[RP] La Renarde de Feu

Alwine

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Votes et réflexions :

[right]27 Octobre 2033, Villa de la Renarde, Abords de la ville de Movopolis.[/right]

Après une éternité de débats, c'était enfin acté, la loi sur l'avortement était « passé ». On était loin du rêve légaliste assez mégalomane pondu au début par la « baronne rouge », et loin aussi, en soit, du projet mal ficelé que celle-ci avait réussi à pondre après qu'Ottilia ait pourtant pris la peine de la recadrer personnellement. La fougueuse Alexandrine ne semblait pas être plus douée pour rédiger une loi que pour élaborer un plaidoyer, hélas, mais elle n'en avait pas moins finalement eut droit au bénéfice final de la loi... dans laquelle elle n'avait eut qu'un rôle de prête-nom, au solde de tous comptes. Cela faisait encore légèrement grincer des dents à Ottilia que de voir cette outre pleine de vent ainsi portée aux nues par ses partisans, avec un gain de popularité et d'influence considérable, mais enfin, elle avait évité la loi infanticide pour un simple recadrage de la procédure, et cela valait bien ce petit sacrifice. Les avorteurs fanatiques s'estimaient satisfaits, en n'ayant eut en fait que le gain le plus normal et le plus élémentaire qui soit.

Un autre vote se dessinait maintenant, pour lequel Ottilia allait voter contre ses convictions premières. Cela avait aussi été le cas pour le vote sur l'avortement, mais c'était alors par réalisme : voter une loi édulcorée pour éviter qu'on ne repropose encore une loi « géante » sur le sujet, du moins dans l'immédiat. Pour le vote sur la question des semences, la chose était différente. Personnellement, elle considérait que bétonner le droit à utiliser les semences que l'on voulait aurait été une bonne chose, y compris pour elle, qui avait, après tout, de belles terres agricoles à Movopolis. Mais d'autres intérêts financiers étaient entrés en jeu et elle avait retourné sa veste par une habille pirouette, contre des projets intéressants et, surtout, contre un joli pot-de-vin qui viendrait renforcer directement ses finances, ce qui était toujours bon à prendre.

Néanmoins, avec ou sans elle, le projet semblait voué à passer, à en croire le rapport qu'elle avait sous les yeux, pondu par un de ses contacts, en demi-kaiyuanais de Yentsu qui passait sa vie à éplucher les réseaux sociaux, couplés aux informations qu'elle avait déjà. Les votes annoncés sur la toile et ce que l'on savait de certains mouvements semblait clairement dessiner une majorité serrée mais solide en faveur de la loi.

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Gildwin Pattes-de-Velours d'Orvarok.[/center]

Gildwin Pattes-de-Velours : « Alors... tu comptes retourner ta veste une deuxième fois pour être du côté des gagnants ? »

La question, interrogative, venait de Gildwin, qui comme souvent ces temps-ci était au près d'elle pour divers détails. Un autre lieutenant aurait pu se méprendre sur une telle proximité, mais Gildwin et elle se connaissaient depuis très longtemps, et surtout ses goûts personnels l'excluait de toute mauvaise pensée du genre. Les deux autres s'occupaient pour l'un de gérer l'entreprise de BTP et les ventes internationales de la marque de mode, pour l'autre de faire tourner la production de laine, de céréales et de « plantations spéciales ».

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Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]

Ottilia Renarde-de-Feu : « Franchement ? Non. Cela me donnerait l'air d'une girouette, et puis surtout je ne renie pas ma parole quand on l'a achetée... pas si ça ne me rapporte pas beaucoup plus en tous cas. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Hummm... et pour l'éventuelle perte de popularité ? »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Hé bien je pourrai aviser après coup... en disant par exemple que des faits d'intimidation m'ont été rapportés, mais après le vote. Et que je fais confiance à la sagesse collective... je trouverai bien quelque chose. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Tu ne crains donc pas le passage de la loi ? »

Ottilia Renarde-de-Feu : « La craindre ? Ahaha, je pense que tu te méprends, mon cher ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Ah bon ? Tu vas me dire que cela t'arrangerait ? »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Oh mais tout à fait ! Je verrai ainsi une loi qui m'arrange passer, et je conserverai mes bénéfices. Je n'ai nullement conditionné mon payement ou quoi que ce soit d'autre à la réussite ou à l'échec de la loi... »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Donc si elle passe malgré ton vote... »

Ottilia Renarde-de-Feu : « J'aurai eu le beurre, l'argent du beurre et le sourire d'un très beau crémier, en prime. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Le sourire hein ? On m'a dit ça... je dois avouer que je suis presque jaloux, c'était un très beau crémier... »

Les deux amis se regardèrent et éclatèrent de rire doucement. Leurs affaires marchaient bien, ici, à Movopolis, mieux peut-être qu'Ottilia ne l'avait espérer au début. Il fallait travailler dur pour gagner et consolider ses diverses réussites, mais qu'importait, elle ne répugnait pas à ce genre de travail. Après quelques autres paroles légères, ils discutèrent d'autres lois, pas encore mises sur la table mais dont la marquise en exil anticipait déjà la venue, et dont elle comptait bien tirer profit également, d'une façon ou d'une autre...
Gwenael

Message par Gwenael »

[quote]Chère Ottilia,

Je suis moi-même heureux de venir reprendre ma place en Amarantie après ce séjour laborieux en Algarbe. J'ai effectivement entendu que la culture du pavot était fructueuse et je m'en réjouis. Je pense que nous allons pouvoir commencer à augmenter la production afin de satisfaire pleinement la demande de la capitale.

J'ai également entendu parler de votre marque de vêtements et vous félicite sincèrement pour son succès. Ce serait un honneur pour moi et mon épouse d'y contribuer, c'est pourquoi je ne peux que répondre favorablement à votre demande. Mélissa vous rendra visite à votre villa le huit août prochain, si cela vous convient, afin de discuter des détails.

Sincères salutations,

Eric Bertaud[/quote]
Alwine

Message par Alwine »

Bataille de plumes :

[right]13 Février 2034, Villa de la Renarde, Abords de la ville de Movopolis.[/right]

Il était très tard, ou très tôt, selon le point de vue dans lequel on voulait bien se placer. Gildwin avait été intrigué par la lumière qui brillait encore dans le bureau d'Ottilia et il était entré, pour se voir intimer sèchement l'ordre de se taire s'il voulait rester. Il contemplait donc sa patronne assise dans son confortable fauteuil, en train de taper sur son ordinateur, revenant parfois en arrière pour changer une phrase, une tournure, corriger un détail, s'arrêtant occasionnellement pour consulter un registre posé à sa gauche ou un second ordinateur ouvert à sa droite. Doucement, il risqua un coup d’œil vers le calendrier. On était le treize, depuis quelques heures maintenant, mais pas un vendredi treize, et ce n'était même pas la pleine lune.

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Gildwin Pattes-de-Velours d'Orvarok.[/center]

Gildwin Pattes-de-Velours : « Hmmm... ahem... Ottilia, tu es sûre que c'est bien le moment de faire ça ? »

Le baron déchu avait demandé cela d'un ton légèrement timide, et se vit « récompensé » par un regard foudroyant de son amie et employeuse. Ottilia remis en place une mèche vagabonde de ses cheveux roux, la remisant d'autorité derrière une de ses oreilles, tout en prenant le temps de répondre à celui de ses lieutenants qui la suivait depuis le plus longtemps.

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Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]

Ottilia Renarde-de-Feu : « Oui, Gildwin, j'en suis sûre. Je ne te demande pas de rester planté là à me regarder écrire par ailleurs, tu peux aller te coucher ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Tu m'excuseras de rester mais heu... ce n'est qu'un article. Enfin même pas, une lettre ouverte. Ce n'est même pas comme si on te payait pour... »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Me payer ? Mais je ne demande pas de payement ! Cette gourde a fait l'erreur de prêter le flan en se lançant dans l'analyse détaillée, je vais me faire un plaisir de répondre en démontrant ce qui devrait être évident de base : tout ça n'est qu'un tissu de conneries sans nom ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Ah, évidemment, si tu le prends personnellement... je vais te chercher du café. »

Le baron en exil poussa un soupir et sortit pour aller chercher une grande cafetière aux cuisines, où un marmiton veillait toujours pour les besoins nocturnes. Quand il revint, Ottilia était toujours en train d'écrire, s'arrêtant de temps en temps pour vérifier des chiffres sur l'autre écran. Gildwin lui servit une tasse et s'approcha pour la lui déposer, jetant un coup d’œil à son travail : l'article lui-même mais aussi les notes et recoupement. Il constata à cette occasion qu'elle avait aussi sur les genoux un calepin sur lequel elle avait noté certaines choses à la volée avant de les retranscrire, poussant un léger sifflement de surprise qui lui attira un regard de la belle rousse.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Quoi ? Merci pour le café mais pourquoi tu me siffles maintenant ? La lumière nocturne me donne des airs masculins ? »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Loiiiiiiiiiin de moi cette idée, fit-il avec prudence tout en reculant pour aller s'asseoir et se verser sa propre tasse.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Alors quoi ? Allez, enchaîne ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Rien, juste... depuis quand es-tu journaliste ? Des recoupements de chiffres, des notes, tout ça... je pensais que tu allais juste faire heu... un billet d'humeur. »

Il grimaça après cette dernière expression, car Ottilia le foudroya à nouveau du regard, avant de souffler sur son café et de le boire encore très chaud, une habitude prise dans le nord et qu'elle n'avait jamais perdue. Néanmoins son regard se fit légèrement songeur un instant alors qu'elle considérait son ami avec une certaine spéculation dans le regard.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Hmmm... si tu racontes ça, je te tue. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Heu... oui, vas-y. Tu sais que je garde tous tes secrets, même si j'ignorais qu'il y en avait un ici. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Mouai... quand j'étais jeune, à Narvarion, avant d'aller finir mes études à l'étranger j'ai voulu tester des trucs. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Généralement c'est là qu'on avoue son passé de drogué. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Pire, j'ai fais six mois au Rire. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Tu quoi ?! »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Sous un faux non, en tant qu'étudiante complétant sa formation comme apprentie, sans que ça apparaisse officiellement. »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Ah ça je veux bien croire, ton père t'aurait tué. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Oui, ben il l'a pas fait. Alors maintenant sert moi un autre café et tait toi, j'ai la dénonciation d'un tas de conneries à finir ! J'en étais où moi... ah oui « noyé dans le gloubi-boulga », c'est ça... »

Et de se replonger dans son écriture alors que son ami lui servait une nouvelle tasse de café avant de s'asseoir pour la regarder travailler. Elle n'était pas son genre – littéralement, pas du bon genre – mais il la trouvait belle quand elle se concentrait autant sur quelque chose. Il était sûr en tout car que l'énergique article serait prêt avant l'aube, et qu'il devrait sûrement aller rechercher du café...
Alwine

Message par Alwine »

Photographies et promotions :

[right]25 Février 2034, Villa de la Renarde, Abords de la ville de Movopolis.[/right]

Le projet avait pris quelque peu de retard. Il avait fallu plus de temps que prévu à l'épouse du baron luciférien pour dégager du temps pour les séances de photographie, d'une part, et ensuite l'avalanche législative de la baronne néo-communiste avait forcément distraite Ottilia de ce genre d'affaires, d'autre part. Mais finalement ça y était : sur son bureau se trouvaient étalées les photographies les plus flatteuses de la belle luciférienne dans ses derniers modèles de vêtement. [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/341959085693992965/359465019638939659/PIA-PAKARINEN-by-Kahleyn-2.jpg]Se joignait à cela une photographie des plus flatteuse de la modèle et deuxième dauphine de Miss Monde, Valya Valdebald[/url], qui avait fait beaucoup pour la promotion de la marque, ainsi que plusieurs clichés de modèles masculins, néanmoins assez anonymes. Ce fut eux qu'Ottilia tapota avec une légère moue de mécontentement.

[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/8/d/ottilia-51fecb2.jpg[/img]

Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]

Ottilia Renarde-de-Feu : « Hmmm très joli, mais gère de taille à attirer une forte attention pour des têtes d'affiches. J'espère que tu ne les as pas choisi à la promotion canapé. »

Si la remarque était réelle, la dernière partie était une taquinerie, et son plus fidèle second, qui s'occupait de cette partie « mode » et était donc celui qui la côtoyait le plus souvent ces derniers temps, la prit comme tel, avec un léger sourire.

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/c/5/f/1e9607cd040298401...4b141df2-51fc9fc.jpg[/img]

Gildwin Pattes-de-Velours d'Orvarok.[/center]

Gildwin Pattes-de-Velours : « Tu sais bien que si j'avais fait ça j'aurais justement tapé le plus volontiers dans les plus beaux et les plus connus. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Ahah, je suppose que ça se tient ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Non, plus sérieusement, nous manquons concrètement de têtes d'affiches, pour le moment, il faut bien le dire. L'attention internationale s'est surtout concentré autour des jolies femmes, ces derniers temps. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Certes, mais cela va probablement changer avec leur idée de Mister Univers, non ? »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Oui, mais pour le moment ils sont tous très occupés avec les préparations du concours, enfin, pour ceux qui ont compris ce qu'ils faisaient là ! »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Je suis sûre que même le khün a dû comprendre, à ce stade. »

Les deux amis qui, vivant en Amarantie, et qui, œuvrant dans la mode, avaient suivit le concours de prêt, rirent au souvenir de ce qu'on leur avait rapporté sur ce barbare d'extrême-orient qui croyait être venu s'inscrire à un tournois guerrier.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Enfin, oui, il faudra les surveiller et les alpaguer après le concours mais avant qu'ils ne repartent chez eux... j'aimerais bien mettre la main sur le mister vonalyan, fufu... »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Hummm c'est vrai que dans le genre colosse il donne envie... »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Certes ! Mais bon, en attendant il nous reste encore à sélectionner les photos à présenter à la presse et à utiliser dans les publicités ! »

Gildwin Pattes-de-Velours : « Je crains d'être plus qualifié pour disserter sur les mérites des beau colosses scandinaves. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Peut-être, mais tu me donneras quand même un coup de main ! »

Dans une relative bonne humeur, les deux amis finirent par se fixer sur trois photographies de la belle luciférienne : [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/337715332959436810/345326297079087105/00063923.jpg]l'une où elle posait avec un magnifique pull de laine teinté de bleu[/url], [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/337715332959436810/345325029531189248/new_girl.jpg]une seconde dans une robe plus légère et dans une posture un peu plus osée[/url] et enfin [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/337715332959436810/345326427715141632/Tommy-From-Zooey-Campaign-2.jpg]une dernière plus sage dans une robe bleue foncée agrémentée de blanc et de rouge[/url]. Joint à la photographie de la belle miss vonalyanne de l'année dernière, et des modèles masculins, elles seraient envoyées à la presse amarantine et internationale, et utilisées pour la campagne de promotion, sur internet notamment.
Alwine

Message par Alwine »

Posté à : Urnavuk, Marche d'Urnavuk, Vonalya
À destination de : Movopolis, Principauté de Movopolis, Amarantie

[quote][justify] Votre Grâce,

Je me doute que vous n'avez pas dû être des plus ravies de me voir accéder au titre de Marquise d'Urnavuk, vous qui revendiquez depuis si longtemps cette dignité après la mort de votre frère. Néanmoins, je vous écrit cette lettre, après avoir convaincu mon époux, pour vous tendre une main par-dessus le continent qui nous sépare, dans le but de régler une bonne fois pour toute la controverse qui vous oppose encore, au nom de votre famille, à mon époux et à la famille que nous formons, dans le but d'éviter que nos enfants n'héritent de cette querelle.

Nous avons, je pense, beaucoup en commun. Toutes les deux nous sommes des étrangères devant refaire leur vie en terre étrangère. Toutes les deux nous sommes issues de dynasties anciennes et aujourd'hui hélas déchues. Je pense que nous pouvons nous entendre pour trouver une solution qui satisfera aux intérêts de nos deux familles.

En tant que nouvelle arrivée au Vonalya, je n'ai pas les préjugés que peuvent porter d'autres autour de moi, y compris mon propre époux, et je pense donc être la mieux placée pour discuter avec vous de ces questions. Je me propose donc, si cela vous convient, de venir vous voir à Movopolis dans les jours à venir pour une entrevue discrète, en face à face.

Je sais que vous avez toutes les raisons de vous méfier de ce genre de main tendue, mais je suis certaine que vous voyez aussi que c'est vous qui serez en position de force, sur ce qui est devenu votre propre terrain. J'espère donc que vous accepterez de me rencontrer, pour que nous puissions ensemble régler cette querelle, pour nous et pour nos descendants après nous.
[/justify]

[right]En espérant pouvoir discuter sereinement avec vous,
Eleuia Qaho'lom.[/right]
[/quote]
Alwine

Message par Alwine »

Mesdames les Marquises :

[right]17 avril 2034, Villa de la Renarde, Abords de la ville de Movopolis.[/right]

Cette rencontre, Ottilia ne l'aurait certainement jamais prévue. Quand elle avait su qu'une dorimarienne venue d'un pays insulaire au nom imprononçable pour devenir la nouvelle Marquise d'Urnavuk, elle avait eut un léger ricanement de dérision, mais elle n'aurait jamais imaginé de la rencontrer, ou alors avant longtemps, encore bien moins qu'elle lui propose de la « visiter », si l'on pouvait dire, en se rendant chez elle, à Movopolis. D'aucuns auraient pu dire que c'était là une entreprise risquée, mais sans doute la jeune femme d'extrême-occident avait-elle compris qu'il n'en était rien : Ottilia aurait pu être tenté d'éliminer Varwin lui-même, et encore, à ses risques et périls, puisque cela aurait plongé ses relations avec la famille royale plus bas que jamais, et aurait même pu lui valoir l'envoi d'assassins. Tuer la femme de celui-ci aurait presque les mêmes répercussions négatives, sans même dégager le trône d'Urnavuk de son « usurpateur ».

Elle lui avait dit qu'elle pouvait venir sans tarder, et la jeune mariée l'avait visiblement prise au mot : elle lui avait téléphoné peu de temps au part avant depuis l'aéroport de Movopolis, pour la prévenir qu'elle était arrivée. Surprise encore une fois de sa rapidité, mais amusée, Ottilia avait dégagé le reste de la journée pour la recevoir, et l'avait attendue. La belle dorimarienne n'avait pas tardé, arrivant en voiture louée avec une petite escorte de gardes du corps, qui avaient soigneusement été arrêtés à l'entrée de la propriété par ses propres hommes. Elle voulait bien croire en la bonne foi de la princesse venue d'outre-mer, mais était moins encline à faire confiance aux gardes qu'avait pu lui procurer Varwin. Un peu trop des partisans farouches du nouveau pouvoir n'auraient été que trop contents de saisir une occasion d'éliminer la Marquise en exil, là où il était moins probable que la nouvelle tenante du titre offre sa vie pour faire cela, sachant qu'elle ne serait alors jamais ressortie vivante de la Villa.

La baronne movopolitaine attendait son invité dans ses jardins, installée confortablement sur une chaise à coussin devant une table de pierre, au milieu de deux bosquets de fleurs tout juste écloses. Elle fit l'honneur à sa visiteuse de se lever à son approche, un léger sourire aux lèvres, constatant de visu que la jeune mariée était aussi jolie que les photographies le laissaient croire. Visiblement, l'empereur déchue qui l'avait offerte en mariage tenait vraiment à ce que celui-ci soit conclu, ce qui faisait aussi que Varwin pouvait s'estimer chanceux. Elle attendit que la dorimarienne, guidée par une domestique vonalyanne, ne soit arrivée jusqu'à elle avant de lui parler, avec le sourire.

[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/8/d/ottilia-51fecb2.jpg[/img]

Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]

Ottilia Renarde-de-Feu : « Bienvenue à Movopolis, Princesse Eleuia. C'est un plaisir inattendu mais réel de vous recevoir aujourd'hui. »

Le ton de la belle aux cheveux de feu était légèrement sardonique, particulièrement quand elle donna un titre à son invitée, évitant ainsi ostensiblement, en faisant appel à un titre que les siens ne portaient plus que par contumace, plutôt qu'à celui auquel lui donnait droit son mariage, du moins officiellement. Son invitée sourit en retour tout en prenant place comme Ottilia l'y invitait d'un léger mouvement de la main.

[center][img]https://media.discordapp.net/attachments/353594073732612107/359085062391726092/eleusia3.jpg[/img]

Eleuia Qaho'lom, Marquise d'Urnavuk et princesse impériale de Chiauhtlaya.[/center]

Eleuia Qaho'lom : « Le plaisir être pour moi, Votre Grâce. Je espérer que nous pourrons nous entendre et mettre fin à cette querelle. »

Ottilia remarqua que sa visiteuse parlait avec un accent, et avait du mal à conjuguer correctement les verbes, mais elle restait tout à fait compréhensible en vonalyan, une performance qu'elle ne pouvait intérieurement que saluer. La domestique s'éclipsa, partant chercher des boissons, alors que la baronne movopolitaine répondait.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Voilà qui serait un petit exploits ! Je peine à croire que Varwin vous ait laissé libre de négocier avec moi. »

Eleuia Qaho'lom : « Ça avoir été difficile, oui. Mais je invoquer crainte pour mes enfants, et... compréhension votre exil. Puis j'avoir déployé... d'autres arguments. Les hommes être faibles, souvent. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Ahahah, oui, je l'ai remarquée aussi. Et cela ne m'étonne pas outre mesure vu sa réputation ! Hé bien, qu'avez vous arracher comme proposition à force de vos efforts oraux... et de vos autres arguments ? »

Eleuia Qaho'lom : « Une proposition. Chacun avoir ce que lui vouloir, en partie. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Vous proposez de l'emmener chez vous et de me laisser le trône qui me revient par droit d'héritage ? »

Eleuia Qaho'lom : « En partie, je dire. Ce que Varwin vouloir c'est vous déchue noblesse, ou vous morte. Plus jamais menace. Mais je pas non plus proposer ça. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Ahah ça n'aurait pas été la peine de vous déranger ! »

Eleuia Qaho'lom : « Je me douter. Je proposer... compromis. Marche de votre père et votre frère plus être. Elle être... cassée. Vous pas pouvoir retrouver facilement, même sans Varwin. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « Disons que le tiers de territoire de votre mari serait un début, mais je vois l'argument. Continuez. »

Eleuia Qaho'lom : « Je propose Varwin reconnaître à vous prédicat de « Sa Grâce, Dame Ottilia d'Urnavuk », reconnaître votre noblesse. Roi aussi reconnaître. Varwin mettre influence à lui à votre disposition. Et transférer vous investissements dans Marche. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « En échange de ? »

Eleuia Qaho'lom : « Vous reconnaître situation actuelle. Reconnaître Varwin et nos voisins dans leurs charges. Vous plus revendiquer être Marquise, et tout le reste. »

Ottilia Renarde-de-Feu : « C'est beaucoup abandonner. »

Eleuia Qaho'lom : « Beaucoup abandonner symbole, pour beaucoup recevoir concret, et aussi autres symboles. Un bon accord, je pense. »

Ottilia resta silencieuse, longuement. Ce n'était pas la première fois qu'on lui demandait autant, mais certainement la première qu'on lui proposait autant en retour. Elle devait bien dire aussi que plus le temps passait, plus elle appréciait ce séjour aux doux printemps et aux chauds étés : si elle aurait été heureuse de retourner dans le Nord, elle ne pouvait nier qu'il était plaisant aussi de vivre dans le Sud, au moins une partie du temps. Ceci dit, tout cela demandait une certaines réflexion, plus longue que le temps d'un silence.

Ottilia Renarde-de-Feu : « Hummmm c'est une proposition tout à fait intéressante, mais je pense qu'elle mérite une certaine réflexion. Serez-vous mon invitée, ce soir, le temps d'une réflexion ? »

Eleuia Qaho'lom : « J'en serais honorée. Peut-être nous pouvoir profiter de ce temps, pour mieux nous connaître et apprendre si nous pouvoir nous faire confiance en cette affaire. »

La baronne movopolitaine hocha la tête, avec un léger sourire, alors que justement les boissons arrivaient. Quand celles-ci eurent été servies, la discussion dériva sur d'autres sujets, moins formels, et parfois pourtant tout aussi importants, les deux dames découvrant, non sans une certaine surprise, que finalement elles semblaient plutôt bien s'entendre... restait à voir si ce bon « feeling » suffirait à clore ce qui aurait pu, si rien n'avait été fait, être la base d'une de ces longues querelle qui agitaient parfois la noblesse vonalyanne sur des générations, voir sur des siècles entiers.
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