Rencontre Roy. du Maok - Fepuvi à Izigor
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Soiouz
[quote="Soiouz"][justify]Après la délégation de l'Oustrie, c'était celle du Maok qui était maintenant attendue à l'Aéroport International du Peuple d'Izigor - Laïko Vatazy. La Ministre Fédérale des Affaires Étrangères, Elvira Kio Pañetuva, et la Représentante Fédérale des Peuples Vicaskarans, Tania Rukema, étaient de nouveau là au rendez-vous. Ce n'était pas une première fois que le pays socialiste s'intéressait à des relations avec des royaumes, le Thorval et le Kaiyuan étant des exemples qui venaient tout de suite à l'esprit. Les autorités fédérales espéraient le même genre de relations avec ce qui était sûrement le pays le plus dynamique du Zanyane. La Fepuvi avait peu de relations avec des peuples et nations de ce continent et c'était l'occasion rêvée pour pouvoir dire que le pays entretenait des relations sur tous les continents du monde.
Le temps encore une fois était beau mais frais. Des nuages s'accumulaient à l'horizon et chaque izigorien savait que la pluie n'allait pas tarder à arriver. "Ce soir ou demain, sûrement" pensa Elvira Kio Pañetuva, en attendant que l'avion finisse ses manœuvres d'atterrissage.
Les représentants zanyanais sortirent de l'appareil décorés aux couleurs maokiennes. Tania Rukema s'avança vers eux avec le sourire et leur dit des paroles convenues mais sincères.
"Je vous souhaite la bienvenue en Fédération des Peuples Vicaskarans. Nous espérons que cette rencontre permettra un premier lien franc et cordial entre la Fepuvi et le continent Zanyanais.".
Les deux délégations écoutèrent leurs hymnes respectifs avant d'être conduits vers les Nuztia grises officielles qui les amèneraient au Palais de la Révolution où aurait lieu la rencontre. Une fois bien arrivés à destination et confortablement installés, Tania Rukema prit la parole.
"Avant de commencer officiellement cette rencontre, souhaitez-vous un rafraîchissement ?"[/justify]
Le temps encore une fois était beau mais frais. Des nuages s'accumulaient à l'horizon et chaque izigorien savait que la pluie n'allait pas tarder à arriver. "Ce soir ou demain, sûrement" pensa Elvira Kio Pañetuva, en attendant que l'avion finisse ses manœuvres d'atterrissage.
Les représentants zanyanais sortirent de l'appareil décorés aux couleurs maokiennes. Tania Rukema s'avança vers eux avec le sourire et leur dit des paroles convenues mais sincères.
"Je vous souhaite la bienvenue en Fédération des Peuples Vicaskarans. Nous espérons que cette rencontre permettra un premier lien franc et cordial entre la Fepuvi et le continent Zanyanais.".
Les deux délégations écoutèrent leurs hymnes respectifs avant d'être conduits vers les Nuztia grises officielles qui les amèneraient au Palais de la Révolution où aurait lieu la rencontre. Une fois bien arrivés à destination et confortablement installés, Tania Rukema prit la parole.
"Avant de commencer officiellement cette rencontre, souhaitez-vous un rafraîchissement ?"[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
[right]15 Août 2030, Izigor.[/right]
Longtemps, le Maok avait paru être ignoré des régimes socialistes, exception faite de la Tchoconalie toute proche, pour une raison que les maokoriens eux-mêmes avaient du mal à cerner, encore même maintenant. Mais après la rencontre avec la F.R.O.P.T., un verrou avait paru sauter, et les rencontres s'étaient multipliées : avec l'Oustrie, avec la Rostovie... et maintenant avec la Fepuvi. Seul le Kirep restait « hors du champ », pour des raisons bien compréhensible, mais ce n'était pas un détail auquel Malinia avait envie de se pencher alors que son avion atterrissait à Izigor. Au contraire, elle préférait, et de beaucoup, s'attarder sur le côté plaisant de voir le Maok enfin dignement lié au camp socialiste, évitant ainsi les accusations possibles, voir, pire encore, la réalité possible, d'une « attraction vers le capitalisme ». Le Maok ne souhaitait ni devenir communiste, ni devenir capitaliste, et le fait d'avoir des relations équilibrées avec les deux blocs permettrait de garder la situation en état, ce qui rehaussait encore l'intérêt, bien réel par lui-même, de cette rencontre avec la Fepuvi.
Alors qu'elle descendait de l'avion, et contemplait un instant le paysage avant de se mettre en route vers la délégation qui l'attendait, Malinia ne manqua pas de penser à ces autres atouts. Non seulement il était toujours bon de sécurisé les relations avec les pays où des maokoriens circulaient, ce qui était le cas des membres de l'association Isidore de Séville, mais encore cela faisait un lien supplémentaire au Vicaskaran... sans oublier tout ce que la Fepuvi pouvait avoir à offrir, ne fut-ce que culturellement. En bref, c'était une rencontre que la diplomate était heureuse de menée, et ce fut d'ailleurs avec le sourire qu'elle rendit ses salutations à la cheftaine d'état locale, disant tout son bonheur d'être accueillie ainsi en Fepuvi et son espoir à elle aussi de pouvoir bâtir une relation simple et durable entre les deux pays. Après ces salutations formelles, le groupe diplomatique s'engouffra dans les voitures qui devaient les transportés et traversa une ville aux traits proches des architectures socialistes que Malinia avait déjà vu, pour finalement arriver au lieu de la rencontre.
La diplomate eut un léger sourire quand, en passant, on lui expliqua le pourquoi du comment d'un tel palais populaire dans cette nation aux racines socialistes : une relique de l'ancien pouvoir, récupérée par le gouvernement. Une notion qui lui était familière puisque le gouvernement civil maokorien travaillait au sein de l'ancien palais des gouverneurs coloniaux... bien qu'il soit largement moins impressionnant que le Palais du Peuple fepuvos ! Quoiqu'il en soit, bientôt les diplomates furent installés et Malinia pu répondre aux propos de son hôtesse, avec le sourire – ce sourire lumineux, dans son visage sombre, qui était presque devenu sa marque de fabrique.
« Je prendrai volontiers une boisson fraîche, puisque vous le proposez si gentiment, Excellence. Par ailleurs avant de commencer les discussions officielles, pourrais-je vous demander de me parler en quelques mots de votre vision de la Fepuvi et de son positionnement géopolitique actuel ? Je vous avoue que votre pays reste encore largement mystérieux vu du Maok, en dépit des échanges d'étudiants déjà possibles entre nos deux pays. Bien entendu je suis à votre disposition pour toute question que vous pourriez vouloir poser sur mon pays, si vous en avez. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
[right]15 Août 2030, Izigor.[/right]
Longtemps, le Maok avait paru être ignoré des régimes socialistes, exception faite de la Tchoconalie toute proche, pour une raison que les maokoriens eux-mêmes avaient du mal à cerner, encore même maintenant. Mais après la rencontre avec la F.R.O.P.T., un verrou avait paru sauter, et les rencontres s'étaient multipliées : avec l'Oustrie, avec la Rostovie... et maintenant avec la Fepuvi. Seul le Kirep restait « hors du champ », pour des raisons bien compréhensible, mais ce n'était pas un détail auquel Malinia avait envie de se pencher alors que son avion atterrissait à Izigor. Au contraire, elle préférait, et de beaucoup, s'attarder sur le côté plaisant de voir le Maok enfin dignement lié au camp socialiste, évitant ainsi les accusations possibles, voir, pire encore, la réalité possible, d'une « attraction vers le capitalisme ». Le Maok ne souhaitait ni devenir communiste, ni devenir capitaliste, et le fait d'avoir des relations équilibrées avec les deux blocs permettrait de garder la situation en état, ce qui rehaussait encore l'intérêt, bien réel par lui-même, de cette rencontre avec la Fepuvi.
Alors qu'elle descendait de l'avion, et contemplait un instant le paysage avant de se mettre en route vers la délégation qui l'attendait, Malinia ne manqua pas de penser à ces autres atouts. Non seulement il était toujours bon de sécurisé les relations avec les pays où des maokoriens circulaient, ce qui était le cas des membres de l'association Isidore de Séville, mais encore cela faisait un lien supplémentaire au Vicaskaran... sans oublier tout ce que la Fepuvi pouvait avoir à offrir, ne fut-ce que culturellement. En bref, c'était une rencontre que la diplomate était heureuse de menée, et ce fut d'ailleurs avec le sourire qu'elle rendit ses salutations à la cheftaine d'état locale, disant tout son bonheur d'être accueillie ainsi en Fepuvi et son espoir à elle aussi de pouvoir bâtir une relation simple et durable entre les deux pays. Après ces salutations formelles, le groupe diplomatique s'engouffra dans les voitures qui devaient les transportés et traversa une ville aux traits proches des architectures socialistes que Malinia avait déjà vu, pour finalement arriver au lieu de la rencontre.
La diplomate eut un léger sourire quand, en passant, on lui expliqua le pourquoi du comment d'un tel palais populaire dans cette nation aux racines socialistes : une relique de l'ancien pouvoir, récupérée par le gouvernement. Une notion qui lui était familière puisque le gouvernement civil maokorien travaillait au sein de l'ancien palais des gouverneurs coloniaux... bien qu'il soit largement moins impressionnant que le Palais du Peuple fepuvos ! Quoiqu'il en soit, bientôt les diplomates furent installés et Malinia pu répondre aux propos de son hôtesse, avec le sourire – ce sourire lumineux, dans son visage sombre, qui était presque devenu sa marque de fabrique.
« Je prendrai volontiers une boisson fraîche, puisque vous le proposez si gentiment, Excellence. Par ailleurs avant de commencer les discussions officielles, pourrais-je vous demander de me parler en quelques mots de votre vision de la Fepuvi et de son positionnement géopolitique actuel ? Je vous avoue que votre pays reste encore largement mystérieux vu du Maok, en dépit des échanges d'étudiants déjà possibles entre nos deux pays. Bien entendu je suis à votre disposition pour toute question que vous pourriez vouloir poser sur mon pays, si vous en avez. »
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Soiouz
Tania Rukema servit les boissons demandées avant de s'installer confortablement.
[justify]Tania Rukema - La Fepuvi est née en 2026 dans une optique de rapprochement des peuples vicaskarans. Nous souhaitons par ce biais renforcer l'entraide et l'union entre les peuples qui composent notre continent. Nous sommes de fait une fédération socialiste marxiste car le PSPV est au pouvoir. Cela changera peut-être avec le temps, mais il est bien évident que nous espérons que non.
Au niveau géopolitique, la Fepuvi se tient volontairement à l'écart des grandes assemblées mondiales, par déception des échecs du passé, et des unions idéologiques de pays, car comme je le disais, la politique démocratique de notre pays fait que l'idéologie peut officiellement changer. Nous ne cachons néanmoins pas notre préférence pour un rapprochement avec les nations socialistes, communistes et progressistes tout en conservant des relations cordiales avec des pays de toute confessions, dirais-je.
Nous ne cachons pas non plus une certaine autarcie. La plupart des évènements et conflits mondiaux ne nous concerne que peu et nous préférons ne leur donner que peu d'importance de façon à pouvoir nous concentrer sur les problèmes internes à la fédération. Cela avait débouché sur un quasi-retrait de notre pays de la scène internationale. En tant que Représentante Fédérale des Peuples Vicaskarans, je pense que nous avons fait une grande erreur et nous la combattons aujourd'hui en entamant des relations avec d'autres pays.[/justify]
[justify]Tania Rukema - La Fepuvi est née en 2026 dans une optique de rapprochement des peuples vicaskarans. Nous souhaitons par ce biais renforcer l'entraide et l'union entre les peuples qui composent notre continent. Nous sommes de fait une fédération socialiste marxiste car le PSPV est au pouvoir. Cela changera peut-être avec le temps, mais il est bien évident que nous espérons que non.
Au niveau géopolitique, la Fepuvi se tient volontairement à l'écart des grandes assemblées mondiales, par déception des échecs du passé, et des unions idéologiques de pays, car comme je le disais, la politique démocratique de notre pays fait que l'idéologie peut officiellement changer. Nous ne cachons néanmoins pas notre préférence pour un rapprochement avec les nations socialistes, communistes et progressistes tout en conservant des relations cordiales avec des pays de toute confessions, dirais-je.
Nous ne cachons pas non plus une certaine autarcie. La plupart des évènements et conflits mondiaux ne nous concerne que peu et nous préférons ne leur donner que peu d'importance de façon à pouvoir nous concentrer sur les problèmes internes à la fédération. Cela avait débouché sur un quasi-retrait de notre pays de la scène internationale. En tant que Représentante Fédérale des Peuples Vicaskarans, je pense que nous avons fait une grande erreur et nous la combattons aujourd'hui en entamant des relations avec d'autres pays.[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre des Affaires Étrangères maokoriennes écouta avec intérêt l'exposé de son interlocutrice, qui, court mais efficace, lui résuma la situation géopolitique de la Fepuvi. Elle trouva particulièrement intéressante cette double réalité d'un régime qui s'espérait fermement comme durablement socialiste sans pour autant fermer la porte à tout changement, qu'elle avait peu rencontré jusqu'ici dans sa toute récente « tournée socialiste » de la diplomatie. Ce fut en tous cas avec le sourire qu'elle répondit à son hôtesse.
« Hé bien je vous remercie pour cet exposé, ma foi fort intéressant. Le Maok comprend tout à fait cette idée de s'ouvrir après une période où la nation s'est peu tournée vers l'extérieur et s'est mêlée avant tout de ses propres affaires. C'est ce que nous avons fait nous-mêmes en 2027, en sortant de notre isolationnisme, et je ne peux que vous souhaiter un beau succès dans cette entreprise ! Bien, à moins que vous ayez des questions sur mon pays, auxquelles je serai le cas échéant heureuse de répondre, nous pouvons commencer la discussion proprement dites, si vous le voulez bien, bien entendu. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre des Affaires Étrangères maokoriennes écouta avec intérêt l'exposé de son interlocutrice, qui, court mais efficace, lui résuma la situation géopolitique de la Fepuvi. Elle trouva particulièrement intéressante cette double réalité d'un régime qui s'espérait fermement comme durablement socialiste sans pour autant fermer la porte à tout changement, qu'elle avait peu rencontré jusqu'ici dans sa toute récente « tournée socialiste » de la diplomatie. Ce fut en tous cas avec le sourire qu'elle répondit à son hôtesse.
« Hé bien je vous remercie pour cet exposé, ma foi fort intéressant. Le Maok comprend tout à fait cette idée de s'ouvrir après une période où la nation s'est peu tournée vers l'extérieur et s'est mêlée avant tout de ses propres affaires. C'est ce que nous avons fait nous-mêmes en 2027, en sortant de notre isolationnisme, et je ne peux que vous souhaiter un beau succès dans cette entreprise ! Bien, à moins que vous ayez des questions sur mon pays, auxquelles je serai le cas échéant heureuse de répondre, nous pouvons commencer la discussion proprement dites, si vous le voulez bien, bien entendu. »
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Soiouz
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Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Quoique tardivement, les questions fepuvos finirent par tomber, avec un champ assez large, mais loin de se troubler, Malinia, qui connaissait bien le sujet après tout, ne tarda guère à répondre, avec le sourire.
« Je serai heureuse de satisfaire votre curiosité, bien entendu. Le Royaume de Maok est un état monarchiste et chrétien, qui fonctionne socialement et économiquement sur le modèle des guildes. Celles-ci structurent véritablement tout le monde du travail au Maok : tous les travailleurs font partie d'une guilde, qui remplis plusieurs rôles. Premièrement elle sert à garantir la qualité du travail, car au sein des guildes le travail bien fait, le travail respectueux des autres et de son art, est toujours favorisé au travail vite fait... on produit bien plutôt que de produire vite. Deuxièmement, elle remplis le rôle du syndicat : c'est via la guilde que les travailleurs, forts de leur union, font remonter leurs revendications... mais elle va aussi plus loin, puisqu'elle sert aussi dans l'autre sens, permettant aux autorités de communiquer vers les travailleurs facilement. Enfin, troisièmement, c'est un ciment social et le premier filet de solidarité : les travailleurs d'une même guilde partagent des outils, intellectuels et souvent matériels, et ils sont solidaires entre eux. Quand des maux passent les moyens de la guilde, elle peut alors faire appel à l'aide d'autres organismes, comme l'église ou la couronne, mais la première solidarité reste celle des pairs.
Sur un plan plus historique, hé bien... le Royaume de Maok est un état fondé au début du IIe millénaire, et qui, de taille modeste au départ, fini par s'étendre sur l'ensemble du territoire actuel, avec assez peu de contact avec l'Alméra. Les choses changèrent au XIXe siècle avec l'ouverture de relations suivies avec le Viertenstein, qui nous apportèrent notamment la conversion au christianisme et quelques éléments culturels. Peu à peu, d'amitié privilégiée, la relation se changea en véritable relation coloniale, et au début du XXe siècle, le prince de Viertenstein, devenu Protecteur du Maok, détenait la réalité du pouvoir, la famille royale n'étant plus guère influente. Mais vers la moitié du XXe siècle, suite à des troubles dans la métropole, les autorités coloniales en profitèrent pour proclamer unilatéralement l'indépendance et pour instaurer une République de type coloniale-capitaliste, où les blancs devaient exploiter les noirs via la politique et l'économie. Pour s'assurer du pouvoir, ils massacrèrent la famille royale.
Ce fut, on peut le dire, une erreur fatale : le pouvoir revint à un cousin qui avait grandit loin de l'influence des coloniaux, qui rallia le peuple et l'église derrière lui et, après une brève mais sanglante guerre civile, rejeta les républicains à la mer et restaura le royaume... avant de plonger le Maok dans une longue phase d’isolationnisme. Cela a façonné longtemps notre pays, puisque nous ne sommes sortis de cet état activement qu'en 2027 à peine ! Mais les maokoriens, loin de s'aigrir, sont devenus un peuple attaché à ses traditions et à sa souveraineté, mais prêt à s'ouvrir sur le monde, à diffuser, à son modeste niveau, les valeurs de paix et de respect de l'humain qui ont fait son succès en interne pendant toutes ces années. »
Reprenant son souffle, la diplomate maokorienne bu également une gorgée, pour éviter de se dessécher la gorge. Elle parlait longuement, mais il fallait bien dire que la question posée était très large, demandant donc de larges réponses.
« Concernant la géopolitique, cet état d'esprit nous a amené à une large ouverture. Le Royaume de Maok a des alliés naturels, bien entendu : les états zanyanais, les monarchies et les états chrétiens. Mais nous sommes également ouverts à la discussion avec tous les peuples de bonne volonté, qui ne se plaisent ni à nous menacer ou à essayer de modifier notre société, ni à persécuter les gens de notre propre foi, ce qui me semble naturel... après tout j'imagine mal la Fepuvi par exemple dialoguer avec ceux qui martyriseraient les socialistes ! Au final, cela a permis au Maok de constituer un réseau diplomatique très large, qui compte des dizaines de pays répartis sur tous les continents, et de toute les obédiences. Pourvu qu'ils soient prêts à dialoguer nous sommes prêts à parler aussi bien avec des communistes que des capitalistes ou des traditionalistes.
Le Maok a eut l'occasion au fil du temps de rejoindre ou fonder une série d'organisations multi-nationales de par le monde, comme par exemple l'association Isidore de Séville, dont vous faites aussi partie. Néanmoins nous n'aimons guère l'idée de pousser cela trop loin via des blocs, idéologiques ou autres, qui restreignent les horizons et ne mènent, au final, qu'à des tensions et à des guerres plutôt qu'à résoudre des problèmes. C'est la raison pour laquelle nous n'hésitons jamais à nous ouvrir parfois hors de ce que certains attendraient, à tord ou à raison, comme notre « domaine diplomatique légitime » ! Nous ne sommes pas non plus une nation ultra-interventionniste, et nous préférons agir de façon mesurée et autant que possible diplomatique, réservant les grandes implications aux grandes causes !
Sur le Vicaskaran enfin... hé bien honnêtement c'est un des continents avec lequel nous avons le moins de lien, mais pas par choix : jusqu'ici, seules les monarchies de votre continent avaient paru intéressées par des liens avec nous... et essentiellement des états insulaires ou péninsulaires : le Tarnosia, le Perlian, le Gädhland et le Merath. Nous sommes donc très heureux de voir que la Fepuvi sait dépasser ce genre de considération de modèles pour nouer des liens actifs avec nous ! De notre côté, nous n'avons aucun à-priori négatif sur le Vicaskaran, que du contraire, et nous ne demandons qu'à nous lier d'avantage avec les peuples de votre continentaux. De tout le Vicaskaran je dirais que seuls les cabrals nous poseraient réellement soucis, mais enfin, s'ils nous apercevaient les cabrals voudraient sûrement nous réduire en esclavage pour travailler dans leurs plantations, et ont quitté l'église sur la seule raison de l'élection d'un pape maokorien, alors je pense que l'on peut dire que le problème ne vient pas de nous pour le coup.
Actuellement notre premier partenaire vicaskaranais est sans doute le Tarnosia, dont nous sommes rapprochés depuis son changement de régime. La reine tarnoise est d'ailleurs une princesse de sang maokorien, mais au-delà de ce lien essentiellement symbolique le Tarnosia a beaucoup investi au Maok en nous procurant notamment des sources d'énergies, via des centrales hydrogènes, et en n'hésitant pas à nous faire cadeaux de fonds au moment où nous lancions de grands projets pour améliorer la vie de nos citoyens, par exemple ! Mais au-delà de cela nous sommes prêts à discuter avec tous les vicaskaranais qui ne souhaiteraient pas nous réduire en esclavage, soyez en certains ! Mais dites moi, je parle, je parle, mais ais-je au moins réussi à satisfaire votre curiosité ? »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Quoique tardivement, les questions fepuvos finirent par tomber, avec un champ assez large, mais loin de se troubler, Malinia, qui connaissait bien le sujet après tout, ne tarda guère à répondre, avec le sourire.
« Je serai heureuse de satisfaire votre curiosité, bien entendu. Le Royaume de Maok est un état monarchiste et chrétien, qui fonctionne socialement et économiquement sur le modèle des guildes. Celles-ci structurent véritablement tout le monde du travail au Maok : tous les travailleurs font partie d'une guilde, qui remplis plusieurs rôles. Premièrement elle sert à garantir la qualité du travail, car au sein des guildes le travail bien fait, le travail respectueux des autres et de son art, est toujours favorisé au travail vite fait... on produit bien plutôt que de produire vite. Deuxièmement, elle remplis le rôle du syndicat : c'est via la guilde que les travailleurs, forts de leur union, font remonter leurs revendications... mais elle va aussi plus loin, puisqu'elle sert aussi dans l'autre sens, permettant aux autorités de communiquer vers les travailleurs facilement. Enfin, troisièmement, c'est un ciment social et le premier filet de solidarité : les travailleurs d'une même guilde partagent des outils, intellectuels et souvent matériels, et ils sont solidaires entre eux. Quand des maux passent les moyens de la guilde, elle peut alors faire appel à l'aide d'autres organismes, comme l'église ou la couronne, mais la première solidarité reste celle des pairs.
Sur un plan plus historique, hé bien... le Royaume de Maok est un état fondé au début du IIe millénaire, et qui, de taille modeste au départ, fini par s'étendre sur l'ensemble du territoire actuel, avec assez peu de contact avec l'Alméra. Les choses changèrent au XIXe siècle avec l'ouverture de relations suivies avec le Viertenstein, qui nous apportèrent notamment la conversion au christianisme et quelques éléments culturels. Peu à peu, d'amitié privilégiée, la relation se changea en véritable relation coloniale, et au début du XXe siècle, le prince de Viertenstein, devenu Protecteur du Maok, détenait la réalité du pouvoir, la famille royale n'étant plus guère influente. Mais vers la moitié du XXe siècle, suite à des troubles dans la métropole, les autorités coloniales en profitèrent pour proclamer unilatéralement l'indépendance et pour instaurer une République de type coloniale-capitaliste, où les blancs devaient exploiter les noirs via la politique et l'économie. Pour s'assurer du pouvoir, ils massacrèrent la famille royale.
Ce fut, on peut le dire, une erreur fatale : le pouvoir revint à un cousin qui avait grandit loin de l'influence des coloniaux, qui rallia le peuple et l'église derrière lui et, après une brève mais sanglante guerre civile, rejeta les républicains à la mer et restaura le royaume... avant de plonger le Maok dans une longue phase d’isolationnisme. Cela a façonné longtemps notre pays, puisque nous ne sommes sortis de cet état activement qu'en 2027 à peine ! Mais les maokoriens, loin de s'aigrir, sont devenus un peuple attaché à ses traditions et à sa souveraineté, mais prêt à s'ouvrir sur le monde, à diffuser, à son modeste niveau, les valeurs de paix et de respect de l'humain qui ont fait son succès en interne pendant toutes ces années. »
Reprenant son souffle, la diplomate maokorienne bu également une gorgée, pour éviter de se dessécher la gorge. Elle parlait longuement, mais il fallait bien dire que la question posée était très large, demandant donc de larges réponses.
« Concernant la géopolitique, cet état d'esprit nous a amené à une large ouverture. Le Royaume de Maok a des alliés naturels, bien entendu : les états zanyanais, les monarchies et les états chrétiens. Mais nous sommes également ouverts à la discussion avec tous les peuples de bonne volonté, qui ne se plaisent ni à nous menacer ou à essayer de modifier notre société, ni à persécuter les gens de notre propre foi, ce qui me semble naturel... après tout j'imagine mal la Fepuvi par exemple dialoguer avec ceux qui martyriseraient les socialistes ! Au final, cela a permis au Maok de constituer un réseau diplomatique très large, qui compte des dizaines de pays répartis sur tous les continents, et de toute les obédiences. Pourvu qu'ils soient prêts à dialoguer nous sommes prêts à parler aussi bien avec des communistes que des capitalistes ou des traditionalistes.
Le Maok a eut l'occasion au fil du temps de rejoindre ou fonder une série d'organisations multi-nationales de par le monde, comme par exemple l'association Isidore de Séville, dont vous faites aussi partie. Néanmoins nous n'aimons guère l'idée de pousser cela trop loin via des blocs, idéologiques ou autres, qui restreignent les horizons et ne mènent, au final, qu'à des tensions et à des guerres plutôt qu'à résoudre des problèmes. C'est la raison pour laquelle nous n'hésitons jamais à nous ouvrir parfois hors de ce que certains attendraient, à tord ou à raison, comme notre « domaine diplomatique légitime » ! Nous ne sommes pas non plus une nation ultra-interventionniste, et nous préférons agir de façon mesurée et autant que possible diplomatique, réservant les grandes implications aux grandes causes !
Sur le Vicaskaran enfin... hé bien honnêtement c'est un des continents avec lequel nous avons le moins de lien, mais pas par choix : jusqu'ici, seules les monarchies de votre continent avaient paru intéressées par des liens avec nous... et essentiellement des états insulaires ou péninsulaires : le Tarnosia, le Perlian, le Gädhland et le Merath. Nous sommes donc très heureux de voir que la Fepuvi sait dépasser ce genre de considération de modèles pour nouer des liens actifs avec nous ! De notre côté, nous n'avons aucun à-priori négatif sur le Vicaskaran, que du contraire, et nous ne demandons qu'à nous lier d'avantage avec les peuples de votre continentaux. De tout le Vicaskaran je dirais que seuls les cabrals nous poseraient réellement soucis, mais enfin, s'ils nous apercevaient les cabrals voudraient sûrement nous réduire en esclavage pour travailler dans leurs plantations, et ont quitté l'église sur la seule raison de l'élection d'un pape maokorien, alors je pense que l'on peut dire que le problème ne vient pas de nous pour le coup.
Actuellement notre premier partenaire vicaskaranais est sans doute le Tarnosia, dont nous sommes rapprochés depuis son changement de régime. La reine tarnoise est d'ailleurs une princesse de sang maokorien, mais au-delà de ce lien essentiellement symbolique le Tarnosia a beaucoup investi au Maok en nous procurant notamment des sources d'énergies, via des centrales hydrogènes, et en n'hésitant pas à nous faire cadeaux de fonds au moment où nous lancions de grands projets pour améliorer la vie de nos citoyens, par exemple ! Mais au-delà de cela nous sommes prêts à discuter avec tous les vicaskaranais qui ne souhaiteraient pas nous réduire en esclavage, soyez en certains ! Mais dites moi, je parle, je parle, mais ais-je au moins réussi à satisfaire votre curiosité ? »
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Soiouz
[justify]Tania Rukema - Pour être tout à fait franche avec vous, nous pensons également que le Cabral est un soucis pour le Vicaskaran. Je suis en tout cas ravi de voir l'intérêt que vous portez à notre continent.
Je vous propose maintenant de passer au chapitre diplomatique.
Nous proposons une reconnaissance mutuelle de nos deux pays, symbolisée par une ouverture d'ambassades dans nos pays respectifs ; ainsi qu'un traité de non-agression.[/justify]
Je vous propose maintenant de passer au chapitre diplomatique.
Nous proposons une reconnaissance mutuelle de nos deux pays, symbolisée par une ouverture d'ambassades dans nos pays respectifs ; ainsi qu'un traité de non-agression.[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut heureuse de savoir que le Cabral et ses méthodes de fonctionnement esclavagistes étaient également un problème pour ses interlocuteurs, et accepta avec le sourire de passer aux discussions proprement dites.
« Je serai heureux de parler diplomatie, bien entendu ! Vos propositions me semblent bonnes, et je les accepte avec plaisir. Je vous proposerais de compléter cela également par un traité de non-ingérence, qu'en dites vous ? C'est généralement dans les habitudes de la diplomatie maokorienne, quand nous établissons ce genre de relations. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut heureuse de savoir que le Cabral et ses méthodes de fonctionnement esclavagistes étaient également un problème pour ses interlocuteurs, et accepta avec le sourire de passer aux discussions proprement dites.
« Je serai heureux de parler diplomatie, bien entendu ! Vos propositions me semblent bonnes, et je les accepte avec plaisir. Je vous proposerais de compléter cela également par un traité de non-ingérence, qu'en dites vous ? C'est généralement dans les habitudes de la diplomatie maokorienne, quand nous établissons ce genre de relations. »
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Soiouz
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut satisfaite de voir que le traité pouvait être complété dans le sens de la tradition diplomatique maokorienne, et ce fut avec un sourire qu'elle répondit.
« Bien entendu, j'y suis ouverte ! Avez-vous des points particuliers à voir dans le domaine économique, des choses que vous voudriez vendre ou acheter ? Personnellement, nous avons coutume de mettre en place une taxation évolutive – taxe forte pour les marchandises produites à l'excès dans le pays, très faibles pour celles non produites dans le pays, avec une gradation entre les deux – mais je suis ouverte à toutes les manières de faire. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut satisfaite de voir que le traité pouvait être complété dans le sens de la tradition diplomatique maokorienne, et ce fut avec un sourire qu'elle répondit.
« Bien entendu, j'y suis ouverte ! Avez-vous des points particuliers à voir dans le domaine économique, des choses que vous voudriez vendre ou acheter ? Personnellement, nous avons coutume de mettre en place une taxation évolutive – taxe forte pour les marchandises produites à l'excès dans le pays, très faibles pour celles non produites dans le pays, avec une gradation entre les deux – mais je suis ouverte à toutes les manières de faire. »