Presse générale et provinciale
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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9/03/2033[/center]
Dernières 24h : de l'attaque informatique à la panique bancaire
[img]http://a141.idata.over-blog.com/0/45/67/32/3-me/Bourse.jpg[/img]
On l'avait dit et répété : malgré les bons chiffres continus de la croissance ces dernières années, l'économie de la Ligue tenait à quelques fils... Ce que tous ignoraient, c'était que le potentiel coup de grâce à ce château de cartes viendrait des nouvelles technologies du numérique.
Hier en fin d'après-midi, un black-out d'origine informatique s'est installé dans les réseaux de communication entre les banques de la Ligue, et des pirates se sont vraisemblablement introduits dans le système numérique de plusieurs banques, de la Banca di Montefiori à la Societa Mutua ou encore Monezzi solutione.
Le piratage des sites bancaires, internets comme des systèmes matériels -le secteur reste flou sur la réalité du "casse"- a provoqué une panique généralisé avant la clôture de la bourse, faisant perdre aux différents titres de 5 à 30% de leur valeur. Ne voulant pas rajouter un problème aux ennuis, le pouvoir politique a ordonné à la banque centrale de ne pas tenir fermer les places boursières aujourd'hui, au risque de déstabiliser le cycle financier.
Pourtant, la journée que l'on vient de vivre sur les marchés de la Ligue peut faire regretter ce soir cette décision à ceux qui l'ont prise. Et pour cause : à la panique purement spéculative s'en est suivi, sous l'effet blast permis par les communications Internet, une panique des particuliers et petits investisseurs ayant commencé à massivement retirer leur argent des principales banques touchées par le scandale. Depuis la Loi de 2028 sur les transactions financières, ces opérations de transferts de compte sont facilitées à destination d'établissements parfois virtuels.
On estime que la Banca di Montefiori, principale victime des 24h, pourrait perdre jusqu'à 12% des avoirs gérés à l'issue des procédures de transferts de comptes réclamées en faveur d'autres enseignes. La banque, du moins sa filiale commerciale qui détient 50% de la dette du pays, est la principale du secteur malgré l'arrivée de l'UBS de Siracuzzia grâce au Traité de Duzzo entré en vigueur au 1er janvier.
Si les opérations de communication du gouvernement pour "contrer" la propagation de la "grande peur des épargnants", attisée par des profils internets malveillants et domiciliés à l'étranger, devraient accentuer un léger rebond des titres et une vague d'annulation des demandes de transferts d'avoirs dans la journée de demain, la perte pour la BdM pourrait la mettre un peu plus en difficulté et surtout, l'attaque numérique dont a été victime le pays décrédibilise sa sécurité autant que la pertinence d'un trop-plein de numérisation des économies.
Depuis quelques années, les NTICS ont apporté de nouveaux moyens mais aussi beaucoup de nouvelles menaces, or sous l'effet de coupes budgétaires conséquences la Ligue n'a pas fait évolué tout à fait ses dispositifs anti-terroristes ou anti-criminels en la matière. Le Servizio degli Figli della Lupa possède bien des bureaux de lutte contre les cyber-attaques, mais ils sont faiblement développés et leurs financements inconnus.
En dépit des efforts de retour au calme dans les guichets et à la bourse, l'impact de ces 24h folles dans le monde de la finance montalvéenne pourrait avoir des conséquences de long terme sur l'économie, et inviter les gouvernants à repenser, dans un contexte continuel d'élections, leur vision de la financiarisation et de la monétarisation de l'économie maintenant qu'elle était censée redémarrer.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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9/03/2033[/center]
Dernières 24h : de l'attaque informatique à la panique bancaire
[img]http://a141.idata.over-blog.com/0/45/67/32/3-me/Bourse.jpg[/img]
On l'avait dit et répété : malgré les bons chiffres continus de la croissance ces dernières années, l'économie de la Ligue tenait à quelques fils... Ce que tous ignoraient, c'était que le potentiel coup de grâce à ce château de cartes viendrait des nouvelles technologies du numérique.
Hier en fin d'après-midi, un black-out d'origine informatique s'est installé dans les réseaux de communication entre les banques de la Ligue, et des pirates se sont vraisemblablement introduits dans le système numérique de plusieurs banques, de la Banca di Montefiori à la Societa Mutua ou encore Monezzi solutione.
Le piratage des sites bancaires, internets comme des systèmes matériels -le secteur reste flou sur la réalité du "casse"- a provoqué une panique généralisé avant la clôture de la bourse, faisant perdre aux différents titres de 5 à 30% de leur valeur. Ne voulant pas rajouter un problème aux ennuis, le pouvoir politique a ordonné à la banque centrale de ne pas tenir fermer les places boursières aujourd'hui, au risque de déstabiliser le cycle financier.
Pourtant, la journée que l'on vient de vivre sur les marchés de la Ligue peut faire regretter ce soir cette décision à ceux qui l'ont prise. Et pour cause : à la panique purement spéculative s'en est suivi, sous l'effet blast permis par les communications Internet, une panique des particuliers et petits investisseurs ayant commencé à massivement retirer leur argent des principales banques touchées par le scandale. Depuis la Loi de 2028 sur les transactions financières, ces opérations de transferts de compte sont facilitées à destination d'établissements parfois virtuels.
On estime que la Banca di Montefiori, principale victime des 24h, pourrait perdre jusqu'à 12% des avoirs gérés à l'issue des procédures de transferts de comptes réclamées en faveur d'autres enseignes. La banque, du moins sa filiale commerciale qui détient 50% de la dette du pays, est la principale du secteur malgré l'arrivée de l'UBS de Siracuzzia grâce au Traité de Duzzo entré en vigueur au 1er janvier.
Si les opérations de communication du gouvernement pour "contrer" la propagation de la "grande peur des épargnants", attisée par des profils internets malveillants et domiciliés à l'étranger, devraient accentuer un léger rebond des titres et une vague d'annulation des demandes de transferts d'avoirs dans la journée de demain, la perte pour la BdM pourrait la mettre un peu plus en difficulté et surtout, l'attaque numérique dont a été victime le pays décrédibilise sa sécurité autant que la pertinence d'un trop-plein de numérisation des économies.
Depuis quelques années, les NTICS ont apporté de nouveaux moyens mais aussi beaucoup de nouvelles menaces, or sous l'effet de coupes budgétaires conséquences la Ligue n'a pas fait évolué tout à fait ses dispositifs anti-terroristes ou anti-criminels en la matière. Le Servizio degli Figli della Lupa possède bien des bureaux de lutte contre les cyber-attaques, mais ils sont faiblement développés et leurs financements inconnus.
En dépit des efforts de retour au calme dans les guichets et à la bourse, l'impact de ces 24h folles dans le monde de la finance montalvéenne pourrait avoir des conséquences de long terme sur l'économie, et inviter les gouvernants à repenser, dans un contexte continuel d'élections, leur vision de la financiarisation et de la monétarisation de l'économie maintenant qu'elle était censée redémarrer.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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12/03/2033[/center]
Mode : le malheur des toutous
[img]http://wallpaper.getwall.ru/9/tumbs/2332.jpg[/img]
De plus en plus nombreux à maronner dans les parcs publics...
On pourra toujours reprocher au gouvernement de ne pas mettre les fonds publics nécessaires à la prévention de certaines modes concernant les animaux de compagnie ; mais sans un peu de bon sens, et de compassion des citoyens, la situation de nos amis à quatre pattes ne s'améliorera pas.
Phénomène ayant beaucoup choqué la presse spécialisé et plus largement dans la Ligue ces dernières semaines, c'est l'invasion à l'approche du printemps des chiens errants de -très- bonne race dans les parcs publics... mais tous d'un âge déjà trop avancé pour être encore à la mode. Ces chiens que l'on voit entrer en plein cœur des villes, en de véritables petites meutes de toutous fragiles, ne sont autres que les chiots de l'été dernier que toute bonne cartaginienne de plus de 3k l'an s'était procuré grâce à l'essor de ce trafic, légal ou non, en provenance des côtes nordiques.
Grande passion nationale de l'été 2032, le Husky blanc du Vonalya s'est vendu comme des petits pains poilus, mais passée l'image d'épinal de l'été indien, puis la croissance de l'hiver en appartement, beaucoup de propriétaires cherchent désormais à se débarrasser des bêtes devenues plus âgées, moins câlines, plus chiantes en somme et surtout plus du tout tendance. Mais à l'état sauvage, qui plus est sur le bitume des villes, ces chiens ne supportent pas longtemps les chaleurs estivales de la Nazalie, ce qui a tendance à les rendre agressifs et encore moins appréciés... une inquiétude d'autant plus forte cette année au regard de la race des principaux concernés.
Au vu des premiers sondages, il semblerait que le chien de l'été sur les promenades de Cartagina et des autres villes de la côte, soit le Shih Tzu du Kaiyuan. Plus faciles à caser, peut-être vivront-ils quelques mois de plus dans les appartements de la cité punique, avant de rejoindre pour beaucoup les meutes urbaine et leur cortège de sociétés d'hygiènes à épuisettes télescopiques.
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12/03/2033[/center]
Mode : le malheur des toutous
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De plus en plus nombreux à maronner dans les parcs publics...
On pourra toujours reprocher au gouvernement de ne pas mettre les fonds publics nécessaires à la prévention de certaines modes concernant les animaux de compagnie ; mais sans un peu de bon sens, et de compassion des citoyens, la situation de nos amis à quatre pattes ne s'améliorera pas.
Phénomène ayant beaucoup choqué la presse spécialisé et plus largement dans la Ligue ces dernières semaines, c'est l'invasion à l'approche du printemps des chiens errants de -très- bonne race dans les parcs publics... mais tous d'un âge déjà trop avancé pour être encore à la mode. Ces chiens que l'on voit entrer en plein cœur des villes, en de véritables petites meutes de toutous fragiles, ne sont autres que les chiots de l'été dernier que toute bonne cartaginienne de plus de 3k l'an s'était procuré grâce à l'essor de ce trafic, légal ou non, en provenance des côtes nordiques.
Grande passion nationale de l'été 2032, le Husky blanc du Vonalya s'est vendu comme des petits pains poilus, mais passée l'image d'épinal de l'été indien, puis la croissance de l'hiver en appartement, beaucoup de propriétaires cherchent désormais à se débarrasser des bêtes devenues plus âgées, moins câlines, plus chiantes en somme et surtout plus du tout tendance. Mais à l'état sauvage, qui plus est sur le bitume des villes, ces chiens ne supportent pas longtemps les chaleurs estivales de la Nazalie, ce qui a tendance à les rendre agressifs et encore moins appréciés... une inquiétude d'autant plus forte cette année au regard de la race des principaux concernés.
Au vu des premiers sondages, il semblerait que le chien de l'été sur les promenades de Cartagina et des autres villes de la côte, soit le Shih Tzu du Kaiyuan. Plus faciles à caser, peut-être vivront-ils quelques mois de plus dans les appartements de la cité punique, avant de rejoindre pour beaucoup les meutes urbaine et leur cortège de sociétés d'hygiènes à épuisettes télescopiques.
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Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
15 di Februari 2033
Crise de confiance bancaire : 500 millions débloqués par l'État[/center]
[center][img]https://pbs.twimg.com/media/CSLS6SLUcAAXApg.jpg:small[/img]
Simone Zagri, DR du SFL[/center]
Le Directeur Général du Servizio degli Figli della Lupa, branche indépendante des forces de l'ordre concentrant anti-terrorisme et anti-criminalité, est sorti de son silence habituel pour confirmer l'annonce du gouvernement, qui a promis le déblocage dès 2033 de 500 millions d'$ pour le renforcement des dispositifs de cyberprotection.
"Une grande croissance implique de grandes responsabilités. Mieux vaut tard que jamais pour les investissements que cela impose." a rajouté le patron du service le plus secret de la Ligue, souvent critiqué pour sa trop grande opacité, mais oeuvrant chaque jour à la défense du pays par le renseignement et le contre-espionnage.
Cette annonce davantage encore que les possibilités offertes réellement par cette nouvelle dotation, dont on ne sait pas si elle serait renouvelée d'année en année -le monde du numérique avance très rapidement et change sans cesse de visage-, intervient alors que la BANCA DI MONTEFIORI n'a pas retrouvé les avoirs perdus lors de la course au guichet du milieu de semaine dernière, où de trop nombreux citoyens ont retirés des liquidités, quand ils n'avaient pas déjà transmis à leur agence une demande de transfert de compte chez un concurrent - banque en lignes, autres ou étrangères.
"Rien ne mets en danger l'économie montalvéenne à ce stade" a tenu a insister le ministre de l'économie, Maometto Buazizi, lors d'une énième conférence de presse. "Rien n'indique qu'elle sera mise en danger prochainement. La crise est derrière nous.".
Le Conseil de la Ligue, qui se réunissait la semaine dernière pour l'accueil du nouveau président arovaque, Girardo Mascarpone, devrait se réunir à nouveau, dans ce contexte et exceptionnellement, à Miliameni dans les jours à venir. D'ici là, gouvernements provinciaux, commissions de Sénateurs et partis politiques travaillent à l'élaboration de propositions afin de sécuriser le secteur bancaire montalvéen et par-là l'entière chaine du financement et du capital dans le pays.
La Banca di Montefiori dans sa filière commerciale a souvent été critiquée pour les liens "incestueux" dont elle n'a jamais pu se dédouaner d'avec la Banque centrale de la Ligue de Montalvo. S'ils n'auraient aucune incidence sur les turbulences traversées, les thuriféraires populistes profitent dès à présent de l'affaire pour casser du sucre sur le dos de la banque montalvéenne.
Fabio Spazziris, le Directeur de la Banque centrale BdM, s'est dit "en travail permanent" avec Claudio Zemuro, PdG de la Banca Comerciale di Montefiori, concernée par les retraits imprévus, afin d'aider la filiale commerciale si jamais cela s'avérait nécessaire. La première enveloppe gouvernementale de 500 millions à destination de la sécurisation numérique va dans ce sens : le souci du politique pour les moteurs financiers de la Ligue.
15 di Februari 2033
Crise de confiance bancaire : 500 millions débloqués par l'État[/center]
[center][img]https://pbs.twimg.com/media/CSLS6SLUcAAXApg.jpg:small[/img]
Simone Zagri, DR du SFL[/center]
Le Directeur Général du Servizio degli Figli della Lupa, branche indépendante des forces de l'ordre concentrant anti-terrorisme et anti-criminalité, est sorti de son silence habituel pour confirmer l'annonce du gouvernement, qui a promis le déblocage dès 2033 de 500 millions d'$ pour le renforcement des dispositifs de cyberprotection.
"Une grande croissance implique de grandes responsabilités. Mieux vaut tard que jamais pour les investissements que cela impose." a rajouté le patron du service le plus secret de la Ligue, souvent critiqué pour sa trop grande opacité, mais oeuvrant chaque jour à la défense du pays par le renseignement et le contre-espionnage.
Cette annonce davantage encore que les possibilités offertes réellement par cette nouvelle dotation, dont on ne sait pas si elle serait renouvelée d'année en année -le monde du numérique avance très rapidement et change sans cesse de visage-, intervient alors que la BANCA DI MONTEFIORI n'a pas retrouvé les avoirs perdus lors de la course au guichet du milieu de semaine dernière, où de trop nombreux citoyens ont retirés des liquidités, quand ils n'avaient pas déjà transmis à leur agence une demande de transfert de compte chez un concurrent - banque en lignes, autres ou étrangères.
"Rien ne mets en danger l'économie montalvéenne à ce stade" a tenu a insister le ministre de l'économie, Maometto Buazizi, lors d'une énième conférence de presse. "Rien n'indique qu'elle sera mise en danger prochainement. La crise est derrière nous.".
Le Conseil de la Ligue, qui se réunissait la semaine dernière pour l'accueil du nouveau président arovaque, Girardo Mascarpone, devrait se réunir à nouveau, dans ce contexte et exceptionnellement, à Miliameni dans les jours à venir. D'ici là, gouvernements provinciaux, commissions de Sénateurs et partis politiques travaillent à l'élaboration de propositions afin de sécuriser le secteur bancaire montalvéen et par-là l'entière chaine du financement et du capital dans le pays.
La Banca di Montefiori dans sa filière commerciale a souvent été critiquée pour les liens "incestueux" dont elle n'a jamais pu se dédouaner d'avec la Banque centrale de la Ligue de Montalvo. S'ils n'auraient aucune incidence sur les turbulences traversées, les thuriféraires populistes profitent dès à présent de l'affaire pour casser du sucre sur le dos de la banque montalvéenne.
Fabio Spazziris, le Directeur de la Banque centrale BdM, s'est dit "en travail permanent" avec Claudio Zemuro, PdG de la Banca Comerciale di Montefiori, concernée par les retraits imprévus, afin d'aider la filiale commerciale si jamais cela s'avérait nécessaire. La première enveloppe gouvernementale de 500 millions à destination de la sécurisation numérique va dans ce sens : le souci du politique pour les moteurs financiers de la Ligue.
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21/03/2033[/center]
Les terroristes face à l'Histoire : tout n'est qu'ignorance crasse et fantasme adulescent
[img]https://progressivegeographies.files.wordpress.com/2014/04/633611-histoire-le-goff.jpg?w=300&h=199[/img]
L'historien Aristofano Papadoreano commente les revendications de Force Continentale
On a souvent toléré les remarques, les regards de travers, les signes manifestes d'incompréhension venus des talk show scandinaves et des présentateurs de télé-réalité deseran ou sovérov quand à l'histoire et l'ethnogénèse profonde des populations de la Ligue de Montalvo. Personne ne pouvait s'imaginer qu'un jour, ce manque d'attention et d'effort de quête de réponses face à l'altérité conduirait au terrorisme, heureusement dans une forme sinon peu criminelle du moins non meurtrière, qu'ont connu les service financiers de notre pays - et, a-t'on appris, de nombreuses enseignes de consommation - au début du mois, conduisant à une crise de confiance des épargnants et consommateurs dans un contexte d'endettement la rendant plus dangereuse.
Mais si un jour, ce cyber-terrorisme passait à l'action paramilitaire, au crime de masse, à l'aventure militaire tout court si une telle ignorance de la réalité historique venait à prendre le pas sur toutes les forces modérées dans un pays basculant ainsi tout entier... à nos portes ?
Voilà qu'un groupuscule abruti par des décennies de relecture néo-nationaliste voire islamiste de l'Histoire des religions et des peuplements en Algarbe-du-Nord, vient à revendiquer à tord ou à raison l'attaque cybercriminelle dont a été victime l'Internet montalvéen il y a deux semaines. "Force Continentale", utilisant ces mêmes réseaux de communication contemporains pour se vanter à tue-tête d'une telle pagaille, déverse sa propagande constituée de poncifs caricaturaux, de relectures, de réinventions de l'Histoire pour appuyer une super-légitimité des Arabo-berbères musulmans en Algarbe-du-Nord.
La rhétorique de ce groupe représentatif d'une certaine pensée contemporaine renvoie les Nazaliens à une identité construite de "Dytoliens", comme s'il s'agissait d'une peuplade ethniquement pure sortie tout droit d'un fjord ouvert après 20 000 ans à la bonne grâce d'un glacier en décrochage et s'étant précipité, il y a une vingtaine, une centaine ou même cinq siècles, sur les côtes d'un pays musulman pour y remplacer la population et la religion.
Faut-il rappeler la longue historique antique de la présence punique (philistins sémitisés), qui a composé avec la population berbère de la côte Est le substrat principal au commencement de l'ethnogénèse nazalienne ?
Faut-il rappeler les longs siècles d'une latinisation des mœurs et de la race ?
Faut-il rappeler les longs siècles d'influence byzantine contre tous les assauts de la religion du Désert et de ses combattants djihadistes ?
Faut-il rappeler les longs siècles de la domination arabo-musulmane ? de la tolérance meurtrière à l'égard des minorités juives, chrétiennes, et les vagues de conversions ou de mise en esclavage ?
Faut-il rappeler l'épisode libérateur qu'ont constitué les croisades pour cette vieille population latine d'Algarbe-du-Nord ?
Faut-il rappeler les processus de christianisation d'une population alors largement arabisée ?
Ne rappelons pas, ainsi, que les processus d'immigration en provenance de la Dytolie, qui à défaut de changer la population en ont revivifié la composante janubo-dytolienne primordiale (philistine, latine). Mais rappelons aussi que cette immigration s'est toujours parfaitement fondue dans la population nazalienne, signe que celle-ci était demeurée fidèle à sa nature propre, celle d'être solidement amarrée à la Dytolie latine et sa civilisation devenue italique, sans pour autant n'être que ça.
Derrière ses accents d'une puberté mal digérée, le narratif porté par Force Continentale n'en est pas moins porteur, ou déclencheur, de théories bien arrêtées, et dangereuses dans leur extrémisme. Refusant la notion même de métissage, enfermant l'Algarbe du nord dans une identité musulmane largement marquésienne (de fait), parfois tintée d'un panalgarbianisme de circonstances (quand les populations noires restent déclassées dans ces pays), enfermant la culture, la civilisation nazalienne dans une identité dytolienne bornée, les groupuscules vantant cette vision du monde veulent recréer un monde qui n'exista jamais, ou plutôt pas chez nous.
Oui, la question de la colonisation récente des Dytoliens, en de nombreux territoires du monde, colonisation de peuplement au détriment de populations locales qui n'ont pas toujours été très minoritaires en terme de démographie lors des rencontres du XIVème au XIXème siècles, travaille un tiers-monde pas toujours à l'aise avec son ressenti à cet égard, au point de faire prendre à une partie de la population des raccourcis dans son analyse d'une géographie, et a fortiori d'une histoire, méconnue. L'ignorance, défaut d'efforts de mise en valeur de ces histoires par les différents pouvoirs, est ainsi manipulée par des groupes dont les têtes pensantes sont bien plus intelligentes que les porte-flingues, ou les porte-claviers qui les servent.
Oui, la question de la colonisation récente des Dytoliens mérite un débat dans maints territoires, et mérite également un plan analytique binaire entre des concepts affirmés de "Eux" et "Nous", sans pour autant remettre en cause la légitimité d'arrière-petits-enfants de colons arrivés par la force à se revendiquer d'un territoire qui n'est pas, et n'a souvent pas été, ce que d'autres "indigènes" voulussent qu'il fût et revendiquent encore qu'il soit encore.
Si jamais dans l'Histoire de la Nazalie il fut une époque où la binarité exclusive eût son mot à dire, c'est potentiellement à l'époque de la colonisation arabo-musulmane, et le match retour qu'ont constitué les Croisades. Oui, le monde arabo-musulman marquésien a attaqué frontalement, par le sabre, dans la fougue d'une jeunesse qui n'attendit point que les apports du monothéisme mahométan à la civilisation humaine précéda les cavaliers en armes, la vieille Nazalie berbéro-latine, à une époque où le berbère n'était aucunement un composant naturel du récit pro-musulman mais un sujet fortement métissé de l'Empire latin, blanc et chrétien.
Retour de flammes 6 siècles plus tard, quand le chevalier chrétien occidental, souvent italique, vînt revendiquer une terre pour ne "libérer" de fait que des minorités auto-maintenues dans une identité que la majorité avait abandonnée, sous l'assaut des caresses plus ou moins vives de la rencontre avec la civilisation importée de Marquésie.
L'honnêteté force à admettre qu'un autre épisode a marqué l'histoire d'une frontalité entre deux groupes, composites et caricaturés à l'occasion, dont les membres en dehors de ces périodes étaient largement dans le partage, par esprit empirique, d'un réel sur le sol difficile de l'Algarbe-du-Nord.
Dans la Nazalie dominée par les Chrétiens et christianisée par la force des choses, plus que par la croisade, entre les XIIIème et XXème siècles, autant qu'elle s'italianisait par les mêmes procédés, les populations dont les ancêtres avaient majoritairement vécu sous la domination arabo-musulmane (dont ils pouvaient être partie prenante) "retrouvaient" le message christique, et apprenaient la langue italique qui portait ce message.
De la même façon qu'il était demeuré des minorités chrétiennes ou juives revendiquant une légitimité exclusive à conserver un souvenir vivant lors que les Croisés firent tomber Al-Qartaji, Maghila, Duzg, et établirent une tête de pont sur la route de Hiérosolyme, il était demeuré à l'époque terrible de l'acier et de la radiophonie, des minorités campagnardes revendiquant le culte monothéiste musulman et une identité parfois très arabisante (sur un éventail allant du véritable isolat arabe au communautarisme marginal ayant réinventé un identitarisme, en passant par les poches berbères peu-christianisées et liées à l'élevage transhumant frontalier).
Le choc avec une société nazalienne occidentalisée, rodée à la technique et frappée par l'hygiénisme, put être meurtrière et surtout très injuste, dans une période de temps des années 1920 à 1950, dont le paroxysme constitua la guerre mondiale et ce qu'elle apporta de pouvoirs à des armées diverses et parfois mal tenues.
C'est une histoire complexe où la binarité d'un rapport entre différentes catégories n'a heureusement eu que la portion congrue. Ceux qui voudraient faire croire que l'Histoire de cette partie nord du Continent a été une opposition continuelle entre deux civilisations ont des intérêts obscurs qui confinent toujours à la violence et à la volonté, non-dissimulée, d'une instrumentalisation des mémoires (largement reconstruites par les sociétés de l'éducation par l'État) précédant une guerre de souvenirs implantés dans la tête de générations n'y ayant rien à voir. Ils sont parfois néo-nationalistes (au sens qu'il ne s'agit pas d'un nationalisme du droit des peuples réels), parfois islamistes, parfois simplement extrême dans leur façon de penser le libéralisme occidental, voulant rattacher la Ligue à ce "monde développé" tourné exclusivement vers la Cérulée et jamais vers l'Algarbe.
À l'inverse, nier l'appartenance héritée de la Nazalie à une aire de civilisation penchant plutôt vers le monde latin, et dont la mémoire fut construite (construite, et non absolument réelle) souvent dans le récit d'une opposition. Mais elle n'était pas à l'égard des "Arabes", des "Berbères", et même pas des "Musulmans"... Que d'aucun ouvre une carte de géographie et lise l'appelation traditionnelle de l'hinterland nord-algarbien : ce sont les "Fanatiques" dont il est question, pour évoquer ces populations du pré-désert maintenues dans leurs us traditionnels après déjà quelques siècles de métissage côtier. Le "fanatique" étant celui maintenant, en dépit des réalités socio-économiques de l'évolution du temps, une habitude inchangée dans un cadre mouvant, refusant l'adaptation et conservant comme unique trame de son existence une fidélité renforcée à un Dieu sans visage.
Le "fanatique" s'est opposée au "nazalien", refusant ce que la Nazalie redevenait ou devenait. Mais ils n'étaient en rien différents au départ : ni en terme de culture, ni en terme de parenté. Ce sont leurs choix, d'hommes libres, qui les ont conduit à se séparer. L'homme du désert contre l'homme des terrasses, l'homme des troupeaux contre l'homme des citronneraies, l'homme du troc contre l'homme de l'argent, l'homme des djins contre l'homme des Cité-Républiques médiévales refondées sur une côte en voie de re-latinisation.
La séparation entre le fanatique et le nazalien ne s'est pas faite originellement par confrontation, comme une troupe de veste-rouges repousserait des aborigènes au nez percé afin de leur dérober des terres. Les deux ont eu accès aux mêmes forums, puis aux mêmes marchés et aux mêmes parvis de cathédrales ; ils y ont fait un choix, usant de leur libre-détermination, l'un des deux frères a remonté le cours du Oued dans l'espoir d'y trouver un Oasis irréel, l'autre a travaillé à creuser les puits qui conduirait le pays au progrès économique. Seule notion qui justifie, dans le fors intérieur des néo-nationalistes arabo-musulmans, cette haine à l'égard du Nazalien.
Preuve s'il en fallait, puisqu'il en faut, que les Nazaliens étaient bien un peu d'ici, et même pleinement d'ici. Les Nazaliens sont les oncles et les tantes de ceux qui les attaquent, qui ont fait un autre choix - en conscience, que ces parents retournés au désert dans l'espoir d'un paradis dont on n'a pas le droit de dessiner le visage.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/03/2033[/center]
Les terroristes face à l'Histoire : tout n'est qu'ignorance crasse et fantasme adulescent
[img]https://progressivegeographies.files.wordpress.com/2014/04/633611-histoire-le-goff.jpg?w=300&h=199[/img]
L'historien Aristofano Papadoreano commente les revendications de Force Continentale
On a souvent toléré les remarques, les regards de travers, les signes manifestes d'incompréhension venus des talk show scandinaves et des présentateurs de télé-réalité deseran ou sovérov quand à l'histoire et l'ethnogénèse profonde des populations de la Ligue de Montalvo. Personne ne pouvait s'imaginer qu'un jour, ce manque d'attention et d'effort de quête de réponses face à l'altérité conduirait au terrorisme, heureusement dans une forme sinon peu criminelle du moins non meurtrière, qu'ont connu les service financiers de notre pays - et, a-t'on appris, de nombreuses enseignes de consommation - au début du mois, conduisant à une crise de confiance des épargnants et consommateurs dans un contexte d'endettement la rendant plus dangereuse.
Mais si un jour, ce cyber-terrorisme passait à l'action paramilitaire, au crime de masse, à l'aventure militaire tout court si une telle ignorance de la réalité historique venait à prendre le pas sur toutes les forces modérées dans un pays basculant ainsi tout entier... à nos portes ?
Voilà qu'un groupuscule abruti par des décennies de relecture néo-nationaliste voire islamiste de l'Histoire des religions et des peuplements en Algarbe-du-Nord, vient à revendiquer à tord ou à raison l'attaque cybercriminelle dont a été victime l'Internet montalvéen il y a deux semaines. "Force Continentale", utilisant ces mêmes réseaux de communication contemporains pour se vanter à tue-tête d'une telle pagaille, déverse sa propagande constituée de poncifs caricaturaux, de relectures, de réinventions de l'Histoire pour appuyer une super-légitimité des Arabo-berbères musulmans en Algarbe-du-Nord.
La rhétorique de ce groupe représentatif d'une certaine pensée contemporaine renvoie les Nazaliens à une identité construite de "Dytoliens", comme s'il s'agissait d'une peuplade ethniquement pure sortie tout droit d'un fjord ouvert après 20 000 ans à la bonne grâce d'un glacier en décrochage et s'étant précipité, il y a une vingtaine, une centaine ou même cinq siècles, sur les côtes d'un pays musulman pour y remplacer la population et la religion.
Faut-il rappeler la longue historique antique de la présence punique (philistins sémitisés), qui a composé avec la population berbère de la côte Est le substrat principal au commencement de l'ethnogénèse nazalienne ?
Faut-il rappeler les longs siècles d'une latinisation des mœurs et de la race ?
Faut-il rappeler les longs siècles d'influence byzantine contre tous les assauts de la religion du Désert et de ses combattants djihadistes ?
Faut-il rappeler les longs siècles de la domination arabo-musulmane ? de la tolérance meurtrière à l'égard des minorités juives, chrétiennes, et les vagues de conversions ou de mise en esclavage ?
Faut-il rappeler l'épisode libérateur qu'ont constitué les croisades pour cette vieille population latine d'Algarbe-du-Nord ?
Faut-il rappeler les processus de christianisation d'une population alors largement arabisée ?
Ne rappelons pas, ainsi, que les processus d'immigration en provenance de la Dytolie, qui à défaut de changer la population en ont revivifié la composante janubo-dytolienne primordiale (philistine, latine). Mais rappelons aussi que cette immigration s'est toujours parfaitement fondue dans la population nazalienne, signe que celle-ci était demeurée fidèle à sa nature propre, celle d'être solidement amarrée à la Dytolie latine et sa civilisation devenue italique, sans pour autant n'être que ça.
Derrière ses accents d'une puberté mal digérée, le narratif porté par Force Continentale n'en est pas moins porteur, ou déclencheur, de théories bien arrêtées, et dangereuses dans leur extrémisme. Refusant la notion même de métissage, enfermant l'Algarbe du nord dans une identité musulmane largement marquésienne (de fait), parfois tintée d'un panalgarbianisme de circonstances (quand les populations noires restent déclassées dans ces pays), enfermant la culture, la civilisation nazalienne dans une identité dytolienne bornée, les groupuscules vantant cette vision du monde veulent recréer un monde qui n'exista jamais, ou plutôt pas chez nous.
Oui, la question de la colonisation récente des Dytoliens, en de nombreux territoires du monde, colonisation de peuplement au détriment de populations locales qui n'ont pas toujours été très minoritaires en terme de démographie lors des rencontres du XIVème au XIXème siècles, travaille un tiers-monde pas toujours à l'aise avec son ressenti à cet égard, au point de faire prendre à une partie de la population des raccourcis dans son analyse d'une géographie, et a fortiori d'une histoire, méconnue. L'ignorance, défaut d'efforts de mise en valeur de ces histoires par les différents pouvoirs, est ainsi manipulée par des groupes dont les têtes pensantes sont bien plus intelligentes que les porte-flingues, ou les porte-claviers qui les servent.
Oui, la question de la colonisation récente des Dytoliens mérite un débat dans maints territoires, et mérite également un plan analytique binaire entre des concepts affirmés de "Eux" et "Nous", sans pour autant remettre en cause la légitimité d'arrière-petits-enfants de colons arrivés par la force à se revendiquer d'un territoire qui n'est pas, et n'a souvent pas été, ce que d'autres "indigènes" voulussent qu'il fût et revendiquent encore qu'il soit encore.
Si jamais dans l'Histoire de la Nazalie il fut une époque où la binarité exclusive eût son mot à dire, c'est potentiellement à l'époque de la colonisation arabo-musulmane, et le match retour qu'ont constitué les Croisades. Oui, le monde arabo-musulman marquésien a attaqué frontalement, par le sabre, dans la fougue d'une jeunesse qui n'attendit point que les apports du monothéisme mahométan à la civilisation humaine précéda les cavaliers en armes, la vieille Nazalie berbéro-latine, à une époque où le berbère n'était aucunement un composant naturel du récit pro-musulman mais un sujet fortement métissé de l'Empire latin, blanc et chrétien.
Retour de flammes 6 siècles plus tard, quand le chevalier chrétien occidental, souvent italique, vînt revendiquer une terre pour ne "libérer" de fait que des minorités auto-maintenues dans une identité que la majorité avait abandonnée, sous l'assaut des caresses plus ou moins vives de la rencontre avec la civilisation importée de Marquésie.
L'honnêteté force à admettre qu'un autre épisode a marqué l'histoire d'une frontalité entre deux groupes, composites et caricaturés à l'occasion, dont les membres en dehors de ces périodes étaient largement dans le partage, par esprit empirique, d'un réel sur le sol difficile de l'Algarbe-du-Nord.
Dans la Nazalie dominée par les Chrétiens et christianisée par la force des choses, plus que par la croisade, entre les XIIIème et XXème siècles, autant qu'elle s'italianisait par les mêmes procédés, les populations dont les ancêtres avaient majoritairement vécu sous la domination arabo-musulmane (dont ils pouvaient être partie prenante) "retrouvaient" le message christique, et apprenaient la langue italique qui portait ce message.
De la même façon qu'il était demeuré des minorités chrétiennes ou juives revendiquant une légitimité exclusive à conserver un souvenir vivant lors que les Croisés firent tomber Al-Qartaji, Maghila, Duzg, et établirent une tête de pont sur la route de Hiérosolyme, il était demeuré à l'époque terrible de l'acier et de la radiophonie, des minorités campagnardes revendiquant le culte monothéiste musulman et une identité parfois très arabisante (sur un éventail allant du véritable isolat arabe au communautarisme marginal ayant réinventé un identitarisme, en passant par les poches berbères peu-christianisées et liées à l'élevage transhumant frontalier).
Le choc avec une société nazalienne occidentalisée, rodée à la technique et frappée par l'hygiénisme, put être meurtrière et surtout très injuste, dans une période de temps des années 1920 à 1950, dont le paroxysme constitua la guerre mondiale et ce qu'elle apporta de pouvoirs à des armées diverses et parfois mal tenues.
C'est une histoire complexe où la binarité d'un rapport entre différentes catégories n'a heureusement eu que la portion congrue. Ceux qui voudraient faire croire que l'Histoire de cette partie nord du Continent a été une opposition continuelle entre deux civilisations ont des intérêts obscurs qui confinent toujours à la violence et à la volonté, non-dissimulée, d'une instrumentalisation des mémoires (largement reconstruites par les sociétés de l'éducation par l'État) précédant une guerre de souvenirs implantés dans la tête de générations n'y ayant rien à voir. Ils sont parfois néo-nationalistes (au sens qu'il ne s'agit pas d'un nationalisme du droit des peuples réels), parfois islamistes, parfois simplement extrême dans leur façon de penser le libéralisme occidental, voulant rattacher la Ligue à ce "monde développé" tourné exclusivement vers la Cérulée et jamais vers l'Algarbe.
À l'inverse, nier l'appartenance héritée de la Nazalie à une aire de civilisation penchant plutôt vers le monde latin, et dont la mémoire fut construite (construite, et non absolument réelle) souvent dans le récit d'une opposition. Mais elle n'était pas à l'égard des "Arabes", des "Berbères", et même pas des "Musulmans"... Que d'aucun ouvre une carte de géographie et lise l'appelation traditionnelle de l'hinterland nord-algarbien : ce sont les "Fanatiques" dont il est question, pour évoquer ces populations du pré-désert maintenues dans leurs us traditionnels après déjà quelques siècles de métissage côtier. Le "fanatique" étant celui maintenant, en dépit des réalités socio-économiques de l'évolution du temps, une habitude inchangée dans un cadre mouvant, refusant l'adaptation et conservant comme unique trame de son existence une fidélité renforcée à un Dieu sans visage.
Le "fanatique" s'est opposée au "nazalien", refusant ce que la Nazalie redevenait ou devenait. Mais ils n'étaient en rien différents au départ : ni en terme de culture, ni en terme de parenté. Ce sont leurs choix, d'hommes libres, qui les ont conduit à se séparer. L'homme du désert contre l'homme des terrasses, l'homme des troupeaux contre l'homme des citronneraies, l'homme du troc contre l'homme de l'argent, l'homme des djins contre l'homme des Cité-Républiques médiévales refondées sur une côte en voie de re-latinisation.
La séparation entre le fanatique et le nazalien ne s'est pas faite originellement par confrontation, comme une troupe de veste-rouges repousserait des aborigènes au nez percé afin de leur dérober des terres. Les deux ont eu accès aux mêmes forums, puis aux mêmes marchés et aux mêmes parvis de cathédrales ; ils y ont fait un choix, usant de leur libre-détermination, l'un des deux frères a remonté le cours du Oued dans l'espoir d'y trouver un Oasis irréel, l'autre a travaillé à creuser les puits qui conduirait le pays au progrès économique. Seule notion qui justifie, dans le fors intérieur des néo-nationalistes arabo-musulmans, cette haine à l'égard du Nazalien.
Preuve s'il en fallait, puisqu'il en faut, que les Nazaliens étaient bien un peu d'ici, et même pleinement d'ici. Les Nazaliens sont les oncles et les tantes de ceux qui les attaquent, qui ont fait un autre choix - en conscience, que ces parents retournés au désert dans l'espoir d'un paradis dont on n'a pas le droit de dessiner le visage.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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24/03/2033[/center]
Cet article est moins compliqué que le précédent
La mouvance terroriste néo-nationaliste/islamiste d'origine aminienne revendique un attentat survenu sur le ferry du grand contournement Est de l'Algarbe. Un quart des nombreux passagers était montalvéen*, une dizaine d'entre-eux aurait péri dans l'incendie et le naufrage du navire.
Les terroristes sont des méchants, mais leurs voisins les trouvaient normaux et serviables. Il ne faudra pas les haïr au risque d'entrer dans leur jeu. Tous les Aminaviens ne sont pas des terroristes. C'est un symbole de notre liberté -de circulation- qui a été touché.
Pas satisfait ? => lisez l'édition du 21/03.
*peut-être qu'ils ne se considéraient pas comme tels mais avant tout comme des citoyens du monde. Nous n'évoquons là que la "nationalité" dont ils disposaient sur leurs papiers et la considérons, en journalistes obtus, d'une définition absolument parfaite, petits cerveaux que nous sommes à recracher l'institutionnalisme du pouvoir. Après tout, pensaient-ils être des sirènes, auquel cas ils ont bien fait de rejoindre l'Océan, même si ce n'est pas très gentil de les en avoir forcé et qui plus est dans la violence et la douleur.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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24/03/2033[/center]
Cet article est moins compliqué que le précédent
La mouvance terroriste néo-nationaliste/islamiste d'origine aminienne revendique un attentat survenu sur le ferry du grand contournement Est de l'Algarbe. Un quart des nombreux passagers était montalvéen*, une dizaine d'entre-eux aurait péri dans l'incendie et le naufrage du navire.
Les terroristes sont des méchants, mais leurs voisins les trouvaient normaux et serviables. Il ne faudra pas les haïr au risque d'entrer dans leur jeu. Tous les Aminaviens ne sont pas des terroristes. C'est un symbole de notre liberté -de circulation- qui a été touché.
Pas satisfait ? => lisez l'édition du 21/03.
*peut-être qu'ils ne se considéraient pas comme tels mais avant tout comme des citoyens du monde. Nous n'évoquons là que la "nationalité" dont ils disposaient sur leurs papiers et la considérons, en journalistes obtus, d'une définition absolument parfaite, petits cerveaux que nous sommes à recracher l'institutionnalisme du pouvoir. Après tout, pensaient-ils être des sirènes, auquel cas ils ont bien fait de rejoindre l'Océan, même si ce n'est pas très gentil de les en avoir forcé et qui plus est dans la violence et la douleur.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/03/2033[/center]
Nazalie : "L'homme qui n'a peur de rien" candidat aux présidentielles de Septembre
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/05/30/170530055458287303.png[/img]
Fête des panini d'Algabozzo, Juin 2032, en compagnie de sa future épouse
Vous avez toujours rêvé de voir quelqu'un sauter du 14 étage en aile volante ? plonger au milieu des requins dans un costume de viande vinaigrée ? faire du cheval entre les roues d'un A290 en décollage ? Alors renoncez-y, vous êtes né trop tard. Abo Darfi, lui, a fait toutes ses choses, à l'époque où celui qui va sur ses 90 ans était encore un homme d'affaire d'âge moyen en quête d'une nouvelle image, qui paradait dans une émission de TV taillée sur mesure et présentée un tant... par l'actuel président arovaque.
La crainte du lecteur assidu rejoint celle des commentateurs de presse un peu intellectuelle, à savoir "est-ce que le Montalvo est condamné à voir toujours les mêmes profils atypiques, devenant typiques, venir bouleverser les élections à la plus haute fonction provinciale ?". Que de points communs, il est vrai, avec l'heureux vainqueur du deuxiè...quatrième tour des élections présidentielles arovaques : Girardo Mascarpone. Mais au contraire de son peut-être futur collègue de travail au Conseil, Abo Darfi n'a jamais vraiment eu rien à prouver en dépit de ses mises en spectacle d'un tempérament... bagarreur.
À vingt ans déjà, le natif du quartier de Fucchì à Cartagina, est déjà l'héritier par son oncle d'une fortune d'environ 40 millions de Livres, construite avant et pendant la guerre grâce à l'immobilier. Introduit dans le "milieu" d'affaires de l'époque par des gestionnaires de fortune bien décidés à le maintenir sous leur coupe, il les "bouffe" un à un et investit lui-même dans les secteurs qu'il pense être amenés à croître grâce aux trente glorieuses.
La vie d'Abo Darfi est celle du capitalisme montalvéen, il a eu le nez pour anticiper tous ses changements et ses futurs chevaux de traits, sur le dos desquels les liasses se sont accumulées à mesure de l'enrichissement de l'homme d'affaire. En 1989, âgé de 46 ans, il donne "la plus grande réception de l'histoire humaine" en conviant 4 444 personnes à célébrer son premier milliard. Douze ans après, c'est en famille qu'il célèbre son dizième.
Passé par la télévision, à la course des vedettes des années 1990 et 2000, Darfi a été tantôt l'homme mûr convoitable, tantôt le papy parrain d'un système médiatique vitrine de la réussite de quelques uns tenant au courant des classes moyennes de plus en plus bloquées dans leur ascension sociale. Marié 8 fois, père de 18 enfants, et vingt-trois fois grand-père, Abo Darfi s'est toujours vanté d'avoir conservé "un socle de valeurs traditionnelles" derrière sa carapace de macho-paillettes multi-milliardaire.
"Abo n'est pas un rigolo" confiait Maria-Teresa Hohenweil, sa cinquième épouse, avant leur divorce en 2004.
Dévoilant ses premières mesures à l'occasion d'une conférence de presse surprise à l'annonce de sa candidature, l'homme d'affaire a voulu marquer le début de la campagne, évoquant la "restriction du droit de vote sur critère de parentalité" ou encore "la fin de l'argent liquide".
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/03/2033[/center]
Nazalie : "L'homme qui n'a peur de rien" candidat aux présidentielles de Septembre
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/05/30/170530055458287303.png[/img]
Fête des panini d'Algabozzo, Juin 2032, en compagnie de sa future épouse
Vous avez toujours rêvé de voir quelqu'un sauter du 14 étage en aile volante ? plonger au milieu des requins dans un costume de viande vinaigrée ? faire du cheval entre les roues d'un A290 en décollage ? Alors renoncez-y, vous êtes né trop tard. Abo Darfi, lui, a fait toutes ses choses, à l'époque où celui qui va sur ses 90 ans était encore un homme d'affaire d'âge moyen en quête d'une nouvelle image, qui paradait dans une émission de TV taillée sur mesure et présentée un tant... par l'actuel président arovaque.
La crainte du lecteur assidu rejoint celle des commentateurs de presse un peu intellectuelle, à savoir "est-ce que le Montalvo est condamné à voir toujours les mêmes profils atypiques, devenant typiques, venir bouleverser les élections à la plus haute fonction provinciale ?". Que de points communs, il est vrai, avec l'heureux vainqueur du deuxiè...quatrième tour des élections présidentielles arovaques : Girardo Mascarpone. Mais au contraire de son peut-être futur collègue de travail au Conseil, Abo Darfi n'a jamais vraiment eu rien à prouver en dépit de ses mises en spectacle d'un tempérament... bagarreur.
À vingt ans déjà, le natif du quartier de Fucchì à Cartagina, est déjà l'héritier par son oncle d'une fortune d'environ 40 millions de Livres, construite avant et pendant la guerre grâce à l'immobilier. Introduit dans le "milieu" d'affaires de l'époque par des gestionnaires de fortune bien décidés à le maintenir sous leur coupe, il les "bouffe" un à un et investit lui-même dans les secteurs qu'il pense être amenés à croître grâce aux trente glorieuses.
La vie d'Abo Darfi est celle du capitalisme montalvéen, il a eu le nez pour anticiper tous ses changements et ses futurs chevaux de traits, sur le dos desquels les liasses se sont accumulées à mesure de l'enrichissement de l'homme d'affaire. En 1989, âgé de 46 ans, il donne "la plus grande réception de l'histoire humaine" en conviant 4 444 personnes à célébrer son premier milliard. Douze ans après, c'est en famille qu'il célèbre son dizième.
Passé par la télévision, à la course des vedettes des années 1990 et 2000, Darfi a été tantôt l'homme mûr convoitable, tantôt le papy parrain d'un système médiatique vitrine de la réussite de quelques uns tenant au courant des classes moyennes de plus en plus bloquées dans leur ascension sociale. Marié 8 fois, père de 18 enfants, et vingt-trois fois grand-père, Abo Darfi s'est toujours vanté d'avoir conservé "un socle de valeurs traditionnelles" derrière sa carapace de macho-paillettes multi-milliardaire.
"Abo n'est pas un rigolo" confiait Maria-Teresa Hohenweil, sa cinquième épouse, avant leur divorce en 2004.
Dévoilant ses premières mesures à l'occasion d'une conférence de presse surprise à l'annonce de sa candidature, l'homme d'affaire a voulu marquer le début de la campagne, évoquant la "restriction du droit de vote sur critère de parentalité" ou encore "la fin de l'argent liquide".
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/03/2033[/center]
Le milliardaire Abo Darfi réfute les accusations de La Profanino
Le doyen (pour l'instant ?) de l'élection présidentielle nazalienne de septembre prochain a été accusé cette semaine, à demi-mot, par le journal amarantin La Profanino, d'être non sans attaches avec le lobby homosexualiste, aux manettes dans la fédération voisine. Le titre de presse est allé jusqu'à prêter des origines ou une identité amarantine cachée à cet ex-héros de la TV-poubelle des années 90.
Ces dires ont fait faire publier, par l'équipe de campagne du candidat, son arbre généalogique agnatique supposé, jusqu'au compagnon du "prophète" Maometto, Abo Darfalchi Lamocatti (605-664) (Abu Dar-alfaqih Al-Muqatil en translittération francophone), connu pour avoir fait noyer ses 117 destriers blonds dans l'oued de Lafagliato plutôt que de les laisser prendre par le chevalier byzantin Gugliermo di Tilo l'Inquisitore.
Anecdote qui "n'a carrément rien à voir avec ces insinuations graves" conclut le parti Popolo degli Cittadini, grand vainqueur des législatives, à l'issue d'un des premiers conseils au cours desquels il réfléchit à quel candidat présenter face à cette machine médiatique très populaire auprès des retraités.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/03/2033[/center]
Le milliardaire Abo Darfi réfute les accusations de La Profanino
Le doyen (pour l'instant ?) de l'élection présidentielle nazalienne de septembre prochain a été accusé cette semaine, à demi-mot, par le journal amarantin La Profanino, d'être non sans attaches avec le lobby homosexualiste, aux manettes dans la fédération voisine. Le titre de presse est allé jusqu'à prêter des origines ou une identité amarantine cachée à cet ex-héros de la TV-poubelle des années 90.
Ces dires ont fait faire publier, par l'équipe de campagne du candidat, son arbre généalogique agnatique supposé, jusqu'au compagnon du "prophète" Maometto, Abo Darfalchi Lamocatti (605-664) (Abu Dar-alfaqih Al-Muqatil en translittération francophone), connu pour avoir fait noyer ses 117 destriers blonds dans l'oued de Lafagliato plutôt que de les laisser prendre par le chevalier byzantin Gugliermo di Tilo l'Inquisitore.
Anecdote qui "n'a carrément rien à voir avec ces insinuations graves" conclut le parti Popolo degli Cittadini, grand vainqueur des législatives, à l'issue d'un des premiers conseils au cours desquels il réfléchit à quel candidat présenter face à cette machine médiatique très populaire auprès des retraités.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/03/2033[/center]
Giasmina Zebbo (UCdS) contre Abo Darfi (ind) en septembre
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/05/31/170531022222553155.png[/img]
La Sénatrice a tourné la page du relatif échec des législatives (6 sièges)[/center]
La candidature du milliardaire, qui compte surfer sur la même vague de Girardo Mascarpone en Arovaquie, aura fait couler beaucoup d'encre et jusque de l'autre côté des frontières, dont en Amarantie où l'on s'interroge sur les liens du candidat avec les groupes de pression divers et variés agissant dans l'île d'Alilée.
Des trois co-présidents du parti localiste fondé à l'occasion du dernier scrutin, l'Unione delle Città del Sud, Salvatore Grandi, Pasquale Tatuini et Giasmina Zebbo, ces messieurs ont laissé à la mère de famille le soin de représenter leur vision des choses lors du scrutin présidentiel de septembre. Mais la quinquagénaire arrivera-t'elle à passer du statut de "localiste" décentralisatrice à celui de voix anti-Darfi, plus profitable ?
L'UCdS, qui s'inspire officiellement des volontés politiques du XIXème siècle, de la part des cités du sud de la Nazalie, de faire valoir un certain particularisme au vu de leur situation commerciale et économique, promet avoir beaucoup travaillé son programme avec l'aide des acteurs politiques transfrontaliers, amarantins essentiellement, dans le pays desquels la décentralisation est une non-centralisation aboutie et absolue, en dehors de quelques piliers clefs.
"Il ne s'agit pas de proposer une Présidente de la fédéralisation, mais une femme mûre avec un certain regard sur les inégalités territoriales. Jamais acter la captation des richesses au détriment de trop de nos territoires." résume son collègue et ami Salvatore Grandi.
Sera-t'elle la Livia Fiorine de la Nazalie ? candidate perdante par deux fois. Ou réussira-t'elle à fédérer un semblant de gauche dans une province très marquée par un désir libéral ? exacerbé par des résultats de croissance encore trop orientés vers l'Arovaquie, au détriment de la Région du Ciorco qui abrite la capitale montalvéenne.
Dans cette semaine d'accélération médiatique autour de la campagne, "Mangez des pâtes" a fait savoir qu'il ne présenterait pas de candidat. On attend vraisemblablement les annonces quant aux candidatures de Nazione&Liberta et Popolo Degli Cittadini, qui dominent de loin le Sénat avec 48 Sénateurs sur 60 et formeront quoiqu'ils arrivent le gouvernement provincial.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/03/2033[/center]
Giasmina Zebbo (UCdS) contre Abo Darfi (ind) en septembre
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/05/31/170531022222553155.png[/img]
La Sénatrice a tourné la page du relatif échec des législatives (6 sièges)[/center]
La candidature du milliardaire, qui compte surfer sur la même vague de Girardo Mascarpone en Arovaquie, aura fait couler beaucoup d'encre et jusque de l'autre côté des frontières, dont en Amarantie où l'on s'interroge sur les liens du candidat avec les groupes de pression divers et variés agissant dans l'île d'Alilée.
Des trois co-présidents du parti localiste fondé à l'occasion du dernier scrutin, l'Unione delle Città del Sud, Salvatore Grandi, Pasquale Tatuini et Giasmina Zebbo, ces messieurs ont laissé à la mère de famille le soin de représenter leur vision des choses lors du scrutin présidentiel de septembre. Mais la quinquagénaire arrivera-t'elle à passer du statut de "localiste" décentralisatrice à celui de voix anti-Darfi, plus profitable ?
L'UCdS, qui s'inspire officiellement des volontés politiques du XIXème siècle, de la part des cités du sud de la Nazalie, de faire valoir un certain particularisme au vu de leur situation commerciale et économique, promet avoir beaucoup travaillé son programme avec l'aide des acteurs politiques transfrontaliers, amarantins essentiellement, dans le pays desquels la décentralisation est une non-centralisation aboutie et absolue, en dehors de quelques piliers clefs.
"Il ne s'agit pas de proposer une Présidente de la fédéralisation, mais une femme mûre avec un certain regard sur les inégalités territoriales. Jamais acter la captation des richesses au détriment de trop de nos territoires." résume son collègue et ami Salvatore Grandi.
Sera-t'elle la Livia Fiorine de la Nazalie ? candidate perdante par deux fois. Ou réussira-t'elle à fédérer un semblant de gauche dans une province très marquée par un désir libéral ? exacerbé par des résultats de croissance encore trop orientés vers l'Arovaquie, au détriment de la Région du Ciorco qui abrite la capitale montalvéenne.
Dans cette semaine d'accélération médiatique autour de la campagne, "Mangez des pâtes" a fait savoir qu'il ne présenterait pas de candidat. On attend vraisemblablement les annonces quant aux candidatures de Nazione&Liberta et Popolo Degli Cittadini, qui dominent de loin le Sénat avec 48 Sénateurs sur 60 et formeront quoiqu'ils arrivent le gouvernement provincial.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/03/2033[/center]
La "Vénus hyptate" dérobée au Musée National de Miliameni
[img]http://diaspora-grecque.com/modules/addresses/images/shots/mousei02[/img]
Journée noire pour la muséographie aliléenne et montalvéenne plus largement, et quelques licenciements en perspectives à l'issue des garde-à-vue en cours dans les compagnies de sécurité privée en charge de la surveillance de l'exposition "2500 anni di femminilità". En place depuis septembre, elle présentait en divers lieux de la capitale aliléenne des reproductions et des pièces originales retraçant l'histoire des représentation céruléennes du corps de la femme depuis l'époque de la civilisation néo-palatiale dorienne aux temps contemporains.
Parmi les chef-d’œuvre exposés dont certaines pièces prêtées par des Musées internationaux, les voleurs se sont concentrés sur l'une d'elle, pourtant très bien protégée à l'intérieur des bâtiments d'un des musées de la ville. La Vénus hyptate, dérobée durant la nuit, avait été sortie des eaux en 1907, lors du creusement sous mandat d'un canal agricole prêt des côtes de l'Hyptatie. Datée du deuxième siècle avant J.C., la Vénus était une importation hélénistique à très fortes influences hyptates notamment isiaques, et aurait été sculptée sur place pour le compte de forces hellénistiques d'occupation.
Pièce de marbre de plus de 2m de haut, les Carabiniers se penchent sur le tour de force réalisé, par la fenêtre des toilettes, par les voleurs certainement liés au grand banditisme et au marché noir des œuvres d'art. En 2001, le Musée avait provisoirement hypothéqué la statue pour une somme avoisinant les 8 millions de Lires.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/03/2033[/center]
La "Vénus hyptate" dérobée au Musée National de Miliameni
[img]http://diaspora-grecque.com/modules/addresses/images/shots/mousei02[/img]
Journée noire pour la muséographie aliléenne et montalvéenne plus largement, et quelques licenciements en perspectives à l'issue des garde-à-vue en cours dans les compagnies de sécurité privée en charge de la surveillance de l'exposition "2500 anni di femminilità". En place depuis septembre, elle présentait en divers lieux de la capitale aliléenne des reproductions et des pièces originales retraçant l'histoire des représentation céruléennes du corps de la femme depuis l'époque de la civilisation néo-palatiale dorienne aux temps contemporains.
Parmi les chef-d’œuvre exposés dont certaines pièces prêtées par des Musées internationaux, les voleurs se sont concentrés sur l'une d'elle, pourtant très bien protégée à l'intérieur des bâtiments d'un des musées de la ville. La Vénus hyptate, dérobée durant la nuit, avait été sortie des eaux en 1907, lors du creusement sous mandat d'un canal agricole prêt des côtes de l'Hyptatie. Datée du deuxième siècle avant J.C., la Vénus était une importation hélénistique à très fortes influences hyptates notamment isiaques, et aurait été sculptée sur place pour le compte de forces hellénistiques d'occupation.
Pièce de marbre de plus de 2m de haut, les Carabiniers se penchent sur le tour de force réalisé, par la fenêtre des toilettes, par les voleurs certainement liés au grand banditisme et au marché noir des œuvres d'art. En 2001, le Musée avait provisoirement hypothéqué la statue pour une somme avoisinant les 8 millions de Lires.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 31/03/2033[/center]
L'atout Santé favorise l'immigration de retraités
[img]http://mycobactoscana.it/files/hsr.png[/img]
Longtemps sujet des railleries de commentateurs divers, les [url=http://www.simpolitique.com/post298110.html#p298110]investissements considérables réalisés dans la Santé montalvéenne durant la décennie 2021-2030[/url] ont donné naissance à des structures hospitalières contemporaines et souvent sur-évaluées par rapport aux besoins locaux, pour le plus grand bonheur des prêteurs étrangers de l'État autant que des élus locaux photogéniques.
En ayant consacré, en moyenne, sur la décennie dernière plus de 10% de sa dépense publique (hors retraites et pensions) à l'aménagement sanitaire et aux fonds hospitaliers ou laborantins médicaux, les médecins-chefs montalvéens ont souvent récolté le quolibet d'être davantage en conférences internationales que sur le terrain des sales d'opération ou de consultation, tant les structures mirobolantes brillaient par leur sous-fréquentation. Cette époque commence à être révolue, et les structures de santé des années 2020 autant que celles plus anciennes s'étant refait une beauté à l'époque du grand endettement, se remplissent à mesure que l'immigration des retraités étrangers est encouragée par cette bonne couverture médicale (on parle ici de carte hospitalière...).
Entre plusieurs pays du sud, le charme de la Crête de Varatie et l'attirance brute de l'île d'Hormuz, la Science géronto-neurologique ne peut pas trancher. Mais le tempérament douillet et surtout la très bonne logique des personnes à la retraite veut que pour le moment, la sécurité des pays occidentaux disposant d'un maillage sanitaire conséquent soit privilégiée à l'aventure toute laurencedarabiesque des grands espaces de la Mer intérieure ou des côtes orientales de Cérulée.
Une étude de l'Université de Dovernico a récemment montré, par le biais d'un mémoire de sociologie, que les retraités nord-dytoliens préférant l'Arovaquie aux pays orientaux pour leurs longs séjours résidentiels, le faisaient avant tout sur des critères de services publics et non, comme le voudrait la vulgate, pour une raison de proximité culturelle ressentie plus importante.
Deux dangers menaces ce qui se dessine comme un pari, bon gré mal gré, des autorités côtières arovaques comme montalvéennes : la montée en gamme des infrastructures étrangères même dans les pays moins bien développés que la Ligue, et le vieillissement des hôpitaux montalvéens datant déjà... de la décennie précédente, alors que les dotations depuis 2030 ont tendance à baisser dans l'entretien et le personnel.
La Santé, une des dernières rares grandes prérogatives publiques dans les Provinces-Unies, apporte de l'eau aux moulins des partisans de la relance par l'investissement.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 31/03/2033[/center]
L'atout Santé favorise l'immigration de retraités
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Longtemps sujet des railleries de commentateurs divers, les [url=http://www.simpolitique.com/post298110.html#p298110]investissements considérables réalisés dans la Santé montalvéenne durant la décennie 2021-2030[/url] ont donné naissance à des structures hospitalières contemporaines et souvent sur-évaluées par rapport aux besoins locaux, pour le plus grand bonheur des prêteurs étrangers de l'État autant que des élus locaux photogéniques.
En ayant consacré, en moyenne, sur la décennie dernière plus de 10% de sa dépense publique (hors retraites et pensions) à l'aménagement sanitaire et aux fonds hospitaliers ou laborantins médicaux, les médecins-chefs montalvéens ont souvent récolté le quolibet d'être davantage en conférences internationales que sur le terrain des sales d'opération ou de consultation, tant les structures mirobolantes brillaient par leur sous-fréquentation. Cette époque commence à être révolue, et les structures de santé des années 2020 autant que celles plus anciennes s'étant refait une beauté à l'époque du grand endettement, se remplissent à mesure que l'immigration des retraités étrangers est encouragée par cette bonne couverture médicale (on parle ici de carte hospitalière...).
Entre plusieurs pays du sud, le charme de la Crête de Varatie et l'attirance brute de l'île d'Hormuz, la Science géronto-neurologique ne peut pas trancher. Mais le tempérament douillet et surtout la très bonne logique des personnes à la retraite veut que pour le moment, la sécurité des pays occidentaux disposant d'un maillage sanitaire conséquent soit privilégiée à l'aventure toute laurencedarabiesque des grands espaces de la Mer intérieure ou des côtes orientales de Cérulée.
Une étude de l'Université de Dovernico a récemment montré, par le biais d'un mémoire de sociologie, que les retraités nord-dytoliens préférant l'Arovaquie aux pays orientaux pour leurs longs séjours résidentiels, le faisaient avant tout sur des critères de services publics et non, comme le voudrait la vulgate, pour une raison de proximité culturelle ressentie plus importante.
Deux dangers menaces ce qui se dessine comme un pari, bon gré mal gré, des autorités côtières arovaques comme montalvéennes : la montée en gamme des infrastructures étrangères même dans les pays moins bien développés que la Ligue, et le vieillissement des hôpitaux montalvéens datant déjà... de la décennie précédente, alors que les dotations depuis 2030 ont tendance à baisser dans l'entretien et le personnel.
La Santé, une des dernières rares grandes prérogatives publiques dans les Provinces-Unies, apporte de l'eau aux moulins des partisans de la relance par l'investissement.