Le Sabre contre le Goupillon 3.
12 mai 2031 - Mattrita
"Puisqu'il veut la guerre, il va l'avoir ! s'écria le Président Cailloza rouge de colère. Nous devons lui lancer un coup de semonce pour lui montrer que nous n'avons pas peur d'un conflit avec la Papauté. Nous verrons si l'Eglise l'ouvre toujours une fois privée de tout ses biens..."
Le Président prit alors une de ses plumes et griffonna plusieurs décrets en présence de quelques uns de ses ministres les plus fidèles :
[quote]Nous, Juan Cailloza, soucieux que l'Ordre et la Propriété soient protégés dans l'enceinte de la République, ordonnons que soit expulsé sous quinzaine toute personnalité étrangère considéré comme dangereuse par les autorités civiles et militaires.[/quote]
[quote]Nous, Juan Cailloza, constatant qu'une partie des terres du Rioda échappent à l'impôt car appartenant à des personnalités morales (association, compagnie commerciale etc.), décrétons la mise en place d'une Taxe Foncière s'élevant à un montant de 5 escudos riodéenne par hectare. Cette taxe est bi-annuelle et est prélevé à la Saint Jean le Baptiste et à la Saint Martin. De même, constatant qu'une partie des biens précieux de notre pays échappe aux taxes sur les métaux précieux par le même stratagème, nous ordonnons que toute personnalité morale déclare la quantité de métal précieux qu'elle possède et sous quelle forme afin de se soumettre à un prélèvement unique représentant un dixième de la valeur de ces métaux précieux. Les personnalités morales ont 3 mois pour déclarer leurs biens, après ce délai, la République se réserve le droit d'inventorier elle-même les biens moraux.[/quote]
"Avec ces deux décrets, peut-être que le Comte de Castelnau comprendra qu'il est dans son intérêt de négocier avec nous. Et sinon, nous irons plus loin encore. Aurélien devra plier ou tomber."
La vie au Rioda
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Otto
Bannières de Chrétienté
15 mai 2031 - Mattrita
Les dernières déclarations du Saint-Père ne faisait plus aucun doute : la guerre était déclarée entre la République et l'Eglise. A la campagne, le clergé et ses paroissiens refusait l'impôt mis en place par la République. Dans plusieurs villages, les paroissiens bloquèrent l'entrée des églises aux agents du Trésor venu procéder à l'inventaire des métaux précieux. A San-Juan de la Monte, les paroissiens, sur l'instigation du jeune vicaire, avaient ouvert la cache d'arme de la Milice et avaient tiré quelques coups de semonce sur l'inspecteur des impôts et les trois gendarmes qui l'accompagnaient. Aucuns ne furent touchés, mais ils quittèrent le village précipitamment sans insister sur la nécessité de l'inventaire. Cette scène, quoique rare, s'était répétée dans plusieurs villages.
Désormais, les paysans prenaient conscience de l’incompatibilité de leur foi avec la République. Jusque là, ils avaient acceptés la Révolution sans trop de heurt car craignant le retour des violences étatiques. Mais en se prenant à l'Eglise et à tout ce qu'il y a de précieux, la République n'était redevenu que la Gueuse dans les esprits. Dans quelques villages, des troupes furent formés avec à leur tête un noble local ayant une quelconque formation militaire ou le curé, figure naturelle d'autorité pour ces paysans catholiques. Dans certains villages, ces milices se mirent sous la protection d'un saint local et prirent comme drapeau la bannière de leurs confréries* tandis que dans d'autres c'était celle du Christ-Roy, représenté par un drapeau rouge et jaune et le Sacré-Coeur. Tous déclarèrent se battre le Salut du Rioda tout entier.
La révolte n'était pour l'instant que localisée à quelques villages de l'intérieur du pays mais à Mattrita, on craignait l'exemple ardonnais. Il fallait éteindre la rébellion au plus vite.
===
*Confrérie : groupe local de prière rassemblant des paroissiens autour d'une dévotion particulière.
15 mai 2031 - Mattrita
Les dernières déclarations du Saint-Père ne faisait plus aucun doute : la guerre était déclarée entre la République et l'Eglise. A la campagne, le clergé et ses paroissiens refusait l'impôt mis en place par la République. Dans plusieurs villages, les paroissiens bloquèrent l'entrée des églises aux agents du Trésor venu procéder à l'inventaire des métaux précieux. A San-Juan de la Monte, les paroissiens, sur l'instigation du jeune vicaire, avaient ouvert la cache d'arme de la Milice et avaient tiré quelques coups de semonce sur l'inspecteur des impôts et les trois gendarmes qui l'accompagnaient. Aucuns ne furent touchés, mais ils quittèrent le village précipitamment sans insister sur la nécessité de l'inventaire. Cette scène, quoique rare, s'était répétée dans plusieurs villages.
Désormais, les paysans prenaient conscience de l’incompatibilité de leur foi avec la République. Jusque là, ils avaient acceptés la Révolution sans trop de heurt car craignant le retour des violences étatiques. Mais en se prenant à l'Eglise et à tout ce qu'il y a de précieux, la République n'était redevenu que la Gueuse dans les esprits. Dans quelques villages, des troupes furent formés avec à leur tête un noble local ayant une quelconque formation militaire ou le curé, figure naturelle d'autorité pour ces paysans catholiques. Dans certains villages, ces milices se mirent sous la protection d'un saint local et prirent comme drapeau la bannière de leurs confréries* tandis que dans d'autres c'était celle du Christ-Roy, représenté par un drapeau rouge et jaune et le Sacré-Coeur. Tous déclarèrent se battre le Salut du Rioda tout entier.
La révolte n'était pour l'instant que localisée à quelques villages de l'intérieur du pays mais à Mattrita, on craignait l'exemple ardonnais. Il fallait éteindre la rébellion au plus vite.
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*Confrérie : groupe local de prière rassemblant des paroissiens autour d'une dévotion particulière.
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Otto
Les guérilleros de la Foi
03 juillet 2031 - Mattrita
La révolte était désormais lancé depuis deux mois. Les catholiques des campagnes avaient récupérés les armes des milices pour lutter contre la République antichrétienne et antisociale. A l'origine défenseurs des biens du clergé, les paysans sont devenus de véritables croisés sous l'influence de la propagande pontificale. De toute façon, la République avait elle-même déclarée la guerre à Dieu et à ses fidèles.
Les montagnes du nord du Rioda étaient devenues une zone de non-droit dirigées par des prêtres et des aristocrates et défendus par des paysans. A Castelmaria, ville fortifiée de la frontière nord, un petit groupe de clercs et de petits nobles se rassemblèrent. A leur tête se trouvait un évêque, Monseigneur Carlos de la Santissima Trinidad, que la République avait essayé d'emprisonner. Ils se retrouvèrent dans l'hôtel de ville afin de coordonner la lutte antirépublicaine. Après quelques heures de discussions, ils décidèrent de publier la proclamation suivante dans les territoires qu'ils avaient réussi à occuper :
[quote]Fiers sujets du Rioda,
Il y a trois mois, la Gueuse a décidée de s'attaquer pour la énième fois à l'Eglise du Christ et à ses fidèles par des lois scélérates. Mais dans tout les villages, les fidèles du Seigneur ont pris les armes et se sont levés pour défendre le Christ-Roi. Désormais, toutes les montagnes de l'Astùr sont sous la protection des milices chrétiennes et demain, tout le Rioda sera libéré du joug républicain.
Il convient dès à présent pour nous de préparer l'avenir. C'est pourquoi nous, Conseil d'Etat Major des Armées Catholiques, avons décidés de la mise en place d'une Régence sous le gouvernement de Monseigneur Carlos de la Santissima Trinidad. La Régence assurera la gouvernance civile des territoires libérées en attendant la fin de la Guerre Civile.
Dieu nous garde ![/quote]
03 juillet 2031 - Mattrita
La révolte était désormais lancé depuis deux mois. Les catholiques des campagnes avaient récupérés les armes des milices pour lutter contre la République antichrétienne et antisociale. A l'origine défenseurs des biens du clergé, les paysans sont devenus de véritables croisés sous l'influence de la propagande pontificale. De toute façon, la République avait elle-même déclarée la guerre à Dieu et à ses fidèles.
Les montagnes du nord du Rioda étaient devenues une zone de non-droit dirigées par des prêtres et des aristocrates et défendus par des paysans. A Castelmaria, ville fortifiée de la frontière nord, un petit groupe de clercs et de petits nobles se rassemblèrent. A leur tête se trouvait un évêque, Monseigneur Carlos de la Santissima Trinidad, que la République avait essayé d'emprisonner. Ils se retrouvèrent dans l'hôtel de ville afin de coordonner la lutte antirépublicaine. Après quelques heures de discussions, ils décidèrent de publier la proclamation suivante dans les territoires qu'ils avaient réussi à occuper :
[quote]Fiers sujets du Rioda,
Il y a trois mois, la Gueuse a décidée de s'attaquer pour la énième fois à l'Eglise du Christ et à ses fidèles par des lois scélérates. Mais dans tout les villages, les fidèles du Seigneur ont pris les armes et se sont levés pour défendre le Christ-Roi. Désormais, toutes les montagnes de l'Astùr sont sous la protection des milices chrétiennes et demain, tout le Rioda sera libéré du joug républicain.
Il convient dès à présent pour nous de préparer l'avenir. C'est pourquoi nous, Conseil d'Etat Major des Armées Catholiques, avons décidés de la mise en place d'une Régence sous le gouvernement de Monseigneur Carlos de la Santissima Trinidad. La Régence assurera la gouvernance civile des territoires libérées en attendant la fin de la Guerre Civile.
Dieu nous garde ![/quote]