Dans de nombreux pays de Ventélie, le nouvel an se fêtera le 19 février prochain, mais pour le Lianwa, qui s’est largement calqué sur le calendrier occidental, l’année 2034 a démarré hier, avec le triste constat de ne plus être la première puissance mondiale, au profit d’une Ligue de Montalvo toujours plus dynamique. Certes, le Lianwa n’accuse qu’un léger ralentissement de sa croissance, avec une augmentation de son PIB de près de 17 % mais le pays sort d’une douloureuse année, humainement meurtri par le Cyclone Nepartak en octobre, et économiquement endolori par une attaque informatique qui a eu de graves répercussions sur la dynamique activité du commerce en ligne à la période de Noël, au pire moment de l’année. Le petit Etat insulaire, qui avait fait de la [url=http://www.simpolitique.com/post312016.html#p312016]lutte contre l’inflation[/url] sa priorité peut au moins espérer une légère déflation. Profitant du ralentissement de l’économie d’un Etat sengaïais qui a néanmoins reconduit le gouvernement sortant, le Kaiyuan affiche quant à lui un taux de progression très important.
Instigatrice d’une pré-union céruléenne, la Ligue de Montalvo devient donc la première puissance mondiale et ce malgré l’importance de l’économie souterraine, une nouvelle fois soulignée par le [url=http://www.simpolitique.com/post321094.html#p321094]dernier rapport du FIDES[/url]. De plus, à l’instar du Lianwa, le Montalvo a connu une fin d’année difficile, caractérisée par une crise de liquidités. Affichant depuis plusieurs années des taux de croissance importants, le Montalvo est en ce sens victime de son succès, le dynamisme de l’économie étant lui-même mal anticipée par la machine étatique sénescente voire obsolète. De plus, le Montalvo peut compter sur une communauté italique, dont elle fait partie, particulièrement active, avec un volontarisme affiché par les Deux-Lucagnes, et Siracuzzia. Si la Sérénissime République s’est montrée plus discrète cette année, le royaume lucanien a affiché ses ambitions, celle d’être un acteur incontournable en Cérulée, capable de soutenir tout l’effort militaire pour son épanouissement, mais encore pénalisé par une population pauvre, dont la situation s’est certes améliorée mais qui constitue un frein. Menant un combat aussi féroce qu’idéologique contre l’assistanat, les Deux-Lucagnes auraient tout à gagner de mettre en place les rudiments d’un système social, qui permettrait aux franges de leur population les plus défavorisées de sortir d’un cercle vicieux.
[center][img]https://img11.hostingpics.net/pics/588512croissances.png[/img]
Taux de croissance par pays par rapport au 1er janvier 2034 (HRP : réalisation de PhiWill, merci à lui !)[/center]
L’Amarantie, elle, affiche des taux de croissance stables depuis plusieurs années mais cette bonne santé économique repose sur des fondations encore fragiles et notamment sur une des balances commerciales les plus déficitaires au monde. Une situation que la Ligue ne connaît que trop bien puisque, historiquement, depuis sa fondation, elle a toujours dû s’acharner à développer son réseau mondial d’échanges pour compenser la rareté de ses ressources naturelles. C’est dans cette optique qu’elle a ratifié le Traité de Cabusa sur l’établissement d’un espace maritime commun et sur l’assouplissement des règles relatives à la libre-circulation des hommes. L’adoption de la résolution s’est, une fois encore, réalisée à l’arrachée. Les partisans d’un Etat fédéral en Amarantie soutiennent que les institutions actuelles sont un frein à un réel dynamisme économique, devant la difficulté à mettre d’accord l’ensemble des 16 entités. Les partisans de la confédération actuelle rappellent quant à eux que les entités peuvent mener leur propre diplomatie et que c’est en étant autonomes et en restant compétitifs qu’ils pourront maintenir la croissance dans la Ligue. De plus, l’Amarantie souffre à l’instar de son voisin montalvéen, d’une importante économie souterraine et c’est la raison pour laquelle, en octobre dernier, [url=http://www.simpolitique.com/post318979.html#p318979]le Conseil exécutif a lancé un plan de lutte contre le travail clandestin[/url].
Impulsant chacun de leur côté la croissance de leur continent, le Deseret et l'Empire Luciférien d'Algarbe sont deux puissances en devenir. Longtemps considéré comme une simple sécession des Etats fédérés d'Olgarie, le Deseret les a aujourd'hui surpassé. Mais malgré une économie ouverte, le Deseret reste un nain diplomatique. À l'inverse, l'Empire Luciférien a accéléré son ouverture, entreprise l'année précédente et plus particulièrement sous l'impulsion de la nouvelle Impératrice Marie-Claire Ière, qui a permis à l'Empire d'inonder le marché commun de l'OLEC, grâce à son système esclavagiste. Mais l'ELA reste encore persona non grata à la table des dirigeants mondiaux et les raisons sont essentiellement culturelles et éthiques, un frein que connaît aussi l'Amarantie dans une bien moindre mesure.
Mais c’est du côté de la Ligue Boréale qu’il convient de chercher les taux les plus importants. Une nouvelle fois, la Soverovie affiche un taux exceptionnel bien que moins important que l’année précédente. Très active sur la scène internationale, y compris dans la résolution de conflits (entre le Tötternland et l’Atzum notamment), son image s’est toutefois un peu dégradée avec l’entrée au gouvernement de la Ligue, formation panslave et particulièrement hostile aux peuples latins et méridionaux, et ce quand bien même la Cérulée constitue un pôle de plus en plus important. Le projet d’expansion, clairement affiché par la Ligue sans être formellement démenti par la Couronne, est dans toutes les têtes. Son partenaire septentrional, le Vonalya, jouit lui aussi de conditions extrêmement favorables à son développement, même si cette situation a dû contraindre la Couronne à abandonner son modèle économique traditionnel au profit d’une certaine libéralisation, quoiqu’encore encadrée par le système des guildes. Pour autant, que ce soit en Soverovie ou au Vonalya, cette marche forcée risque d’avoir des conséquences sociales, avec l’accroissement d’inégalités. Tout le monde n’a pas la mondialisation heureuse.
Malgré l’étendue de son réseau, l’Union panocéanique n’est plus celle qui donne à l’économie mondiale son tempo. Si le Commonwealth affiche une croissance stable, le Vryheid connaît une certaine envolée, avec une croissance équivalente à celle du Lianwa. L’archipel peut notamment compter sur ses familles puissantes, notamment les Van Rothshild qui ont racheté durant l’année 2033 la multinationale VSV, elle-même « propriétaire » de la Cité-Etat de Fagrasie. Ces « success stories » d’hommes d’affaires noirs trouvent des échos moins favorables en Algarbe-du-Sud voisin, où se pratique encore l’apartheid mais avec beaucoup moins de ferveur, tant est si bien que le Kaskadia a rejeté l’idée de s’unir à lui. Dans un monde ouvert, les populations noires alekanes trouveront dans le Vryheid la terre idéale pour à la fois fuir la ségrégation et mener à bien d’ambitieux projets. L’Aleka, qui entre bientôt en campagne électorale, devra donc anticiper ce mouvement au lieu de se contenter de le réprimer.
L’Empire d’Eashatri est le dernier arrivé de ce monde multipolaire en pleine évolution. Ce pays, le plus peuplé au monde, cumule les succès, et a de bons espoir pour les [url=http://www.simpolitique.com/post321426.html#p321426]référendums organisés en Ashurdabad le 5 janvier prochain[/url]. En annexant définitivement l’isthme shuktène, l’Eashatri ferait un important investissement pour l’avenir : le canal en construction reliera les deux principales régions mondiales : la Cérulée et la Ventélie. Au Sud, l’Empire pourrait compter sur la progressive montée du Mahajanubia, mais au Nord, le Karmalistan voisin est davantage une menace qu’une opportunité pour les projets eashes.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img] 3 janvier 2034
Comme chaque année, Podium use de son droit de vie et de mort sur ses fournisseurs
[img]https://img11.hostingpics.net/pics/645813conservetomate.png[/img]
Les célèbres conserves de concentré de tomates lucaniennes disparaissent peu à peu des rayons[/center]
[url=http://www.simpolitique.com/groupe-podium-t14822.html]Podium[/url] n’est pas seulement le plus grand groupe amarantin de grande distribution en termes de chiffres d’affaires, il est aussi celui qui peut, comme personne d’autre, construire ou détruire la fortune d’entreprises fournisseuses. Les volumes achetés par Podium à ses fournisseurs sont tels qu’ils peuvent constituer jusqu’à trois quarts du chiffre d’affaires de ces derniers, en fonction de ce qu’impose la législation du pays dont il dépend en termes de dépendance économique d’une entreprise. La réalisation de ces transactions se fait souvent par l’entremise d’hommes politiques plutôt influents. Les magasins-entrepôts qui se cantonnaient jusqu’ici à un nombre réduit de références entend se diversifier pour se débarrasser de l’image « low-cost » qui lui est affublée… tout en préservant les prix à un niveau aussi bas. Evidemment, les règles du jeu sont impitoyables, et les temples de la consommation Podium organisent une concurrence tous azimuts entre une multitude de fournisseurs partout dans le monde. En commandant toujours plus à ses fournisseurs, le groupe espère obtenir leur fidélité puis leur soumission totale jusqu’au jour où ils ne parviennent plus à suivre le rythme.
Le symbole de ce changement est incarné par la diminution drastique de ces célèbres boîtes de conserve de concentré de tomates vendues par plusieurs industriels lucaniens réunis pour l’occasion. Profitant d’une main-d’œuvre peu chère, les Deux-Lucagnes profitaient depuis plusieurs d’années d’un contrat avec le distributeur. Ce précieux sésame avait néanmoins ses inconvénients : les fournisseurs lucaniens devaient honorer l’intégralité de la commande. À défaut, le contrat n’était pas reconduit à l’issue de l’année ou, pire, les fournisseurs s’exposaient à des sanctions pécuniaires au titre de dommages et intérêts pour clause non respectée. Autrement dit, les fournisseurs ne vendent pas seulement leurs produits, ils achètent également au prix fort leur droit de figurer dans les rayons. Dans le cas du concentré de tomates lucanien, la cadence infernale mobilisait toujours plus d’agriculteurs et industriels pour répondre aux exigences de plus en plus importantes de Podium. Tout a été étudié pour minimiser les coûts : l’aspect austère des boîtes avec très peu de fioritures, l’allègement du poids des boîtes de conserve pour contourner la limite du poids des transporteurs maritimes, et pour en transporter plus pour le même prix. C’est-à-dire que quand un fournisseur vend ses produits au groupe Podium Amarantie, c’est pour les distribuer dans tous les points de vente. Or, ces derniers sont de plus en plus nombreux : ne pouvant plus honorer la quantité demandée, même avec les techniques les plus rodées d’agriculture intensive, les fournisseurs lucaniens n’ont eu d’autre choix que de renégocier leur contrat à la baisse pour l’année 2034.
Décision implacable de la centrale d’achats de Podium : désormais, le groupe commandera 80 % de moins de boîtes de conserves, alors que la Lucagne n’en demandait que 25 % de moins, pour pouvoir respecter les termes du contrat et ne pas s’exposer aux sanctions pécuniaires. Le résultat, pourtant, reste le même : le manque à gagner sera considérable pour le fournisseur. D’autres sont déjà en piste pour le remplacer à l’image de la société EashaFruits… mais savent-ils seulement dans quel engrenage vicieux ils sont engagés ? Heureusement, l’opposition à Podium s’organise : la Communauté des Melgares a refusé net toute implantation du groupe sur son territoire et privilégie celle de coopératives honnêtes… Elles sont encore loin de rivaliser économiquement avec le mastodonte mais elles commencent à fidéliser leur clientèle : en effet, les fournisseurs « déchus » par Podium ont retrouvé pour certains une place dans les coopératives melgaroises… et les anciens clients de Podium qui ne retrouvent plus leurs produits favoris se tournent maintenant vers elles.
[right]Anastazia Bonficador[/right]
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[center]Le Commonwealth mélange les choux et les carottes pour montrer qu’il a la plus grosse
Le 23 décembre, dans nos colonnes, [url=http://www.simpolitique.com/post321143.html#p321143]nous avions qualifié le Commonwealth de pays minable[/url], en écho aux critiques de l’Aguadora qui n’étaient guère plus flatteuses à l’égard du pays. Nous retirerons notre propos. En fait, le Commonwealth est non seulement minable mais également atteint d’un incroyable complexe de supériorité, à tel point que le gouvernement briton en personne a pris le soin de [url=http://www.simpolitique.com/post321165.html#p321165]répondre à notre journal tout aussi minable[/url]. Oui, en Britonnie, le gouvernement s’abaisse au niveau de la presse de caniveau pour lui répondre de manière tout à fait officielle et après, il prétend faire partie de la cour des grands. D’autant que le gouvernement briton, comme à son accoutumée, ne fait pas la différence entre un journal d’opposition amarantin à la Ligue amarantine dans sa forme actuelle, et le Conseil exécutif représentant cette même Ligue. Le Conseil exécutif a d’ailleurs particulièrement apprécié de recevoir des critiques qui nous étaient normalement adressées. Si ça continue, à la rédaction de La Profanino, nous finirons au chômage technique : le Commonwealth joue très bien son rôle d’opposant bête et méchant au système amarantin ! Mais excusez Miss Spencer : en Britonnie la presse et le gouvernement ne font qu’un, elle a donc cru que nous étions l’organe de presse officiel du gouvernement amarantin. Oui, en effet, la Britonnie nationaliste dicte la ligne éditoriale aux titres de presse.
Tenez, par exemple, ce magnifique article du tabloïd conservateur The Sun sobrement intitulé « [url=http://www.simpolitique.com/post321531.html#p321531]Britonnia Rules the Waves ![/url] ». Un magnifique comparatif qui tient en une page qui montre qu’en fin de compte, la première puissance mondiale, c’est bien le Commonwealth. Un ridicule concours pour déterminer qui des six premières puissances mondiales a la plus grande population, le plus grand stock d’or, de missiles balistiques, la plus grande valeur militaire et le plus grand parc satellitaire. Oui, ils mélangent bien des choux et des carottes, ils comparent le PIB, c’est-à-dire la productivité de l’économie, à des satellites et des missiles, pour nous montrer que le Commonwealth domine deux de ces classements. Ne tombons pas dans le piège de considérer que la voix de The Sun est celle de Miss Spencer même si on sait que c’est probablement le cas. Contemplons juste à quel point le tabloïd peut se discréditer lui-même en s’enorgueillissant d’avoir à peine 5 tonnes d’or de plus que le Vonalya, 41 missiles en plus que le Lianwa, et 12 satellites de plus que le Montalvo. Grand bien leur fasse. Ils oublient sûrement un autre critère : celui de la nation la plus détestée et à part l’Aminavie, aucune autre nation n’est moins détestée que le Commonwealth. Alors, à quoi se résume l’influence du Commonwealth ? À quelques bidules qu’on envoie dans les airs ? À quelques tonnes d’or en plus, endormis dans un coin en attente d’une improbable utilisation ? À quoi se résume la diplomatie du Commonwealth ? À un Vryheid qui la déteste au fond de lui ? À un Karmalistan et à un Mahajanubia qui flattent son égo pour mieux le trahir par derrière ? Qui peut citer un pays prêt à prendre les armes pour le Commonwealth ? Personne. Qui peut en revancher citer un pays prêt à prendre les armes contre le Commonwealth ?
Non mécontent d’avoir sélectionné des critères qui n’ont rien à voir ensemble, The Sun évite bien parler d’autres nations, à l’image de la Soverovie, qui sans doute le battrait à son propre jeu. Au rythme où le géant slave avance, il finira par écraser un Commonwealth sans avenir, qui regarde dans son rétroviseur un passé colonialiste qu’elle croit glorieux, sans se rendre compte qu’elle ne vaut rien dans le monde d’aujourd’hui et qu’elle ne vaudra pas davantage dans celui de demain. Les déclarations lyriques nationalistes ne changeront rien à cette dure réalité. Et quand bien même il dominerait le classement économique des Etats, à quel prix y parviendrait-il ?
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img] 12 janvier 20314
Droits de douane confiscatoires de l’Ascensus sur l’Etat autonome du Barnique
[img]https://img11.hostingpics.net/pics/309522carte.png[/img]
Le Barnique, qui espérait s’ouvrir une opportunité économique, notamment avec sa technopôle
(ici symbolisée par un triangle bleu), voit ses espoirs douchés, au profit du Caducée[/center]
L’histoire des entités amarantines du Nord-ouest sont globalement celles d’entités meurtries, qui ont toujours ressenti le besoin de se désenclaver. Tandis que la République du Caducée, ancien fleuron de l’industrie chimique et pharmaceutique, a connu un désastreux déclin au cours des siècles passés, l’Etat autonome du Barnique connaît quant à lui des difficultés de plus en plus grandes pour s’assumer sur la scène amarantine : en cause, sa législation sur l’aliénation, lui valant le sobriquet d’entité d’esclavagiste attribué par ses opposants. Devant des comptes publics de plus en plus inquiétants, l’Etat du Barnique est depuis quelques mois en proie à un cas de conscience : doit-il fermement abandonner sa législation, accordant avantages politiques et fiscaux aux propriétaires d’aliénés pour se tourner vers d’autres secteurs ? ou doit-il, au contraire, assumer avec plus grande force sa politique ? La campagne de communication est lancée : après [url=http://www.simpolitique.com/post315832.html#p315832]s’être présenté comme « l’entité la plus éco-responsable »[/url], le Barnique a annoncé en novembre dernier vouloir [url=http://www.simpolitique.com/post320325.html#p320325]lâcher du lest sur la question des aliénés[/url]. Une position inédite de la part d’un gouverneur de cet Etat, dont le siège est aujourd’hui sérieusement en danger en vue des prochaines élections barniquoises en avril 2035.
L’Ascensus, en tout cas, a tranché. La République Sénatoriale, qui vient de sortir de son isolationnisme, [url=http://www.simpolitique.com/post321646.html#p321646]appliquera au minimum 50 %[/url] de droits de douanes sur les produits en provenance du Barnique. Pourtant, les deux Etats sont voisins et le Barnique se réjouissait d’avance de l’opportunité que lui offrait l’ouverture de son voisin, avec lequel il partage un fleuve commun. La [url=http://www.simpolitique.com/post320661.html#p320661]technopôle de Frevino[/url], qui borde le cours d’eau, située à l’extrême nord-ouest de l’entité, se réjouissait d’avance. Ce pôle technologique, spécialisé dans la mécanique et l’électrique, espérait travailler en étroite collaboration avec l’Ascensus, à quelques kilomètres de mètres de là. C’est maintenant sérieusement compromis. Le gouverneur Ajakso Mondregor regrette cette décision ascensuséenne et évoque des « taux confiscatoires destinés à tuer le Barnique, et ce quand bien même des concessions ont déjà été apportées ». Il appelle les Commissions à la Diplomatie et à la Planification Economique et aux Finances à « réétudier » le cas barniquois. En échange, le Barnique se dit d’ailleurs prêt à s’engager en faveur de la libre circulation des œuvres artistiques, connaissant le fort engagement de la République Sénatoriale à ce sujet.
Ces taux confiscatoires font à l’inverse un heureux, de l’autre côté du fleuve : la République du Caducée. L’entité a beaucoup souffert de la fermeture de l’Ascensus décidée il y a un siècle et elle en porte encore les stigmates au travers de toutes ces [url=http://www.simpolitique.com/post311256.html#p311256]villes fantômes, à l’image de Kvin-Leŭgoj[/url] dans la zone frontalière Barnique-Caducée-Ascensus. Aujourd’hui, le Caducée, qui a une politique beaucoup plus souple au sujet de l’aliénation, bénéficie de conditions très favorables : des droits de douane de 5 à 10 %. Le Caducée voit cette situation comme une véritable aubaine pour le développement de ses municipalités septentrionales, complètement à l’abandon. Le Caducée espère en effet littéralement drainer l’activité du Barnique voisin, et notamment celle de son technopôle. Le fleuve qui sépare les deux entités est justement partagé par les deux. Toutefois, le Caducée ne dispose pas des infrastructures de Frevino : l’entité a, pour ainsi dire, abandonné son nord pour se concentrer sur sa petite façade maritime, persuadée qu’il n’y avait aucune activité possible au Nord avec un Ascensus aussi hermétique. Ce choix risque maintenant d’avoir des conséquences. Plus à l’ouest encore, la Communauté des Melgares revendique ses « convergences idéologiques » avec l’Ascensus, compatibles avec une « étroite coopération » mais l’entité manque d’infrastructures elle aussi et ne dispose pas de la précieuse voie d’eau. Quel que soit le choix de l’Ascensus, la décision fera autant d’heureux que de malheureux.
Le Vanuaha abandonne le tourisme au profit d’une économie numérique
[img]https://img11.hostingpics.net/pics/496090GaamioLink.png[/img]
Gaamio Link, le symbole d’une reconversion économique isopago ?[/center]
L’actualité récente du Vanuaha aura au moins permis à l’archipel de se manifester dans un domaine où il excelle : l’informatique. L’incident e-diplomatique entre le Vanuaha et le Lianwa aura en effet montré l’expérience des pirates informatiques istopagos. Au même moment, le Conseil des Doyens, bientôt renouvelé à la marge par le remplacement de Toah Azo'ha, en profite pour réfléchir à la stratégie économique du pays. Les chiffres de l’Office International du Tourisme ont fait l’effet d’une douche froide : le tourisme, qui a longtemps été la coqueluche voire la pierre angulaire de l’économie istopago, rapporte de moins en moins. En cause : la concurrence d’autres destinations similaires. La société Nage’ciel a fait les frais de cette tendance mondiale puisque, ne parvenant plus à capter une clientèle riche – son cœur de cible – [url=http://www.simpolitique.com/post321789.html#p321789]elle a annoncé son dépôt de bilan[/url]. L’avenir du Vanuaha s’assombrit, à tel point que le Lianwa oublie sa querelle informatique passée pour lui prêter, à un taux d’intérêt nul, un milliards de $, sur les 6 demandés à l’occasion d’un [url=http://www.simpolitique.com/vanuaha-emprunt-2034-t15163.html]appel d’offres[/url] décidé par le Conseil des Doyens.
L’investissement est tout trouvé : à défaut d’être une capitale du tourisme, le Vanuaha veut miser sur son économie numérique, une position qui peut faire consensus au sein du Conseil. Si les Doyens les plus productivistes souhaiteraient exploiter les réserves pétrolières, le Conseil – à majorité de gauche – s’y refuse clairement, tout en concédant la non-viabilité du tourisme comme principal source de revenus. La solution viendrait donc de l’informatique et il faut se rappeler à ce propos que les Doyens, pourtant si divisés, ont été réunis à l’occasion d’une [url=http://www.simpolitique.com/post320695.html#p320695]résolution commune de soutien à l’égard de Kaana Link, le site de peer-to-peer[/url]. Les 6 milliards demandés par le Vanuaha devraient notamment permettre aux Archipels-Unis de devenir une capitale vidéoludique, à l’image de la réussite de [url=http://www.simpolitique.com/gaamio-link-t15176.html]Gaamio Link Inc.[/url], qui a développé un modèle économique dématérialisé, qui pourrait tout à fait correspondre à cet Etat isolé des routes commerciales principales, perdu dans la Néchinésie. D’autant que sur ce créneau, aucun autre Etat ne parvient réellement à s’imposer. Sur l’Océan comme sur l’Internet, le Vanuaha entend surfer sur une nouvelle vague.
Pour la première fois, l’Office International du Tourisme (OIT) a tenté d’évaluer précisément pour plusieurs pays, leur nombre de touristes sur l’année 2033 et leur apport à l’économie nationale. Basée en Amarantie, cette organisation internationale répondait aux attentes des professionnels du tourisme et des tours opérateurs, confrontés à une certaine défiance de la part des Etats à communiquer des statistiques objectives. Ces réticences ne sont pas sans rappeler le comportement de certains gouvernements, qui rechignent à réaliser des recensements de leur population, qui sont perçus comme une « mise à nu » des forces et faiblesses des nations, qui peut être en contradiction avec une propagande étatique qui vante les louanges d’une « population vigoureuse, parée à l’effort national ». Récemment, [url=http://www.simpolitique.com/post317648.html#p317648]le Sengaï a été confronté à cette problématique[/url]. À l’inverse, [url=http://www.simpolitique.com/post321327.html#p321327]le Gazar-Khün en a fait l’un de ses chevaux de bataille[/url], pour là encore vanter les mérites de sa population et surtout celles de son administration.
Cette défiance vis-à-vis du recensement trouve son écho à travers les réactions suscitées par la [url=http://www.simpolitique.com/office-international-tourisme-t15161.html]publication des chiffres de l’OIT[/url]. Faute de données officielles sur le sujet, l’OIT a extrapolé des données moins pertinentes. Ainsi, l’Empire d’Eashatri apparaît dans cette étude comme la première destination touristique, en termes de rentrées économiques. Mais [url=http://www.simpolitique.com/post322171.html#p322171]comme le rappelle le quotidien L’Eashatri Libre[/url], le fait que le tourisme – dans l’acceptation que lui donne l’OIT - puisse constituer près d’un tiers du PIB national (contre 3 fois moins selon l’estimation du gouvernement) s’explique par le très grand nombre de visas touristiques accordés notamment aux investisseurs étrangers. L’OIT, en se basant sur ce chiffre, n’a pas distingué les voyages réalisés à titre professionnel (voyages d’affaires) et ceux à titre personnel (loisirs) qui entrent pourtant tous deux dans la catégorie « séjours touristiques » selon sa nomenclature. Le visa touristique est dans de nombreux pays détourné de sa fonction première : plus court et nettement plus facile à obtenir que les autres, le visa touristique permet aux apporteurs de capitaux étrangers d’effectuer un ou plusieurs voyages préalables à l’investissement. C’est ainsi que parmi les 17 millions de touristes attribués à l’empire janubien, se cachent de nombreux investisseurs qui ont été comptabilisés plusieurs fois, selon le nombre de voyages qu’ils ont fait en leur nom propre ou au nom de leur commanditaire. Le Kaiyuan, quant à lui, s’impose comme première destination touristique mondiale mais là encore, les efforts du gouvernement pour développer le tourisme dans le pays ne parviennent pas à expliquer les quelques 24.8 millions de touristes. Parmi eux, de très nombreux Sengaïais qui franchissent facilement la frontière, sont comptabilisés plusieurs fois dans les statistiques.
Le classement de l’OIT ne fait pas que des heureux. La République Sérénissime de Siracuzzia, qui a fait du tourisme la pierre angulaire de son économie, s’estime largement lésée par cette méthodologie et remet en cause la supériorité du Kaiyuan et de l’Eahastri. Adoptant une politique plus libérale, Siracuzzia accorde une dispense de visas à certains pays, dytoliens notamment et plus encore après la ratification du traité de Cabusa sur la libre-circulation des hommes. Les 1.180 millions de touristes sur le petit archipel ne prennent pas en compte les ressortissants ces Etats dont le gouvernement siracuzzain a facilité l’entrée. Si l’organisation compte revoir sa méthodologie pour 2034, elle a néanmoins mis en exergue l’importance du tourisme dans nos économies contemporaines, où la puissance des nations ne s’évalue plus par le nombre de soldats aguerris mais par la quantité de badauds oisifs en quête de divertissements.
À l’origine de la fermeture de la frontière peoso-montalvéenne, un charlatan ou un véritable lanceur d'alerte ?[/center]
L’affaire remonte à la fin du mois de décembre : un ancien stagiaire du ministère montalvéen de l’Economie, du nom de Eduardo Cavigli, affirme que le Montalvo se prépare à une éventuelle annexion du Royaume de Peos. À la base de cette accusation de 243 pages, surtout des soupçons rapidement démentis par l’administration de la Ligue mais visiblement suffisants aux yeux du Peos pour que ce dernier refuse au Montalvo d’extrader ce qu’elle considère être un lanceur d’alerte. Pour l’heure, aucune information tangible ne permet d’étayer l’argumentaire de l’ancien stagiaire, dont le livre est rapidement devenu un best-seller, y compris dans toutes les librairies d’Amarantie, où il a été pour l’occasion traduit en esperanto. Le Conseil exécutif amarantin, faute d’information supplémentaire, a refusé de s’exprimer sur le sujet mais a toutefois rappelé que les affirmations de la presse d’un pays n’engageaient pas la responsabilité du gouvernement de celui-ci.
Et pour cause, la presse du Montalvo, qui raffole d’exercices comptables, a déjà à plusieurs repris imaginé l’annexion de l’Amarantie, puis de la Principauté et plus récemment, elle a fait état d’un possible rattachement du Montalvo au royaume des Deux-Lucagnes. Le tabloid amarantin Devas Scii s’est quant à lui amusé, au travers d’une [url=http://www.simpolitique.com/post321217.html#p321217]carte fictive[/url], à imaginer une « Ligue hellène de Montalvo » qui comprendrait toute l’Alilée sauf Movopolis et le Royaume du Peos. La lointaine Nazalie serait quant à elle fusionnée avec le Territoire d'outre-mer lucanien de Triplotanie. Si le Conseil exécutif amarantin s’est permis de rappeler la distinction à opérer entre le pouvoir exécutif et le pouvoir médiatique, c’est que la tension est vite montée entre le Montalvo et son voisin de l’Est, au point de [url=http://www.simpolitique.com/post322194.html#p322194]décréter la fermeture des frontières à partir d'aujourd'hui[/url]. Les entités de l’Alilée amarantine se montrent cependant plus soucieuses et n’écartent pas « un scénario possible mais très peu probable », notamment dans un [url=http://www.simpolitique.com/post322103.html#p322103]contexte de montée du populisme dans la Province montalvéenne d’Alilée[/url] qui doit dans les prochains mois passer aux urnes. Au Forluno, en Spongorie et au Movopolis, se constituent des associations hostiles au Montalvo affirmant que le recrutement par le Movimento Basta Corruzione - le parti le plus en vogue pour le scrutin – de femmes amarantines n’est qu’un préalable à une tentative d’invasion de l’Amarantie ; et que ces femmes, loin d’être de simples coqueluches, seraient de véritables espionnes vendant leurs informations sur leur pays d'origine aux services montalvéens pour préparer la Ligue hellène de Montalvo, imaginée par Devas Scii.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img] 26 janvier 2034
L’Amarantie, la cible des puissances halieutiques mondiales
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Un marché aux poissons du Royaume de Forluno[/center]
À la veille de la ratification d’un Traité de Cabusa, néanmoins ralenti par [url=http://www.simpolitique.com/post322392.html#p322392]le refus du Sénat de la Province montalvéenne d’Alilée[/url], qui ouvrirait la voie à la libre exploitation des ressources halieutiques par les pays signataires, la Ligue amarantine est dans la tête de tous les producteurs. Et pour cause : [url=http://www.simpolitique.com/post322457.html#p322457]l’Amarantie a une activité de pêche marginale[/url] presque douze fois inférieure à la production du Montalvo alors que sa population est trop fois plus importante. Cet état de fait n’est pas si ancien puisque jusqu’au XIXe siècle, l’Amarantie parvenait à satisfaire la moitié de sa consommation annuelle de poissons. Les choix politiques et la férocité du Montalvo ont eu raison de la pêche amarantine, qui meurt à petit feu. Les consommateurs amarantins, eux, restent fidèles au poisson et c’est précisément pour cette raison que l’Amarantie est dans l’esprit de tous les signataires du Traité de Cabusa.
Jusqu’ici, les poissons – même pêchés par le Montalvo – étaient soumis à des droits de douane d’au moins 15 %. La République de Spongorie, qui entretient des rapports de plus en plus tendus avec son voisin, applique quant à elle des droits d’au minimum 50 % sur la valeur de la marchandise. De telle sorte que les poissonniers montalvéens préfèrent vendre leurs produits au Royaume de Forluno. En effet, si la dorade grise montalvéenne se vend aux alentours de 12 ₤ le kilo sur les étals des marchés forluniens, ce prix peut grimper à 20 ₤ du côté spongorien, si bien qu’un marché noir de poissons s’est installé en Spongorie, organisé par la mafia locale. C’est entre autres pour cette raison que le Conseil exécutif s’est dit favorable à la ratification du Traité de Cabusa, qui a obtenu la nécessaire approbation d’au moins 75 % des entités amarantines.
Si certains mouvements politiques, nationalistes notamment, appellent à ce que l’Amarantie investisse de nouveau dans la pêche, la majorité de l’opinion publique estime qu’une telle entreprise est vaine, coûteuse et chronophage. Des économistes analysent la solution différemment, comme avantageuse pour l’Amarantie. Economiste collaborant à la Commission du Conseil exécutif à l’Agriculture et à la Pêche, Mjeĉislao Delapoŝoj nous explique pourquoi :
« En Cérulée, le marché du poisson est un oligopsone, c’est-à-dire un marché avec un grand nombre d’offreurs à destination d’un petit nombre de demandeurs. Avec près de 36 millions d’habitants, l’Amarantie est un géant face à des nains démographiques comme Siracuzzia ou le Montalvo, qui ont respectivement une production trois et douze fois supérieure à celle de l’Amarantie. Le marché amarantin est donc largement plus important que leur marché domestique. En conséquence, l’Amarantie est dans une position favorable où elle peut négocier le prix d’achat de ses poissons, loin de la caricature des nationalistes qui voient comme le pays comme à la botte des puissances halieutiques étrangères et qui se verrait soumettre leur diktat des prix. Les poissonniers montalvéens voient d’un très mauvais œil l’accord de libre-échange signé entre l’Amarantie et le Vonalya, qui lève toute barrière douanière à l’importation du pays nordique. Certes, les poissons pêchés dans les eaux froides du Vonalya ne sont pas les mêmes que ceux pêchés dans les eaux céruléennes mais la concurrence est bien là. Pourquoi le Montalvo a-t-il attendu l’année 2033 pour soumettre le Traité de Cabusa, sinon parce qu’il craint la concurrence vonalyane ? Rien n’est fait cependant : le Movimento Basta Corruzione, favori du prochain scrutin aliléen, s’est dit farouchement opposé à ce traité de libre exploitation des eaux céruléennes. L’Amarantie, qui a abandonné son projet d’être une puissance halieutique, n’a plus qu’à attendre les propositions de tous ces nains démographiques à la recherche d’un client capable d’absorber leurs surplus de poissons, et à choisir la meilleure. »
[right]- Mjeĉislao Delapoŝoj, économiste[/right]
Le gouvernement de la République du Caducée a rencontré les représentants du Sénat de l’Ascensus voisin pour jeter les bases d’une probable collaboration scientifique en vue d’améliorer les traitements de lutte contre l’alcoolisme. Le sujet de la recherche n’est pas anodin : d’un côté, la République du Caducée, qui a perdu sa splendeur d’antan, veut renouer avec son passé de puissance pharmaceutique pour sortir du marasme économique dans lequel elle s’est installée depuis près d’un siècle. De l’autre, l’Ascensus a gardé [url=http://www.simpolitique.com/post321569.html#p321569]un dispositif législatif très strict à l’encontre de la consommation d’alcool[/url]. L’isolationnisme dans lequel le pays s’était muré avait conduit au fleurissement de réseaux mafieux et de brasseries clandestines pour abreuvoir les nombreux consommateurs. Le Nord du Caducée et la Communauté des Melgares sont connus pour avoir répondu partiellement à ces attentes, au travers de ventes sous le manteau aux abords d’une frontière qui présentait quelques carences de contrôles. De nombreux garde-frontières étaient eux-mêmes impliqués dans ce réseau. Cet épisode de prohibition est loin d’avoir résolu le problème de l’alcoolisme, bien au contraire : il a conduit à l’envolée des prix de l’alcool de qualité, moins enivrant, et a participé au développement de brasseries très artisanales, voire domestiques, à la qualité largement discutable mais désastreux pour la santé et l’accoutumance. Conscient de l’échec de cette politique, l’Ascensus entend plutôt répondre à ce fléau par des mesures moins coercitives mais plus de santé publique.
La République du Caducée a été pionnière dans l’industrie pharmaceutique, laquelle s’est enrichie par le dépôt de brevets, notamment dans les traitements pneumologiques et cardiologiques. Si la majorité des laboratoires ont été délocalisés dans la Dentegorie voisine, il subsiste quelques grands noms, qui bénéficient de largesses fiscales de la part de l’administration caducéenne. Ce sont ces entreprises qui seraient chargées par le Caducée de collaborer avec les scientifiques ascensuscéens. Pour l’heure, aucun remède miracle contre l’alcoolisme n’existe et les premières recherches cliniques se sont montrées peu concluantes. En plus de l’Ascensus, le Caducée est lui-même un foyer de personnes dépendantes à l’alcool, mais [url=http://www.simpolitique.com/post308934.html#p308934]aucun pays n’égale la Soverovie[/url] qui serait certainement la première intéressée par la commercialisation de ces traitements. L’heure, toutefois, n’est pas à la commercialisation mais aux études cliniques. C’est la raison pour laquelle la République du Caducée fait un appel à volontaires, afin de collecter les données nécessaires. Avant qu’un traitement soit mis au point, il faudra compter un à plusieurs années… si tant est que les laboratoires en trouvent un.
Alors que l’Amarantie, tenante du titre Miss Universe 2033, organise la finale de l’édition 2034 du concours de beauté féminine, un comité international plaidant pour un concours similaire pour la gente masculine s’est formellement constitué en Amarantie, dans la Cité-Etat des Octaves. L’élection d’une Amarantine au concours de Miss Universe de l’année dernière avait fait assez peu suscité l’intérêt, avec une audience télévisée assez moyenne. Il en serait tout autre avec l’organisation d’un « Mister Universe », sur lequel se positionnent déjà investisseurs et médias. « L’Amarantie, qui a toujours eu à cœur de révéler la beauté des hommes dans un monde largement acquis à la beauté féminine, se trouve étrangère au propre monde auquel elle appartient. » décrit les membres amarantins du comité. Cependant, le concours se défend de n’être qu’un « contre-concours », une opposition à Miss Universe, mais plutôt son homologue masculin, en coopération avec celui-ci. Cependant, l’organisation d’un tel concours, qui permettrait d’avoir une audience importante auprès des homosexuels et des femmes, n’est qu’une question de temps et d’ores et déjà, des pré-candidatures affluent au siège du comité.
En attirant les usines RAZ, le Barnique prépare-t-il l’après-aliénation ?
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Les Usines automobiles de Renya (Retnya Avtomobilny Zavod) s’implantent au Barnique[/center]
Le groupe RAZ, leader de l’automobile au Bykova et plus encore au Natolique, a annoncé au terme d’un [url=http://www.simpolitique.com/raz-usines-t15187.html]appel d’offres[/url] l’implantation d’une usine en Amarantie, et plus précisément au nord-ouest de l’Etat autonome du Barnique, au Frevipôle, c’est-à-dire le technopôle de la municipalité de Frevino. L’usine aura pour tâches de monter les véhicules, d’en fabriquer les pièces métalliques et électriques. Le Frevipôle avait en effet misé sur son expertise électrique, grâce à l’implantation de la marque Cxiela, spécialisé dans les voitures électriques ; et Arkad Technologioj, spécialisé dans les engins de manutention d’entrepôt. Ainsi, l’usine RAZ de Frevino permettra la fabrication de près de 500 véhicules par jour, pour desservir l’Occident, c’est-à-dire grosso modo la Dytolie, la côté orientale de l’Olgarie, mais aussi l’Algarbe. Au-delà du technopôle, l’Etat autonome du Barnique s’est félicité de ce franc succès, qui vise à faire taire les critiques contre les institutions qui régissent cette entité amarantine.
Mais cette satisfaction n’est pas unanime : les partisans de l’aliénation craignent en effet que le Barnique cherche à penser « l’après-aliénation », c’est-à-dire une économie qui perdrait sa particularité au profit d’un contexte plus mondialisé, refusant l’aliénation pour des questions d’image et d’éthique. Le gouvernement du Barnique ne s’en cache pas : il souhaite montrer qu’il ne convient pas de le réduire à son statut « d’Etat esclavagiste », et qu’il cherche bien au contraire à développer son tissu économique. D’autant que les tractations sont en cours pour interdire aux entreprises de plusieurs pays céruléens (dont le Montalvo, la Lucagne et Siracuzzia) l’embauche de travailleurs aliénés, non soumis aux impératifs du contrat de travail. Les 2 900 postes annoncés seront ainsi pourvus par des individus de plein droit, au salaire moyen local, soumis à la législation locale… et bénéficiant des droits inhérents à celle-ci. L’autre point d’achoppement concerne davantage le groupe RAZ lui-même, qui met en colère les militants écologistes et « éco-investisseurs » qui ont cru dans les promesses d’une [url=http://www.simpolitique.com/post315832.html#p315832]entité responsable au niveau environnemental[/url], quand bien même les [url=http://www.simpolitique.com/raz-t13725.html]véhicules RAZ[/url] privilégient le prix aux motorisations décarbonnées. La RAZ 2101, le modèle d’entrée de gamme du groupe, se targue même d’être dépourvu de tout composant électronique et d’être ainsi la voiture idéale du mécanicien, qui peut la modifier à l’envi sans être un ingénieur. Aliéniste, non-aliéniste ; écologiste, non écologiste… Le Barnique aime jouer l’ambivalence et cela semble fonctionner.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img] 15 février 2034
Les pays voisins, les boucs émissaires du Montalvo[/center]
Eclatée en trois provinces géographiquement très distinctes, la Ligue de Montalvo doit aujourd’hui faire à des menaces de natures différentes : tandis que la Nazalie est meurtrie par l’attentat de l’école de Maghila, l’Alilée a exprimé par les urnes son hostilité à l’égard du centralisme fiscal montalvéen, soutenue dans ce débat par la riche Arovaquie. Si l’éclatement véritable du Montalvo reste un scénario alarmiste quelque peu fantasmé, les prochains mois seront à ce titre très révélateurs : endeuillés, les Montalvéens feront-ils le choix de l’unité des trois provinces ou, au contraire, celui d’une plus grande décentralisation voire d’une autonomie ? En Nazalie, au moment où un Alekaner tue de sang-froid 84 personnes dont 58 enfants, l’Aminavie voit son ancien président, Idir Ben Youssouf, revenir à la faveur d’un Coup d’Etat. S’il semble n’y avoir aucun lien entre les deux évènements, l’attentat a ravivé les tensions des Nazaliens à l’égard de leurs voisins mahométans qu’ils accusent de véhiculer la propagande anti-colonialiste et donc anti-dytolienne, une rhétorique que l’on retrouve d’ailleurs tout au sud, en Aleka.
En Alilée, la perspective d’une union de libre-échange et de libre-mouvement ne réjouit pas les Montalvéens frontaliers de l’Amarantie, bien au contraire. Peu sensibles aux appels à « l’union céruléenne » du président dentegorien Hadeso Kavaliro, les Montalvéens d’Alilée sont responsables de réguliers actes xénophobes contre les Amarantins. De plus, la mafia qui sévit dans le sud de l’Amarantie aliléenne est hissée comme l’épouvantail du Movimento Basta Corruzione, qui a largement gagné les élections en remportant la majorité absolue du Sénat d’Alilée et ce à plus forte raison quand « la Mafia » est accusée d’avoir fourni en armes le terroriste alekaner. Le MBC, qui doit sa victoire à cet ennemi invisible et impossible à identifier – en d’autres termes le bouc émissaire parfait – n’adoucira pas les tensions avec l’Amarantie. La République de Spongorie, qui applique déjà des droits de douane confiscatoires à l’égard du Montalvo, menace d’aller plus loin si le MBC ne manifeste pas sa volonté de vouloir apaiser le climat local. Le Conseil Exécutif amarantin, quant à lui, s’est plié à l’usage officiel des félicitations au parti vainqueur mais se montre peu enthousiaste, craignant à l’image de la Ligue panslave de Soverovie de faire partie des ennemis faciles des partis populistes.
Les voisinages de la province d’Arovaquie ne sont pas plus sereins, loin s’en faut. Si la sortie de l’isolationnisme de l’Ascensus a été à peine remarquée par les locaux, tant ils s’étaient habitués à cette situation après un siècle, les relations restent exécrables avec le Peos depuis [url=http://www.simpolitique.com/post322227.html#p322227]l’affaire Cavigli[/url]. Si au fil du temps, l’accusation de 243 pages de cet ancien stagiaire semble de moins en moins crédible, le Peos en a fait sa monnaie d’échange pour marchander une place au sein de l’union céruléenne, prouvant par la même occasion qu’il ne comptait pas tant avoir la vérité sur cette affaire qu’obtenir des faveurs en utilisant l’affaire à son compte. De ce point de vue, le Montalvo semble innocent et même la victime du chantage peosien, mais cette situation n’aurait eu lieu si le Montalvo n’avait pas entrepris de son propre chef, en sous-main, une pré-union céruléenne regroupant initialement uniquement les nations italiques, et s’il avait d’ores et déjà tendu la main aux autres Etats de Cérulée. Si le voisinage avec le Montalvo était plus paisible, nul doute que l’Amarantie l’aurait quasi-unanimement défendu contre les accusations de Cavigli. Mais les actes xénophobes à l’encontre de l’Amarantie et l’émergence de mouvements populistes qui lui sont hostiles la dissuadent de faire front commun et la classe politique amarantine est encore partagée à égales parts entre l’indifférence, la défense du Montalvo et celle du Peos.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img] 18 février 2034
Avec l’adhésion du Sokolo, l’UPO devient définitivement un cirque
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Le président du Sokolo, Louis Léon Aboubakar[/center]
En janvier, nous parlions de la frustration de la Britonnie, [url=http://www.simpolitique.com/post321552.html#p321552]complexée de ne pas avoir la plus grosse[/url] et qui s’est adonnée à relayer des records sans intérêt pour montrer qu’elle est en fait la plus grande nation de ce monde. Peine perdue, le monde entier continue toujours de voir la Britonnie comme une vaste blague, et l’Union Panocéanique comme un cirque. Nous en avons la confirmation depuis [url=http://www.simpolitique.com/post323195.html#p323195]l’adhésion de la République démocratique du Sokolo à l’organisation[/url]. D’habitude très loquace, la Britonnie ne s’est guère vantée de l’arrivée de son nouveau venu et a préféré cadenasser l’information. Les diplomates sokolais se montrent quant à eux beaucoup moins timides, ce qui peut compromettre à court terme la culture du secret qu’entretient l’UPO pour le déroulement de ses négociations. Dans sa tactique d’engranger le maximum de soutiens possibles et de faire augmenter ses statistiques pour les montrer au reste du monde, la Première ministre britonne a surtout réalisé l’exploit de faire entrer le loup dans la bergerie.
Mais que représente la République populaire du Sokolo dans la diplomatie britonne ? Ce pays d’ethnies noires, voisin au sud de l’Empire Luciférien, a été cédé par les colons francophones à l’empire colonial briton, qui y a installé sa société Townsend Thorensen. L’opposition ne garde pas un souvenir très heureux de cette occupation anglophone, comme en témoigne l’article de [url=http://www.simpolitique.com/post323139.html#p323139]La Vérité au Sokolo[/url]. Le président Louis Léon Aboubakar, qui se maintient grâce à une armée nombreuse et des scrutins entachés de fraudes, est très isolé dans son pays. Ne bénéficiant pas même du soutien populaire des plus bénis-oui-oui, il est régulièrement trahi par ses propres diplomates. Pour compenser ces carences de facto d’autorité, le président Aboubakar s’inscrit dans le registre mégalomane, comme ses prédécesseurs, à l’instar du président Nyonga Makita qui a dirigé le pays au début du XXe siècle, et qui prétendait avoir des pouvoirs de téléportation et d’invisibilité. En souhaitant faire du Nokolo la nouvelle capitale mondiale du cinéma – [url=http://www.simpolitique.com/nollywood-t15252.html]Nollywood[/url] – le président Aboubakar n’a rien à envier de ses aïeux. En réalité, le président n’a qu’un seul soutien véritable, celui de la Britonnie, qui continue à coup de subventions de faire perdurer le Sokolo. Mais si le Nokolo assume parfaitement sa mégalomanie et sa provocation, la Britonnie – elle – a encore l’arrogance de croire dans les facultés d’attraction de son Union Panocéanique, qui est devenue la puissance circassienne du monde.
Si, fidèle à sa réputation de puissance maritime, l’Amarantie est très présente dans les échanges internationaux et écoule d’immenses volumes de marchandises chaque année, sa balance commerciale reste, en valeur, largement déficitaire : [url=http://www.simpolitique.com/post322034.html#p322034]au titre de l’année 2033[/url], la Ligue accuse un déficit d’environ 11.9 milliards $. Selon l’estimation de la Fédération Internationale pour le Commerce et l'Étude de la Consommation (FICEC), cette dépendance vis-à-vis des importations lui aurait coûté plus d’un dixième de sa croissance économique. En cause : une production énergétique toujours plus importante, pour soutenir l’activité économique amarantine, fondée en grande partie sur l’industrie, très consommatrice en énergie. Quotidiennement, les ports amarantins reçoivent ainsi la venue de pétroliers du monde entier, et de méthaniers pour la plupart vonalyans, pour répondre aux besoins de la troisième puissance mondiale. Le port de Marejno, le plus important d’Amarantie, a d’ailleurs un quartier investi voire monopolisé par les marins et ouvriers vonalyans, qui viennent y manger et dormir avant de repartir chez eux, au Grand Nord quelques jours plus tard. Cette histoire, qui relève de l’anecdote, illustre pourtant parfaitement la nécessité pour l’Amarantie de faire appel à l’étranger.
Dès le XXe siècle, le charbon a cédé du terrain face à des énergies jugées plus modernes, moins polluantes, avec un meilleur rendement, à l’instar du nucléaire. Mais en Amarantie, si [url=http://www.simpolitique.com/post308269.html#p308269]la politique énergétique est confiée aux entités confédérées[/url], il existe toutefois une exception en ce qui concerne l’installation d’une centrale nucléaire, pour laquelle l’entité souhaitant l’accueillir doit demander au préalable l’aval du Conseil. Un parcours du combattant législatif, résignant les entités à choisir le plus souvent d’autres sources d’énergies. Le charbon en est une. Ne possédant aucune ressource de ce type, l’Amarantie doit là encore faire appel à l’étranger mais les mines à charbon d’Arovaquie montalvéenne sont insuffisantes pour satisfaire la demande amarantine, tandis que l’Union éternelle (URCE) voisine reste trop discrète sur la scène diplomatique. Plus récemment, l’Amarantie s’est donc tourné vers la République du Sokolo, en Algarbe. La société Rubando, qui exploite déjà des gisements de gaz au Bykova, se dit intéressée par l’exploitation de mines sokolaises, à condition toutefois de lever le monopole détenu par le conglomérat briton Townsend Thorensen. Des discussions sont en cours pour étudier cette possibilité. Parmi les entités intéressées par l’installation de centrales à charbon figurent les quatre entités aliléennes, le Royaume de Forluno surtout mais aussi la Principauté de Movopolis, la République de Spongorie et l’Etat autonome de Haute-Alilée. La décision crée quelques remous au sein des associations écologistes, qui considèrent que « l’environnement aliléen est déjà fragile et meurtri pour accueillir sur son sol une centrale aussi dévastatrice ». Les associations exercent du lobbying pour développer les énergies de type hydraulique, éolienne et solaire. Les entités ne mettent pas forcément de mauvaise volonté à les développer, mais la nécessité de répondre à des besoins immédiats tend à ralentir un tel projet.
Le vote fut extrêmement serré entre les cinq finalistes du [url=http://www.simpolitique.com/election-miss-univers-2034-grande-finale-t15220.html]concours de Miss Univers 2034[/url] mais c’est finalement Urmila de Bengakaar, représentant l’Horbarash, qui remporte la couronne avec 25 % des suffrages, à quelques voix près devant la candidate vonalyane qui en récolte 24 %. La déception pour cette dernière fut aussi immense que la joie de sa concurrente horbarienne, qui remporte ainsi la couronne à l’arrachée. L’Amarantine Ariana Magnor, Miss Univers 2033, est venue remettre la remettre en mains propres à la nouvelle tenante du titre. N’ayant pas caché sa préférence pour Miss Horbarash, [url=http://www.simpolitique.com/post323556.html#p323556]la presse karmali[/url] n’a une nouvelle fois pas tari d’éloges à son égard, voyant une victoire de la « candidate des pauvres » face à la candidate vonalyane riche et mondialisée. La critique aurait eu du sens si Urmila de Bengakaar n’était pas l’une des filles du Radja de Bengakaar justement et n’avait pas vécu sous les ors du palais. La seule candidate non-mainstream, Miss Tlaloctlitlal, a fini à la troisième position ex-aequo avec Miss Soverovie. Joria Kverko, qui représentait l’Amarantie, avait quant à elle moins faire parler pour ses coiffures extravagantes que pour sa jeunesse, déjà mère de famille à 16 ans et employée à mi-temps. Loin d’être destinée à des carrières de gratte-papier diplomatique ou journalistique, elle a eu le malheur de représenter un cas de figure classique dans la Ligue et de ne posséder le réseau et la machine médiatique pour gagner. La presse karmali, qui d’habitude fait preuve d’une pudeur excessive mais hypocrite quand il s’agit de louer la beauté d’une femme, est aujourd’hui beaucoup moins timide, et parvient à transformer ce concours de beauté élitiste en un évènement populaire. Le Karmalistan aurait sans doute changé de discours si la victoire était revenue à la candidate vonalyane ou soverove. La presse amarantine, quant à elle, se désintéresse totalement de ce concours, dont il n’est fait mention que dans nos colonnes, à plus forte raison depuis l’élimination de la candidate amarantine et l’organisation en simultané du concours masculin.
En Céjanosie, plusieurs députés de la majorité appellent le Premier ministre à la démission
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Traqué par les journalistes, Renardo Stangor a dénoncé une « chasse à l’homme »[/center]
Depuis le [url=http://www.simpolitique.com/post318486.html#p318486]mois d’octobre 2033[/url], le Premier ministre de la République maritime de Céjanoise, est en pleine tourmente médiatique. Mis en difficulté durant un débat télévisé, Renardo Stangor est depuis la cible de plusieurs attaques venues aussi bien de l’opposition que de son propre camp. Une partie du Parti national, très largement majoritaire au Parlement, s’est prononcée en faveur de sa démission, après la révélation de possibles plusieurs détournements de fonds publics, des chefs d’accusation qui restent toutefois à démontrer. Sous la pluie, à la sortie d’un déjeuner avec le Président de la République de Céjanoise, Renardo Stangor a laissé échapper sa colère : « On me demande d’apporter des preuves de ce que je n’ai pas commis ! On m’accuse de faits mais on me laisse la charge de la preuve. Je suis victime d’une chasse à l’homme organisée par je ne sais qui. Mais au moins, cet épisode me permet de reconnaître les rats de notre navire. Sachez-le : lorsque cet épisode purement médiatique et non politique sera terminé, nous nous occuperons, le Président et moi, de dératiser le navire. ». Le Président Quintus Strabo, qui dirige d’une main de fer la Céjanosie et qui dispose de la compétence exclusive de limoger le Premier ministre, a réitéré son soutien « plein et entier » à ce dernier, même s’il montre beaucoup moins disert sur la question.
L’évènement est rarissime dans la très légitimiste Céjanosie : jamais un chef de gouvernement ne fut à ce point l’objet de scandales politico-médiatiques. Le Parti national, lui, connaît sa première véritable crise depuis sa fondation, il y a plus d’un siècle. Pour la première de son histoire, une dissidence s’organiserait au sein du parti majoritaire pour porter une voix différente, tout en restant fidèle au président Strabo, sauf sur cette question du nom du Premier ministre. Les dissidents accusent par ailleurs le Premier ministre Stangor d’avoir une ligne « trop progressiste » et notamment de faire du lobbying en faveur d’un assouplissement de la politique de l’aliénation, aujourd’hui soutenu par la quasi-totalité des entités amarantines dans le cadre de la ratification de traités céruléens. Une accusation formellement démentie par le Renardo Stangor, qui rappelle son profond attachement au maintien des institutions amarantines actuelles, et qui renvoie ces accusations au rang de « racontars de presse à caniveau ». Se refusant de « céder à la pression médiatique », le président Strabo se donne néanmoins « un instant de réflexion sur les suites à donner à cette affaire ».