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Fusillade meurtrière à Shui'ao : l'ombre de la mafia ?
C'est à l'heure du changement d'équipe, alors que les ouvriers qui arrivent et ceux qui partent sont présents sur le site du chantier, que s'est déroulée la terrible fusillade qui a fait vingt-trois morts et douze blessés selon un premier bilan temporaire. Il s'agit du crime le plus sanglant de ces vingt dernières années au pays de Yanlei et qui rappelle les terribles heures des guerres mafieuses du début du siècle. Les faits ont eu lieu sur le chantier d'une filiale du groupe Anquan responsable de la construction de la rocade de Shui'ao qui doit relier les quartiers nord au sud de la ville. D'après nos premiers éléments, il pourrait s'agir d'une vengeance de la mafia locale.
L'affaire commence il y a environ six mois quand des individus d'une trentaine d'années se présentant comme des gestionnaires d'une société de sécurité privée proposent leurs services au responsable du chantier. Selon nos informations, ces individus ne se contentent pas de proposer leurs services mais imposent leurs conditions en employant des méthodes d'intimidation subtiles mais efficaces. Ainsi, ce sont des pelleteuses mécaniques et une foreuse qui sont parties en fumée, entraînant de lourdes pertes et plusieurs jours de retard. Un homme reprend alors contact avec les responsables du chantier et laisse entendre qu'il connaît les auteurs de l'incendie et qu'il est en mesure de stopper ces actes de sabotage.
Des méthodes courantes auxquelles sont soumises les entreprises du bâtiment... sauf que cette fois un haut responsable du groupe Anquan ne se laisse pas intimider et porte plainte, entraînant l'arrestation de douze personnes membres du réseau mafieux. L'entreprise engagera alors par la suite de vrais agents de sécurité privée pour se prémunir d'éventuelles représailles. Une mesure malheureusement insuffisante pour empêcher ce drame.
L'enquête a été confié à une agence de police de la megacorporation Baobiao, spécialiste de la sécurité.
Médias
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Kim
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[img]http://img4.hostingpics.net/pics/226618villageville.jpg[/img][/center]
La résistance des villages dans la ville
Comme toutes les villes yanleiennes, Weijin connait un boom immobilier phénoménal. Et comme dans les autres villes, les puissances financières des gigantesques sociétés immobilières s’arrangent pour rendre les petits propriétaires impuissants devant la saisie des biens qui leur appartiennent pourtant de plein droit.
Le petit village de Canxiun est l’un de ces territoires prisés par les géants du béton. Pressions, menaces, agressions sont devenues le quotidien des propriétaires qui tentent toujours néanmoins de lutter. Surplombant le village de Canxiun, des gratte-ciels, immeubles de bureaux ou d’appartements de trente étages. Il s'agit du quartier des affaires, le quartier le plus dynamique de Weijin. Tout y est neuf, tout y est propre, et surtout, les terrains y sont extrêmement chers.
Canxiun est un petit village bardé de vieux immeubles ou le style de vie y est placide et reposé, comme figé dans le temps et renvoyant au Yanlei d'autrefois. C'est un village traditionnel, caché et oublié au beau milieu du quartier des affaires. Sombre, moite, odorant et bruyant, on reconnaît bien là tout ce qui fait les particularités des villages dans la ville. Bien que nous soyons en plein dans le centre financier, impossible ici de ressentir l’atmosphère du quartier portant tout le potentiel économique futur de la ville. En pénétrant dans le village, on y trouve des habitants extrêmement placides. La vie locale y est imperturbablement animée. On ne devinerait pour rien au monde que l’endroit se prépare à être mis en pièces. C’est encore une affaire bien lointaine, pour les résidents.
L’accord concernant les parties communes du village a ainsi été défini que tout projet de modification se devrait d’obtenir l’approbation des propriétaires du village. Cela rend toute récupération massive relativement complexe, car les villageois sont attachés à leur quartier. Mais de puissants promoteurs immobiliers ont su négocier pour signer des contrats de cessation avec de petits propriétaires isolés dont la légitimité est contestable et contestée. Signés unilatéralement contrairement à la règle définie, ils ne sont techniquement pas valables.
Les promoteurs ont un but simple : récupérer les terrains et détruire ce qui y existe le plus rapidement possible, pour reconstruire et revendre. Canxiun n’est pas le premier, et ne sera pas le dernier village à subir un tel traitement. Les démolitions forcées sont chose commune au Yanlei. Les méthodes employées sont diverses, variées, et dépendent principalement de l’imagination et des moyens à disposition. Pour le cas de Canxiun, il n’est pas exagéré de dire que ces moyens ne manquent pas et que la stratégie d’expulsion à moyen-long terme s’appuie sur un très vaste, et très puissant réseau. Pour parvenir aux fins souhaitées, les promoteurs usent aux prémices de diplomatie pour tenter de convaincre les propriétaires de céder leur terrain, et de partir. Des compensations sont présentées, le plus souvent via diverses propositions de relogement, dont les conditions sont bien plus modestes que la valeur réelle des terrains. Si beaucoup n’entendent pas accepter ces compensations, une partie préfère néanmoins s’en tenir là et signer. Soit par anticipation des problèmes futurs, soit par attrait de gains rapides, ou désintérêt pour la cause.
Pour ceux qui ont refusé de signer à ce stade, la tempête commence. Les pressions qui vont être exercées seront à la fois psychologiques et physiques. Les mafias vont remplacer les négociateurs. Le quartier est progressivement bouclé, entouré de murs en béton, et des gardiens font leur apparition aux entrées. Leur rôle est jusqu’à aujourd’hui de surveiller les entrées et sorties et prévenir les « anomalies ». Chaque nouvelle tête entrant dans le quartier est une anomalie, surveillée et suivie. Chaque éventuel journaliste est une anomalie, suivi et harcelé, son matériel confisqué par la force. Les étrangers sont des anomalies, suivis de plus près encore, jusqu’à leur sortie. Pendant ce temps, les premières démolitions commencent. Les immeubles des propriétaires ayant déjà cédé leur terrain tombent les uns après les autres, dans un fracas de débris et de poussière, gênant opportunément les habitants dans leur vie quotidienne.
Les débris des immeubles démolis sont repavés pour redevenir franchissables, et des arbustes fraîchement plantés ornent les allées à nouveau… pour le moment.
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/226618villageville.jpg[/img][/center]
La résistance des villages dans la ville
Comme toutes les villes yanleiennes, Weijin connait un boom immobilier phénoménal. Et comme dans les autres villes, les puissances financières des gigantesques sociétés immobilières s’arrangent pour rendre les petits propriétaires impuissants devant la saisie des biens qui leur appartiennent pourtant de plein droit.
Le petit village de Canxiun est l’un de ces territoires prisés par les géants du béton. Pressions, menaces, agressions sont devenues le quotidien des propriétaires qui tentent toujours néanmoins de lutter. Surplombant le village de Canxiun, des gratte-ciels, immeubles de bureaux ou d’appartements de trente étages. Il s'agit du quartier des affaires, le quartier le plus dynamique de Weijin. Tout y est neuf, tout y est propre, et surtout, les terrains y sont extrêmement chers.
Canxiun est un petit village bardé de vieux immeubles ou le style de vie y est placide et reposé, comme figé dans le temps et renvoyant au Yanlei d'autrefois. C'est un village traditionnel, caché et oublié au beau milieu du quartier des affaires. Sombre, moite, odorant et bruyant, on reconnaît bien là tout ce qui fait les particularités des villages dans la ville. Bien que nous soyons en plein dans le centre financier, impossible ici de ressentir l’atmosphère du quartier portant tout le potentiel économique futur de la ville. En pénétrant dans le village, on y trouve des habitants extrêmement placides. La vie locale y est imperturbablement animée. On ne devinerait pour rien au monde que l’endroit se prépare à être mis en pièces. C’est encore une affaire bien lointaine, pour les résidents.
L’accord concernant les parties communes du village a ainsi été défini que tout projet de modification se devrait d’obtenir l’approbation des propriétaires du village. Cela rend toute récupération massive relativement complexe, car les villageois sont attachés à leur quartier. Mais de puissants promoteurs immobiliers ont su négocier pour signer des contrats de cessation avec de petits propriétaires isolés dont la légitimité est contestable et contestée. Signés unilatéralement contrairement à la règle définie, ils ne sont techniquement pas valables.
Les promoteurs ont un but simple : récupérer les terrains et détruire ce qui y existe le plus rapidement possible, pour reconstruire et revendre. Canxiun n’est pas le premier, et ne sera pas le dernier village à subir un tel traitement. Les démolitions forcées sont chose commune au Yanlei. Les méthodes employées sont diverses, variées, et dépendent principalement de l’imagination et des moyens à disposition. Pour le cas de Canxiun, il n’est pas exagéré de dire que ces moyens ne manquent pas et que la stratégie d’expulsion à moyen-long terme s’appuie sur un très vaste, et très puissant réseau. Pour parvenir aux fins souhaitées, les promoteurs usent aux prémices de diplomatie pour tenter de convaincre les propriétaires de céder leur terrain, et de partir. Des compensations sont présentées, le plus souvent via diverses propositions de relogement, dont les conditions sont bien plus modestes que la valeur réelle des terrains. Si beaucoup n’entendent pas accepter ces compensations, une partie préfère néanmoins s’en tenir là et signer. Soit par anticipation des problèmes futurs, soit par attrait de gains rapides, ou désintérêt pour la cause.
Pour ceux qui ont refusé de signer à ce stade, la tempête commence. Les pressions qui vont être exercées seront à la fois psychologiques et physiques. Les mafias vont remplacer les négociateurs. Le quartier est progressivement bouclé, entouré de murs en béton, et des gardiens font leur apparition aux entrées. Leur rôle est jusqu’à aujourd’hui de surveiller les entrées et sorties et prévenir les « anomalies ». Chaque nouvelle tête entrant dans le quartier est une anomalie, surveillée et suivie. Chaque éventuel journaliste est une anomalie, suivi et harcelé, son matériel confisqué par la force. Les étrangers sont des anomalies, suivis de plus près encore, jusqu’à leur sortie. Pendant ce temps, les premières démolitions commencent. Les immeubles des propriétaires ayant déjà cédé leur terrain tombent les uns après les autres, dans un fracas de débris et de poussière, gênant opportunément les habitants dans leur vie quotidienne.
Les débris des immeubles démolis sont repavés pour redevenir franchissables, et des arbustes fraîchement plantés ornent les allées à nouveau… pour le moment.
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Kim
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[img]http://img4.hostingpics.net/pics/960250tuteurs.jpg[/img][/center]
Supertuteurs : les nouveaux millionnaires
Ils sont partout : sur les tramways à deux étages qui sillonnent la ville, sur les façades des centres commerciaux, dans des publicités au petit écran. Ils posent comme des vedettes de cinéma, portent des vêtements griffés et des coiffures stylées. Une série télé raconte même leurs tribulations professionnelles et amoureuses. Étonnant, pour des tuteurs donnant des cours du soir. Àu pays de Yanlei, on les appelle les supertuteurs. Ces professeurs privés, qui dispensent leur enseignement après l'école, vantent le taux de réussite de leurs élèves aux examens. Les plus en vue peuvent gagner plusieurs millions par an.
Le pays de Yanlei a une culture scolaire focalisée sur les examens, et les cours particuliers sont considérés comme un investissement par les parents. Le nombre des places dans les universités est limité et la compétition féroce. Cette obsession a fait la fortune des professeurs particuliers, les plus charismatiques et les plus didactiques d'entre eux gagnent d'ailleurs des sommes supérieures à celles des banquiers d'affaires.
Plusieurs de ces profs sont devenues des célébrités. Le prof d'économie Ma Sheng joue dans un soap opera sur internet, sous la forme de web-séries, qu'il finance lui-même pour attirer les clients. Kwen Cai, talons hauts et mini-jupe, estime que ses cours doivent séduire les étudiants, tout en leur apprenant des choses. "C'est un peu comme un spectacle. Il faut se souvenir que nos élèves sont las et fatigués après une journée d'école. Notre boulot est de rendre ces cours supplémentaires excitants", dit-elle. "Quel mal y-t-il à rendre nos leçons plus plaisantes ?" Autre façon de séduire les parents et élèves : la société de cours particuliers Wu Zhi Jian attribue des points à ses étudiants qu'ils peuvent ensuite échanger contre des cadeaux.
Le dirigeant de la Wu Zhi Jian répond sans hésiter quand on lui demande quelle qualité il recherche chez un tuteur : "Qu'il soit capable de donner un bon show." Lorsqu'un élève pousse les portes de l'établissement, situé dans un quartier animé de Weijin, tout concourt à lui donner l'impression qu'il se trouve dans un cinéma un soir de première. Un épais tapis rouge l'accueille, d'énormes affiches de tuteurs couvrent les murs, des hommes en chics complets-cravates et des femmes vêtues de robe à la mode le dirigent vers sa salle de classe sourire aux lèvres. Ici, exit les tableaux noirs et les murs beiges : couleurs vives, mobilier design, écrans plats, murs amovibles... Et pour les supertuteurs qui peuvent remplir plusieurs salles pour un seul cours, des écrans géants sont présents dans chacune d'elle et elles sont séparés par vitres permettant ainsi à chaque élève de suivre le cours bien que le professeur ne soit pas présent directement dans sa salle.
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Supertuteurs : les nouveaux millionnaires
Ils sont partout : sur les tramways à deux étages qui sillonnent la ville, sur les façades des centres commerciaux, dans des publicités au petit écran. Ils posent comme des vedettes de cinéma, portent des vêtements griffés et des coiffures stylées. Une série télé raconte même leurs tribulations professionnelles et amoureuses. Étonnant, pour des tuteurs donnant des cours du soir. Àu pays de Yanlei, on les appelle les supertuteurs. Ces professeurs privés, qui dispensent leur enseignement après l'école, vantent le taux de réussite de leurs élèves aux examens. Les plus en vue peuvent gagner plusieurs millions par an.
Le pays de Yanlei a une culture scolaire focalisée sur les examens, et les cours particuliers sont considérés comme un investissement par les parents. Le nombre des places dans les universités est limité et la compétition féroce. Cette obsession a fait la fortune des professeurs particuliers, les plus charismatiques et les plus didactiques d'entre eux gagnent d'ailleurs des sommes supérieures à celles des banquiers d'affaires.
Plusieurs de ces profs sont devenues des célébrités. Le prof d'économie Ma Sheng joue dans un soap opera sur internet, sous la forme de web-séries, qu'il finance lui-même pour attirer les clients. Kwen Cai, talons hauts et mini-jupe, estime que ses cours doivent séduire les étudiants, tout en leur apprenant des choses. "C'est un peu comme un spectacle. Il faut se souvenir que nos élèves sont las et fatigués après une journée d'école. Notre boulot est de rendre ces cours supplémentaires excitants", dit-elle. "Quel mal y-t-il à rendre nos leçons plus plaisantes ?" Autre façon de séduire les parents et élèves : la société de cours particuliers Wu Zhi Jian attribue des points à ses étudiants qu'ils peuvent ensuite échanger contre des cadeaux.
Le dirigeant de la Wu Zhi Jian répond sans hésiter quand on lui demande quelle qualité il recherche chez un tuteur : "Qu'il soit capable de donner un bon show." Lorsqu'un élève pousse les portes de l'établissement, situé dans un quartier animé de Weijin, tout concourt à lui donner l'impression qu'il se trouve dans un cinéma un soir de première. Un épais tapis rouge l'accueille, d'énormes affiches de tuteurs couvrent les murs, des hommes en chics complets-cravates et des femmes vêtues de robe à la mode le dirigent vers sa salle de classe sourire aux lèvres. Ici, exit les tableaux noirs et les murs beiges : couleurs vives, mobilier design, écrans plats, murs amovibles... Et pour les supertuteurs qui peuvent remplir plusieurs salles pour un seul cours, des écrans géants sont présents dans chacune d'elle et elles sont séparés par vitres permettant ainsi à chaque élève de suivre le cours bien que le professeur ne soit pas présent directement dans sa salle.
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Kim
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Le modèle urbain yanleien
Lors de la création de la megalopole et l'intégration des petits villages par les grandes villes en pleine expansion, les communautés rurales ont conservé la propriété de la plupart de leurs terres après que leur usage a été converti en quartiers urbains ou zones industrielles. Dans ces zones, les comités villageois n'ont pas complétement disparu mais se sont transformés en sociétés de gestion foncière, se renforçant grâce aux revenus locatifs. Au lieu d'être relogés, les résidents d'origine demeurent généralement dans l'ancienne zone résidentielle du village. Bénéficiant des revenus engendrés par leur société, ils sont devenus une nouvelle classe de propriétaires vivant de dividendes et de loyers.
Le modèle du Yanlei définit un type spécifique de développement urbain. Il exerce un impact important sur la planification urbaine ainsi que dans la création de zones industrielles dans le delta de la rivière des Larmes et au-delà. Il s’agit d’un type de développement reposant sur la conservation de la propriété collective des terres, sur la conversion des unités en sociétés par actionnariat. Ailleurs, en règle générale, les villageois locaux sont souvent expulsés de leurs terres et relogés ailleurs. La compensation financière qui leur est allouée est bien insuffisante pour effectuer un nouveau départ et atteindre un niveau de vie urbain, et leur désavantage est aggravé par leur faible niveau d’éducation et leur manque de compétences professionnelles pertinentes. On assiste ainsi à la création d’une classe sociale désavantagée.
Le modèle du Yanlei implique une forme très différente de développement. Au lieu d’avoir été expulsés de leurs villages et de leurs maisons, les résidents ruraux sont restés ancrés dans leurs propres communautés. Le modèle du Yanlei répartit également la richesse et les possibilités d’une façon très différente. De la sorte, il crée une nouvelle classe de propriétaires qui comprend des millions de gens qui jouissent d’une transition enviable vers la vie urbaine. Grâce à la localisation des terres qu’ils cultivaient, ils passent directement de l’agriculture au statut de membre de la classe-moyenne. En outre, dans la mesure où une grande part de leurs revenus découle de terres détenues collectivement, la richesse est répartie de façon relativement égale entre les membres de la population de l’ancien village.
Ils sont dans une situation anormale au sein de leur nouvel environnement urbanisé. Ils possèdent les moyens financiers de commencer une vie de membres de la classe moyenne mais ils n’ont pas les manières, le goût, l’accent ou l’éducation pour jouir d’un statut respectable au sein de la classe moyenne urbaine. Il s’agit sans doute de l’une des raisons pour laquelle ils souhaitent demeurer ensemble sur leurs propriétés d’origine. De plus, dans la mesure où ces anciens paysans ont peu de compétences susceptibles d’être utilisées dans un environnement urbain, les postes qu’ils seraient susceptibles d’occuper sur le marché du travail pouvant être pourvus par des travailleurs migrants peu payés, il est inutile pour eux de chercher un travail afin de compléter leurs dividendes et le produit des locations. Pour résoudre ce dilemme, leurs anciennes sociétés de gestion leurs fournissent des emplois de bureaux qui leurs sont exclusivement réservés.
Mais le réel potentiel qui s’offre à eux pour réaliser une transition réussie vers le statut respecté de membres de la classe moyenne urbaine repose sur leurs enfants. De façon significative, les sociétés par actions investissent pour fournir aux enfants des villageois de meilleures écoles que celles auxquelles ont accès des élèves urbains classiques. Les bons professeurs sont attirés par des compléments de salaires, les installations scolaires sont améliorées, des bourses d’études sont octroyées aux étudiants qui veulent poursuivre leurs études. L’argent est destiné à donner à la génération suivante les compétences en termes d’éducation qui lui permettront de réussir dans le nouvel environnement. Ainsi, alors qu’il est difficile pour cette ancienne population rurale de s’échapper de sa situation de dépendance oisive aux dividendes et aux loyers pour accéder à des carrières urbaines rémunératrices, les fondations sont posées pour l’avenir.
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Le modèle urbain yanleien
Lors de la création de la megalopole et l'intégration des petits villages par les grandes villes en pleine expansion, les communautés rurales ont conservé la propriété de la plupart de leurs terres après que leur usage a été converti en quartiers urbains ou zones industrielles. Dans ces zones, les comités villageois n'ont pas complétement disparu mais se sont transformés en sociétés de gestion foncière, se renforçant grâce aux revenus locatifs. Au lieu d'être relogés, les résidents d'origine demeurent généralement dans l'ancienne zone résidentielle du village. Bénéficiant des revenus engendrés par leur société, ils sont devenus une nouvelle classe de propriétaires vivant de dividendes et de loyers.
Le modèle du Yanlei définit un type spécifique de développement urbain. Il exerce un impact important sur la planification urbaine ainsi que dans la création de zones industrielles dans le delta de la rivière des Larmes et au-delà. Il s’agit d’un type de développement reposant sur la conservation de la propriété collective des terres, sur la conversion des unités en sociétés par actionnariat. Ailleurs, en règle générale, les villageois locaux sont souvent expulsés de leurs terres et relogés ailleurs. La compensation financière qui leur est allouée est bien insuffisante pour effectuer un nouveau départ et atteindre un niveau de vie urbain, et leur désavantage est aggravé par leur faible niveau d’éducation et leur manque de compétences professionnelles pertinentes. On assiste ainsi à la création d’une classe sociale désavantagée.
Le modèle du Yanlei implique une forme très différente de développement. Au lieu d’avoir été expulsés de leurs villages et de leurs maisons, les résidents ruraux sont restés ancrés dans leurs propres communautés. Le modèle du Yanlei répartit également la richesse et les possibilités d’une façon très différente. De la sorte, il crée une nouvelle classe de propriétaires qui comprend des millions de gens qui jouissent d’une transition enviable vers la vie urbaine. Grâce à la localisation des terres qu’ils cultivaient, ils passent directement de l’agriculture au statut de membre de la classe-moyenne. En outre, dans la mesure où une grande part de leurs revenus découle de terres détenues collectivement, la richesse est répartie de façon relativement égale entre les membres de la population de l’ancien village.
Ils sont dans une situation anormale au sein de leur nouvel environnement urbanisé. Ils possèdent les moyens financiers de commencer une vie de membres de la classe moyenne mais ils n’ont pas les manières, le goût, l’accent ou l’éducation pour jouir d’un statut respectable au sein de la classe moyenne urbaine. Il s’agit sans doute de l’une des raisons pour laquelle ils souhaitent demeurer ensemble sur leurs propriétés d’origine. De plus, dans la mesure où ces anciens paysans ont peu de compétences susceptibles d’être utilisées dans un environnement urbain, les postes qu’ils seraient susceptibles d’occuper sur le marché du travail pouvant être pourvus par des travailleurs migrants peu payés, il est inutile pour eux de chercher un travail afin de compléter leurs dividendes et le produit des locations. Pour résoudre ce dilemme, leurs anciennes sociétés de gestion leurs fournissent des emplois de bureaux qui leurs sont exclusivement réservés.
Mais le réel potentiel qui s’offre à eux pour réaliser une transition réussie vers le statut respecté de membres de la classe moyenne urbaine repose sur leurs enfants. De façon significative, les sociétés par actions investissent pour fournir aux enfants des villageois de meilleures écoles que celles auxquelles ont accès des élèves urbains classiques. Les bons professeurs sont attirés par des compléments de salaires, les installations scolaires sont améliorées, des bourses d’études sont octroyées aux étudiants qui veulent poursuivre leurs études. L’argent est destiné à donner à la génération suivante les compétences en termes d’éducation qui lui permettront de réussir dans le nouvel environnement. Ainsi, alors qu’il est difficile pour cette ancienne population rurale de s’échapper de sa situation de dépendance oisive aux dividendes et aux loyers pour accéder à des carrières urbaines rémunératrices, les fondations sont posées pour l’avenir.
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Kim
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L'inquiétante privatisation des armées ?
Depuis plusieurs semaines déjà, des sociétés militaires privées yanleiennes participent directement au conflit en Ashurdabad où plus d'une centaine de nos ressortissants sont toujours retenus en otage par les rebelles shuktènes. Il s'agit de la première intervention d'envergure à l'international pour ces sociétés, [url=http://www.simpolitique.com/post298397.html#p298397]une première qui n'a pas manqué de soulever des inquiétudes et des débats.[/url] C'est l'ancien premier secrétaire de l'ancien parti socialiste yanleien, Liu Majo, qui s'est le premier exprimé sur le sujet.
« Les faits sont inquiétants car il relèvent d'un processus récent de privatisation que nul ne sait où il mènera finalement. L'armée est désormais un service marchand qui peut être acheté par les grandes fortunes pour protéger leurs intérêts. L'armée privée sera toujours aux ordres de la grande bourgeoisie et constituera son ultime remparts face au soulèvement populaire qu'un système économique profondément inégalitaire et inefficient finirait par provoquer. L'argent sera plus que jamais le nerf de la guerre. La privatisation de l'armée est le signe d'une hégémonie totale de la caste capitaliste qui tire plus que jamais les ficelles des conflits pour mieux régner. »
Bien que son analyse reste majoritairement minoritaire dans l'opinion publique, Liu Majo a rassemblé autours de lui quelques personnalités qui ont fait circuler une pétition afin de contester la privatisation totale de la défense nationale. Une commission a été mise en place par le Comité durant la semaine afin que les pro- et anti- puissent présenter leurs arguments. Si, naturellement, il n'a pas été possible d'obtenir le consentement de tous sur la remise en question de la privatisation de la défense, l'ensemble des acteurs se sont mis d'accord sur la mise en place d'une procédure permettant au Comité de mandater des observateurs auprès des sociétés militaires privées. Ces observateurs pourront de ce fait alerter l'opinion publique en cas de dérives dans les pratiques de ces dernières.
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L'inquiétante privatisation des armées ?
Depuis plusieurs semaines déjà, des sociétés militaires privées yanleiennes participent directement au conflit en Ashurdabad où plus d'une centaine de nos ressortissants sont toujours retenus en otage par les rebelles shuktènes. Il s'agit de la première intervention d'envergure à l'international pour ces sociétés, [url=http://www.simpolitique.com/post298397.html#p298397]une première qui n'a pas manqué de soulever des inquiétudes et des débats.[/url] C'est l'ancien premier secrétaire de l'ancien parti socialiste yanleien, Liu Majo, qui s'est le premier exprimé sur le sujet.
« Les faits sont inquiétants car il relèvent d'un processus récent de privatisation que nul ne sait où il mènera finalement. L'armée est désormais un service marchand qui peut être acheté par les grandes fortunes pour protéger leurs intérêts. L'armée privée sera toujours aux ordres de la grande bourgeoisie et constituera son ultime remparts face au soulèvement populaire qu'un système économique profondément inégalitaire et inefficient finirait par provoquer. L'argent sera plus que jamais le nerf de la guerre. La privatisation de l'armée est le signe d'une hégémonie totale de la caste capitaliste qui tire plus que jamais les ficelles des conflits pour mieux régner. »
Bien que son analyse reste majoritairement minoritaire dans l'opinion publique, Liu Majo a rassemblé autours de lui quelques personnalités qui ont fait circuler une pétition afin de contester la privatisation totale de la défense nationale. Une commission a été mise en place par le Comité durant la semaine afin que les pro- et anti- puissent présenter leurs arguments. Si, naturellement, il n'a pas été possible d'obtenir le consentement de tous sur la remise en question de la privatisation de la défense, l'ensemble des acteurs se sont mis d'accord sur la mise en place d'une procédure permettant au Comité de mandater des observateurs auprès des sociétés militaires privées. Ces observateurs pourront de ce fait alerter l'opinion publique en cas de dérives dans les pratiques de ces dernières.
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Kim
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Les vrais chiffres du PIB
Le PIB est censé donner une image fidèle de l’enrichissement d’une nation. C’est la somme des valeurs ajoutées des entreprises, donc du secteur privé, à laquelle il faut ajouter la valeur qu’est censée ajouter… le secteur public ! La richesse apportée par les entreprises se mesure facilement, ce qui n’est pas le cas pour le secteur public, car plus les dépenses publiques augmentent, plus le PIB augmente ! Ce qui ne fait pas nécessairement augmenter la richesse de la nation, bien au contraire car les impôts diminuent la richesse des contribuables.
Ainsi par exemple, une radio privée peut avoir une très grande audience la rendant rentable grâce aux publicités en fonctionnant avec une seule personne présentant ses émissions et un seul technicien, alors que les émissions d'une radio publique peuvent avoir une faible audience en fonctionnant avec des effectifs pléthoriques dont les coûts sont couverts par une taxe qui diminue le pouvoir d’achat de ceux qui ne les écoutent pas.
Les experts du conseil économique et social, l'un des organismes du Comité qui étudie entre autres les évolutions du secteur privé au pays de Yanlei, font apparaître l’évolution du PIB pour le seul secteur privé qui est sensiblement différent de celui du [url=http://www.simpolitique.com/croissances-2031-t13892.html]PIB total publié en début d'année[/url] pour l'ensemble des pays du monde. En effet, ce concept du PIB du secteur privé est très intéressant car c’est de lui que dépend en réalité l’enrichissement d'un pays, et non du secteur public qui ne crée pas nécessairement des richesses mais surtout des emplois sans valeur ajoutée pour satisfaire les hommes politiques au pouvoir et leurs affidés.
Ainsi, la croissance affichée triomphalement par certains gouvernements étrangers comme celui du Skogurjordin où la dépense publique avoisine les 60% du PIB cache en réalité une baisse de la croissance du PIB du secteur privé ou, en tout cas, une croissance bien moindre que celle dont ils se targuent. En réalité, seule une baisse des dépenses publiques peut correspondre à une augmentation de la richesse d'une nation.
Le PIB du secteur privé est obtenu, d’après les données du conseil économique et social, en retranchant du PIB total les dépenses des administrations publiques (en consommation et en investissements). Ainsi le PIB du secteur privé au pays de Yanlei en 2031 atteint en réalité 69 939 534 375 $ au lieu de 63 750 000 000 $ en 2030, ce qui correspond à une croissance de 9,7 points soit une différence de + 0,63 points par rapport à la croissance annoncée officiellement par certains instituts.
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Les vrais chiffres du PIB
Le PIB est censé donner une image fidèle de l’enrichissement d’une nation. C’est la somme des valeurs ajoutées des entreprises, donc du secteur privé, à laquelle il faut ajouter la valeur qu’est censée ajouter… le secteur public ! La richesse apportée par les entreprises se mesure facilement, ce qui n’est pas le cas pour le secteur public, car plus les dépenses publiques augmentent, plus le PIB augmente ! Ce qui ne fait pas nécessairement augmenter la richesse de la nation, bien au contraire car les impôts diminuent la richesse des contribuables.
Ainsi par exemple, une radio privée peut avoir une très grande audience la rendant rentable grâce aux publicités en fonctionnant avec une seule personne présentant ses émissions et un seul technicien, alors que les émissions d'une radio publique peuvent avoir une faible audience en fonctionnant avec des effectifs pléthoriques dont les coûts sont couverts par une taxe qui diminue le pouvoir d’achat de ceux qui ne les écoutent pas.
Les experts du conseil économique et social, l'un des organismes du Comité qui étudie entre autres les évolutions du secteur privé au pays de Yanlei, font apparaître l’évolution du PIB pour le seul secteur privé qui est sensiblement différent de celui du [url=http://www.simpolitique.com/croissances-2031-t13892.html]PIB total publié en début d'année[/url] pour l'ensemble des pays du monde. En effet, ce concept du PIB du secteur privé est très intéressant car c’est de lui que dépend en réalité l’enrichissement d'un pays, et non du secteur public qui ne crée pas nécessairement des richesses mais surtout des emplois sans valeur ajoutée pour satisfaire les hommes politiques au pouvoir et leurs affidés.
Ainsi, la croissance affichée triomphalement par certains gouvernements étrangers comme celui du Skogurjordin où la dépense publique avoisine les 60% du PIB cache en réalité une baisse de la croissance du PIB du secteur privé ou, en tout cas, une croissance bien moindre que celle dont ils se targuent. En réalité, seule une baisse des dépenses publiques peut correspondre à une augmentation de la richesse d'une nation.
Le PIB du secteur privé est obtenu, d’après les données du conseil économique et social, en retranchant du PIB total les dépenses des administrations publiques (en consommation et en investissements). Ainsi le PIB du secteur privé au pays de Yanlei en 2031 atteint en réalité 69 939 534 375 $ au lieu de 63 750 000 000 $ en 2030, ce qui correspond à une croissance de 9,7 points soit une différence de + 0,63 points par rapport à la croissance annoncée officiellement par certains instituts.
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Kim
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La nouvelle gamme d'objets connectés
La mégacorporation YINGIJAN a convoqué la presse le 11 janvier 2032 pour annoncer le lancement de sa [url=http://www.simpolitique.com/post300123.html#p300123]série Xingxi, ou série X[/url], comprenant une nouvelle gamme de smartphones et d'une série d'objets connectés qui sortiront au cours de l'année. Le groupe yanleien compte bien devenir avec ses nouveautés l'acteur incontournable de ce marché au niveau mondial.
Equipés d'un appareil photo plus performant et dotés d'un nouveau design, les nouveaux smartphones Xingxi sont aussi plus autonomes. Dans la catégorie entrée de gamme, le Xd2 est un appareil simple mais efficace avec son écran 5,5 pouces, sa mémoire de 8Go et son processeur 1,4 Ghz. Dans le moyen de gamme, YINGIJAN propose le Xs4 doté d'un écran HD 5,5 pouces, d'un processeur 4 cœurs cadencé à 1,6 Ghz et d'un capteur numérique 13 mégapixels. Enfin, dans la catégorie haut de gamme, le nouveau bijou de la marque au paon est le Xh7 qui embarque des fonctionnalités et des innovations dernière génération.
En plus de l'annonce de la sortie d'une nouvelle tablette série X dans les semaines à venir, le groupe a clairement affiché sa volonté d'être le leader mondial sur le marché de l'IoT (Internet des Objets) avec le lancement prochain de toute une gamme d'objets connectés : un appareil photo grand angle, un projecteur à courte focale, une montre connectée, des casques en réalité virtuelle ou encore des oreillettes high tech.
YINGIJAN qui s'est lancé tardivement dans ce marché il y a tout juste dix ans s'impose aujourd'hui avec sa technologie et sa position de force notamment sur les caméra, batterie et le design. L'ensemble de la gamme Xingxin sera commercialisée durant l'année 2032 et tentera de s'imposer dans le monde entier.
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La nouvelle gamme d'objets connectés
La mégacorporation YINGIJAN a convoqué la presse le 11 janvier 2032 pour annoncer le lancement de sa [url=http://www.simpolitique.com/post300123.html#p300123]série Xingxi, ou série X[/url], comprenant une nouvelle gamme de smartphones et d'une série d'objets connectés qui sortiront au cours de l'année. Le groupe yanleien compte bien devenir avec ses nouveautés l'acteur incontournable de ce marché au niveau mondial.
Equipés d'un appareil photo plus performant et dotés d'un nouveau design, les nouveaux smartphones Xingxi sont aussi plus autonomes. Dans la catégorie entrée de gamme, le Xd2 est un appareil simple mais efficace avec son écran 5,5 pouces, sa mémoire de 8Go et son processeur 1,4 Ghz. Dans le moyen de gamme, YINGIJAN propose le Xs4 doté d'un écran HD 5,5 pouces, d'un processeur 4 cœurs cadencé à 1,6 Ghz et d'un capteur numérique 13 mégapixels. Enfin, dans la catégorie haut de gamme, le nouveau bijou de la marque au paon est le Xh7 qui embarque des fonctionnalités et des innovations dernière génération.
En plus de l'annonce de la sortie d'une nouvelle tablette série X dans les semaines à venir, le groupe a clairement affiché sa volonté d'être le leader mondial sur le marché de l'IoT (Internet des Objets) avec le lancement prochain de toute une gamme d'objets connectés : un appareil photo grand angle, un projecteur à courte focale, une montre connectée, des casques en réalité virtuelle ou encore des oreillettes high tech.
YINGIJAN qui s'est lancé tardivement dans ce marché il y a tout juste dix ans s'impose aujourd'hui avec sa technologie et sa position de force notamment sur les caméra, batterie et le design. L'ensemble de la gamme Xingxin sera commercialisée durant l'année 2032 et tentera de s'imposer dans le monde entier.
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Kim
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Du rififi dans la coalition autour de la question des otages
Depuis le mois de juillet 2031, la principauté d'Ashurdabad est déchirée par une guerre civile meurtrière entre les forces loyalistes et la rébellion shuktène, sans oublier la rébellion taktoune dont les revendications restent encore relativement floues à ce jour. Ce conflit local a très vite dégénéré en conflit international après l'annonce de l'enlèvement d'un peu plus de 1400 otages de nationalités étrangères par des rebelles shuktènes. De nombreuses nations telles que les États-Fédérés d'Olgarie, le Sengaï, le Skogurjördin, le Vonalya ou l'Amarantie, soutenus par un détachement de forces paramilitaires yanleiens, se sont alors concertées pour former ce qu'on appelait alors la « coalition ».
On constate pourtant depuis peu que ce terme de coalition ne fait plus l'unanimité et que chaque belligérant ne manque pas de préciser, suivant sa position, « coalition orientale » pour les nations wenleienne et « coalition occidentale » pour le reste des pays engagés dans le conflit. Un changement de vocabulaire qui traduit une cassure très nette de confiance entre les différentes parties dont l'origine remonte au scandale des prostituées qui a touché le camp occidental et dont s'est tout de suite désolidarisé le camp oriental. Une fracture loin de se consolider et qui s'est même agravée après l'annonce par plusieurs gouvernements de nations dites « occidentales » de leur intention de violer sciemment la souveraineté de la principauté. Des annonces qui ont tout de suite été condamnées par plusieurs nations orientales, dont le Kaiyuan pourtant non engagé militairement, et qui a suscité une gêne palpable chez les EFO, pourtant leader du camp occidental.
Les différents camps engagés ne tentent même plus de dissimuler publiquement la fracture au sein de la coalition puisque le gouvernement du Skogurjördin a récemment dénoncé le « manque de solidarité » des orientaux, accusés de « ne rien faire pour la libération des otages occidentaux ». Une vive critique qui intervient alors même que le pays de Yanlei vient de rapatrier sur son territoire ses ressortissants libérés par les forces militaires orientales. Nous avons pu rencontrer sur place un haut gradé des forces paramilitaires yanleiennes, chargé de la cellule diplomatique et des relations avec la presse, et dont le ton de la réponse est aussi cinglant que celui de la critique.
« Je n'ai pas besoin de répondre aux critiques émises sur notre implication dans le conflit puisque les chiffres et les faits parlent d'eux mêmes. Depuis le début des opérations, 431 otages ont pu être libérés dont plus de 170 ressortissants occidentaux. Tous, sans aucune exception, ont été libéré par les forces conjointes du Sengaï et du Yanlei, ainsi que du Lianwa plus tardivement. En revanche, les forces de la coalition occidentale n'ont libéré aucun otage vivant et se contentent de compter les cadavres sur leur passage en force dans les rangs de la rébellion. Nous vous signalons au passage que le seul otage yanleien décédé a été retrouvé mort sur le front de la coalition occidentale. La coalition orientale est donc bien au contraire la seule force sur le terrain à libérer des otages, y compris des otages occidentaux, alors que la coalition occidentale n'en a libéré aucun et ne rapatrie que des corps aux familles ».
Ce qui n'était à l'origine qu'un conflit régional pourrait-il semer les graines d'un conflit futur entre deux mondes dont la principauté d'Ashurdabad serait le centre géographique, une guerre froide ouest contre est ?
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Du rififi dans la coalition autour de la question des otages
Depuis le mois de juillet 2031, la principauté d'Ashurdabad est déchirée par une guerre civile meurtrière entre les forces loyalistes et la rébellion shuktène, sans oublier la rébellion taktoune dont les revendications restent encore relativement floues à ce jour. Ce conflit local a très vite dégénéré en conflit international après l'annonce de l'enlèvement d'un peu plus de 1400 otages de nationalités étrangères par des rebelles shuktènes. De nombreuses nations telles que les États-Fédérés d'Olgarie, le Sengaï, le Skogurjördin, le Vonalya ou l'Amarantie, soutenus par un détachement de forces paramilitaires yanleiens, se sont alors concertées pour former ce qu'on appelait alors la « coalition ».
On constate pourtant depuis peu que ce terme de coalition ne fait plus l'unanimité et que chaque belligérant ne manque pas de préciser, suivant sa position, « coalition orientale » pour les nations wenleienne et « coalition occidentale » pour le reste des pays engagés dans le conflit. Un changement de vocabulaire qui traduit une cassure très nette de confiance entre les différentes parties dont l'origine remonte au scandale des prostituées qui a touché le camp occidental et dont s'est tout de suite désolidarisé le camp oriental. Une fracture loin de se consolider et qui s'est même agravée après l'annonce par plusieurs gouvernements de nations dites « occidentales » de leur intention de violer sciemment la souveraineté de la principauté. Des annonces qui ont tout de suite été condamnées par plusieurs nations orientales, dont le Kaiyuan pourtant non engagé militairement, et qui a suscité une gêne palpable chez les EFO, pourtant leader du camp occidental.
Les différents camps engagés ne tentent même plus de dissimuler publiquement la fracture au sein de la coalition puisque le gouvernement du Skogurjördin a récemment dénoncé le « manque de solidarité » des orientaux, accusés de « ne rien faire pour la libération des otages occidentaux ». Une vive critique qui intervient alors même que le pays de Yanlei vient de rapatrier sur son territoire ses ressortissants libérés par les forces militaires orientales. Nous avons pu rencontrer sur place un haut gradé des forces paramilitaires yanleiennes, chargé de la cellule diplomatique et des relations avec la presse, et dont le ton de la réponse est aussi cinglant que celui de la critique.
« Je n'ai pas besoin de répondre aux critiques émises sur notre implication dans le conflit puisque les chiffres et les faits parlent d'eux mêmes. Depuis le début des opérations, 431 otages ont pu être libérés dont plus de 170 ressortissants occidentaux. Tous, sans aucune exception, ont été libéré par les forces conjointes du Sengaï et du Yanlei, ainsi que du Lianwa plus tardivement. En revanche, les forces de la coalition occidentale n'ont libéré aucun otage vivant et se contentent de compter les cadavres sur leur passage en force dans les rangs de la rébellion. Nous vous signalons au passage que le seul otage yanleien décédé a été retrouvé mort sur le front de la coalition occidentale. La coalition orientale est donc bien au contraire la seule force sur le terrain à libérer des otages, y compris des otages occidentaux, alors que la coalition occidentale n'en a libéré aucun et ne rapatrie que des corps aux familles ».
Ce qui n'était à l'origine qu'un conflit régional pourrait-il semer les graines d'un conflit futur entre deux mondes dont la principauté d'Ashurdabad serait le centre géographique, une guerre froide ouest contre est ?
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Kim
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Le régime des contre-prestations sociales
Le passage à la sociocratie ne s'est pas fait sans débats houleux sur de très nombreux sujets dont celui des prestations sociales dans un pays où le service public était réduit à son strict minimum. Les défenseurs des droits universels (droit au logement, accès à la santé, éducation pour tous...) se sont longtemps affrontés avec les opposants au système dit de l'assistanat. Finalement, un accord put être trouvé avec l'instauration du principe de contre-prestations, en place depuis une dizaine d'année maintenant. Ces contre-prestations sont basées sur le principe que les individus ne peuvent bénéficier de transfert de revenus de la part d'un organisme qu'à la condition impérative qu'ils se conforment à des obligations précises en matière de travail, d'amélioration de leur employabilité ou de leur insertion sociale. Ainsi, la contre-prestation devient un élément qui permet d'éviter la marginalisation des bénéficiaires de l'aide sociale. En pratique, cela se traduit par les exemples suivants que nous avons pu rencontrer :
Issu d'une famille pauvre mais remarqué pour ses capacités intellectuelles à l'école, Chan n'a pas les moyens financiers d'entrer à l'université. Il obtiendra cependant une bourse d'étude de la part de l'Organisation pour l'Enfance et l’Éducation qui lui permettra d'intégrer l'université de Weijin et d'y décrocher son diplôme d'informaticien. Ayant maintenant les moyens de gagner sa vie, c'est le moment pour lui de rendre une contre-prestation en mettant son temps libre à disposition à hauteur de 2h par semaine. Les missions sont diverses en fonction des besoins : assurer un dépannage d'urgence, aider à la maintenance des systèmes informatiques du Comité ou de la Mégalopole etc...
Après s'être retrouvée brutalement au chômage avec deux enfants à charge, Mei Hai a dû faire appel en urgence au service social de la Mégalopole de la rivière des larmes afin de bénéficier d'un revenu suffisant pour vivre. Cependant, en dehors d'un temps actif de recherche d'un nouvel emploi, elle fournit une contre-prestation quotidienne à la ville pouvant aller selon les jours de la sécurisation des passages piétons à la sortie des classes, en passant par le ramassage des détritus dans les parcs publics.
Incapable de payer son loyer, Win a été expulsé de son logement et s'est retrouvé du jour au lendemain à la rue. Soutenu par l'organisation pour les établissements humains, il s'est vu reloger en urgence dans un foyer pour personnes âgées, se voyant attribuer une pièce de quelques m² carrés. En échange, il doit fournir plusieurs contre-prestations au service de l'organisation et des personnes âgées du foyer, donnant quelques heures de son temps libre chaque semaine pour remplir des missions telles que faire les courses à la place des personnes à mobilité réduite, ou servant simplement de concierge.
Après un accident de la route et alors que son assurance a refusé de prendre en charge les soins médicaux au prétexte qu'il n'a pas respecté le code de la route, Hei Son a bénéficié d'une longue rééducation grâce à l'organisation nationale pour la santé qui lui a payé les frais médicaux. Aujourd'hui remis sur pied, c'est à lui de rendre une contre-prestation au service de la santé. Pour cela il participe bénévolement au don du sang organisé par les hôpitaux de Xiaojingzi et s'est vu inscrire à un essai clinique du groupe SirenYi pour le développement d'un nouveau médicament.
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Le régime des contre-prestations sociales
Le passage à la sociocratie ne s'est pas fait sans débats houleux sur de très nombreux sujets dont celui des prestations sociales dans un pays où le service public était réduit à son strict minimum. Les défenseurs des droits universels (droit au logement, accès à la santé, éducation pour tous...) se sont longtemps affrontés avec les opposants au système dit de l'assistanat. Finalement, un accord put être trouvé avec l'instauration du principe de contre-prestations, en place depuis une dizaine d'année maintenant. Ces contre-prestations sont basées sur le principe que les individus ne peuvent bénéficier de transfert de revenus de la part d'un organisme qu'à la condition impérative qu'ils se conforment à des obligations précises en matière de travail, d'amélioration de leur employabilité ou de leur insertion sociale. Ainsi, la contre-prestation devient un élément qui permet d'éviter la marginalisation des bénéficiaires de l'aide sociale. En pratique, cela se traduit par les exemples suivants que nous avons pu rencontrer :
Issu d'une famille pauvre mais remarqué pour ses capacités intellectuelles à l'école, Chan n'a pas les moyens financiers d'entrer à l'université. Il obtiendra cependant une bourse d'étude de la part de l'Organisation pour l'Enfance et l’Éducation qui lui permettra d'intégrer l'université de Weijin et d'y décrocher son diplôme d'informaticien. Ayant maintenant les moyens de gagner sa vie, c'est le moment pour lui de rendre une contre-prestation en mettant son temps libre à disposition à hauteur de 2h par semaine. Les missions sont diverses en fonction des besoins : assurer un dépannage d'urgence, aider à la maintenance des systèmes informatiques du Comité ou de la Mégalopole etc...
Après s'être retrouvée brutalement au chômage avec deux enfants à charge, Mei Hai a dû faire appel en urgence au service social de la Mégalopole de la rivière des larmes afin de bénéficier d'un revenu suffisant pour vivre. Cependant, en dehors d'un temps actif de recherche d'un nouvel emploi, elle fournit une contre-prestation quotidienne à la ville pouvant aller selon les jours de la sécurisation des passages piétons à la sortie des classes, en passant par le ramassage des détritus dans les parcs publics.
Incapable de payer son loyer, Win a été expulsé de son logement et s'est retrouvé du jour au lendemain à la rue. Soutenu par l'organisation pour les établissements humains, il s'est vu reloger en urgence dans un foyer pour personnes âgées, se voyant attribuer une pièce de quelques m² carrés. En échange, il doit fournir plusieurs contre-prestations au service de l'organisation et des personnes âgées du foyer, donnant quelques heures de son temps libre chaque semaine pour remplir des missions telles que faire les courses à la place des personnes à mobilité réduite, ou servant simplement de concierge.
Après un accident de la route et alors que son assurance a refusé de prendre en charge les soins médicaux au prétexte qu'il n'a pas respecté le code de la route, Hei Son a bénéficié d'une longue rééducation grâce à l'organisation nationale pour la santé qui lui a payé les frais médicaux. Aujourd'hui remis sur pied, c'est à lui de rendre une contre-prestation au service de la santé. Pour cela il participe bénévolement au don du sang organisé par les hôpitaux de Xiaojingzi et s'est vu inscrire à un essai clinique du groupe SirenYi pour le développement d'un nouveau médicament.