Presse générale et provinciale
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia et tutta la lega ------------ 60ct ---------- 3/12/2030[/center]
Clisto : terrible fusillade dans un bar de la périphérie
Hier soir, vers 23h30 heures, trois hommes sont entrés dans le "Smile House" de Clisto, un bar dansant homosexuel, pour y commettre un carnage. Armés de fusils mitrailleurs, les criminels ont vidés leurs chargeurs sur la foule des fêtards, faisant plus de 24 morts et 38 blessés dont 17 toujours en réanimation ce matin. Les hommes ont ensuite pris la fuite à bord d'une voiture, qui aurait été repérée traversant la frontière par les collines.
Dans le contexte de menace terroriste, suite à la recrudescence d'actes de propagande de groupes algarbiens, berbères ou islamistes, à l'encontre de Cartagina, certains sont tentés ce matin d'y voir l'acte de fondamentalistes homophobes. Mais pour Ettore Zografo, chef de la police municipale de Clisto, l'enquête doit plutôt chercher du côté des réglements de compte entre réseaux souterrains, qui contrôlent l'économie de la boisson dans de nombreuses villes de la province et de la Ligue.
Parmi les victimes, dans cette ville à moins de deux kilomètres de la frontière, on dénombre au moins 12 ressortissants amarantins et deux ressortissants de l'Ascensus. Le patron du bar, connu localement dans Nino-la-granda, a été tué dans l'assaut.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia et tutta la lega ------------ 60ct ---------- 3/12/2030[/center]
Clisto : terrible fusillade dans un bar de la périphérie
Hier soir, vers 23h30 heures, trois hommes sont entrés dans le "Smile House" de Clisto, un bar dansant homosexuel, pour y commettre un carnage. Armés de fusils mitrailleurs, les criminels ont vidés leurs chargeurs sur la foule des fêtards, faisant plus de 24 morts et 38 blessés dont 17 toujours en réanimation ce matin. Les hommes ont ensuite pris la fuite à bord d'une voiture, qui aurait été repérée traversant la frontière par les collines.
Dans le contexte de menace terroriste, suite à la recrudescence d'actes de propagande de groupes algarbiens, berbères ou islamistes, à l'encontre de Cartagina, certains sont tentés ce matin d'y voir l'acte de fondamentalistes homophobes. Mais pour Ettore Zografo, chef de la police municipale de Clisto, l'enquête doit plutôt chercher du côté des réglements de compte entre réseaux souterrains, qui contrôlent l'économie de la boisson dans de nombreuses villes de la province et de la Ligue.
Parmi les victimes, dans cette ville à moins de deux kilomètres de la frontière, on dénombre au moins 12 ressortissants amarantins et deux ressortissants de l'Ascensus. Le patron du bar, connu localement dans Nino-la-granda, a été tué dans l'assaut.
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Arios
03/12/2030
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
[right]Giornale della provincia d'Arovachia, e della regione[/right]
Hajde, naučiti dijalekt !
Depuis le 1er décembre, les Universités de Gorniglie, Arovace et Dovernico proposent à leurs étudiants de deuxième et troisième année des cours de prise de contact avec le dialecte arovaque, cet idiome archaïque dérivé du slave, mais aussi de Moyen-Arovaque (de l'italien mâtiné de mots slaves).
Marina Bramovicio remporte l'adjudication géante dans les Divogiache
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821040215534117.png[/img]
La multi-millionnaire Marina Bramovicio, lors d'une interview télévisée en juin.
182 400, c'est le nombre d'hectares qui viennent d'être attribués à la firme d'exploitation forestière possédée par Marina Bramovicio, l'héritière du clan Bramovicio et multimillionnaire aujourd'hui.
Les territoires, répartis sur environ 200 communes, sont situés majoritairement dans les Divogiache, et dans la Foresta Velicha, deux régions excentrées autour de la ville de Gorniglie.
L'exploitation forestière, dans une province où les bois recouvrent près des 2/5ème du territoire, est une filière nécessaire et florissante, qui permet l'exportation pour le reste de la Ligue de Montalvo, mais aussi l'approvisionnement des firmes de menuiserie, de mobilier et de charbonniers en Arovaquie.
Mais depuis l'annonce de l'adjudication, d'autres firmes intéressées crient à la manipulation, se disant mieux-valants sur le dossier. Marina Bramovicio, connue pour entretenir une liaison amoureuse avec un des Sénateurs qui a supervisé le transfert de droits d'exploitation, n'est pas dans une situation facile et ses adversaires exploitent sa vie privée sans vergogne dans l'espoir de porter préjudice à ses affaires.
MontanoCorp, la firme d'exploitation, a désormais les droits d'exploitation pour 6 ans sur les forêts contenues dans le périmètre mis à disposition par les collectivités territoriales et le Ministère de la Coordination économique. La filière du bois fait travailler près de 600 000 personnes en Arovaquie.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
[right]Giornale della provincia d'Arovachia, e della regione[/right]
Hajde, naučiti dijalekt !
Depuis le 1er décembre, les Universités de Gorniglie, Arovace et Dovernico proposent à leurs étudiants de deuxième et troisième année des cours de prise de contact avec le dialecte arovaque, cet idiome archaïque dérivé du slave, mais aussi de Moyen-Arovaque (de l'italien mâtiné de mots slaves).
Marina Bramovicio remporte l'adjudication géante dans les Divogiache
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821040215534117.png[/img]
La multi-millionnaire Marina Bramovicio, lors d'une interview télévisée en juin.
182 400, c'est le nombre d'hectares qui viennent d'être attribués à la firme d'exploitation forestière possédée par Marina Bramovicio, l'héritière du clan Bramovicio et multimillionnaire aujourd'hui.
Les territoires, répartis sur environ 200 communes, sont situés majoritairement dans les Divogiache, et dans la Foresta Velicha, deux régions excentrées autour de la ville de Gorniglie.
L'exploitation forestière, dans une province où les bois recouvrent près des 2/5ème du territoire, est une filière nécessaire et florissante, qui permet l'exportation pour le reste de la Ligue de Montalvo, mais aussi l'approvisionnement des firmes de menuiserie, de mobilier et de charbonniers en Arovaquie.
Mais depuis l'annonce de l'adjudication, d'autres firmes intéressées crient à la manipulation, se disant mieux-valants sur le dossier. Marina Bramovicio, connue pour entretenir une liaison amoureuse avec un des Sénateurs qui a supervisé le transfert de droits d'exploitation, n'est pas dans une situation facile et ses adversaires exploitent sa vie privée sans vergogne dans l'espoir de porter préjudice à ses affaires.
MontanoCorp, la firme d'exploitation, a désormais les droits d'exploitation pour 6 ans sur les forêts contenues dans le périmètre mis à disposition par les collectivités territoriales et le Ministère de la Coordination économique. La filière du bois fait travailler près de 600 000 personnes en Arovaquie.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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9/12/2030[/center]
Nicoletta Larocano, Mairesse de Maghila, dit "craindre pour la démocratie"
[img]http://www.scienceofbeautyonline.com/data/celebrity/images/celebrity_image_163.jpg[/img]
On ne fait plus le portrait de celle qui avait été élue triomphalement, lors des élections anticipées à Maghila en octobre 2029, sur un discours anti-système et anti-corruption qui lui avait valu d'emporter, avec sa liste indépendante, le conseil municipal et les fonctions de gouvernance de la voisine de Cartagina.
Nicoletta Larocano, née en 1990 dans le village de Brafontana à quelques 20 kilomètres de Sidiamora dans le milieu du pays, n'a pas tout à fait été une de ces enfants des rues qu'elle avait promis, lors de la campagne électorale, de sortir du milieu délabré de leurs cités et de l'atmosphère pesante à proximité de divers réseaux d'économie souterraine. "La corruption rampante est la plus grande honte que nous devons éprouver face à nos enfants" avait été une des phrases fortes lancées au visage de son concurrent, le candidat de droite Arnaldo Tumi, lors du débat télévisuel où elle lui avait reproché son passé politique et judiciaire trop chargé.
C'est à l'ombre des palmiers de sa villa qu'elle a, au contact d'un précepteur, reçu toute l'éducation digne des bonnes familles de la bourgeoisie nazalienne et pour cause, son beau-père Sergio Raggieri n'est autre que le propriétaire des débits de boissons du même nom.
Mais son visage, sa fraicheur, sa jeunesse et un discours ferme mais pétri du souci démocratique avait permis à la candidate de s'imposer aussi bien dans l'électorat populaire de l'ancienne cité industrielle qu'est Maghila, aussi bien que parmi ses classes moyennes et supérieures réunies, comme par la magie d'un instant de cohésion nationale, se retrouvait dans le visage moderne de celle que l'on appelait par son prénom.
Aujourd'hui, le bilan de la première année de règne municipal à Maghila est mitigé, et les partisans de la belle défendent leur action en accusant l'opposition d'avoir usé de toutes les méthodes pour limiter et ruiner l'action de la Mairesse. Un comportement peu courtois et politicien qui fait dire aujourd'hui à l'édile qu'elle "craint pour la démocratie".
"Je crois que les situations internationale, provinciale et locale sont liées. Si nous pouvions avoir une alliance certaine des démocraties à l'échelle du Bassin et de l'Occident, alors la confiance reviendrait envers le politique et les professionnels de la politique seraient tentés de mettre un terme à la corruption à l'intérieur, qui règne jusqu'aux conseils municipaux de villes moyennes et petites. A Maghila, nous nous heurtons à la mauvaise foi de gens dégoûtants qui nous empêchent de mener une vraie action d'intérêt commun, en refusant l'intégralité de nos propositions."
La belle oublie de rappeler que les "gens dégoûtants" ont été élus ; ce qui leur fait au moins un point commun avec elle.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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9/12/2030[/center]
Nicoletta Larocano, Mairesse de Maghila, dit "craindre pour la démocratie"
[img]http://www.scienceofbeautyonline.com/data/celebrity/images/celebrity_image_163.jpg[/img]
On ne fait plus le portrait de celle qui avait été élue triomphalement, lors des élections anticipées à Maghila en octobre 2029, sur un discours anti-système et anti-corruption qui lui avait valu d'emporter, avec sa liste indépendante, le conseil municipal et les fonctions de gouvernance de la voisine de Cartagina.
Nicoletta Larocano, née en 1990 dans le village de Brafontana à quelques 20 kilomètres de Sidiamora dans le milieu du pays, n'a pas tout à fait été une de ces enfants des rues qu'elle avait promis, lors de la campagne électorale, de sortir du milieu délabré de leurs cités et de l'atmosphère pesante à proximité de divers réseaux d'économie souterraine. "La corruption rampante est la plus grande honte que nous devons éprouver face à nos enfants" avait été une des phrases fortes lancées au visage de son concurrent, le candidat de droite Arnaldo Tumi, lors du débat télévisuel où elle lui avait reproché son passé politique et judiciaire trop chargé.
C'est à l'ombre des palmiers de sa villa qu'elle a, au contact d'un précepteur, reçu toute l'éducation digne des bonnes familles de la bourgeoisie nazalienne et pour cause, son beau-père Sergio Raggieri n'est autre que le propriétaire des débits de boissons du même nom.
Mais son visage, sa fraicheur, sa jeunesse et un discours ferme mais pétri du souci démocratique avait permis à la candidate de s'imposer aussi bien dans l'électorat populaire de l'ancienne cité industrielle qu'est Maghila, aussi bien que parmi ses classes moyennes et supérieures réunies, comme par la magie d'un instant de cohésion nationale, se retrouvait dans le visage moderne de celle que l'on appelait par son prénom.
Aujourd'hui, le bilan de la première année de règne municipal à Maghila est mitigé, et les partisans de la belle défendent leur action en accusant l'opposition d'avoir usé de toutes les méthodes pour limiter et ruiner l'action de la Mairesse. Un comportement peu courtois et politicien qui fait dire aujourd'hui à l'édile qu'elle "craint pour la démocratie".
"Je crois que les situations internationale, provinciale et locale sont liées. Si nous pouvions avoir une alliance certaine des démocraties à l'échelle du Bassin et de l'Occident, alors la confiance reviendrait envers le politique et les professionnels de la politique seraient tentés de mettre un terme à la corruption à l'intérieur, qui règne jusqu'aux conseils municipaux de villes moyennes et petites. A Maghila, nous nous heurtons à la mauvaise foi de gens dégoûtants qui nous empêchent de mener une vraie action d'intérêt commun, en refusant l'intégralité de nos propositions."
La belle oublie de rappeler que les "gens dégoûtants" ont été élus ; ce qui leur fait au moins un point commun avec elle.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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12/12/2030[/center]
Berger : profession complexe en dés-équilibre
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/24/160824080514335411.png[/img]
Cristian Abaggio, berger en hivernage près de Lebira
Il y a toujours eu des bergers en Nazalie. On se souvient des textes antiques qui font mention des déchirements intellectuels au 4ème siècle avant J-C, entre les habitants faisant importer des bêtes du Moyen-Orient, et d'autres d'Algarbe du Sud, pour améliorer des troupeaux déjà utiles à la cité de Cartagina tout en étant en désaccord sur les qualités d'une bonne brebis.
Il y a encore deux siècles, l'économie du mouton était centrale dans le pays, et son importance politique depuis le Moyen-âge n'a eu de cesse de marquer notre inconscient collectif au point qu'aujourd'hui encore, lorsqu'un sénateur (Matteo Labuzzi, février dernier) veut interdire l'accès des troupeaux arabes au territoire au nom de l'anti-terrorisme, une levée de bouclier transclasse et transreligieuse vient protéger les coutumes millénaires qui ont évité, par le passé, bien des conflits.
En effet, le premier acte d'autorisation des bergers berbères à venir hiverner le long des côtes de Nazalie date de 1349, il a été rédigé par le conseil des édiles de Duzzo, alors cité prospère de marchands chrétiens défendus par le Saint-Empire contre les raids mahométans. Ces troupeaux médiévaux venus de l'Entroterra provenaient majoritairement des actuels territoires nazaliens, mais certains déjà de plus loin et principalement des montagnes intérieures. Certains siècles, de plus, au hasard du climat, les hivers en altitude étaient plus rigoureux qu'aujourd'hui.
Même sous la période fasciste et même durant la guerre, le droit des bergers de l'intérieur de venir profiter des côtes méridionales de la Nazalie a été maintenu, au nom d'un respect immémorial dû entre les éleveurs, et à l'égard de ces éleveurs de l'intérieur appelés, maintenant sans connotation péjorative, les "Fanaticci" pour dire qu'ils refusaient la Civilisation bien que certains étaient de véritables chrétiens.
A partir de 1970, la Nazalie s'est rendue compte que les effectifs de bergers et troupeaux d'avant-guerre ne seraient pas rattrapables, et à mesure que la population croissait cela ne profitait pas proportionnellement à la branche. On ignorait néanmoins la saignée qui advenue dès les années 80 alors que depuis ces cinquante ans, 7 bergers sur 10 ont disparu et avec eux des centaines de milliers de bêtes. Les Nazaliens ont pris l'habitude de manger du porc, importé d'Ardogne ou du Ponant, du veau d'Arovaquie ou même... du mouton de Nayoque. Mais surtout, c'est un mode de vie que les jeunes n'ont pas voulu renouveler, qui a provoqué cette transformation, davantage que le jeu impassible du marché.
En 1945, avant la guerre, on comptait en hivernage dans le Raggiadi (entre Lebira et Duzzo), 7 troupeaux nazaliens pour 3 troupeaux étrangers (venus de l'Ouest, de l'intérieur). Un demi-siècle après, ce sont 8 troupeaux étrangers pour 2 troupeaux nazaliens qui se disputent les adjudications de terrains autour des périphéries des cités, ou dans les villages ayant troqué beaucoup de pâture au profit de la production de céréales.
Venus d'Algarbe ponancienne, de plus en plus de troupeaux traversent le delta et ses îles pour remonter toujours plus haut en Nazalie, lorsque l'été arrive et qu'il fait trop chaud chez eux. Se heurtant au mode de vie développé des habitants, cela crée parfois des tensions, comme la rixe survenue en 2028 entre ces troupeaux "ponanciens" et un agriculteur de Santa-Luciana-di-Bulaurobo qui voyait ses prés de fauche occupés.
Nul ne sait comment la profession évoluera et combien de temps mettra-t'elle encore à mourir. Les conventions qui lient la Nazalie à ses partenaires internationaux l'empêchent de mettre en place le protectionnisme qui, selon certains, pourrait peut-être aider à la consommation de viande et de produits laitiers locaux. En mars dernier, encore, le propriétaire de la multinationale agro-alimentaire Paste Minghetti, Lazzaro Gino Converti, déclarait à la presse qu'il n'avait pas peur de délocaliser si l'Etat venait à vouloir "frauder le marché légitime de l'offre".
"Il ne faut pas dire que les producteurs nazaliens ou montalvéens sont dans la merde parce-que nous, les méchants entrepreneurs, refusons de leur acheter leurs marchandises pour nos chaines de transformation. S'il y a des métiers qui souffrent et disparaissent, c'est la faute de leur in-adaptabilité au monde moderne. Si l’État veut y faire quelque chose, il n'a qu'à les payer lui-même, mais qu'il ne vienne pas nous dire ce que nous, nous devons faire de notre argent." avait déclaré l'héritier.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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12/12/2030[/center]
Berger : profession complexe en dés-équilibre
[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/24/160824080514335411.png[/img]
Cristian Abaggio, berger en hivernage près de Lebira
Il y a toujours eu des bergers en Nazalie. On se souvient des textes antiques qui font mention des déchirements intellectuels au 4ème siècle avant J-C, entre les habitants faisant importer des bêtes du Moyen-Orient, et d'autres d'Algarbe du Sud, pour améliorer des troupeaux déjà utiles à la cité de Cartagina tout en étant en désaccord sur les qualités d'une bonne brebis.
Il y a encore deux siècles, l'économie du mouton était centrale dans le pays, et son importance politique depuis le Moyen-âge n'a eu de cesse de marquer notre inconscient collectif au point qu'aujourd'hui encore, lorsqu'un sénateur (Matteo Labuzzi, février dernier) veut interdire l'accès des troupeaux arabes au territoire au nom de l'anti-terrorisme, une levée de bouclier transclasse et transreligieuse vient protéger les coutumes millénaires qui ont évité, par le passé, bien des conflits.
En effet, le premier acte d'autorisation des bergers berbères à venir hiverner le long des côtes de Nazalie date de 1349, il a été rédigé par le conseil des édiles de Duzzo, alors cité prospère de marchands chrétiens défendus par le Saint-Empire contre les raids mahométans. Ces troupeaux médiévaux venus de l'Entroterra provenaient majoritairement des actuels territoires nazaliens, mais certains déjà de plus loin et principalement des montagnes intérieures. Certains siècles, de plus, au hasard du climat, les hivers en altitude étaient plus rigoureux qu'aujourd'hui.
Même sous la période fasciste et même durant la guerre, le droit des bergers de l'intérieur de venir profiter des côtes méridionales de la Nazalie a été maintenu, au nom d'un respect immémorial dû entre les éleveurs, et à l'égard de ces éleveurs de l'intérieur appelés, maintenant sans connotation péjorative, les "Fanaticci" pour dire qu'ils refusaient la Civilisation bien que certains étaient de véritables chrétiens.
A partir de 1970, la Nazalie s'est rendue compte que les effectifs de bergers et troupeaux d'avant-guerre ne seraient pas rattrapables, et à mesure que la population croissait cela ne profitait pas proportionnellement à la branche. On ignorait néanmoins la saignée qui advenue dès les années 80 alors que depuis ces cinquante ans, 7 bergers sur 10 ont disparu et avec eux des centaines de milliers de bêtes. Les Nazaliens ont pris l'habitude de manger du porc, importé d'Ardogne ou du Ponant, du veau d'Arovaquie ou même... du mouton de Nayoque. Mais surtout, c'est un mode de vie que les jeunes n'ont pas voulu renouveler, qui a provoqué cette transformation, davantage que le jeu impassible du marché.
En 1945, avant la guerre, on comptait en hivernage dans le Raggiadi (entre Lebira et Duzzo), 7 troupeaux nazaliens pour 3 troupeaux étrangers (venus de l'Ouest, de l'intérieur). Un demi-siècle après, ce sont 8 troupeaux étrangers pour 2 troupeaux nazaliens qui se disputent les adjudications de terrains autour des périphéries des cités, ou dans les villages ayant troqué beaucoup de pâture au profit de la production de céréales.
Venus d'Algarbe ponancienne, de plus en plus de troupeaux traversent le delta et ses îles pour remonter toujours plus haut en Nazalie, lorsque l'été arrive et qu'il fait trop chaud chez eux. Se heurtant au mode de vie développé des habitants, cela crée parfois des tensions, comme la rixe survenue en 2028 entre ces troupeaux "ponanciens" et un agriculteur de Santa-Luciana-di-Bulaurobo qui voyait ses prés de fauche occupés.
Nul ne sait comment la profession évoluera et combien de temps mettra-t'elle encore à mourir. Les conventions qui lient la Nazalie à ses partenaires internationaux l'empêchent de mettre en place le protectionnisme qui, selon certains, pourrait peut-être aider à la consommation de viande et de produits laitiers locaux. En mars dernier, encore, le propriétaire de la multinationale agro-alimentaire Paste Minghetti, Lazzaro Gino Converti, déclarait à la presse qu'il n'avait pas peur de délocaliser si l'Etat venait à vouloir "frauder le marché légitime de l'offre".
"Il ne faut pas dire que les producteurs nazaliens ou montalvéens sont dans la merde parce-que nous, les méchants entrepreneurs, refusons de leur acheter leurs marchandises pour nos chaines de transformation. S'il y a des métiers qui souffrent et disparaissent, c'est la faute de leur in-adaptabilité au monde moderne. Si l’État veut y faire quelque chose, il n'a qu'à les payer lui-même, mais qu'il ne vienne pas nous dire ce que nous, nous devons faire de notre argent." avait déclaré l'héritier.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 18/12/2030[/center]
Attentat de Clisto : plusieurs gardes à vues
Un procureur dépêché par Cartagina en Alilée dès la fin de semaine dernière a annoncé ce matin que quatre garde à vues étaient en cours dont trois ont déjà dépassé les durées légales pour cause de soupçons appuyés.
Il n'a pas donné de détails sur le profil des suspects, sinon qu'ils ont tous été arrêtés dans la banlieue de Clisto, trois d'entre eux dans la cité défavorisée du nord de la ville.
Ettore Zografo, chef de la police municipale de Clisto, a confirmé ses propos de la semaine dernière : "plus les heures passent et plus l'enquête s'éloigne de la thèse religieuse" pour motiver l'attaque qui avait fait 24 morts il y a quinze jours.
Les réactions, du côté amarantins, ont été assez virulentes depuis quinze jours, et jeté le doute rapidement sur une cause religieuse. Eudoscio Rastapopolo, journaliste spécialisé des questions terroristes, a critiqué ceux qui voudraient rapprocher l'attaque de Clisto des problématiques propres à la Nazalie :
"L'Alilée ne se trouve pas du tout dans le champ d'action des groupes barbaresques terroristes, qui luttent en Nazalie pour l'obtention d'un accès à la mer, ou pour l'extension du domaine musulman. Ils n'ont pas les moyens, pour l'instant, de venir fomenter des actions dans les villes d'Alilée et a fortiori en Arovaquie. C'est leur accorder trop de pouvoir que de croire ça, et encourager une sorte de peur irrationnelle de ces groupes, qui peut même détourner du véritable ennemi : la corruption interne et l'armement de groupes mafieux bien de chez nous."
L'ancien compagnon de Nino-la-granda, Fillipo Stufafiglio, a laissé entendre dans la presse people cette semaine que le propriétaire du bar avait eu affaire à des plaintes de la part de concurrents, et à plusieurs menaces déjà en 2028.
Si une procession a eu lieu à Miliameni, à l'appel du Collectif Transaliléen contre l'Homophobie, les habitants de Clisto sont restés pudiques sur la question, par peur de se retrouver mêler à des histoires de mafias, ou gène vis-à-vis de la communauté homosexuelle. Le porte-parole du Collectif, Teodoro Scienofona, s'est montré résigné et décidé : "Nous savons qu'il y a très peu de chances pour que cette attaque aie eu un lien avec l'orientation amoureuse des personnes présentes ce soir-là ; il n'y a aucune raison d'avoir peur pour nous. C'est plutôt la région qui devrait avoir peur pour son image touristique auprès des Amarantins, qui vivent dans une société où on associe beaucoup plus rapidement ce genre de drames à une dimension politique et ici homophobe ; ils risquent de délaisser la région de Clisto et c'est idiot pour tout le monde, sans doute y compris les commanditaires des tueurs. Ceux-là sont des fils de porcs."
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 18/12/2030[/center]
Attentat de Clisto : plusieurs gardes à vues
Un procureur dépêché par Cartagina en Alilée dès la fin de semaine dernière a annoncé ce matin que quatre garde à vues étaient en cours dont trois ont déjà dépassé les durées légales pour cause de soupçons appuyés.
Il n'a pas donné de détails sur le profil des suspects, sinon qu'ils ont tous été arrêtés dans la banlieue de Clisto, trois d'entre eux dans la cité défavorisée du nord de la ville.
Ettore Zografo, chef de la police municipale de Clisto, a confirmé ses propos de la semaine dernière : "plus les heures passent et plus l'enquête s'éloigne de la thèse religieuse" pour motiver l'attaque qui avait fait 24 morts il y a quinze jours.
Les réactions, du côté amarantins, ont été assez virulentes depuis quinze jours, et jeté le doute rapidement sur une cause religieuse. Eudoscio Rastapopolo, journaliste spécialisé des questions terroristes, a critiqué ceux qui voudraient rapprocher l'attaque de Clisto des problématiques propres à la Nazalie :
"L'Alilée ne se trouve pas du tout dans le champ d'action des groupes barbaresques terroristes, qui luttent en Nazalie pour l'obtention d'un accès à la mer, ou pour l'extension du domaine musulman. Ils n'ont pas les moyens, pour l'instant, de venir fomenter des actions dans les villes d'Alilée et a fortiori en Arovaquie. C'est leur accorder trop de pouvoir que de croire ça, et encourager une sorte de peur irrationnelle de ces groupes, qui peut même détourner du véritable ennemi : la corruption interne et l'armement de groupes mafieux bien de chez nous."
L'ancien compagnon de Nino-la-granda, Fillipo Stufafiglio, a laissé entendre dans la presse people cette semaine que le propriétaire du bar avait eu affaire à des plaintes de la part de concurrents, et à plusieurs menaces déjà en 2028.
Si une procession a eu lieu à Miliameni, à l'appel du Collectif Transaliléen contre l'Homophobie, les habitants de Clisto sont restés pudiques sur la question, par peur de se retrouver mêler à des histoires de mafias, ou gène vis-à-vis de la communauté homosexuelle. Le porte-parole du Collectif, Teodoro Scienofona, s'est montré résigné et décidé : "Nous savons qu'il y a très peu de chances pour que cette attaque aie eu un lien avec l'orientation amoureuse des personnes présentes ce soir-là ; il n'y a aucune raison d'avoir peur pour nous. C'est plutôt la région qui devrait avoir peur pour son image touristique auprès des Amarantins, qui vivent dans une société où on associe beaucoup plus rapidement ce genre de drames à une dimension politique et ici homophobe ; ils risquent de délaisser la région de Clisto et c'est idiot pour tout le monde, sans doute y compris les commanditaires des tueurs. Ceux-là sont des fils de porcs."
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[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/12/2030[/center]
Zibbibo : le moteur de recherche 100% montalvéen
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/27/160827115344232298.gif[/img][/center]
Une interface basique, sans changements depuis 2012
Pour la plupart des internautes de Nazalie, d'Arovaquie et d'Alilée, Zibbibo ne s'explique même pas comme moteur de recherche ; Zibbibo se confond avec internet.
Pourtant, c'est bien un moteur de recherche, inclus aujourd'hui à une majorité d'explorateurs web, et proposé dans de très nombreuses offres de systèmes d'exploitation. Vieilli, mais si emblématique des débuts d'internet au moins régionalement, Zibbibo continue de séduire par son efficacité et surtout... son inefficacité à lutter contre les programmes anti-publicités. Voulu ?
Malgré ses courbatures et ses rhumatismes, le moteur de recherche continue d'être coté aux alentours d'un petit milliard, et il compose avec d'autres chaines diverses un des piliers de la fortune de la famille Lacoroso Ramani, dont les rênes sont passées l'année dernière à la jeune Mina, aînée d'une petite fratrie à la tête aujourd'hui d'un empire s'étendant de ce vieux moteur de recherche à la maison de luxe Taibi, et à la chaine d'hôtellerie Maida répartie tout autour du Bassin.
La crise des dernières années n'a rien arrangé au positionnement de Zibbibo, entre avis d'expulsion du territoire, baisse de fréquentation, ou encore inévitable vieillissement face à des initiatives plus modernes et plus performantes. Le moteur de recherche nazalien peut encore compter sur une nouvelle équipe, placée à la tête du département par Mina Lacoroso elle-même, dont l'objectif est de garder son cœur de clientèle composée de l'internaute lambda, tout en présentant des avantages qui le ferait revenir sur les ordinateurs de surfeurs plus aguerris.
Pour certains emblème de l'internet des années 2010, pour d'autres compagnon journalier indépassable, Zibbibo conserve un positionnement mondial qui tend à être renouvelé ou assuré dans les années à venir. Plébiscité autour du Bassin et dans le monde arabe, il ne s'impose que difficilement en Dytolie du Nord et du Nord-Est, ainsi qu'en extrême-Orient pour des raisons d'alphabet. Zibbibo reste essentiellement efficace dans les recherches en italien, en anglais, en français et en arabe, mais semble dépassé d'en d'autres langues. Faute de promotion et d'image aussi forte chez ses concurrents, la troisième jambe de la famille Lacoroso Ramani continuera de marcher encore longtemps, même boiteuse.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/12/2030[/center]
Zibbibo : le moteur de recherche 100% montalvéen
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/27/160827115344232298.gif[/img][/center]
Une interface basique, sans changements depuis 2012
Pour la plupart des internautes de Nazalie, d'Arovaquie et d'Alilée, Zibbibo ne s'explique même pas comme moteur de recherche ; Zibbibo se confond avec internet.
Pourtant, c'est bien un moteur de recherche, inclus aujourd'hui à une majorité d'explorateurs web, et proposé dans de très nombreuses offres de systèmes d'exploitation. Vieilli, mais si emblématique des débuts d'internet au moins régionalement, Zibbibo continue de séduire par son efficacité et surtout... son inefficacité à lutter contre les programmes anti-publicités. Voulu ?
Malgré ses courbatures et ses rhumatismes, le moteur de recherche continue d'être coté aux alentours d'un petit milliard, et il compose avec d'autres chaines diverses un des piliers de la fortune de la famille Lacoroso Ramani, dont les rênes sont passées l'année dernière à la jeune Mina, aînée d'une petite fratrie à la tête aujourd'hui d'un empire s'étendant de ce vieux moteur de recherche à la maison de luxe Taibi, et à la chaine d'hôtellerie Maida répartie tout autour du Bassin.
La crise des dernières années n'a rien arrangé au positionnement de Zibbibo, entre avis d'expulsion du territoire, baisse de fréquentation, ou encore inévitable vieillissement face à des initiatives plus modernes et plus performantes. Le moteur de recherche nazalien peut encore compter sur une nouvelle équipe, placée à la tête du département par Mina Lacoroso elle-même, dont l'objectif est de garder son cœur de clientèle composée de l'internaute lambda, tout en présentant des avantages qui le ferait revenir sur les ordinateurs de surfeurs plus aguerris.
Pour certains emblème de l'internet des années 2010, pour d'autres compagnon journalier indépassable, Zibbibo conserve un positionnement mondial qui tend à être renouvelé ou assuré dans les années à venir. Plébiscité autour du Bassin et dans le monde arabe, il ne s'impose que difficilement en Dytolie du Nord et du Nord-Est, ainsi qu'en extrême-Orient pour des raisons d'alphabet. Zibbibo reste essentiellement efficace dans les recherches en italien, en anglais, en français et en arabe, mais semble dépassé d'en d'autres langues. Faute de promotion et d'image aussi forte chez ses concurrents, la troisième jambe de la famille Lacoroso Ramani continuera de marcher encore longtemps, même boiteuse.
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Arios
24/12/2030
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Nouvelles grèves aux chantiers de Suresisca
"Nous ne lâcherons rien !" a déclaré le porte-parole du Syndicat Arovaque des Travailleurs (SAL), Zaltano Gerdicio, en prévision de cette nouvelle semaine où la plaine industrielle de Suresisca risque d'être fortement perturbée par les grèves.
Des grèves quelques peu difficiles à comprendre, quand on sait qu'à l'issue des trois semaines d'arrêt de travail consécutives au printemps dernier, les ouvriers des chantiers avaient obtenu, grâce à un accord entre armateurs et gouvernement général, une prime d'été conséquente bien qu’exceptionnelle.
Semblant réclamer son renouvellement pour l'année prochaine, les travailleurs s'y prennent un peu tôt, ce qui fait dire à Gioanina Medevicio, spécialiste de l'histoire sociale de Suresisca, que les mouvements pourraient être motivés par des tensions propres aux instance de gouvernance industrielles et être insufflées par les syndicats sur le dos des travailleurs pour des motifs personnels, sans y voir forcément la patte d'un armateur concurrent.
Durant le mouvement, programmé pour lundi et mardi mais qui s'étendra très probablement sur au moins une semaine, les travailleurs non syndiqués sont invités à ne pas tenter de forcer les barrages. Lors des événements de mars dernier, 17 personnes avaient été grièvement blessées et un homme avait trouvé la mort. Une vingtaine de personnes avait été licenciée avant de devoir être réintégrée sur pression des syndicats.
Les mouvements mettent en péril une reprise économique concurrentielle efficace des chantiers navals de Suresisca, qui doit faire face à la menace de captation du marché par des structures d'extrême-Orient, ou même d'autres pays du Bassin. Les plus grands de la Ligue de Montalvo, ils ont en cale sèche déjà deux super-containers en montage, et un navire de croisière commandé par une firme ponantienne dans la cale immergée principale. Les retards se jaugent déjà à dix semaines sur le calendrier initial prévu, et les armateurs concernés pourraient être incités à délocaliser si le climat du travail ne s'apaise pas en Arovaquie.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Nouvelles grèves aux chantiers de Suresisca
"Nous ne lâcherons rien !" a déclaré le porte-parole du Syndicat Arovaque des Travailleurs (SAL), Zaltano Gerdicio, en prévision de cette nouvelle semaine où la plaine industrielle de Suresisca risque d'être fortement perturbée par les grèves.
Des grèves quelques peu difficiles à comprendre, quand on sait qu'à l'issue des trois semaines d'arrêt de travail consécutives au printemps dernier, les ouvriers des chantiers avaient obtenu, grâce à un accord entre armateurs et gouvernement général, une prime d'été conséquente bien qu’exceptionnelle.
Semblant réclamer son renouvellement pour l'année prochaine, les travailleurs s'y prennent un peu tôt, ce qui fait dire à Gioanina Medevicio, spécialiste de l'histoire sociale de Suresisca, que les mouvements pourraient être motivés par des tensions propres aux instance de gouvernance industrielles et être insufflées par les syndicats sur le dos des travailleurs pour des motifs personnels, sans y voir forcément la patte d'un armateur concurrent.
Durant le mouvement, programmé pour lundi et mardi mais qui s'étendra très probablement sur au moins une semaine, les travailleurs non syndiqués sont invités à ne pas tenter de forcer les barrages. Lors des événements de mars dernier, 17 personnes avaient été grièvement blessées et un homme avait trouvé la mort. Une vingtaine de personnes avait été licenciée avant de devoir être réintégrée sur pression des syndicats.
Les mouvements mettent en péril une reprise économique concurrentielle efficace des chantiers navals de Suresisca, qui doit faire face à la menace de captation du marché par des structures d'extrême-Orient, ou même d'autres pays du Bassin. Les plus grands de la Ligue de Montalvo, ils ont en cale sèche déjà deux super-containers en montage, et un navire de croisière commandé par une firme ponantienne dans la cale immergée principale. Les retards se jaugent déjà à dix semaines sur le calendrier initial prévu, et les armateurs concernés pourraient être incités à délocaliser si le climat du travail ne s'apaise pas en Arovaquie.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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03/01/2031[/center]
La maison de Saint-Augustin deviendra-t'elle un gîte ?
[center][img]http://www.evangelicaloutreach.org/images/augustine.jpg[/img][/center]
Un des plus grands Saints du christianisme, né près de Cartagina au Vème siècle
La maison est située à Socarra, sur la route entre Cartagina et le Valsolaba où s'étend la plus grande région à vignes du pays.
Si les panneaux rouillés des années 2000 n'indiquaient pas la particularité de la maison, on pourrait la confondre avec un énième abri de chevrier. Pourtant, selon la légende, c'est ici que serait né, en 420 dans la province impériale d'Algarbe, l'un des plus célèbres et influent Saint de l'histoire du Christianisme et de l'Occident, qui lui doit dit-on la digestion de l'œuvre platonicienne...
Dans une région gagnée par la périurbanisation d'une part, et la conquête des sols pour la production de vins, le cadre tend à changer et la terre vaut cher, si cher que les propriétaires de la parcelle où se trouve la demeure, que le mythe a permis de restaurer et d'agrandir avec les âges, s'apprêteraient à vendre à une chaîne immobilière intéressée pour transformer la maison en gîte thématique. Au grand dam de l'Eglise catholique.
Si les historiens n'ont pu, au mieux, que dénigrer l'hypothèse que c'est bien ici que serait né le Saint, dont le tombeau se trouve en Dytolie, la légende est tenace et remonte au moins au XIIème siècle, dans les écrits du moine britonnien Dalabus qui parcourant la Nazalie arabe décrit précisément une bâtisse vénérée par les indigènes pagano-musulmans pour avoir accueilli un personnage au nom identique que la transcription latinisée du nom désignant le Saint en Arabe.
C'est sur ces écrits authentifiés que se base le marchand Giuseppe Calasco di Merare, cinq siècles plus tard, pour localiser la maison et l'acheter. Passant de familles en familles comme une relique non reconnue, tantôt habitée, louée en métairie, aménagée en hôtel particulier pour la noblesse bourgeoise, elle arrive dans les mains d'une famille de riches terrassiers, les Faraglini, sont les branches sont tombées dans la précarité.
Une pétition sur Internet a déjà recueilli 15 000 signatures de toute la Ligue de Montalvo pour que l'Etat se porte acquéreur de la Maison, et à l'image d'autres sites déjà protégés il soit en mesure d'en limiter l'usage possible. D'autres voudraient que le cas de la maison de Saint-Augustin soit l'occasion de créer une véritable Loi de défense du patrimoine culturel, mais la situation financière restant précaire il y a peu de chances que leurs doléances aboutissent sous cette législature ou sous une autre.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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03/01/2031[/center]
La maison de Saint-Augustin deviendra-t'elle un gîte ?
[center][img]http://www.evangelicaloutreach.org/images/augustine.jpg[/img][/center]
Un des plus grands Saints du christianisme, né près de Cartagina au Vème siècle
La maison est située à Socarra, sur la route entre Cartagina et le Valsolaba où s'étend la plus grande région à vignes du pays.
Si les panneaux rouillés des années 2000 n'indiquaient pas la particularité de la maison, on pourrait la confondre avec un énième abri de chevrier. Pourtant, selon la légende, c'est ici que serait né, en 420 dans la province impériale d'Algarbe, l'un des plus célèbres et influent Saint de l'histoire du Christianisme et de l'Occident, qui lui doit dit-on la digestion de l'œuvre platonicienne...
Dans une région gagnée par la périurbanisation d'une part, et la conquête des sols pour la production de vins, le cadre tend à changer et la terre vaut cher, si cher que les propriétaires de la parcelle où se trouve la demeure, que le mythe a permis de restaurer et d'agrandir avec les âges, s'apprêteraient à vendre à une chaîne immobilière intéressée pour transformer la maison en gîte thématique. Au grand dam de l'Eglise catholique.
Si les historiens n'ont pu, au mieux, que dénigrer l'hypothèse que c'est bien ici que serait né le Saint, dont le tombeau se trouve en Dytolie, la légende est tenace et remonte au moins au XIIème siècle, dans les écrits du moine britonnien Dalabus qui parcourant la Nazalie arabe décrit précisément une bâtisse vénérée par les indigènes pagano-musulmans pour avoir accueilli un personnage au nom identique que la transcription latinisée du nom désignant le Saint en Arabe.
C'est sur ces écrits authentifiés que se base le marchand Giuseppe Calasco di Merare, cinq siècles plus tard, pour localiser la maison et l'acheter. Passant de familles en familles comme une relique non reconnue, tantôt habitée, louée en métairie, aménagée en hôtel particulier pour la noblesse bourgeoise, elle arrive dans les mains d'une famille de riches terrassiers, les Faraglini, sont les branches sont tombées dans la précarité.
Une pétition sur Internet a déjà recueilli 15 000 signatures de toute la Ligue de Montalvo pour que l'Etat se porte acquéreur de la Maison, et à l'image d'autres sites déjà protégés il soit en mesure d'en limiter l'usage possible. D'autres voudraient que le cas de la maison de Saint-Augustin soit l'occasion de créer une véritable Loi de défense du patrimoine culturel, mais la situation financière restant précaire il y a peu de chances que leurs doléances aboutissent sous cette législature ou sous une autre.
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Arios
Il pane rosso
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Pane, pace, libertà per tutti - 12/01/2031
Une diplomatie amorphe, signe d'un pouvoir impuissant
Depuis plusieurs mois, la diplomatie mondiale reprend de la force, les échanges se multiplient et les rencontres sont là pour les confirmer ou les engager. Les chancelleries reprennent des couleurs, et seule reste à la traine de ce mouvement la diplomatie de la Ligue de Montalvo, qui ne contacte personne et n'est contactée par personne.
Le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, demeure en son palais civil, reçoit les représentants d'entreprises étrangères et les fonctionnaires lui faisant leurs rapports sur le redémarrage de l'économie, et n'aurait pas le temps dit-on de recevoir les chefs d’État, les premiers ministres, les diplomates étrangers, tant "la tâche du redressement économique est primordiale".
Pourtant, on aurait du mal à croire en cette excuse, car si l’État capitaliste se préoccupe de l'économie c'est avant tout par fidélité aux grandes familles dont la fortune en dépend, plutôt que dévotion envers une population historiquement et organiquement méprisée par nos institutions et notre histoire. N'oublions pas de rappeler toujours qu'elles trouvent leurs sources dans le fascisme, c'est à dire la violence de la bêtise au service de l'intelligence du capitalisme, de la négation de la valeur humaine - un pessimisme social-darwiniste.
Alors que les lois encadrant le monde du travail, quand il n'est pas clandestin, continuent de dater de nombreuses décennies en arrière, les travailleurs au Montalvo sont sous-payés et sur-exploités - mais au moins, dira-t'on, ont-ils la chance d'avoir du travail.
Ce billet pour dire assez simplement que si la diplomatie du Montalvo est amorphe, ne veut réagir à pas grand chose des sujets touchant jusqu'à nos plus proches voisins, c'est avant tout la traduction de l'impuissance de l’État ; celui-là hostile à toute considération universelle abandonna jusqu'à son attachement à la nation et à ceux qui la composent, pour ne se préoccuper que de la santé économique des grandes familles qui, dira-t'il pour se défendre, créent la richesse et l'emploi pour les autres. En somme, pour aider les pauvres, il faut aider les riches.
Si elle voulait trouver un peu plus de cohérence à son existence, la diplomatie montalvéenne devrait inviter directement les représentants d'entreprises plutôt que de prétendre encore être une interface de dialogue avec les États étrangers.
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Pane, pace, libertà per tutti - 12/01/2031
Une diplomatie amorphe, signe d'un pouvoir impuissant
Depuis plusieurs mois, la diplomatie mondiale reprend de la force, les échanges se multiplient et les rencontres sont là pour les confirmer ou les engager. Les chancelleries reprennent des couleurs, et seule reste à la traine de ce mouvement la diplomatie de la Ligue de Montalvo, qui ne contacte personne et n'est contactée par personne.
Le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, demeure en son palais civil, reçoit les représentants d'entreprises étrangères et les fonctionnaires lui faisant leurs rapports sur le redémarrage de l'économie, et n'aurait pas le temps dit-on de recevoir les chefs d’État, les premiers ministres, les diplomates étrangers, tant "la tâche du redressement économique est primordiale".
Pourtant, on aurait du mal à croire en cette excuse, car si l’État capitaliste se préoccupe de l'économie c'est avant tout par fidélité aux grandes familles dont la fortune en dépend, plutôt que dévotion envers une population historiquement et organiquement méprisée par nos institutions et notre histoire. N'oublions pas de rappeler toujours qu'elles trouvent leurs sources dans le fascisme, c'est à dire la violence de la bêtise au service de l'intelligence du capitalisme, de la négation de la valeur humaine - un pessimisme social-darwiniste.
Alors que les lois encadrant le monde du travail, quand il n'est pas clandestin, continuent de dater de nombreuses décennies en arrière, les travailleurs au Montalvo sont sous-payés et sur-exploités - mais au moins, dira-t'on, ont-ils la chance d'avoir du travail.
Ce billet pour dire assez simplement que si la diplomatie du Montalvo est amorphe, ne veut réagir à pas grand chose des sujets touchant jusqu'à nos plus proches voisins, c'est avant tout la traduction de l'impuissance de l’État ; celui-là hostile à toute considération universelle abandonna jusqu'à son attachement à la nation et à ceux qui la composent, pour ne se préoccuper que de la santé économique des grandes familles qui, dira-t'il pour se défendre, créent la richesse et l'emploi pour les autres. En somme, pour aider les pauvres, il faut aider les riches.
Si elle voulait trouver un peu plus de cohérence à son existence, la diplomatie montalvéenne devrait inviter directement les représentants d'entreprises plutôt que de prétendre encore être une interface de dialogue avec les États étrangers.
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Arios
12/01/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Zibbibo choisit Camenisco pour ses futurs serveurs
[img]http://www.vacancescroatie.net/images/slike_gradovi/Krapina.jpg[/img]
La ville de Camenisco, au charme tout haut-arovaque, a été choisi par le moteur de recherche Zibbibo pour accueillir un magnifique chantier de 200 hectares, où seront stockés sur quatre étages les principaux serveurs de stockage de Zibbibo-Dytolie, à destination de tout le continent.
Aménagé à partir d'avril prochain sur une friche industrielle datant de l'ère du textile dans la cité orientale d'Arovaquie, cette nouvelle ferme à serveurs de la firme championne de l'Internet permettra une amélioration du traitement des données pour les utilisateurs du continent, qui gagneront de précieux centièmes de secondes sur leurs activités en ligne. Surtout, le centre chargé à terme de gérer les données de la Dytolie, d'une partie du Marquaz et de la Natolique, permettra à Zibbibo 4 (la future version du moteur de recherche) de respecter ses promesses d'innovation, d'ergonomie et de gestion multimédia plus efficace sans pertes de vitesse.
La Municipalité a annoncé sur son fil d'actualités en ligne que l'accueil du chantier mais aussi du centre terminé soutiendra l'emploi, alors que la propriétaire elle-même du moteur de recherche, Mina Lacoroso Ramani, annonçait la semaine dernière que Zibbibo investira dans une école de formation de cadres et programmateurs locaux là où elle jettera son dévolu pour s'installer.
La voisine de Camenisco, Gorniglie, mais aussi d'autres villes en Alilée, ne cachent pas leur déception à l'annonce de ce choix. Si les militants anticapitalistes d'Arovaquie, non sans liens avec la mouvance slavophile, ont annoncé leur volonté de manifester contre l'installation du géant d'Internet, le Président de la Province Giuliano Verdogliaco s'est lui aussi "félicité" de cette coopération inter-provinciale qui devrait participer du développement technologique de la Province, légèrement en retard sur la Nazalie d'où nous vient Zibbibo, fierté du Montalvo.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Zibbibo choisit Camenisco pour ses futurs serveurs
[img]http://www.vacancescroatie.net/images/slike_gradovi/Krapina.jpg[/img]
La ville de Camenisco, au charme tout haut-arovaque, a été choisi par le moteur de recherche Zibbibo pour accueillir un magnifique chantier de 200 hectares, où seront stockés sur quatre étages les principaux serveurs de stockage de Zibbibo-Dytolie, à destination de tout le continent.
Aménagé à partir d'avril prochain sur une friche industrielle datant de l'ère du textile dans la cité orientale d'Arovaquie, cette nouvelle ferme à serveurs de la firme championne de l'Internet permettra une amélioration du traitement des données pour les utilisateurs du continent, qui gagneront de précieux centièmes de secondes sur leurs activités en ligne. Surtout, le centre chargé à terme de gérer les données de la Dytolie, d'une partie du Marquaz et de la Natolique, permettra à Zibbibo 4 (la future version du moteur de recherche) de respecter ses promesses d'innovation, d'ergonomie et de gestion multimédia plus efficace sans pertes de vitesse.
La Municipalité a annoncé sur son fil d'actualités en ligne que l'accueil du chantier mais aussi du centre terminé soutiendra l'emploi, alors que la propriétaire elle-même du moteur de recherche, Mina Lacoroso Ramani, annonçait la semaine dernière que Zibbibo investira dans une école de formation de cadres et programmateurs locaux là où elle jettera son dévolu pour s'installer.
La voisine de Camenisco, Gorniglie, mais aussi d'autres villes en Alilée, ne cachent pas leur déception à l'annonce de ce choix. Si les militants anticapitalistes d'Arovaquie, non sans liens avec la mouvance slavophile, ont annoncé leur volonté de manifester contre l'installation du géant d'Internet, le Président de la Province Giuliano Verdogliaco s'est lui aussi "félicité" de cette coopération inter-provinciale qui devrait participer du développement technologique de la Province, légèrement en retard sur la Nazalie d'où nous vient Zibbibo, fierté du Montalvo.