KAPAYANE | Activités internes

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Djinndigo

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[justify][center]KAPAYANE | KAPAÑOA | การปิดล้อม

[img]https://i.imgur.com/zIazN7O.png[/img][/center]
Ancienne concession ventélienne de la République du Txile dans l'extrême-sud du Kaiyuan dans le royaume de Surin, la cité-libre de Kapayane (การปิดล้อม en surinois, Kapañoa en euskara) fut initialement donnée à la jeune République txiléenne en 1826 par le clan Huan après la fin de la guerre civile kaiyuanaise. Le conflit, opposant les traditionalistes-nationalistes du clan Sisowath aux modernistes pro-dytoliens du clan Huan, aboutit à l'établissement du Troisième Empire kaiyuanais sous Tianzun V le Magnifique. La victoire du clan Huan se fait néanmoins à un prix élevé : les puissances occidentales impliquées dans le conflit aux côtés des Huan reçoivent chacune le contrôle d'un comptoir commercial et colonial tout le long des côtes kaiyuanaises. Le Txile y ayant vu une opportunité d'exporter ses moyens de puissance en Ventélie, les troupes de la République participent au conflit en pacifiant la côte méridionale du pays et les droits de la concession de la surinoise Kapayane sont cédés à la République txiléenne pour une durée indéterminée.

Plus grand de tous les territoires confiés aux puissances occidentales, Kapañoa est également la plus agricole des concessions. L'occupation txiléenne y a laissé de nombreuses traces : l'architecture de la ville en elle-même, très occidentale - le Txile se voulant un parangon de l'occidentalisme dans le Nouveau Monde à cette époque -, n'est pas sans rappeler les centre-villes de nombreuses villes métropolitaines. Les faubourgs mêlent un décor asiatique - propre aux classes populaires et pauvres du sud de la péninsule surinoise - avec un style euskal - propre aux classes moyennes et aisées d'origine occidentale - le tout dans le chaos et l'harmonie d'une grande ville concentrée autour de son port, véritable joyau de la mer de Jade placée sur le cap homonyme. Les euskals, d'origine occidentale (Dytolie et Dorimarie), représentent un peu plus d'une vingtaine de pourcents de la population kapayanaise, tandis que les surinois comptent pour les trois-quarts des habitants du territoire.

Le catholicisme, religion arrivée par l'entremise des nombreux colons marchands et des missionnaires chrétiens venus de Dorimarie et parfois directement de Dytolie, y est la principale religion pratiquée, suivie de peu par le bouddhisme. Les clans kaiyuanais ont peu d'influence directe sur la cité et n'y exercent qu'une vague autorité par l'entremise de grands propriétaires terriens euskals qui monopolisent les sols et le centre-ville. La ville est, pour de nombreux kapayanais et kayuanais, une véritable passerelle vers la Dorimarie et les Provinces-Unies, grâce à la politique de la main tendue du gouvernement txiléen et de ses représentants sur le territoire. La cité-libre est en effet encore bilatéralement liée avec le Txile par d'étroites relations économiques, financières et humaines : le flux démographique vers les Provinces-Unies est très important et représente un important énorme pour le Txile dans sa recherche de main d'oeuvre.



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[spoiler=SOUVENIRS, SOUVENIRS... DEUX-LUCAGNES][center]Kapayane - Cappaiana - การปิดล้อม
Cité-libre de Kapayane

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/2/1502222514-logo-kapayane-smaller.png[/img][/center]

[justify]La cité-libre est une ancienne concession ventélienne du Royaume des Deux-Lucagnes au Kaiyuan, initialement donné à l'empire italique en 1826 par le clan Huan après la fin de la guerre civile kaiyuanaise opposant les traditionalistes-nationalistes du clan Sisowath aux modernistes pro-dytoliens du clan Huan, guerre aboutissant à l'établissement du Troisième Empire kaiyuanais sous Tianzun V le Magnifique. Suite à la victoire du clan Huan, des concessions kaiyuanaises sont cédées aux puissances coloniales dytoliennes ayant participé à la guerre, dont l'empire italique qui récupérera la plus large de toutes les concessions, mais aussi la plus agricole, la concession de Kapayane (en italien "Cappaiana" et en surinois "การปิดล้อม").

Les vestiges de l'occupation lucanienne et italique sont nombreux, autant dans l'architecture, l'art et la culture que dans les domaines commerciaux et financiers. La communauté italique, qui représente quelques 22,87% de la population de la cité-libre de Kapayane, tient par héritage et tradition les postes importants de l'ancienne concession, coutume tenue depuis l'occupation italique, tandis que la population surinoise, qui représente 70,03% de la population kapayanaise, occupe plutôt des postes plus populaires. La religion majoritaire de la cité-libre de Kapayane est le catholicisme, avec 55,62% de catholiques, suivi de peu par le bouddhisme avec 43,33% de croyants.

Les clans, à cause du très grand nombre de Sans-Clan catholiques, n'ont pas beaucoup d'influence sur la société kapayanaise. Très peu d'italiques adhèrent au concept de clans ni n'en rejoignent. De la plus, la population bouddhiste surinoise kapayanaise est protégé des clans par de grands propriétaires terriens italiques, qui tiennent la plupart de la surface agricole de l'ancienne concession. Ces derniers tiennent leur influence et leur richesse par héritage le plus souvent. La mafia lucanienne tient encore de nombreux intérêts à Kapayane, notamment dans les secteurs agricoles et commerciaux. Certaines banques lucaniennes tiennent aussi une partie de la dette de la cité-libre.[/justify][/spoiler][/justify]
Djinndigo

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[spoiler=SOUVENIRS, SOUVENIRS... DEUX-LUCAGNES][center]Dans l’œil de la carpe
Le 24 octobre 2033 au soir - dans un quartier de Kapayane

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/2/1502224262-kapayane.jpg[/img][/center]

[justify]Assis dans son fauteuil en bois rongé par le sel, Arturo Scavuzzo, adjoint de la mairie kapayanaise aux affaires lucaniennes, se balançait avec nonchalance tandis qu'il sirotait avec le même enthousiasme un verre de vin lucanien qui dans le Royaume des Deux-Lucagnes ne valait pas grand-chose mais qui ici coûtait une petite fortune. Savourant avec délicatesse son verre de picrate, Arturo observait les passants défiler dans la rue marchande un peu plus bas. Seul, sur le toit-terrasse de sa maison d'un étage, il attendait.

En bas, il entendit une porte s'ouvrir et deux voix discuter. Sa femme, Elena, saluait le nouvel arrivant, en lui indiquant comment monter à l'étage pour le rejoindre. Arturo posa son verre sur la table basse en bois qui était située à ses côtés. Il se tourna vers l'escalier qui menait vers le rez-de-chaussée et vit son homologue lucanien, Vicenzo Safferili, le délégué du Ministère de la Culture du Royaume des Deux-Lucagnes, chargé des relations avec l'ancienne concession lucanienne de Kapayane.

Lui tendant une main chaleureuse, il l'incita silencieusement à prendre place à ses côtés sur un siège du même acabit que le sien pour observer avec calme les badauds qui traînaient dans la rue en contrebas. Les deux hommes attendirent dans un silence respectueux pendant cinq minutes puis d'un accord tacite entre les deux italiques, l'un versa l'alcool susmentionné dans le verre de l'autre. Ils burent en silence en admirant un magnifique coucher de soleil à l'horizon aux couleurs orangées. Kapayane était une ville parfaite pour les couchers de soleil, puisqu'à partir de la péninsule on pouvait admirer le soleil se lever à l'est et se coucher à l'ouest. Arturo s'éclaircit la gorge et s'exprima :

« Je suppose que vous n'êtes pas venu ici juste pour admirer un superbe coucher de soleil comme l'on en voit ici trois cents soixante-cinq jours par an. Quelle est donc la raison de votre présence à Cappaiana ? J'avais cru comprendre que vous ne reviendrez plus jamais après l'affaire du bar Surinosi : qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Un ordre de mission ou... Une affaire plus personnelle ? »

C'est avec une voix grave que Vicenzo répondit : « Eh bien... Il s'agit de quelque chose ayant plus d'envergure qu'une simple affaire personnelle. Je n'irais pas jusqu'à dire que cela relève d'une affaire internationale mais je me suis récemment engagé dans une entreprise bien dangereuse et j'aimerais faire appel à tous mes contacts pour arriver à mes fins. »

« Dites m'en plus. »

« Il s'agit d'un pacte que j'ai passé avec la mafia d'Augusta, une grande ville des Deux-Lucagnes, et ce pacte m'oblige à accomplir trois tâches pour le padrine d'Augusta. Parmi ces tâches, il y en a une qui implique... Le meurtre d'une personne assez bien placée, et pour cela je vais devoir déployer des moyens draconiens. Cette personne est bien placée qu'elle est toujours accompagnée de gardes du corps et elle est toujours sous bonne surveillance.

Je n'ai, en tant que la personne que je suis, pas le droit à l'erreur, et bien évidemment c'est pour cette même raison que je ne peux m'occuper de cette sombre besogne par moi-même. Je me dois donc de faire appel aux services de la mafia kapayanaise pour cette affaire. Moyennant finances, je dois m'assurer que la cible disparaisse sans aucune trace, que l'assassin n'existe pas et qu'il n'y ait aucune preuve.

Je fais appel à vous car j'ai par le passé déjà traité avec la mafia locale et ces derniers sont... Peu réceptifs à ce genre de propositions de mercenariat, mais je sais que je peux vous faire confiance et que vous avez assez d'influence pour leur faire comprendre que je ne cherche pas à les payer comme des vulgaires condottieri. Est-ce que je peux avoir votre aide dans cette affaire ? »

D'un signe de tête, il questionna Arturo, qui lui répondit d'un léger hochement approbatif, et ce dernier lui dit : « Je pense savoir de quel genre d'aide vous avez besoin. Par contre, à l'avenir, évitez de tenir ce genre de propos et de me faire de telles offres ici-même, c'est trop dangereux. La mafia kapayanaise tient à avoir des oreilles partout et sait que je suis au centre de certaines... Affaires. En tout cas, c'est entendu, moyennant finances bien entendu. Vous resterez pour souper ? »[/justify][/spoiler]
Djinndigo

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[spoiler=SOUVENIRS, SOUVENIRS... DEUX-LUCAGNES][center]Dans l’œil de la carpe
Le 26 octobre 2033 au soir - dans un quartier de Kapayane

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/32/2/1502224262-kapayane.jpg[/img][/center]

[justify]Fébrile, le lucanien Vicenzo Safferili, le délégué du Ministère de la Culture lucanien aux relations avec Kapayane, se déplaçait avec circonspection tout en accélérant le pas en observant les alentours. Il devait retrouver Arturo Scavuzzo, son potentiel allié, dans une rue mitoyenne de celle du domicile d'Arturo. Vicenzo n'était pas sûr de pouvoir faire confiance au kapayanais qu'était Scavuzzo, donc il scrutait les alentours dans l'espoir de ne pas être suivi.

Il arriva devant la petite ruelle couverte qui était leur lieu de rendez-vous. Il regarda sa montre, qui indiquait l'heure avec quelques minutes de retard. Il était en avance, ce qui le rassura. Il s'assit donc sur une chaise de fortune qu'il venait de trouver au coin de la ruelle et s'assit non loin pour scruter les allées et venues des passants. Les badauds ne semblaient pas faire attention à lui et tous les passants ne semblaient aucunement intéressés par la présence d'un italique lucanien dans un tel quartier.

Arturo apparut au coin de la ruelle, cherchant du regard Vicenzo. Il l'aperçut un peu plus loin et se dirigea vers lui. Il lui tendit une main vigoureuse pour l'aider à se redresser et l'incita, toujours silencieusement, à le suivre dans la ruelle. Ils pénétrèrent dans la pénombre, seulement éclairés par la faible flamme d'une lanterne aux vitres usées.

Arturo s'assit au coin d'une table qui traînait dans la rue et incita son homologue à faire de même. Il parla : « Il me semble que vous vouliez entrer en contact avec la mafia kapayanaise sans pour entrer que ces derniers ne vous égorgent pour une raison qui m'est inconnue. Je vais donc vous introduire à Budin Yao-Yun, qui est sans doute la personne la plus puissante de la mafia locale. Il préfère le nom de "triade kapayanaise" pour qualifier sa mafia, car il n'aime pas trop les italiques, mais du peu que je vous connaisse, je sais que vous ferez bonne impression. »

« Je suis honoré que vous me fassiez cet honneur. Vous devez, sans aucun doute, avoir de grandes relations et une encore plus grande influence à Cappaiana pour m'introduire aussi rapidement auprès du chef de la mafia, ou devrais-je dire de la triade locale. »

Arturo se leva, en incitant à son acolyte à faire de même tandis qu'une porte latérale s'ouvrit et que quelques mafieux patibulaires sortaient, en costard, d'une pièce attenante à la ruelle. D'un geste, ils indiquèrent aux deux italiques de le suivre tandis qu'ils fermaient la marche. Sous leur chemise, Vicenzo crut discerner avec étonnement les contours d'une arme à feu rudimentaire ([url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/01/PPSh-41_from_soviet.jpg/1200px-PPSh-41_from_soviet.jpg]sans doute un modèle PPSh[/url]).

Ils traversèrent une série de pièces plus ou moins vides avant d'arriver dans un salon très luxueux d'inspiration purement surinoise avec beaucoup de mobilier, ce qui rendait difficile la circulation dans ladite pièce. La pièce était enfumée par des braseros qui diffusaient ça et là une odeur forte de fleurs. Au centre de la pièce, sur une table basse, quelques mafieux, italiques et surinois, jouaient à un obscur jeu de cartes dont Vicenzo ne connaissait aucune des règles vu l'archaïsme du jeu.

Au fond de la salle, sur un trône doré recouvert de velours, un ventélien un peu gras, sans doute un surinois d'origine incertaine, attendait avec ennui que la journée se termine et qu'une autre commence. Il vit arriver les "invités" avec une lueur d'intérêt, se redressa mollement, puis leur parla, dans un italique un peu rouillé.

« Bienvenu dans mon auguste demeure, dans le temple de la triade kapayanaise. Vous êtes aujourd'hui mes invités et n'ayez crainte, un vieux dicton kapayanais dit : "tu ne tueras point ni hôte ni invité". Votre vie n'est pas en danger, et je ne comptais pas de toute façon vous menacez aucunement. Que puis-je faire pour vous ? J'imagine qu'il s'agit du lucanien dont tu m'as parlé, Scavuzzo ? »

Arturo s'exprima en surinois, mais Vicenzo en comprit la plupart des mots : « Oui. Il s'agit de Vicenzo Safferili, un membre du Ministère de la Culture du Royaume des Deux-Lucagnes. Il s'agit du délégué de ce même ministère aux relations avec Kapayane. Il n'avait pas mis le pied à Kapayane depuis belle lurette en raison d'un malentendu avec un bar local, et il revient pour une affaire assez... Spéciale.

En effet, ce dernier a passé un accord avec la mafia d'Augusta, une grande ville de Lucagne, l'obligeant à accomplir trois vœux du padrine d'Augusta pour obtenir ce qu'il a demandé. Un de ces vœux consiste à... Assassiner quelqu'un de haut placé, et apparemment assez haut placé pour qu'il ait recours à nos services. Il souhaite vous proposer une offre qui sans aucun doute, sera intéressante. »

Arturo se tourna vers Vicenzo, qui, tout pâle, parla : « En effet, pour accomplir cette périlleuse tâche, je dois faire appel à mes plus puissants alliés. Je me suis déjà assuré le soutien financier de la mafia palepolitaine, en Lucagne, mais je dois maintenant trouver des assassins talentueux. Il ne s'agira pas seulement de tuer un homme, mais de le faire disparaître et qu'on ne puisse en aucun cas le lier avec nous. J'ai décidé de faire appel à vos services car en Lucagne, les assassins ne sont pas réputés pour leur discrétion. J'ai besoin d'une équipe entière. Plusieurs personnes, toutes capables de se déplacer, silencieuses comme l'ombre, de tuer silencieusement, et pour finalement retourner au Kaiyuan pour y disparaître elles aussi. Tout doit disparaître, aucune preuve ne doit exister. »

Le surinois répondit : « Et vous voulez que j'envoie une poignée de mes meilleurs hommes au casse-pipe en Lucagne, à l'autre bout du monde pour... Faire disparaître un homme ? Pourquoi ne le faites pas vous-même ? »

« Et bien... Il s'agit d'une personne assez hautement placée pour être constamment sous vidéosurveillance, entouré de gardes du corps et couvert par plusieurs tireurs d'élite. Une telle opération nécessitera... Vos meilleurs hommes. Vous pouvez me fournir ça, moyennant finances ? Personnellement je suis enclin à vider mon compte en banque pour une telle opération. Il s'agit de plusieurs millions qui sont en jeu, monsieur Yao-Yun. Je ne réitérerais pas mon offre. »

« Dans ce cas... Je suis votre homme. Dites-moi juste quand nous commençons. »

« Tout de suite. »[/justify][/spoiler]
Djinndigo

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[spoiler=SOUVENIRS, SOUVENIRS... DEUX-LUCAGNES][center]Dans l’œil de la carpe
Le 13 novembre 2033 vers seize heures - dans un quartier de Kapayane

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/33/1/1502735131-kapayane.jpg[/img][/center]

[justify]Après la rencontre avec le chef de la triade locale, Budin Yao-Yun, Vicenzo Safferili se sentait plus serein, ayant désormais autant confiance avec le surinois qu'avec son camarade italique. Les deux marchaient devant lui tandis qu'une lourde escorte de gardes surinois et italiques fermaient la file. Les badauds s'écartaient rapidement avec crainte devant le visage du surinois et ceux qui ne bougeaient pas étaient écartés de façon brutale par les gardes qui composaient l'escorte. Le cortège s'enfonça dans une nouvelle ruelle sombre pour ensuite grimper dans un escalier menant directement sur les toits de la ville.

Le surinois s'avança tandis que tout le cortège s'arrêta pour le laisser constater par lui-même. Çà et là, des mafieux s'entraînaient. Là, au jet de couteau, et ici aux armes contondantes. On frappait, on taillait, on tranchait des cibles. Des fois, l'on poussait des cris lorsque qu'un duelliste se recevait un coup bien visé dans un endroit sensible, mais le reste du temps tout se passait dans un calme et un silence relatif. Un surinois d'âge indéterminable s'avança vers Budin Yao-Yun et lui tendit une main pour qu'il la lui serre. Les deux surinois se saluèrent ainsi puis ils parlèrent en surinois tandis que le reste du cortège échangeaient entre eux.

Les deux surinois se turent, puis l'inconnu s'avança vers les deux italiques et dit, toujours dans un italien perfectible : « Je vous présente Anurak Ornlamai. C'est mon bras droit, et c'est un expert en matière de combat. Il est très fort dans les combats de rue et il dispense un enseignement efficace à tous ses disciples. Certains sont très prometteurs. Si vous voulez quelqu'un de talentueux dans tous les arts de combat, la meilleure offre que je peux vous faire, c'est avec un de ces gars-là. »

Les deux italiques serrèrent la main à Anurak Ornlamai, puis ce dernier les incita à le suivre pour de plus amples explications. Il parla, dans un italien quasiment natif : « Je vous présente le "centre" d'entraînement officieux de Kapayane. Tous mes disciples vivent, grandissent, travaillent et s'entraînent dans cet endroit. La plupart de ces hommes excellent dans leur art, car nous avons comme mission de devenir des maîtres en ce que nous savons faire. Les arts maîtrisés sont divers, allant de la magie charlataniste à l'escalade en passant par le tir à l'arc. »

Il s'arrêta et montra un bâtiment en contrebas, puis poursuivit son monologue : « Ça, c'est mon dojo. J'y entraîne mes apprentis à l'art du combat au corps à corps. Tout le reste de l'entraînement qui peut être considéré comme dangereux, ça se fait ici, sur ce toit. » Il pointa du doigt deux surinois qui tiraient à tour de rôle avec un pistolet d'entraînement. « Là par exemple, ils s'entraînent au tir de précision à cinquante mètres. Vous voyez la terrasse sur le bâtiment là-bas au fond ? C'est là où ils tirent, il y a trois cibles sur le toit de cette bâtisse. Tous les toits exploités m'appartiennent bien sûr. Les maisons en-dessous appartiennent à des membres de la triade ou à des personnes de confiance. »

Il se tut puis Budin reprit : « Suivez-moi, je vais vous montrer notre arsenal. » D'un geste, il leur indiqua de le suivre dans une des maisons sous leur pieds, et ils arrivèrent dans une salle aux murs couverts de râteliers. Il poursuivit : « Voici nos meilleurs armes. Ça va du fusil de précision aux lances-grenades portatifs en passant par le traditionnel fusil d'assaut. Cette pièce est un coffre-fort qui contient plus d'argent, en terme d'objets, que vous ne pourrez accumuler durant toute votre vie. Qu'en pensez-vous ? »

Les deux italiques, ébahis par l'armement présent dans la pièce. Arturo, après avoir obtenu l'accord muet de Vicenzo, s'avança et dit : « Nous prendrons votre meilleur homme. Et la meilleure arme dont il puisse se servir de la manière la plus efficace. Tous les détails de la mission seront tenus secrets, et j'ai le regret de ne pas pouvoir vous mettre au parfum, bien que vous semblez être un homme très industrieux avec qui j'apprécierai faire affaire voire collaborer. Je vous recontacterai si cette mission est un succès. Capito ? »

D'un hochement de tête, le surinois et l'italique se mirent d'accord. Une enveloppe bien fournie changea de poche.[/justify][/spoiler]
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