Presse nationale

Otto

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[center]Nouvelle édition du Protocole de la Cour d'Hochburg
La Gazette d'Hochburg - édition de décembre 2029[/center]

La Gazette d'Hochburg est un mensuel hochburgeois publié en fiémançais et destiné à la noblesse almérane. Il n'est distribué que par abonnement à près de 100.000 aristocrates dans tout l'Alméra.

Avec l'avènement du Saint-Empire, c'est toute la vie de la Cour d'Hochburg qui est réformé. A cette occasion le Maître des Cérémonies du Palais a annoncé qu'une nouvelle édition du protocole viertensteinois sera édité dans les prochaines semaines. Voici quelques extraits :

De la façon de s'adresse au Prince de Viertenstein :

Rappelons à toutes fins utiles la titulature complète du Prince : Sa Majesté Apostolique Franz, Saint-Empereur titulaire (en l'attente du Sacre, il sera ensuite Saint-Empereur oint, simplement raccourcit en Saint-Empereur), Prince de Viertenstein, Protecteur de l'Agorsa'a et de la Confédération Alémanique, Comte d'Hochburg, Grand-Maître des Ordres de Saint-Michel et de l'Indépendance, Protecteur Temporel de l'Ordre de Saint-Sébastien, Chevalier de l'Ordre du Pelabssa.

Si l'on souhaite s'entretenir au Prince d'un sujet concernant le Saint-Empire, alors on emploiera la formule "Votre Majesté Apostolique", puis "Votre Majesté".
Si l'on souhaite s'entretenir au Prince d'un sujet concernant le Viertenstein, alors on emploiera la formule "Votre Altesse Sérénissime", puis "Votre Altesse".
Si l'on souhaite s'entretenir au Prince d'un sujet concernant la Confédération Alémanique ou l'Agorsa'a, alors on emploiera la formule "Votre Altesse".
Si l'on souhaite s'entretenir au Prince d'un sujet relevant d'un autre titre, ou d'aucuns de ceux-ci, alors on emploiera le prédicat le plus élevé, celui de "Majesté Apostolique".

Les monarques catholiques peuvent s'adresser au Prince en utilisant la formule "Notre cher cousin". Les nobles catholiques peuvent utiliser la formule "Notre cousin", ou bien "Notre parent".

[...]

De l'ordre protocolaire lors des cérémonies publiques :

Lors des cérémonies publiques (processions, célébrations non-religieuses), il convient de respecter l'ordre de préséance traditionnel :
  • 1. Sa Majesté Apostolique le Prince
    2. Son Altesse Sérénissime le Prince-Héréditaire
    3. Leurs Altesses les membres de la famille princière selon leur degré de parenté et leur âge
    4. Sa Seigneurie le Primat de Viertenstein, archevêque d'Hochburg
    5. Leurs Eminences les Cardinaux du Viertenstein par ordre d'âge
    6. Leurs Seigneuries les vassaux du Prince selon l'ordre de préséance nobiliaire
    7. Leurs Seigneuries les évêques du Viertenstein, d'abord les évêques fieffés puis les évêques non-fieffés
    8. Leur Excellences les Grands Officiers de la Couronne selon l'ordre traditionnel
    9. Leurs Excellences les Ministres du Grand Conseil
    10. Leurs Excellences les membres du Conseil de Conscience et de la Cour des Comptes
    11. Leurs Seigneuries les pairs religieux et nobles du Viertenstein par ordre de titre puis par ordre d'âge
    12. Leurs Excellences les députés de la Diète par ordre d'âge
    13. Messieurs les députés des diètes locales par ordre d'âge
    14. Messieurs les magistrats, d'abord les hauts justiciers, puis ceux de moyenne justice et enfin ceux de basse justice
    15. Messires les chevaliers et les nobles hommes et dames de la principauté
    16. Messieurs les membres des administrations locales
Viennent ensuite les prêtres, puis les membres des corporations selon les ordres de préséance du lieux où se déroule la cérémonie. Les ambassadeurs étrangers, si ils ne portent pas de titre de noblesse, sont placés à égalité avec les ministres du Conseil. Si ils représentent directement leurs chefs d'Etat dans le cadre d'une cérémonie officielle, ils sont placés au même rang que le Prince.
Otto

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[justify][center]Les Dissidents
Alter - édition du 15 décembre 2029[/center]

Aujourd'hui dans notre dossier sur la vie des Eglises du Viertenstein, nous traiteront de cette Eglise un peu à part qu'est l'Eglise des Dissidents. Cette communauté calviniste, fondée au XIXème siècle mais issue de communautés fondées au XVIème siècle durant les guerres de Religion, est une confédération de communautés calvinistes issues de l'ensemble du Viertenstein refusant de participer à l'une des deux Eglises protestantes reconnues et liées à la Couronne par le Concordat de 1853. C'est de ce refus que leur vient leur nom de "Dissident". N'étant pas lié à l'une des Eglises d'Etat, il est difficile d'obtenir un chiffre précis. Néanmoins, il semblerait qu'il y ai aujourd'hui entre 70.000 et 100.000 dissidents au Viertenstein.

Leur foi est proche de celle des calvinistes rattachés à l'Eglise Protestante-Unie et des calvinistes du monde entier. Ils croient en la consubstantiation lors de leurs célébrations hebdomadaires et en la prédestination. Leurs pratiques sont néanmoins originales. Tout d'abord, au nom de la simplicité chrétienne, ils ne s'appuient que de noirs, ce qui fait qu'ils sont rapidement reconnaissables dans la rue. Ils se reconnaissent également par la langue : contrairement aux autres Viertensteinois qui parlent alémanique, eux parlent quantarien. Ils ont également conservés des guerres de Religion et des violences anti-protestante de la période schlessoise une pratique religieuse très secrète. Jusqu'au milieu du XXème siècle, la plupart des Dissidents allaient tout les dimanches à la Messe catholique. Encore aujourd'hui, ils vont dans les églises catholiques pour les baptêmes, les mariages et les enterrements. Ils reconnaissent en effet la validité de ces sacrements là et les prêtres catholiques adaptent désormais le rite lorsqu'ils sont en présence de Dissidents, en évitant notamment de leur donner la Communion. Ce suivi de certains rites catholiques découle encore de réflexes crypto-protestant : en effet, pour éviter la persécution schlessoise, il était préférable de se faire passer pour un bon catholique plutôt que de se faire remarquer en allant dans l'une des Eglises protestantes autorisées mais surveillées.

La pratique du culte dominical est sûrement l'aspect le plus secret de leur religiosité. Ils n'ont pas de lieux de culte à proprement dit et célèbrent des cultes domestiques. En effet à l'intérieur de chaque maison, dans la pièce à vivre se trouve une grande armoire de bois noir que de l'extérieur rien ne distingue d'une autre armoire. Pourtant, une fois ouverte elle laisse découvre un petit autel sur lequel est posé une Bible toujours ouverte, un bol et un calice vides afin de recevoir le Pain et le Vin ainsi qu'une croix. Le père de famille enfile alors une sorte de soutane à rabat blanc et célèbre le culte selon le rite calviniste défini au XVIème siècle, dans un quantarien désuet. Le père de famille célèbre lui-même le culte et lorsqu'un des fils quitte la maison pour fonder sa famille ou pour étudier, il est ordonné pasteur à son tour afin de pouvoir à son tour célébrer le culte domestique.

La petite communauté des Dissidents ne croît pas au Viertenstein : en effet, les mariages dans cette communauté ont tendance à être monogame. De décennie en décennie, la communauté semble même décroitre. La fin des dernières discriminations religieuses au cours du XXème siècle fait qu'aujourd'hui, certaines familles de Dissidents entrent dans les Eglises calvinistes membres des Eglises d'Etat voir même pour certaines dans l'Eglise catholique dont ils ont suivit les rituels depuis des années et qui en ont finalement adoptés la foi. L'avenir de cette communauté paraît donc bien mystérieux. Nul ne sait si elle sera capable de se maintenir ou si elle disparaîtra dans les affres du temps.[/justify]
Otto

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[center]Chanceliers du monde entier, cessez de fantasmer sur l'Assemblée des Etats !
Universum - édition du 09 février 2030[/center]

Wilfried von Wittelstern est un des secrétaires et plus proche collaborateur du Chancelier Witteslreich. Déjà connu pour ses interventions en faveur d'une unité almérane et d'un Saint-Empire plus alméran que catholique, il intervient à nouveau aujourd'hui pour mettre fin à un rêve qui semble traverser de plus en plus de chancellerie ces derniers temps.

Non, la création d'une nouvelle Assemblée des Etats ne réglera pas la question varlove.
Non, la création d'une nouvelle Assemblée des Etats ne favorisera pas la paix face aux blocs qui semblent se redessiner aujourd'hui.
Non, la création d'une nouvelle Assemblée des Etats n'unira pas le monde sous une bannière pacifique.

Ces trois constats ne sont pas discutables. En effet, l'expérience nous a déjà prouvé l'échec des organisations internationales prétendument neutre à résoudre les problèmes internationales. L'Assemblée des États n'a jamais été capable de résoudre la moindre guerre ou de calmer la moindre tension sur notre globe. A-t-elle pus réglementer les conflits comme cela était son ambition par la création d'un droit de la guerre ? Non, pour preuve, les conflits n'ont pas été moins violent après la création de sa charte. Pire encore, a-t-elle été capable de régler les relations internationales en faveur de la paix ? Bien sûr que non, et pire encore : elle a réussie à envenimer la situation dans certaine crise. Pour preuve, sous ses mandats, la Main Noire a pus occuper de nouveaux territoires. La Ligue Souverainiste, émanation de l'Assemblée des Etats censée être plus efficace que celle-ci, s'est cassée les dents sur sa première crise : la crise stohoro-cécopienne.

Bref, un simple coup d'oeil sur l'histoire récente devrait permettre à tout ceux qui fantasment encore sur le projet d'une nouvelle Assemblée des Etats de se rendre compte qu'un retour à une organisation prétendument neutre est inutile. Honnêtement, imaginons ce que produirait une Assemblée des Etats en ce début 2030 :
  • Face à la crise varlove, la Nouvelle-AdE désirerait intervenir en faveur de la souveraineté de l'Etat varlove (puisque c'est actuellement les propos tenus par les diplomates pro-néo-AdE). Mais comment intervenir. Une intervention militaire ? Évidemment que non, une moitié des Etats, libéraux-démocrates pour la plupart, refusant de soutenir un militaire au pouvoir, et l'autre moitié craignant la puissance militaire rostov. Un embargo économique alors ? Surtout pas malheureux ! Les mêmes qui refusaient de soutenir un militaire au pouvoir ne voudraient pas priver le capital de l'import-export vers l'Est-Alméran. Comme pour d'autres crises, la nouvelle Assemblée des Etats se limiterait donc à une condamnation morale et sans conséquence de l'affaire...
  • La nouvelle Assemblée des Etats aura également à cœur d'intervenir au Pelabssa. Après tout, si on a fait revivre une créature antique, pourquoi ne pas faire ça avec une seconde ? Là-encore, plusieurs solutions apparaissent. L'Assemblée des Etats reconnaître la situation de fait avec la division du pays en cinq entités, Pelabssa, Géorgie, Hannuhah, Talequah et la Zone d'Occucaption Confédérée. Bien evidement, elle décidera de soutenir la reconstruction du vieux pays en offrant de généreux prêt à certaines entités, à savoir celles qui respectent le mieux le programme libéral et internationaliste de l'Assemblée, le Pelabssa et le Talequah, laissant donc les véritables héritiers du Pelabssa, la Géorgie et l'Hannuhah sans soutient...
Dans ces contextes, qui sont les deux principaux théâtres où une Assemblée des Etats serait susceptible de mettre son nez, aucun résultat ne serait tangible. En Varlovie, la non-intervention internationale ne ferait que continuer la guerre tandis que au Pelabssa, l'AdE se contenterait de reconstruire un monde dont elle est nostalgique.

Finalement, il est beaucoup plus sain pour tout le monde que nous vivions aujourd'hui dans un monde sans Assemblée des Etats et il est temps de cesser de vouloir la reformer à chaque crise internationale. L'Assemblée des Etats a vécue, a échouée dans toutes ses opérations, et s'est finalement dissoute.

Bref, chanceliers du monde entier, cessez de fantasmer sur l'Assemblée des Etats.
Otto

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[center]Signature du Traité de Mänfurt
Universum - édition du 01 mars 2030[/center]

Depuis trois jours discutent à Mänfurt, à l'intérieur du Palais du Grand-Duc, Son Altesse Sérénissime Franz, prince de Viertenstein, Son Excellence le Général Khademos, Chef de l'Etat Simeonien, et Son Excellence Varwick, Premier-Ministre de Bassaxe. Cette rencontre, demandée par le chef d'Etat zanyanais, avait pour but de revoir la relation entre le Viertenstein et ses deux protectorats, la Bassaxe et l'Agorsa'a. En effet, les dirigeants des deux pays s'étaient rencontré à la fin du mois de mars pour négocier un nouvel accord qu'ils ont proposés ensuite à Son Altesse le prince. Après une renégociation du traité par le Conseil du Prince, celui-ci a enfin été validé sous le nom de "Traité de Mänfurt".

Ce traité est l'acte fondateur d'une nouvelle organisation, l'Union Alémanique, qui regroupe les trois Etats ainsi que les îles de Kinaka et de Sankt-Ludwig. Le traité reconnaître la souveraineté de l'Agorsa'a et de la Bassaxe tout en les plaçant sous la protection militaire du prince, qui prend désormais le titre de Protecteur de l'Union, titre héréditaire. Ce traité met également en place des organes gouvernementaux pour l'Union, entre autre un Sénat composé d'élus de tout les Etats de l'Union et un gouvernement composé des ministres de tout les pays de l'Union.

La Chancellerie s'est félicitée de cet accord qui reconnaît le rôle du Viertenstein auprès de ces deux États tout en préservant leur indépendance. Wittelsreich a également déclaré que l'Union ne serait pas une pâle copie de l'ancienne Union Fiémançaise, qui regroupait le Royaume et ses colonies et qui fut un échec complet, comme le montre l'abandon du Nankin et des Nankinois par le roi Jean. Le chancelier a expliqué que contrairement au royaume chorocrate, le Viertenstein n'était pas là pour assimilé la Bassaxe ou l'Agorsa'a mais pour leur garantir l'indépendance tout en collaborant avec eux.

Les chefs d'états simeoniens et bassaxons ont quant à eux déclaré qu'ils étaient satisfait de ces négociations qui garantissent à leurs pays une plus forte indépendance que les traités précédents. Les résultats les plus concrets de ces négociations sont sans aucun doute la fin du système protectoral en Agorsa'a. En effet, le traité le reconnait comme un Etat souverain et semble ainsi faire disparaître le système de la Lieutenance Générale mis en place lors de l'indépendance par le prince-régent Heinrich, en 2027.
Otto

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[center]L'Alméra des cousins
La Gazette d'Hochburg - édition de mars 2030[/center]

Alors qu'une récente étude de l'Office Fédéral des Statistiques (Aiglantine) montrait que près d'un tiers des pays du monde sont des monarchies, que des restaurations ont lieu en Hokkaïdo, en Biturgie et bientôt peut-être en Sébaldie, les liens du sang lient les monarques du monde entier, et à plus forte raison ceux de l'Alméra catholique. Sans parler d'une dynastie commune, il est aisé de considérer comme membre d'une grande et belle famille tout les rois et princes almérans. D'ailleurs, l'ensemble des princes catholiques du monde se nomment entre eux "chers cousins", preuve du lien de sang qui les lient.

Fiémance - Thorval - Viertenstein : les trois frères de l'Alméra

Les trois monarchies les plus importantes de ce début de décennie sont liés par d'indéfectible liens de sang. Tout d'abord, Son Altesse Royale Jean de Fiémance a épousée une thorvaloise, la princesse Marguerite de Siéjour, fille du Chambellan d'Annabelle II. Issue d'un des plus haut lignages thorvalois, elle est liée par le sang à sa souveraine et permet d'unir les Arduns et les Tolne.

Le Viertenstein n'est pas exclus de ces liens puisque le Saint-Empereur, Sa Majesté François, est le filleul de Sa Altesse Annabelle et est fiancé à la sœur du roi de Fiémance. De plus, par ses ancêtres, le prince de Viertenstein est également lié aux anciens rois de Ménovie.

Les trois grandes monarchies de l'Alméra et de l'Empire sont liés par de puissants liens familiaux qui sont le moteur d'une certaine collaboration, qui permit notamment la création de l'Empire. Il ne faut cependant pas que d'autres monarchies alméranes sont liées à cette grande famille comme les Braunsweig puisque l'époux de Son Altesse la Reine de Schlessein est issu des grandes lignages thorvalois.

La Bassaxe et l'Hohenhoff : deux cousins éloignés

Il existe néanmoins au sein de l'Empire deux monarchies éloignées de ce système des familles : la Bassaxe et l'Hohenhoff. Cette absence s'explique néanmoins par l'histoire de ces deux pays.

Tout d'abord, l'Hohenhoff ne s'est pas intégré à la grande famille des monarques almérans car depuis longtemps, les grands lignages comme les d'Hammertal, les Hohenhoff ou les Rosenhoff n'ont eu de cesse de se marier entre-eux jusqu'à parvenir à l'unité de l'archipel grâce aux héritages. Cette endogamie a permit au pays de s'unir mais l'a tenue éloignée des grandes familles de l'Alméra. Néanmoins, la princesse-héritière n'a actuellement aucun fiancé et il ne serait pas impossible qu'elle épouse un alméran pour lier sa monarchie aux grands royaumes du continent.

La Bassaxe est quant à elle en dehors de ce système pour la simple et bonne raison que la monarchie a été abolie pendant des siècles et que l'actuelle famille régnante n'a été considéré que comme une famille de noblesse seconde, vassale des Franconie. Mais aujourd'hui, le jeune prince Ernst est considéré, grâce à l'action de Sa Majesté Apostolique qui éprouve, à la suite de son père, une forte sympathie pour ce pays, comme l'égal des autres monarques almérans.

Le Maok : une parenté spirituelle

Il existe cependant des monarchies catholiques en dehors de l'Alméra comme le Tarnosia ou le Maok. Si l'actuel roi de Maok, Ménélok VI, ne possède que peu de sang almérans, il est pourtant lié aux monarques almérans grâce à la parenté spirituelle. En effet, au nom de l'antique alliance du Maok et du Viertenstein, il est le parrain de François de Viertenstein. Il existe également quelques liens entre la noblesse maokorienne et vierteensteinoise.
Otto

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[center]Première apparition publique du cardinal Dertzinger
Alter - édition du 13 juillet 2030[/center]

[center][img]http://www.riposte-catholique.fr/medias/2011/12/BURKE-LISIEUX-4.jpg[/img]
Le cardinal traversant la cathédrale et bénissant les fidèles venus en masse pour voir ce grand prélat de l'Eglise viertensteinoise[/center]

Pour la première fois depuis le conclave, Son Éminence le Cardinal Dertzinger est apparu en publique. Alors que beaucoup s'attendaient à le voir ravir le Saint-Siège au cardinal Phyrok, il a finalement dus s'incliner après une semaine de débat et de scrutins. Depuis lors, il s'était réfugié à l'intérieur d'un des monastères de la République Monastique de Saint-Benoît (petite seigneurie des Monts du Piläten, dirigée et peuplée par des religieux bénédictins). Hier, à l'occasion de la Saint Benoît, saint patron de l'Alméran, il est reparu à Hochburg pour célébrer la Messe en la cathédrale Saint-Aloïs à laquelle assistera notamment Sa Majesté Apostolique.

Lors de cette célébration, le cardinal a notamment rappelé les devoirs qui incombaient à Sa Majesté Apostolique, en tant que Saint-Empereur et également en tant que prince de Viertenstein. « Comme le dit le Saint-Evangile de Saint-Marc, tout pouvoir vient de Dieu, rappela le prélat, et tout prince doit en être conscient. Celui-ci à des obligations envers le Seigneur. La première de celle-ci est de protéger la Foi, et cela incombe tout particulièrement au Saint-Empereur, surtout dans le contexte mondial actuel. Ce ministère n'est pas limité à un continent, quoiqu'en disent les traités internationaux : le Saint-Empire doit être universel, dans ses frontières comme dans son champs d'action. ».

Ce sermon, vigoureux, rappelle une nouvelle fois l'alliance étroite entre le Trône et l'Autel. Le prélat, et derrière lui une partie importante de l'Eglise du Viertenstein, attend du prince de réelles actions maintenant que le Saint-Empire a été restauré. Reste à voir si les alliés du Viertenstein, membre du Saint-Empire, seront prêt à suivre Sa Majesté Apostolique.
Otto

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[justify][center]Publication du vingtième tome du Cycle des Köstermann
Kulturzeitung - édition du 20 juillet 2030[/center]

Les Köstermann, famille qui berce nos vies depuis près de trente ans, se voient agrandit d'un nouveau membre : Karl, soldat partant à la guerre en Cécopie pour soutenir l'Agorsa'a contre les forces génocidaires de l'Ampalo et de la Volta. Paulus Bürgescht, ce grand romancier du Viertenstein contemporain, nous offre une nouvelle peinture de notre histoire contemporaine grâce à la famille des Köstermann. Le Sergent Karl s'inscrit donc dans la suite du roman-fleuve des Köstermann dont chaque tome raconte l'histoire d'un viertensteinois depuis le début du siècle jusqu'à aujourd'hui puisque ce livre s'inscrit désormais en 2026. A l'occasion de la sortie de ce vingtième tome de la longue saga, nous vous proposons de revenir sur quelques-uns des tomes les plus marquants du roman fleuve :

Père Aloïs ou vie et mort d'un abbé dans le Piläten alémanique

Le troisième tome du roman-fleuve a été publié en 1998 et raconte l'histoire de Benedikt Köstermann, frère de Johannes Köstermann qui entre au séminaire dans les années 1940. Le roman le suit dès sa plus tendre jeunesse et son discernement jusqu'à son ordination, son sacerdoce puis son décès dans une paroisse rurale du Piläten. Ce roman présente donc la vie locale d'un petit village rural à la frontière entre le Viertenstein et le Quantar.



Un mariage en 1952

Cinquième tome de la saga, publié en 1991, Bürgescht nous y présente les deux fondateurs de la famille des Köstermann, Marta et Ludwig. Le roman débute par la description de leur mariage, célébré en grande pompe dans le village de Mölheim d'où sont originaires les parents de Johannes. Celui-ci est le fils d'un prévôt, c'est-à-dire d'un juge, au sein de la Corporation Princière des Fourbisseurs d'Armes et a déjà rejoint son père en travaillant comme secrétaire de la prévôté. Cependant quelques jours après son mariage arrive l'annonce de la fermeture de la Corporation puis la réponse de la part des ouvriers qui prennent leurs armes pour se battre contre les autorités princières. Le roman conte alors l'histoire de ce jeune homme qui se retrouve bloqué par les ouvriers les plus révolutionnaires et la Couronne qui lui fait perdre son travail.[/justify]
Otto

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[center]Réponse à Robert Marcy
Alter - édition du 26 juillet 2030[/center]
Dans un récent article, monsieur Marcy a confronté la chorocratie et le traditionalisme, deux modes d'idées qui, bien que soutenant tout deux l'avènement d'une société traditionnelle, oeuvrent de façon bien différente. Dans l'édition d'aujourd'hui, nous avons décidez de revenir sur ses propos qui ont été relayé au Viertenstein par l'édition internationale d'Universum. Afin d'élaborer une réponse la plus claire possible, nous vous proposons une réponse point par point aux réflexions de monsieur Marcy. Pour lui répondre, nous avons laissé notre tribune à monsieur Diedirmann, auteur en 2026 du livre "Le chorocratisme est un traditionalisme". Afin de simplifier la lecture, monsieur Diedirmann a résumé la pensée de monsieur Marcy en 7 réflexions, parfois exagérées.

Première réflexion : le traditionalisme suit strictement la tradition tandis que le chorocratisme met en œuvre une politique de reconstruction de la tradition.

En effet, nous ne pouvons pas nier que le traditionalisme impose un suivi de la Tradition relativement stricte. Pour reprendre l'exemple du costume, on ne trouve pas au Viertenstein ou au Thorval de marque moderne telle le jean-bleu venu des Pelabssa-Shawricie. Ce suivi strict n'est cependant pas une obligation faite par un État coercitif, mais un comportement adopté par la population sans heurt. Si les corporations ne produisent pas de tels produits, c'est parce qu'elles savent que ce n'est pas un marché intéressant.

De plus, le chorocratisme se définit comme la mise en place d'une politique face au modernisme. Il ne faut pas oublier que jusqu'à peu la Fiémance, et avant elle la Brestange, baignait dans un système libéral. La chorocratie doit donc reconstruire le pays réel après que celui-ci ai été massacré par des années de décadences libérales. Le traditionalisme viertensteinois quant à lui n'a pas ce problème. La Principauté n'a jamais connue de période révolutionnaires. En 1952, une tentative de révolution libérale a eu lieu à Hochburg, mais l'intervention du reste du pays réussit à circoncire le danger. Ainsi, la Principauté fut protégée du libéralisme et n'a jamais eue à se reconstruire.

La situation est néanmoins différente au Thorval qui fut sous domination nationaliste et libérale jusqu'à ce que Annabelle prenne le pouvoir. Néanmoins, c'est le traditionalisme qui a reconstruit le pays. C'est en voulant suivre une tradition encore conservée par les campagnes de l'arrière pays, qui sont toujours restées fidèles à la foi traditionnelle et à la monarchie, que le pays se releva et devint le royaume que l'on connaît aujourd'hui.

Le traditionalisme n'est donc pas un simple suivi de la Tradition. Certes dans le cas du Viertenstein, l'absence de sortie du système multiséculaire fait qu'il n'est pas nécessaire de recréer la Tradition, contrairement au Thorval et à la Fiémance. Cette dernière a d'ailleurs recréer ses traditions grâce au chorocratisme, ce qui n'est pas le cas du Thorval qui s'est rebâti grâce au traditionalisme.



Deuxième réflexion : La noblesse, corps essentiel au fonctionnement de la monarchie viertensteinoise, est facilement corruptible là où la machine politique, purement mécanique, dirige le pays.

En effet, le Royaume de Fiémance et la Principauté de Viertenstein sont deux monarchies bien différentes dans leur essence. La Fiémance est un État administratif, comme le montre par exemple la division en Grand Office du territoire ou la création des métropoles. Le Viertenstein est un État où les relations entre hommes régissent une part non-négligeable de la vie. De facto, les liens quasi-féodaux forment la base de la société alémanique. Dans un village, les habitants sont liés à leur seigneur, représentant local du pouvoir central et représentant naturel des locaux auprès des instances supérieures. Ce lien est un lien de fidélité. Les ruraux suivent leur seigneur car celui-ci est leur chef naturel. Il est plus facilement accepté qu'un fonctionnaire du pouvoir central car il a été élevé parmi eux, que les villageois le connaissent. Néanmoins, il n'est pas qu'un villageois comme les autres : le seigneur a reçu une éducation qui lui permet de gérer au mieux son pays. L'influence du seigneur sur le village est importante : même si il ne possède plus le pouvoir judiciaire, c'est lui qui décide de la rénovation des routes, de l'église, de l'école. Avec l'argent qu'il gagne, il est aussi capable de soutenir financièrement ses sujets dans le besoin et de payer des grandes festivités. Il est également une figure morale importante, que l'on consulte de bon gré pour ses conseils avisés.

Confier autant de pouvoir à un homme est certes dangereux : comme le rappel monsieur Marcy, l'homme est corruptible. Comme chrétiens, nous pensons que l'homme est imparfait depuis qu'il a quitté l'Eden. Cependant, un être humain sera toujours plus à même de comprendre la situation d'autres êtres humains que ne peut le faire la machine administrative. Le seigneur, contrairement au fonctionnaire, connaît la vie de ses sujets. Il les traite de façon différente, car chacun d'entre eux est différent et qu'ils ne méritent pas tous le même soutien de sa part. Le seigneur jauge chacun de ses gens et essaye de répondre au mieux à leurs demande. Certes, il se peut que les relations humaines jouent, et que le seigneur favorise ses amis et défavorise ceux qu'il n'apprécie guère, mais le seigneur, profondément imprégné de la morale chrétienne, doit être capable de se rendre compte de la profonde injustice de certains de ses actes et réprouver ceux-ci.

Ce comportement, si personnel du seigneur, se retrouve également dans la justice viertensteinoise ou thorvaloise. En effet, ces deux pays ont adoptés un droit coutumier face à la Fiémance, pays latin qui a conservé le droit romano-civiliste. Au Viertenstein, les codes de lois sont très réduits. Le Codex violationis (le Code des contraventions) est un petit code de loi à destination des gendarmes. Celui-ci liste l'ensemble des contraventions et les amendes correspondantes. Il est le seul codex pouvant être assimiler à un code de loi. En effet, il n'existe pas d'équivalent du Code Civil ou Pénal au Viertenstein, mais un Codex scelures delectorumque (Code des crimes et délits). Celui-ci n'est pas un immense code recensant toutes les peines qu'un sujet du prince peut encourir, mais une liste relativement courte de délits et de crimes, parfois assortis d'une peine minimale ou maximale. Mais systématiquement, c'est au juge, personnage étranger à la communauté, de déterminer la condamnation. Un tel système, comme pour le système seigneurial, se veut être plus humain qu'un système administratif. Chaque affaire est différente et aucune ne peut se comparer : c'est pourquoi le juge doit avoir l'entière liberté dans son jugement.



Troisième réflexion : Le chorocratisme est pessimiste là où le traditionalisme est optimiste

Là-encore, deux visions de l'homme s'opposent dans les deux idéologies. Le traditionalisme serait plutôt thomiste, considérant que l'homme est grand et bon, malgré le péché originel, et qu'il peut construire de grandes choses. Le chorocratisme, né dans une société libérale, pornocrate comme le dirait les penseurs rostovs, est plus augustinien dans la façon de penser l'homme. Il le voit comme naturellement pécheur et mauvais. Pour le chorocratisme, l'homme se corrompt et la machine administrative est là pour le protéger.

Cette différence de vision de l'homme n'est cependant pas à expliquer seulement par le contexte historique : il ne faut pas oublier que le Thorval a également connu les affres du libéralisme et du nationalisme. Pourtant, il est devenu traditionaliste et non pas chorocrate. Un deuxième facteur est à prendre en compte : la nature religieuse. La Fiémance est un pays profondément marqué par un courant religieux que l'on nomme gallicanisme (en fiémançais dans le texte). Ce courant, catholique, a été influencé par le jansénisme pessimiste du XVIIIème siècle. Le gallicanisme considère l'homme comme mauvais par nature et que le Salut est difficile à obtenir. Ce courant s'est transformé lors du XIXème et du XXème siècle, transposant peu à peu son schéma religieux au schéma politique : l'homme est mauvais et il est nécessaire pour l’État de le corriger. Ainsi, l'administration, qui est par essence inhumaine, agit pour protéger l'homme contre lui-même.

Ce comportement est bien différent de celui du Viertenstein, profondément marqué par le jésuitisme, qui lui aussi à déteint sur la pensée politique. Le jésuitisme viertensteinois considère par contre que l'homme, malgré le pêché originel, est bon. Son libre-arbitre lui permet de faire le bon choix. Un optimisme bienveillant règne donc sur le Viertenstein où l'on sait que l'homme est capable de bonne chose et qu'il peut user de son libre-arbitre pour ne pas faire le mal.

La réflexion de monsieur Marcy sur l'optimisme de la société traditionaliste est donc vraie, bien que le traditionalisme n'est pas béat. Il sait également que l'homme est pécheur et agit pour le soutenir. Néanmoins, la bonté de l'homme transparaît dans ses sociétés.



Quatrième réflexion : Le chorocratisme agit au nom des générations futures sur un temps long tandis que le traditionalisme agit sur un temps court

Il convient tout d'abord de se remémorer les paroles du Seigneur : l'homme ne peut pas connaître le jour et l'heure de la fin des temps. Cette phrase, qui sert à monsieur Marcy pour justifier le long-terme observé par le chorocratisme, est aussi vrai pour le traditionalisme. En effet, l'avènement de la Royauté du Christ sur Terre, c’est-à-dire de l’Apocalypse, n'est pas prévisible et arrivera dans un certain temps. Néanmoins, il faut survivre d'ici là. C'est pourquoi le traditionalisme s'échine à conserver une société plus que millénaire. La société traditionnelle a vécue durant des siècles au Viertenstein, s'adaptant aux réalités politiques et matérielles de son temps sans pour autant se pervertir. Le traditionalisme considère que si cette société a pus survivre pendant si longtemps, alors elle est potentiellement immortelle.

Le chorocratisme se trouve quant à lui acculer à la reconstruction d'une société passée. La société libérale que le chorocratisme supplante fera toujours des émules, des « réactionnaires » qui défendront toujours le retour à cette société que le Viertenstein n'a jamais connu. Pour l'instant, nul ne sait si le chorocratisme ne s'effondrera pas sous les coups de ses opposants, qui ont déjà expérimenté un mode de vie différent. Alors qu'il se réclame du long terme, le chorocratisme pourrait bien disparaître par la force de la nostalgie de ses opposants là où le traditionalisme viertensteinois n'a à se méfier que des idéaux venus de l'étranger.



Cinquième réflexion : Le chorocratisme et le traditionalisme sont tout autant vertueux l'un que l'autre

Il paraît difficile de donner tort à monsieur Marcy sur ce point. Si monsieur Marcy et d'autres penseurs évoquent la Raison et d'autres concepts philosophico-athées, la société produite par le chorocratisme n'en est pas moins vertueuse. L'ordre traditionnel est maintenu et l'homme vit en harmonie avec la Création.

Cependant, il serait faux d'occulter les errements qui furent (voir qui sont) ceux de la chorocratie. Le chorocratisme soutient des procédés moraux discutables. Par exemple, il convient de ne pas oublier que la législation fiémançaise autorise les maisons closes, bien que ce soit dans un but de protection des femmes de joie. De même, il y a peu, le chorocratisme a permi l'émergence de ce qui a failli tourner en une nouvelle guerre de religion : les gallicans avaient pris les armes et s'opposèrent aux catholiques papistes. Des villages se convertirent même à l'ensemble pour former un troisième camp. En effet, le chorocratisme est moins impliqué que le traditionalisme sur la question religieuse et permet le débat bien au-delà des sociétés traditionalistes. Là où ses dernières se contentent de disputatio régulières et sans conséquences sur la société, le chorocratisme peut engendrer de véritables troubles de religion.



Sixième réflexion : Le traditionalisme est basée sur la christianisation de la société, le chorocratisme sur sa politisation.

Monsieur Marcy admet lui-même qu'il y a dans cette remarque une forme de schématisation : la Fiémance est un pays qui se rechistrianise et le Viertenstein voit tout de même ses sujets participer à la vie de la cité.

Cependant, la remarque n'est pas complètement fausse. Dans les campagnes viertensteinoises souffle l'esprit dit du Katholisch Biedermeier qui limite la politique à deux éléments : Dieu et le Prince. Tout le reste, Conseil, élections parlementaires etc. n'est que futilité dans ce mode de penser. Au contraire la Fiémance est une société très politisé. Les sujets du roi Jean se précipite aux urnes pour voter au Sénat ou aux municipales. On voit des listes citoyennes importantes se hisser aux têtes des municipalités.

Le rapport à la religion est également différent dans les deux pays. Au Viertenstein, il existe une déférence naturelle due à l'autorité ecclésiastique et le curé, au côté du seigneur, fait partie des notables ruraux les plus importants. La Messe dominicale relève autant d'un devoir religieux, celui d'approcher physiquement le Christ réellement et entièrement présent dans l'Eucharistie, et d'un devoir social, celui de se mêler à la communauté qui est présentée dans sa forme la plus idéale lors de la Messe. En effet, devant le Christ, la communauté villageoise se présente en ordre, s'installant sur les bancs de l'église selon un ordre de préséance précis. La pratique religieuse sert donc de ciment social, mais la spiritualité n'est pas négligée pour autant. En Fiémance, le politique prend cette place de ferment social. Les campagnes ont conservés de l'époque révolutionnaire et libérale l'esprit procédurier et politique. Les débats villageois sont nombreux au bar-tabac tandis que l'élection du maire est toujours très animés.

Néanmoins, il convient de ne pas trop schématiser la différence entre le Viertenstein et la Fiémance, les deux pays restent en effet très proche à ce niveau-ci. Il est vrai que les grands penseurs et les théoriciens ont tendance à évoquer les influences politiques des systèmes : au Viertenstein ces influences sont plutôt à chercher du côté de la Doctrine Sociale de l’Église et de Saint Thomas d'Aquin tandis que la Fiémance s'inspire des penseurs contre-révolutionnaires comme le philosophe du XIXème siècle Eugène-Marie de Bonestre, savouéen critique de la Révolution Fiémance, ou de Raymond Burghigam, réactionnaire adélien.



Septième réflexion : Le traditionalisme fait confiance à Dieu là où le chorocratisme fait confiance à l'homme

Par ce postulat, monsieur Marcy se permet même de dire que le prêtre viertensteinois est l'équivalent du fonctionnaire fiémançais. L’Église prend alors la place de l'administration. Comme nous l'avons déjà expliqué précédemment, c'est l'humain qui prend justement la place de la machine administrative au Viertenstein. Ces humains, facilement identifiables dans chaque village, sont les seigneurs et les prêtres.

Monsieur Marcy relève donc que les « administrateurs » du Viertenstein sont formés par l’Église et non par l’État. Cette critique, toute gallicane, revient à considérer le prêtre-administrateur comme un étranger à l’État. Or, dans le cas du Viertenstein, une telle remarque est fausse. En effet, depuis le Concile Vatican II et les troubles que celui-ci a amené au sein de l'épiscopat viertensteinois (plus traditionaliste encore que le clergé thorvalois !), les séminaires et l’Église locale ne sont plus sous le contrôle du Saint-Siège. Au début des années 1970, l’Église Viertensteinoise entra dans une opposition avec Urba qui lui permit de prendre le contrôle de l'ensemble des structures catholiques du pays, depuis les groupes scouts jusqu'aux universités et aux séminaires. Cette prise de contrôle fut accompagnée d'un soutient de la Principauté envers son Église, qui se trouvait dans une situation de très grande autonomie jusqu'en 2024, année du retour de l’Église d'Hochburg dans le giron urbain et de la pleine ré-intégration de l'épiscopat viertensteinois.

Les « prêtres-administrateurs » ne sont donc pas entre les mains d'une Église étrangère mais sont bien issus du Viertenstein et des séminaires de la principauté. Le Viertenstein forme donc également ses propres prêtres et ne suit pas aveuglement Urba et le Saint-Père qui peut être faillible sur les question non-dogmatique (canon du Concile Vatican I).



Finalement, j'en arriverai aux mêmes conclusions que mon collègue, monsieur Marcy. Si il existe des différences idéologiques entre le chorocratisme et le traditionalisme, finalement les deux courants se rejoignent lors de la concrétisation de leurs systèmes. La société traditionnelle est restaurée par les deux courants et chacun peut s'adapter à différents pays. Il est bon de voir qu'en Hokkaïdo, se sont des chorocrates shïnto qui tentent de rétablir les saines valeurs de la société traditionnelle tandis qu'en Bassaxe, c'est le courant traditionaliste qui œuvre à la restauration de l'ordre ancien.

[right]Lothar Diedrimann,
Penseur[/right]
Otto

Message par Otto »

[center]Anarchie à Port-Thomas
Alter - édition du 1er août 2030[/center]

Mark Männergätt est un ancien fonctionnaire au service de Gerhild Vogtermann, Lieutenant-Général du Protecteur en Agorsa'a qui a été mis au chômage technique par la prise du pouvoir du général Khademos en 2029. Avant sa mise au service de l’État, Männergätt a été étudiant à l'Université Catholique d'Hochburg qui lui a remis un diplôme en histoire du Makara.

Depuis quelques temps la ville de Port-Thomas (Pham-Sin) a sombré dans l'anarchie à cause de l'ambition des familles locales. Le général Sun, et l'oligarchie qui le soutient, plonge de plus en plus le pays dans l'anarchie en servant leurs intérêts avant ceux de la patrie.. Une solution existe-t-elle pour sortir ce petit pays du Nord-Est-Makara de la crise dans laquelle elle est plongée par la faute de la modernité ?

Oui, une solution existe. Une solution qui ne ravira sûrement pas les idéologues libéraux et communistes du monde mais qui peut, selon moi, rétablir la stabilité dans cette région : le retour de l'Occident, et du Thorval en l'occurrence, sur ces territoires. En effet, il ne faut pas oublier qu'autrefois, ce pays fut un protectorat du Thorval. Il est temps pour Annabelle de reprendre ses responsabilités sur les descendants des sujets de ses ancêtres et d'agir pour rétablir la paix dans ce grand continent makaran. La mise sous protectorat d'un nouvel État, respectant les mœurs locales et défendant le pays contre ses ennemis de tout bords (qu'ils soient rouges, membres des grandes bourses du monde ou même pan-makarans), est non-seulement une solution souhaitable mais en plus, elle est la seule viable.

Néanmoins cette solution ne peut être adoptée que par la volonté de Sa Majesté Très Chrétienne, et rien ne dit qu'elle ou que sa chancellerie ne soient disposées à intervenir. En effet, la politique étrangère du Thorval peut être qualifiée de non-interventionniste. Durant la dernière décennie, le Royaume n'est jamais intervenu militairement dans le cadre d'un conflit ; or, sans intervention militaire, il semble impossible de pouvoir mettre en place ce nouvel stable que je défend dans cet éditorial. J'espère cependant que Sa Majesté fera preuve d'intelligence et agira pour ses anciens sujets. Et j'espère également que Leurs Majestés Apostolique et Catholique agiront pour soutenir leur alliée dans la défense de la paix.
Otto

Message par Otto »

[center]Entrevue avec Mark Männergätt
Universum - édition du 09 août 2030[/center]

Suites à sa tribune « Anarchie à Port-Thomas », nous reçevons le professeur d'histoire makarane Mark Männergatt, ancien fonctionnaire en Agorsa'a et ancien attaché culturels des ambassadeurs viertensteinois au Maok, au Raksasa et au Bardaran. Dans sa tribune, le professeur relevait la situation trouble dans laquelle se trouvait le pays de Port-Thormas et appelait le Thorval à intervenir afin d'y rétablir l'ordre. Son article fait un tollé au Makara et ailleurs et de nombreux journalistes se sont levés contre le « néo-colonialisme » de son auteur. Revenons avec lui sur ses propos.

Bonjour professeur Männergatt. Vous n'êtes pas sans savoir que différents journalistes vous ont qualifiés de « néo-colonialiste ». Pourtant, vous refusez cette étiquette, pourquoi?

Oui en effet, je ne me considère pas comme étant « néo »-colonialiste pour la simple et bonne raison que je prône pas un retour absolu au temps des colonies. Dans mon article, les lecteurs avisés auront remarqués que je défendais pas l'idée que le Thorval devait agir dans toutes ses anciennes colonies mais simplement intervenir pour mettre fin à l'anarchie régnant présentement à Port-Thomas. Mes propos ont été mal interprété par quelques ultra-nationalistes du Makara.

Mais croyez-vous qu'une telle intervention soit possible?

Non, bien évidemment. J'espère sincèrement que Sa Majesté Très Chrétienne Annabelle fera son devoir, mais je doute qu'elle réponde à mon appel. En effet, le Thorval, et dans une moindre mesure les autres monarchies traditionnelles de l'Alméra comme le Viertenstein, l'Hohenhoff et la Fiémance, sont de moins en moins tournées vers l’interventionnisme.

Comment expliquez-vous cela ?

Je pense que c'est dus à la philosophie qui anime les monarques almérans et leurs conseils. Actuellement, le Saint-Empire est dirigé par des penseurs traditionalistes qui estiment que l’État a comme mission première de garantir le Salut à ses sujets. Dans cette optique, déclarer la guerre et intervenir militairement parlant est contraire à la morale puisque le monarque met en danger le Salut de ses soldats en les encourageant à tuer.

Vos positions tranchent radicalement avec le traditionalisme alméran. Où situez-vous votre pensée parmi les penseurs passés et présents ?

Je m'estime davantage successeur de Machiavel que de Saint Thomas et de Nicole Oresme. J'ai conscience que cela rompt avec la doxa almérane. Je pense que le Salut est avant tout une question relevant de la foi personnel et non de l’État.

Parmi les politiques de notre siècle, je me considère comme plus proche d'un Villefroy, qui avait encore conscience de la place fiémançaise dans le monde, ainsi que des chorocrates en général, que des traditionalistes actuellement au pouvoir au Viertenstein comme Witteslreich, trop almérano-centré, et Leunheim (ndlr, chancelier du Saint-Empire), trop lié aux idées catholiques traditionalistes de l’État. Je ne me considère cependant pas comme chorocrate. Je m'intéresse peu à la politique nationale. Chaque État doit agir pour garantir l'ordre social, mais les idéologies ne sont que des façons différentes de défendre l'ordre.

Les journalistes du journal Makiran et fier ont évoqué la possibilité d'une colonisation hokkaï du Numancia en réponse à vos propositions. Qu'est-ce que ce scénario vous inspire-t-il ?

Ce journal a été incroyablement agressif envers moi, m'accusant de n'être qu'un universitaire enfermé dans sa faculté. Pourtant, je rappelle que j'ai été au service de mon pays à l'étranger à plusieurs reprises. Ces journalistes sont incapables de se renseigner réellement sur leurs sujets.

Enfin, revenons au scénario imaginé par ce journal. Si le Numancia tombait dans l'anarchie, l'Hokkaïdo serait-il légitime à y rétablir l'ordre sous la forme d'un protectorat ? Soutenir cette idée va à l'encontre des arguments que j'ai détaillé dans ma tribune de l'Alter. En effet, j'explique que l'intervention du Thorval est un devoir du Royaume envers son ancienne colonie. Il y a un siècle encore, le monde entier, hormis quelques grandes puissances makaranes ou le Tarnosia, était lié à l'Alméra par différents types d'union (protectorats, colonies etc.). Ces unions imposent des devoirs moraux entre ses membres. Si l'un d'entre eux est déstabilisé, alors les autres doivent intervenir pour rétablir l'ordre. Encore aujourd'hui, même si ses unions ont été dissoute par les malheurs de l'histoire sous la forme de révolution libérales, socialistes ou nationalistes, voir même sous l'action direct des grands capitalistes, les devoirs moraux qu'ont entre eux les différents membres sont encore vivants. Ainsi, ce que j'ai dit sur le devoir d'intervention du Thorval à Port-Thomas, est aussi valable pour le Viertenstein envers le Maok.

Schématiquement, le monde pourrait être coupé en zones qui ont été autrefois unies. Chacune de ses zones limite les interventions entre pays d'une même zone. Ainsi, le Numancia ne peut agir que dans ses anciennes « colonies » et si celui-ci se retrouve en proie à l'anarchie, alors c'est aux anciens pays colonisés par le Numancia d'intervenir pour y rétablir la paix. Autrement dit, le Cabral serait plus légitime à agir que l'Hokkaïdo.

Merci professeur pour vos explications. Pour finir, pourriez-vous nous donner votre avis sur les réponses que vous avez reçu à l'internationale ?

Ma tribune ont été mal reçue par les journalistes internationaux, notamment makarans. Les pan-makaran du Wapong ne m'ont pas surpris par leur réponse violente. Leur réponse peu travaillée ne fait que refléter le vide intellectuel de ce groupe politique qui cherche à unir un continent pourtant pluriel. J'ai été plus surpris de la réponse du Courrier d'Otanu en ligne, journal hokkaï. En effet, ce journal a été assez virulent envers ma tribune et je vous avoue que j'ai trouvé cela surprenant venant d'un pays dont j'ai toujours admiré le sens du devoir. Ce journal notamment a défendu l'action de son gouvernement au Levant, et que je défend également.

Merci professeur pour vos explications. Nous rappelons à nos lecteurs qu'actuellement, aucune réaction de grande ampleur n'a été constatée du côté thorvalois comme du côté port-thomassien. La crise politique de Port-Thomas est d'ailleurs toujours aussi obscure et nous espérons que la paix sera bientôt rétablie.
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