Villes grandes et moyennes

Arios

Message par Arios »

[center]Cartagina
Capitale de la Ligue de Montalvo et capitale provinciale de Nazalie


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/20/16082011181460726.png[/img]

Le Corso dei Vincitori, principal boulevard de Cartagina. A droite, la basilique Sant'Agostino-di-Nazaglia. A gauche, des immeubles de gouvernement.[/center]

Cartagina est une ville de 740 000 habitants (2030), 1 210 000 avec les communes agglomérées limitrophes, située dans la Provincia di Nazaglia en Algarbe, dans la partie nord du territoire et sur la côte Est.
Elle a été fondée en -435 par des colons venus des îles de la Dytolie médiane ou orientale, sur un site déjà au moins habité depuis -12 000.

La civilisation de commerçants, pêcheurs et éleveurs à l'origine de la ville s'étendait sur des comptoirs situés tout autour du bassin, du Marquaz à l'Algarbe et à la Dytolie, et a ainsi rayonné par ses produits manufacturés et ses colonies jusqu'au premier siècle avant Jésus-Christ, où le déclin la frappa et d'autres empires thalassocratiques y mirent un terme.

La ville intégra l'empire latin, avec son arrière-pays, et émit de nombreux combattants, et hommes politiques pour cette force alors mondiale. Elle fut ensuite parmi les premières provinces christianisées, et offrit quelques Saints célèbres à la religion chrétienne puis catholique, penseurs renouvelant la tradition philosophique ancienne bien souvent.

Al-Qartaj fut bientôt conquise par les Mahométans, et subit une colonisation arabe de plusieurs siècles, toujours à la merci des incursions chrétiennes au rythme des croisades qui devaient mener à la libération de la ville, et à nouveau à l'installation de colons dytoliens venus de l'ancien cœur de l'empire latin.

Cartagina renaquit de ses cendres au début du Moyen-âge central, avec l'installation permanente d'un noyau de populations chrétiennes et maintenant italophones, qui refirent de cet antique lieu un endroit participant de la culture occidentale. Durant le Moyen-âge et la Renaissance, Cartagina et d'autres ports jumeaux de la province sous son influence constituèrent autant de têtes de ponts de la "Civilisation", face aux pirates, aux barbaresques, et aux arabo-algarbiens tombés en décadence dans cette région éloignée du Marquaz...

La Renaissance fut aussi l'occasion de l'assimilation, de la christianisation et de l'italophonisation des populations côtières et intérieures qui ne furent pas d'ascendance dytolienne majoritaire.

Comme ville ayant joué un grand rôle historique dans le rayonnement de la culture, puis un pôle économique efficace au XXème siècle parmi les différentes provinces italophones réunies du pourtour marin, Cartagina est choisie en 1950 pour être la capitale de la Lega di Montalvo, qui réunit la Provincia di Nazaglia, la Provincia d'Arovachia, et la Provincia d'Alileia.


[center]Les réseaux de transport Cartagina
Schéma des liaisons intra-urbaines


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/12/12/161212081148397536.png[/img][/spoiler][/center]

Ville portuaire, étalée sur la mer entre le trait de côte et les collines escarpées, souffrant des fortes pluies et glissements de terrain, aux travaux éternellement perturbés par les découvertes archéologiques...
La capitale n'est pas une cité comme les autres. Elle doit sa prépondérance actuelle à un rôle principalement acquis au Moyen-âge, à l'heure des Cité-États, bien qu'antérieurement à la période musulmane elle fut un pôle d'exportation important de biens alimentaires pour le reste de l'Empire latin.
Elle est aujourd'hui soumise aux effets contradictoires d'une concurrence de la Nazalie par l'Arovaquie, et de nouvelles responsabiltés incombant au centre d'un pays en essor économique...


[center]Les différences de bâti Cartagina
Schéma des paysages architecturaux


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/28/170228034651714290.png[/img]
Bleu foncé : Plusieurs immeubles de verre type gratte-ciel, grande hauteur.[/center]

Si l'on devait décrire la ville à une connaissance, après en avoir parcouru rapidement l'ensemble, on parlerait d'un ensemble assez dense riche de plusieurs siècles d'aménagement, au prisme d'une désorganisation manifeste. Ancienneté du site et typicité du terrain excusent le schéma d'ensemble d'une ville bâtie malgré les contraintes. La capitale de la Ligue, à l'image de nombreuses autres villes, dispose d'un très important parc immobilier, qui permet aux Montalvéens de posséder un patrimoine bâti important, presque en dépit du niveau social, et d'être peu locataires par rapport à d'autres peuples.

Cartagina [url=http://www.simpolitique.com/post297708.html#p297708]n'a connu un étalement urbain que relativement récemment[/url] et beaucoup de ses reconstructions successives (Antiquité, Moyen-âge, Renaissance) se sont faites au détriment des structures pré-existantes. C'est ce qui explique l'absence de vestiges d'envergure des époques lointaines, à l'exception notable du site de Spena. Dans ses caractéristiques, Cartagina est une ville plus proche des cités céruléennes du Nord de la Mer, plutôt que des ensembles urbains proche-orientaux : riche, beaucoup de sa surface se constitue d'un par-terre dense d'immeubles impliquant des moyens techniques avancés depuis deux à trois siècles. Culturellement, le plan orthogonal du Vieux-Port et de la première périphérie (Donezzo, Sanadino, San Mauro) la rapproche aussi de l'Occident, tandis que sa toponymie est pour l'essentiel chrétienne, italique, puis vernaculaire italianisé sur les marges du fait de l'héritage rural hétéroclite.

La capitale montalvéenne ne doit pas se penser comme un ensemble harmonieux, faute d'un terrain facile d'aménagement, et de par une périurbanisation due aux initiatives du marché plutôt qu'aux plans d'État. Elle doit se voir comme une marqueterie d'îlots aux genèses diverses voire contradictoires (Ex : planification des Grands-ensembles, contre mitage pavillonnaire). Cette diversité doit pourtant produire une cohérence, souhaitée ou subie par les acteurs locaux, pour que la ville puisse demeurer la capitale d'un État fédéral dont l'essentiel de la production de richesse en a déjà déserté la région.


[center]Les différences de quartiers Cartagina
Schéma de la répartition des fonctions urbaines


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/28/17022806213237918.png[/img][/center]

[url=http://www.simpolitique.com/post304338.html#p304338]Il faut comparer cette carte avec celle des différents bâtis.[/url] La dernière carte proposait une approche par le paysage, celle-ci fait l'exercice de répartir le territoire urbain selon ses fonctions principales. L'arrivée trop récente des grands [url=http://www.simpolitique.com/post304273.html#p304273]transports en commun[/url] explique le retard pris dans le métissage des fonctions urbaines, inhérent à un certain nombre de cités modernes ; Cartagina demeure définie autour d'un centre polyvalent, autour duquel s'établissent différentes périphéries résidentielles.

Cette caractérisation macroscopique n'élimine pas l'existence d'un chapelet de micro-zones qui s'émancipent d'un rapport exclusif à la centralité, pouvant aller jusqu'à y entretenir un rapport antagoniste : banlieues délinquantes, pôles d'attractivité excursionniste par répulsion du centre-ville, périphéries déshéritées en sécession économique (certains quartiers du Caglioco), hauteurs pavillonnaires par fuite du logement collectif de la plaine.
De plus, la persistance d'un port industriel, la forte mise en valeur de plages au profit de tous, l'entretien d'un "poumon vert", les efforts pour le réseau de tram et de métro, ou encore la chance d'un héritage historique et archéologique, confèrent à la ville une polyvalence et une importance allant au-delà de la simple assise politique, grâce à l'attractivité diverse que cela renforce en elle.

Non sans contraintes structurelles (liées à son développement et non directement au terrain, voir les contraintes naturelles), non sans tensions réelles (locaux/touristes, délinquance/pouvoir, centre/périphéries, développement/patrimoine), mais non sans voies de résolutions, Cartagina demeure par ses dimensions et son énergie une ville de plus grande envergure que ses concurrentes de Nazalie et d'outremer, qui bien souvent n'arrivent qu'à l'égaler, à grand peine, sur un secteur bien précis et non sur l'entier arc-en-ciel de ses réalités.


[center]Porto-Vecchio Cartagina
Quartier du Vieux-Port

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227034308382569.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227034307479596.png[/img]
[/center]

En 2000 ans d'histoire, le vieux-port a été très souvent réaménagé, ses contours modifiés, au point qu'aujourd'hui ils se constituent en une ouverture rectangulaire sur la mer, à peine assez grosse pour accueillir de petits navires de plaisance et quelques bâtiments plus imposants lors d'occasion, essentiellement. Le "Vieux-Port" a pourtant conservé, jusqu'au début du XXème siècle, des fonctions économiques, puisque c'est là encore que la plupart des pêcheurs venaient alimenter le marché il y a quelques décennies à peine.


[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227034307192039.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227034306944750.png[/img][/center]

Au temps encore récent où la terre agricole valait quelque chose, et où il fallait penser l'alimentation rapide de la Cité, la ville s'est densifiée autour de son ancien port. Aujourd'hui, le quartier voit les immeubles du XIVème au XIXème siècle se répondent dans un étroit vis-à-vis. Il faut remonter un peu plus le long du Corso dei Vincitori, colonne vertébrale de la ville depuis le carré du port, pour atteindre le centre actif et plus praticable de la cité. On y trouve quelques bâtisses du romantisme arabisant, ainsi que la basilique Sant'Agostino-di-Nazaglia, de longues rangées de palmiers, une circulation importante, et des immeubles et locaux plus fonctionnels qu'autour du centre historique.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227034308811670.png[/img][/center]


[center]e Vegliere Cartagina
Quartier des Vegliere

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227040432260663.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227040431249760.png[/img]
[/center]

Le Corso débouche au sud dans le quartier escarpé des Vegliere, qui se sépare entre fonds de vallées à l'architecture lourde, très fonctionnelle et typique des élargissements anarchiques des années 1970-1980s dans ce qui était jusque-là des zones malfamées ou de chasse pour les agriculteurs des collines. Le long du Corso, la ville active tend néanmoins à remplacer les vieux immeubles. À gauche, le projet de l'architecte Massimo Scarpi, pour un nouveau Centre des Affaires qui viendrait assainir le nord du quartier.


[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227040430873586.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227040431342441.png[/img][/center]

Il faut prendre de la hauteur, par des lacets dangereux ou des sentiers riches de détritus faute de fréquentation haut-de-gamme, pour trouver des zones résidentielles un peu plus modernes offrant parfois vue sur mer, en tous cas sur les collines environnantes, toutes parsemées de maisons et d'ensemble d'appartements. On constate depuis ces zones, anciennes terrasses de cultures à céréales, agrumiers, oliviers, maraîchage, la différence de bâti entre les fonds et les hauteurs. À plusieurs endroits, des viaducs routiers et ferroviaires permettent un contournement de la ville, avec les tunnels qui traversent son relief, véritable obstacle à une urbanisation purement rationnelle.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227040432981807.png[/img][/center]


[center]Donezzo Cartagina
Quartier de Donezzo

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/1702270415268734.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227041525429293.png[/img]
[/center]

L'arrondissement de Donezzo est très important en superficie et va des environs chics du Parco Reale, au nord sur la mer, aux confins de la ville active, c'est à dire du tissu urbain conservant des fonctions autres que résidentielles. Donezzo est dans la continuité logique des lieux précédemment décrits, et poursuit le centre-ville. On y trouve un urbanisation assez dense, enchevêtrement des trois derniers siècles avec des styles différents et une grande diversité de population. La Nazalie comme la Ligue se nourrissent d'une immigration qui arrive par les centre-villes, et non par les marges, du fait de la bonne condition financière historique des immigrants, du moins jusqu'à nos jours ; de ce fait, un quartier mixte et peu pensé comme Donezzo offre un marché plus ouvert que sur le Vieux-Port, mais encore acceptable pour des familles de niveau bourgeois primo-accédantes au logement dans la Province.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227041526178027.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227041526271246.png[/img][/center]

De très rares vestiges arabes peuvent se trouver dans le quartier, notamment sur les collines, comme des ruines de mosquées ou du quartier commercial moyen-médiéval. Donezzo est aussi au cœur de la ville et de l'État, hébergeant sur la principale colline le Palazzo del Governo (à droite) et son complexe de logements, centre du pouvoir politique de la Ligue.
L'arrondissement, notamment dans ses marges sud, a été le théâtre d'une urbanisation résidentielle d'État, à coups de grands programmes d'urbanisme d'appartements à faibles coûts, pour louer facilement aux familles ouvrières lors des phases d'extension de l'économie urbaine, ou permettre à toute une plèbe déplacée par les programmes d'aménagement de la cité, de se voir doter d'un appartement en bonne propriété moyennant une petite participation financière. Lesdites banlieues et îlots HLM se trouvant parfois au cœur d'un tissu urbain plus consensuel, composent parfois de véritables contre-sociétés et vont jusqu'à être des enclaves acquises à la Mafia. Le taux de propriété a occasionné un faible renouvellement de la population depuis 60 à 90 ans.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227041523490184.png[/img][/center]


[center]Sanadino Cartagina
Quartier de Sanadino

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/17022704323070317.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227043229389618.png[/img]
[/center]

Sanadino est un peu le parallèle à Donezzo, sur la gauche du centre-ville, sinon qu'il s'agit d'un quartier plus petit et davantage paupérisé, mais avec des bâtiments parfois anciens. L'arrondissement constitue une zone de transition avec les périphéries résidentielles, se logeant en partie dans les fonds de vallée au contact du quartier des Vegliere. Il marque l'entrée dans Cartagina-Ouest, qui est plus pauvre, moins dynamique et plus en crise que l'Est. Sanadino dispose néanmoins de quelques fonctions économiques, avec des immeubles à bureaux datés, des zones se voulant quartiers de travail et continuant d'accueillir de l'activité. Mais sans contact avec la côte, et en contre-bas des reliefs, le manque de soleil en fait un endroit morne, qui souffre à tord ou à raison d'une mauvaise réputation.


[center]le Alchiere Cartagina
Quartier des Alchiere

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227043759111676.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227043757623434.png[/img]
[/center]

À l'image des Vegliere, les Alchiere sont un arrondissement entre deux altitudes, à la différence d'identités plus marquée. Au contact de la ville historique et de Sanadino, les Alchiere sont néanmoins déjà plus excentrées que les Vegliere. L'endroit a été l'objet, en contre-bas, de plans d'aménagement de HLMs et plus largement d'immeubles, dans les années 1970 à 1980, bien que les premières tours soient sortie de terre dès les années 1940 avant d'être remplacées (elles pointaient alors en pleine campagne). Grâce à l'automobile, et à l'effet tunnel qu'il provoque par rapport à d'autres quartiers, certains îlots des Alchiere peuvent constituer de charmantes zones résidentielles d'habitat collectif pour classes moyennes qui jouissent de cette relative périphérie tout en travaillant en centre-ville. Les espaces verts, la proximité de la rocade, rendent plus confortable cet habitat. Certains îlots sont au contraire pleinement banlieusards, pris dans l'escarcelle des réseaux criminels.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227043758749110.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227043758842297.png[/img][/center]

La différence se lie pareillement entre vallons et crêtes suivant que l'on recule vers le sud-ouest. Les hauteurs, jadis peuplées de petits maraîchers et cultivateurs de fleurs, se sont mitées petit à petit de villas, de maisons, puis de résidences d'appartements, offrant à certains points de vue une visibilité spectaculaire sur la mer. C'est l'histoire récente qui fait de ces hauteurs des portions de la ville de Cartagina. Mais si la capitale réussit à agglomérer ces périphéries résidentielle, c'est uniquement grâce à la voiture ; les bus desservent les collines à un rythme presque rédhibitoire, le tramway n'y passe évidemment pas.


[center]Spena Cartagina
Quartier de Spena

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227044916928349.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/17022704491675950.png[/img]
[/center]

Échappons nous par une fenêtre de salle-de-bain (les résidences bâties sur les hauteurs offrent parfois l'accès à des jardinets en terrasse, sur plusieurs étages à mesure de la pente), traversons quelques lacets et fuyons par un sentier, qui est aussi souvent un petit ru de vallon. À mesure que l'on grimpe, ou que l'on s'éloigne, au milieu des palmiers maronnés, des pins maritimes et des dattiers sauvages, l'on peut se croire revenu à la campagne. Mais très vite apparait, brisant cet isolement, la petite agglomération de Spena, ou Spena-di-Cartagina, depuis peu arrondissement de la municipalité. Son tissu, et très vite son autonomie municipale, ont été grignotées par les découvertes archéologiques et leurs conséquences sur la gestion publique. Spena, aujourd'hui, est un îlot à la croissance presque paralysée, dont certaines rues se finissent dans le vide, au-dessus de villas latines et/ou phéniciennes débarrassées de couches millénaires de terre et de poussière. Spena est aujourd'hui un des atouts touristiques de la capitale, et ses ruines dont [url=http://www.simpolitique.com/post295610.html#p295610]les voûtes de la Reine Dalamone[/url] témoignent du passé antique du site, à quelques kilomètres près.


[center]San Mauro Cartagina
Quartier de San Mauro

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227051115733145.png[/img]
[/center]

Revenons en ville, revenons sur la côte. Si l'on suit la mer vers l'Ouest à partir du Vieux-Port, on arrive dans l'arrondissement de San Mauro, qui s'est constitué sur le front de mer par l'accumulation de grandes bâtisses aux façades colorées, ouvertes tantôt de balcons ou de grandes fenêtres qui laissent entrer la lumières de l'horizon bleu, la vision des voiliers ou des paquebots venant débarquer leurs marchandises plus à l'Ouest. San Mauro est aussi la zone balnéaire par excellence de Cartagina, si l'on excepte les périphéries ne faisant pas partie de la commune. San Mauro est aussi un art de vivre, un quartier de Nazaliens profitant des plages publiques, et de touristes ignorant les recommandations qui poussent les non-initiés à préférer les établissements privés se situant en dehors des zones résidentielles. San Mauro est un quartier au soleil, loin des préoccupation des banlieues, sinon que les plus bruyants de ses profiteurs en journée viennent souvent par bandes, en mobylettes, depuis les fonds de vallées ombragés et lourds, pour profiter de l'air marin.


[center]Fucchì Cartagina
Quartier de Fucchì

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227053612786348.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227053613344514.png[/img]
[/center]

Si l'on continue de suivre le front de mer vers l'Ouest, l'interface balnéaire de plaisance marque une pause. On entre dans le nouveau-port, la surface se privatise, la plage disparait au profit d'une zone industrielle, entre abandon et surprenant maintien. De grandes digues dessinent des bassins aux dimensions de loin dépassées par celles des ports modernes dans d'autres territoires de la Ligue. Rien de comparable avec Suresisca, en Arovaquie, mais le port de Cartagina continue de répondre aux fonction de réception des marchandises, containers bourrés de denrées périssables ou non, qui sont mis sur camions le long d'une voie à accès restreint pour être emportés par l'autoroute en dehors de la ville, ou jusqu'à la gare de Spena pour monter sur les trains de marchandises.

Le bâti lui-même autour de Fucchì est de faible hauteur, un ancien bidonville s'étant endurci sur initiatives privées et validations successives de l'État. Zone à foncier peu cher, mais bien desservi grâce à l'arrivée récente du métro et du tramway, elle a été petit à petit la cible d'opérations d'architectes qui redonnent année après année des couleurs plus originales à un endroit qui perd peu à peu sa qualité de banlieue de travail, pour devenir une énième zone résidentielle non sans cachet. L'inspiration la plus en vogue chez les architecte consiste en des ensembles d'appartements en immeubles, au style extérieur reprenant celui des maisons des Médinas : murs blancs et toits plats. Artistes et familles modernes redynamisent ce quartier.


[center]il Caglioco Cartagina
Quartier du Caglioco

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227053318178891.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227053318384920.png[/img]
[/center]

Quelques rochers artificiels, quelques barrières électriques, quelques microscopiques caps de remblais plantés d'arbres plus à l'Ouest, la plage ressort du béton et retrouve les couleurs de ses parasols. Rangs d'oignon du Caglioco contre serviettes anarchiques de San Mauro, l'élargissement du réseau de transports en commun a participé à faire de ce très long arrondissement côtier une nouvelle zone de tourisme balnéaire, dans une version industrialisée. Loin du centre-ville, ces terrains n'ont rien coûter à être remembrés, réaménagés, achetés aux derniers héritiers de pêcheurs ou aux maires peu scrupuleux à vendre des biens communaux. Les parkings et les hôtels familiaux sont sortis de terre, pour offrir désormais à quelques minutes de la ville-même cette zone de plaisance, large et facile d'accès.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/17022705331833310.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227053318722383.png[/img][/center]

Mais si l'on s'éloigne des voies piétonnes ou cyclistes, à touristes en manque de soleil, la petite agglomération étirée du Caglioco peut vite montrer les signes repoussant d'un monstre entre rural sans terres et urbain sans avenir. Le Caglioco a ses boîtes, ses petites affaires, ses bars, et avait une bonne place dans le carnet d'adresse des jeunes adultes et adolescents avant que cette clientèle ne lui soit dérobée par les porti-a-bere (Ports à boire) de plus grande échelle, plus légaux et modernes, comme Duzzo, Dabaro, ou encore Clisto.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227053315756313.png[/img][/center]

La plage du Caglioco, entre effusions de la journée et silence du soir, est l'endroit où se termine Cartagina, à l'Ouest, le long d'une côte informe. Si on la suit un peu, le sable devient plus grossier, moins tamisé, la végétation gagne les dunes, la ville disparait derrière-nous, derrière les herbes, parfois dans un coup de feu, plus souvent dans l'étouffement des cris d'ivrogne par le ressac du bassin céruléen.


[center]Santa Cecilia Cartagina
Quartier de Sainte-Cécile

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227055921518175.png[/img]
[/center]

Retour à l'Est. Donezzo se termine sur la mer et sans discontinuité, l'ultime arrondissement cartaginien de Santa-Cecilia prend place sur la mer. Périphérie toujours très côtière, peu enfoncée dans les terres, elle est comme une réplique de Cartagina en plus petit, un bourg sur un morceau de trait de côte. On pourrait se croire à San Mauro, de l'autre côté de la ville, si les façades colorées n'étaient pas moins marquées par un plan d'ensemble ; plus anarchique, en immeubles de différentes hauteurs, elle prolonge la belle dentelle résidentielle du bord de mer dans un dessin de côte plus déchiré et moins plat. Les plages laissent place aux rochers, surplombés par des restaurants. La ville est plus calme. Derrière elle, le dénivelé s'intensifie et avec lui des zones moins urbanisables, vite laissées aux herbes folles qui naissent sur les parois qui enserrent le bâti.
Jadis une zone de plaisance établie par de forts investissements privés, très en arrière de la ville de Cartagina afin d'échapper à son tumulte, elle est encore riche de vieux hôtels particuliers, et palaces à grandes familles, qui ressemblent à autant de maisons de poupées, et continuent de travailler l'âme de ce quartier aujourd'hui partie prenante de l'agglomération.


[center]Sant'Ambrogio Cartagina
Ville de Saint-Ambroise

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227055756624364.png[/img] [img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227055757135893.png[/img]
[/center]

Au-delà de Sainte-Cécile, la municipalité se termine mais l'agglomération se continue. Saint-Ambroise, Sant'Ambrogio, est la deuxième ville de cette agglomération, sans comparaison valable avec Cartagina dans son ensemble municipal. La ville dépend aujourd'hui pleinement de Cartagina en terme d'économie, comme de population. Elle n'a plus son économie industrielle qui la distinguait de Cartagina, ville politique. Ses bâtiments perdurent, sont parfois réutilisés, sont souvent rasés, sont toujours dans le paysage du fait d'une abondance témoin de la prospérité de son modèle, dans le temps. Ville sans urbanisme, ville aussi sans histoire, ville longtemps politisée et gauchisante, puis mise sur le côté des années 1920 à 1940 pour cause de répression de ses ex-élus communistes. En 1950, il est trop tard et l'industrie ne renait pas, volée par la capitale. Saint-Ambroise est une ville de trafics, d'économie parallèle, à l'empreinte urbaine moins spectaculaire et aux mœurs plus tranquilles, une ville d'allocations, de petites plages escarpées, de travail au noir et de petits restaurants, les deux allant souvent ensemble.


[center]Merglìa Cartagina
Ville de Merglìa

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227061515664427.png[/img]
[/center]

Plus jeune, moins blasée, la ville de Merglìa est sortie de terre quand Saint-Cécile a accueilli le chemin de fer et s'est démocratisée. Mais maman n'était plus de ce monde, la guerre était passée par là, l'argent était resté en Dytolie, la bourgeoisie avait perdu de son prestige... Merglìa est une station de riches, mais une station d'après-guerre, une station de petits particuliers rattrapés par une classe moyenne en plein élargissement. Merglìa était un village de pêche, l'affluence galopante ne l'a pas vaincu dans son identité. Elle s'est plutôt agrandie, mais a conservé son âme de petite bourgade ; l'époque change mais les distances demeurent, et le train ne s'est jamais arrêté ici-bas, passant plutôt en pleine nature plus à l'Ouest. La ville regagne en chic ces dernières années, mais demeure largement concurrencée sur ce terrain par sa voisine plus au sud.


[center]Santa Fiora Cartagina
Ville de Santa Fiora

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/27/170227062048950930.png[/img] [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/27/170227062048557410.png[/img]
[/center]

L'Est devient le sud, l'éloignement de la ville s'accroît, la côte bascule et se tord... Le trait de côte rend impossible tout visuel sur le reste de l'agglomération, dont les limites administratives prévalent sur l'exactitude sémantique. Santa Fiora s'est toujours considérée comme la campagne, car elle l'a longtemps été et l'est encore un peu. Sans complexe de classe comme Merglìa, elle est restée dans son ombre jusqu'aux années 2000 avant d'intéresser quelques couples, quelques familles qui y ont souvent des racines familiales. Santa Fiora est la frontière d'une agglomération que l'on pense encore en croissance, elle dispose d'une masse foncière qui pourrait lui faire prendre sa part d'une population métropolitaine, mais les activités manquent au-delà de quelques magasins, de quelques tables, de quelques chambres et de la contemplation des placettes villageoises, désormais goudronnées, où passent en fin de journée quelques groupes de jeunes avec leur serviette de bain.
C'est la limite orientale de Cartagina au sens large du mot ville ; au-delà, quand la nature ne reprend pas ses droits, les villages de pêcheurs restent des villages, même sans plus de pêcheurs.
Arios

Message par Arios »

[center]Miliameni
Capitale de la Province d'Alilée


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821120632470527.png[/img]

Porto vecchio di Miliameni ou Porto dei Opliti, en hommage aux soldats de la Démocratie de Neopoti qui libèrent la ville des Persiques en -80.[/center]

Miliameni est un port de 310 000 habitants en comptant la couronne périurbaine, qui occupe les fonctions de capitale de la Provincia d'Alileia, sur l'île d'Amarantine. C'est une ville qui possède des origines antiques, engagée dans plusieurs guerres entre cité-états dès le 8ème siècle avant Jésus-Christ, et membre tantôt de ligues de cités démocratiques, et de ligues de cités aristocratiques ou tyranniques.

Miliameni a été occupée par des turco-musulmans à plusieurs reprises dans son histoire médiévale, libérée par des armées chrétiennes occidentales, ou occupée par des monarques slaves à l'époque moderne.

A la faveur des Croisades et de la pacification du bassin à l'intérêt des Chrétiens, des marchands italophones lui redonnent une force commerciale et l'intègrent dans une cohérence de relations avec d'autres ports, occidentaux ou orientaux.

Miliameni est choisie comme capitale de l'Alilée en 1873, dans le cadre du processus de discussion qui conduit la République d'Alilée à intégrer le Royaume italophone unifié dont la capitale était située en Dytolie occidentale.
Arios

Message par Arios »

[center]Dovernico
Capitale de la province d'Arovaquie


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/20/160820114912972160.png[/img]

La Luca-di-Dovernico, le quartier du port et de la vieille-ville.[/center]

Dovernico est une ville de 300 000 habitants qui accueille les fonctions de gouvernement de la Provincia d'Arovachia. Elle se divise entre son quartier du port et de la vieille-ville, son quartier de collines urbanisées, et son front de mer partagé entre zones résidentielles de logements collectifs et villas.

Elle a été fondée par des marchands venus de cités-états italophones au Moyen-âge, sur le territoire d'un port de pêche de la tribu slave des Arovaques. Aujourd'hui les Arovaques sont évidemment des citoyens italophones ayant pour une majorité des origines aussi bien occidentales que slaves.

Dovernico est une capitale politique officielle, et une ville touristique importante, mais c'est la ville portuaire de Suresisca plus à l'Ouest qui attire et possède tout le capital, les structures et la force industrielle nécessaires à la Province, grande exportatrice de bois et de céréales pour le reste de la Ligue de Montalvo.
Arios

Message par Arios »

[center]Melolecco
Province de Nazalie - ville de 80 000 habitants


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/09/09/160909071511806455.png[/img]

Le Castello-Giaffaro, qui surplombe le front de mer.[/center]

Bien qu'elle n'est que la sixième ville de la Province en termes d'habitants, et arrive bien derrière la capitale régionale (Région des Riaggiadi) Lebira, la cité de Melolecco offre un cadre plus intime que les grandes villes et demeure depuis plusieurs décennies la destination de choix des hommes et femmes d'affaires, des classes aisées supérieurs en quête d'un meilleur cadre de travail, pour un séjour temporaire.
Vivant de son patrimoine historique barbaresque, de l'accueil de congrès et surtout de ses rentes touristiques, elle se trouve de plus en plus en concurrence avec d'autres cités du Montalvo comme Clisto (Alilée), Miliavoni (Alilée), Dabaro (Arovaquie), ou même Duzzo sa voisine moins septentrionale.
Elle héberge ainsi une proportion élevée de cadres supérieurs des entreprises touristiques, qui malgré les restrictions municipales pour la consommation d'eau à usages récréatif dans les jardins, ont grignoté quelques collines environnantes, donnant sur la mer... ou le désert.

Le Castello-Giaffaro domine la ville et sert de jonction entre un hyper-centre patrimonial vétuste possédant quelques beaux immeubles colorés du XVIème siècle, et le bâti touristique occupant le front de mer. Un des trois centres de congrès de la ville se trouve dans le château, daté du XVème siècle, une construction portant le nom de son supposé bâtisseur : le sultan musulman Giaffaro VI Il Bastardo, qui lança depuis Melolecco plusieurs attaques meurtrières contre les Chrétiens plus au nord de la côte. La ville fut prise par les Croisés en 1533, et mise sous tutelle des édiles de la République de Cartagina.
Arios

Message par Arios »

[center]Filipiada
Province d'Alilée - ville de 540 000 habitants


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/09/20/160920115922665225.png[/img]

Un transporteur arrive en port de Filipiada[/center]

Troisième ville de la Ligue en terme de population, Filipiada doit sa taille et sa croissance à sa position idéale entre le Canale Nostro et la Mare degli Opliti, portion de la Province la plus proche de l'Arovaquie qui lui fait face, avec Suresisca, principal port industriel de la Ligue, et Dovernico la capitale provinciale.

Sa situation dans une crique dominée par plusieurs monts, a fait de Filipiada un territoire d'où il était possible de voir la menace, tout en étant protégé par la géographie et au contact de la mer. Cité-Etat remarquable durant l'Antiquité et la fin du Moyen-âge, Filipiada se distingua toujours du reste de l'Alilée par sa latitude et ses liens avec le continent, ou la côte nord de l'île. Intégrée brièvement à la Ligue Amarantine au XIXème siècle, elle fut reconquise lors de la Guerre des Lupercales (Février-Mars 1892) entre des milices italophones pilotées depuis l'étranger et les Amarantins.

Malgré sa forte population, son accès facilité à l'économie générale, Filipiada n'est pas parvenue jusqu'alors à être un centre touristique attractif, et souffre encore d'une configuration urbaine très tourmentée due à la longue autonomie de la municipalité et aux constructions anarchiques ayant dessiné, au prisme aussi d'une forte croissance ce dernier siècle, un schéma urbain chaotique.

Elle dispose de fortes communautées arovaque, amarantine et slave du sud.
Arios

Message par Arios »

[center]Dabaro
Province d'Arovaquie - ville de 60 000 habitants


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/09/24/160924032709650535.png[/img]

L'amphithéâtre de Dabaro, là où Marcus Serenus tua le Sénateur Tanacècle en 234[/center]

Dabaro est la plus orientale des cités portuaires de toute la Ligue. Orientale, elle n'en est pas moins profondément occidentale par l'histoire et les mœurs, puisque son patrimoine repose en grande partie sur de très importants vestiges latins venant témoigner de l'identité ancienne du territoire.

Avec son amphithéâtre, ses trois arcs de triomphe, ses termes, son théâtre antique et les fameuses colonnes du dictateur Tanacècle, Dabaro est aujourd'hui une cité qui regagne des parts du marché touristique grâce à ce passif remis de plus en plus en valeur, et aux chantiers de fouilles qui ouverts parfois il y a plus d'un siècle continuent de révéler des trésors de la civilisation latine.

Peu peuplée, avec 60 000 habitants permanents, elle est également riche de son histoire médiévale, alors place centrale de l'exportation du sel de mines et des fourrures en provenance du monde slave. Ayant appartenu consécutivement à l'empire latin, aux royaumes barbares des Baldorghiens et Slaromans, à la famille de Siracuzzio et à la dynastie des Hohenfrizolen, elle fut longtemps une perle multiculturelle entre mer et continent, avant d'être annexée à l'Arovaquie en 1773.

Dès lors, la décadence de Dabaro lui fit perdre son ascendant commercial, et elle ne constitua jamais la force industrielle qui eût été nécessaire à sa reconnaissance en tant que grande ville. Ce n'est que depuis la remise à jour de son héritage antique, sous l'ère fasciste, que Dabaro reconquiert péniblement l'image d'une ville attractive. Depuis quelques années, elle concurrence Melulech, Clisto ou Miliavoni comme ville à capacités et intérêts touristiques. En Arovaquie déjà, elle est synonyme de villégiature et de plaisance, une cité plus intellectuelle que la capitale Dovernico.
Arios

Message par Arios »

[center]Spena di Cartagina
Province de Nazalie - site antique de Cartagina-Ouest


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/10/05/161005101931886278.png[/img]

Voûtes impériales de la Reine Dalamone (IIème s. av. J-C)[/center]

On trouve à Cartagina de nombreux vestiges architecturaux datant de la période antique, davantage encore que du moyen-âge arabe ou latin. La cité antique se comprenait avec une vaste couronne péri-urbaine agricole et artisanale, où étaient transformées la plupart des matières premières importées tantôt de l'intérieur de l'Algarbe (des montagnes nord-algarbiennes ou du grand détroit), tantôt des côtes environnantes en contact avec d'autres civilisations.

Spena-di-Cartagina est une commune de 2500 habitants se situant à l'Ouest de la ville, et qui dispose de près de 35 hectares de ruines et vestiges de la période punique, bâtiments construits entre le 5ème et le 2ème siècle avant J-C. On y trouve voûtes, colonnes, dallages, fours, mosaïques et poteries aujourd'hui présentées en partie sous formes de reproductions quand les originaux se trouvent au Musée punique de Cartagina.

Le public déambule au milieu des salles de bains, des hôtels particuliers, des villas ayant appartenu à une aristocratie militaire et commerciale installée loin des côtes afin d'éviter les pillages, à une époque où Cartagina était encore sous la menace d'autres thalassocraties. Le site est également doté de vestiges latins, quand dans le cadre de l'Empire et après la chute de Cartagina, les élites urbaines tentèrent de réinvestir l'ancien site alors que la ville côtière étouffait par sa croissance et l'augmentation du nombre de ses habitants.
Arios

Message par Arios »

[center]Daro-di-Suresisca
Province d'Arovaquie - Chantiers navals de Suresisca


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/10/13/161013111941125424.png[/img]

Principales surfaces des Chantiers, port de Daro-di-Suresisca au sud de Suresisca[/center]

Les premières traces de constructions navales datent, dans le golfe de Suresisca, du Vème siècle avant J.-C., alors que la côte arovaque envoie ses navires mener des raids dans les îles hellènes. A l'époque, les populations protoslaves dominent le Canal entre l'actuelle Alilée et le continent dytolien. Elles sont vite dominées par les navires puniques, puis latins.

La construction navale en bois connait cependant son véritable essor au Moyen-âge, encouragé par les investissements d'une bourgeoisie tantôt slave, tantôt latine. Les capacités structurelles du site vont encourager l'immigration d'ingénieurs et savants latins, munis de connaissances récupérées grâce aux Croisades. Au XIVème siècle, la ville de Suresisca parle principalement le latin, et comporte une population importante d'environ 10 000 personnes dont un tiers d'ouvriers des Chantiers.

La marine en bois périclite jusqu'aux grands travaux de la fin du XIXème siècle, alors que l'Arovaquie indépendante veut jouer sur l'atout de ses capacités industrielles (charbon de bois, chemins de fer, chantiers) entravées par l'insécurité, pour s'affilier à la métropole italophone.

Par la suite, les Fascistes développent énormément les Chantiers, en les déplaçant notamment à Daro, au sud de la ville, qui est annexée à Suresisca sous le nom de Daro-di-Suresisca. Ils deviennent un pôle majeur au service de la marine militaire, mais aussi un concurrent dangereux pour la marine marchande nord-dytolienne. La ville est massivement bombardée entre 1948 et 1950, détruite à 40%, puis reconstruite au début des années 1950. Elle attire alors une nouvelle génération d'Arovaques et d'Aliléens, main-d’œuvre qui relance une construction navale désormais essentiellement civile.

Les Chantiers ont continué d'être modernisés entre les années 1990 et 2010, s'adaptant aux NTICs et à la robotisation des tâches. Le site connait des grèves structurelles régulières, mais continue d'employer directement 15 000 personnes, et indirectement plus de 100 000 à Suresisca (soient un sixième de la population urbaine), grâce aux retombées sur l'économie, le tourisme, le BTP, l'urbanisme, les aciéries.

Avec ses six portiques, ses trois cales de montage à sec, son bassin de montage à flots, son port de containers et ses terminaux gazier et pétrolier, Daro-di-Suresisca reste la perle industrielle du Montalvo contemporain, mais son carnet de commande souffre de la concurrence du Skogurjördin et du Yanlei, principalement.
Arios

Message par Arios »

[center]Lebira
Province de Nazalie - ville de 280 000 habitants


[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/10/31/161031083147566052.png[/img]

Hauteurs de Lebira[/center]

Avec sa population de 280 000 habitants, Lebira est tout de même la 9ème ville de la Ligue, mais en terme de richesse elle se trouve véritablement au fin fond du classement...
Lebira est la ville la plus méridionale de Nazalie, mais aussi du Montalvo. Potentiel ancien site portuaire utile à l'Empire latin pour pénétrer l'Algarbe et commercer, particulièrement, avec la province d'Hypthate, la ville n'a pas réussi à être cette plateforme au Moyen-âge et au temps des grandes découvertes, alors que des pôles situés sur les îles et la rive sud du détroit lui étaient clairement préférés.

Entrée tardivement en relation avec la Nazalie centrée autour de Cartagina, elle-même liée à la Dytolie plus qu'à la côte d'Algarbe, Lebira est demeurée plus longtemps sous le joug musulman et n'a longtemps été qu'une petite ville de bergers et de commerçants peu fortunés. Les grands travaux qui l'ont doté de fortes capacités de logements datent des années 1900 à 1940, à l'époque où les Fascistes voulaient en faire une tête-de-pont pour la colonisation du détroit et de l'Algarbe et surtout mieux intégrer ses populations enfermées dans un provincialisme parfois obscur.

Les projets de rénovation urbaine ont été en partie arrêtés, retardés et paupérisés par la guerre, puis par la timidité de la Ligue de Montalvo à partir de 1950 à ce sujet. Lebira est restée une ville fortement peuplée, mais n'a jamais eu des activités à la mesure de sa population qui souffre d'un des taux de chômage urbains les plus élevés (voire le plus élevé) de toute la Ligue.
Les alentours de Lebira, dont les campagnes sont peu fertiles et très sujettes au stress hydrique, n'ont eu de cesse d'encourager l'accroissement de la ville, dont l'urbanisation est comme d'autres secteurs parasitée par le rôle des Mafias qui empêche toute vision claire sur le sujet.

"Lebira est une ville mal dessinée, mal peuplée, mal administrée, mal située et malchanceuse" résumait déjà le géographe Gerardo Capuccino Maur en 1967.

Aujourd'hui la principale économie de Lebira est souterraine, liée à la frontière et aux Mafias qui ont souvent bénéficié de la corruption des politiciens locaux, parfois eux-mêmes membres des réseaux du crime organisé. L'explication géographique longtemps donnée est que la jeune Ligue de Montalvo n'a jamais pris conscience de l'existence d'une grande ville à cet endroit, alors qu'elle se pensait autour d'une dorsale allant de la Zémélie arovaque aux Riaggiadi nazaliennes dont la capitale économique serait Melulech.

Malgré les politiques de peuplement sous le Fascisme, Lebira a conservé un substrat démographique essentiellement peu métissé, c'est à dire visiblement très algarbio-arabe de souche malgré une latinisation et italianisation depuis plusieurs siècles ; cette analyse est aujourd'hui condamnée par de plus en plus d'observateurs qui y voient une justification déterministe des difficultés de la ville montalvéenne à exister et à progresser, alors que d'aucuns ont correctement montré que les facteurs étaient historiques, structurellement liés à la politique urbanistique et économique de la Ligue dytolo-centrée et non algarbo-centrée.

Lebira se constitue d'un petit port de pêche, d'importants terrains d'usines désaffectées (la ville a longtemps vécu dans l'ombre de la menuiserie et de la sylviculture ponançaise de l'autre coté de la baie, puis a souffert il y a un demi-siècle des troubles politiques centre-algarbiens mettant à mal l'exportation du bois), et principalement en surfaces de logements HLMs et cités plantées en arc de cercle autour de la baie. La vie dans ses quartiers de tours est difficile, s'organise souvent autour de l'économie de la drogue tenue par les mafias, qui procure néanmoins aux foyers dont les membres participent des revenus qui tiendraient à eux seuls la viabilité de la ville, qui n'a pas connu d'émeutes significatives depuis 2024.

Faute de structures et d'utilité, les cargos provenant du centre de l'Algarbe ne passent pas par Lebira. Cette dernière, entourée par la pinède tendant au désert, puis par une mer très vite ponançaise (héritage historique), et dont l'autoroute finie à la hâte qui serpente jusqu'à elle au milieu de dunes de remblais enherbées, fait figure d'ile pauvre perdue au milieu d'un monde inhospitalier. De plus, il est fréquent qu'une xénophobie à l'égard des Lébiriens et plus largement des ressortissants des Riaggiadi (la région de Lebira) soit perceptible dans le reste de la Nazalie, et a fortiori dans le reste du Montalvo. Mais alors que Bumerdi et Melulech se développent et gagnent une bonne image, les Lébiriens concentrent toujours plus le rejet de leurs compatriotes les moins fins.
Arios

Message par Arios »

[center]Primonica
Province d'Arovaquie - ville de 290 000 habitants


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/11/20/161120121059918056.png[/img]

Vieille-ville de Primonica, autour du Carré Dioclétien[/center]

Primonica est une bonne ville résidentielle par excellence, elle fait partie des cités les plus peuplées de la Ligue du Montalvo, sa population y vit en grande partie grâce au tertiaire et à l'économie de résidence. Insérée dans le réseau national, malgré une excentration, elle fait office d'une seconde Dovernico dans l'Ouest de l'Arovaquie.

Elle peut néanmoins s'appuyer sur le dernier grand port de pêche d'Arovaquie, avec sa criée et son débarcadère pour chalutiers, dont les infrastructures ont été en partie revue dans la décennie 2010. Alors que la Mer d'Amarantie reste la chasse gardée de la Ligue du même nom, les Primoniques doivent effectuer deux à trois heures de voyage supplémentaire pour aller pêcher au large ; cette situation n'a pu être outrepassée que grâce aux importantes subventions municipales, permises grâce à une mairie riche qui vit des impôts, notamment fonciers, de ses classes supérieures travaillant parfois en journée jusqu'à Suresisca ou Dovernico.

Capitale de la région de Carasnie, possède chez elle un certain nombre d'emplois administratifs, et ne manque pas d'un dynamisme qu'elle tente de mettre au service de l'émergence d'une Costa carasnena qui viendrait concurrencer l'attractivité balnéaire de la Côte arovaque traditionnellement identifiée à l'Est du cap de Suresisca.

Ville riche, pour combien de temps ?
Les incertitudes sur le prix du pétrole, sur l'avenir de l'automobile, sur le vieillissement des infrastructures, et la pression mise par la découverte de nouvelles destinations touristiques plus exotiques, fragilisent le présent autant que les perspectives d'évolution de la cité de Primonica, fondée par les Latins en 8 après J-C pour concentrer les acheminements de peaux venus du nord.

La Carasnie (Carasna) demeure une région d'agriculture simple mais prospère, autour de ses oliveraies, d'agrumes se distinguant par leur moindre acidité, de ses vins doux qui font le régal de la petite bourgeoisie qu'est la classe moyenne, familiale et tertiaire peuplant sa capitale et au-delà.
Répondre

Retourner vers « Nazalie | Alilée/Arovaquie »