Culture, nature et société alamienne

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luc57

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Culture & Société : Les chrétiens du désert

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Les déserts ne recèlent pas seulement de trésors perdus et de richesses oubliées. Des hommes y vivent, et pas seulement des Garamantènes. Hors de leur territoire, le désert continue et est habité par des Alamiens, musulmans, mais aussi chrétiens. Les chrétiens, en Alamut, ne sont que quelque… 1% en Alamut, et même moins. Persécutés par l’islam depuis des siècles, ils n’ont eu reconnaissance et paix que depuis l’ère de Charaman Ben-Garsiv, il y a cinq décennies. C’est alors que tous les chrétiens se sont rassemblés en deux zones distinctes : dans le Nord, non loin de Jafar, région historique où sont arrivés les missionnaires chrétiens almérans, mais aussi dans le Sud, à la frontière du désert. Pourquoi un tel emplacement ? L’histoire explique facilement cette répartition géographique : au Moyen Âge, les Garamantènes multipliaient les raids contre les grands centres urbains alamiens. Le Sultan Mahmoud IV, dit « le Moujahid », réunit alors les représentants les chrétiens, quelques trente mille à l’époque, et fit un pacte avec eux : les chrétiens obtiendront la paix et la reconnaissance par le Sultanat à condition qu’ils s’installent à la frontière du désert afin de « tampon » entre les Alamiens et les pillards du désert. Ce pacte fut accepté, et ces chrétiens, appelés « Karmouz », devinrent un peuple de féroce guerriers. Ils furent trahis par le fils de Mahmoud IV quelques décennies plus tard.

Cet emplacement géographique et cette situation ont fait naître un domaine culturel très intéressant : en effet, ces chrétiens vivaient dans la peur perpétuelle d’une attaque des Garamantènes. Ainsi, les monastères, églises et villages qu’ils construisaient (ils étaient interdits de se regrouper à plus de deux mille au même endroit) étaient fortifiés. De beaux exemples sur les photos plus haut. Aujourd’hui, la communauté Karmouz n’a pas bougé, à la seule différence que sa plus grande ville, Ozman, est composé de 8000 personnes, dont 7500 chrétiens, qui vivent en harmonie tant avec les Alamiens musulmans qu’avec les Garamantènes païens. Les églises et monastères fortifiés n’ont plus de réelle utilité militaire : trop faciles à détruire à coup de lances roquettes et de toute manière dépourvus de richesses, ils ne sont plus que parts de la culture locale, appréciés des touristes des monarchies chrétiennes du Nord. En dessous de ces monastères d’ailleurs, des tunnels existent encore, anciens échappatoires pour les chrétiens en fuite, anciennes cachettes pour les armes, nouvelles attractions touristiques. Les chrétiens du désert sont depuis peu les sujets de beaucoup de thèses dans les universités de Shariz et de Jafar notamment. Leur histoire fascine et fascinera encore longtemps l’imaginaire de nombreuses personnes.
luc57

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Société & Nature : Le pavot, richesse ou boulet au pied ?

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Nous parlons ici du papaver somniferum, c’est-à-dire du pavot à opium, le plus controversé, celui qui cause une quantité de soucis phénoménale. La raison en est simple : cette plante ne produit pas seulement de jolis pétales embellissant un jardin, non, ce serait trop facile. Le pavot somnifère, c’est son nom scientifique non-latinisé, contient de la codéine et de la morphine, et est connu pour ses effets analgésiques et selon certains, thérapeutiques. En Alamut, c’est une variété du « pavot d’Orient » qui est cultivée. Officiellement, elle ne pose pas de problèmes : esthétique et alimentation (car les graines se mangent sans qu’il n’y ait d’effets néfastes sur l’organisme). Officieusement, c’est plus difficile. Des organisations classées terroristes comme « Al Imalhi » sont fortement soupçonnées de cultiver du pavot en secret et de le vendre, sous forme d’héroïne, afin d’engranger une énorme quantité d’argent, car le moins qu’on puisse dire, sur l’héroïne, c’est que ça se vend à des prix effarants. Le gramme d’héroïne brune avoisine les 50$RAK, imaginons combien cela rapporte de vendre ne serait-ce qu’une petite tonne d’héroïne, d’autant plus que l’héroïne pure, qui tourne autour des 70/80 $RAK/g, peut aussi se faire en Alamut. Bien que le gouvernement interdise officiellement ces cultures, il est évident que des champs « souterrains » (on parle là de leur rapport à la légalité, et non de leur situation géographique, bien sûr) existent.

Au XIXe siècle, lorsque la valeur « médicinale » du pavot a été découverte, la culture de cette plante a connu une expansion incroyable dans tout le pays. L’Occident venait se servir, non pas comme dans un pays lambda de l’Orient, mais surtout pour la qualité du pavot alamien. En effet, celui-ci a la qualité extraordinaire d’être beaucoup plus sec que les autres, rendant la conversion en… drogue, plus facile. Au cours du XXe siècle, les mouvements nationalistes alamiens, prenant conscience de l’identité commune du pays plus que jamais, ont cherché à élaguer tous les éléments perturbateurs : la production de drogue en était. Elle a alors connu une période de chute, tant au niveau productif que symbolique. Le pavot était moins produit, et moins considéré par la population. Le régime de Charaman Ben-Garsiv condamnait sévèrement, voire par la mort, les producteurs de pavot à usage non-homologué. Sur la fin de son règne et les règnes suivants, la donne changea considérablement : un libéralisme plus fort contribua à lever la tutelle de l’état sur un bon nombre d’activités, à commencer par les activités illégales qui furent plus ou moins autorisées à condition qu’elles contribuent à l’amélioration du niveau de vie des Alamiens.
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