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03 octobre 2031

[center]Wendelin van Buiren nommé Président du Conseil[/center]

[justify]Mettant fin à un long silence de huit mois, Son Altesse Royale le Grand-duc Willem IV est sorti de son mutisme et s'est exprimé, hier, devant une foule de journalistes, sur le perron de sa résidence d'été, pour annoncer son choix. Sans surprise, il s'est tourné vers le parti au gouvernement et a choisi un de ses plus estimés responsables. Mais alors que tous étaient persuadés qu'il adouberait une fois de plus Maximilian van de Leerhuis, il lui a préféré un député n'ayant jamais eu de porte-feuille ministériel à sa charge. Les sondages étaient sympathiques avec M. van Buiren, mais sans toutefois le placer comme grand favori. Vu comme un homme capable sans être miraculeux ou visionnaire, il fut souvent qualifié de bon prétendant à un ministère, rarement davantage. Au-delà de vouloir faire mentir les sondages, Willem a sans aucun doute voulu montrer qu'il était le seul à pouvoir choisir le Président du Conseil, que sur cette question son choix était souverain, et que plus que des idées il avait été à la recherche d'un homme, d'une personnalité, voire peut-être même d'une façon de penser. Dans son allocution, Willem s'est contenté de clarifier la raison de la lenteur de son choix et les espoirs qu'il plaçait en M. van Buiren. « Choisir le chef d'une Nation n'est pas la chose la plus simple qu'il m'ait été donné de faire. J'ai tenté de choisir un homme bon, préoccupé par les besoins du peuple, et capable de faire la différence entre une décision bonne à court terme et une décision bonne pour tous, et notamment pour l'État de Droit, sur le long terme », a-t-il déclaré, les yeux rivés sur le prompteur. Devant cette description, il suffit d'avoir suivi les actions du Grand-duc pour s'apercevoir que la personne idéale aux yeux de Willem n'était autre que lui-même, à tout le moins celui qu'il pense et tente d'être. Si cela n'est jamais arrivé, certains juristes ne considèrent pas cela comme impossible. Selon M. Sjoerd Hoedemaeker, juge administratif à Grenzburg et spécialiste de la Constitution, « un grand-duc se nommant lui-même Président du Conseil contreviendrait à la coutume et serait sans doute très impopulaire, mais juridiquement rien ne l'en empêche. Les seuls informations que donne la Constitution à ce sujet sont que le Grand-duc doit nommer quelqu'un ayant déjà été au service de l'Été, soit politiquement, soit dans la Fonction Publique, et que cette personne doit avoir plus de trente ans. Certes, le Grand-duc délègue de manière permanente le pouvoir exécutif, mais s'ils se nomme en tant que personne et non en tant que Grand-duc, il pourrait occuper les deux fonctions en même temps. » Cela reste de la fiction juridique et politique, mais le cas demeure essentiel à traiter, puisqu'en l'état il y a un vide juridique au sommet de l'État, voire à la base de la stabilité de l'État de droit ijndenlandais.

En l'occurrence, Willem a choisi un député du NLP répondant très bien aux conditions établies par la Constitution : âgé de 51 ans, il reste jeune mais a tout de même derrière lui une belle carrière politique. De conseiller municipal à 20 ans, à la fin de ses quatre années d'étude du droit environnemental, il devint maire en 2006, puis député en 2018 pour la 1ère circonscription d'Aasseldam. Ministre du Respect de l'environnement en 2026, il retourna sur les bancs des députés de la majorité deux ans plus tard, au changement d'administration, pour devenir, au début de son quatrième mandat de députation, chef du Nieuwe liberale partij (NLP) à la Chambre des Députés. Maximilian van de Leerhuis, Président du Conseil de 2022 à 2030, lui a à plusieurs reprises reconnu des qualités de bon gestionnaire de projets : « Wendelin est un responsable qui aime déléguer, et qui sait choisir efficacement les personnes en fonction de la tâche. […] Plus qu'un homme fort et leader, c'est un homme qui sait organiser le travail et choisir de bons collaborateurs », précisait-il lors d'une interview au Romeijnsendam Tijden le 18 avril 2026, quelques jours après l'avoir choisi comme Ministre du Respect de l'environnement. À Aasseldam, dont il a été élu maire en 2006, on entend volontiers que M. van Buiren est une des personnalités historiques de la ville. Lors de son élection, il avait 26 ans, ce qui a fait de lui le plus jeune maire de la capitale d'un duché depuis l'instauration du Grand-duché. Tranchant radicalement avec les habitudes et conventions de ses prédécesseurs, Wendelin van Buiren inspire un air de renouveau sur la ville, qui se modernise et se relance économiquement. Par de grands chantiers urbains dans le centre-ville tout d'abord, puis dans d'autres quartiers, le jeune maire met en œuvre sa politique environnementale : les pistes cyclables fleurissent, de même que les parcs et espaces verts. Deux écoquartiers sont construits en bordure de la ville ; ceux-ci sont autonomes énergétiquement, puisqu'ils sont reliés à un champ d'éoliennes et de panneaux solaires, et les eaux usées sont traitées sur place grâce à la phytoépuration. Reconnus exemples d'occupation respectueuse de l'environnement par l'État en 2027, après quinze ans de bonne gestion par les occupants de ces écoquartiers et de résultats convaincants. Nombreux sont les aasseldamois qui sont heureux de voir l'enfant du pays s'élever si haut dans la hiérarchie institutionnelle. « M. van Buiren est né ici, il y a fait ses études et y a été élu. Il a fait beaucoup de choses pour notre ville et, en tant que député, beaucoup pour le Duché tout entier. Évidemment, on se sent à la fois humble et chauvin de savoir qu'il sera Président du Conseil pendant quatre ans », explique Aard, fleuriste.

S'il est très présent dans le domaine environnemental du fait de ses préférences personnelles, de ses études et de son expérience politique, il reste polyvalent. Ainsi, en réaction à l'annonce de son choix par le Grand-duc, il a publié un communiqué, dans lequel il annonce les objectifs principaux qu'il poursuivra pendant la première année de son mandat. En plus de relancer la diplomatie ijndenlandaise et soutenir la candidature groenekerkedamoise à l'organisation des Jeux Olympiques d'Été 2032, Wendelin van Buiren souhaite faire voter par le Parlement un plan de relance économique de l'archipel de Zuidzee à travers le tourisme, la culture, l'exploitation des ressources en hydrocarbures, la protection des pêcheurs locaux, et la facilitation du transport physique entre l'archipel et la métropole. « Les îles de l'archipel de Zuidzee sont des trésors de beauté, tant du fait de leurs paysages que de leur culture. Je veux m'engager à faire en sorte qu'ils ne soient plus des territoires oubliés mais de véritables Duchés, à égalité avec les Duchés métropolitains », écrit le nouveau Président du Conseil dans son communiqué. Ce dernier annonce également que Wendelin van Buiren souhaite étudier la question de la légalisation du cannabis, sujet écarté par les gouvernements précédents et gagnant en ampleur en même temps que le nombre de consommateurs réguliers augmente. En tant que député, M. van Buiren n'avait pas pris de position claire sur le sujet, entendant les arguments des deux parties sans plus. L'on peut donc s'attendre à une consultation ouverte à ce sujet, que ce soit en recueillant l'avis direct du peuple ou simplement en faisant appel à l'expertise de divers acteurs, lobbys et politiciens sur le sujet. Le nouveau Président du Conseil a également énoncé sa volonté d'améliorer le système scolaire pour le rendre plus moderne et être à la pointe de ce sujet dans le monde. Enfin, M. van Buiren décrit son désir de lancer de grands projets, que ce soit à l'initiative de l'État ou en encourageant les entreprises à le faire, comme la remise à niveau des réseaux de télécommunications et des infrastructures énergétiques.

Le communiqué ne comporte pas d'annonce concernant la critique que le Congrès national des Juifs d'IJndenland a formulée à l'égard de certaines administrations et collectivités territoriales, comme il ne précise rien quant aux responsables politiques qu'il sollicitera pour composer avec lui le Cabinet gouvernemental. Il ne serait pas étonnant que le choix de M. van Buiren soit relativement simple, donc que les ministres soient tous issus du NLP. Le nouveau Président du Conseil entrera en fonction le 7 octobre, après les cinq jours réglementaires, et il aura alors une semaine pour constituer son Cabinet et, ainsi, redonner vie au Palais du Gouvernement, quasiment inoccupé depuis que le Cabinet de M. van de Leerhuis est devenu un gouvernement par délégation. Auprès des militants NLP, on jubile, alors que les partisans du VAP (NDLR : Parti travailliste libre), principale opposition, qui espéraient une surprise, pestent. Les Ducs, comme le Président de la Chambre des Députés, M. Wessel Abbink, ont tous félicité le nouveau Président du Conseil pour sa nomination et l'ont invité à leur rendre formellement visite au plus tôt.

L'annonce fut très bien accueillie par les marchés financiers, qui se sont clos en hausse hier soir. M. van Buiren incarne la stabilité et la modération, ce qui rassure les investisseurs. Bien que ceux-ci pouvaient difficilement être mécontents du choix de Willem, puisqu'après une si longue absence de gouvernement officiel, avoir quelqu'un reprenant les choses en main ne peut être que positif. Certains sources auprès du Ministère des Affaires Étrangères évoquent la possibilité que certains États jusqu'ici réticents à discuter avec l'IJndenland s'ouvrent à la discussion en réponse à l'annonce du Grand-duc Willem. Wendelin van Buiren a également annoncé qu'il s'adresserait à tous les ijndenlandais lors d'une allocution télédiffusée le 9 octobre prochain.[/justify]

[right]Andries Hendrikx,
Journaliste.[/right]
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6 janvier 2032

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[center]Championnat national d'athlétisme : répétition générale pour Groenekerkedam[/center]

[justify]En prévision de l'éventuel accueil des Jeux Olympiques d'Été 2032, la municipalité de Groenekerkedam accueille, du 5 au 10 janvier, le championnat national d'athlétisme. Celui-ci comporte deux pendants : l'un est la compétition amateur, au cours de laquelle se rencontrent les meilleurs athlètes de chaque Duché ; l'autre est la compétition universitaire, qui voit s'affronter les étudiants pressentis pour devenir professionnels. Le maire de la ville, Manfred Jaansing, n'a pas caché souhaiter profiter de l'accueil de cette compétition pour tester les différents dispositifs envisagés au cas où Groenekerkedam accueillerait les Jeux Olympiques.

Alors que l'activité de la municipalité est depuis plusieurs mois presque exclusivement tournée vers la promotion de l'événement, alors même que les votes n'ont pas encore eu lieu au Comité Olympique International, il n'est pas étonnant de voir que la municipalité prend les choses très à cœur. Si la majorité du village olympique n'a pas encore été finalisé, les installations sportives, elles, sont déjà prêtes. Ainsi, le stade olympique van Veermelft, qui accueillera peut-être les épreuves d'athlétisme ainsi que certaines autres grandes épreuves, telles la finale du tournoi de rugby, est à l'image de ce qu'il sera en juin prochain. Pour ce premier jour du championnat, les spectateurs ne sont pas très nombreux. Pourtant, les organisateurs ne perdent pas espoir et persévèrent : la campagne d'affichage n'a pas marché autant que souhaité, mais la campagne sur Internet, à travers le compte Texty de la municipalité, se poursuit, et les analystes prévoient une croissance du nombre de spectateurs pour les trois derniers jours.

Mais le manque de spectateurs n'empêche pas la compétition d'avoir lieu, qui se déroule bien jusqu'ici. La grande majorité des sportifs et des équipes techniques se dit très heureuse des dispositifs mis en place pour les Jeux Olympiques. « Nous sommes bien mieux accompagnés que dans d'autres stades et d'autres villes, précise Koert van Nekken, entraîneur des coureurs de l'Université Sankt Josephien de Molendam. Le stade est grandiose, très bien équipé. L'ambiance y est bonne, et l'organisation est de qualité. » Une spécialiste du lancer du javelot, Miep Segers, confie, pour sa part, qu'elle est bien heureuse de la faible quantité de sponsors dont le nom est affiché dans le stade. « On a trop l'habitude de voir des publicités partout. C'est usant, à la fin. Ici, il y a bien sûr quelques grandes marques qui ont réussi à mettre leur nom, mais c'est bien mieux que dans un stade de football ou dans un pays comme la Britonnie. » En effet, hormis Klijd, leader du marché horloger en IJndenland, dont le logo est présent sur tous les chronomètres, et Van de Moer, qui gère la rediffusion des images sur les écrans géants dans et en dehors des installations sportives, rares sont les entreprises dont le logo est visible. Bien entendu, pour ne pas froisser les entreprises, la municipalité a mis en place un large panneau, sur ce qui sera le forum olympique, où sont inscrits les sponsors, leur logo et leur contribution. Mais le classement est alphabétique, et aucun nom n'est plus large qu'un autre. L'objectif, selon Mme Noortje Stefansen, adjointe au maire chargée des événements sportifs, est de « favoriser autant les grandes entreprises que les petites, qui ont elles aussi participé et sans lesquelles rien n'aurait été possible jusqu'ici. »[/justify]

[right]Hendrina de Groot,
Journaliste.[/right]
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22 janvier 2032

[center]La Britonnie s'arroge les eaux internationales[/center]

[justify]L'Institut Mondial de la Culture et de la Science a révélé il y a peu, à l'issue de sa session à Vindurhiminn de décembre 2031, avoir refusé un dossier de candidature à l'inscription au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Celui-ci, déposé par la Britonnie, cherchait à faire reconnaître et protéger l'épave du paquebot Galaktika. Construit à l'aube du XXe siècle en Britonnie, dans les chantiers navals de Pelfast, au Dalreudin, il n'avait jamais atteint les États-Fédérés d'Olgarie au terme de son voyage inaugural. Fleuron de l'industrie britonne, le Galaktika était censé montrer à tous le génie naval briton. Hélas, au cœur d'une nuit d'hiver, le paquebot, et ses 2 200 passagers ayant payé rubis sur l'ongle pour entrer dans l'histoire et faire partie du premier voyage d'un si imposant bâtiment, heurta un iceberg, qui éventra la coque du navire, le rendant subitement submersible. Bien que l'équipage fût dévoué, et parvint à faire évacuer environ 700 personnes malgré la panique et le manque de préparation et de matériel, ce furent plus de 1 500 personnes qui périrent dans les eaux glaciales du grand nord. En effet, l'épave, retrouvée en 1984 par des chercheurs britons et montalvéens et explorée quatre ans plus tard, se trouve dans les eaux internationales, entre le Libertalia et le Skogurjördin. Reconnu comme une des pires catastrophes maritimes de l'histoire, le naufrage du Galaktika fait aujourd'hui entièrement partie de l'imaginaire collectif briton, en raison du grand nombre de personnes ayant été de la famille d'un passager et du choc terrible que fut le récit de cette horrible nuit.

Plus d'un siècle après le naufrage, la Britonnie a donc décidé de présenter devant l'Institut Mondial de la Culture et de la Science ce qu'elle estime être son bien, et qu'elle souhaite faire reconnaître au Patrimoine Mondial de l'Humanité afin d'en faciliter la protection, mais aussi, sans aucun doute, que ses prétentions soient acceptées par la communauté internationale, au travers de cet institut reconnu de tous. En effet, dans ce dossier, les autorités britonnes précisent : « le site et un cercle d'un millier d'hectares de superficie autour sont la propriété directe de la couronne royale de Britonnie qui en fait le prêt pour une livre sterling symbolique au Ministère de la Culture et des Sports de Britonnie ». Au-delà de l'apparente générosité de la Couronne britonne, il faut remarquer que l'épave se trouve dans les eaux internationales, comme l'indique lui-même le dossier de candidature. Mais cela n'a pas empêché, semble-t-il, la monarchie de Lanfair de considérer l'endroit comme sien. Avant même de s'attarder sur le fait que ces eaux soient, comme leur nom l'indique, internationales, la question se pose de savoir de quel droit la Couronne britonne fut amenée à se considérer propriétaire de l'épave. Bien que le droit international ou son pendant coutumier ne soit pas totalement clair sur le devenir des épaves dans les eaux internationales, la Galaktika n'appartenait pas, lors de son appareillage, à la Couronne, mais à une entreprise privée, qui gérait des lignes maritimes. Il n'est pas très étonnant que ladite compagnie ait rapidement fait faillite après l'incident – qui souhaiterait monter sur la navire d'une compagnie qui n'a pas assuré la sécurité de ses anciens passagers ? Mais, à ce moment-ci, le Galaktika était déjà une épave, introuvable d'autant plus. La Couronne a-t-elle décidé de réquisitionner quelques débris et une superficie égale à un dixième de celle de Veenland ? Si c'est le cas, les britons prouvent qu'ils se contrefichent des normes internationales et du respect le plus élémentaire de leurs dispositions.

Pourquoi, dans ce cas, leur faire confiance sur d'autres sujets ? Un de leurs États associés au sein du Commonwealth des Nations, l'Aleka, encourage toujours la ségrégation raciale organisée, entretient ce système d'apartheid, et mène dans l'indifférence générale une guerre d'extermination en Kaskadia. Alors que certains États du nord de la Dytolie, selon les rumeurs, négocient l'établissement d'une coopération multilatérale dont la Britonnie serait partie, il est difficile d'envisager de véritables relations avec cet État, dont la secrétaire générale du principal parti d'opposition, après avoir remplacé le terme « ministre » de son vocabulaire et l'avoir remplacé par « sinistre », telle une enfant boudant de ne pas avoir le pouvoir, n'hésite pas à traiter les bonnes gens d'Arsois, d'Osthurie et de tous les pays catholiques de « consanguins en guenilles », cherche à opposer deux civilisations, l'une libéral-capitaliste, adélo-saxonne et protestante, l'autre catholique, sans préciser clairement quels sont les pays constituant l'une et l'autre.

Il est néanmoins important de remarquer que le fait que la Couronne britonne se soit arrogé le lieu, si cela est bien mal à propos en raison des conséquences juridiques, n'est pas forcément négatif. La Britonnie, par ce biais, a fait de l'épave un cimetière sous-marin dédié aux victimes, et l'a inscrit dans son patrimoine national en 1987. Un musée, dans la ville de Beltony, retrace l'histoire de ce géant des mers, et a pour objectif de sensibiliser la population, afin que plus jamais une telle tragédie ne se reproduise. Si la Britonnie ne s'était pas arrogé la propriété de ces fonds et avait considéré l'épave comme n'importe quel autre débris sous-marins, il est sûr que sa conservation aurait été bien plus difficile aujourd'hui. De plus, cela a permis d'installer un contrôle quant aux expéditions qui y sont faites et aux objets qui y sont prélevés, sans quoi le Galaktika aurait été bien vite pillé par des groupes avides des richesses s'y trouvant supposément. En cela, il faut reconnaître que la Britonnie n'a pas eu qu'une mauvaise idée ; et l'inscription du site au Patrimoine Mondial de l'Humanité aurait eu pour objectif de, justement, ne plus considérer que cette épave est seulement la propriété de la Britonnie, mais celle de l'Humanité toute entière. Hélas, les conséquences juridiques à cette décision de considérer un territoire si vaste aux alentours du bateau comme briton restent plus préoccupantes, surtout lorsque l'on sait que les gisements sous-marins sont nombreux de par le monde, et qu'un gisement découvert dans les parages serait, selon les britons, leur propriété légitime. Afin de conserver une certain notion d'ordre dans les relations entre les États, notamment quant au droit de la mer, il est nécessaire de faire respecter les règles élémentaires, et donc de ne reconnaître aucun droit à la Britonnie sur ces eaux. En cela, il faut saluer la décision de l'Institut Mondial pour la Culture et la Science.[/justify]

[right]Aleida Zuiderduin,
Journaliste.[/right]
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5 mars 2032

[center]JO de Groenekerkedam : le programme se précise[/center]

[justify]Le 16 février dernier, les représentants nationaux au Comité Olympique International (COI) ont voté pour départager les candidats à l'organisation des Jeux Olympiques d'Été et d'Hiver 2032, et ont choisi les candidatures associées de Groenekerkedam et Vindurhiminn (Skogurjördin). Très vite, la quasi-totalité de la classe politique s'est réjouie de la nouvelle, ce qui correspond aux objectifs de la candidature groenekerkedamoise : unir les peuples, quelles que soient leurs confessions et opinions politiques, autour du sport, au moins l'espace de quelques semaines, cet été.

Quant à l'organisation de la compétition en elle-même, « les choses avancent », pour reprendre les mots de Manfred Jaansing, le maire de la capitale et porte-parole du projet. La compétition elle-même prend de plus en plus forme. Pour cette édition, le comité organisateur a souhaité créer des commissions afin de déterminer les règles de chaque discipline, afin qu'elles correspondent le plus possible aux spécificités de chaque discipline. Ainsi, et comme l'a annoncé hier le Comité Olympique Organisateur, si les compétitions masculines et féminines de rugby, football, volley-ball et la compétition féminine de hockey sur gazon prendront la forme d'une série de matches à élimination directe laquelle étant précédée de matches éliminatoires, les autres compétitions de sports collectifs débuteront par une phase de poules. Comme le veut la coutume, toutefois, les sportifs et équipes ijndenlandais seront dispensés de tout match éliminatoire, en tant qu'hôtes de la compétition.

M. Manfred Jaansing a également indiqué que le comité organisateur avait pris la décision d'installer plusieurs larges panneaux sur le village olympique afin de dispenser des informations sur certains sports plus culturellement marqués et moins connus. Ainsi, le public pourra, entre deux épreuves, s'informer quant à l'existence et à la pratique du rugby à XIII, du jeu de paume, de la sioule, du kofball, des boules carrées, mais aussi de l'ullamaliztli et de la boxe surinoise traditionnelle. De plus, un match de rugby à XIII de démonstration sera organisé durant les Jeux Olympiques afin de faire connaître cette version du rugby à XV au plus grand nombre. De même, un match d'ullamaliztli sera disputé. Le Comité Olymique Organisateur a annoncé être à la recherche de deux équipes de chacun de ces deux sports qui accepteraient de jouer afin de participer à l'ouverture sportive.

Les choses avancent également du côté de la construction. Le village olympique, comme annoncé lors du choix de l'entreprise de BTP, devrait être achevé et prêt à utilisation le 1er juin 2032. Ceci permettra de tester les installations et préparer la venue des athlètes et des spectateurs. L'ajout d'une tour au sommet de laquelle brûlera, dans une large flasque, la flamme olympique pendant toute la durée des Jeux devrait être achevé le 18 mars. Une première inauguration permettra aux curieux d'admirer le test de cette installation si symbolique des Jeux. La Flamme sera, comme il en est coutume, transportée par des athlètes et des personnalités, depuis l'Éphénie jusqu'en IJndenland. Environ 8 000 athlètes seront choisis par les pays traversés par la flamme pour organiser le relais du flambeau (dont le design sera [url=http://www.etv-sport.com/wp-content/uploads/2013/10/jeux-olympique-torche-flamme-Summer-1976-Montreal.jpg]celui-ci[/url]). Trois flammes, qui suivront trois trajets afin de traverser un maximum de pays, mais restant toutefois en Dytolie, seront donc allumées en Éphénie, lieu des premiers jeux olympiques, et portées à travers le continent.

Le premier trajet imaginé par le Comité Olympique Organisateur (COO) traversera le Montalvo, l'Amarantie, le Mérail, l'Arsois, l'Osthurie, Noraïa et la Britonnie. Le second, lui, passera par le Montalvo, puis par le Caskar, l'Occidente, la Posnanie, les Abrigs, et le Skogurjördin avant de parvenir à Groenekerkedam. La troisième flamme, enfin, sera relayée à travers le Thorval, l'Odensie et le Vonalya. Le COO a annoncé espérer que les différents pays traversés en profiteront pour mettre en avant leurs personnalités sportives les plus méritantes en avant et les récompenser en leur permettant de transporter, même sur un petit kilomètre, la flamme symbole de ces Jeux. En IJndenland, le dernier relai des trois flammes, le plus prestigieux, sera effectué par, respectivement, le Grand-duc Willem IV, la plus grande athlète ijndenlandaise handicapée, qui a sensibilisé le public aux compétitions handisport, Anna van Bergen, et l'instigateur du projet deux ans auparavant, qui l'aura porté à bout de bras jusqu'à ce que la candidature groenekerkedamoise soit retenue, Manfred Jaansing, Maire de Groenekerkedam. Les trois deniers coureurs allumeront en même temps la flasque.

Par ailleurs, chaque sportif ou équipe remportant une médaille d'or étant accompagné lors de la remise de la médaille par l'hymne de son pays, la question s'est posée de ce qui serait joué dans l'éventualité – ayons bon espoir ! – où un sportif ijndenlandais remporterait une épreuve. Le Grand-duché d'IJndenland n'ayant pas d'hymne national officiel, et après que le COO ait fait une demande officielle auprès du Grand-duc, il fut finalement décidé que l'hymne joué serait sans paroles, et consisterait en les deux premières strophes de Het Wilhelmus, l'hymne grand-ducal, qui est joué lors des rencontres diplomatiques et cérémonies officielles depuis le XVIe siècle, bien que ce ne fut pas toujours le Grand-duc qui accueillit les représentants étrangers.

Peu d'informations filtrent toutefois quant à la cérémonie d'ouverture officielle des Jeux Olympiques d'Été 2032 de Groenekerkedam. S'il est sûr – et peu étonnant – que le spectacle se déroulera dans l'enceinte du Stade olympique, le reste demeure très mystérieux. M. Manfred Jaansing a annoncé souhaiter que la cérémonie soit « grandiose et représentatif de la culture ijndenlandaise passée et présente », mais également, comme il l'a dit dans une autre entrevue, qu'elle mette en valeur les principes fondamentaux régissant les compétitions sportives, telles que le fairplay, la paix et l'égalité entre les peuples. « Divers et unis par le sport ! », a martelé, citant le slogan de ces Jeux, le maire de la capitale. Concernant la cérémonie de clôture, les informations sont plus restreintes encore. La seule chose dont l'on puisse être sûr est qu'un représentant skogurjördinois, dont le nom et l'importance restent encore inconnus, recevra la flamme, en prévision des Jeux Olympiques d'Hiver, qui auront lieu six mois plus tard, à Vindurhiminn.[/justify]

[right]Hendrina de Groot,
Journaliste.[/right]
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