Presse et actualité
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Zaldora
[justify][center]Den hakke[/center]
Un jour, un bon samaritain viendra...
17 septembre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1480167737-esclavage-mono.png[/img]
La monoculture...[/center]
Le royaume n'est décidément plus isolé et entend réellement gagner sa place au sein du concert des nations. Cet état de fait ne changea rien dans nos villages qui continuent de cultiver un entre-soi comme depuis des siècles, voir depuis toujours ? Cependant, il n'est pas exclut qu'un de ces prochains jours, un individu drôlement habillé, une valise à la main et parlant bizarrement, vienne vous demander « Do you speak britton ? » Quelques amabilités et sourires plus tard, notre très cher ami avouera être physiocrate. Ça ne vous rappelle rien ? Toute honte bue, il vous promettra le paradis sur terre et les richesses si vous acceptiez de semer sa semence révolutionnaire sur votre parcelle ! Et évidemment, notre horsain tentera de convaincre d'autres familles, d'autres clans, afin que nous ayons bientôt une merveilleuse mer de céréales à perte de vue. Il vous dira également que vos prairies naturelles sont archaïques et qu'il est dans votre intérêt de partager les communaux et d'y développer une monoculture fourragère en pure, projet pour lequel le bon samaritain vous suggérera une autre semence miraculeuse. Dites lui non, que vous n'estes pas dupe, que vous savez que ses graines ne s'utilisent qu'un an, qu'elles nécessitent une grande quantité d'intrants chimiques tuant les sols, que cette nouvelle agriculture vous rendra dépendant du pétrole, que la mécanisation découpe les vers responsables de la richesse du sol et que vous n'avez pas besoin des cinq emprunts qu'il tentera de vous refourguer entre temps. Cultiver la terre est un mode de vie, entre le labour et les grandes transhumances jusqu'aux veillées entre copains. Pour les thuriféraires du « progrès » au contraire, l'agriculture est une activité économique qui doit rapporter des points au PIB, où le paysan est un vulgaire assistant comptable esclave de ses « associés » (semenciers, banques, etc), devant se résoudre à un « changement inévitable », comprendre l'étalement urbain et autres dégueulasseries de ce type. Paysans, il y a quatre choses avec lesquelles vous ne devez pas transiger : votre village, votre clan, votre liberté et votre Foi ![/justify]
Un jour, un bon samaritain viendra...
17 septembre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1480167737-esclavage-mono.png[/img]
La monoculture...[/center]
Le royaume n'est décidément plus isolé et entend réellement gagner sa place au sein du concert des nations. Cet état de fait ne changea rien dans nos villages qui continuent de cultiver un entre-soi comme depuis des siècles, voir depuis toujours ? Cependant, il n'est pas exclut qu'un de ces prochains jours, un individu drôlement habillé, une valise à la main et parlant bizarrement, vienne vous demander « Do you speak britton ? » Quelques amabilités et sourires plus tard, notre très cher ami avouera être physiocrate. Ça ne vous rappelle rien ? Toute honte bue, il vous promettra le paradis sur terre et les richesses si vous acceptiez de semer sa semence révolutionnaire sur votre parcelle ! Et évidemment, notre horsain tentera de convaincre d'autres familles, d'autres clans, afin que nous ayons bientôt une merveilleuse mer de céréales à perte de vue. Il vous dira également que vos prairies naturelles sont archaïques et qu'il est dans votre intérêt de partager les communaux et d'y développer une monoculture fourragère en pure, projet pour lequel le bon samaritain vous suggérera une autre semence miraculeuse. Dites lui non, que vous n'estes pas dupe, que vous savez que ses graines ne s'utilisent qu'un an, qu'elles nécessitent une grande quantité d'intrants chimiques tuant les sols, que cette nouvelle agriculture vous rendra dépendant du pétrole, que la mécanisation découpe les vers responsables de la richesse du sol et que vous n'avez pas besoin des cinq emprunts qu'il tentera de vous refourguer entre temps. Cultiver la terre est un mode de vie, entre le labour et les grandes transhumances jusqu'aux veillées entre copains. Pour les thuriféraires du « progrès » au contraire, l'agriculture est une activité économique qui doit rapporter des points au PIB, où le paysan est un vulgaire assistant comptable esclave de ses « associés » (semenciers, banques, etc), devant se résoudre à un « changement inévitable », comprendre l'étalement urbain et autres dégueulasseries de ce type. Paysans, il y a quatre choses avec lesquelles vous ne devez pas transiger : votre village, votre clan, votre liberté et votre Foi ![/justify]
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Zaldora
[justify][center]Aften[/center]
État des forêts et de la faune.
22 septembre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1480266507-cerf-thorval.png[/img]
Cerf au sein de son milieu, photo prise à la forêt Sankt Nicolaj,
le 14 juin 2031, dans la province de l'Ulvlund.[/center]
N'étant outrepassées que par la Surface Agricole Utile (44,5% du territoire), les forêts et zones boisées couvrent jusqu'à 37,5% du territoire aujourd'hui, correspondant à trente trois millions cent-cinquante cinq mille sept-cent soixante seize tønde (seize millions cinq-cent soixante dix-sept mille huit-cent quatre-vingt huit hectares). Leurs biomes se séparent en quatre groupes : depuis les îles-soeurs jusque environ les 3/5 de l'arrière du nord se trouve les terres accueillant des forêts mixtes à majorité conifères. Le reste du nord, jusqu'aux montagnes, se constitue de forêts mixte à majorité décidus, les conifères diminuant au fur et à mesure. Enfin, le sud du pays est le domaine des forêts décidues et le centre, dans les paysages montagneux, le domaine des forêts de conifères tempérées. Les essences les plus courantes par ordre décroissant sont les pins, les chênes pédonculés, les hêtres, les épicéas, les sapins, les frênes, les bouleaux, les érables et d'autres espèces de conifères ou d'arbres décidus. Les forêts ne sont pas réellement exploitées commercialement, ni balisées, et restent assez sauvages. On y trouve des paysans venus cueillir des champignons ou des bais, quérir du bois pour le feu, parfois du bois d’œuvre pour les besoins artisanaux ou de colombage, et chasser le gibier pour prélever la viande, la peau ou même les os. On estime qu'environ dix mille élans occupent le nord des forêts mixtes, tandis que le cerf s'étend sur la partie méridionale de celles-ci, en plus de coloniser les forêts décidues de plaines et d'autres massifs forestiers montagneux (jusqu'à six cent mètres d’altitude) au sud. On estime leur nombre à environ deux cent soixante mille. Les chevreuils, plus petits cervidés de Dytolie, sont moins demandeurs en espace vital et l'on en recense deux millions quatre cent mille. Les sangliers, quant à eux, plafonnent à neuf cent mille spécimens. Enfin, détestés depuis la nuit des temps par la paysannerie, les loups comptent mille cent individus, et les renards une population nombreuse, en millions, que personne n'arrive à estimer. Ils ont beau être chassés, on en découvre toujours davantage chaque année. La faune se compose sinon d'une série d'autres animaux, dont les populations n'éveillent pas d'inquiétude, tels que le daim, le lapin commun, le perdrix, le vison, le hérisson, le blaireau, le canard, la cigogne, la loutre, l'écureuil, l'ours, de nombreuses espèces d'oiseaux, etc. Le danger proche, quant aux forêts, se situe dans la propension de la glandée des cochons, qui ne doit pas devenir déraisonnable, sous peine d’amenuiser une nourriture que les cerfs et les sangliers raffolent avant l'hiver. Les menaces à plus long terme sont autres : agricole si l'augmentation brutale de la population requiert de grands défrichements, économique si la Couronne cède au dogme de l'aménagement-développement, menant à la construction de routes, de voies ferrées, qui fragmentent les bois.[/justify]
État des forêts et de la faune.
22 septembre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/47/1480266507-cerf-thorval.png[/img]
Cerf au sein de son milieu, photo prise à la forêt Sankt Nicolaj,
le 14 juin 2031, dans la province de l'Ulvlund.[/center]
N'étant outrepassées que par la Surface Agricole Utile (44,5% du territoire), les forêts et zones boisées couvrent jusqu'à 37,5% du territoire aujourd'hui, correspondant à trente trois millions cent-cinquante cinq mille sept-cent soixante seize tønde (seize millions cinq-cent soixante dix-sept mille huit-cent quatre-vingt huit hectares). Leurs biomes se séparent en quatre groupes : depuis les îles-soeurs jusque environ les 3/5 de l'arrière du nord se trouve les terres accueillant des forêts mixtes à majorité conifères. Le reste du nord, jusqu'aux montagnes, se constitue de forêts mixte à majorité décidus, les conifères diminuant au fur et à mesure. Enfin, le sud du pays est le domaine des forêts décidues et le centre, dans les paysages montagneux, le domaine des forêts de conifères tempérées. Les essences les plus courantes par ordre décroissant sont les pins, les chênes pédonculés, les hêtres, les épicéas, les sapins, les frênes, les bouleaux, les érables et d'autres espèces de conifères ou d'arbres décidus. Les forêts ne sont pas réellement exploitées commercialement, ni balisées, et restent assez sauvages. On y trouve des paysans venus cueillir des champignons ou des bais, quérir du bois pour le feu, parfois du bois d’œuvre pour les besoins artisanaux ou de colombage, et chasser le gibier pour prélever la viande, la peau ou même les os. On estime qu'environ dix mille élans occupent le nord des forêts mixtes, tandis que le cerf s'étend sur la partie méridionale de celles-ci, en plus de coloniser les forêts décidues de plaines et d'autres massifs forestiers montagneux (jusqu'à six cent mètres d’altitude) au sud. On estime leur nombre à environ deux cent soixante mille. Les chevreuils, plus petits cervidés de Dytolie, sont moins demandeurs en espace vital et l'on en recense deux millions quatre cent mille. Les sangliers, quant à eux, plafonnent à neuf cent mille spécimens. Enfin, détestés depuis la nuit des temps par la paysannerie, les loups comptent mille cent individus, et les renards une population nombreuse, en millions, que personne n'arrive à estimer. Ils ont beau être chassés, on en découvre toujours davantage chaque année. La faune se compose sinon d'une série d'autres animaux, dont les populations n'éveillent pas d'inquiétude, tels que le daim, le lapin commun, le perdrix, le vison, le hérisson, le blaireau, le canard, la cigogne, la loutre, l'écureuil, l'ours, de nombreuses espèces d'oiseaux, etc. Le danger proche, quant aux forêts, se situe dans la propension de la glandée des cochons, qui ne doit pas devenir déraisonnable, sous peine d’amenuiser une nourriture que les cerfs et les sangliers raffolent avant l'hiver. Les menaces à plus long terme sont autres : agricole si l'augmentation brutale de la population requiert de grands défrichements, économique si la Couronne cède au dogme de l'aménagement-développement, menant à la construction de routes, de voies ferrées, qui fragmentent les bois.[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 09h41 - 25/09/2031
« Le mont-de-piété de Jensgård, sis au 10e de la rue des bancs [traduit en français], publie le registre annuel de ses activités ce matin, quatre et sept jours après que les monts-de-piété de Valborg et de Sankt-Thøger eurent fait de même. Ces établissements existent au Thorval depuis le XVIIe siècle et font du prêt sur gage sous la surveillance du corps municipal de leur ville d'implantation. A eux trois, ils représentent l'essentiel du secteur financier, si l'on met de coté les autorités publiques chargées de battre la monnaie.
L'histoire entre la royauté et les banques se tend dès le XIIIe siècle quand, en l'an de Grâce 1260, le roi Jens IV confisque leurs biens et expulsent du royaume les banquiers lombards et juifs. Ils sont ensuite autorisés à revenir en 1453 avant de reprendre le chemin de l'exil, ruinés, quelques décennies plus tard en l'an de Grâce 1491. Il faudra attendre deux siècles et l'année 1666 pour à nouveau voir des usuriers mener des affaires dans le royaume. Cependant, l’idylle s'estompe et banquiers juifs, lombards, britons et germains sont renvoyés par la reine Marie II en l'an de Grâce 1710. La situation n'évolua plus, et le prêt à intérêt est aujourd'hui officiellement interdit par le Codex Latrones (donc par escrit). En revanche, les monts-de-piété, traditionnels pourvoyeurs de petits emprunts à taux zéro, ne s'adonnant pas à la spéculation, furent épargnés du courroux des rois. De nos jours, Chez ma tante ne propose pas de coffre-fort individuel, se limitant aux prêts sur gage, faisant ainsi de Thorval l'un des pays les moins bancarisé au monde. »[/justify]
Håber radio (AM) 09h41 - 25/09/2031
« Le mont-de-piété de Jensgård, sis au 10e de la rue des bancs [traduit en français], publie le registre annuel de ses activités ce matin, quatre et sept jours après que les monts-de-piété de Valborg et de Sankt-Thøger eurent fait de même. Ces établissements existent au Thorval depuis le XVIIe siècle et font du prêt sur gage sous la surveillance du corps municipal de leur ville d'implantation. A eux trois, ils représentent l'essentiel du secteur financier, si l'on met de coté les autorités publiques chargées de battre la monnaie.
L'histoire entre la royauté et les banques se tend dès le XIIIe siècle quand, en l'an de Grâce 1260, le roi Jens IV confisque leurs biens et expulsent du royaume les banquiers lombards et juifs. Ils sont ensuite autorisés à revenir en 1453 avant de reprendre le chemin de l'exil, ruinés, quelques décennies plus tard en l'an de Grâce 1491. Il faudra attendre deux siècles et l'année 1666 pour à nouveau voir des usuriers mener des affaires dans le royaume. Cependant, l’idylle s'estompe et banquiers juifs, lombards, britons et germains sont renvoyés par la reine Marie II en l'an de Grâce 1710. La situation n'évolua plus, et le prêt à intérêt est aujourd'hui officiellement interdit par le Codex Latrones (donc par escrit). En revanche, les monts-de-piété, traditionnels pourvoyeurs de petits emprunts à taux zéro, ne s'adonnant pas à la spéculation, furent épargnés du courroux des rois. De nos jours, Chez ma tante ne propose pas de coffre-fort individuel, se limitant aux prêts sur gage, faisant ainsi de Thorval l'un des pays les moins bancarisé au monde. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Den hakke[/center]
Ça reste la campagne, mais ça n'est plus la campagne...
4 octobre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/48/1480635130-rurbanisation.png[/img]
Une campagne dans un pays développé.[/center]
Il y a un poison qui plombe les pays développés et se nomme rurbanisation. Que veux dire ce mot barbare ? C'est le phénomène de peuplement des zones rurales par des bourgeois*. En effet, des citadins en quête d'expérience bucolique, de tranquillité et de sérénité quittent leur ville pour s'installer au village. A première vue, c'est une bonne nouvelle sauf que ces gens n'ont aucune envie de perdre les avantages, d'après eux, de la vie urbaine. En somme, chercher à avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Les conséquences sont terribles : le village se gargarise de ravissants nouveaux lotissements, de bons samaritains n'en finissent plus d'agrandir l'autoroute, et de construire zones commerciales, terrains de sport, piscines et centres industriels à perte de vue. C'est la colonisation citadine. Les bourgeois sont heureux, ils dorment bien, ont leurs petites activités à portée de main mais ne mettent pas un pied à la taverne, ni à l'église. Quand à cultiver la terre, se salir les mains, jamais ! Les paysans n'y comprennent rien et voient tous les jours des terres agricoles disparaitre sous des litres de béton en vue du superbe centre commercial en préparation, s'étendant sur près de cinquante mille tønde, munit d'un parc de stationnement à cent vingt millions de places et trente mille marques du monde entier disponibles en boutique ! Nos amis eurent beau protester et pleurer, on ne les entendit pas, mais eurent quand même à se coltiner les sornettes foireuses des thuriféraires du « progrès » sur le sens de l'histoire et la nécessité absolue de se trouver du bon coté. FOUTAISES que ces paroles évidemment. Au final, notre pauvre village se retrouve avec trois mille grattes-papiers pour deux paysans. Notons une dernière chose : la rurbanisation n'est pas toujours aussi visible que sur la photo. Le poison peut hélas se montrer plus pernicieux, en conservant les apparences, tout en perdant le fond de ce qui fait les clochers : le caractère et l'âme paysan. Pour le moment, le Thorval est protégé contre la menace car celle-ci nécessite des prérequis que le royaume n'a pas encore vécus : un exode rural massif, l'extension des villes, le développement de routes revêtues et du réseau des transports en commun. La perte de sens aussi, courante au sein des sociétés qui fuient en avant.
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* habitant du bourg (ville) sans autre connotation[/justify]
Ça reste la campagne, mais ça n'est plus la campagne...
4 octobre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/48/1480635130-rurbanisation.png[/img]
Une campagne dans un pays développé.[/center]
Il y a un poison qui plombe les pays développés et se nomme rurbanisation. Que veux dire ce mot barbare ? C'est le phénomène de peuplement des zones rurales par des bourgeois*. En effet, des citadins en quête d'expérience bucolique, de tranquillité et de sérénité quittent leur ville pour s'installer au village. A première vue, c'est une bonne nouvelle sauf que ces gens n'ont aucune envie de perdre les avantages, d'après eux, de la vie urbaine. En somme, chercher à avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Les conséquences sont terribles : le village se gargarise de ravissants nouveaux lotissements, de bons samaritains n'en finissent plus d'agrandir l'autoroute, et de construire zones commerciales, terrains de sport, piscines et centres industriels à perte de vue. C'est la colonisation citadine. Les bourgeois sont heureux, ils dorment bien, ont leurs petites activités à portée de main mais ne mettent pas un pied à la taverne, ni à l'église. Quand à cultiver la terre, se salir les mains, jamais ! Les paysans n'y comprennent rien et voient tous les jours des terres agricoles disparaitre sous des litres de béton en vue du superbe centre commercial en préparation, s'étendant sur près de cinquante mille tønde, munit d'un parc de stationnement à cent vingt millions de places et trente mille marques du monde entier disponibles en boutique ! Nos amis eurent beau protester et pleurer, on ne les entendit pas, mais eurent quand même à se coltiner les sornettes foireuses des thuriféraires du « progrès » sur le sens de l'histoire et la nécessité absolue de se trouver du bon coté. FOUTAISES que ces paroles évidemment. Au final, notre pauvre village se retrouve avec trois mille grattes-papiers pour deux paysans. Notons une dernière chose : la rurbanisation n'est pas toujours aussi visible que sur la photo. Le poison peut hélas se montrer plus pernicieux, en conservant les apparences, tout en perdant le fond de ce qui fait les clochers : le caractère et l'âme paysan. Pour le moment, le Thorval est protégé contre la menace car celle-ci nécessite des prérequis que le royaume n'a pas encore vécus : un exode rural massif, l'extension des villes, le développement de routes revêtues et du réseau des transports en commun. La perte de sens aussi, courante au sein des sociétés qui fuient en avant.
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* habitant du bourg (ville) sans autre connotation[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 15h53 - 18/10/2031
« Les environs ruraux immédiats du château Sankt-Olaf furent l'endroit choisit pour accueillir le renouvellement de la Foi et Hommage de quatre grands féodaux. Sa Majesté participa directement à la cérémonie (après tout, elle est très concernée), devant quelques cinquante personnes parmi lesquels on pouvait distinguer le Grand Chambellan, des magistrats, des moines, des prêtres, des chasseurs, des artisans et des paysans. Connus pour leurs turbulences et l'attachement sans faille à leur liberté, le comte de Brakanland, le duc de Ulvlund et le comte d'Engegaard ont tour à tour prêté serment et juré fidélité sur les reliques sacrées de Saint Hallvard. Plus étonnant, le prince Bjørn de Fårbjerg, oncle de la reine Marie, s'est aussi prêté au rituel. Le renouvellement de la Foi et Hommage lors de la succession royale est dû par l'ensemble des hauts-barons du royaume, néanmoins, la chose se tient habituellement le lendemain du sacre. Étant donné le passif des trois premiers, nous comprenons l'empressement de les voir se soumettre officiellement, mais pourquoi le prince Bjørn ? Y aurait-il un doute sur sa loyauté ? Aurait-il eu certaines vues sur le trône ? En tous cas, s'engager devant les reliques sacrées dû en secouer plus d'un... Sa Majesté restaure là une ancienne coutume – la présence des restes d'un saint – tombée en désuétude à la fin du XIXe siècle. »[/justify]
Håber radio (AM) 15h53 - 18/10/2031
« Les environs ruraux immédiats du château Sankt-Olaf furent l'endroit choisit pour accueillir le renouvellement de la Foi et Hommage de quatre grands féodaux. Sa Majesté participa directement à la cérémonie (après tout, elle est très concernée), devant quelques cinquante personnes parmi lesquels on pouvait distinguer le Grand Chambellan, des magistrats, des moines, des prêtres, des chasseurs, des artisans et des paysans. Connus pour leurs turbulences et l'attachement sans faille à leur liberté, le comte de Brakanland, le duc de Ulvlund et le comte d'Engegaard ont tour à tour prêté serment et juré fidélité sur les reliques sacrées de Saint Hallvard. Plus étonnant, le prince Bjørn de Fårbjerg, oncle de la reine Marie, s'est aussi prêté au rituel. Le renouvellement de la Foi et Hommage lors de la succession royale est dû par l'ensemble des hauts-barons du royaume, néanmoins, la chose se tient habituellement le lendemain du sacre. Étant donné le passif des trois premiers, nous comprenons l'empressement de les voir se soumettre officiellement, mais pourquoi le prince Bjørn ? Y aurait-il un doute sur sa loyauté ? Aurait-il eu certaines vues sur le trône ? En tous cas, s'engager devant les reliques sacrées dû en secouer plus d'un... Sa Majesté restaure là une ancienne coutume – la présence des restes d'un saint – tombée en désuétude à la fin du XIXe siècle. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Fromme manden[/center]
Théâtre : prémisses d'une autre guerre civile ?
23 octobre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474498643-theatre-de-village.png[/img][/center]
Hier soir, alors que les comédiens de Jensgård terminaient la représentation du jeu des enfants perdues, drame semi-liturgique mêlant saints et monstres légendaires, le Grand Chambellan Poul se leva subitement et poussa un grognement réprobateur, avant de quitter le Théâtre de la Conciergerie sous les plaisanteries et les quolibets du public. Nous la pensions en veilleuse depuis des décennies et voilà que la rivalité historique entre les corporations de comédiens et les corporations de saltimbanques se ranime en plein jour. Deux visions du théâtre que personne ne semble en mesure de réconcilier. Tout commença en 1540 quand le roi Olaf VI consentit à homologuer les chartes des comédiens professionnels exerçant dans la capitale. Toutefois, ces derniers n'étaient pas seuls : prêtres, artisans, paysans et autres confréries amateurs s'improvisaient comédiens depuis longtemps et s'adonnaient régulièrement aux miracles, mystères, farces, soties, morales et autres spectacles de rue. Afin de ne pas se trouver en porte-à-faux, ces derniers décidèrent d'également soumettre des chartes au souverain qui, à la grande stupéfaction des Comédiens, les accepta. Ils se firent dès lors appeler les Saltimbanques. Partie de la capitale, le phénomène s'étendit peu à peu à tout le royaume. Les tensions prirent de l'ampleur, s'exacerbèrent d'année en année et explosèrent complètement en 1603 : le conflit larvé des artistes dégénéra en guerre ouverte et les faubourg de la capitale connurent des affrontements d'une violence inouïe que le guet urbain mettra trois longues semaines à calmer. La guerre civile entre les comédiens et les saltimbanques se régla lors du moment des dix, le 12 juin 1603, par la pendaison en place publique de six comédiens et de quatre saltimbanques. Depuis, chacun joue de son coté et ignore littéralement l'autre.
Quelle est la raison de si vives querelles ? Ne sont-ils pas au fond tous artistes ? Non, comme nous le disions, deux visions contradictoires s'opposent. D'un coté se trouve les comédiens exclusivement professionnels, avec de hautes études, virtuoses véritables, splendides talents, une merveille de jeu. Leurs représentations plaisent à une certaine notabilité, aux gens « cultivées » et c'est à peu près tout. Le théâtre des comédiens est celui des esthètes et des connaisseurs, inaccessible aux petites gens ainsi qu'à la noblesse guerrière et rurale. Trop académique, trop lisse, trop rigide, ennuyeux au final. Les saltimbanques, quant à eux, sont amateurs pour la plupart. Leur art ne connoit ni institution, ni académie, ni rigueur, ni règle, ni code. Les spectacles se déroulent sous le porche des églises, sur le parvis des cathédrales et sur les places villageoises ou citadines. On retrouve des drames liturgiques, des drames semi-liturgiques, des drames marins, des comédies, des tragédies et des drames historiques (réalistes ou épiques). Ils mélangent aussi les genres, assez souvent même. Les modestes s'y reconnaissent bien mieux et apprécient. Sans compter que mis à part le théâtre, les corporations de saltimbanques sont également les patries d'autres artistes de rue tels des cracheurs de feu, des jongleurs, des acrobates, des ventriloques, des musiciens, etc. Bref, des divertissements populaires à plus d'un titre.[/justify]
Théâtre : prémisses d'une autre guerre civile ?
23 octobre 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474498643-theatre-de-village.png[/img][/center]
Hier soir, alors que les comédiens de Jensgård terminaient la représentation du jeu des enfants perdues, drame semi-liturgique mêlant saints et monstres légendaires, le Grand Chambellan Poul se leva subitement et poussa un grognement réprobateur, avant de quitter le Théâtre de la Conciergerie sous les plaisanteries et les quolibets du public. Nous la pensions en veilleuse depuis des décennies et voilà que la rivalité historique entre les corporations de comédiens et les corporations de saltimbanques se ranime en plein jour. Deux visions du théâtre que personne ne semble en mesure de réconcilier. Tout commença en 1540 quand le roi Olaf VI consentit à homologuer les chartes des comédiens professionnels exerçant dans la capitale. Toutefois, ces derniers n'étaient pas seuls : prêtres, artisans, paysans et autres confréries amateurs s'improvisaient comédiens depuis longtemps et s'adonnaient régulièrement aux miracles, mystères, farces, soties, morales et autres spectacles de rue. Afin de ne pas se trouver en porte-à-faux, ces derniers décidèrent d'également soumettre des chartes au souverain qui, à la grande stupéfaction des Comédiens, les accepta. Ils se firent dès lors appeler les Saltimbanques. Partie de la capitale, le phénomène s'étendit peu à peu à tout le royaume. Les tensions prirent de l'ampleur, s'exacerbèrent d'année en année et explosèrent complètement en 1603 : le conflit larvé des artistes dégénéra en guerre ouverte et les faubourg de la capitale connurent des affrontements d'une violence inouïe que le guet urbain mettra trois longues semaines à calmer. La guerre civile entre les comédiens et les saltimbanques se régla lors du moment des dix, le 12 juin 1603, par la pendaison en place publique de six comédiens et de quatre saltimbanques. Depuis, chacun joue de son coté et ignore littéralement l'autre.
Quelle est la raison de si vives querelles ? Ne sont-ils pas au fond tous artistes ? Non, comme nous le disions, deux visions contradictoires s'opposent. D'un coté se trouve les comédiens exclusivement professionnels, avec de hautes études, virtuoses véritables, splendides talents, une merveille de jeu. Leurs représentations plaisent à une certaine notabilité, aux gens « cultivées » et c'est à peu près tout. Le théâtre des comédiens est celui des esthètes et des connaisseurs, inaccessible aux petites gens ainsi qu'à la noblesse guerrière et rurale. Trop académique, trop lisse, trop rigide, ennuyeux au final. Les saltimbanques, quant à eux, sont amateurs pour la plupart. Leur art ne connoit ni institution, ni académie, ni rigueur, ni règle, ni code. Les spectacles se déroulent sous le porche des églises, sur le parvis des cathédrales et sur les places villageoises ou citadines. On retrouve des drames liturgiques, des drames semi-liturgiques, des drames marins, des comédies, des tragédies et des drames historiques (réalistes ou épiques). Ils mélangent aussi les genres, assez souvent même. Les modestes s'y reconnaissent bien mieux et apprécient. Sans compter que mis à part le théâtre, les corporations de saltimbanques sont également les patries d'autres artistes de rue tels des cracheurs de feu, des jongleurs, des acrobates, des ventriloques, des musiciens, etc. Bref, des divertissements populaires à plus d'un titre.[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 10h38 - 17/11/2031
« Les préparatifs vont bon train à un mois et une semaine du sacre de Sa Majesté, attendu le 24 décembre. La cathédrale Saint Erland s'orne de bannières et l'on apprête méticuleusement les places réservés aux invités. Tous les grands seigneurs seront là et certains auront même un rôle dans le protocole du sacre. Outre la noblesse, la nef accueillera aussi des prêtres, des clercs, des savants, ainsi que de chanceux artisans et paysans ayant réussis à se frayer un passage dans l'édifice, dont les portes resteront ouvertes pour les gens massés au dehors. On annonce de gros arrivages de province dans les prochaines semaines, à la grande joie des aubergistes de la capitale. Le sacre est de tradition assez intime et n'aura pas des allures de sommet international comme au Merail. On pourra toutefois y trouver certains princes étrangers et les ambassadeurs de nations représentées à Jensgård.
Quelques résultats de Knáttleikr pour terminer, plusieurs villages se sont affrontés ces derniers jours :
Broengedde 5-3 Jagten (durée 71 minutes)
Nye Lade 11-7 Hvidbæk (durée 155 minutes)
Kulderøv 3-0 Kedeligdalen (durée 10 minutes)
Stedetkopper 0-4 Sankta Lucia (durée 39 minutes)
Les parties les plus courtes sont aussi les plus rudes : fatigués, blessés ou amochés, les participants n'en pouvaient plus, obligeant l'arbitre à clore l'affrontement.
Les mères de famille et l'Église essayent depuis des générations de formuler des règles strictes à ce sport, sans succès. »[/justify]
Håber radio (AM) 10h38 - 17/11/2031
« Les préparatifs vont bon train à un mois et une semaine du sacre de Sa Majesté, attendu le 24 décembre. La cathédrale Saint Erland s'orne de bannières et l'on apprête méticuleusement les places réservés aux invités. Tous les grands seigneurs seront là et certains auront même un rôle dans le protocole du sacre. Outre la noblesse, la nef accueillera aussi des prêtres, des clercs, des savants, ainsi que de chanceux artisans et paysans ayant réussis à se frayer un passage dans l'édifice, dont les portes resteront ouvertes pour les gens massés au dehors. On annonce de gros arrivages de province dans les prochaines semaines, à la grande joie des aubergistes de la capitale. Le sacre est de tradition assez intime et n'aura pas des allures de sommet international comme au Merail. On pourra toutefois y trouver certains princes étrangers et les ambassadeurs de nations représentées à Jensgård.
Quelques résultats de Knáttleikr pour terminer, plusieurs villages se sont affrontés ces derniers jours :
Broengedde 5-3 Jagten (durée 71 minutes)
Nye Lade 11-7 Hvidbæk (durée 155 minutes)
Kulderøv 3-0 Kedeligdalen (durée 10 minutes)
Stedetkopper 0-4 Sankta Lucia (durée 39 minutes)
Les parties les plus courtes sont aussi les plus rudes : fatigués, blessés ou amochés, les participants n'en pouvaient plus, obligeant l'arbitre à clore l'affrontement.
Les mères de famille et l'Église essayent depuis des générations de formuler des règles strictes à ce sport, sans succès. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Den hakke[/center]
Domaine royal : les alleux, la norme ?!
27 novembre 2031
[center][img]http://zupimages.net/up/17/28/xaqh.png[/img][/center]
Kål, Engelbrønde, Jomfruhus, Dybvandhul, Dronningaven, Sankt-Erland, Sankt Niels, ... Toutes ces communautés villageoises se situent au sein du domaine royal qui couvre sept provinces différentes du nord-ouest et du sud-ouest. Nous en parlons car sur la volonté propre de la Dame des lieux – Sa Majesté – une politique favorable aux paysans s'y déroule, ceci même sur le comté de Vadgaard, douaire de la reine-mère. En effet, les censives inférieures ou égales à 10 tønde (cinq hectares) disparaissent et laissent place à des alleux, c'est à dire des parcelles foncières possédées de plein droit, sur lesquelles ne s'exigent plus aucune redevance ! Rien. Zéro. Gratuit. Y-a-t-il beaucoup de pays qui, ainsi, exonèrent complètement de taxe foncière les propriétaires de biens immobiliers ? C'est ainsi que, motivés par la perspective de ne plus payer le cens, certains campagnards choisirent d'abandonner 2 ou 4 tønde (un ou deux de leurs hectares) pour rentrer dans les clous. Immédiatement, ces nouvelles parcelles furent partagées sous la forme d'alleux entre les paysans manquant de terres et ceux n'en possédant pas du tout. Dans le même temps, la reine contribua elle même à cet effort en cédant une part non-négligeable de sa réserve seigneuriale à ses salariés agricoles ou aux communaux des villages environnants. La cession comprend des terres arables, des prés mais aussi des forêts et des étangs à poissons (ides mélanotes, truites, brèmes, brochets). Depuis, les campagnes concernées sont en fête, on y organise banquets, beuveries, jeux et danses traditionnelles. On y parait aussi joyeux qu'au printemps et en été ! Et pour cause, nous sommes témoins d'une véritable réorganisation agraire régionale au profit des petites gens et gageons que celle-ci s'entendra bientôt au royaume entier. Pour se faire, il faudra surpasser la hardiesse de certains seigneurs récalcitrants comme le comte de Brakanland. Par ses gestes favorables à la paysannerie, la reine Marie semble chercher à réparer les erreurs commises par son défunt père qui, politique au possible, n'hésita pas à céder aux demandes de la noblesse afin qu'elle le laisse tranquille. Ce temps parait bel et bien révolu ! Et il nous semble nécessaire que les heureux nouveaux alleutiers respectent scrupuleusement la promesse que la suzeraine leur demanda de prononcer : Restez les mêmes jardiniers, cultivez le sol, choyez le. Mettez le en valeur selon le bon sens que chaque rural connoit d'instinct. Ne vendez pas votre plus grand bien aux bons samaritains du veau d'or qui, dans leur quête insensée des points PIB, véritable idole des temps modernes, gâcheront tout de façon irréversible (une fois bétonné, vous n'en tirerez plus rien).[/justify]
Domaine royal : les alleux, la norme ?!
27 novembre 2031
[center][img]http://zupimages.net/up/17/28/xaqh.png[/img][/center]
Kål, Engelbrønde, Jomfruhus, Dybvandhul, Dronningaven, Sankt-Erland, Sankt Niels, ... Toutes ces communautés villageoises se situent au sein du domaine royal qui couvre sept provinces différentes du nord-ouest et du sud-ouest. Nous en parlons car sur la volonté propre de la Dame des lieux – Sa Majesté – une politique favorable aux paysans s'y déroule, ceci même sur le comté de Vadgaard, douaire de la reine-mère. En effet, les censives inférieures ou égales à 10 tønde (cinq hectares) disparaissent et laissent place à des alleux, c'est à dire des parcelles foncières possédées de plein droit, sur lesquelles ne s'exigent plus aucune redevance ! Rien. Zéro. Gratuit. Y-a-t-il beaucoup de pays qui, ainsi, exonèrent complètement de taxe foncière les propriétaires de biens immobiliers ? C'est ainsi que, motivés par la perspective de ne plus payer le cens, certains campagnards choisirent d'abandonner 2 ou 4 tønde (un ou deux de leurs hectares) pour rentrer dans les clous. Immédiatement, ces nouvelles parcelles furent partagées sous la forme d'alleux entre les paysans manquant de terres et ceux n'en possédant pas du tout. Dans le même temps, la reine contribua elle même à cet effort en cédant une part non-négligeable de sa réserve seigneuriale à ses salariés agricoles ou aux communaux des villages environnants. La cession comprend des terres arables, des prés mais aussi des forêts et des étangs à poissons (ides mélanotes, truites, brèmes, brochets). Depuis, les campagnes concernées sont en fête, on y organise banquets, beuveries, jeux et danses traditionnelles. On y parait aussi joyeux qu'au printemps et en été ! Et pour cause, nous sommes témoins d'une véritable réorganisation agraire régionale au profit des petites gens et gageons que celle-ci s'entendra bientôt au royaume entier. Pour se faire, il faudra surpasser la hardiesse de certains seigneurs récalcitrants comme le comte de Brakanland. Par ses gestes favorables à la paysannerie, la reine Marie semble chercher à réparer les erreurs commises par son défunt père qui, politique au possible, n'hésita pas à céder aux demandes de la noblesse afin qu'elle le laisse tranquille. Ce temps parait bel et bien révolu ! Et il nous semble nécessaire que les heureux nouveaux alleutiers respectent scrupuleusement la promesse que la suzeraine leur demanda de prononcer : Restez les mêmes jardiniers, cultivez le sol, choyez le. Mettez le en valeur selon le bon sens que chaque rural connoit d'instinct. Ne vendez pas votre plus grand bien aux bons samaritains du veau d'or qui, dans leur quête insensée des points PIB, véritable idole des temps modernes, gâcheront tout de façon irréversible (une fois bétonné, vous n'en tirerez plus rien).[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 11h06 - 29/11/2031
« La reine Marie et le prince François-Régis – Frans-Valdemar dorénavant – se sont fiancés hier en la chapelle privée Notre-Dame de la Providence, au cours d'une cérémonie célébrée après la messe matinale par le père Marcel Mutaud. C'est ainsi que démarre le temps du discernement qui ne devrait pas être long, selon toute vraisemblance. Après les fiançailles, sa seigneurie Frans-Valdemar s'est rendue dans plusieurs villages voisins du château afin d'y être aperçus par les paysans qui, dit-on, l'ont bien reçu. A Sankt-Erland, il s'est même plié à la Rasade, coutume locale voulant que chaque important visiteur termine une corne entière d'hydromel artisanale produite dans le village. Le prince y aurait fait bonne impression, même si nous doutons qu'il ait ingurgité un litre d'un breuvage aussi râpeux... Sans transition, l'Avent est à nos portes, temps de jeûne et d’abstinence... »[/justify]
Håber radio (AM) 11h06 - 29/11/2031
« La reine Marie et le prince François-Régis – Frans-Valdemar dorénavant – se sont fiancés hier en la chapelle privée Notre-Dame de la Providence, au cours d'une cérémonie célébrée après la messe matinale par le père Marcel Mutaud. C'est ainsi que démarre le temps du discernement qui ne devrait pas être long, selon toute vraisemblance. Après les fiançailles, sa seigneurie Frans-Valdemar s'est rendue dans plusieurs villages voisins du château afin d'y être aperçus par les paysans qui, dit-on, l'ont bien reçu. A Sankt-Erland, il s'est même plié à la Rasade, coutume locale voulant que chaque important visiteur termine une corne entière d'hydromel artisanale produite dans le village. Le prince y aurait fait bonne impression, même si nous doutons qu'il ait ingurgité un litre d'un breuvage aussi râpeux... Sans transition, l'Avent est à nos portes, temps de jeûne et d’abstinence... »[/justify]
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Zaldora
[justify][center][img]https://zupimages.net/up/18/04/nif4.png[/img][/center]
Håber radio (AM) 11h00 - 5/12/2031
« Dans dix-neuf jours se tiendra la cérémonie du sacre de Sa Majesté Marie III. L'occasion pour nous de revenir sur ses origines, sa signification et de dire quelques mots sur le cérémoniel.
[...]
La notion de sacre, à proprement parlée, apparu dans la deuxième partie du VIIe, deux siècles environ après la christianisation des peuples et du royaume. C'est à la dite époque que se développa l'opinion selon laquelle les trônes ayant prétention à gouverner les peuples chrétiens devaient se soumettre à la vassalité de Dieu, Duquel vient toute autorité. Cette conception admettait clairement la distinction fondamentale du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Dès lors, les rois thorvalois devinrent de droit divin, abandonnant leur ancien caractère plus ou moins autocrate, qui les poussait à se mêler des affaires de religion en fondant des diocèses, en y nommant des évêques, etc. Jusqu’à nos jours, l'Église a gardé jalousement ses prérogatives spirituelles, sans plus jamais se laisser accrocher à la remorque des monarques.
[...]
Le sacre est une investiture nécessaire, sans laquelle l'on n'est pas digne de régner. C'est un sacramental. Le rituel, et particulièrement l'onction au Saint-Chrême, souligne que même s'il se trouve au sommet de la hiérarchie, le roi n'est ni son propre maître, ni au dessus de tout. Il se soumet au Christ, devient Son dévoué(e), son Lieutenant, et doit servir Ses desseins : c'est-à-dire, via sa charge temporelle, créer pour les sujets placés sous sa protection les conditions favorables à l’accomplissement de leur vocation de chrétiens. Investis de très lourds devoirs, le souverain reçoit par la même, via le sacramental, des effets spirituels et des grâces. Cependant, le sacramental ne produit pas la grâce en lui-même, il agit en vertu des prières de l'Église et de la disposition du roi à recevoir la grâce sanctifiante. Un cœur de pierre n'obtiendra rien.
[...]
La veille au soir, Marie se rendra à la Cathédrale. Elle y priera jusqu'au moment de la Confession prévue à minuit. Elle restera pour le reste de la nuit en oraison, à s’imprégner de ses devoirs. Ce n'est qu'aux alentours de huit heure du matin que celle-ci recevra la visite de l'évêque de Jensgård qui lui conférera l'absolution de ses péchés. Alors, la reine retournera à ses appartements pour se reposer et s’apprêter.
[...]
La suzeraine entrera d'abord en procession dans l'édifice via la porte principale, accompagnée de l'évêque de Sankt-Thøger. Elle sera vêtue d'une robe blanche et ses cheveux détachés, symbole de virginité et de fécondité. Cela accomplit, le baron de Højgård, tenant la Couronne entre ses mains, lèvera l'objet à la vue de tous et interrogera l'assistance, se prolongeant dehors : « L'acceptez-vous comme Reine ? », l'assemblée répondra : « Elle est digne, qu'elle soit reine. »
[...]
L'évêque de Jensgård posera alors trois questions à Marie : « Protègerez-vous la Sainte Foi ? Protègerez-vous l'Église ? Rendrez-vous justice à vos peuples, jusqu'au plus humble ? », ce à quoi Sa Majesté répondra positivement avant de prêter serment « sous le regard de Dieu et de Ses Anges. » L'évêque entamera les prières...
[...]
La reine s'agenouillera devant l'autel, tandis que raisonnera la Litanie des Saints. Tout en récitant la prière adéquate, l'évêque appliquera le Saint-Chrême sur l'avant bras droit de Sa Majesté, entre ses deux épaules et sur sa poitrine. Ensuite, la messe du jour, déjà entamée, suivra son cours jusqu'à l'Alléluia, moment choisit par l'évêque pour remettre les regalia, dans cet orsdre :
- L'épée royale, en prononçant une prière
- Le gonfanon de guerre, en prononçant une prière
- Les éperons royaux, en prononçant une prière
- Le sceptre dans la main droite, en prononçant une prière
- l'orbe dans la main gauche, en prononçant une prière
- le manteau royal sur les épaules, en prononçant une prière
- la couronne royale, à genoux et les mains jointes, en prononçant une prière
[...]
A la fin de la messe, Sa Majesté est intronisée et l'assemblée l'acclame « Vive la reine éternellement ! » La cérémonie, incorporée à la messe du jour, dure environ une heure et demi. »[/justify]
Håber radio (AM) 11h00 - 5/12/2031
« Dans dix-neuf jours se tiendra la cérémonie du sacre de Sa Majesté Marie III. L'occasion pour nous de revenir sur ses origines, sa signification et de dire quelques mots sur le cérémoniel.
[...]
La notion de sacre, à proprement parlée, apparu dans la deuxième partie du VIIe, deux siècles environ après la christianisation des peuples et du royaume. C'est à la dite époque que se développa l'opinion selon laquelle les trônes ayant prétention à gouverner les peuples chrétiens devaient se soumettre à la vassalité de Dieu, Duquel vient toute autorité. Cette conception admettait clairement la distinction fondamentale du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Dès lors, les rois thorvalois devinrent de droit divin, abandonnant leur ancien caractère plus ou moins autocrate, qui les poussait à se mêler des affaires de religion en fondant des diocèses, en y nommant des évêques, etc. Jusqu’à nos jours, l'Église a gardé jalousement ses prérogatives spirituelles, sans plus jamais se laisser accrocher à la remorque des monarques.
[...]
Le sacre est une investiture nécessaire, sans laquelle l'on n'est pas digne de régner. C'est un sacramental. Le rituel, et particulièrement l'onction au Saint-Chrême, souligne que même s'il se trouve au sommet de la hiérarchie, le roi n'est ni son propre maître, ni au dessus de tout. Il se soumet au Christ, devient Son dévoué(e), son Lieutenant, et doit servir Ses desseins : c'est-à-dire, via sa charge temporelle, créer pour les sujets placés sous sa protection les conditions favorables à l’accomplissement de leur vocation de chrétiens. Investis de très lourds devoirs, le souverain reçoit par la même, via le sacramental, des effets spirituels et des grâces. Cependant, le sacramental ne produit pas la grâce en lui-même, il agit en vertu des prières de l'Église et de la disposition du roi à recevoir la grâce sanctifiante. Un cœur de pierre n'obtiendra rien.
[...]
La veille au soir, Marie se rendra à la Cathédrale. Elle y priera jusqu'au moment de la Confession prévue à minuit. Elle restera pour le reste de la nuit en oraison, à s’imprégner de ses devoirs. Ce n'est qu'aux alentours de huit heure du matin que celle-ci recevra la visite de l'évêque de Jensgård qui lui conférera l'absolution de ses péchés. Alors, la reine retournera à ses appartements pour se reposer et s’apprêter.
[...]
La suzeraine entrera d'abord en procession dans l'édifice via la porte principale, accompagnée de l'évêque de Sankt-Thøger. Elle sera vêtue d'une robe blanche et ses cheveux détachés, symbole de virginité et de fécondité. Cela accomplit, le baron de Højgård, tenant la Couronne entre ses mains, lèvera l'objet à la vue de tous et interrogera l'assistance, se prolongeant dehors : « L'acceptez-vous comme Reine ? », l'assemblée répondra : « Elle est digne, qu'elle soit reine. »
[...]
L'évêque de Jensgård posera alors trois questions à Marie : « Protègerez-vous la Sainte Foi ? Protègerez-vous l'Église ? Rendrez-vous justice à vos peuples, jusqu'au plus humble ? », ce à quoi Sa Majesté répondra positivement avant de prêter serment « sous le regard de Dieu et de Ses Anges. » L'évêque entamera les prières...
[...]
La reine s'agenouillera devant l'autel, tandis que raisonnera la Litanie des Saints. Tout en récitant la prière adéquate, l'évêque appliquera le Saint-Chrême sur l'avant bras droit de Sa Majesté, entre ses deux épaules et sur sa poitrine. Ensuite, la messe du jour, déjà entamée, suivra son cours jusqu'à l'Alléluia, moment choisit par l'évêque pour remettre les regalia, dans cet orsdre :
- L'épée royale, en prononçant une prière
- Le gonfanon de guerre, en prononçant une prière
- Les éperons royaux, en prononçant une prière
- Le sceptre dans la main droite, en prononçant une prière
- l'orbe dans la main gauche, en prononçant une prière
- le manteau royal sur les épaules, en prononçant une prière
- la couronne royale, à genoux et les mains jointes, en prononçant une prière
[...]
A la fin de la messe, Sa Majesté est intronisée et l'assemblée l'acclame « Vive la reine éternellement ! » La cérémonie, incorporée à la messe du jour, dure environ une heure et demi. »[/justify]