intervenir partout où elle est appelée. Cela l'avait mené au bord du fiasco en Nouvelle-Occilée, mais cette fois-ci il semble que cette tendance à sur-intervenir ait été payante, puisque grâce à la non-résistance des réservistes et de la police, qui ont préféré la loyauté à l'état central à la loyauté à leurs parlements locaux, qui a permis l'arrivée de la Britonnie sans anicroche. Le gain est énorme, bien entendu : la première puissance économique du simpomonde, rien que ça, et une puissance diplomatique d'envergure, qui se range dans les rangs des avoués de la Britonnie, rien que ça ! Car si elle n'a pu postuler pour entrer dans l'Union Panocéanique, pour des raisons culturelle, Cartagina a marqué son allégeance symbolique d'une autre façon, en plaçant un officier militaire briton à la tête du pays !

Car oui, le nouveau président n'est rien de moins qu'un officier décoré venu tout droit de Britonnie, légitimé par des origines montalvéennes. Encore une fois, il n'y a guère eu de soucis de démocratie, comme souvent dans la sphère britonne, et en dépit du leitmotiv de défenseur de la démocratie libérale de ceux-ci. Le nouveau président a été mis en place par un arrangement entre amis des sous-présidents des provinces, dont un seul sur les trois était élu régulièrement. Quant aux parlementaires « rebelles », qui avaient oser s'appuyer sur la légitimité populaire pour contredire l'état central, ils n'ont pas simplement été démis de leur poste, mis au secret ou autre : non, ils ont été pendus, purement et simplement, sans plus de concertation. Démonstration de force du nouveau pouvoir qui, sous le vernis « présidentiel » a déjà montré qu'il était bien plus une dictature à la mode antique qu'autre chose, une réminiscence pas tout à fait étrangère à cet état latin. L'héritière de la vieille république latine a maintenant elle aussi son Scylla, enfin, la version « made-in-Britonnia », ce qui est sans doute bien pire que l'original !

Bien sûr, la Britonnie comme le nouveau pouvoir montalvéen proclament qu'il n'y a rien à voir, que le Montalvo est toujours indépendant, et tutti quanti. N'empêche que le nouveau président a été nommé « gouverneur » du côté briton, comme l'administrateur de quelque colonie lointaine, et qu'un traité extrêmement avantageux a tout de suite été adopté par le nouveau pouvoir, sans aucun soucis de ratification par les parlements cette fois, on le notera. Ce traité, grosso-modo, connecte le Montalvo au marché commun de l'Union Panocéanique, et donne un droit d'utilisation à la nouvelle monnaie dématérialisée de celui-ci sur le territoire de l'Union. Car oui bien entendu, c'est sans doute là ce qui a poussé le gouvernement de Cartagina, le régional autant que le national, à soutenir toute cette mascarade : en dépit du rejet violent des parlementaires dans deux provinces sur trois, qu'à cela ne tienne, l'ère du tout dématérialisé est finalement lancée au Montalvo ! La monnaie papier est interdite, les touristes se verront offrir une carte de payement à leur arrivée sur le territoire, tout le monde a son terminal sous peine de mort, et le jour des pannes de courants ou du système informatique hé bien... j'avoue que je ne sais pas, on revient au troc ?

Quoiqu'il en soit, le gouvernement a fait passé son fétichisme, et pour cela a manqué de disloqué le pays, avant de le vendre aux britons. Bien entendu, cela n'a pas manqué de faire réagir. Oh, pas chez nous, bien entendu ! Assuré que ni les traités avec la Britonnie ni ceux avec le Montalvo n'étaient remis en cause, le Vonalya a soigneusement ignoré l'événement, se contentant de déplorer dans un discret communiqué « la violence de la transition » et d'appeler les nouvelles autorités au pouvoir à « assurer le changement de régime au mieux, sans passer par de nouveaux drames qui ne pourraient que diviser un peu plus les montalvéens ». En gros, essayez de ne pas massacrer trop de parlementaires, vous allez finir par nous forcer à réagir ! Tant que maintenir les quelques liens qu'elle a avec les deux états ne lui sera pas dommageable, le Vonalya maintiendra ceux-ci. Après tout, les affaires sont les affaires, et tant qu'un client paye il serait dommage de se priver du plaisir de commercer avec lui, pourvu que les affaires soient fructueuses. Il faut bien dire que de toute façon il n'y avait aucun partenariat majeur à remettre en cause.

Mais du côté de ceux qui en avaient, des partenariats majeurs, la remise en cause est bien actée ! L'adoption des traités de coopération régionale, qui avait en partie était à la base de la montée des tensions entre le pouvoir central et certaines provinces, a volé en éclat : des trois-plus-un partenaires impliqués – les trois « saintes nations italiques », plus l'Amarantie, rajoutée en dernière minute et au prix de la vie de son représentant diplomatique – deux se sont déjà retiré unilatéralement des traités que l'on présentait comme devant être les premiers jalons d'une grande Union Céruléenne. Ne reste que le Montalvo et Siracuzzia qui se reconnaissent lier par ces textes... en grande partie inutiles du coup vu les traités qui existaient déjà entre les deux états, très interdépendants ! L'Amarantie et les Deux-Lucagnes, elles, ont mis les voiles, dénonçant les traités et refroidissant drastiquement les relations avec le Montalvo au passage.

Pendant que le plus petit état de Cérulée tergiverse et tente de comprendre comment sortir de cette crise sans se marginaliser diplomatiquement ni froisser son si utile allié montalvéen – lui qui ne peut guère exister que par la diplomatie et le commerce, tous les deux mis à mal – les autres anciens partenaires réfléchissent déjà à l'après. Alors que les nationalistes lucagniens tentent de profiter de l'occasion pour gonfler les muscles, raillés par la presse d'opposition amarantine, l'Amarantie justement semble surtout réfléchir à comment rattraper le coup sans le Montalvo. C'est en soit un mal pour un bien pour l'Amarantie : certes, elle perd des accords qui lui ont coûté cher, mais elle récupère un leadership de facto en Cérulée : le Montalvo coupé de la plupart de ses alliés et vraisemblablement perdu dans ses conflits internes pour un moment, l'autre grande Ligue suderone a toutes les cartes en main pour mener la danse et imposer sa marque dans la région, que ce soit via une nouvelle version d'union régionale ou par un autre moyen.

Reste à voir les suites à une échelle plus large. Actuellement, toutes les mesures de fermeture du monde entre le Montalvo et ses ex-alliés sont théoriques : les traités de libre échange sont toujours presque ouverts... en passant par Siracuzzia. Pire, en dépit de ses effets de manche de mesure confiscatoire, l'Amarantie est pour l'heure totalement ouverte de facto au commerce avec l'Union Panocéanique et même avec l'Aleka : il suffit aux vaisseaux de faire Siracuzzia-Montalvo-Aleka, le tout sans jamais payer de droit de douane, et ça y est, ils sont bons ! Siracuzzia tire actuellement avantage de la situation, bien sûr, ne fut-ce que régionalement, mais jusqu'à quand ? Si les relations ne se réchauffent pas un minimum en Cérulée, jusqu'à quand les Deux-Lucagnes et l'Amarantie se satisferont-elles d'avoir une telle faille dans la fermeture de leurs relations ? Ce n'est pas comme si aller à Siracuzzia demandait un bien long détour, en plus.

Autre enjeux régional, le poisson. L'Amarantie, avec les récents traités, était prête à acter une réalité factuelle : le Montalvo prédate depuis des années les zones de pêches de ses voisins, alors autant le laisser faire puis lui acheter le poisson. Sauf qu'avec les récents événements, les amarantins ont souhaité se tourner vers d'autres fournisseurs... mais qui ? Bien sûr, les poissonniers vonalyans se frottent les mains. Disposant d'accords très avantageux sur le commerce du poisson avec l'Amarantie, idéalement positionnés dans la distribution des conserves de poissons, les vonalyans espèrent une augmentation de leurs ventes vers la Ligue soudain devenue la plus fréquentable de Cérulée. Et en sous-main, le Vonalya se prépare aussi à récupérer le coup autrement : les chantiers peosiens, copropriétés de plusieurs acteurs nordiques, ont commencé sous l'impulsion vonalyanne a produire des chalutiers moyens, des navires de pêches à destination directe du Peos, où une aide pour leur achat va être prévue par le gouvernement. Les peosiens pourraient prendre des parts de marché aux montalvéens dans le poisson, aussi bien sur les zones de pêches que sur les reventes... et quel meilleur moment que celui où l'Amarantie se cherche des fournisseurs.

Reste l'international, où l'image du Montalvo prend bien sûr un coup dans tous les gouvernements plus ou moins hostiles à la Britonnie. Certaines tendances semblent montrer que l'Amarantie pourrait là aussi être la grande gagnante, en apparaissant maintenant comme plus stable et plus fiable que son voisin : longtemps, par son confédéralisme, la ligue hellénique a souffert de la comparaison avec la ligue latine, mais la tendance est désormais inversée. Dotée d'un nouveau visage diplomatique plus jeune et dynamique, l'Amarantie pourrait monter en grande diplomatiquement et commercialement, dans le vide laissé par le Montalvo. Un Montalvo qui devra aussi gérer les retombées négatives du « copinage » briton : alors qu'il est déjà « mis dans le même sac » que l'Union Panocéanique par beaucoup, la situation pourrait s'aggraver à l'heure où la Britonnie se permet de stationner des vaisseaux dans ses eaux pour menacer l'ex-allié aminavien... en bref, Cartagina va avoir beaucoup à perdre, et il lui faudra manœuvrer serrer pour espérer récolter les fruits supposés de cette nouvelle alliance...
Alwine

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[center]La Plume de Corbeau :[/center]

[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 5 avril 2034.
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La presse vonalyanne brille comme aucune autre lors du Prix Lyapine :

Le Prix Lyapine. Le nom est peut-être encore un peu inconnu, mais il est promis à un bel avenir ! Il s'agit du nouveau grand prix de journalisme, fondé par un comité international pour prendre le relais des grands prix journalistiques jadis distribués depuis le continent olgarien, à l'époque de l'Hégémonie. Cette fois-ci, pas tant de dirigisme, puisque le Comité du Prix Lyapine, nommé ainsi en fonction du nom de l'Association Emma Lyapine, du nom d'une des premières femmes-journalistes à avoir produit de grands reportages internationaux, est constitué de sommités en matière de journalisme venues du simpomonde tout entier, jugeant les différents lauréats sélectionnés, analysant les divers articles et votant, débattant pour élire le meilleur de chaque catégorie. Bref, un grand prix journalistique, pour lequel, cette première année, ce n'est pas dans une mais bien dans deux catégories que le Vonalya a brillé, réussissant un doublé qui n'a été égalé par aucune autre nation !

Ce sont nos collègues du Rire des Glaciers, connu pour la qualité de leurs analyses approfondies, hélas parfois décrédibilisées par leur tendance à publier également beaucoup de bêtises et de gamineries de toutes sortes, qui ont été particulièrement honorés, mais à travers eux c'est bien entendu toute la presse vonalyanne qui rayonne ! Mais venons-en aux faits : le premier prix, dans l'ordre de remise, fut celui de la catégorie des analyses politiques et géopolitiques. Ce fut le très remarqué et très médiatisé article sur la crise caskaro-amino-luciférienne, intitulé sans doute un peu trop dramatiquement « La folie de la Grande-Duchesse du Caskar et ses conséquences meurtrières », écrit par la plume de Svend Villumsen – bien que l'on sache que le Rire publie souvent sous des noms de plume, justement, pour éviter les poursuites et polémiques personnelles – qui fut primée en la matière, se distinguant au terme d'un débat serré notamment pour son analyse, mais aussi pour la clarté des illustrations fournies, notamment une carte reprenant, on s'en souviendra, le trajet fort illogique de Son Altesse Alexandra à travers l'Empire Luciférien.

Le second article primé le fut dans celui des éditoriaux et critiques, et était bien entendu à ranger dans la seconde sous-catégorie, vu le journal concerné ! C'est le très plébiscité « La Britonnie, où quand le populisme démocratique plonge toujours plus bas », de Krista Boesen, qui a été choisi. Analysant l'une des plus grosses frasques du gouvernement Spencer lors de l'année 2033, dans une crise diplomatique avec ses voisins – hélas seulement une des nombreuses crises que le pays a traversé sous la gouvernance de Madame Spencer – cet article très fouillé a visiblement retenu l'attention de nombreux membres du Comité, profitant sans doute autant de sa qualité réelle que d'une tendance marquée à l'anti-britonnisme ces derniers temps dans beaucoup de pays du simpomonde, sans doute, sans que cela ne remette bien entendu en cause les mérites de la rédactrice, dont nous ne pouvons que saluer la profondeur caustique d'analyse !

Hors donc le Vonalya a été salué de deux prix... et les autres ? Hé bien c'est une journaliste kodomo qui rafle le prix dans la section culture, science et sport, où, notons-le, c'est bien la culture qui a triomphé avec cet article sur le « retour de l'Agent K », saluant l'un des grands succès du cinéma kodomo – et demain du cinéma mondial, peut-être, vu le succès qu'il semble remporter dans les festivals – de l'année ! Une victoire culturelle dont nous ne pouvons que nous réjouir, d'ailleurs ! Pendant ce temps, son étude établissant un Indice de Développement Humain fiable pour la première fois depuis des années, et l'analyse de celui-ci, ont valu au journal soverov Le Clairon le prix dans la catégorie économique, un prix qui vient couronner un travail de longue haleine bien méritée ! La catégorie « société » a vu une lutte acharnée, avec de nombreux candidat, mais la victoire d'un thorvalois mettant en lumière le manque de recensement précis de tous les habitants non-humains de Midgard, et celle des caricatures le couronnement d'un journal amarantin imaginant une carte du monde future en version très satirique.

Notons enfin que le journalisme eashe s'est vu gratifié d'un prix spécial d'encouragement, assurément bien mérité, et qui, espérons-le, aider les journalistes de l'Empire qui n'est plus sans empereur à continuer leur excellent travail. Dans tous les cas, remercions les Dieux pour ce beau rayonnement supplémentaire du Vonalya à l'international, et prions-les pour que le Prix Lyapine ait une longue existence et permette de stimuler efficacement les journalistes à produire de plus beaux articles encore, et ce pour de longues années !
Alwine

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[center]La Plume de Corbeau :[/center]

[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 6 avril 2034.
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La surprise du festival d'Iséphir-Shengfen : une série vonalyanne dans les favoris !

Cette fois ça y est, le Festival Cinématographique d'Iséphir-Shengfen 2034 a débuté ! Ce grand festival co-organisé par l'Eashatri et le Kaiyuan était très attendu par le monde culturel international, puisque c'est le premier grand festival cinématographique international depuis la chute de l'Hégémonie. Des retombées sont bien entendu à prévoir pour les deux pays, mais bien au-delà de cela c'est l'occasion de promouvoir une nouvelle fois la production culturelle simpomondiale, de créer l'émulation, de permettre de repérer et de partager aux mondes les œuvres les plus intéressantes et les plus prometteuses ! Néanmoins, en dépit d'une certaine attente autour de ce festival, le monde vonalyan de la culture espérait surtout avoir l'occasion de découvrir quelques pépites à traduire et diffuser ensuite au Vonalya, mais pas remporter une victoire. Aucun grand chef d’œuvre n'était en lice pour représenter le cinéma vonalyan dans la pré-sélection opérée par le festival, aussi nous attendions-nous à une compétition sans pression.

Nous avions néanmoins oublié une participation, parce qu'elle s'inscrivait dans la catégorie des séries, lesquelles sont assez peu discrètes au Vonalya. C'est que le marché télévisuel est très peu développé chez nous, et que ceux qui regardent la télévision n'ont pas forcément le goût des séries télévisées. Pour tout dire, La Larme des Cieux était une œuvre assez confidentielle avant le début du festival d'Iséphir-Shengfen ! Depuis, sa rediffusion a été programmée sur l'une de nos quelques chaînes de télévision, d'une part, et d'autre part ses consultations sur internet, qui peu à peu devient plus diffusé que la télévision au fur et à mesure de sa progression, ont grandement augmenté. C'est donc déjà un pari gagnant pour la série qui a réussi à participer au concours : elle est a réussi à gagner un marché vonalyan sur lequel elle était restée largement discrète, et pourrait bien percer sur d'autres marchés si le système se confirme, notamment au Ragvarld.

Mais si ce succès national a pu être au rendez-vous, c'est avant tout parce que La Larme des Cieux a réussi à percer directement au festival d'Iséphir-Shengfen lui-même ! En effet, même si les votes sont encore loin d'être pour tout de suite, pour l'heure la série vonalyanne soulève l'enthousiasme, et a déjà récolté un très grand nombre d'intentions de vote avouées et même proclamées ! Les spectateurs ont visiblement très bien accroché lors des diffusions organisées par les responsables du festival, au point que pour l'heure La Larme des Cieux est pour l'instant donner largement favorite pour remporter la victoire dans la catégorie de la meilleure série, et fait des scores tout à fait honorable dans plusieurs autres domaines, au point que les analystes spécialisés ont estimés que la série pourrait parvenir à décrocher jusqu'à trois « lotus », du nom des récompenses qui sont prévues pour ce festival, en référence à cette plante très connue et emblématique en Orient.

Si les attentions vonalyannes se cristallisent autour de ce candidat inattendu, il y a bien entendu d'autres favoris dans la compétition ! Dans la catégorie des films, deux candidatures rallient un certain nombre de voix, et ont de plus attiré l'attention de notre rédaction. Le premier est La Perla de Montorive, un formidable film d'espionnage du Kodomo qui avait déjà attiré l'attention à sa sortie et a déjà bénéficié d'un sous-titrage vonalyan, ainsi que d'une diffusion dans nos salles. C'est sans surprise qu'il prend la tête lors du festival, et nous ne pouvons que souhaiter une superbe réussite à cette magnifique œuvre cinématographique ! Le second film qui a capté notre attention est une suite, celle du film amarantin Souviens-toi de mes octets. Encore inédit au Vonalya, nous nous souvenions toutefois très bien du premier volet, et il ne nous a guère étonné de voir la suite remporter autant de suffrages et attirer autant d'enthousiasme ! Ce drame d'anticipation, mêlant sujets de société sérieux et profonds à des éléments de sciences-fictions, mérite assurément sa place parmi les primés du festival !

De nombreuses autres œuvres sont en compétition, ce qui ne peut que nous réjouir, comme une preuve de la vitalité et de la diversité de la sphère culturelle internationale ! Prions donc les Dieux pour la victoire du candidat vonalyan, qui serait une preuve que, même dans les séries, la culture vonalyanne rayonne, et surtout prions-les pour que le succès du festival se confirme, comme celui des autres événements culturels, permettant de faire se développer toujours plus en avant la culture simpomondiale !
Alwine

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[center]La Plume de Corbeau :[/center]

[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 15 avril 2034.
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Le candidat vonalyan une nouvelle fois favoris pour le titre de Mister Univers :

Après le long suspens autour du concours de Miss Univers, sa version masculine semble être, pour le Vonalya du moins, un écho de cette première compétition ! En effet, alors que Sunniva de Kjæren avait longtemps été la favorite pour remporter le titre de Miss Univers, c'est cette fois-ci le candidat vonalyan masculin, Thorgis Sigmar, qui fait figure de favoris dans la finale du concours de Mister Univers ! Moins médiatisé que son inspirateur féminin, qui est plus solidement ancré dans les mœurs, le concours masculin n'en a pas moins attiré de nombreux candidats venus des quatre coins de la planète, et mobilise par-là même sa petite audience. Ce serait assurément une belle victoire pour l'ancien soldat devenu prêtre de Thor que de parvenir à décrocher la palme et à remporter ce concours, et certainement un plaisir pour les vonalyans après deux finales où les candidates vonalyannes ont été proches, et dans le cas du dernier concours même très proches, de remporter finalement la victoire !

Pourtant on sent une certaine retenue, cette fois, non pas par manque d'intérêt pour le concours masculin, mais majoritairement parce que comme dit le proverbe « chat échaudé craint l'eau froide » : après deux déceptions, dont une particulièrement cuisante, le publique vonalyan se montre plus prudent avec cette nouvelle chance de victoire. Certes, tous se réjouissent de la bonne performance de Thorgis Sigmar : c'est assurément rassurant de savoir que les femmes vonalyannes ne sont pas les seules à être jugées belles par les yeux du simpomonde, et que les hommes, eux aussi, peuvent avoir leur moment de « gloire » sur la scène de la beauté internationale ! Néanmoins, avant de trop s'enthousiasmer pour la victoire, les vonalyans intéressés par ce genre de concours préfèrent attendre de voir venir, de crainte qu'un autre retournement de dernière minute ne vole une fois encore la victoire à notre pays de la même manière que la candidate horbarienne n'a réussi à le faire lors de la finale du dernier concours de Miss Univers !

C'est que cette fois encore le candidat vonalyan a un rival, quoique ce soit un rival un peu particuliers. Il ne s'agit pas d'un suderon, soit céruléen, comme la Miss Univers de l'année dernière, soit janubien, comme celle de cette année, mais bien d'un autre nordique, et même d'un autre scandinave ! En effet, le principal « rival » de Thorgis Sigmar dans cette finale n'est autre qu'Ormur Hallgeirsson... qui représente le Ragvarld ! En soit, certains diraient que c'est déjà une belle victoire pour le Nord, mais nul doute qu'après deux déceptions les vonalyans préféreraient une victoire tout court ! Il y a aussi trois autres candidats, dont bel et bien un horbarien, mais moins bien classé, l'acteur Varuni Sanyal, ainsi qu'un représentant du Tlaloctlitlal – là encore un pays présent lors de la finale de la version féminine – Xinecoyotl Atlaxaca et enfin un représentant des Archipels-Unis, Ringo Eketone. Trois candidats variés et de valeur, mais qui semblent assez loin de pouvoir espérer la victoire, même si tout reste possible.

Pour en revenir à Ormur Hallgeirsson, ce n'est pas vraiment un roi de beauté à la base mais bien plutôt un sportif, plus exactement un membre de l'équipe nationale de rugby du Ragvarld, un vrai professionnel, donc ! C'est suite à la dernière Coupe de Noël que le jeune homme a commencé à faire la une non seulement des magasines sportifs mais aussi des magasines de mode, visiblement apprécié des ragvarldaises pour son charme autant qu'il l'était des amateurs de sport pour son jeu. Il a donc décidé de se lancer dans le concours... et cela aura payé ! S'il était resté assez discret lors des phases de qualification, se qualifiant grâce à une deuxième place ex-æquo, il a réussi à passer largement devant le premier de son groupe, pour talonner de prêt le candidat vonalyan dans les estimations de victoire... une belle performance donc pour ce sportif ragvarldais, qui porte assurément lui aussi avec honneur les couleurs de la Scandinavie !

Quoiqu'il en soit, remercions les dieux de permettre une fois encore au Vonalya de briller ainsi sur la scène internationale, grâce à la beauté une fois de plus, entre moult autres occasions, et prions-les pour qu'ils daignent, cette fois, nous accorder de concrétiser la victoire !
Alwine

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[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 17 avril 2034.
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Le Vonalya entre glorieusement dans une nouvelle alliance internationale :

La diplomatie vonalyanne, toujours bouillonnante était peut-être quelque peu en sommeil ces derniers temps... du moins en apparence. En effet, il apparaît maintenant clairement que, tout au contraire, notre diplomatie était occupée à une grande œuvre, à savoir participer à la construction d'une vaste alliance internationale : l'Alliance Défensive Intercontinentale, qui est officiellement née au monde hier, avec la première réunion de ses membres qui ont élu les deux premiers Consuls de cette nouvelle organisation. Sans réelle surprise, la candidate vonalyanne à ce poste a été co-élue, avec le candidat du Grand-Duché du Caskar : la diplomate Sunniva Flamme-De-Cuivre de Kjæren, plus connue à l'internationale cette année pour son passage remarquée au concours de Miss Univers, a été élue par les représentants de pas moins de dix nations du simpomonde comme l'une des deux « voix » de la nouvelle ADI, prouvant ainsi au besoin à tous ceux qui auraient doutés de sa compétence au profit de son joli minois qu'elle était bel et bien qualifiée pour son poste de diplomate, et plus encore !

En effet, comme son nom l'indique, l'Alliance Défensive Intercontinentale est avant tout une alliance à but défensif, et donc, de facto, qui touche au militaire. Les « Consuls » ont été pensés, lors des réunions préparatoires, avant tout comme des chefs de guerre en cas de problèmes, si les armées de l'Alliance devaient se mobiliser pour protéger l'un des membres : pour pallier aux états-majors les plus désorganisés et les moins efficaces, il a été convenu que chaque membre tiendrait prêt à agir à tout moment un dixième de ses forces armées, destinées à être directement mobilisées par l'Alliance, sous le commandement des Consuls, si et seulement si un des membres est attaqué par un tiers. Un moyen de mobiliser et de déployer rapidement une force de frappe, en attendant que le soutient concret des différents membres se mobilise sous la forme des armées nationales envoyées dans une proportion plus ou moins grande pour aider le membre attaqué. Une première ligne de défense, donc, destinée à repousser au plus vite les envahisseurs et à sécuriser le terrain.

Et pourtant, pour cette fonction à priori hautement militaire, les vonalyans ont choisi de nommer une diplomate de métier, mieux, une femme qui a publiquement et internationalement fait la promotion de sa volonté de paix. Cela peut sembler paradoxal, mais cela illustre en fait une volonté toute différente de la part de notre pays : celle de bien manifester que l'Alliance Défensive Intercontinentale est à ses yeux avant tout un moyen de défense, justement, et même plus directement un moyen d'assurer la paix, non de provoquer la guerre. La nouvelle Consul était hélas trop prise, en ce tout début de premier mandat ou tout reste à construire, pour nous accorder un entretient, mais un représentant du Ministère de la Diplomatie a volontiers répondu à nos questions, soulignant ce fait. « En envoyant Dame Sunniva, la Couronne et notre Ministère souhaitaient manifester leur volonté de paix. Les tâches ordinaires militaires du Consul, comme l'organisation de l'entraînement, ne sont de toute façon pas à effectuer en personne. Il est évident que des militaires de métier sont présents dans l'équipe de la Dame pour la conseiller et agir à ce niveau. Mais pour assumer la fonction elle-même, une femme de paix nous a semblé le meilleur choix ».

C'est que certains auraient exprimés, dans le Conseil Royal, la crainte de voir l'Alliance Défensive Intercontinentale se mettre d'une certaine façon à avoir des facettes « offensives ». D'après nos sources, notre Royaume, dès son intégration aux discussions préparatoires, a agit pour éviter cette alternative. Ainsi, alors que les premières nations concernées avaient convenu de la constitution d'une véritable armée collective, avec un « don » de troupes de la part des membres vers l'Alliance, mais les diplomates vonalyans se sont rapidement attaqués à cette idée dès leur entrée dans le jeu, parvenant à éviter cette issue en convertissant plutôt les choses vers l'idée de troupes prêtes à être mobilisées par l'Alliance... mais en soit toujours sous la seule souveraineté directe des états concernés : si l'utilisation proposée par l'Alliance était mauvaise, les états pourraient tout à fait lui refuser l'accès à leurs troupes, désamorçant ainsi plus efficacement qu'aucune « caution parlementaire » les risques potentiels de voir un abus de pouvoir de la part des Consuls.

Le fait de s'être assuré l'un des premiers postes consulaires, pour ensuite y placer publiquement et ouvertement une personne de paix, le Vonalya a encore fait un pas pour désamorcer cette potentielle possibilité. En cas de guerre, néanmoins, il va de soit que la Dame de Kjæren, comme toute noble vonalyanne, serait capable de tenir la barre, les côtés techniques de la gestion armée étant assurée grâce à l'équipe prévue à cet effet. L'idée n'est pas de manquer, en cas de besoin, aux capacités indispensables aux Consuls, mais bien plutôt de s'assurer qu'au moins un des Consuls sera une personne de paix, qui ne cherchera pas le conflit, mais réservera celui-ci aux cas qui le demanderont véritablement : entrer en guerre pour défendre un allié, oui – et le Vonalya ne s'y est jamais dérobé, pas plus dans le passé que ces dernières années – mais partir en guerre pour une simple provocation, ou pour les intérêts des uns ou des autres, voici bien quelque chose qui ne sera pas accomplis de si tôt par la Consul vonalyanne, heureusement pour nous !

Quoiqu'il en soit, remercions les Dieux pour cette formidable opportunité qu'ils nous ont offert de renforcer la diplomatie et la sécurité vonalyanne, et prions-les pour que cette Alliance puisse, par sa seule existence, être une garantie de paix pour ses membres.
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