Presse générale et provinciale

Arios

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15/12/2033
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


Frontière nord : deux nouveaux charniers découverts

[img]http://www.impresadiretta.net/atripalda/media/k2/items/cache/97ff5b5c23c82287559552b36b16e270_M.jpg[/img]

Ce samedi soir une bande d'adolescents qui organisaient une soirée clandestine dans les bois, dans le nord de la Foresta Velicha, ont fait une découverte dont ils auraient préféré se passer. Dans un bois communal en dehors des zones d'exploitation privée de la forêt, à quelques 4 kilomètres de la frontière, ce sont deux charniers humains datant de moins de deux semaines qui ont été déterré à l'arrivée des Carabiniers et du département scientifique ; les trous aménagés à même le sol accueillaient plus d'une trentaine de corps, probablement des clandestins, dont une forte minorité de transsexuels. Nouveau drame de l'immigration ? Probablement. Les analyses anthropologiques ont permis un premier rapport qui pointerait du doigt la filière d'immigration clandestine en provenance de Dytolie du Nord, probablement de la Magnérovie dont la frontière n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de l'Arovaquie, en milieu forestier relativement très aisé à traverser.

Pourquoi les clandestins n'ont-ils pas été menés à bon port ? Les aléas des filières d'immigration clandestine, dernière option pour des candidats à l'exil parfois poussés par leur condition sociale (le Magnerov moyen gagne 10 fois moins qu'un Montalvéen) mais de plus en plus par leur identité politique, et sexuelle. "Impossible de ne pas faire le lien avec d'autres drames, et avec l'attraction de l'Amarantie voisine au vu des caractéristiques sexuelles des individus retrouvés" pour Gregorio Antonelli, criminologue.

À quelques jours de Noël, la commune de Santo-Cioglao se retrouve bouleversée par cette nouvelle, et agacée de l'apparente impuissance des pouvoirs publics à tordre le cou aux réseaux de passeurs souvent chaperonnés par la Mafia.
Arios

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[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/12/2033
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Incident de frontière : la mine de Sarfalo à l'arrêt

[img]http://www.energynewsbulletin.net/w-images/526913ca-0778-4aa1-be06-10d102d8f036/1/Cooper_basin-320x190.jpg[/img]

Les autorités locales du Mauristan posnan accusent Alcalini d'exploiter du mauvais côté de la frontière. La mine est à l'arrêt depuis 3 jours et le principal importateur, la Sovérovie, se fait du souci quant aux réserves et au démêlé de l'affaire.

En juillet 2032 lors de sa rencontre avec les dignitaires des Principautés-Unies de Sovérovie, Bernardo Matocovicio avait assuré aux très dirigistes investisseurs de l'État sovérov qu'ils étaient tout à fait en mesure de se fournir aux prix du marché auprès de la principale firme montalvéenne exploitante de Lithium, Alcalini, qui gérait le parc de la Mine de Sarfalo, sur la commune du même nom, dans l'extrême nord-ouest de la Nazalie. Pourtant, et ce depuis 80 ans, la souveraineté de la zone reste contestée sur une bande de 7 kilomètres de long et entre 50 et 250 mètres de largeur, dont les sous-sols recèlent d'entre un quart et un tiers des réserves de Lithium du continent algarbien.

[url=http://img11.hostingpics.net/pics/580809lotsressources.png]Si les entrées de l'exploitation sont bien situées côté nazalien[/url] en territoire incontesté, les autorités communales de l'extrême-sud du Mauristan posnan, territoire berbère occupé par les Posnans et colonie officielle du pays, semblent accuser Alcalini de faire travailler ses ouvriers et ses machines jusque sous le territoire mauristanais, à l'aide de galeries malhonnêtement percées du côté posnan et ce en toute illégalité, profitant des litiges historiques sur les dunes enherbées en question et désertées des éleveurs y craignant le maintien de mines antipersonnels.

Du côté de la communication d'Alcalini, on tend à rassurer les acheteurs en précisant bien que la Posnanie, ou même le Mauristan, ne sont pas impliqués dans l'affaire et que seules certains conseillers municipaux sont en cause. "Par mesure de sécurité et signe de bonne volonté, la mine reste fermée quelques jours" conclue le service relation presse d'Alcalini.

Dans la Lajamiglia, on veut par-dessus tout éviter le scénario cauchemar de 2030, quand Carbonico, fleuron industriel du charbon montalvéen, avait décidé de céder ses concessions de charbon, régulièrement menacées par des groupes armés barbaresques venus de l'Entroterra.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 16/12/2033
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"Le Traité de Cabusa facilitera la vie des expatriés"

[img]http://www.zet.cz/3rd/image/~topics~2915~shutterstock_40743943.jpg/295/185/1[/img]

C'est peut-être parce-qu'il serait difficile pour un Ministre de l'économie d'expliquer sur les plateaux et dans les conférences de presse que faciliter la vie des expatriés est une bonne chose pour l'économie d'un pays qui concerne, peu ou prou, 1 million de chômeurs, notamment du fait des délocalisations, que c'est Bernardo Matocovicio, le Ministre de l'Information et de la Politique, qui s'y attèle depuis deux semaines maintenant pour promouvoir, partout où il passe, le Traité de Cabusa.

Si le Traité a reçu la signature préliminaire de la Ligue de Montalvo, représentée lors des négociations par une série d'experts économiques soigneusement sélectionnés par le Gouvernement sur conseil du MAC (Movimento dei Affari e Capi - Mouvement des Affaires et Patrons) et des instances de la Banque centrale, il lui faudra encore passer les obstacles démocratiques dont essentiellement les votations aux Sénats de Province. Si l'appui du Sénat arovaque comme du Sénat nazalien, dominés par les partis de gouvernement du centre, ne fait aucun doute, le renouvelement en Février du Sénat aliléen laisse planer une hésitation sur l'issue du processus.

C'est aussi pour cela que le Gouvernement s'est lancé dans une véritable campagne de promotion, et que les Ministres eux-mêmes sont prêts à échanger du temps d'achat des cadeaux de Noël contre des interviews de dernière minute pour faire du scrutin de Février en Alilée un référendum pour ou contre le maintien du cap de croissance et d'embellie économique. Un discours pas si facile à tenir partout en Alilée, province qui si elle connait la croissance, connait surtout une perte de pouvoir d'achat du fait d'une inflation tirée par les très (trop) bons résultats des deux autres provinces.

En attendant s'il y a une "province" qui se félicite de la promesse de Cabusa, sur la libre-circulation des personnes, c'est bien celle des Expatriés, évidemment ceux concernés par le périmètre d'application du futur Traité : peut-être Amarantie, Siracuzzia, et en premier lieu le Royaume des Deux-Lucagne qui accueille la majeure partie des expatriés montalvéens. Alors que le PIB/hab du sud de la péninsule tutoie les 700 $, il est autour de 7 500 $ dans la Ligue, et la proximité des deux États permets un éclatement des chaînes de production laissant la porte ouverte au maintien des processus demandant le plus de valeur ajoutée dans la Ligue, et la délocalisation de certaines étapes sans perte de qualité à la fin.

Il n'en demeure pas moins que la course à la compétitivité, plus évidente avec les Deux-Lucagne qu'avec la Sovérovie pour une question de coûts/risques de transport (encore confirmée par la récente question de l'Atzum et du Tötternland), nuit à l'emploi dans la Ligue, à commencer par ses territoires les plus demandeurs comme les conurbations aliléennes. En vantant haut et fort que le Traité de Cabusa facilitera les démarches administratives et le business des expatriés, le Ministre de l'Information prend le risque d'inciter de nombreux protestataires à se saisir de la question et à faire, bel et bien, des sénatoriales de Février un tremplin pour leur mécontentement anti-mondialisation et anti-délocalisations.
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/19/170619052033210853.png[/img]


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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 17/12/2033
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AGUADORA - La communauté italique très inquiète

[center][img]https://www.sensationsdumonde.com/img/product/3009/j2-buenosaires-caminito_320a.jpg[/img][/center]

Le Ministère de l'Information et de la Politique s'est dit "extrêmement préoccupé et mobilisé" quant à la question de la récente proclamation révolutionnaire de collectivisation, et plus largement l'avancée d'un programme de modification en profondeur des rouages de l'État et de la société aguadoriennes, dans un pays comptant une forte minorité italique.

Depuis l'accession au pouvoir cette année du nouveau président Juan Antonio Galieta, non sans origines italiques, qui oriente son pays vers un népotisme sans vergogne, Cartagina est mobilisée pour renseigner et accueillir au mieux les dossiers de demande d'immigration déposés par des citoyens aguadoriens d'origines italiques et dont les familles ont pu émigrer des Provinces de l'actuelle Ligue de Montalvo au cours du XXème siècle. Les raisons humanitaires rencontrent les intérêts démographiques, alors que la xénophobie à l'encontre des Amarantins et autres immigrés de Dytolie orientale ne cesse de croître dans certaines parties de la Ligue - une immigration de langue et de culture commune sinon proche faciliterait l'intégration des étrangers.

Récemment le Palacio de la Liberacion, sous la houlette du Parti des Opprimés et Simon Emilio Galieta, a publié un long ensemble de modifications législatives, dont certaines vont jusqu'à priver les propriétaires de leurs biens en organisant de véritables spoliations des moyens de production : notamment les terres, collectivisées par la force, ce qui bouleverse une communauté italique historique de familles agricoles ayant défriché une bonne partie du territoire.

Pour l'Historien Aristofano Papadoreano, "les ruraux dont beaucoup d'Italiques paient le prix de leur vertu et de la vertu de leurs parents, qui ont tout quitté pour aller bâtir une petite aisance au fond de la jungle dorimarienne, alors qu'électoralement et politique ce sont les bidonvilles surpeuplés de la côte aguadorienne, d'un petit peuple urbain sans culture, qui décident désormais de spolier nettement le travail accumulé par des générations valeureuses ; la révolution aguadorienne est la rencontre malheureuse entre deux peuples qui se parlaient peu, et sont forcés aujourd'hui de tout partager".

Le Président Giuseppe Veraldini s'est exprimé sur la question en appelant les Aguadoriens à ne pas céder aux pressions et aux violences des réformes, pour ne pas abandonner leur pays à ceux qui voudraient les en chasser. Une vision de courage contradictoire d'avec l'espoir des services d'immigration.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 17/12/2033
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Heureux comme un Sovérov en Nazalie

[img]https://img11.hostingpics.net/pics/264149spverv.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/post294861.html#p294861]À Melulech[/url], la présence proche de la base militaire Soverovìa où stationnent 3 000 militaires étrangers permanents ne fait -presque- que des heureux. Surtout, dans une région parmi les plus en difficulté de la Ligue, l'économie se trouve vivifiée autant par des militaires prenant toujours davantage leurs marques dans la ville, que par les Montalvéens appelés à se rendre ici, dans les Riaggiadi, pour les travaux scientifiques communs au Centre Binational de Recherches Balistiques situé dans une des casernes sovéroves, où s'effectuent une partie de la collaboration stratégique militaro-scientifique entre Corsovo et Cartagina.

Si la ville pouvait déjà jouer sur ses atours patrimoniaux pour l'attraction des touristes, les restaurants et boutiques locales se félicitent de la présence des militaires, au point d'influer sur le calendrier d'octroi de permissions. Les autorités locales ont effectué à ce propos deux demandes en 2033 auprès du Ministre de la Défense, Silvio Ipsilanti, afin que les militaires sovéroves aient le droit de patrouiller hors de la base sans escorte montalvéenne, raison pour laquelle les sorties étaient jusque-là plus rares. Pour l'instant donc, la population ne considère pas cette présence étrangère comme négative, et ce en dépit des a priori et des jugements sur le régime des Principautés-Unies.

La Sovérovie et la Ligue de Montalvo collaborent sur deux grands projets scientifiques, au niveau de l'industrie militaire : les missiles balistiques de défense du territoire, et la construction de grands bâtiments de guerre. Si Melulech ne dispose pas des cales suffisantes, une partie du projet scientifique commun se déroule en Arovaquie, à Daro-di-Suresisca ; pour autant, les essais balistiques et le programme de missiles s'effectue bien dans l'arrière-pays des Riaggiadi, au point d'avoir perturbé certaines transhumances en automne dernier alors que certaines vallées servaient de champs de tirs.

Prochainement, la région pourrait accueillir une seconde base militaire étrangère, duelucanienne cette fois, bien que cette politique militaire défensive d'accueil de plusieurs nations étrangères sur un territoire restreint ne soit pas salué par l'intégralité des experts militaires ou même des diplomates, qui y voient parfois un facteur de déstabilisation, une confusion entre acteurs aux motivations souvent contradictoires, et en somme une source de danger peut-être supérieure aux maux censés être corrigés par cela. La récente série d'événements en Dytolie du Nord aurait particulièrement freiné les démarches administratives en cours pour l'accueil de la base du Royaume des Deux-Lucagne.

Hier, la candidate malheureuse aux présidentielles nazaliennes, Giasmina Zebbo, raillait sur les ondes "ceux qui comptent sur des conscrits sovérov et leur porte-feuille, et généralement sur des hommes d'armes étrangers, pour relancer l'économie régionale".
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 17/12/2033
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Vers l'allocation de soutien à l'agriculture ?

[img]http://www.matrix24.gr/wp-content/uploads/2015/10/agrotis-308x200.jpg[/img]
Loin des Ports-à-boire de la côte, l'Alilée rurale et ses terres mandarines

Les chiffres ne sont pas encore connus sur l'effondrement des statistiques sur le nombre de foyer agricoles. D'ailleurs, rien ne présage d'un effondrement, mais sur les 768 000 foyers agricoles que comptait la Ligue en 2030, il parait réaliste au vu des difficultés de la profession autant que les perspective d'un moindre protectionnisme avec l'intégration régionale, ce nombre ait déjà baissé et continue, sauf coup de volant politique, de baisser.

Aujourd'hui encore, on peut estimer qu'un Montalvéen sur cinq est un agriculteur, un éleveur, un forestier. Si l'image thorvalesque d'une agriculture rose ou noire persiste dans l'esprit d'une majorité de citadins, la profession est mieux comprise. Il n'en demeure pas moins que sa pratique comporte toujours des spécificités qui en font une des plus exposées à la mondialisation, du moins celle que l'on croit le plus fragile face aux vents de la concurrence internationale. Un ouvrier qui change de travail, c'est toujours moins triste à raconter qu'un agriculteur quittant ses bêtes pour faire de sa femme une caissière.

Mais voilà que dans la Ligue de Montalvo, la légèreté fiscale (mais aussi la persistance du travail au noir) ont encouragé une hybridation au sein des foyers entre la persistance de l'activité agricole, et l'adoption de métiers salariés à côté du chef de famille, quand la femme n'est pas l'exploitante. Ainsi, du moins avant que la croissance en ville ne soit absorbée par les plus grandes cités, l'agriculteur n'avait pas besoin de vendre des bêtes pour que sa femme se fasse caissière, au moins en dehors des heures de traite. Devant la métropolisation (toutes proportions gardées...), devant les premiers succès de la politique de désendettement, et face aux promesses d'une concurrence plus violente ne serait-ce qu'au niveau de l'espace céruléen, certains n'hésitent pas à évoquer l'idée d'une allocation spéciale en faveur des foyers agricoles afin de maintenir l'activité, en dépit d'une plus grande difficulté à venir pour écouler ses productions.

"Sans croissance démographique, la Ligue doit miser sur l'exportation de ses produits alimentaires transformés ou pas. La tendance mondiale restant à la pluriactivité et à l'absence de spécialisation des nations, il est difficile de pénétrer les marchés extérieurs, très souvent protectionnistes de surcroit. Si on exporte facilement des pâtes depuis longtemps, les produits bruts sont plus compliqués à conditionner, et la marge se fait au détriment des producteurs agricoles.
En somme, le secteur agricole est celui qui souffre le plus de l'inflation du coût de la vie, car parmi ceux dont les éléments ont le moins gagné en pouvoir d'achat, pour ne pas dire qu'ils en ont perdu - car bien souvent, sur la seule activité agricole, ils en ont perdu.
" explique Mario Veronese, expert en relations commerciales.

Cette semaine, une Sénatrice du Movimento Basta Corruzione, bien placé pour donner des sueurs froides aux conservateurs centristes aux élections aliléennes de Février prochain, proposait de consacrer 4,3 milliards par an pour verser, mensuellement, 500 Lires à chaque exploitant agricole. D'autres, non forcément affiliés politiquement, parleraient davantage de prime à l'hectare cultivé, incluant les pâturages, ou de prime à la tête, tout en gardant à l'esprit les opportunités de fraudes occasionnées par ce genre de systèmes de redistribution, comme le soupçonnent les caisses de retraite et de chômage sur leurs propres prestations.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 19/12/2033
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ACHATS de NOËL : l'ÉTAT SUSPEND LES RETRAITS D’ESPÈCES

[img]https://img.youtube.com/vi/dXr2RPf5S0Y/mqdefault.jpg[/img]

Le gouvernement a annoncé ce matin suspendre les retraits d'espèces jusqu'au 3 janvier, se faisait le relai des annonces des banques commerciales, tombées une à une dans le courant de la nuit. En cause : l'épuisement des réserves d'espèces dans de nombreux points de retraits, du fait d'une course aux achats de Noël mal anticipée. Retour sur une nuit historique.

Il est à peu près vingt heures quand un vent de panique s'empare du Marché de Noël du Porto-Vecchio à Cartagina : les distributeurs sont bloqués, un à un, par les agences de la place et des rues adjacentes, dont les réserves de liquide fondent à vue d’œil. "Vendredi soir déjà, on avait épuisé les réserves prévues pour les retraits du week-end. Samedi à 13 heures, on avait épuisé celles courant jusqu'à mercredi. Le soir venu, la situation n'était plus tenable, d'autant que des personnels au courant dans d'autres villes commençaient à retirer pour elles-mêmes." explique Orietta Lazuole, directrice de l'agence BDM à Porto-Vecchio. Dans la soirée, la décision est prise au niveau des banques, qui se rendent compte que la fermeture des guichets de l'une d'elle provoque une affluence plus grande des épargnants auprès des guichets d'autres banques.

Comment cela a-t'il pu arrivé dans un pays développé ? Peut-on parler de crise des liquidités ? "Hors de question", martèle le Ministre de l'Économie, des poches de cernes sous les yeux sur divers plateaux télévisés durant la nuit. "La crise de liquidités désigne le fait que faute d'actifs, acheteurs et vendeurs ne se rencontrent plus. Nous pourrons parler de crise de liquidités lorsque, et je ne le souhaite pas et nous ferons tout pour que cela ne se produise pas, l'économie marchande se contractera faute d'argent. Or de l'argent il y en a, mais il est essentiellement sous la forme scripturale, numérique."

Légalement, la monnaie scripturale n'est qu'une reconnaissance de dettes des institutions bancaires, une dette en papier qu'elles doivent au prêteur qu'est l'épargnant. Pour Tommaso Farghese, économiste, "l'explication vient d'une hausse très importante de la croissance ces dernières années, c'est à dire de la production et de son écoulement essentiellement grâce à l'exportation, dans un pays sans accroissement démographique. Les grandes entreprises touchent leurs recettes en virements $ qu'elles changent en Lires auprès des banques, mais toujours de manière numérique. Les employés sont payés par virement bancaire, et les banques ne voient pas venir avec assez d'acuité un besoin supplémentaire de papier Lire... jusqu'à un événement comme les courses de Noël, nécessitant beaucoup de liquide du fait de l'exceptionnalité des ventes".

C'est du moins l'explication la plus approuvée et personne à ce stade ne veut faire le procès aux banques, et notamment à la banque centrale, d'un déséquilibre structurel entre les réserves de papier et la masse monétaire en circulation. "On ne parle même pas d'Or, depuis longtemps votre argent n'est pas convertible en Or. On parle juste de papier, les gens ont peur de ne plus pouvoir retirer le papier qui leur est dû" rajoute Farghese.

Afin d'éviter une ruée vers les banques à l'issue du délai de suspension (le temps que la proportion de papier nécessaire soit imprimée), le gouvernement a assuré réfléchir à une série de mesures pour tranquilliser les consommateurs. D'ores et déjà, il a annoncé pour mercredi midi au plus tard la livraison de plusieurs milliers de terminaux de paiement par carte auprès des professionnels commerciaux itinérants, qui pourraient perdre jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaire dans les marchés de Noël faute de pouvoir recevoir assez d'argent liquide d'ici le milieu de la semaine prochaine. Les consommateurs ont également été invités à acheter leurs cadeaux de Noël par Internet, ou directement par carte bleue.

Par ailleurs, les points de change dans les aéroports et les villes frontalières devraient continuer d'être alimentés, afin de ne pas pénaliser les touristes.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 21/12/2033
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MANQUE DE LIQUIDITÉS : mécontentements, perte de chiffres d'affaires et distributions illégales

[img]http://www.fotomosna.it/wp-content/uploads/2016/08/mercatini-300x177.jpg[/img]

Deux jours après la suspension des retraits d'espèces due à un "bank run" imprévu pour Noël, la Ligue se dirige vers la crise de liquidités de facto.

Dans quatre jours pourtant, les enfants de la Ligue devront ouvrir leurs paquets sous le sapin - mais devant l'impossibilité de se procurer du liquide pour leurs parents, ils devront peut-être attendre quelques jours pour certains cadeaux. Depuis deux jours, alors que l'État avait promis l'envoi rapide de terminaux de paiement par carte aux commerçants itinérants, de plus en plus de commerçants voient leur chiffre d'affaire prévu durant la période baisser à vue d’œil, heure après heure, alors que les fonds de tiroirs ne donnent plus aucun billet chez les consommateurs.

Pour de nombreux économistes, le petit commerce montalvéen paie son inadaptation à la modernité de paiement - un penchant pour le liquide qui est par ailleurs responsable d'une partie de la genèse de l'économie souterraine. Si beaucoup de citoyens possèdent un compte en banque, véritable institution dans le pays, beaucoup moins ont sorti leur carte bleue de l'enveloppe, et ceux-ci découvrent ces jours-ci comment fonctionne la carte, pour ceux qui ont su remettre la main dessus - c'est le cas, notamment, des nombreux retraités et plus de 45 ans.

Du côté d'Internet, nombreux sont ceux qui accusent le gouvernement d'impréparation, et la Banque Centrale d'amateurisme, faute d'avoir prévu les réserves de liquide nécessaires dans un contexte de croissance économique forte et à l'approche d'une période propice aux excès de consommation. D'autres, moins nombreux, accusent directement l'État et les Banques de jouer sur la situation, sinon de la provoquer, afin de durcir le cadre législatif autour des modalités de paiement, et plus largement du fonctionnement du commerce.

Lors de sa campagne réussie, le Président nazalien, Abo Darfi, avait émis l'idée de la suppression progressive du billet de banque. La dématérialisation de la monnaie et l'hyper-bancarisation sont aussi des pistes régulièrement évoquées par la gauche radicale, afin de lutter contre l'économie parallèle, voire de contrôler une partie de la consommation en utilisant les bonds d'achats. Ces jours-ci pourtant, la situation de pénurie de liquide favorise bien les trafics : de nombreux mafieux ou simples voyous, dépositaires d'importants stocks de monnaie-papier, n'hésitent pas à en faire commerce à des prix supérieurs de plusieurs % au cours légal de cette monnaie devenant ainsi bien échangé.

Évidemment, la situation n'est pas catastrophique au point de faire de ces anecdotes une généralité. Pourtant, beaucoup alarment sur la possibilité d'un véritable "bank run", motivé par la panique suite à ces déconvenues, lors du retour prévu des retraits le 3 janvier au plus tôt.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 23/12/2033
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Veille de Noël : les premiers terminaux ont été reçus

[img]https://kz.all.biz/img/kz/service_catalog/middle/99188.jpeg[/img]

Les professionnels du commerce de Noël ont été particulièrement lésés par le manque de liquidité et la suspension des retraits annoncés en fin de semaine dernière. Si les grandes surfaces et le commerce en ligne semblent en avoir bénéficié, les marchands itinérants n'ont plus que 24 heures pour rattraper le manque à gagner.

Bientôt une Ligue connectée à sa carte bleue ? La mini-crise des liquidités survenue cette semaine et en passe de s'achever (la semaine suivant Noël n'est pas un terrain favorable à la consommation habituellement) restera dans les mémoires comme le témoignage d'une impréparation de l'État et du pouvoir bancaire aux mouvements financiers que l'on est en droit d'attendre d'une population qui gain permanent de productivité, dont les salaires ont augmenté, et qui aiment à offrir d'année en année un meilleur niveau de vie à sa famille quitte à s'endetter pour rattraper une inflation frustrante. Dans le contexte d'une économie ainsi mutante, pour beaucoup d'observateurs les commerçants doivent s'adapter à la carte bleue au risque de disparaître au profit des grandes surfaces.

L'actualité fait rire (beaucoup) le secteur de la grande distribution, [url=http://www.simpolitique.com/post303783.html#p303783]puissant dans la Ligue[/url], qui observe les grandes manœuvres postales et pré-législatives de l'État, comme si le bon sens devait attendre une Loi, et la réponse béate des petits commerçants du jour au lendemain privés de leurs clients, faute que ceux-ci aient du liquide pour les payer. "Il y a quelque chose de tragique... de tragi-comique, à vrai dire." pour Gianultimo Verona, PDG de la chaine GROSS, spécialiste de l'approvisionnement en grandes quantités. "La plus-value réalisée cette semaine va nous donner des forces pour affronter la concurrence étrangère" dit-il en riant, en pensant très fort au groupe amarantin Podium.

Les préoccupations entre la grande distribution et les petits commerçants sont ainsi bien différentes, comme leurs habitudes, et dans le combat pour la vie dans le milieu commercial, personne ne parie à plus long terme sur les petits commerces, dont les laborieuses adaptations dans l'urgence ne pourraient peut-être pas se faire sans l'aide de l'État. Un État qui a promis un plan de dotation dès janvier afin d'équiper non seulement les marchands itinérants, mais aussi ces petits et moyens commerces qui n'en avaient jusque-là pas forcément. Un effort administratif, financier et fiscaliste qui sera pris en charge par la collectivité, selon le Ministère de l'Économie, soucieux peut-être se faire pardonner pour la gène occasionnée.

Certains ambulants ont d'ores et déjà annoncé qu'ils déposeraient plainte contre la Banca Centrale di Montefiori pour mise en danger de la vie d'autrui, suite à la mauvaise gestion du rapport entre argent-papier et masse monétaire. Même si le gros est sauvé, certaines petites enseignes spécialisées dans la période pourraient y avoir laissé plus que leurs plumes.
Arios

Message par Arios »

[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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24/12/2033
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Quarante milliards pour l'annexion du Peos ?

[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/08/28/170828043817977336.png[/img]

Un ancien stagiaire au Ministère de l'Économie accuse dans son livre l'État d'avoir mis des fonds de côté pour une éventuelle annexion du Royaume du Peos.

Cette fin d'année au Peos est marquée par de violents affrontements idéologiques entre partisans de Roxane, et soutiens de son mari vonalyan, Markus d'Hallvard, qui devrait prochainement succéder à son beau-père au sommet de l'État voisin. Si contrairement aux internautes de la page Zibbipopol', 56% des Peosiens ne croient pas que le Sire d'Hallvard soit un agent espionnant pour le compte du Roi vonalyan Tempestagambe, certains ont pourtant le cœur gros à l'idée de voir leur dynastie régnante pénétrée ainsi par un mâle étranger. Le climat, sans être à l'affolement, est donc tendu et le contexte qui en découle ne rend pas improbable l'hypothèse d'un travail accru des services de renseignement pour se tenir informés.

Mais l'accusation de Eduardo Cavigli va plus loin. Dans son témoignage-accusatoire de 243 pages, il décrit ses activités de stagiaire comptable au Ministère de l'Économie de février 2033 à novembre dernier, et mets en lumière les pratiques financières du Ministère en allant jusqu'à le soupçonner, à l'aide d'un détail des informations récupérées sur le terrain et parfois plus anodines qu'autre chose, de préparer une série d'enveloppe en vue de l'annexion du Peos voisin.

Le Peos, pays en quête de nouveau départ, rend service à l'Arovaquie voisine lorsqu'il peine à maintenir une stabilité de la propriété dans ses chantiers navals de Perséphoné, directement en concurrence avec Daro-di-Suresisca ; le pays, avec son aristocratie à la tête de l'investissement haut-de-gamme comme dans les Énergies, est à l'image de la grande bourgeoisie capitaliste de la Ligue de Montalvo ; son souci d'une gestion précise des affaires démographiques, et de la redistribution des richesses, lui font partager une certaine communauté d'esprit, en plus d'une mer et d'un territoire morcelé sur les flots.

Pourtant, et évidemment, malgré cette proximité et les difficultés occasionnelles ou systémiques du voisin, le scenario décrit par Cavigli ressort davantage du roman d'espionnage que du rapport cohérent, au point qu'aucun officiel n'a tenu à démentir directement et que c'est un porte-parole obscur du Gouvernement qui a été envoyé au charbon, au salon du Livre de Cartagina :

"Le Ministère de l'Économie portera probablement plainte contre ce monsieur, qui a diffamé en plus de révéler certaines informations probablement vraies contre son devoir de secret professionnel, dans le seul but de vendre son livre. Quant au fond de ces accusations, des éléments de réalité semblent apparaître comme les enveloppes toujours préparées en cas de nécessité d'intervention, dans un pays comme dans un autre."

En Octobre dernier, un numéro abonné de la Gazetta dell'Uso chiffrait le coût administratif (modernisation, transformation), éducatif (formation linguistique), social (allocations d'intégration), industriel (rachat de firmes réfractaires) à quarante milliards dans le cas où le Peos s'avérait majoritairement volontaire à rejoindre un jour la Ligue de Montalvo. Il y a plus d'un an, c'est le service des comptes de l'État qui rendait public un rapport sur les conséquences d'une annexion de la Principauté de Movopolis, hypothèse soulevée pour mettre fin à la crise locale et aux décisions de ses institutions menaçant la sécurité régionale.

Ainsi, la Constitution a beau interdire les projets d'agrandissement, les hauts-fonctionnaires conservent leur sang froid en n'ayant pas peur d'aborder tout type de discussions.
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