Alors que le monde du football s’apprête à vivre prochainement au rythme de la Coupe de Dytolie, des pratiques moins traditionnelles de ce sport connaissent une ascension fulgurante en Amarantie, à l’instar du football à trois côtés. Pratiqué sur un terrain hexagonal, il diffère du football traditionnel par son nombre réduit de joueurs (cinq par équipe, gardien inclus) et surtout par le fait que l’équipe gagnante est celle qui a encaissé le moins de buts. Extrêmement marginal, au stade quasi-expérimental, ce sport connaît néanmoins une ascension importante en Amarantie, où une première timide fédération a vu le jour il y a quelques semaines. Quelles sont les raisons de ce succès ? Elles sont typiquement amarantines : lors d’un match de football à trois côtés, des alliances de circonstance se créent, à l’image de ce qui peut se pratiquer aussi en politique. Les Amarantins, qui sont de mauvais supporters de leur pays, peinent à se rallier derrière une unique bannière amarante, mais au contraire, trouvent plus d’intérêt dans ce genre de configurations. De nombreux curieux sont venus assister aux premiers matchs amicaux organisés par la fédération et les réactions sont plutôt positives, les spectateurs louent le caractère imprévisible et stratégique, qui semble manquer au football traditionnel.
[right]Giancarlo Roscoe
Note HRP : La paternité de cette idée revient à Viktor Troska, qui a rédigé un [url=http://www.simpolitique.com/medias-oustrien-t11710.html#p261654]article très intéressant sur le sujet[/url] du temps de l’Oustrie.[/right][/justify]
[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img] 3 octobre 2033
« Sincèrement navré pour vos fortunes sales capitalistes »[/center]
Ce sont par ces mots que les répondants à [url=http://www.simpolitique.com/tout-vert-t14922.html]l’appel d’offres lancé par l’Etat international[/url] ont été notifiés de l’annulation de celui-ci. Une fin de non-recevoir au vitriol, qui n’a pas manqué de faire réagir la Société Pétrolifère Caskar et l’atzumien Kohle Group. « L’Etat international crache dans la soupe : il fait les yeux doux au monde entier pour s’approvisionner en matières premières dont elle ne dispose pas, et dès qu’une autre solution moins « capitaliste » lui est proposée, il se montre tout de suite moins coopératif mais beaucoup plus agressif. Nous ne faisons pas de politique, mais c’est la première fois que nous sommes confrontés à une telle virulence » témoigne Sudrakoj, la grande entreprise amarantine spécialisée dans l’extraction et l’exportation de minerais d’argent, qui comptait répondre à l’appel. Quelque soient les divergences idéologiques, la position schizophrène de l’Etat international est intenable. Cet Etat rouge de Dytolie occidentale n’a pas totalement aboli la propriété privée : c’est ainsi que le groupe privé Radiotélécommunication Ansalv a pu [url=http://www.simpolitique.com/post317958.html#p317958]répondre à l’appel d’offres du Royaume de Wildhorn[/url]. Le cahier des charges proposé par l’Etat international ne comptait aucune disposition idéologique et affirmer accepter les « offres solidaires », sans aucune précision. Le Vonalya a remporté, de manière informelle, l’appel d’offres et semble correspondre à cette définition de solidarité. Si l’Etat international considère la solidarité comme une valeur contraire au capitalisme, il ne dit rien de ce que revêt cette définition de capitalisme. Pour s’ouvrir au monde, cet Etat devra donc se plier à un effort de vulgarisation… et de diplomatie.
Pour défendre les droits des homosexuels, les féministes à l’étranger n’ont jamais vécu en Amarantie[/center]
Les [url=http://www.simpolitique.com/elections-sejm-t14446.html]élections soveroves de novembre prochain[/url] sont intéressantes en ce sens où elles témoignent de la naïveté des mouvements dits féministes, progressistes, de « gauche solidaire » quant aux droits des homosexuels. Plusieurs mouvements féministes amarantins ont ainsi retirer leur soutien au Parti Ouvrier Soverov après que sa présidente de parti, Syuzanna Savinkov, ait détaillé son programme dans lequel elle plaide pour une dépénalisation de l’homosexualité et une légalisation de la prostitution. Si, nous autres féministes, ne considérerons pas l’homosexualité comme un crime ou un délit, nous mettons en garde tous les partis politiques du Progrès vis-à-vis d’une image erronée selon laquelle les homosexuels seraient automatiquement des représentants, des participants du Progrès. À ceux qui en doutaient encore, nous affirmons qu’il existe bel et bien des homosexuels orduriers, égoïstes, corrompus, sectaires, qui ne partagent pas du tout les aspirations égalitaires et solidaires de nos mouvements et qui, même, luttent contre elles. Féministes amarantines, nous vivons dans un pays où nous considérons davantage les homosexuels comme nos bourreaux que comme des compagnons de lutte. Nous parlons bien ici de ces messieurs : en Amarantie, pire qu’une femme, une femme lesbienne ! L’homosexualité féminine est vue ici comme un choix purement politique, de provocation et d’affirmation de son opposition à la beauté masculine, dans un pays qui la loue. Aucun homme, en Amarantie, ne comprend qu’une femme n’éprouve aucun plaisir devant les symboles phalliques, sans que ceci soit une revendication politique, une sorte de boycott du pénis.
L’étranger regarde l’Amarantie comme le pays où l’inversion des valeurs s’est opérée, où le conservatisme ne consiste pas à défendre la famille contre la débauche homosexuelle, mais bien au contraire à défendre un amour antique du sexe masculin, qui a pu dominer en opprimant les femmes. Au fil des siècles, s’est creusé en Amarantie un fossé entre la caste homosexualiste dominante qui, profitant de déléguer son devoir de procréation et de perpétuation de l’espèce humaine à des « mâles procréateurs » hétérosexuels, a pu bâtir des carrières réussies, sans les tracas et le gouffre financier et de temps que représente la parentalité. L’ascension professionnelle des homosexuels a d’autant plus été permise par un système économique qui privilégie les réseaux aux compétences. Pour réussir dans la vie, il faut être homosexuel ou, à la limite, s’adonner aux deux bords. Sinon, à défaut d’être un étalon comme le roi de Forluno, peu de chances de conquérir la hiérarchie suprême. Les mouvements féministes amarantins ne comptent plus le nombre de fois où ils se sont fait taxer d’homophobie, en particulier par des observateurs étrangers. Malgré les violences dont elle est non plus la victime mais l’auteur, la caste homosexualiste a donc réussi à se faire accepter par le camp du Progrès. Pour le moment.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img] 14 octobre 2033
Movopolis : à qui revient la maternité de la loi sur l’avortement ?[/center]
La troisième fois fut la bonne, mais la baronne Alexandrine Tar D'Omnes s’est vu dépossédé de son bébé. Auteur d’une [url=http://www.simpolitique.com/post317108.html#p317108]première loi sur l’assouplissement de l’accès à l’avortement[/url], la femme issue de l’Etat international a du assouplir ses propres convictions pour faire adopter son texte. Dans sa première mouture, la loi autorisait l’IVG en cas de viol et de maladies mentales avérées. Mais la disposition la plus polémique consistait à aider les femmes ne pouvant se faire avorter dans la Principauté à le faire dans [url=http://www.simpolitique.com/post295764.html#p295764]l’une des entités plus permissives à ce sujet[/url]. La Baronne avait alors privilégié la Cité-Etat des Octaves et la Communauté des Melgares, alors même que l’Etat autonome de Haute-Alilée voisin l’autorisait sous réserve de délais de réflexion. Mais la Haute-Alilée se revendiquant capitaliste n’a pas trouvé grâce aux yeux de la baronne communiste. Le texte [url=http://www.simpolitique.com/post317875.html#p317875]remanié une première fois[/url] posait quant à lui des problèmes de forme, et a été jugé « mal écrit ». Les intenses débats du Conseil Nobiliaire ont finalement accouché d’un [url=http://www.simpolitique.com/post318264.html#p318264]texte largement amendé[/url], qui ne devrait pas évoluer d’ici le vote prévu très prochainement. Nettement moins ambitieuse, la loi n’autorise désormais que les femmes majeures, de plus de 14 ans, à accéder à l’IVG jusqu’à six semaines d’aménorrhée et ce, après l’avis d’un gynécologue et seulement dans le cas où la vie de la mère est en danger. Les associations movopolitaines favorables à l’assouplissement de la loi sur l’avortement dénoncent un « status quo », une « broutille » et se disent déçues des reculs de la Baronne Alexandrine. À l’inverse, les farouches adversaires de la première heure que sont la Baronne vonalyane Ottilia Renarde-de-Feu et le Baron soverov Aleksy Kaleza sont enclins à voter ce texte. À vrai dire, la loi d’Alexandrine Tar d’Omnes n’est plus la sienne, et semble avoir été remaniée en sous-main par d'autres nobles. Outre la possibilité d'accéder à l'IVG par simple accord du médecin, elle prévoit une autre petite révolution : le remboursement total des actes, jusqu’ici laissé aux organismes d’assurances et de mutuelles santé. Et c’est précisément cette gratuité qui risque de déranger le Prince, qui dispose toujours d’un droit de veto sur les lois votées par le Conseil Nobiliaire, si l’assemblée populaire le mandate pour ce faire.
[right]Giancarlo Roscoe[/right]
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[center]Les semenciers sont-ils des biopirates ?[/center]
C’est la question qui est posée en substance des débats du Conseil nobiliaire de Movopolis, qui doit bientôt se prononcer sur une [url=http://www.simpolitique.com/post317690.html#p317690]proposition de loi[/url] du baron thorvalois Påske Froskersen, visant la liberté paysanne à user et réutiliser des semences non homologuées, déposée en écho d’un [url=http://www.simpolitique.com/post317681.html#p317681]conflit entre la République de Grande-Rufade et les semenciers[/url]. Cette question n’est pas seulement amarantine, elle a voyagé jusqu’au Kaiyuan, où l’Assemblée des Clans réfléchit elle aussi à une [url=http://www.simpolitique.com/post317824.html#p317824]loi sur la brevatibilité du vivant[/url], a priori plutôt favorable à l’agriculture traditionnelle plutôt qu’aux industriels de l’agriculture. Le Weong Sun met ainsi en parallèle la brevatibilité des semences agricoles avec celle de mutations de gènes, qui avait fait l’objet d’un brevet détenu par l’ancienne firme Avendix, l’autorisant elle seule à mener des recherches et administrer des tests de dépistage du cancer du sein et de l’ovaire. Ce parallèle rappelle en effet que de la même manière que l’homme n’a pas de mainmise sur ces mutations géniques, il n’en a pas sur les croisements végétaux. Les semenciers tendent à s’approprier le vivant quand bien même les croisements de végétaux sont pratiqués de tous temps par les paysans et que même la nature crée ses propres croisements : sous l’action du vent qui fait s’envoler le pollen, ou celle d’insectes butineurs, des espèces végétales hybrides voient ainsi le jour.
Dès lors, un semencier peut-il s’approprier un mécanisme naturel ? Les semenciers l’assurent : ils apportent une valeur ajoutée substantielle, en réduisant drastiquement le nombre d’échecs des hybridations de l’agriculture traditionnelle en agissant directement sur le code génétique, rendant ainsi les hybridations nettement moins aléatoires. Pour ce travail réalisé par leurs ingénieurs, les semenciers réclament une contrepartie financière. Si cette requête n’est pas seulement nulle et non avenue au Thorval, elle est en plus criminelle puisque la loi coutumière autorise les villageois à tuer les semenciers, comme le relate l’[url=http://www.simpolitique.com/presse-actualite-t13571-60.html#p318011]Aften[/url]. Pourtant d’habitude hermétiques au monde extérieur, les paysans du Thorval, interpellés par ce sujet, en appellent à la création d’une organisation promouvant les semences paysannes et leur libre utilisation, à laquelle la République de Grande-Rufade serait conviée. La Principauté de Movopolis aurait pu emboîter le pas mais l’avenir de la loi du Baron est de plus en plus incertain : à contre-courant de ce qui s’est passé pour la loi sur l’avortement, la loi sur les semences reçoit des avis de plus en plus défavorables. Soutien de la première heure, la Baronne Ottilia qui a ardemment défendu le texte au nom de la lutte contre les lobbys étrangers, [url=http://www.simpolitique.com/post318417.html#p318417]entend désormais voter contre[/url], appelant à ne pas se priver de partenaires commerciaux potentiels pour la Principauté. Le scrutin s’annonce extrêmement serré, chaque voix devrait compter.
Jouissif : le Premier ministre de la République misogyne de Céjanoise mis en difficulté par l’opposition !
[img]https://i.imgur.com/wgfgyeq.png[/img]
Le Premier ministre Renardo Stangor a été mis en difficulté durant le débat télévisé d’hier[/center]
En République maritime de Céjanoise, la vie politique se résume à deux camps : les très misogynes du Parti national et les légèrement misogynes du Parti social. Le bipartisme de cette entité a marginalisé des formations politiques plus ambitieuses et plus progressistes. Mais dans les faits, le Parti national, nationaliste, conservateur et militariste, a toujours gouverné tandis que le Parti social, d’inspiration « centre mou », a dû se contenter ici et là de simples gouvernements de coalition lorsqu’aucune majorité absolue ne se dessinait au Parlement local. En Céjanosie, il est difficile de conquérir le pouvoir tant est importante la prime accordée à ceux qui ont déjà brigué le pouvoir. Pour gouverner, il faut avoir déjà gouverné. À force d’exercice du pouvoir, le Parti national prétend être le seul à connaître les dossiers, ce qui est en partie vrai puisqu’il cadenasse un certain nombre d’informations pour rendre moins efficace le travail parlementaire. Ce vernis a cependant éclaté à l’occasion d’un débat diffusé hier sur la première chaîne locale entre le Premier ministre et son opposant du Parti social, Periklo Korniko. Interrogé sur la question du rachat par la famille vrye Van Rothshild de la société VSV qui détient la Cité-Etat de Fagrase, le Premier ministre a estimé, pour rassurer les Céjanosiens, que ce rachat a eu des effets négligeables sur le port d’Artigona, le premier de la Céjanosie, et que la République a mis en œuvre un certain nombre de dispositifs pour protéger les salariés du port. Habituellement à bout d’argument, se contentant de rappeler que « le Parti social est le seul qui défende la paix sociale », Periklo Korniko a surpris tout le monde en avançant des chiffres très précis d’un audit détaillé et inquiétant sur l’avenir du Port d’Artigona face à la concurrence du voisin fagrasien, tout en compilant de nombreux témoignages de salariés comme d’entrepreneurs. Ne sachant quoi répondre, le Premier ministre a bêtement affirmé que ces chiffres étaient faux, avant d’aborder un autre sujet.
Rebelote pour le débat autour de la législation du travail. Si le Premier ministre s’est félicité d’une baisse des contrats précaires, son argument est vite tombé à l’eau lorsque son opposant a rappelé que les chiffres qu’il avançait étaient déjà vieux de deux ans. S’apprêtant là encore à répondre, le Premier ministre est resté littéralement la bouche bée, regardant sa montre, impatient de mettre fin au débat. Sur la fin, excédé d’être ainsi mis en difficulté, le Premier ministre a qualifié son opposant de « populiste ». Retransmise sur les réseaux sociaux, la vidéo de cette scène culte a largement battu le record du nombre de vues en 24 heures. Si après ce débat catastrophique, le Parti national s’est défendu d’un communiqué renouvelant la confiance « totale » du Président à l’égard de son chef de gouvernement, quelques voix dissidentes au sein du Parti national commencent à s’élever, mais pas assez nombreuses pour ébranler le système archaïque de la république. De son côté, le Parti social jubile et se voit pousser des ailes. Sans doute un peu trop.
Le Conseil exécutif a annoncé avoir ratifié, à une très large majorité, la convention de l’Organisation pour l’interdiction des armes de destruction massive (OIADM) qui engage les Etats signataires à ne pas mettre au point, acquérir, utiliser ou entreposer d’armes de destruction massive. À l’initiative de cette convention, la République de Mari. Ce petit Etat de l’Océan néchinésien se situe dans une région du monde propice aux tests de ces armes de grande ampleur. Mais les signataires semblent être d’horizons très différents puisque le Vonalya et le Kaiyuan ont eux aussi ratifié la convention. « La Ligue amarantine entend réaffirmer sa place d’Etat paisible œuvrant pour la paix mondiale. » a rappelé le porte-parolat du Conseil exécutif. Parmi les opposants à l’accord, la militariste République maritime de Céjanoise a estimé que ce texte consistait à « se jeter dans la gueule du loup ». Le chef d’Etat céjanosien a ainsi annoncé que « l’Amarantie avait voté, sous couverts de beaux principes, en faveur de sa vulnérabilité vis-à-vis d’autres pays qui, eux, ont compris que la politique ne se menait pas la fleur au fusil ».
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[center]L’Etat International a-t-il sa place dans une Union Céruléenne ?[/center]
Comme le rappelle la [url=http://www.simpolitique.com/post318255.html#p318255]presse lianwaise[/url], de nombreuses organisations internationales voient le jour, préconfigurant une multipolarité du monde. Mais toutes n’ont pas la même ambition et la même fortune : si la Ligue boréale démarre sous de beaux augures, l’Union Panocéanique – déjà discréditée par la gouvernance de la Première ministre britonne Spencer - se remet difficilement du retrait du Wildhorn. En Ventélie, l’Organisation de Coopération de Choenglung a été perturbée par la mésentente entre le Lianwa et le Kaiyuan au sujet de l’installation d’une base militaire soverove. Si l’Organisation du Libre-Echange et du Commerce vise à réunir des Etats d’obédiences très différentes, l’Internationale Communiste affirme sa cohérence idéologique.
Et l’Union Céruléenne dans tout ça ? Elle n’en est qu’au stade d’hypothétique projet. Plusieurs Etats comme l’Amarantie, le Caskar, Siracuzzia, la Posnanie, la Thracie, les Deux-Lucagnes, l’Etat International et l’Aminavie ont d’ores et déjà affirmé leur souhait de voir une telle organisation voir le jour. Si l’adhésion de l’Aminavie, qui n’a qu’une très faible proximité avec la Cérulée, suscite bien davantage d’hostilité, celle de l’Etat International est plus problématique. Le Royaume des Deux-Lucagnes, conservateur, est très opposé à l’adhésion de cet Etat d’obédience communiste qui a récemment condamné son roi à dix années d’incarcération, bien qu’il soit entièrement céruléen. La Ligue amarantine est plutôt partisane d’une « union à cercles », c’est-à-dire d’une union facile à laquelle il est facile d’adhérer sur la seule base de critères géographiques, mais au sein de laquelle seront organisés des cercles de travail plus restreints, tels qu’une zone de libre-échange entre l’Amarantie, Siracuzzia et le Montalvo. Une proposition consensuelle qui peut, selon la diplomatie amarantine, concilier l’Etat international et les Deux-Lucagnes. Le président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno résume les enjeux :
« L’Etat International est très enthousiaste à l’idée d’adhérer à une telle organisation, bien plus d’ailleurs qu’à l’Internationale Communiste. Ce serait un mauvais choix de la part des Etats céruléens que de l’ostraciser et de doucher les espoirs qu’il fonde dans cette union. Si l’objectif des Deux-Lucagnes est de bouter le communisme hors des frontières céruléennes, il est préférable d’accepter l’Etat International comme membre de l’Union et d’infléchir sa politique, plutôt que de le refuser. Si l’Union céruléenne refuse l’Etat International, celui-ci risque de se braquer et rester sur ses certitudes idéologiques. À Movopolis, l’exemple de la Baronne Alexandrine Tar d’Omnes est très parlant : elle n’a mis de l’eau dans son vin qu’à partir du moment où d’autres nobles ont décidé non plus de l’ostraciser mais de travailler avec elle. La Cérulée doit adopter la même politique. De toute évidence, tous les Etats céruléens n’ont pas d’hostilité a priori à l’égard du communisme. La Ligue amarantine, qui ne parle pas d’une seule voix, et qui connaît d’importantes différences idéologiques en son sein, n’a par exemple aucun a priori négatif sur l’idée communiste. Bref, avant de bâtir une Union Céruléenne, les Etats potentiellement membres doivent se demander si leur ambition est de concurrencer une Union Panocéanique moribonde, qui a déjà fait de l’anti-communisme son leit-motiv, ou à l’inverse d’unir des pays aux idées divergentes, qui partagent une mer commune, parfois une langue ou une culture commune, mais qui recherchent tous la paix et la coopération. L’Union Céruléenne ne consiste pas à ménager la chèvre et le chou, mais à poser les bases d’une entente Cérulée. Ensuite, en fonction de leurs affinités, les Etats membres de l’Union rejoindront tel ou tel groupe de travail : une zone de libre-échange restreinte, un projet éducatif ou de recherche… Le même modèle qu’un Parlement, divisé en commissions. »
[right]- Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno[/right]
La scène se déroule au Royaume d’Uhmali, au sud-est de la Ventélie. Dans un « Camp de Service » frappé du logo nébuleux de la société, de nombreux Amarantins et Amarantines sélectionnés sur le volet, se soumettent à un entraînement militaire, dans un environnement où toutes les tentations sont bannies. Alcool, drogue, tabagisme, relations sentimentales ou sexuelles… On parle même de privation de chocolat. Mais ce camp de service n’est pas un centre de désintoxication, notre guide nous le rappelle en ces termes : « l’objectif de nos camps n’est pas de guérir les postulants mais de les habituer à un environnement moins plaisant au sens propre du terme. Ce ne sont pas des patients mais des postulants à un poste qui exige rigueur et réactivité. Aussi, nous n’interdisons pas brutalement toutes les sources de tentation, nous les réduisons progressivement… ceux qui ne parviennent pas à s’en défaire sont écartés, tout simplement ».
Il y a un an, la société de sécurité privée lançait son appel à candidatures avec pour objectif, de vendre ses services à des personnes physiques comme morales. Installée dans la Principauté de Movopolis, la société comptait profiter du désengagement financier de cette entité qui a frôlé la faillite pour proposer ses services, en vue non de compléter la police existante. Compte tenu de la nature du poste, l’erreur est intolérable et Scuta Securitas tient à s’assurer d’une « totale fidélité » de ses employés, tant le travail demandé peut être chronophage. Aussi, même si ce n’est pas un prérequis, le célibat est vivement recommandé. Il n’est guère étonnant que parmi les postulants, on retrouve des hommes esseulés. Parfois, ils cumulent en plus un chômage de longue durée, qui leur a fait perdre un lien déjà fragile avec la société. Le profil peut paraître risqué pour Scuta Securitas Inc mais il est au contraire très recherché : ces hommes esseulés et dépressifs, auxquels on donne une « seconde chance », seront bien plus fidèles que des candidats déjà bien expérimentés. Et le prix d’un stage d’entraînement militaire reste somme toute dérisoire à côté des bienfaits. Cynique ou sociale ? La politique de recrutement de Scuta Securitas Inc agite certes le débat public mais intéresse largement les réseaux de managers et de directeurs de ressources humaines.
[right]Ovidio Denas[/right]
Brèves
L’ACCÈS À L’AVORTEMENT ASSOUPLI À MOVOPOLIS. Par 30 voix contre 18, [url=http://www.simpolitique.com/post318764.html#p318764]le Conseil nobiliaire a assoupli les conditions d’accès à l’avortement[/url]. Jusqu’ici limité dans le seul cas où la vie de la mère est en danger, il est maintenant accessible après l’aval de n’importe quel « expert médical ». Autre petite révolution : l’acte est désormais remboursé.
TYPHON : LE CONSEIL EXECUTIF ALERTE SES RESSORTISSANTS. Le Conseil Exécutif a réitéré a mise en alerte des autorités lianwaises et kaiyuanaises, dont les pays sont menacés par un puissant typhon. Le Conseil Exécutif s’adresse tout particulièrement aux ressortissants amarantins présents dans ces pays, surtout au Kaiyuan, à Marinduque, première communauté de la diaspora amarantine.
[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img] 26 octobre 2033
Pour lutter contre le travail au noir, le Conseil Exécutif lance plusieurs pistes de réflexion
[img]https://i.imgur.com/Eqs6F8v.jpg[/img]
Le secteur du bâtiment reste le plus touché mais d’autres profils émergent[/center]
20 %. C’est en moyenne le nombre de travailleurs dépourvus de contrat de travail en Amarantie, un nombre supérieur à la moyenne mondiale et largement supérieur aussi à la moyenne des pays développés. Du fait de sa décentralisation fiscale et de son instabilité interne, le pays ne dispose pas d’une administration permettant de prendre le problème à bras le corps. Mais ce fort taux de travail dissimulé, qui peut largement varier d’une entité à une autre, dépend avant tout d’autres facteurs : dans les entités à forte imposition comme la Principauté de Movopolis, le travail dissimulé est avant tout un moyen, convenu par l’employeur et par le salarié, de s’extraire de leurs obligations fiscales respectives jugées excessives par rapport au bénéfice réel qu’elles apportent au quotidien, comme une sécurité sociale défaillante. Le deuxième facteur est plus culturel : parmi les travailleurs au noir, beaucoup de travailleuses, de femmes qui, pâtissant d’un niveau de qualification inférieur aux hommes, sont moins en position de force d’exiger un contrat de travail en bonne et due forme. De plus, un contrat de travail serait synonyme d’une ouverture à certains droits, syndicaux notamment, que les employeurs se refusent d’accorder aux femmes. Le bâtiment reste le secteur le plus touché et étonnamment le secteur recruterait un certain nombre de femmes de manière ainsi dissimulée, malgré des conditions de travail qu’un homme est plus apte à tolérer.
Conscient du manque à gagner et du caractère délictuel du travail dissimulé, le Conseil exécutif a décidé de se pencher une nouvelle fois sur ce vieux serpent de mer de la politique amarantine. Plusieurs pistes de réflexion proposent d’agir sur des mesures incitatives et dissuasives. Les premières conclusions données par la commission des activités économiques attestent que la non-déclaration est de plus en plus un souhait du salarié lui-même, qui préfère dépenser autrement l’argent alloué à ses cotisations. Le but serait donc de lui donner la garantie de la bonne utilisation de ses cotisations, par un chantier de la sécurité sociale. Le Conseil recommande par ailleurs aux entités, qui ont la prérogative sociale, d’éviter les « effets de seuils » de nombre de salariés, de telle sorte par exemple que les entreprises n’aient pas plus à perdre en ayant 10 au lieu de 9 salariés. Le Conseil propose d’ailleurs de moduler l’impôt sur les sociétés en fonction des secteurs les plus demandeurs en main-d’œuvre et ceux qui le sont moins, pour équilibrer les deux configurations. Du côté des mesures dissuasives, au-delà du renforcement de l’arsenal judiciaire, la commission propose une idée originale : celle de « fonctionnariser » le poste de comptable*, accessible uniquement sur concours. Pour résumer, les entreprises n’auraient plus la main sur le recrutement de leurs comptables et dès qu’elles auraient besoin d’en recruter un, elles devraient faire appel à l’administration, qui lui envoie un lauréat d’un concours, pour une mission dont la durée est déterminée à l’avance. Le comptable aurait alors comme double rôle d’aider l’entreprise dans sa gestion budgétaire et d’avertir l’administration en cas d’irrégularités, notamment de travail au noir. En contrepartie, le comptable deviendrait le seul et entier responsable de l’entreprise en cas d’irrégularité non signalée. Dépendant non plus de l’entreprise dans laquelle il est missionné mais de l’administration, le comptable serait dès lors un électron libre. L’idée fait bondir aussi bien les cabinets comptables que les entités les plus libérales. Si le Conseil exécutif n’a pas le pouvoir, sans modifier la Charte, d’infléchir sur la politique interne des entités, il peut toutefois adopter une résolution lui permettant « d’expérimenter » des politiques, sur un laps de temps défini.
[right]Kaeso Petreius
*(HRP : la paternité de cette idée revient à Lera’)[/right]
Cyclone Nepartak : au final, ce sont toujours les mêmes qui perdent[/center]
Le Conseil exécutif a exprimé toute sa « solidarité » à l’égard des pays victimes du cyclone Nepartak, en particulier le Lianwa et le Kaiyuan, et a promis l’envoi imminent d’une aide humanitaire. Mais il aurait dû préciser que les victimes sont avant tout celles qui n’ont pas les moyens financiers de s’en prémunir. Il ne s’agit pas ici d’accabler les gouvernements, en prétendant que la catastrophe aurait pu être évitée. C’est évidemment faux : la Nature a ses caprices et elle rappelle à ses temps perdus que nul ne peut la dominer. Si des cas de choléra, par essence la maladie des pauvres, ont été reportés dans les préfectures les plus touchées du Kaiyuan, la situation est plus inégalitaire encore au Lianwa, où la capitale Aravindapura a pu, grâce à ses imposantes digues, limiter les dégâts au contraire de la région de Pritaya, située au nord-ouest de la capitale, nettement moins bien protégée. Mais l’administration s’est rapidement déchargée de sa propre responsabilité pour accuser l’assureur Rava Group, qui a dû déposer le bilan face à son incapacité à indemniser les trop nombreux sinistrés. Mais alors que des familles lianwaises sont endeuillés par la disparition d’un de leurs proches, l’Etat voit dans ce cyclone une formidable preuve de l’efficacité du capitalisme et de son élimination quasi-darwiniste des éléments les moins fiables. Trop heureux d’avoir trouvé son bouc émissaire, le directeur de la BoL Richard Hu redirige la colère des sinistrés contre Rava Group pour masquer la négligence de l'Etat lianwais. Au lieu de s’enfermer dans son carcan idéologique, le Lianwa aurait pu tirer comme leçon de ce tragique évènement que les règles de son jeu méritocratique n’ont rien de scientifiques, et que les perdants sont toujours les mêmes.
L’avenir du Stade de Movopolis est incertain depuis sa saisie par les huissiers de justice après liquidation judiciaire. L’infrastructure, d’une capacité de 15 000 places, avait été racheté par le Baron Ibrahim Ould Abbès, qui entendait mener de gigantesques travaux d’agrandissement pour faire de la capitale grecophone la capitale du football céruléen. Un objectif qui ne sera jamais atteint, tant les investissements du noble furent hasardeux, et qui le conduisit à s’en séparer pour honorer le plus rapidement ses créanciers. En attente d’un repreneur, la ville en est propriétaire et a décidé de mettre le bien aux enchères en 2034.
Mais quel que soit le repreneur, l’investissement est jugé risqué. La Principauté de Movopolis n’est pas une capitale sportive ou du moins, les sports dans lesquels elle excellence comme la lutte gréco-romaine ne nécessitent pas d’un stade de 15 000 places. Avant sa mise aux enchères, Movopolis entend séduire les investisseurs et promouvoir le stade par l’organisation de deux matchs avec le Wildhorn, l’un à l’initiative de la sélection amarantine de football et l’autre par l’équipe nationale de rugby, respectivement les 21 et 24 novembre prochains. Au-delà du simple spectacle, l’objectif est de montrer que le Stade ne constitue pas le gouffre financier que l’on prétend. Pourtant, les chiffres sont impitoyables : le stade dépense près de deux fois plus que ce qu’il gagne. Son acquéreur devra donc se montrer très imaginatif pour le remplir de manière régulière. Football, rugby, athlétisme mais pas seulement : concerts ou rassemblements plus insolites. Toutes les idées sont bienvenues.
L’esclavagisme vit-il ses dernières années en Amarantie ?[/center]
Même les milieux financiers le confessent à demi-mot : l’esclavagisme n’est plus une pratique viable. Certaines entreprises amarantines craignent d’être blacklistées par des fonds étrangers en raison de la mauvaise publicité que leur feraient les entités esclavagistes. Si l’honnêteté nous oblige à dire que la pratique a été considérablement réduite en un siècle, elle demeure la clé de voûte de certaines entités, comme le Barnique ou la Céjanosie, qui se refusent à l’abolir de la Charte. Et tout spécialiste de la politique amarantine le sait : il suffit d’une contre-alliance entre deux entités sur un sujet pour faire capoter tout un sujet. Il pourrait y avoir 14 entités favorables à l’abolition de l’esclavagisme, si les deux autres se soutiennent mutuellement pour faire éviter à l’autre l’exclusion de la Ligue, la Charte restera la même. Dès l’instant où une entité est la seule à défendre une position, il ne faut guère attendre très longtemps pour qu’elle cède sous la pression des autres ou alors, qu’elle soit exclue manu militari. Le Barnique et la Céjanosie sont les plus esclavagistes mais dans les faits, d’autres entités comme la Cité-Etat de Dorobie, le Royaume de Forluno ou la Cité-Etat gérontocrate de Montorive continuent à le pratiquer intensivement, mais sans le revendiquer. Quand bien même, le sujet ne reçoit plus le soutien unanime des siècles passés.
Economiquement, l’esclavagisme se justifie de moins en moins : les esclaves doivent leur condition à leur illettrisme et/ou leur inculture (la novlangue amarantine préférera le terme d’aliénation). Pourtant, de plus en plus rares sont les métiers où il n’est pas nécessaire de savoir lire et compter. L’Etat autonome du Barnique l’a appris à ses dépens : elle ne peut utiliser ses esclaves comme chauffeurs-routiers qu’après leur avoir fait découvrir la lecture, qui est par ailleurs une source d’émancipation. Savoir lire, c’est percer une barrière de la langue écrite, c’est la liberté. Cette formation a évidemment eu un coût : le Barnique doit engager des professeurs pour apprendre à lire à ses esclaves ! L’esclave n’est donc plus une main-d’œuvre bon marché. Même dans l’Empire Luciférien, [url=http://www.simpolitique.com/post319032.html#p319032]la Hyptatie a dû se résoudre à ouvrir des écoles pour esclaves[/url], confrontée au même problème de non-viabilité de ce système. Si jusqu’au XIXe siècle, les esclaves étaient nécessaires à une économie très dépendante en manutentionnaires et ouvriers non qualifiés, ce n’est aujourd’hui plus le cas. La machine est devenue plus rentable que l’esclave. L’ordinateur a accéléré ce processus. Désormais, même les manutentionnaires doivent savoir réaliser des opérations informatiques simples. En plus de constituer une mauvaise publicité à l’étranger, l’esclavagisme n’est plus du tout viable. Seul le milieu de la prostitution peut encore profiter de la manne esclavagiste, mais la prostitution ne suffit pas à soutenir l’économie de tout un pays.
Le cheminement est le même pour le droit des femmes. Peu relayée dans les médias traditionnels de la phallocratie amarantine, la [url=http://www.simpolitique.com/post319157.html#p319157]naturalisation par la Ligue de Montalvo de près de 6 000 femmes amarantines[/url] est un coup dur pour la misogynie institutionnalisée de notre Etat. Le mouvement semble inexorable : en tant que troisième puissance mondiale, l’Amarantie ne peut se résoudre à vivre reclus derrière ses frontières, elle ne peut rien faire contre la tendance des femmes amarantines à fuir ce pays de bourreaux. Les homosexualistes les plus hypocrites diront qu’il est heureux que l’Amarantie compte 57 % d’hommes contre 43 % de femmes et qu’il conviendrait d’accentuer le phénomène, mais démographiquement, c’est une catastrophe qui menace la pérennité du pays, au moins pour ceux qui s’en soucient. Là encore, le salut semble venir de l’étranger : en vidant l’Amarantie de ses femmes, ils permettent à l’oligarchie aveugle de se rendre compte de l’ineptie de leur système. Déjà, ils sont [url=http://www.simpolitique.com/post311850.html#p311850]une majorité d’entités[/url] à s’être prononcés pour la liberté de chaque entité à légiférer ou non sur la question de l’accès des femmes aux fonctions publiques et il se murmure qu’un texte plus consensuel encore pourrait voir le jour. Il ne faut guère y voir le signe d’une classe dominante plus tolérante et progressiste, mais plutôt le souhait de se confondre au reste du monde, de s’acheter une responsabilité auprès du reste du monde qui serait nécessaire pour les affaires. Comme l’esclavagisme, la digue misogyne est prête à céder. Il aura fallu plus de vingt-et-un siècles pour y parvenir.
Le [url=http://www.simpolitique.com/post310869.html#p310869]croisiériste Haltamar[/url] a inauguré une nouvelle traversée sur la Mer Céruléenne. D’une durée de huit jours et sept nuits, cette ligne reprend le même parcours que son produit phare, mais en ajoutant deux escales, à Taorminia au sud-ouest de la Cizilie lucanienne ; et à Coèos, capitale péosienne située sur l’île de Galène. Coûtant la bagatelle de 769 £ AM, cette croisière est adaptée à des ménages plus aisés, en particulier des retraités. Alors avoir [url=http://www.simpolitique.com/post310871.html#p310871]ouvert un bureau à Marinduque au mois de mars[/url], Haltamar revient dans sa Cérulée natale. Envisageant initialement une nouvelle lignée allant de la Ventélie du Sud-ouest jusqu’au Vanuaha et à Mari, la société souhaite aujourd’hui fidéliser sa clientèle dytolienne.
Mais difficile de ne pas y voir des intentions politiques derrière cette nouvelle ligne : le nouveau président de la République maritime de Dentegorie, Hadeso Kavaliro est étroitement lié à Haltamar. Le chef d’Etat de l’entité amarantine la plus puissante a notamment été à l’origine du contrat entre le croisiériste et le constructeur de navires siracuzzain Navigroso. Et si ses nouvelles fonctions l’ont éloigné du monde des affaires, il a gardé jusqu’à la fin de sa campagne électorale une certaine mainmise sur les projets de Haltamar et a sans nul doute contribué à l’élaboration de cette nouvelle ligne. Le président dentegorien, qui plaide depuis son élection en faveur d’une ambitieuse union céruléenne « à cercles » entend ainsi s’imposer comme la pièce maîtresse des négociations. Officiellement, la présidence de Dentegorie se défend de toute ingérence dans ce dossier rappelant que le président se donne « corps et à âme » à son nouveau mandat mais officieusement, il ne fait nul doute qu’il entend par exemple, avec l’ajout de Taorminia dans la liste des escales, faire plier la Lucagne en sa faveur, surtout après le [url=http://www.simpolitique.com/post319110.html#p319110]rejet massif[/url] des Lucaniens par référendum d’une telle idée « d’union à cercles ».
[right]Polikarpo Malgrandulo[/right]
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[center]IDH : l’Amarantie dans la moyenne mondiale
Le Département de Sciences Politiques de l'Université d'Ariev (Soverovie) a rendu publique sa publication listant 26 pays, dont l’Amarantie, selon un Indice de Développement Humain (IDH). Cet indice, qui entend être un complément à un Produit Intérieur Brut (PIB) jugé imparfait, prend en compte différentes données, telle que l’espérance de vie, la durée de scolarisation, le taux d’alphabétisation ou le revenu brut par habitant par parité d’achat. Le score évalue sur une échelle de 0 à 1 (0 étant la note minimale théorique, et 1 la note maximale théorique) le niveau de développement d’un pays. Avec un IDH égal à 0.632, l’Amarantie se situe dans la moyenne (établie à 0.652), tout comme la Soverovie (0.672). Les petits Etats insulaires prennent la tête du classement, à l’instar de Lianwa, Mari et Siracuzzia – qui partagent la particularité d’être également des [url=http://www.simpolitique.com/post312660.html#p312660]paradis fiscaux[/url] – avec un IDH supérieur à 0.900 tout comme le Vonalya, tandis que le Karmalistan, l’Eashatri et le Peos ferment la marche.
Malgré sa place de troisième puissance mondiale, l’Amarantie n’apparaît donc pas comme une nation « très développée ». Analystes politiques s’écharpent sur les raisons de ce score en demi-teinte, qui a depuis largement été repris par les opposants politiques de tous bords, toutes entités confondues. L’étude soverove ne prend en effet pas en compte les différences régionales, qui sont très notables en Amarantie, mais qui le sont tout autant au Peos qui arrive parmi les trois derniers de l’étude, mais aussi le Kaiyuan et plus encore, le Sengaï. Les mouvements progressistes rappellent quant à eux que le score de l’Amarantie est très biaisé, en ce sens où dans le pays « les hommes bénéficient d’un niveau de vie largement plus élevé que les femmes », selon l’organisation Mouvement Amarantin des Droits de l’Homme (MADH). Bien moins éduquées, les femmes amèneraient ainsi l’indice de l’Amarantin vers le bas. L’éditorialiste polémique des Amarantina Folioj, représentant de la République maritime de Céjanoise au Conseil exécutif, Horasiu Zamfir, s’est exprimé sur le sujet : « Cet indice est une très mauvaise nouvelle pour la Ligue amarantine et force est de constater que le sexe faible y est encore pour quelque chose ». Des propos « aussi hypocrites qu’orduriers » pour le MADH.
Mais un IDH trop élevé est également source de problèmes : dans notre édito du 30 avril dernier, nous revenions sur la concurrence délétère entre les différents paradis fiscaux insulaires qui occupent aujourd’hui la tête du classement, et sur leur difficulté à diversifier leur économie. Depuis, cette date, les analyses économiques affirment que des paradis fiscaux comme les Iles-Unies ou les Abrigs entreront bientôt en récession. Tous ces pays ont une marge de progression très faible et devront maintenir une excellente qualité de vie pour maintenir leur économie dépendante de la rente de leur population. Pour les pays plus industrialisés, qui jouissent de salaires plutôt élevés, comme le Vonalya, le risque le plus important est celui de la délocalisation de certaines activités gourmandes en main-d’œuvre non qualifiée dans des pays moins développés, à l’image du Karmalistan, du Kaiyuan… de l’Amarantie ?
[right]Lotario Karmenoj[/right]
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[center]Contre la stratégie de phagocytage de Zibbibo, le Lianwa lance son propre moteur de recherche
L’opposition montalvéenne ne digère pas [url=http://www.simpolitique.com/post319506.html#p319506]l’octroi d’une subvention[/url] de 120 millions $ versée au géant de l’Internet Zibbibo. Le montant exorbitant de l’aide accordée viserait, selon le gouvernement à favoriser l’implantation du fournisseur d’accès dans certaines régions stratégiques, comme la Dytolie du Nord et le Kaiyuan, qui connaissent une forte croissance économique. Si cette aide aurait pu être allouée différemment, elle pose également un problème de concurrence déloyale vis-à-vis des autres prestataires. La stratégie de Zibbibo ne consiste-t-elle pas, en effet, à tuer la concurrence en vendant à perte ? Les ventes à perte étant compensées par les subventions astronomiques. Une telle stratégie, si elle n’est pas recadrée par les pouvoirs des pays concernés, pourrait se montrer destructrice pour les concurrents, et Zibbibo pourrait s’imposer comme un monopole sur le marché de l’Internet, avec toutes les conséquences qui en découlent (hausse des tarifs, pouvoir de pression, peu d’incitation à la recherche-développement…). D’ailleurs, dans le même temps, [url=http://www.simpolitique.com/post319530.html#p319530]le Lianwa a lancé son propre moteur de recherche[/url], comme pour anticiper l’arrivée de Zibbibo sur la petite île, après le Kaiyuan. Le moteur de recherche Kio, qui a adopté un nom espéranto, n’en reste pas moins une décision tout aussi politique que le subventionnement de Zibbibo, puisqu’il compte censurer le contenu de pays autorisant « l’esclavagisme et la pornographie infantile », une attaque contre l'Amarantie aussi peu déguisée que la subvention montalvéenne.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img] 14 novembre 2033
L’Aiglantine rachète les parts kodomos du capital de Cxiela
[img]https://img4.hostingpics.net/pics/887531cxiela.jpg[/img]
Ladislao Ĵastor, fondateur et CEO de Cxiela, est en très mauvaise posture[/center]
Le [url=http://www.simpolitique.com/post315413.html#p315413]constructeur d’automobiles électriques Cxiela[/url] a tenu le vendredi 11 novembre dernier un conseil d’administration extrêmement tendu. L’actualité de la société, qui a connu une croissance exponentielle cette dernière année, a été marquée par le rachat par la République fédérale d’Aiglantine des parts du conglomérat kodomo automobile, composé des entreprises Onyx, Kabak, Raptor, Hanasu, Reisenbahn et Greif. La raison de ce rachat tient à la législation kodomo, obligeant toute entreprise sous son autorité à ne contracter des partenariats qu’avec d’autres entreprises responsables… sous-traitants compris ! Dans l’Union du Kodomo, le respect des normes sociales et environnementales est un prérequis indispensable à toute coopération économique. Si Cxiela avait initialement su montrer patte blanche, axant sa communication autour de son activité « verte », respectueuse de l’environnement, le conglomérat kodomo s’est montré au fil du temps de plus en plus dubitatif, notamment sous la pression de la presse étrangère qui avait souligné « l’hypocrisie » du Kodomo à collaborer avec une entreprise issue d’une entité amarantine qui soutient « l’esclavagisme » (sic).
Ne disposant pas de moyens suffisants pour vérifier l’intégrité des acteurs de sa chaîne d’approvisionnement et sachant que sa responsabilité pénale était engagée, le conglomérat automobile a préféré céder ses parts. Le Fonds d’Investissement Public Aiglantin (FIBA), qui a racheté les parts, dispose quant à lui des ressources matérielles et humaines de l’Etat pour s’assure de la respectabilité de Cxiela. L’entreprise devient de fait, au moins à moitié, une entreprise publique aiglantine. De leur côté, les actionnaires amarantins ont renouvelé leur confiance dans le jeune fondateur Ladislao Ĵastor, qui préside le conseil d’administration. Certes, disposant chacun de 50 % du capital de Cxiela, ni le camp barniquois ni le camp aiglantin n’a les moyens d’imposer sa volonté mais devenant une véritable affaire politique, Cxiela aborde l’avenir peu sereinement, où l’absence de majorité claire dans le conseil d’administration risque de conduire la société dans l’immobilisme. La presse économique amarantine a d’ailleurs illustré Cxiela par le mythe d’Icare, qui s’est brûlé les ailes en volant trop près du Soleil. Pour éviter une telle issue, l’actionnariat amarantin entend proposer une solution amiable mais rapide à l’Etat aiglantin, en proposant l’ouverture du capital à de nouveaux actionnaires, qui ne seraient ni amarantins, ni kodomos… un « actionnariat arbitre » en somme. Sans formellement rejeter le système de l'entité, Ladislao Ĵastor a de nouveau martelé que « Cxiela n’était pas une organisation politique de l’Etat du Barnique, et qu’il ne pouvait être tenu responsable de l’action du gouvernement local ».
Après huit jours de compétition, la « Nacia » - surnom donné à la sélection nationale amarantine de hockey sur gazon – aborde désormais la Dytolian Field Hockey Cup avec plus de sérénité, en restant toutefois sur ses gardes. Le hockey sur gazon n’est guère le sport le plus en vogue en Amarantie, et la sélection nationale se situe généralement dans le ventre mou du classement mondial. Pourtant, après avoir joué un tiers de la compétition, l’Amarantie a créé quelques surprises. Pourtant, le départ était très mal engagé, avec deux défaites consécutives contre les deux favoris : largement battue par la Kvorquénie (0-8), l’Amarantie s’est inclinée plus difficilement devant le Wildhorn (4-6), douchant les espoirs de supporters qui espéraient un « miracle amarantin » contre la sélection wildhorner. La défaite contre le Peos (1-6), qui a pourtant un niveau semblable à celui de la Nacia, illustrait une équipe amarantine qui n’y croyait plus du tout. La victoire contre le Vonalya (4-2) le jour suivant lui redonna toutefois un peu de baume au cœur. Beaucoup plus serrée, au terme d’un intense match qui s’est prolongé jusqu’à tardivement, la victoire contre les Deux-Lucagnes (3-2) fut aussi inattendue que jouissive. Si l’Amarantie ne s’est guère montrée inquiète contre la faible équipe de l’Atzum en gagnant 3 buts à 2, le « miracle amarantin » a véritablement eu lieu contre la Magyarie, donnée largement favorite (4-3). Maintenant rodée aux victoires à la Pyrrhus, la Nacia a dernièrement battu le Tötternland, au terme d’une séance de tirs de barrage. Mais la tendance peut encore s’inverser : il reste 16 jours de compétition et seules les trois premières équipes pourront se qualifier pour le tour suivant.
Les récits dodécathéistes sont pleins d’enseignement. Prenons, par exemple, celui du mythe de Midaso (Midas, ndlr), ce roi récompensé par le dieu Dionizo (Dionysos) de la faculté de transformer tout ce qu’il touche en or. Au mois de juin, [url=http://www.simpolitique.com/post314249.html#p314249]nous l’avions déjà raconté dans nos colonnes[/url] et visiblement, le nouveau Royaume de Wildhorn n’en a cure. Pris d’une aussi étrange que soudaine obsession pour ce métal précieux, l’Etat gaélique a même [url=http://www.simpolitique.com/post319534.html#p319534]déclaré l’or cause nationale[/url]. S’accaparant de toutes les ressources, le royaume entend désormais traquer le propriétaire du moindre lingot pour l’ajouter au Trésor national. Cette stratégie, mêlant cupidité et paranoïa, vise à garantir le Wildhorn d’une réserve stable en cas de crise économique et de défiance des monnaies actuelles. Une politique dite de thésaurisation qui se comprend difficilement dans le contexte international actuel de relative paix et stabilité, et qui immobilise des fonds dans un lieu tenu secret au lieu qu’ils soient réinvestis à des fins nettement plus utiles. Paranoïaque et névrosé, le Wildhorn pense se prémunir en amassant les lingots mais l’énergie qu’il dépense à le faire est autant de temps et d’argent gaspillé. L’image que le royaume renvoie s’en trouve d’ailleurs sérieusement écornée : le Wildhorn, qui aspire à être un paradis fiscal, nationalise toute propriété aurifère et incite tous les particuliers qui possèdent des lingots à fuir le pays vers d’autres contrées moins liberticides.
De plus, comme nous le disions déjà en juin, l’or n’a que la valeur qu’on lui prêtre. D’une utilité fonctionnelle très limitée, il est surtout un artefact esthétique, quelque chose dont une société qui progresse peut largement se passer. Le Wildhorn semble aussi méconnaître la pourtant simpliste loi capitaliste de l’offre et de la demande puisqu’en augmentant ses réserves propres et en extrayant toujours plus d’or via son entreprise publique [url=http://www.simpolitique.com/golden-flair-t14983.html]Golden Flair[/url], il augmente l’offre alors que la demande reste, elle, stable. Conduisant ainsi à une baisse du cours. D’autant que le Wildhorn rêve d’un monopole sur ce métal qu’il n’obtiendra jamais : des Etats comme le Tlaloctlitlal, le Thorval, la Posnanie, la Britonnie, le Vonalya, ou Siracuzzia possèdent des réserves bien plus conséquentes. La concurrence est donc très rude et dans ce jeu, le Wildhorn n’est qu’un nain. Le Wildhorn est-il seulement cupide et fourbe ou alors, est-il en plus cynique au point de subtiliser l’or avant un conflit mondial dont il serait, par exemple, l’instigateur ? Au même moment, [url=http://www.simpolitique.com/post319633.html#p319633]les païens du Lykke massacre des chrétiens[/url]. L’île, au nord du Tötternland, pourrait être le casus belli parfait dans la course vers l’or du royaume gaélique et ce d’autant plus qu’elle concentre deux mines aurifères qui n’attendent visiblement que les services de Golden Flair. Les agissements de l’extrême-droite du Lykke ne sont pas sans rappeler les accointances de la couronne wildhorner avec les groupuscules ultranationalistes, qui ont précisément précipité la chute de la république au profit du royaume. Personne ne sera dupe sur les intentions à peine voilées d’un Wildhorn atteint d’un complexe d’infériorité.
[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img] 15 novembre 2033
Le Conseil exécutif ne ratifie pas pour l’instant le blocus maritime[/center]
« La [url=http://www.simpolitique.com/post319851.html#p319851]résolution AE-2033-11-15[/url] ne sera pas ratifiée pour le moment. » : ce sont les mots prononcés le porte-parole du Conseil exécutif dans une salle de presse comble, où tous les journalistes ont été pris de court par cette résolution visant à interdire tout navire naviguant sous pavillon du Commonwealth dans l’espace maritime amarantin. Loin d’être votée à l’unanimité, la résolution a rassemblé moins de la moitié des entités et n’a été adoptée qu’à une voix près. « Mal votée », ce texte a subi les foudres de la Cité-Etat de Fagrasie, gouvernée en partie par le géant VSV, qui est passé sous pavillon vrye cette année, et qui souhaitait développer le port de Fagrase et ses connexions avec les Etats de l’Union Panocéanique. Finalement, Fagrase obtiendra un répit puisque le Conseil exécutif n’a pas ratifié le texte, ce qui le suspend de toute application. En théorie, le Conseil peut ratifier la résolution jusqu’à la date où il n’a plus effet, le 15 mai 2034. La Britonnie a en effet reculé face à l’énorme démonstration de force qui lui était hostile, et a annoncé à peu près même moment de l’adoption du texte le retrait des troupes. Si le président de séance était le seul à pouvoir ratifier le texte, toutes les entités membres ont convenu de ne pas le faire, une décision unanime assez rare dans la politique amarantine, qui s’explique par l’actuelle incertitude autour de la situation en Nouvelle-Occilée.
Si Fagrase se réjouit de cette nouvelle, elle n’en reste pas moins méfiante. L’entité fut la plus opposée au texte, pointant un « texte démagogique ». Officiellement, la résolution vise à faire pression sur le Commonwealth, pour qu’il cesse sa mainmise sur plusieurs zones du monde sur lesquelles il n’a pratiquement aucun ancrage. Se défendant de toute ingérence, le Commonwealth souhaite une adhésion à l’UPO « seulement si la population locale le souhaite ». Mais les partisans du texte considèrent, quant à eux, qu’une mise sous influence de l’UPO n’est qu’un préalable qu’à une véritable mise sous tutelle britonne, voire à une annexion. La Ligue amarantine soutient également la Posnanie en prévision d’une future Union céruléenne plutôt qu’un Commonwealth avec lequel elle n’a aucun lien notable, que ce soit diplomatique, économique ou culturel. C’est là tout le défi du Commonwealth : regagner l’estime des décideurs pour apparaître comme plus responsable, notamment en Cérulée où il n’a pratiquement aucun soutien. Le Commonwealth doit donc d’abord revoir ses ambitions à la baisse pour mieux gagner l’avenir.
Le Wildhorn a organisé le massacre des chrétiens au Lykke ![/center]
Derrière ses airs de respectabilité, le Wildhorn cache son monstrueux visage. Perfide, cupide, immoral. Le royaume gaélique a en effet secrètement commandité le massacre de fidèles chrétiens d’une messe se déroulant sur Foreløpig. Ces actions ont été perpétrées par la Brazensolliga, une organisation également proche du parti ultranationaliste wildhorner Wooden Block, à l’origine du renversement du régime républicain au Wildhorn. Au mois de septembre, le Wooden Block avait en effet manifesté au monde entier son grand pouvoir d’influence, en réunissant à son initiative plus de la moitié de la population du pays. Officiellement marginalisé par la nouvelle équipe royale, le parti d’extrême droite s’est montré étrangement silencieusement depuis cette date et pour cause, son silence a été acheté… à prix d’or ! Conscients d’avoir été trompés, des militants du Wooden Block ont claqué la porte du mouvement et ont témoigné auprès de notre rédaction sur les véritables intentions de cette organisation et du gouvernement.
Plus récemment, le Wooden Block s’est montré de plus en plus exigeant et le récent [url=http://www.simpolitique.com/post319721.html#p319721]délire aurifère[/url] du Wildhorn vise précisément à répondre à leurs demandes, et à celle de son chef de file, Anthony Grebe. Celui-ci, profitant de ses liens étroits avec la Brazensolliga, a organisé en sous-main le massacre de Foreløpig, sous la bénédiction du royaume gaélique, qui n’attend qu’à envahir le Lykke et ses mines. Les Wildhorners doivent savoir que l’accession au pouvoir de leur ignoble roi leur sera extrêmement coûteuse, tant éthiquement que financièrement. Par leurs impôts, ils financent les groupuscules d’extrême qui l’ont aidé à conquérir le trône. Il faut le savoir !
[justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img] 21 novembre 2033
Guerre en Atzum : le Tötternland veut imposer une « Blitzkrieg »[/center]
L’Etat du Tötternland, ce mastodonte germanique dirigé par le Conseil national et leurs soutiens nationalistes, a entrepris aujourd’hui une [url=http://www.simpolitique.com/intervention-contre-empire-atzum-t15055.html]offensive contre l’Empire d’Atzum[/url]. En cause : d’une part l’installation d’une base scientifique en Arctique dont l’Atzum s’est arrogée la propriété et d’autre part, la révélation d’un document mettant en cause directement les services atzumiens, lesquels projetteraient une campagne de déstabilisation au Grand Karupurajyam. Ce casus belli double a conduit le Tötternland à lancer un [url=http://www.simpolitique.com/post320009.html#p320009]ultimatum de 48 heures[/url], exigeant l’arrêt de ces projets, auquel l’Atzum n’a pas donné suite. Jugé menaçant pour la stabilité de la Nord-Dytolie, l’Atzum est également un très bon moyen pour le Tötternland de se propulser sur une scène internationale sur laquelle elle s’est montrée discrète ces dernières années. C’est également un moyen pour le Conseil national, qui accorde de larges pouvoirs aux militaires, d’asseoir son pouvoir sur l'assemblée constituante. L’offensive, toutefois, pourrait se faire à double tranchant : la très militarisée nation d’Atzum peut faire plier le géant aux pieds d’argile töttern, dont l’immensité de son territoire et ses côtes est autant un avantage qu’une menace. De plus, la Britonnie qui s’est vue imposer un blocus par le Wildhorn et le Breizhmor pourrait tout à fait préférer soutenir l’Atzum, plutôt qu’un Tötternland qui serait adoubé par la Ligue boréale. Cette Ligue boréale à laquelle le Tötternland a justement envoyé une demande officielle d’adhésion. Si le Tötternland dispose d’un réseau diplomatique plus étoffé que celui de l’Atzum, il n’est pas certain que l’aide que lui apportent ses nouveaux alliés boréaux lui sera des plus heureuses. Chaque membre de la Ligue monnayera son soutien au nouveau venu töttern, là où l’Atzum n’a aucune promesse à honorer à l’égard de personne. Au contraire, ceux qui soutiendront l'Atzum auront plus à cœur de se venger d'un membre de la coalition pro-töttern qu'à profiter des ressources atzumiennes.