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Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            6 mars 2034

            DERNIÈRE MINUTE : Aristofano Negusteco fait amender la Charte en se sacrifiant !
            ([url=http://www.simpolitique.com/post323809.html#p323809]À mettre en relation avec ce RP[/url])[/center]

            Mais que s’est-il passé ce matin, au Conseil Exécutif ? Les seize membres de l’assemblée suprême d’Amarantie devaient se prononcer sur un projet d’amendement constitutionnel, interdisant à des aliénés de travailler pour le compte d’entreprises de l’Espace Céruléen sans contrat de travail. C’est chose faite puisque l’amendement a été adopté. Sans être probable, l’adoption restait possible. En réalité, ce sont plutôt les conditions dans lesquelles s’est déroulé le scrutin tenu à l’abri de toute caméra ou de tout journaliste, qui ont surpris. En effet, Aristofano Negusteco, l’administrateur de la Cité-Etat gérontocrate de Montorive, défenseur du texte, aurait proposé son sacrifice pour faire adopter le texte, comme le prévoit une [url=http://www.simpolitique.com/post315270.html#p315270]vieille coutume[/url] qui n’a été utilisée que trois fois depuis la formation de la Ligue amarantine au XVIIe siècle. Comme le prévoit ce droit coutumier, un législateur peut faire adopter n’importe quel texte, sans obtenir la majorité, s’il accepte d’être exécuté immédiatement après son adoption. Evidemment très peu utilisée, cette coutume a des formes différentes, selon si elle s’applique à un échelon local ou à celui de la confédération.

            « [Aristofano Negusteco] avait montré des signes de fatigue ces dernières semaines, mais en aucun une envie de se suicider » raconte son inconsolable partenaire Setho Jarcenton. Désormais « veuf », l’homme entend « mettre toute la lumière sur cette horreur », qui a surpris toute la classe politique amarantine. Tous les autres membres du Conseil Exécutif ont refusé de s’exprimer à ce sujet, à l’exception de notable de Horasiu Zamfir, mandaté pour représenter la République maritime de Céjanoise au Conseil, qui accuse son homologue de la Communauté des Melgares « d’avoir abusé de la faiblesse et l’inconscience de Negusteco pour lui faire prononcer sa propre mise à mort ». Une très grave accusation, qui ne trouve néanmoins aucune preuve : le procès-verbal fait seulement état de la formulation effectivement prononcée par Aristofano Negusteco. Cet évènement, qui s’est donc produit pour la quatrième fois en six siècles, met en exergue le manque flagrant de transparence des réunions de la plus haute instance exécutive d’Amarantie.

            [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]
            8 mars 2033

            EXCLUSIF : Morgan Stoenesco a bien abusé de la faiblesse de Negusteco !

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/166620Melgares.png[/img]
            Le Premier Délégué de la Communauté des Melgares revient sur les évènements du 6 mars
            … et clashe ses collègues ![/center]

            Et après, on osera nous qualifier de presse de caniveau ! Alors que nos pourtant réputés très sérieux confrères des Amarantina Folioj ont attesté que Aristofano Negusteco avait sciemment proposé son sacrifice en faveur de l’adoption de l’amendement de la Charte interdisant le travail non contractuel des aliénés dans les entreprises de l’Espace Céruléen, nos sources proches du Conseil Exécutif ont reconnu que le duplicata du procès-verbal qui avait été transmis à toute la presse était volontairement « incomplet » ou, en d’autres termes, falsifié. Sentant le vent tourner contre lui, Morgan Stoenesco a accordé un bref mais enrichissant entretien à Devas Scii sur ces évènements du 6 mars :
                • « Ce que j’ai fait est en apparence immoral et peu éthique, mais ce n’est en aucun cas illégal selon le règlement intérieur du Conseil Exécutif, qui rappelle que « les membres du Conseil sont réputés libres et responsables de leurs propos ». Aristofano Negusteco a prononcé ces quelques mots, mais je ne les ai pas sortis moi-même de sa bouche. Dans cette entreprise, j’ai été soutenu par l’immense majorité du Conseil et je refuse à moi seul de payer le manque d’audace des autres membres. Ils ont beau s’insurger de ce qui s’est passé, ils n’ont pas levé le petit doigt. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils avaient tous à y gagner de voir le texte adopté. Aristofano Negusteco a négocié le vote de chacun d’eux. À titre personnel, je n’ai pas monnayé mon vote : je suis resté fidèle aux convictions qui animent la Communauté des Melgares depuis des décennies, et j’ai voté pour le texte parce qu’il permet à l’Amarantie de sortir un peu plus de son archaïsme.

                  Je tiens vraiment à que ce soit clair. Ce qui a tué Aristofano Negusteco, ce ne sont pas quelques mots d’une quelque « formule magique », mais l’ingratitude des autres membres du Conseil qui ont usé le vieil homme éminemment respectable qu’il était en marchandant leur soutien. Quand bien même nous l’aurions sauvé de son accident vasculaire cérébral, dans quel état l’aurions-nous retrouvé ? Son conjoint aurait-il aimé le voir paralysé pour le restant de ses jours ? Il était condamné et j’ai privilégié l’intérêt commun, celui de tous les persécutés d’Amarantie aux intérêts personnels d’un vieil homme qui restera ainsi dans la mémoire amarantine. Au lieu de mourir dans l’indifférence, Aristofano Negusteco sera honoré pour avoir fait la cause du Progrès. Qui peut aujourd’hui affirmer qu’il a prononcé ces mots sans en être conscient ? Je le connais très bien et un bourreau du travail comme lui se serait battu jusqu’à son dernier souffle pour la gloire de l’Amarantie. Je le dis avec beaucoup de confiance : Aristofano Negusteco se savait condamné et a prononcé ces mots en toute connaissance de cause, de manière totalement consciente, pour que son travail ne reste pas vain.
                  »
                  [right]- Morgan Stoenesco, Premier Délégué de la Communauté des Melgares[/right]
            Aristofano Negusteco s’est consciemment sacrifié : une thèse formellement défendue par Stoenesco, à laquelle est opposé son compagnon Setho Jarcenton qui affirme que « Aristofano a été mis sur l’échafaud par un complot préparé et mûri collectivement ». Les médecins-légistes notent, quant à eux, la difficulté de confirmer ou non cette version, surtout en raison de la nature de la mort, par décapitation, qui a coupé net toute activité cérébrale. Mais ce que le Premier Délégué de la Communauté des Melgares met en lumière, c’est l’existence de compromissions au sein du Conseil. En accordant un entretien à notre journal, Morgan Stoenesco reconnaît notre réelle indépendance vis-à-vis du pouvoir.

            [right]Timuro Laŭten[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            11 mars 2034

            La dématérialisation de l’argent, une solution pour l’Amarantie ?

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/658809cashless.png[/img][/center]

            Outre d’être tous deux voisins de l’Amarantie, le Montalvo et l’Ascensus ont pour point commun de s’adonner à une dématérialisation à marche forcée de l’argent. Peu à peu, billets et pièces sont remplacés par des terminaux de paiement, voire à des solutions encore plus dématérialisées, telles que le paiement mobile. Au Montalvo, ce débat fait rage au sein de plusieurs provinces, surtout depuis la presque crise de liquidités que le pays a connu au moment des achats de Noël. [url=http://www.simpolitique.com/post311186.html#p311186]Abo Darfi, le désormais président de Nazalie, en avait fait l’un de ses thèmes de campagne[/url], et plus encore, le Movimento Basta Corruzione qui dirige maintenant la Province d’Alilée, s’engage dans une vaste politique de [url=http://www.simpolitique.com/presse-generale-provinciale-t13226-285.html#p323617]répression des fraudes[/url]. L’argument défendu est celui de la lutte contre l’économie clandestine et le terrorisme, dans un pays gangréné par la mafia et récemment touché par un attentat islamiste. Une monnaie dématérialisée permettrait, selon ses défenseurs, de mieux identifier les transactions suspectes, voire de les annihiler. En Ascensus, [url=http://www.simpolitique.com/post323895.html#p323895]la Commission à la Prospection Economique annonce elle aussi la mort prochaine de l’argent liquide[/url], en vue de lutter contre les trafics d’alcools, qui restent légions dans le pays, en particulier dans les zones frontalières.

            L’Amarantie peut-elle emboîter le pas ? Pas si sûr. Tout d’abord parce que la prérogative monétaire dépend exclusivement du Conseil exécutif et là encore, à moins d’une nouvelle décapitation sacrificielle surprise, il est peu probable qu’une telle réforme soit adoptée à l’unanimité. Le Conseil peut tout au plus adopter une résolution, à la majorité simple, pour expérimenter le système de manière temporaire. Or, l’énorme logistique demandée par un tel projet suppose un système permanent et irréversible. Une résolution, elle, peut se voir retoquée d’une année à l’autre. De plus, il n’est pas certain que le texte gagne l’approbation de ne serait-ce la majorité simple des entités : la Communauté des Melgares, voisine de l’Ascensus dématérialisée, est d’ores et déjà montée au créneau pour affirmer qu’elle refuserait « ce système d’asservissement aux banques ». Le secteur bancaire serait en effet le grand gagnant de ce système, au moins dans une économie ouverte comme l’Amarantie, et non comme l’Ascensus qui privilégie une institution publique. Une monnaie dématérialisée suppose un compte bancaire, qui lui-même suppose une souscription moyennant des frais à un établissement. L’enthousiasme de la Banca di Montefiori, qui a lancé son [url=http://www.simpolitique.com/prime-100-lires-t15287.html]offre de 100 lires montalvéennes pour l’acquisition de tout nouveau compte[/url], est palpable. La Communauté des Melgares pointe ainsi un système « injuste à l’égard des pauvres, une fois de plus », soutenant « qu’en plus d’avoir d’argent, les pauvres devront payer pour en avoir ». D’autres entités montrent également une farouche opposition : la République de Spongorie, considérée comme un Etat fantoche contrôlé par la mafia grecophone, « met en garde » l’Amarantie contre toute initiative en ce sens. Son voisin, la Principauté de Movopolis, ne contredit pas son allié. Leur voisin, l’Etat autonome de Haute-Alilée, d’inspiration libertarienne, pointe une attaque à la liberté économique et à la vie privée.

            L’association de défense de la vie privée Pendseruro (« Cadenas » en espéranto, ndlr) considère, en effet, que « la lutte contre le terrorisme, contre les réseaux mafieux ou contre une crise de liquidités largement fantasmée lorsqu’elle n’est pas directement organisée par l’Etat lui-même est un épouvantail grossier pour épier les citoyens et réduire leurs droits ». Pendseruro soutient en effet que la Ligue du Montalvo a elle-même organisé sa crise de liquidités et que c’est cette affaire que le « lanceur d’alerte » Eduardo Cavigli aurait voulu médiatiser. De plus, dans un contexte récent d’attaques informatiques, l’association estime « suicidaire » d’envisager la dématérialisation aussi drastique de l’économie, pointant une « foi aveugle dans la modernité et la technologie ». De manière plus romancée, Pendseruro rappelle que la dématérialisation anéantira le lien social et la mort du « père qui donne une pièce à son fils pour qu’il s’achète des bonbons » au profit d’une « transaction froide qui fera perdre aux jeunes la notion de la rareté de l’argent ». L’Amarantie est d’autant moins à même de passer à une monnaie dématérialisée que l’exclusivité de la prérogative monétaire a été transférée dans la douleur au XVIIe siècle à la Ligue et que les entités, depuis cette date, continuent de mener des expérimentations plus ou moins abouties de monnaies locales complémentaires, convertibles et assises sur la lire amarantine, mais parallèles à elle, en vue notamment de développer leur propre économie en priorité et non celle de leurs voisins. De telles monnaies complémentaires pourraient-elles voir le jour au Montalvo ou en Ascensus, pour contrecarrer ce mouvement à marche forcée vers la digitalisation monétaire ?

            [right]Prospero Kraŭzol[/right]

            [hr][/hr]

            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]

            Le deuxième opus de « Souviens-toi de tes Octets » au festival du Cinéma d’Iséphir-Shengfen

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/676157Bitokoj.png[/img][/center]

            Sorti dans les salles amarantines en février 2034, le deuxième opus de « Souviens-toi de tes octets » (Memoru miajn bitokoj en espéranto) est la suite directe du [url=http://www.simpolitique.com/post297315.html#p297315]film qui avait fait l’objet d’une critique positive dans nos colonnes en juillet 2031[/url]. Pour rappel, le premier opus nous plongeait dans un futur assez proche où, en raison d’une pollution de plus en plus excessive, l’être humain perdait peu à peu ses neurones et par conséquent ses capacités cognitives. Pour y remédier, les pays du monde se sont alliés pour mettre en place une « prothèse mémorielle » ultra sophistiquée, fonctionnant sous le modèle d’une clé USB ou d’un disque dur informatique sur lequel les souvenirs sont stockés comme des fichiers d’ordinateur. Les individus gardent ainsi en souvenir des écritures en format texte, des musiques et des sons en format audio et plus important, des séquences de la vie en format vidéo. Les plus riches pouvant s’octroyer des capacités de mémoire quasi-infinies, là où les plus pauvres doivent régulièrement sélectionner et supprimer certains de leurs souvenirs pour en ajouter de nouveaux. Le premier opus s’était terminé sur une révolution prolétarienne, où le peuple exigeait du gouvernement à ce qu’il contrôle drastiquement la mainmise des corporations sur ces prothèses.

            Dans le deuxième opus, les manifestants obtiennent gain de cause, en apparence du moins. Totalement libéralisé, le secteur des prothèses mémorielles permet un effondrement du prix moyen du pétaoctet vendu. Mais des acteurs peu scrupuleux investissent le marché, vendant des prothèses de capacités honorables contre la visualisation, au moins une fois par jour, de publicités. Ces adwares, logiciels publicitaires malveillants, ont des conséquences plus graves encore, en supprimant de la mémoire toute mention ou toute pensée contraire à la politique de la marque vendue. À l’image de cette société de téléphones mobiles qui investit dans des prothèses mémorielles pour que l’utilisateur oublie le nom de toutes les marques concurrentes, ne retenant ainsi que le sien et l’associant à des souvenirs agréables. L’enjeu devient sanitaire quand des pirates étrangers distillent des virus informatiques dans les prothèses d’utilisateurs, les condamnant à de graves séquelles, voire la mort.

            Izokrato Agapatus, réalisateur des deux opus, revient à la charge et s’amuse du calendrier coïncidant avec les attaques informatiques du Vanuaha contre le Lianwa, et de la dématérialisation monétaire du Montalvo et de l’Ascensus, quand bien même l’écriture du scénario et le tournage se sont déroulé bien avant ces faits. Candidat au festival du Cinéma d’Iséphir-Shengfen, « Souviens-toi de mes octets II » met une nouvelle fois en garde contre l’immersion de la technologie dans nos vies quotidiennes, et ancre cinématographiquement l’Amarantie dans le registre du film d’anticipation.

            [right]Faenia Natalis[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            15 mars 2034

            EDITO – Prétendument persécuté, le Montalvo trouve en l’UPO une épaule réconfortante[/center]

            Habituée aux manœuvres secrètes, l’Union Panocéanique a trouvé dans le Montalvo un nouvel Etat satellite, dont l’alliance a été concrétisée par le [url=http://www.simpolitique.com/post324074.html#p324074]traité de Lébira[/url], qui prévoit ni plus ni moins l’établissement d’un marché commun, sans poser d’autres conditions que d’effectuer les transactions en monnaie électronique pour donner naissance à la « cashless society » tant voulue par la Ligue du Montalvo. C’est un terme briton mais le Montalvo devra s’y habituer car en signant un tel accord, il met automatiquement un coup d’arrêt aux négociations entre Etats céruléens, avec lesquels il s’est montré nettement plus exigeant. Aristofano Negusteco, qui a puisé dans ses dernières forces pour abolir le travail des aliénés dans l’espace céruléen, doit se retourner dans sa tombe : son sacrifice fut vain, le Montalvo est prêt à échanger librement avec un Etat pratiquant l’apartheid, alors qu’il trouvait le système amarantin éthiquement incompatible avec son propre système de pensée. Plus loin qu’un simple accord économique, la ligue italique sous-traite son armée et les entités aliléennes ont ainsi eu la désagréable surprise de voir des soldats du Commonwealth arpenter la frontière amaranto-montalvéenne.

            Depuis plusieurs mois, la Ligue du Montalvo a montré les signes d’un délire de persécution, dont elle serait victime de la part des voisins, [url=http://www.simpolitique.com/post323148.html#p323148]un diagnostic que nous avons établi en février dernier[/url]. La presse montalvéenne identifie les ennemis : [url=http://www.simpolitique.com/post323560.html#p323560]Peos, Amarantie, Ascensus, Aminavie[/url], sur des dossiers aussi divers que la sécurité nationale, la défense, le commerce et la diplomatie. S’émouvant des échauffourées pouvant exister à la frontière entre la Spongorie et l’Alilée, en particulier à Clisto, le Montalvo a vite oublié que l’homme qui a tué 84 personnes dont 58 enfants dans une école de Maghila était originaire d’Aleka, la même Aleka qui désormais, fait partie d’un espace commun de libre-circulation des hommes et des marchandises. Les derniers évènements étaient précurseurs d’une mise en retrait du Montalvo de la scène céruléenne mais le Montalvo s’est en réalité éjectée toute seule de sa propre région, remplaçant en quelques mois son personnel politique expérimenté par des opportunistes populistes, d’Abo Darfi en Nazalie au Movimento Basta Corruzione aliléen. La plus pragmatique des provinces de la Ligue, l’Arovaquie, a récemment capitulé, [url=http://www.simpolitique.com/post323992.html#p323992]en poussant vers la sortie le président Mascarpone[/url]. La Ligue a trouvé prétexte dans [url=http://www.simpolitique.com/post323863.html#p323863]l'acharnement dont serait victime le Commonwealth de la part du Gazar-Khün[/url] pour sauter le pas.

            « Peut-on faire confiance au Montalvo ? ». La question a été posée telle quelle lors de la conférence de presse hebdomadaire du Conseil Exécutif. Le porte-parole a préféré contourner le sujet. En rappelant les liens historiques et culturels entre les deux pays, il a, entre les lignes, à la fois exprimé un vœu pieux de revoir le Montalvo dans le giron céruléen et une mise en garde contre une « britonnisation » de la Cérulée. L’Amarantie n’a pas d’hostilité particulière à l’égard de l’organisation de l’Union Panocéanique, nouant des liens privilégiés avec le Vryheid notamment, mais elle se méfie du Commonwealth, en particulier l’Algarbe-du-Sud, [url=http://www.simpolitique.com/post322309.html#p322309]qu’elle a mise en garde en janvier dernier[/url]. Malgré des excuses officielles, l’Algarbe-du-Sud a réitéré – cette fois-ci par la voix du secrétaire général du parti général – dans la diffamation, [url=http://www.simpolitique.com/post323473.html#p323473]prêtant des « crimes odieux » à l’Amarantie[/url]. Difficile dès lors d’imaginer un traité de libre-échange avec le Montalvo, qui lui-même scelle un traité de libre-échange avec une nation comme l’Aleka. Estimant perdre son temps avec le Montalvo, l’Amarantie se tourne vers d’autres voisins, à l’instar de l’Ascensus qui, malgré une économie moins ouverte, manifeste beaucoup plus d’envie à l’idée de coopérer avec elle. Difficile cependant de faire sans la première puissance mondiale, à plus forte raison si elle nous est voisine…

            [right]Prospero Kraŭzol[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            20 mars 20314

            Hier réfractaire à l’idée, l’Amarantie réactualise le projet d’une politique commune de défense en Cérulée

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/61404960221634386e00263465b.jpg[/img]
            La Ligue amarantine cherche à se rapprocher de l’Empire de Tardisia[/center]

            Par pudeur diplomatique, le Conseil Exécutif amarantin minimise la tutelle de son voisin, la Ligue de Montalvo, par un agent briton mais officieusement, cet évènement est vécu comme une trahison. Même la Cité-Etat de Fagrasie, indirectement gérée par le Vryheid et son conglomérat, la Van der Sar Vennootschap, se montre peu enthousiaste, craignant de perdre sa place de hub aéroportuaire pour les importations de l’UPO au profit du Montalvo. Mais c’est moins l’idée de la participation du Montalvo à un marché commun avec l’Union Panocéanique qui inquiète l’exécutif amarantin, que celle d’une coopération militaire. Déjà, des soldats du Commonwealth patrouillent le long de la frontière montalvo-amarantine pour garantir l’intégrité territoriale d’un Montalvo quasi-démilitarisé. L’Amarantie avait de son côté perçu cette initiative comme un affront, une provocation, dans un climat de tensions entre l’Amarantie et le Commonwealth, qui a notamment conduit l’Amarantie à fermer ses frontières aux ressortissants sud-algarbiens. De plus, dans cette entreprise, elle ne bénéficie pas du soutien de la République Sérénissime de Siracuzzia, qui ne semble voir aucun inconvénient à ce que le Commonwealth investisse le terrain céruléen. « Business is business », le nouveau motto de Siracuzzia pourrait ne pas avoir besoin d’être traduit en italien, tant l’emprise du Commonwealth est déjà effective sur le petit archipel.

            Alors qu’elle se destinait à un partenariat privilégié entre Siracuzzia, le Montalvo et elle, l’Amarantie rebrousse chemin. Initialement méfiante à l’égard du Royaume des Deux-Lucagnes, elle se laisse maintenant séduire par l’idée d’une politique de défense commune, la Lucagne étant elle aussi très peu britophile. Les regards de l’exécutif amarantin se détournent du Sud au profit du Nord et l’Ouest, avec respectivement en ligne d’horizon l’Ascensus et le Tardisia. L’Empire hispanique de Tardisia est à l’image de son voisin posnanien un royaume décentralisé, gardant ici et là des assises territoriales, que ce soit en Algarbe, en Dorimarie ou en Néchinésie, mais jouissant d’une meilleure activité sur la scène internationale. Loin d’être soumis au Commonwealth, le Tardisia a à l’inverse une emprise sur lui, au travers de la concession de Skipper’s Rock avec lequel il est lié par un bail emphytéotique de 100 ans, renouvelable. Le Commonwealth, qui a déjà manifesté un certain complexe de supériorité, apprécierait peu ce statut qui, toutefois, lui permet d’avoir une Zone Economique Exclusive en Cérulée.

            Réitérant sa volonté de perfectionner son arsenal militaire, le projet de recherche sur les missiles balistiques à courte portée lancé au mois de [url=http://www.simpolitique.com/post320393.html#p320393]novembre dernier[/url] trouve un second souffle. Un diplomate travaillant pour la Commission aux Armées du Conseil Exécutif s’amuse, sous couvert d’anonymat, de ce projet : « Aujourd’hui, avec la Britonnie qui dirige le Montalvo, on a vraiment besoin de ces missiles à courte portée. ». Une boutade qui laisse toutefois songeur sur l’état des relations amaranto-montalvéennes. Alors que l’Empire Luciférien d’Algarbe était pressenti pour y collaborer, l’Empire de Tardisia paraît être un meilleur choix pour l’Amarantie : officiellement pour entretenir « l’amitié céruléenne » mais officieusement pour chercher un catalyseur de la puissance britonne sur le continent.

            [right]Tiberius Baro[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

            Le compagnon de Negusteco, Setho Jarcenton, élu à la tête de la Cité-Etat gérontocrate de Montorive

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/478611SethoJarcenton.png[/img]
            « Veuf » d’Aristofano Negusteco, Setho Jarcenton souhaite « lui rendre hommage en poursuivant son œuvre »[/center]

            Deux semaines jour pour jour après le [url=http://www.simpolitique.com/post323816.html#p323816]sacrifice d’Aristofano Negusteco[/url], les 50 membres de l’[url=http://www.simpolitique.com/politique-assemblee-cite-montorive-t13777.html]Assemblée de la Cité de Montorive[/url], l’organe législatif de la plus petite entité amarantine, s’est réuni pour lui désigner un successeur. Certes, dans une entité où le pouvoir revient aux plus âgés, les députés montorivains ont l’habitude d’élire un nouvel administrateur mais jamais dans de telles circonstances. Après un ultime hommage à la mémoire d’Aristofano Negusteco, les députés se sont exprimé sur l’identité de son successeur. « Veuf » du défunt, Setho Jarcenton est également député du parti Amaranta Unua, le même que Negusteco. À ce titre, l’homme de 80 ans, a déposé sa candidature à l’administration de la Cité. Seul candidat en lice, il a été élu avec l’intégralité des voix de son parti, récoltant par ailleurs des soutiens de la part des députés d’autres bords politiques. Seul le mouvement Juna Fronto (Front jeune) s’est unanimement absenté lors de ce scrutin, boycottant encore et toujours l’institution gérontocratique qui régit Montorive depuis plusieurs siècles.

            Setho Jarcenton n’a d’autre ambition que de poursuivre l’œuvre de son conjoint, « le mieux possible ». Comme lui, il a l’Amarantie « dans la peau » et se pose à l’instar de tous les autres administrateurs montorivains comme un médiateur entre les seize entités qui composent la Ligue. Mais au-delà de Montorive, Jarcenton est loin de réunir le suffrage de ses homologues. Dans son [url=http://www.simpolitique.com/post323880.html#p323880]entretien à Devas Scii[/url], le Premier Délégué de la Communauté des Melgares a répliqué face aux accusations de Setho Jarcenton, reprochant aux autres membres d’avoir conduit « son Aristofano » sur l’échafaud. Jarcenton, qui refuse de mandater un tiers pour le représenter au Conseil Exécutif, y sera donc bien présent, ce qui augure néanmoins un climat particulièrement électrique. Il est peu probable qu’il reprenne le rôle de président « de facto » de séance du Conseil de son compagnon, qui reviendra certainement à un autre membre, comme Hadeso Kavaliro.

            [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            26 mars 2034

            Marché de la téléphonie mobile en Amarantie : Black Lotus se maintient, Xmart progresse

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/375736blacklotus.png[/img]
            [url=http://www.simpolitique.com/black-lotus-t14170.html]Black Lotus[/url] reste la marque préférée des Amarantins[/center]

            Black Lotus, Xmart, Alekom, Truffatore e Armadio… Le marché de la téléphonie mobile est assurément l’un des plus dynamiques et les plus intéressants à suivre. Très mouvant en raison des évolutions technologiques, les réputations se font et se défont à seulement quelques années d’intervalle. De plus, le marché de la téléphonie mobile est un indicateur de la santé économique d’un pays, qui témoigne de l’accès de la population à cet objet devenu incontournable dans le quotidien des pays développés. Si le premier vivier de consommateurs reste basé en Dytolie, les spécialistes l’attestent : la Ventélie la dépassera de manière imminente. En cause : l’énorme poids démographique du continent oriental, au détriment de la Dytolie qui dispose de densités de population plus faibles, et du dynamisme de régions comme le Kaiyuan, le Sengaï, l’Uhmali et plus récemment, le Gazar-Khün.

            [center][img]https://img11.hostingpics.net/pics/943878marchemobile.png[/img][/center]

            En 2033, près de 46 % des téléphones mobiles vendus en Amarantie étaient de la marque kaiyuanaise Black Lotus, mais ce chiffre est à pondérer compte tenu de la spécialisation de l’entreprise issue de la Grande Hégémonie dans la production et commercialisation d’appareils low-cost, qui s’écoulent donc davantage. De son côté, le Yuhanaca fait une entrée en force sur le marché amarantin, avec Xmart qui représente 29 % des terminaux vendus, mais se positionne sur une clientèle plus aisée. Le lucanien [url=http://www.simpolitique.com/truffatore-armadio-t14626.html]Truffatore e Armadio[/url], qui a longtemps était un poids lourd du marché de la téléphonie mobile amarantin perd progressivement sa place, surtout depuis cinq ans, ne représentant en 2033 que 10 % des mobiles vendus, contre plus du double en 2028. La société [url=http://www.simpolitique.com/alekom-electronics-t14261.html]Alekom Electronics[/url], qui a fêté ses 80 ans en 2032, n’est jamais parvenu à conquérir le marché amarantin et est même voué à en disparaître en 2034, compte tenu de la [url=http://www.simpolitique.com/post324087.html#p324087]hausse drastique des droits de douane décidée au Conseil Exécutif à l’encontre de l’Algarbe-du-Sud[/url].

            Malgré l’envol de SmartX, Black Lotus devrait se maintenir son leadership en Amarantie, grâce à l’intensification des échanges entre la Ligue et la Ventélie. SmartX est plutôt vu comme un concurrent du lucanien Truffatore e Armadio, auquel il se substitue peu à peu. Le Kaiyuan bénéficie pour l’heure d’une législation douanière avantageuse dans plusieurs entités amarantines, comme la Dentegorie, la Griotorie, la Sceptrie. Le Yuhanaca, moins actif sur la scène internationale, se voit appliquer des droits de douane standards, mais pourrait bien profiter des bonnes relations entre la Communauté des Melgares et le Tlaloctlitlal pour investir le marché amarantin. Autre gagnant du dynamisme de la téléphonie mobile : les pays producteurs de matières stratégiques telles que le coltan ou dans une moindre mesure l’or, qui entrent dans la fabrication des smartphones. Si là encore, la Ventélie concentre une part non négligeable des ressources de coltan, l’Ascensus pourrait mettre à profit ses propres gisements. Aucun acteur n’est donc ancré pour l’éternité sur ce marché, qui promet encore d’importantes évolutions.

            [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            31 mars 2034

            La République du Caducée reprendrait-elle des couleurs grâce à l’Ascensus ?

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/179886731.jpg[/img][img]https://img11.hostingpics.net/pics/676667352.jpg[/img]
            Les deux images qui illustrent le mieux la Caducée : un tissu scientifique amenuisé
            mais persistant, et un tissu industriel complètement à l’abandon[/center]

            La République du Caducée est l’un des cas d’école les plus souvient étudiés en termes de mauvaise gestion budgétaire. Des investissements aussi onéreux que malheureux, couplés à la jalousie des entités voisines qui se sont entendues pour la nuire ont conduit celle qui était autrefois la première puissance d’Amarantie, technologiquement la plus avant-gardiste, à agoniser. L’isolationnisme de l’Ascensus avait condamné à mort la moitié nord de l’entité. La situation s’est aujourd’hui stabilisée, avec le maintien de certains grands noms pharmaceutiques, qui n’ont pas été séduits par les appels du pied de la République maritime de Dentegorie voisine. Plus récemment, on observe une tendance à l’amélioration pour la Caducée grâce à l’intensification des échanges avec celle qui avait involontairement contribué à sa chute d’hier, à savoir la République Sénatoriale d’Ascensus. En janvier, la Caducée annonce un [url=http://www.simpolitique.com/post322630.html#p322630]programme de recherche commun avec l’Ascensus pour battre l’alcoolisme[/url], qui fait rage dans la région. Cette étude consiste à mieux comprendre le phénomène d’addiction et d’accoutumance à l’alcool, et de le traiter à la source. Le projet, qui a démarré modestement, mobilise des forces vives des deux côtés de la frontière, notamment des universités locales. Les industries pharmaceutiques suivent également le projet avec intérêt. Cela est d’autant plus une bonne nouvelle pour la Caducée que le projet permet de redynamiser sa moitié nord endolorie par un siècle d’isolationnisme de son voisin.

            Récemment, les deux Etats se seraient entendus sur une nouvelle coopération scientifico-technologique liée aux satellites. L’Ascensus est à ce sujet plus avancé que l’Amarantie, disposant de connaissances plus étendues. Mais la Caducée entend ici davantage apporter son concours financier, au travers d’un prêt à faible taux accordée aux « Industries Aerospatiales d'Ascensus » qui, à l’instar de nombreux entreprises asensuséennes, restent très endettées. S’il est remporté, l’[url=http://www.simpolitique.com/post324279.html#p324279]appel d’offres lancé par le Bykova[/url] constituera le baptême du feu pour la République Sénatoriale, et la Caducée voisine fonde tous ses espoirs en elle. S’il est trop tôt pour déterminer si cette coopération porte réellement ses fruits, jamais la Caducée ne s’est montrée aussi optimiste quant à son avenir, la sortant de la sinistrose dans laquelle elle s’était installée, par l’usure du temps.

            [right]Arĥimedo Botelo[/right]

            [hr][/hr]

            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]

            Rupture du Traité de Cabusa : quelles conséquences pour l’Amarantie ?[/center]

            Le Conseil exécutif l’a annoncé hier : [url=http://www.simpolitique.com/post324410.html#p324410]l’Amarantie se retire du Traité de Cabusa[/url], emboîtant ainsi le pas au Royaume des Deux-Lucagnes qui en ont fait autant. Pourtant, à l’inverse du royaume italique, l’Amarantie se défend de s’inscrire dans une « coalition anti-britonnique » et de rompre purement et simplement les relations diplomatiques avec la Ligue du Montalvo. Si elle se refuse de considérer Edmund Butler comme le chef d’Etat du Montalvo, l’Amarantie garde espoir de redonner raison à son voisin, avec lequel elle préférerait ne pas entrer en conflit. C’est que la Ligue amarantine n’a pas une hostilité unanime contre l’Union Panocéanique, certaines entités se montrent plus ouvertes à elles que d’autres, d’où l’impossibilité d’une rupture des relations bilatérales. De plus, [url=http://www.simpolitique.com/post322457.html#p322457]l’Amarantie est très dépendante du Montalvo pour s’approvisionner en ressources halieutiques[/url]. En effet, la grande majorité des poissons commercialisés en Amarantie ont été pêchés par des navires montalvéens dans les eaux céruléennes, faute d’une façade maritime amarantine suffisante. Interrogé comme chaque année dans son salon par la télévisé locale, le Roi de Forluno Scipiono Ier est revenu sur l’affaire. Il se dit « exaspéré par une décision dogmatique » et ne mâche pas ses mots : « Nous proposions au Montalvo un marché de 35 millions de consommateurs juste à côté de lui. Il préfère échanger avec des pays situés à 6 heures d’avion. Où est la logique économique ? Je la cherche encore. Ce marché, il l’a perdu par sa xénophobie anti-amarantine primaire. Et je m’assurerai qu’il ne le retrouve pas. » annonce de manière lapidaire le monarque.

            La rupture du Traité de Cabusa n’aura pas de conséquence directe sur l’économie amarantine : cet accord mort-né, ratifié il y a quelques mois, est à peine appliqué et personne ne peut encore en ressentir les effets. Cette rupture, selon le Conseil Exécutif, permettrait de prémunir l’Amarantie d’une situation où le Montalvo serait le principal bénéficiaire, pêchant allègrement dans les eaux céruléennes pour en vendre les produits aux membres de l’UPO. Et ce quand bien même l’Amarantie avait ratifié le traité pour s’assurer que le Montalvo satisfasse le mieux possible les besoins en poissons du pays. La décision du Montalvo dénature ainsi l’intention initiale du traité. De nombreux responsables politiques amarantins répètent ne plus pouvoir faire confiance dans le Montalvo après ce coup de massue et appellent le Conseil exécutif à prendre des mesures rapides pour redynamiser la pêche domestique, tout en faisant appel à d’autres fournisseurs comme les Deux-Lucagnes ou le Peos pour répondre à la demande amarantine. Hadeso Kavaliro, président de la République maritime de Dentegorie, qui a participé aux débats sur le traité, sort de sa réserve habituelle pour rappeler que « le Montalvo a beau réduire l’Amarantie à une marqueterie d’Etats non harmonisés et administrativement compliquée, c’est pourtant le Montalvo qui s’est montré le plus politiquement instable ces derniers mois ». « Nous ne comprenons absolument pas le cap donné par la Ligue de Montalvo et nous ne sommes pas à l’abri d’un énième revirement de situation. Le contrat de confiance que nous avions signé semble aujourd’hui compromis, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre de temps à adapter la politique amarantine à la situation montalvéenne. Nous avons même eu le tort de le faire, cela a coûté la vie à un des membres du Conseil. » poursuit, sans concession, le dirigeant dentegorien.

            Au lendemain de cette annonce, plusieurs entités envisagent de hausser les droits de douane sur les produits montalvéens, afin de moins dépendre d’eux et rééquilibrer le marché en faveur d’autres Etats fournisseurs. Une hausse importante du prix de vente des poissons sur les marchés amarantins est à prévoir, au grand dam des poissonniers, qui s’inquiètent pour leur activité. La population amarantine, elle, reste majoritairement favorable à la rupture du Traité de Cabusa.

            [right]Ovidio Denas[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            2 avril 2034

            Les obsédés lucaniens de l’anti-communisme n’ont pas vu arriver la trahison de leur « allié italique »

            [img]https://img11.hostingpics.net/pics/918393poster.jpg[/img]
            Illustration du « communisme » mangeant les enfants[/center]

            « Meglio morto che rosso ». Il ne s’agit pas d’un titre de musique mais de la ritournelle régulièrement scandée par les nationalistes lucaniens. Cette expression est ni plus ni moins la traduction italique du « Better dead than red » briton, autrement dit « Plutôt mort que rouge ». En effet, le royaume des Deux-Lucagnes, qui se targue d’être à la tête d’une coalition anti-britionnique reprend en fin de compte la même politique dogmatique qu’elle, en faisant du socialisme, du communisme le pire des maux. Ainsi, lors des premiers débats préalables à l’Union céruléenne, les Deux-Lucagnes ont opposé un franc « non » à l’intégration du pourtant très céruléen Etat international. La raison : « pays rouge ». Cet argument intellectuellement paresseux se retrouve dans la rhétorique de la politique britonne spencériste centrée sur une [url=http://www.simpolitique.com/post321143.html#p321143]inexistante « menace rouge »[/url] qui menacerait les intérêts des « Etats libres » (traduire : « libéraux), alors que les principaux opposants à l’UPO sont justement des… « Etats libres ». Les Deux-Lucagnes, qui prétendent être en opposition avec le dogme briton, sont au contraire très voisins et partagent bien plus de points communs que de divergences.

            Les Deux-Lucagnes ont donc officialisé [url=http://www.simpolitique.com/post324394.html#p324394]la rupture de leurs liens diplomatiques avec la Ligue de Montalvo[/url] alors qu’elle était présentée il y a encore quelques mois comme un allié. Mettant au ban des Etats jugés trop rouges comme l’Etat International ou même l’Ascensus, les Deux-Lucagnes n’avaient d’yeux que pour ses amis italiques locuteurs de la même langue. Le « royaume conservateur » avait consenti à accepter la pédérastique Amarantie dans cette union. Plutôt pédophile que rouge ! Lobbyiste de la cause italique, le général Scilli dont la popularité augmente mois après mois en Lucagne, entend indirectement rebâtir l’empire d’autrefois. Mal lui en a pris, la menace encore une fois ne venait pas des « rouges ». La stratégie du général, qui fédère la population lucanienne autour de ce projet panitalique, est sévèrement mise à l’échec. Trop orgueilleuse pour admettre l’erreur de ses élites, la Lucagne tire à boulets… rouges (!)… sur le Montalvo, l’accusant de tous les maux, en attente d’un nouveau bouc émissaire. Les Etats qui ont été incapables d’anticiper la fourberie de l’Etat montalvéen tentent aujourd’hui tant bien que mal de garder la face.

            [center][img]http://images2.corriereobjects.it/methode_image/2016/05/07/Interni/Foto%20Interni%20-%20Trattate/7d6443399e01f6f62c923bc2821fbe4e-0033-kYKE-U43180474583419xnD-593x443@Corriere-Web-Sezioni.jpg[/img]
            Eh oui, général Scilli, ta stratégie a été mise à l’échec ![/center]

            [right]Anastazia Bonficador[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            19 avril 2034

            L’Alliance Défensive Internationale : un marche-pied pour les ambitions
            personnelles, aux frais du peuple
            [/center]

            Tout feu, tout flamme, la nouvelle Alliance Défensive Internationale a été mise sur pieds, avec son siège à Setan, au Caskar. Si les citoyens des différents pays membres n’ont pas plus été consultés qu’informés de cette nouvelle organisation militaire, elle risque pourtant de leur être très coûteuse : un dixième de l’armée de leur pays sera ainsi mobilisé pour venir au secours, le cas échéant, à un Etat membre menacé par un tiers. L’addition est plus salée encore pour les Etats démilitarisés qui souhaiteraient adhérer à l’organisation : leur contribution devra représenter au moins 1 % de leur PIB. La [url=http://www.simpolitique.com/post324701.html#p324701]Charte ainsi adoptée[/url] ne lésine pas sur les moyens déployés. Si la Ligue amarantine a donné son accord pour adhérer à l’ADI, c’est pour tenter de contrecarrer l’évident échec d’une Union Céruléenne qui pouvait assurer ce rôle défensif à l’échelle continentale : entre le Montalvo qui préfère l’amitié de l’Etat le plus bête et détesté du monde ; les Deux-Lucagnes qui se paluchent à l’idée d’avoir un quasi-dictateur à la tête de leur pays ; le Caskar qui a immobilisé toute la Cérulée pour les égarements de sa Grande-Duchesse, le projet était déjà mort avant d’être né. L’ADI, préparée en secret, vise donc à pallier à cette carence mais cette fois-ci, en intégrant des Etats extra-céruléens.

            Une telle organisation attire les ambitieux. Le Vonalya de Patte-de-Foudre, qui souhaite être allié de tout le monde sans être ennemi de personne, a rejoint sur le tard les délibérations relatives à la fondation de cette nouvelle organisation et veut s’accaparer de la part du lion. Aussi, à l’issue de l’élection des consuls – qui auront pour rôle de décréter les interventions – le royaume nordique a imposé Dame Sunniva Flamme-De-Cuivre de Kjæren, la candidate mainstream et de bonne famille malheureuse de la dernière édition du concours de Miss Universe. Cette attachée diplomatique de 28 ans veut être le nouveau chantre de la paix mondiale. Mais ce que ne dit pas le [url=http://www.simpolitique.com/post324718.html#p324718]premier quotidien vonalyan derrière ses envolées lyriques[/url], c’est qu’au chapitre du maintien de la paix, beaucoup s’y sont essayé mais tous se sont tous cassé les dents. Car les ambitions politiques personnelles de jeunes louves aux dents longues de 28 ans passeront toujours avant. Cela dit, le Vonalya n’est pas le seul à vouloir le monde sous sa botte rebaptisée pour l’occasion « botte de la paix » : l’orgueilleuse Amarantie ne digère pas la trahison de son voisin et n’a pas hésité à rejoindre l’organisation. Le Grand-Duché de Caskar, qui a hérité de l’autre poste de consul, entend montrer par l’ADI sa puissance militaire. Plus discrète, la Hachémanie n’en reste pas moins soucieuse d’être la première nation de Marquésie. Bref, à peine bâtie, l’ADI donne déjà des signes de ce qu’elle deviendra par la suite : une organisation qui sert de tribunes aux nationalismes des uns et des autres, à l’instar de l’Union Panocéanique.

            [right]Virga Naŭsilo[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            21 avril 2034

            Pour lutter contre le travail au noir, la Haute-Alilée pense avoir trouvé
            la solution : sanctionner les chômeurs
            [/center]

            L’Etat autonome de Haute-Alilée, connu pour sa politique de lutte contre la dépense publique, s’est enorgueilli d’être l’entité la plus offensive à l’égard du travail clandestin, [url=http://www.simpolitique.com/post318979.html#p318979]ce fléau auquel le Conseil exécutif tente de s’attaquer[/url]. Regroupant des grands noms de l’industrie du BTP, la Haute-Alilée a une structure sociale globalement homogène, avec autant d’ouvriers que de cadres. Du moins en apparence, puisque l’entité est découpée en petites municipalités qui gardent une certaine autonomie financière et de décision. En conséquence, les municipalités les plus inégalitaires et qui concentrent les populations les moins bien loties doivent redoubler d’efforts pour leur assurer des moyens de subsistance. Particulièrement vulnérables, les chômeurs bénéficient ainsi d’un revenu minimum et, s’ils ont suffisamment cotisé, d’allocations chômage. C’est précisément sur ce levier que la Haute-Alilée souhaite intervenir pour lutter contre le travail au noir, en privant d’allocations les chômeurs qui n’apporteraient pas de preuves suffisantes de leur recherche de travail, et en leur demandant de retrouver un emploi, même s’il ne correspond pas aux prétentions de compétences et de salaires du demandeur.

            La logique se veut être simple et implacable : un travailleur clandestin ne peut justifier un travail qui, par nature, n’est pas déclaré. Pour qu’il continue à justifier de ses prestations sociales, il doit pouvoir accepter un poste à des horaires réguliers. Et s’il ne prétend pas aux minima sociaux, le chômeur est suspecté de travailler au noir, et l’ouverture d’une enquête est alors permise. Le but étant de les faire « sortir de l’ombre », pour reprendre l’expression employée par le chef de gouvernement. La machine semble bien huilée mais se heurte à la vive opposition des syndicats de travailleurs et des mouvements de gauche qui pointent un système « de nivellement par le bas et de criminalisation du chômage ». Selon le porte-parole de l’Intersyndicale de Haute-Alilée, « le système social haut-aliléen est contraire aux principes de présomption d’innocence, en ce sens où les chômeurs sont coupables (de ne pas avoir de travail) jusqu’à ce qu’ils parviennent à démontrer leur innocence ». De plus, poursuit-il, « il les entraîne dans une spirale infernale, conduisant la Haute-Alilée à un recul de sa productivité ». Si l’entité affiche un taux de chômage inférieur à la moyenne amarantine, ce taux ne tient pas en compte la surqualification de nombreux postes : Gedeono, doctorant de 29 ans, doit ainsi réaliser des missions d’intérim à des postes sous-qualifiés pour justifier d’une recherche d’emploi active et ainsi continuer à percevoir les minima sociaux, nécessaire à sa subsistance. Pour autant, le jeune homme aimerait pouvoir se consacrer à plein temps libre pour travailler sur sa thèse, ce qu’il ne peut faire en l’état actuel, se disant « traqué par l’administration haute-aliléenne ».

            La méthode est-elle efficace pour lutter contre le travail clandestin ? Pas si sûr si on comptabilise en contrepartie les moyens déployés par l’administration pour contrôler toujours plus les allocataires. « Une rançon de la victoire plus coûteuse que le montant de la victoire. » résume l’Intersyndicale. Selon Fabio Elozon, enseignant-chercheur en sociologie à l’Université de Nov-Gemoj, « la Haute-Alilée est une entité adaptée aux fortunes déjà établies, qui souhaitent vivre de leurs rentes, en particulier les retraités mais ce n’est pas une terre attractive pour les hauts diplômés, pour les postes qui apportent de la réelle valeur ajoutée, le marché de l’emploi local est saturé par des postes à faible niveau de qualification et mal payés, insuffisants pour bâtir une économie solide », contrecarrant ainsi les projets du gouvernement qui souhaitait faire de la Haute-Alilée une entité de start-ups, capable de rivaliser avec la puissante Dentegorie.


            [right]Maximus Lurio[/right][/justify]
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