Pays réel Arsois
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Otto
Onomastique arsoise
Août 2031
Les parents arsois choisissent généralement les noms de leurs enfants pour faire honneur à un saint particulier. Ainsi, les noms sont souvent une forme de dévotion particulière. Dans les familles protestantes ou juives, les noms sont essentiellement vétérotestamentaires. Il arrive également que les familles nomment leurs enfants en hommage à un monarque arsois.
Prénoms masculins :
Onézyme / Onésime
Augustin
Thomas
Jean-Louis (et variantes dialectales Joan-Lui et autres)
Jean-Marie
Marcellin
Régis / François-Régis
Sauveur
Étienne / Étève / Éctève
Toussaint
Barthélemy
Rémy
Ignace
Joachin
Amédée
Maximilien
Vianney
Foucault
Prénoms féminins :
Thècle
Marie
Thérèse
Anne
Jeanne
Josèphe
Marthe
Xavière
Edith
Assomption
Prénoms vétérotestamentaires (pour les familles juifs et protestantes)
Prénoms masculins :
Melchisedech
Jésus (uniquement dans les familles juives)
David
Abraham
Moïse
Benjamin
Prénoms féminins :
Rebecca
Jaël
Août 2031
Les parents arsois choisissent généralement les noms de leurs enfants pour faire honneur à un saint particulier. Ainsi, les noms sont souvent une forme de dévotion particulière. Dans les familles protestantes ou juives, les noms sont essentiellement vétérotestamentaires. Il arrive également que les familles nomment leurs enfants en hommage à un monarque arsois.
Prénoms masculins :
Onézyme / Onésime
Augustin
Thomas
Jean-Louis (et variantes dialectales Joan-Lui et autres)
Jean-Marie
Marcellin
Régis / François-Régis
Sauveur
Étienne / Étève / Éctève
Toussaint
Barthélemy
Rémy
Ignace
Joachin
Amédée
Maximilien
Vianney
Foucault
Prénoms féminins :
Thècle
Marie
Thérèse
Anne
Jeanne
Josèphe
Marthe
Xavière
Edith
Assomption
Prénoms vétérotestamentaires (pour les familles juifs et protestantes)
Prénoms masculins :
Melchisedech
Jésus (uniquement dans les familles juives)
David
Abraham
Moïse
Benjamin
Prénoms féminins :
Rebecca
Jaël
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Otto
Les grands courants politiques du Saint-Empire (1.)
Août 2031
L'élection d'un nouvel Empereur est toujours un grand moment pour les différentes forces politiques de l'Empire. Tout peut basculer en fonction des idées politiques du nouvel élu. Mais pour l'instant, le nouvel Empereur, Raymond III, n'a pas encore pris de position claire. Chaque parti essaye de placer ces pions dans ce nouveau règne qui marquera à coup sûr l'histoire de l'Empire.
Le parti dévot
Le parti dévot est un parti informel, réputé pour ses positions ultramontaines. Présent dans la politique sacro-impériale depuis de longues décennies, le parti possède différents chevaux de bataille : il défend l'Empereur comme glaive temporel de l’Église ainsi qu'un fort interventionnisme diplomatique de l'Empire. De manière générale, il prône le rapprochement avec les trop rares monarchies catholiques du monde tel le Thorval. Il a également des positions concernant la politique intérieure de l'Arsois. Il soutient un Empire relativement fort, ayant les moyens de ses ambitions.
Influence politique : forte
Influence populaire : forte dans le peuple et dans les élites catholiques
Grands personnages : S.Ex.Rv Marcellin XIV, prince-archevêque de Montbason, S.A Artau XVII, duc de Beaurozais, Sauveur de Salvez, propriétaire du journal Fidelis
Les Arpitans
Autre courant historique de la vie politique arsoise, les Arpitans sont aussi un parti dont les positions sont d'abord ancrée sur la religion. En effet, ils se servent de l'antiquité de l'Eglise arsoise pour justifier la primauté de la monarchie arsoise sur les autres monarchies catholiques ainsi que pour soutenir l'indépendance de l'Eglise arpitane face au Saint-Siège. Au niveau international, les Arpitans sont néanmoins divisés entre deux lignes : d'un côté une ligne interventionniste qui rejoint les Dévots sur la nécessité de défendre les intérêts de la Catholicité pour l'Empire et de l'autre une ligne isolationniste qui défend un Empire Arsois agissant avant tout pour son propre intérêt tout en veillant à ceux de la foi.
Influence politique : forte
Influence populaire : forte dans le peuple et le bas clergé catholique
Grands personnages : S.Ex.Rv Jean-Philibert IV, prince-archevêque d'Annesson, S.A Emmanuel IX, duc de Domvoye, Arnaud Vairon de Nicolom, propriétaire du journal L'Arpitan
Août 2031
L'élection d'un nouvel Empereur est toujours un grand moment pour les différentes forces politiques de l'Empire. Tout peut basculer en fonction des idées politiques du nouvel élu. Mais pour l'instant, le nouvel Empereur, Raymond III, n'a pas encore pris de position claire. Chaque parti essaye de placer ces pions dans ce nouveau règne qui marquera à coup sûr l'histoire de l'Empire.
Le parti dévot
Le parti dévot est un parti informel, réputé pour ses positions ultramontaines. Présent dans la politique sacro-impériale depuis de longues décennies, le parti possède différents chevaux de bataille : il défend l'Empereur comme glaive temporel de l’Église ainsi qu'un fort interventionnisme diplomatique de l'Empire. De manière générale, il prône le rapprochement avec les trop rares monarchies catholiques du monde tel le Thorval. Il a également des positions concernant la politique intérieure de l'Arsois. Il soutient un Empire relativement fort, ayant les moyens de ses ambitions.
Influence politique : forte
Influence populaire : forte dans le peuple et dans les élites catholiques
Grands personnages : S.Ex.Rv Marcellin XIV, prince-archevêque de Montbason, S.A Artau XVII, duc de Beaurozais, Sauveur de Salvez, propriétaire du journal Fidelis
Les Arpitans
Autre courant historique de la vie politique arsoise, les Arpitans sont aussi un parti dont les positions sont d'abord ancrée sur la religion. En effet, ils se servent de l'antiquité de l'Eglise arsoise pour justifier la primauté de la monarchie arsoise sur les autres monarchies catholiques ainsi que pour soutenir l'indépendance de l'Eglise arpitane face au Saint-Siège. Au niveau international, les Arpitans sont néanmoins divisés entre deux lignes : d'un côté une ligne interventionniste qui rejoint les Dévots sur la nécessité de défendre les intérêts de la Catholicité pour l'Empire et de l'autre une ligne isolationniste qui défend un Empire Arsois agissant avant tout pour son propre intérêt tout en veillant à ceux de la foi.
Influence politique : forte
Influence populaire : forte dans le peuple et le bas clergé catholique
Grands personnages : S.Ex.Rv Jean-Philibert IV, prince-archevêque d'Annesson, S.A Emmanuel IX, duc de Domvoye, Arnaud Vairon de Nicolom, propriétaire du journal L'Arpitan
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Otto
Histoire de calendrier
De nos jours
Le Saint-Empire de l'Arsois, à rebours de nombreux autres Etats dans le monde, n'a jamais adopté le calendrier grégorien standard. En effet, comme le décompte des années, l'année débute à la Nativité du Christ. Par conséquence, chaque année, entre le 25 et le 31 décembre, l'Arsois est dans une année d'avance par rapport aux autres. Cette façon particulière de faire débuter l'année à Noël s'appelle un "calendrier style Nativité", également utilisé au Thorval.
La façon de nommer les jours est également bien différente en Arsois par rapport au reste du monde. Il est très courant de nommer en jour par le saint ou par la fêté liturgique célébrée ce jour là. Ainsi, le 21 janvier est régulièrement appelé "Saint-Agnès", le 14 novembre "Saint-Sidoine" et le 25 décembre "Nativité". La numérotation ordinaire des jours n'est utilisé que dans le cadre purement pratique du commerce international, mais l'administration comme une bonne partie de la population parle bien en terme de "saints". Le calendrier liturgique est appris très tôt par les Arsois. De plus, les journaux nationaux sont eux-mêmes datés par ce calendrier de saint.
Enfin, l'administration impériale utilise un dernier calendrier particulier. Ce calendrier est celui des Indictions. Ce calendrier est une façon particulière de compter les années. Le temps est ainsi découpé en cycle de 15 ans dans lequel chaque année est numéroté de I à XV. Il est issu de l'Eglise Catholique, qui lui-même l'a repris de l'administration fiscale de l'Empire latin. Son utilisation par l'administration sacro-impériale est justement considéré comme un héritage à la fois de ce lointain Empire et de l'équivalence entre les glaives spirituels et temporels que sont l'Eglise et l'Empire.
De nos jours
Le Saint-Empire de l'Arsois, à rebours de nombreux autres Etats dans le monde, n'a jamais adopté le calendrier grégorien standard. En effet, comme le décompte des années, l'année débute à la Nativité du Christ. Par conséquence, chaque année, entre le 25 et le 31 décembre, l'Arsois est dans une année d'avance par rapport aux autres. Cette façon particulière de faire débuter l'année à Noël s'appelle un "calendrier style Nativité", également utilisé au Thorval.
La façon de nommer les jours est également bien différente en Arsois par rapport au reste du monde. Il est très courant de nommer en jour par le saint ou par la fêté liturgique célébrée ce jour là. Ainsi, le 21 janvier est régulièrement appelé "Saint-Agnès", le 14 novembre "Saint-Sidoine" et le 25 décembre "Nativité". La numérotation ordinaire des jours n'est utilisé que dans le cadre purement pratique du commerce international, mais l'administration comme une bonne partie de la population parle bien en terme de "saints". Le calendrier liturgique est appris très tôt par les Arsois. De plus, les journaux nationaux sont eux-mêmes datés par ce calendrier de saint.
Enfin, l'administration impériale utilise un dernier calendrier particulier. Ce calendrier est celui des Indictions. Ce calendrier est une façon particulière de compter les années. Le temps est ainsi découpé en cycle de 15 ans dans lequel chaque année est numéroté de I à XV. Il est issu de l'Eglise Catholique, qui lui-même l'a repris de l'administration fiscale de l'Empire latin. Son utilisation par l'administration sacro-impériale est justement considéré comme un héritage à la fois de ce lointain Empire et de l'équivalence entre les glaives spirituels et temporels que sont l'Eglise et l'Empire.
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Otto
Intrigue de palais 1.
24 septembre 2031 - Palais Comtal d'Aix-en-Foulcahier
Depuis un mois, un jeune homme avait été élu à la tête de l'Empire. Cette élection avait de quoi surprendre : pourquoi les princes-électeurs s'étaient tournés vers le plus jeune d'entre eux, d'autan plus qu'il s'agit du Comte de Foulcahier, un des grands les moins puissants. On pourrait croire à un pari risqué pour l'Empire étant donné que de la puissance de l'Empereur dépend l'administration impériale. Pourtant, ce choix était évident pour les princes-électeurs. Les factions arpitanes et ultramontaines avaient été incapables de se mettre d'accord. L'élection du jeune Raymond était un coup de carte pour chacune des deux factions : chacune espérait pouvoir influencer le jeune monarque.
Dans le Palais Comtal d'Aix-en-Foulcahier, nouveau centre du pouvoir, les deux factions continuent de placer leurs cartes et essayent d'influencer les membres du Conseil tel qu'il a été nommé par le jeune Empereur. Un des personnages les plus importants à rencontrer est sans aucun doute Son Excellence Révérendissime l'archichancelier Jorez d'Orental. Ce prélat nommé par le précédent Empereur semble en effet avoir toute la confiance du nouveau monarque. Originaire de l'archevêché de Montbason, il dirige les affaires étrangères impériales et semble avoir l'oreille du prince. Il est également soutenu par le clan des Montbasonnais, composé d'un autre ministre, Benoît de Montaud, connétable d'Empire, et de divers hauts-fonctionnaires. Le chanoine Faustier, émissaire de l'archevêché de Montbason, est reçu à la Chancellerie impériale.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
En embrassant la chevalière de l'archichancelier Votre Excellence Révérendissime, je suis envoyé de Son Eminence Marcellin, archevêque de Montbason. Je suis heureux que vous daignez me rencontrer.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Bénissant le chanoine Bien bien. Relevez-vous je vous prie. Dîtes-moi clairement, que veux Son Eminence ?
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler, Votre Excellence, la situation actuelle du Saint-Siège. Son Eminence souhaiterai que vous agissiez en faveur du Saint-Père. Nous devons le recevoir ici, c'est notre devoir de chrétien.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
C'est amusant, Son Eminence d'Annesson m'a fait dire au contraire qu'il était nécessaire pour notre Eglise de ne pas accueillir Sa Sainteté car cela menacerait l'autonomie que Dieu a donné à notre Église.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Et vous avez décidé de l'écouter ?
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Non, ne vous en faites pas : vous pouvez rappeler à Son Eminence ma fidélité à nos principes.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Bien, il en sera ravis. Son Eminence voulait également savoir si il y avait une avancée concernant la nomination du nouveau Conseil Impérial.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Sa Majesté Apostolique est entrain de composer son gouvernement et m'a demandé de l'éclairer. Je lui ai conseillé d'éviter les hommes qu'Annesson et Domvoye ont envoyés ici. Il sera fâcheux que les Arpitans prennent le pouvoir. Dîtes à Son Eminence d'être rassurés : nos idées seront bien défendues au Conseil.
24 septembre 2031 - Palais Comtal d'Aix-en-Foulcahier
Depuis un mois, un jeune homme avait été élu à la tête de l'Empire. Cette élection avait de quoi surprendre : pourquoi les princes-électeurs s'étaient tournés vers le plus jeune d'entre eux, d'autan plus qu'il s'agit du Comte de Foulcahier, un des grands les moins puissants. On pourrait croire à un pari risqué pour l'Empire étant donné que de la puissance de l'Empereur dépend l'administration impériale. Pourtant, ce choix était évident pour les princes-électeurs. Les factions arpitanes et ultramontaines avaient été incapables de se mettre d'accord. L'élection du jeune Raymond était un coup de carte pour chacune des deux factions : chacune espérait pouvoir influencer le jeune monarque.
Dans le Palais Comtal d'Aix-en-Foulcahier, nouveau centre du pouvoir, les deux factions continuent de placer leurs cartes et essayent d'influencer les membres du Conseil tel qu'il a été nommé par le jeune Empereur. Un des personnages les plus importants à rencontrer est sans aucun doute Son Excellence Révérendissime l'archichancelier Jorez d'Orental. Ce prélat nommé par le précédent Empereur semble en effet avoir toute la confiance du nouveau monarque. Originaire de l'archevêché de Montbason, il dirige les affaires étrangères impériales et semble avoir l'oreille du prince. Il est également soutenu par le clan des Montbasonnais, composé d'un autre ministre, Benoît de Montaud, connétable d'Empire, et de divers hauts-fonctionnaires. Le chanoine Faustier, émissaire de l'archevêché de Montbason, est reçu à la Chancellerie impériale.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
En embrassant la chevalière de l'archichancelier Votre Excellence Révérendissime, je suis envoyé de Son Eminence Marcellin, archevêque de Montbason. Je suis heureux que vous daignez me rencontrer.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Bénissant le chanoine Bien bien. Relevez-vous je vous prie. Dîtes-moi clairement, que veux Son Eminence ?
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler, Votre Excellence, la situation actuelle du Saint-Siège. Son Eminence souhaiterai que vous agissiez en faveur du Saint-Père. Nous devons le recevoir ici, c'est notre devoir de chrétien.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
C'est amusant, Son Eminence d'Annesson m'a fait dire au contraire qu'il était nécessaire pour notre Eglise de ne pas accueillir Sa Sainteté car cela menacerait l'autonomie que Dieu a donné à notre Église.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Et vous avez décidé de l'écouter ?
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Non, ne vous en faites pas : vous pouvez rappeler à Son Eminence ma fidélité à nos principes.
Chanoine Faustier
Emissaire de S.Em de Montbason
Bien, il en sera ravis. Son Eminence voulait également savoir si il y avait une avancée concernant la nomination du nouveau Conseil Impérial.
S.E.R Evrard Jorez d'Orental
Archichancelier
Sa Majesté Apostolique est entrain de composer son gouvernement et m'a demandé de l'éclairer. Je lui ai conseillé d'éviter les hommes qu'Annesson et Domvoye ont envoyés ici. Il sera fâcheux que les Arpitans prennent le pouvoir. Dîtes à Son Eminence d'être rassurés : nos idées seront bien défendues au Conseil.
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Otto
Réception d'un hôte important
03 novembre 2031 - Saint-Régis, Nouvel-Arsois (Oligarie)
Depuis quelques jours, on s'affairait à l'Hôtel Orac de Saint-Régis. Cet hôtel, construit au XIXème siècle pour recevoir les riches visiteurs venus de Dytolie avait été réquisitionné par le Gouverneur-Général. Tout ces résidents, essentiellement des fortunés touristes de la métropole, de Britonnie ou du Montalvo, avait été expulsés et relogés dans d'autres hôtels de la capitale coloniale. Les gens de l'hôtel quant à eux étaient temporairement devenus des employés du Gouverneur, qui leur avait donné l'ordre de préparer le bâtiment pour la visite prochaine d'un hôte illustre dans les prochaines semaines.
Néanmoins, tout le monde ignorait qui serait ce visiteur pour qui le Gouverneur-Général se donnait tant de mal. En effet, il avait ordonné que l'Hôtel soit entièrement privatisé pour ce visiteur, en versant en contrepartie une rente à son propriétaire et en salariant les employés qui continuerait à y travailler pendant ce temps. A l'intérieur de l'hôtel, quelques réfections avaient été demandé. Une des suites privées avait été transformé en dortoir afin d'accueillir une trentaine d'hommes. Cette suite se trouvait à proximité de la suite princière, réservée aux clients les plus prestigieux. Une autre suite avait été transformé en salle de travail : les chambres de celles-ci étaient devenues des bureaux. Un des étages du bâtiment avait subit le même sort : toutes les chambres avaient été réaménagés pour servir au mieux de bureau.
Parmi les employés de l'hôtel, on spéculait sur l'identité de ce fameux visiteur : serait-ce un grand homme d'affaire étranger ? un chef d’État ? le Saint-Empereur lui-même ? ou qui sait, le Souverain Pontife ?
03 novembre 2031 - Saint-Régis, Nouvel-Arsois (Oligarie)
Depuis quelques jours, on s'affairait à l'Hôtel Orac de Saint-Régis. Cet hôtel, construit au XIXème siècle pour recevoir les riches visiteurs venus de Dytolie avait été réquisitionné par le Gouverneur-Général. Tout ces résidents, essentiellement des fortunés touristes de la métropole, de Britonnie ou du Montalvo, avait été expulsés et relogés dans d'autres hôtels de la capitale coloniale. Les gens de l'hôtel quant à eux étaient temporairement devenus des employés du Gouverneur, qui leur avait donné l'ordre de préparer le bâtiment pour la visite prochaine d'un hôte illustre dans les prochaines semaines.
Néanmoins, tout le monde ignorait qui serait ce visiteur pour qui le Gouverneur-Général se donnait tant de mal. En effet, il avait ordonné que l'Hôtel soit entièrement privatisé pour ce visiteur, en versant en contrepartie une rente à son propriétaire et en salariant les employés qui continuerait à y travailler pendant ce temps. A l'intérieur de l'hôtel, quelques réfections avaient été demandé. Une des suites privées avait été transformé en dortoir afin d'accueillir une trentaine d'hommes. Cette suite se trouvait à proximité de la suite princière, réservée aux clients les plus prestigieux. Une autre suite avait été transformé en salle de travail : les chambres de celles-ci étaient devenues des bureaux. Un des étages du bâtiment avait subit le même sort : toutes les chambres avaient été réaménagés pour servir au mieux de bureau.
Parmi les employés de l'hôtel, on spéculait sur l'identité de ce fameux visiteur : serait-ce un grand homme d'affaire étranger ? un chef d’État ? le Saint-Empereur lui-même ? ou qui sait, le Souverain Pontife ?
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Otto
33 14 - Gongonneur
08 décembre 2031
Exlude : Le réseau numérique arsonnais est encore très balbutiant. L'Arsois étant isolé dans la mondialisation, il n'a jamais intégré le vaste réseau internet mais emploie plutôt une technologie qui lui est propre : le Minitel. Le réseau minitel arsois est lui-même peu développé au sein du pays. On estime généralement que 10 à 15% des foyers sont reliés au réseau, qui n'est pas d'une grande utilité.
La page 33 14 - Gongonneur est une sorte de microblogging où les jeunes viennent écrire leurs humeurs.
[quote="JeanleBon"]« Les Nations prétendument "Modernes", les ennemis de la Tradition se sont infiltrés. Et le premiers objectif qu'ils ont est de détruire tout ce en quoi nous croyons: Église, Société et Monarchie. » Le Factionnaire. Il n'est pas étonnant que la Croix ne triomphe plus et que les hommes n'aient plus d'autres pensées qu'augmenter leur standing de vie, à rechercher l'argent, les facilités d'ici bas. Ils ont perdus le sens du sacrifice. Je pense pouvoir le dire : il faut faire une croisade.[/quote]
08 décembre 2031
Exlude : Le réseau numérique arsonnais est encore très balbutiant. L'Arsois étant isolé dans la mondialisation, il n'a jamais intégré le vaste réseau internet mais emploie plutôt une technologie qui lui est propre : le Minitel. Le réseau minitel arsois est lui-même peu développé au sein du pays. On estime généralement que 10 à 15% des foyers sont reliés au réseau, qui n'est pas d'une grande utilité.
La page 33 14 - Gongonneur est une sorte de microblogging où les jeunes viennent écrire leurs humeurs.
[quote="JeanleBon"]« Les Nations prétendument "Modernes", les ennemis de la Tradition se sont infiltrés. Et le premiers objectif qu'ils ont est de détruire tout ce en quoi nous croyons: Église, Société et Monarchie. » Le Factionnaire. Il n'est pas étonnant que la Croix ne triomphe plus et que les hommes n'aient plus d'autres pensées qu'augmenter leur standing de vie, à rechercher l'argent, les facilités d'ici bas. Ils ont perdus le sens du sacrifice. Je pense pouvoir le dire : il faut faire une croisade.[/quote]
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Otto
Tradition arsoises de la Nativité
décembre 2031
[url=https://www.youtube.com/watch?v=YSqNUFVDisk]Chant traditionnel de la Nativité[/url]
Le triduum de la Nativité est chaque année l'occasion d'une immense fête dans l'Arsois, que ce soit dans les Electorats continentaux ou ultramarins. Chacun célèbre la Naissance de l'Enfant-Jésus entre le 24 et le 26 décembre, jours fériés dans l'ensemble de l'Empire.
Avant même le 24 décembre, on se prépare à la nuit la plus sainte. Le 8 décembre, alors que l'on se presse pour allumer des bougies aux fenêtres pour remercier Notre Dame d'avoir sauvé l'Arsois de la Peste dans les temps anciens, il est de coutume de décorer sa maison en même temps. Mais hors de question d'installer un sapin de Noël comme le font les peuples germaniques ni d’enguirlander la maison avec de ridicules froufrous. Non, en Arsois, chaque famille installe sur le buffet familiale la Crèche, une mise en scène de la grotte où le Seigneur naquit il y a maintenant 2032 ans. Cette Crèche est souvent gigantesque, comportant facilement une cinquantaine de personnage : à la Sainte Famille viennent s'ajouter les bergers mais aussi les corps de métiers traditionnels de la société arsoise. Il est de coutume que chaque corporation produise ses propres santons qu'elle distribue à ses membres durant les fêtes.
Le temps de l'Avent est également marqué par un temps de privation et de service. La viande est proscrite des repas durant les quatre semaines du temps de l'Avent et l'engagement au service de la société sont nombreux : ce sont les services de l'Avent. De nombreuses personnes se rendent bénévolement dans les hospices ou dans les soupes populaires pour aider.
Le 24 décembre, à la tombée de la nuit, l'immense majorité des Arsois se retrouvent dans les églises. Dans les villages, cela pose parfois problème : contrairement aux dimanches ou aux autres jours de fêtes, une seule Messe est dite et la petite église paroissiale se retrouve débordante de monde, à tel point que de nombreux fidèles doivent suivre la Messe debout. Après cette première Messe, les familles rentrent chez elles pour partager un repas maigre, le gran soupé. La table est dressée avec trois nappes : une grise, une blanche cassée et une blanche immaculée. La nappe grise est la plus grande et recouvre les trois autres pour ce premier repas de la Nativité. Ce repas est composé d'une soupe de poisson. Une assiette est servie face à une chaise vide : la part du pauvre. Elle signifie que l'on conserve de quoi manger pour le nécessiteux. Il est d'ailleurs courant que les familles reçoivent chez elles une veuve vivant seule chez elle ou un des pauvres du village. Le vin, pourtant boisson présente à chaque repas en Arsois, est proscrit durant ce repas de fête.
Puis, vient le moment le plus important de la fête. A Minuit, toutes les églises de l'Arsois sonnent en même temps pour annoncer la naissance du Christ. Chacun se rend une nouvelle fois à l'église pour y suivre la Sainte-Messe. Si le gran soupé ne s'est pas achevé trop tard, on communie durant cette Messe. Au retour de la Messe sont mangés les treize desserts. Déposés sur la table par-dessus la nappe blanche cassée, ces desserts sont : la pòmpa a l’òli (une brioche plate à l’huile d’olive et à l'anis), les quatre mendiants (noix et noisettes pour les augustins, figues sèches pour les franciscains, amandes pour les carmes et raisins secs pour les dominicains), les pommes, les poires, le verdaù (melon vert conservé dans le grain), le nougat noir et le nougat blanc, les sorbets et les raisins frais.
Enfin, le 25 décembre, soit au lever du jour soit aux alentours de dix heures selon les paroisses, a lieu la dernière Messe de la Nativité. Les cloches paroissiales raisonnent une dernière fois et les gens se rendent une nouvelle fois à l'église pour communier. Après cette Messe a lieu le gran diné. Ce repas est un grand déjeuner où se retrouve toute la famille autour d'un grand plat de viande rouge, généralement un rôti de bœuf, suivit d'un grand plateau de fromage et enfin des restes des treize desserts. Le repas est servi sur la nappe immaculée.
décembre 2031
[url=https://www.youtube.com/watch?v=YSqNUFVDisk]Chant traditionnel de la Nativité[/url]
Le triduum de la Nativité est chaque année l'occasion d'une immense fête dans l'Arsois, que ce soit dans les Electorats continentaux ou ultramarins. Chacun célèbre la Naissance de l'Enfant-Jésus entre le 24 et le 26 décembre, jours fériés dans l'ensemble de l'Empire.
Avant même le 24 décembre, on se prépare à la nuit la plus sainte. Le 8 décembre, alors que l'on se presse pour allumer des bougies aux fenêtres pour remercier Notre Dame d'avoir sauvé l'Arsois de la Peste dans les temps anciens, il est de coutume de décorer sa maison en même temps. Mais hors de question d'installer un sapin de Noël comme le font les peuples germaniques ni d’enguirlander la maison avec de ridicules froufrous. Non, en Arsois, chaque famille installe sur le buffet familiale la Crèche, une mise en scène de la grotte où le Seigneur naquit il y a maintenant 2032 ans. Cette Crèche est souvent gigantesque, comportant facilement une cinquantaine de personnage : à la Sainte Famille viennent s'ajouter les bergers mais aussi les corps de métiers traditionnels de la société arsoise. Il est de coutume que chaque corporation produise ses propres santons qu'elle distribue à ses membres durant les fêtes.
Le temps de l'Avent est également marqué par un temps de privation et de service. La viande est proscrite des repas durant les quatre semaines du temps de l'Avent et l'engagement au service de la société sont nombreux : ce sont les services de l'Avent. De nombreuses personnes se rendent bénévolement dans les hospices ou dans les soupes populaires pour aider.
Le 24 décembre, à la tombée de la nuit, l'immense majorité des Arsois se retrouvent dans les églises. Dans les villages, cela pose parfois problème : contrairement aux dimanches ou aux autres jours de fêtes, une seule Messe est dite et la petite église paroissiale se retrouve débordante de monde, à tel point que de nombreux fidèles doivent suivre la Messe debout. Après cette première Messe, les familles rentrent chez elles pour partager un repas maigre, le gran soupé. La table est dressée avec trois nappes : une grise, une blanche cassée et une blanche immaculée. La nappe grise est la plus grande et recouvre les trois autres pour ce premier repas de la Nativité. Ce repas est composé d'une soupe de poisson. Une assiette est servie face à une chaise vide : la part du pauvre. Elle signifie que l'on conserve de quoi manger pour le nécessiteux. Il est d'ailleurs courant que les familles reçoivent chez elles une veuve vivant seule chez elle ou un des pauvres du village. Le vin, pourtant boisson présente à chaque repas en Arsois, est proscrit durant ce repas de fête.
Puis, vient le moment le plus important de la fête. A Minuit, toutes les églises de l'Arsois sonnent en même temps pour annoncer la naissance du Christ. Chacun se rend une nouvelle fois à l'église pour y suivre la Sainte-Messe. Si le gran soupé ne s'est pas achevé trop tard, on communie durant cette Messe. Au retour de la Messe sont mangés les treize desserts. Déposés sur la table par-dessus la nappe blanche cassée, ces desserts sont : la pòmpa a l’òli (une brioche plate à l’huile d’olive et à l'anis), les quatre mendiants (noix et noisettes pour les augustins, figues sèches pour les franciscains, amandes pour les carmes et raisins secs pour les dominicains), les pommes, les poires, le verdaù (melon vert conservé dans le grain), le nougat noir et le nougat blanc, les sorbets et les raisins frais.
Enfin, le 25 décembre, soit au lever du jour soit aux alentours de dix heures selon les paroisses, a lieu la dernière Messe de la Nativité. Les cloches paroissiales raisonnent une dernière fois et les gens se rendent une nouvelle fois à l'église pour communier. Après cette Messe a lieu le gran diné. Ce repas est un grand déjeuner où se retrouve toute la famille autour d'un grand plat de viande rouge, généralement un rôti de bœuf, suivit d'un grand plateau de fromage et enfin des restes des treize desserts. Le repas est servi sur la nappe immaculée.
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Otto
Registres Noirs du Comté de Foulcahier
Première quinzaine de janvier 2032
Depuis le XVIème siècle, les Coutumes du Comté de Foulcahier exigent que les sénéchaux du Comte, c’est-à-dire les fonctionnaires représentant le Comte dans les différentes seigneuries du Comté, tiennent des registres enregistrant l'ensemble des affaires jugés dans leur juridiction par n'importe quelle justice (comtale, ecclésiastique, civile, corporative). Ces listes sont inscrites dans les Registres Noirs, d'importants cahiers entreposés aux Chartes Comtales d'Aix-en-Foulcahier, chaque cahier correspondant à une sénéchaussé. L'extrait suivant est issu de la Sénéchaussé de Montcenoux, dont le seigneur est François-Régis, Prince-Consort de Thorval.
Thomas Escoffier, laboureur, trente ans, fils de Marin Escoffier, laboureur de Sainte-Mireille, et de Henriette Escoffier née Dumas, jugé le 1er janvier par l'abbé Bohémond Magne, official de l'évêché de Privay pour ne pas avoir respecté le repos de la Veille de la Nativité (24 décembre). Condamné à une amende de 30 couronnes impériales à verser à la Paroisse Sainte-Mireille de Montcenoux.
Janvier Leroux, cafetier de Privay, quarante-deux ans, fils de feu Grégoire Geanon, cafetier, et d'Antoinette Maditier née Durand, jugé le 3 janvier par Archambault Marguoin, prud'homme de la Corporation Foulcahoise des Cafetiers et Cabaretiers pour avoir vendu de la Gentiane en deçà du prix imposé par la Corporation. Condamné à verser une amende de 250 livres impériales à la Corporation. Possibilité d'appel auprès de la Justice Comtale.
Monsieur Athanase, baron de Rachinois, cinquante-trois ans, fils de feu Monsieur Athanase, baron de Rachinois, et de feue Madame Maryvonne d'Ach, et Monsieur Guilhem, vicomte de Volance, trente-quatre ans, fils de feu Monsieur Artaud, vicomte de Volance, et de Madame Catherine de Castelrou, jugés le 3 janvier par le Parlement d'Aix-en-Foulcahier à propos de la souveraineté de la ferme de Mastègue. Le Parlement reconnaît la souverainté du baron de Rachinois sur la ferme et ses dépendances de façon non-rétroactive ; le vicomte de Volance n'est donc pas tenu de rembourser les impôts prélevés sur la ferme ces dernières années. Néanmoins, Monsieur le Vicomte sera tenu de payer les frais de justice.
Jeanne Matthieu, vingt-deux ans, épouse de Gabriel Poinart, fermier d'Argentat, jugé par Monsieur Guy Dardinois, Sénéchal, le 5 janvier. Condamnée à une amende de 3 demi-couronnes impériales pour avoir proférée un blasphème.
Joseph Preult, trente-cinq ans, et Amélie Preult, née Dumas, trente-six ans, sont reconnus comme séparés de corps par monsieur l'abbé Artaud Mornay, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine de Biscarre le 6 janvier.
Marèse Durand, quarante-quatre ans, épouse de feu Benoît Durand, boucher de Privay, jugée par monsieur l'abbé Artaud Mornay, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine de Biscarre le 6 janvier, pour avoir proféré un blasphème. Condamnée à donner à la chapelle Saint Michel 15 couronnes.
Marin Antelogue, vingt ans, manouvrier, Adrien Nicolas, dit « Chicaneau », dix-neuf ans, manouvrier, Vincent Règue, vingt ans, manouvrier, jugés ensemble le 8 janvier devant le sénéchal de Bourg-Valin pour une rixe après une soirée arrosée. Marin Antelogue et Vincent Règue sont condamnés à quinze couronnes d'amende chacun à verser au cafetier. Adrien Nicolas est condamné à la même peine et doit en outre verser cinq couronnes à Ectève Fayard, colporteur du Montbason présent dans le café, insulté par le prévenu de « Britton ».
Janvier Leroux, cafetier de Privay, quarante-deux ans, fils de feu Grégoire Geanon, cafetier, et d'Antoinette Maditier née Durand, jugé le 3 janvier par Archambault Marguoin, prud'homme de la Corporation Foulcahoise des Cafetiers et Cabaretiers pour avoir vendu de la Gentiane en deçà du prix imposé par la Corporation. Jugement en appel le 11 janvier devant le Parlement du Comté. Le Parlement confirme le jugement rendu en première instance et ajoute à la première amende une seconde de 150 livres impériales pour rembourser le coût de la procédure judiciaire. Étant donné le montant des amendes, le Parlement laisse à Leroux jusqu'au 25 décembre de l'An du Seigneur 2034 pour rembourser ses dettes.
Première quinzaine de janvier 2032
Depuis le XVIème siècle, les Coutumes du Comté de Foulcahier exigent que les sénéchaux du Comte, c’est-à-dire les fonctionnaires représentant le Comte dans les différentes seigneuries du Comté, tiennent des registres enregistrant l'ensemble des affaires jugés dans leur juridiction par n'importe quelle justice (comtale, ecclésiastique, civile, corporative). Ces listes sont inscrites dans les Registres Noirs, d'importants cahiers entreposés aux Chartes Comtales d'Aix-en-Foulcahier, chaque cahier correspondant à une sénéchaussé. L'extrait suivant est issu de la Sénéchaussé de Montcenoux, dont le seigneur est François-Régis, Prince-Consort de Thorval.
Thomas Escoffier, laboureur, trente ans, fils de Marin Escoffier, laboureur de Sainte-Mireille, et de Henriette Escoffier née Dumas, jugé le 1er janvier par l'abbé Bohémond Magne, official de l'évêché de Privay pour ne pas avoir respecté le repos de la Veille de la Nativité (24 décembre). Condamné à une amende de 30 couronnes impériales à verser à la Paroisse Sainte-Mireille de Montcenoux.
Janvier Leroux, cafetier de Privay, quarante-deux ans, fils de feu Grégoire Geanon, cafetier, et d'Antoinette Maditier née Durand, jugé le 3 janvier par Archambault Marguoin, prud'homme de la Corporation Foulcahoise des Cafetiers et Cabaretiers pour avoir vendu de la Gentiane en deçà du prix imposé par la Corporation. Condamné à verser une amende de 250 livres impériales à la Corporation. Possibilité d'appel auprès de la Justice Comtale.
Monsieur Athanase, baron de Rachinois, cinquante-trois ans, fils de feu Monsieur Athanase, baron de Rachinois, et de feue Madame Maryvonne d'Ach, et Monsieur Guilhem, vicomte de Volance, trente-quatre ans, fils de feu Monsieur Artaud, vicomte de Volance, et de Madame Catherine de Castelrou, jugés le 3 janvier par le Parlement d'Aix-en-Foulcahier à propos de la souveraineté de la ferme de Mastègue. Le Parlement reconnaît la souverainté du baron de Rachinois sur la ferme et ses dépendances de façon non-rétroactive ; le vicomte de Volance n'est donc pas tenu de rembourser les impôts prélevés sur la ferme ces dernières années. Néanmoins, Monsieur le Vicomte sera tenu de payer les frais de justice.
Jeanne Matthieu, vingt-deux ans, épouse de Gabriel Poinart, fermier d'Argentat, jugé par Monsieur Guy Dardinois, Sénéchal, le 5 janvier. Condamnée à une amende de 3 demi-couronnes impériales pour avoir proférée un blasphème.
Joseph Preult, trente-cinq ans, et Amélie Preult, née Dumas, trente-six ans, sont reconnus comme séparés de corps par monsieur l'abbé Artaud Mornay, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine de Biscarre le 6 janvier.
Marèse Durand, quarante-quatre ans, épouse de feu Benoît Durand, boucher de Privay, jugée par monsieur l'abbé Artaud Mornay, vicaire de la paroisse Sainte-Magdeleine de Biscarre le 6 janvier, pour avoir proféré un blasphème. Condamnée à donner à la chapelle Saint Michel 15 couronnes.
Marin Antelogue, vingt ans, manouvrier, Adrien Nicolas, dit « Chicaneau », dix-neuf ans, manouvrier, Vincent Règue, vingt ans, manouvrier, jugés ensemble le 8 janvier devant le sénéchal de Bourg-Valin pour une rixe après une soirée arrosée. Marin Antelogue et Vincent Règue sont condamnés à quinze couronnes d'amende chacun à verser au cafetier. Adrien Nicolas est condamné à la même peine et doit en outre verser cinq couronnes à Ectève Fayard, colporteur du Montbason présent dans le café, insulté par le prévenu de « Britton ».
Janvier Leroux, cafetier de Privay, quarante-deux ans, fils de feu Grégoire Geanon, cafetier, et d'Antoinette Maditier née Durand, jugé le 3 janvier par Archambault Marguoin, prud'homme de la Corporation Foulcahoise des Cafetiers et Cabaretiers pour avoir vendu de la Gentiane en deçà du prix imposé par la Corporation. Jugement en appel le 11 janvier devant le Parlement du Comté. Le Parlement confirme le jugement rendu en première instance et ajoute à la première amende une seconde de 150 livres impériales pour rembourser le coût de la procédure judiciaire. Étant donné le montant des amendes, le Parlement laisse à Leroux jusqu'au 25 décembre de l'An du Seigneur 2034 pour rembourser ses dettes.
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Otto
Florilège d'insulte arsonnaise
En Arsois, comme dans à peu près tout les pays du monde, les rixes sont agrémentées de nombreux noms d'oiseaux divers et variés. Voici quelques-uns des plus répandus, avec quelques explications. Même si il n'existe pas de hiérarchie stricte dans les insultes, elles sont rangées de la moins grave à la plus offensante.
- Nodocéphale ! On commence ce florilège assez simplement par une insulte assez courante. Sans être trop méchante, elle relève néanmoins d'une certaine hostilité.
- Eraimiss ! Expression de l'Annesson, surtout répandue à la frontière avec l'Osthurie, son étymologie comme sa signification sont entièrement inconnus.
- Juif !
- Beauvallois ! Insulte très courante dans le Montbason. elle est vue comme assez violente puisqu'elle compare la personne insultée aux gens de la province voisine, des petits-bourgeois étriqués et orgueilleux.
- Ectèvois ! Insulte très courante dans le Beaurozais. Elle est vue comme assez violente puisqu'elle compare la personne insultée aux gens de la province voisine, des mineurs arriérés et consanguins.
- Bestial ! Expression désignant votre interlocuteur comme un ami... physique des animaux.
- Britons ! Depuis l'époque médiévale, les Arsonnais ont une haine viscérale des Britons, vus comme des barbares, des envahisseurs, des protestants... Bref, ce sont les ennemis héréditaires pour la plupart des Arsonnais, et ce faire traiter de "Briton !" est sans aucun doute une des pires insultes pour un Arsonnais.
En Arsois, comme dans à peu près tout les pays du monde, les rixes sont agrémentées de nombreux noms d'oiseaux divers et variés. Voici quelques-uns des plus répandus, avec quelques explications. Même si il n'existe pas de hiérarchie stricte dans les insultes, elles sont rangées de la moins grave à la plus offensante.
- Nodocéphale ! On commence ce florilège assez simplement par une insulte assez courante. Sans être trop méchante, elle relève néanmoins d'une certaine hostilité.
- Eraimiss ! Expression de l'Annesson, surtout répandue à la frontière avec l'Osthurie, son étymologie comme sa signification sont entièrement inconnus.
- Juif !
- Beauvallois ! Insulte très courante dans le Montbason. elle est vue comme assez violente puisqu'elle compare la personne insultée aux gens de la province voisine, des petits-bourgeois étriqués et orgueilleux.
- Ectèvois ! Insulte très courante dans le Beaurozais. Elle est vue comme assez violente puisqu'elle compare la personne insultée aux gens de la province voisine, des mineurs arriérés et consanguins.
- Bestial ! Expression désignant votre interlocuteur comme un ami... physique des animaux.
- Britons ! Depuis l'époque médiévale, les Arsonnais ont une haine viscérale des Britons, vus comme des barbares, des envahisseurs, des protestants... Bref, ce sont les ennemis héréditaires pour la plupart des Arsonnais, et ce faire traiter de "Briton !" est sans aucun doute une des pires insultes pour un Arsonnais.