[RP ouvert à tous les nobles] Cérémonie de bienvenue
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Sébaldie
[justify]À la vue d’une pareille scène, il était difficile d’imaginer que la Principauté de Movopolis fût au bord de la faillite quelques mois plus tôt. Dans la plus belle salle de réception du Palais Princier se tenait le banquet d’accueil des nouveaux nobles, ces personnalités pour la plupart étrangères venues au Movopolis acquérir un titre de noblesse en échange d’une nouvelle vie, animés par l’orgueil, l’ambition ou simplement le désir de faire oublier son propre passé. Le Prince Zénon II de Movopolis n’était pas très regardant quant au passé de ses nouveaux barons et n’avait de toute évidence pas la moindre envie de s’y intéresser. Tant qu’ils pouvaient renflouer les caisses d’une principauté dépensière, ils étaient les bienvenus.
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/706187SalonRoyal.jpg[/img]
Salle de réception du Palais Princier[/center]
Les meilleurs restaurateurs de la Principauté avaient été réquisitionnés pour offrir à la nouvelle noblesse le meilleur banquet d’accueil qui soit. Les cinquante-trois nobles avaient été anoblis un par un par le Prince, qui n’avait pas caché sa satisfaction de voir ce défilé se terminer au bout de près d’une heure et demi. Il était maintenant près de vingt heures, l’heure pour les nobles de se rencontrer dans une occasion un chouïa moins solennelle. Après que le calme eût été obtenu par les organisateurs de la réception, le Prince prononça ces quelques mots d’ouverture, du haut de son estrade surélevée, où il allait dînait avec ses plus proches conseillers. Il s’adressa aux nouveaux nobles :
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/480581prince.png[/img]
Sa Majesté Zénon II de Movopolis[/center]
Zénon II de Movopolis : « Avant que vous ne puissiez profiter pleinement de cette agréable réception, je tenais à vous exprimer solennellement la bienvenue. En me prêtant allégeance, ce n’est pas seulement à l’égard du Prince que vous avez juré fidélité et obéissance mais aussi à l’égard de la Principauté. Le Prince est la Principauté, la Principauté est le Prince. Sachez l’honorer comme elle vous a honoré. Nombre d’entre vous viennent de pays étrangers, parfois fort lointains. N’oubliez certes pas là d’où vous venez mais désormais, votre demeure est ici. Ne trahissez jamais vos serments, comme jamais je n’ai trahi le mien lorsque j’ai reçu la couronne, après la mort de mon regretté père, Sa Majesté Zénon Ier. Depuis, j’ai toujours régné dans l’intérêt de la Principauté face aux médisances et aux jalousies de certaines des entités amarantines. J’ai toujours veillé à la protection de mon peuple, éternellement attaché à Movopolis. Aussi, votre rôle est maintenant de porter la voix de la Principauté. Honorez-la de manière exclusive, permettez-moi de la rendre plus forte face aux menaces extérieures ! Ô Movopolis, mon divin saphir ! »
Le Prince se rassit. Il avait achevé son discours par la devise de la Principauté dont il était le seul, légalement, à pouvoir la prononcer en ces termes. Le saphir renvoyait à la couleur propre, couleur de la Principauté. Et parce qu’il est divin, seul le Prince peut se l’approprier. Aucune autre personne ne peut parler de « mon saphir ». Pour réciter la devise princière, les sujets doivent la reformuler légèrement : « Ô Movopolis, divin saphir ! » ou « Ô Movopolis, son divin saphir ! ». Cette coutume, instaurée par le père de Zénon II, qui l’a précédé au trône, se traduisait également dans la loi. Quiconque viendrait à dire « mon saphir » serait poursuivi pour délit d’usurpation, voire d’offense au Prince. Un délit passible d’une peine d’emprisonnement. Les nobles, a priori, qui bénéficient de l’immunité judiciaire n’ont rien à craindre… mais le Prince a un droit de veto sur tout et il était préférable de ne pas le provoquer.
Après le discours, le pianiste se craqua les doigts et commença à jouer pour briser le silence qui était imposé dans l’audience. Le plus beau registre de musique classique avait été sélectionné pour accompagner la réception. N’étaient invités que les cinquante-trois nobles et au plus deux membres de leur famille. La musique d’ambiance était légèrement couverte par les bavardages et les rires. Le Prince, lui, ne prêtait plus aucune attention à l’audience, parlant avec ses conseillers. La mère du Prince, présente à la table princière, avait été reléguée à l’autre bout de la table. Autour du Prince, on parlait politique. Ce domaine étant réservé aux hommes, les femmes – même les plus importantes de la Principauté – devaient se contenter d’être en bout de table, pour parler de sujets plus frivoles.
Les nobles, eux, s’appréhendaient. Ensemble, ils formaient les « parlementaires » du Conseil Nobiliaire, des terrains d’entente doivent donc être trouvés. Les premières hostilités allaient éventuellement se créer lors de cette soirée inauguratrice. Des traducteurs étaient présents si besoin…
HRP : Ce sujet introduit le RP. Tous les nobles inscrits sur la liste peuvent participer à ce sujet. Leurs joueurs peuvent en profiter pour les présenter et nouer de premiers contacts avec les autres. La participation à ce sujet n’est pas obligatoire mais souhaitable.[/justify]
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Salle de réception du Palais Princier[/center]
Les meilleurs restaurateurs de la Principauté avaient été réquisitionnés pour offrir à la nouvelle noblesse le meilleur banquet d’accueil qui soit. Les cinquante-trois nobles avaient été anoblis un par un par le Prince, qui n’avait pas caché sa satisfaction de voir ce défilé se terminer au bout de près d’une heure et demi. Il était maintenant près de vingt heures, l’heure pour les nobles de se rencontrer dans une occasion un chouïa moins solennelle. Après que le calme eût été obtenu par les organisateurs de la réception, le Prince prononça ces quelques mots d’ouverture, du haut de son estrade surélevée, où il allait dînait avec ses plus proches conseillers. Il s’adressa aux nouveaux nobles :
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/480581prince.png[/img]
Sa Majesté Zénon II de Movopolis[/center]
Zénon II de Movopolis : « Avant que vous ne puissiez profiter pleinement de cette agréable réception, je tenais à vous exprimer solennellement la bienvenue. En me prêtant allégeance, ce n’est pas seulement à l’égard du Prince que vous avez juré fidélité et obéissance mais aussi à l’égard de la Principauté. Le Prince est la Principauté, la Principauté est le Prince. Sachez l’honorer comme elle vous a honoré. Nombre d’entre vous viennent de pays étrangers, parfois fort lointains. N’oubliez certes pas là d’où vous venez mais désormais, votre demeure est ici. Ne trahissez jamais vos serments, comme jamais je n’ai trahi le mien lorsque j’ai reçu la couronne, après la mort de mon regretté père, Sa Majesté Zénon Ier. Depuis, j’ai toujours régné dans l’intérêt de la Principauté face aux médisances et aux jalousies de certaines des entités amarantines. J’ai toujours veillé à la protection de mon peuple, éternellement attaché à Movopolis. Aussi, votre rôle est maintenant de porter la voix de la Principauté. Honorez-la de manière exclusive, permettez-moi de la rendre plus forte face aux menaces extérieures ! Ô Movopolis, mon divin saphir ! »
Le Prince se rassit. Il avait achevé son discours par la devise de la Principauté dont il était le seul, légalement, à pouvoir la prononcer en ces termes. Le saphir renvoyait à la couleur propre, couleur de la Principauté. Et parce qu’il est divin, seul le Prince peut se l’approprier. Aucune autre personne ne peut parler de « mon saphir ». Pour réciter la devise princière, les sujets doivent la reformuler légèrement : « Ô Movopolis, divin saphir ! » ou « Ô Movopolis, son divin saphir ! ». Cette coutume, instaurée par le père de Zénon II, qui l’a précédé au trône, se traduisait également dans la loi. Quiconque viendrait à dire « mon saphir » serait poursuivi pour délit d’usurpation, voire d’offense au Prince. Un délit passible d’une peine d’emprisonnement. Les nobles, a priori, qui bénéficient de l’immunité judiciaire n’ont rien à craindre… mais le Prince a un droit de veto sur tout et il était préférable de ne pas le provoquer.
Après le discours, le pianiste se craqua les doigts et commença à jouer pour briser le silence qui était imposé dans l’audience. Le plus beau registre de musique classique avait été sélectionné pour accompagner la réception. N’étaient invités que les cinquante-trois nobles et au plus deux membres de leur famille. La musique d’ambiance était légèrement couverte par les bavardages et les rires. Le Prince, lui, ne prêtait plus aucune attention à l’audience, parlant avec ses conseillers. La mère du Prince, présente à la table princière, avait été reléguée à l’autre bout de la table. Autour du Prince, on parlait politique. Ce domaine étant réservé aux hommes, les femmes – même les plus importantes de la Principauté – devaient se contenter d’être en bout de table, pour parler de sujets plus frivoles.
Les nobles, eux, s’appréhendaient. Ensemble, ils formaient les « parlementaires » du Conseil Nobiliaire, des terrains d’entente doivent donc être trouvés. Les premières hostilités allaient éventuellement se créer lors de cette soirée inauguratrice. Des traducteurs étaient présents si besoin…
HRP : Ce sujet introduit le RP. Tous les nobles inscrits sur la liste peuvent participer à ce sujet. Leurs joueurs peuvent en profiter pour les présenter et nouer de premiers contacts avec les autres. La participation à ce sujet n’est pas obligatoire mais souhaitable.[/justify]
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Jacinto
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/120123Sanstitre1.jpg[/img][/center]
Benitto Montella avait été placé à côté du soverov Aleksy Kalesza. Trouvant le temps long, il lui murmura quelques mots.
Benitto Montella : Non mais regardez-moi cette troupe. Et ils osent appeler ça un Conseil Nobiliaire ? Mis à part nous deux, je ne vois que des guignols : des vieux croulants, des orientaux aussi laids les uns que les autres , des excentriques, des bonnes femmes sans cervelle... Sans parler de ce prince auprès duquel il faudra se ménager une bonne réputation. Regardez-le minauder avec ses conseillers. J'ai bien l'impression que vous et moi soyons les seules personnes crédibles autour de cette table. Pardonnez, je ne me suis pas présenté : Benitto Montella, homme d'affaires siracuzzain. À qui ai-je l'honneur ?
Le siracuzzain avait bien compris qu'une alliance avec le soverov leur permettrait de peser dans cette assemblée d'arrivistes.
Benitto Montella avait été placé à côté du soverov Aleksy Kalesza. Trouvant le temps long, il lui murmura quelques mots.
Benitto Montella : Non mais regardez-moi cette troupe. Et ils osent appeler ça un Conseil Nobiliaire ? Mis à part nous deux, je ne vois que des guignols : des vieux croulants, des orientaux aussi laids les uns que les autres , des excentriques, des bonnes femmes sans cervelle... Sans parler de ce prince auprès duquel il faudra se ménager une bonne réputation. Regardez-le minauder avec ses conseillers. J'ai bien l'impression que vous et moi soyons les seules personnes crédibles autour de cette table. Pardonnez, je ne me suis pas présenté : Benitto Montella, homme d'affaires siracuzzain. À qui ai-je l'honneur ?
Le siracuzzain avait bien compris qu'une alliance avec le soverov leur permettrait de peser dans cette assemblée d'arrivistes.
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Hobbes
Le, désormais, Baron Aleksy Kalesza savourait cette réception particulièrement luxueuse et agréable. Enfin, il bénéficiait d'un événement de son rang!
Cependant, il trouvait regrettable qu'il avait du dépenser une telle somme, si durement accumulée, pour en bénéficier... surtout dans un pays comptant autant de pécheurs...
Il était en train de boire son verre en écoutant en partie les autres discussions quand le siracuzzain attira son attention.
[center][img]https://pbs.twimg.com/profile_images/2222974857/Avatar_200x200.jpg[/img][/center]
Aleksy Kalesza, juriste de Soverovie. C'est un plaisir de vous rencontrer, surtout en sachant que vous êtes siracuzzain.
Je pense comme vous que nous sommes effectivement les seuls personnes fréquentables et crédibles de cette assemblée nobiliaire. Quant au Prince, j'avoue avoir entendu certaines rumeurs... particulièrement scandaleuses, mais j'ai cru comprendre que ces rumeurs seraient normales dans cette étrange nation.
Je pense que nous devrons nous armer de persévérance pour ne pas tomber en dépression en tentant de nous attirer les faveurs de ce Prince et les soutiens de ces autres nobles.
Cependant, il trouvait regrettable qu'il avait du dépenser une telle somme, si durement accumulée, pour en bénéficier... surtout dans un pays comptant autant de pécheurs...
Il était en train de boire son verre en écoutant en partie les autres discussions quand le siracuzzain attira son attention.
[center][img]https://pbs.twimg.com/profile_images/2222974857/Avatar_200x200.jpg[/img][/center]
Aleksy Kalesza, juriste de Soverovie. C'est un plaisir de vous rencontrer, surtout en sachant que vous êtes siracuzzain.
Je pense comme vous que nous sommes effectivement les seuls personnes fréquentables et crédibles de cette assemblée nobiliaire. Quant au Prince, j'avoue avoir entendu certaines rumeurs... particulièrement scandaleuses, mais j'ai cru comprendre que ces rumeurs seraient normales dans cette étrange nation.
Je pense que nous devrons nous armer de persévérance pour ne pas tomber en dépression en tentant de nous attirer les faveurs de ce Prince et les soutiens de ces autres nobles.
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/3/5/5/ottilia-51ee029.jpg[/img]
Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]
La cérémonie d'hommage avait été longue, mais Ottilia avait participé à assez de cérémonies nobles dans sa vie pour remarquablement masquer son ennuis tout du long. C'était le genre de symbole de pouvoir qu'elle pouvait comprendre aisément, tout comme elle pouvait comprendre le banquet, qui rétablissait l'ordre normal des choses : c'était au suzerain de prodiguer nourriture et réjouissances aux vassaux qui se mettaient à son service, telle était la racine la plus ancienne de ce genre de relations, et ce n'était pas parce que, dans cette relation vassalique moderne, les nobles étaient venus apporter leur argent au Prince que celui-ci devait rompre avec cet antique symbolisme. Et puis, toutes considérations symboliques mises à part, la Renarde-de-Feu avouait sans peine qu'elle prenait toujours grand plaisir aux réceptions de toutes sortes.
Elle s'était d'ailleurs amusée de constater qu'elle avait été placée à côté d'Adélia Sinclair, et vers le bout de la table. Il n'y avait pas beaucoup de femmes dans cette assemblée, et visiblement les amarantins avaient laissés jouer leurs préjugés habituels pour les mettre entre elles, estimant sans doute qu'elles pourraient parler chiffon pendant que le reste des gens s'attaqueraient à des sujets plus sérieux. Mais Ottilia, qui fréquentait depuis longtemps le monde briton, était loin de se sentir offensée par la proximité avec la jeune femme, qu'elle savait issue d'une des plus brillantes familles du Commonwealth. De l'autre côté, elle était voisine du soverov Aleksy Kalesza - sans doute parce que, les appareillements par sexe ayant leur limite, les placeurs avaient ensuite fait joué l'appareillement par origine géographique, allez savoir - qu'elle vit rapidement entrer en discussion à voix basse avec son autre voisin de table, dont le nom lui échappait, mais qui devait être siracuzzain, de ce qu'elle se souvenait - elle avait tenté de mémoriser autant d'informations que possible sur chacun pendant l'hommage, mais elle ne pouvait encore se souvenir de tout.
Quoiqu'il en soit, elle bu une gorgée de vin - excellent, au demeurant - et se tourna vers sa voisine avec un léger sourire, s'adressant à elle dans un briton impeccable, longuement perfectionné au fil des transactions commerciales.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Alors, que dites-vous des ors de la Principauté, mademoiselle Sinclair ? Sont-ils à la hauteur des fastes auxquels vous êtes habituée chez vous ? J'avoue que je suis contente de ne pas être la seule femme de qualité de l'assemblée... oh, au fait, je ne pense pas m'être déjà présentée, je m'appel Ottilia d'Urnavuk, noble et femme d'affaire vonalyanne. J'espère que nous pourrons collaborer sur certains sujets dans cette nouvelle... patrie de substitution qui s'offre à nous. »
Elle avait parlé de "patrie de substitution" avec une pointe d'humour dans la voix, visiblement amusée par la sortie du Prince sur la question. Elle ne se sentait guère amarantine, en dépit du titre acheté, et elle aurait pariée que la jeune femme, qui devait déjà cumuler une patrie britonne et une autre quasi-uhmalienne, n'en avait pas non plus miraculeusement rajouté une troisième dans la soirée, même si elle pouvait se tromper.
Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]
La cérémonie d'hommage avait été longue, mais Ottilia avait participé à assez de cérémonies nobles dans sa vie pour remarquablement masquer son ennuis tout du long. C'était le genre de symbole de pouvoir qu'elle pouvait comprendre aisément, tout comme elle pouvait comprendre le banquet, qui rétablissait l'ordre normal des choses : c'était au suzerain de prodiguer nourriture et réjouissances aux vassaux qui se mettaient à son service, telle était la racine la plus ancienne de ce genre de relations, et ce n'était pas parce que, dans cette relation vassalique moderne, les nobles étaient venus apporter leur argent au Prince que celui-ci devait rompre avec cet antique symbolisme. Et puis, toutes considérations symboliques mises à part, la Renarde-de-Feu avouait sans peine qu'elle prenait toujours grand plaisir aux réceptions de toutes sortes.
Elle s'était d'ailleurs amusée de constater qu'elle avait été placée à côté d'Adélia Sinclair, et vers le bout de la table. Il n'y avait pas beaucoup de femmes dans cette assemblée, et visiblement les amarantins avaient laissés jouer leurs préjugés habituels pour les mettre entre elles, estimant sans doute qu'elles pourraient parler chiffon pendant que le reste des gens s'attaqueraient à des sujets plus sérieux. Mais Ottilia, qui fréquentait depuis longtemps le monde briton, était loin de se sentir offensée par la proximité avec la jeune femme, qu'elle savait issue d'une des plus brillantes familles du Commonwealth. De l'autre côté, elle était voisine du soverov Aleksy Kalesza - sans doute parce que, les appareillements par sexe ayant leur limite, les placeurs avaient ensuite fait joué l'appareillement par origine géographique, allez savoir - qu'elle vit rapidement entrer en discussion à voix basse avec son autre voisin de table, dont le nom lui échappait, mais qui devait être siracuzzain, de ce qu'elle se souvenait - elle avait tenté de mémoriser autant d'informations que possible sur chacun pendant l'hommage, mais elle ne pouvait encore se souvenir de tout.
Quoiqu'il en soit, elle bu une gorgée de vin - excellent, au demeurant - et se tourna vers sa voisine avec un léger sourire, s'adressant à elle dans un briton impeccable, longuement perfectionné au fil des transactions commerciales.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Alors, que dites-vous des ors de la Principauté, mademoiselle Sinclair ? Sont-ils à la hauteur des fastes auxquels vous êtes habituée chez vous ? J'avoue que je suis contente de ne pas être la seule femme de qualité de l'assemblée... oh, au fait, je ne pense pas m'être déjà présentée, je m'appel Ottilia d'Urnavuk, noble et femme d'affaire vonalyanne. J'espère que nous pourrons collaborer sur certains sujets dans cette nouvelle... patrie de substitution qui s'offre à nous. »
Elle avait parlé de "patrie de substitution" avec une pointe d'humour dans la voix, visiblement amusée par la sortie du Prince sur la question. Elle ne se sentait guère amarantine, en dépit du titre acheté, et elle aurait pariée que la jeune femme, qui devait déjà cumuler une patrie britonne et une autre quasi-uhmalienne, n'en avait pas non plus miraculeusement rajouté une troisième dans la soirée, même si elle pouvait se tromper.
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Thunderoad
[img]https://i.imgsafe.org/cccf4b9ee2.jpg[/img]
La "princesse" Sinclair, habituée au faste des réceptions yaonaises et britonnes , en a déjà vu passer un paquet de nobliaux et égocentriques durant sa courte vie déjà bien remplie .
Bien qu'elle n'ait aucun titre de noblesse en tant que tel , la richesse faramineuse de sa famille et son carnet d'adresses lui offrent un statut dans la société britonnique qui est tout à fait comparable ...
Très franchement comparé au luxe de la cour de Lanfair, où aux réceptions de Roziwu cette fête demeure médiocre sous tout points de vue et à la limite du pique-nique de scouts sous la pluie ...
Quand aux ors de la Principauté ils sont certes beaux à voir, mais si vous voulez mon humble avis je dirais que ça tient plus du plaqué que du massif...
Dit-elle avec un ton pétillant d'humour, et un léger accent uhmalien derrière la voix .
Miss Firefox, je présume ? Enchantée de faire votre connaissance ! Salutations féminines de rigueur.
Oui, comme vous dites : on dirait bien que comme d'habitude, on se fait recaler.
Vous avez vu comment le Prince nous a parlé de haut quand il s'est agit de nous deux ?
Chez Bu-Jian ça ne se serait certainement pas passé ainsi, mais que voulez-vous ...
Laissons-les se les comparer entre eux , Miss Firefox ! L'argent ne fait pas le gentleman .
Vous verrez que dans un quart d'heure tout au plus , ils se retireront pour aller au fumoir.
Là ils s'autocongratuleront d'être les maitres du monde dans des nuages de vapeurs toxiques ...
Ces ruffians ne valent même pas le papier du papelard qui leur donne le titre de noble !
Qu'elle ponctue par un sourire courtois en coin des lèvres . Puis elle se présenta :
Bonsoir, Miss Firefox ! Je m'appelle Adélia Sinclair, dernière de la fratrie des Sinclair.
Je vous connais déjà bien financièrement parlant : j'ai souvent vu votre nom passer, lorsque je tapais le nom de votre pays dans mon browser, à l'époque où je travaillais en tant que trader, pour la banque centrale de la mégacorporation détenue par mon frère ...
La "princesse" Sinclair, habituée au faste des réceptions yaonaises et britonnes , en a déjà vu passer un paquet de nobliaux et égocentriques durant sa courte vie déjà bien remplie .
Bien qu'elle n'ait aucun titre de noblesse en tant que tel , la richesse faramineuse de sa famille et son carnet d'adresses lui offrent un statut dans la société britonnique qui est tout à fait comparable ...
Très franchement comparé au luxe de la cour de Lanfair, où aux réceptions de Roziwu cette fête demeure médiocre sous tout points de vue et à la limite du pique-nique de scouts sous la pluie ...
Quand aux ors de la Principauté ils sont certes beaux à voir, mais si vous voulez mon humble avis je dirais que ça tient plus du plaqué que du massif...
Dit-elle avec un ton pétillant d'humour, et un léger accent uhmalien derrière la voix .
Miss Firefox, je présume ? Enchantée de faire votre connaissance ! Salutations féminines de rigueur.
Oui, comme vous dites : on dirait bien que comme d'habitude, on se fait recaler.
Vous avez vu comment le Prince nous a parlé de haut quand il s'est agit de nous deux ?
Chez Bu-Jian ça ne se serait certainement pas passé ainsi, mais que voulez-vous ...
Laissons-les se les comparer entre eux , Miss Firefox ! L'argent ne fait pas le gentleman .
Vous verrez que dans un quart d'heure tout au plus , ils se retireront pour aller au fumoir.
Là ils s'autocongratuleront d'être les maitres du monde dans des nuages de vapeurs toxiques ...
Ces ruffians ne valent même pas le papier du papelard qui leur donne le titre de noble !
Qu'elle ponctue par un sourire courtois en coin des lèvres . Puis elle se présenta :
Bonsoir, Miss Firefox ! Je m'appelle Adélia Sinclair, dernière de la fratrie des Sinclair.
Je vous connais déjà bien financièrement parlant : j'ai souvent vu votre nom passer, lorsque je tapais le nom de votre pays dans mon browser, à l'époque où je travaillais en tant que trader, pour la banque centrale de la mégacorporation détenue par mon frère ...
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Akura Nihoto
[center][img]https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/4b/50/ac/4b50acfd92018813a85a06d6549a830e.jpg[/img][/center]
le "Prince des mers" Akashita Fūma n'était quant à lui pas vraiment habituer à ses frasques enjoliver de clinquant, c'était un noble au sein des pirates Wakô , voire même le plus haut dignitaire, toute cette richesse étalée était pour lui certes grandiose mais profondément inutile ... Son caractère à lui était plus mer à mer . Il ne savait pas si les autres nobles avaient été trier pour se conformer une place prête à titrer mais à première vue il était dans le coin des Orientaux . Non seulement Mademoiselle Adélia Sinclair était assises à côté de lui, mais de l'autre siégeait Sarit Kriangsak un autre oriental.
Est-ce que je rêve ?
Akashita Fūma se servit un verre d'un liquide qu'il ne connaissait visiblement pas à la manière outrancière d'ouvrir la bouteille tout comme il renifla le contenu.
Non ...
Il dévida une belle gorgée directement dans son gosier, pour finalement faire une moue.
J’m’en doutais. Si j’rêvais y’aurait du rhum !
Étant un homme de la mer, mais néanmoins pas impoli, il proposa à ses deux voisins une gorgée.
le "Prince des mers" Akashita Fūma n'était quant à lui pas vraiment habituer à ses frasques enjoliver de clinquant, c'était un noble au sein des pirates Wakô , voire même le plus haut dignitaire, toute cette richesse étalée était pour lui certes grandiose mais profondément inutile ... Son caractère à lui était plus mer à mer . Il ne savait pas si les autres nobles avaient été trier pour se conformer une place prête à titrer mais à première vue il était dans le coin des Orientaux . Non seulement Mademoiselle Adélia Sinclair était assises à côté de lui, mais de l'autre siégeait Sarit Kriangsak un autre oriental.
Est-ce que je rêve ?
Akashita Fūma se servit un verre d'un liquide qu'il ne connaissait visiblement pas à la manière outrancière d'ouvrir la bouteille tout comme il renifla le contenu.
Non ...
Il dévida une belle gorgée directement dans son gosier, pour finalement faire une moue.
J’m’en doutais. Si j’rêvais y’aurait du rhum !
Étant un homme de la mer, mais néanmoins pas impoli, il proposa à ses deux voisins une gorgée.
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Ostendo
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/13/1490708409-bo-xilai-china-2013-2.jpg[/img][/center]
Placé entre son "compatriote" ventélien Sarit Kriangsake et William Pecker, Lee Tian Loon entama la discussion avec son voisin olgarien
Lee Tian Loon : Lee Tian Loon, PDG de Qilin Investment au Lianwa. Je dois vous avouer qu'en pariant à la baisse sur Pecker Industries lors des enquêtes et de vos déboires avec la justice il y a une année, je me suis fait une petite fortune. Il est amusant de voir comment le malheur des uns fait le bonheur des autres. Une situation qui me fait penser à celle d'aujourd'hui, avec ce roitelet fort sympathique prêt à échanger un peu de liberté contre un peu de sécurité... financière.
Placé entre son "compatriote" ventélien Sarit Kriangsake et William Pecker, Lee Tian Loon entama la discussion avec son voisin olgarien
Lee Tian Loon : Lee Tian Loon, PDG de Qilin Investment au Lianwa. Je dois vous avouer qu'en pariant à la baisse sur Pecker Industries lors des enquêtes et de vos déboires avec la justice il y a une année, je me suis fait une petite fortune. Il est amusant de voir comment le malheur des uns fait le bonheur des autres. Une situation qui me fait penser à celle d'aujourd'hui, avec ce roitelet fort sympathique prêt à échanger un peu de liberté contre un peu de sécurité... financière.
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/13/1490708557-paske.png[/img]
Påske s'était assoupi pendant le discours de bienvenue du Prince et c'est avec les notes de piano qu'il sortit bientôt de sa torpeur par un léger sursaut. Ce palais était magnifique, l'alchimiste en avait rarement vu de si opulent, excepté chez l'orgueil des Empereurs. Les individus autour de la table ne l'intéressaient pas à l'instant présent. Il avait besoin d'un laboratoire pour son travail, ses expériences, et rumina la question durant une grande partie de la cérémonie.[/justify]
Påske s'était assoupi pendant le discours de bienvenue du Prince et c'est avec les notes de piano qu'il sortit bientôt de sa torpeur par un léger sursaut. Ce palais était magnifique, l'alchimiste en avait rarement vu de si opulent, excepté chez l'orgueil des Empereurs. Les individus autour de la table ne l'intéressaient pas à l'instant présent. Il avait besoin d'un laboratoire pour son travail, ses expériences, et rumina la question durant une grande partie de la cérémonie.[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/3/5/5/ottilia-51ee029.jpg[/img]
Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]
Pour tout dire, Ottilia ne fut pas vraiment surprise par la réponse de sa voisine de table au sujet de la réception : elle l'avait posé en toute connaissance de cause. Ceci dit, si elle connaissait la yanéenne de nom et de réputation, elle fut surprise par sa répartie et son humour, qui lui tirèrent plus d'un sourire. Elle trouva amusante cette façon de britoniser son classique surnom - qui était la norme au Vonalya - et inclina légèrement la tête devant la remarque finale de la jeune femme.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Je dois avouer que je vous connaissais déjà, de nom, avant cette cérémonie, mademoiselle Sinclair, même si je suis enchantée moi aussi de faire officiellement votre connaissance... c'est qu'il est difficile de rater votre famille quand on se frotte un minimum au monde des affaires, au monde briton, ou aux deux. Je suis aussi flattée que la réciproque soit vraie. Il est vrai que j'ai été très active du temps où je gérais les actifs de ma famille et de nos amis... hélas, une récente disgrâce familiale m'a forcée à prendre un peu de recul, mais heureusement le Vonalya est un pays assez civilisé pour que les problèmes nobiliaires ne soient pas une excuse pour s'attaquer au patrimoine privé des intéressés... »
Si la vonalyanne avait pu acheter son titre, et conserver une confortable avance, c'était en effet, au-delà des fonds rassemblés ponctuellement, parce qu'elle avait gardé les avoirs personnels que son père lui avait transféré des années plus tôt, équilibrant l'héritage politique et territorial qui allait à son frère - des avoirs parmi lesquels comptaient surtout des parts en actions dans plusieurs sociétés, dont certaines des plus fleurissantes du Vonalya. En attendant, elle eut un petit sourire amusé en entendant l'éclat alcoolisé de l'autre voisin de la riche britonnique.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Pour le reste, je m'apprêtais à prendre la défense de la gente masculine, mais on dirait bien, en effet, que les spécimens présents dans la salle aujourd'hui ne comptent pas parmi les plus brillants du genre... j'espère toutefois que tous ne seront pas aussi indécrottables. Et qu'en attendant, entre femmes du monde, nous saurons également nous retrouver et collaborer quand nos intérêts convergerons... »
Pour Ottilia, cette affaire de noblesse amarantine était une occasion de reconstruire une seconde base économique solide, loin du Vonalya, de justement attendre que les choses se tassent là-bas, mais pourquoi pas aussi de garnir un peu plus son carnet de relations d'affaire. Et elle était certaine qu'avec le temps une bonne entente avec la jeune femme pourrait se révéler au moins aussi intéressante que tous les avantages "baronnesques" locaux... restait à la développer, bien sûr.
Ottilia Renarde-de-Feu, Prétendante au Marquisat d'Urnavuk et baronne movopolitaine.[/center]
Pour tout dire, Ottilia ne fut pas vraiment surprise par la réponse de sa voisine de table au sujet de la réception : elle l'avait posé en toute connaissance de cause. Ceci dit, si elle connaissait la yanéenne de nom et de réputation, elle fut surprise par sa répartie et son humour, qui lui tirèrent plus d'un sourire. Elle trouva amusante cette façon de britoniser son classique surnom - qui était la norme au Vonalya - et inclina légèrement la tête devant la remarque finale de la jeune femme.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Je dois avouer que je vous connaissais déjà, de nom, avant cette cérémonie, mademoiselle Sinclair, même si je suis enchantée moi aussi de faire officiellement votre connaissance... c'est qu'il est difficile de rater votre famille quand on se frotte un minimum au monde des affaires, au monde briton, ou aux deux. Je suis aussi flattée que la réciproque soit vraie. Il est vrai que j'ai été très active du temps où je gérais les actifs de ma famille et de nos amis... hélas, une récente disgrâce familiale m'a forcée à prendre un peu de recul, mais heureusement le Vonalya est un pays assez civilisé pour que les problèmes nobiliaires ne soient pas une excuse pour s'attaquer au patrimoine privé des intéressés... »
Si la vonalyanne avait pu acheter son titre, et conserver une confortable avance, c'était en effet, au-delà des fonds rassemblés ponctuellement, parce qu'elle avait gardé les avoirs personnels que son père lui avait transféré des années plus tôt, équilibrant l'héritage politique et territorial qui allait à son frère - des avoirs parmi lesquels comptaient surtout des parts en actions dans plusieurs sociétés, dont certaines des plus fleurissantes du Vonalya. En attendant, elle eut un petit sourire amusé en entendant l'éclat alcoolisé de l'autre voisin de la riche britonnique.
Ottilia Renarde-de-Feu : « Pour le reste, je m'apprêtais à prendre la défense de la gente masculine, mais on dirait bien, en effet, que les spécimens présents dans la salle aujourd'hui ne comptent pas parmi les plus brillants du genre... j'espère toutefois que tous ne seront pas aussi indécrottables. Et qu'en attendant, entre femmes du monde, nous saurons également nous retrouver et collaborer quand nos intérêts convergerons... »
Pour Ottilia, cette affaire de noblesse amarantine était une occasion de reconstruire une seconde base économique solide, loin du Vonalya, de justement attendre que les choses se tassent là-bas, mais pourquoi pas aussi de garnir un peu plus son carnet de relations d'affaire. Et elle était certaine qu'avec le temps une bonne entente avec la jeune femme pourrait se révéler au moins aussi intéressante que tous les avantages "baronnesques" locaux... restait à la développer, bien sûr.
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Gwenael
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Eric Bertaud avait écouté avec attention le discours du Prince. Son propos avait été assez banal, et la principale information que l'on pouvait en tirer était que Zénon II attendait une loyauté sans faille de la part de ses nouveaux vassaux, ce qui, en soi, n'était pas particulièrement surprenant. Alors que le souverain movopolitains s'était rassi et que le pianiste avait rompu le silence qui venait de s'installer, le gangster mélonais n'avait déjà qu'une idée en tête : approcher le Prince le plus tôt possible au cours de la soirée, afin de bénéficier de sa sympathie. Cependant, la tâche s'avérait compliquée, celui-ci siégeant autour d'une table séparée, en compagnie seulement de ses plus proches conseillers.
Espérant que le repas s'achèverait par un bal ou une autre activité lui permettant de se lever pour aller saluer le Prince, Eric pensa qu'il convenait, dans un premier temps, de s'intéresser aux autres convives afin de tisser ses premières relations. Malheureusement, le baron de la pègre mélonaise n'était pas très bien loti au niveau de son placement. Coincé entre le Siracuzzain Benito Montella et le Thorvalois Påske Froskersen, il n'osait interrompre la conversation que son voisin de droite entretenait avec le Soverov, craignant de faire preuve d'impolitesse. Quand à son voisin de gauche, il l'avait vu roupiller pendant toute la seconde moitié du discours du Prince, et ne voyait pas vraiment ce qui pourrait l'en rapprocher.
Il fallait pourtant bien commencer par quelque chose. Eric Bertaud se pencha donc vers son voisin thorvalois pour lui parler, assez fort craignant que le vieillard soit atteint de troubles de l'audition.
Eric Bertaud : Un discours fort banal. Le Prince semble vouloir nous exhorter à lui être loyal, mais - je ne sais pas ce que vous en pensez - il me semble que ça tombe sous le sens.
Il fit mine de contempler la décoration de la pièce en levant les yeux vers le plafond.
Eric Bertaud : Cette salle de réception est magnifique. Il est certain que nous n'en avons pas beaucoup de semblables en Algarbe. À ce propos, de quel pays venez-vous, cher ami ?
Eric Bertaud avait écouté avec attention le discours du Prince. Son propos avait été assez banal, et la principale information que l'on pouvait en tirer était que Zénon II attendait une loyauté sans faille de la part de ses nouveaux vassaux, ce qui, en soi, n'était pas particulièrement surprenant. Alors que le souverain movopolitains s'était rassi et que le pianiste avait rompu le silence qui venait de s'installer, le gangster mélonais n'avait déjà qu'une idée en tête : approcher le Prince le plus tôt possible au cours de la soirée, afin de bénéficier de sa sympathie. Cependant, la tâche s'avérait compliquée, celui-ci siégeant autour d'une table séparée, en compagnie seulement de ses plus proches conseillers.
Espérant que le repas s'achèverait par un bal ou une autre activité lui permettant de se lever pour aller saluer le Prince, Eric pensa qu'il convenait, dans un premier temps, de s'intéresser aux autres convives afin de tisser ses premières relations. Malheureusement, le baron de la pègre mélonaise n'était pas très bien loti au niveau de son placement. Coincé entre le Siracuzzain Benito Montella et le Thorvalois Påske Froskersen, il n'osait interrompre la conversation que son voisin de droite entretenait avec le Soverov, craignant de faire preuve d'impolitesse. Quand à son voisin de gauche, il l'avait vu roupiller pendant toute la seconde moitié du discours du Prince, et ne voyait pas vraiment ce qui pourrait l'en rapprocher.
Il fallait pourtant bien commencer par quelque chose. Eric Bertaud se pencha donc vers son voisin thorvalois pour lui parler, assez fort craignant que le vieillard soit atteint de troubles de l'audition.
Eric Bertaud : Un discours fort banal. Le Prince semble vouloir nous exhorter à lui être loyal, mais - je ne sais pas ce que vous en pensez - il me semble que ça tombe sous le sens.
Il fit mine de contempler la décoration de la pièce en levant les yeux vers le plafond.
Eric Bertaud : Cette salle de réception est magnifique. Il est certain que nous n'en avons pas beaucoup de semblables en Algarbe. À ce propos, de quel pays venez-vous, cher ami ?