Presse du Royaume de Maok

Alwine

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[center]L’Œil du Maok :[/center]

[right]Pour une analyse en profondeur et sans restriction de l'actualité maokorienne et simpomondiale.
Édition du 24 mai 2030.
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Fondation de l'Œil du Maok :

Aujourd'hui, nous fondons officiellement un nouveau journal qui se veut de portée nationale dans notre pays, l'Œil du Maok. Notre équipe est issue en partie de la Voix du Maok mais également en partie de tous les autres grands journaux nationaux de notre beau pays du Maok, ainsi que de plusieurs journaux locaux, bref, de tous les horizons du journalisme maokorien. Si nous avons décidé de nous réunir aujourd'hui au sein d'une nouvelle structure c'est parce que, après l'ouverture de notre pays sur le monde, nous avons constaté qu'il manquait une voix dans le paysage médiatique maokorien, dans le paysage médiatique tel qu'il devait maintenant se concevoir : un moyen d'analyser non seulement la politique nationale mais surtout la politique internationale, selon tous les angles possibles et en traitant en profondeur tous les sujets. Un objectif que tentent de remplir les divers journaux maokoriens, bien entendu, mais qui est souvent bridé, hélas, par l'esprit de retenue qui imprègne encore fortement la journalisme maokorien.

Cette tradition de la retenue, sans nul doute, vient de la longue histoire isolationniste de notre pays. Pendant longtemps, le Maok s'est occupé avant tout du Maok. Il n'était pas de rigueur, alors, de prendre position dans la presse sur les grandes questions internationales qui ne touchaient pas directement le Maok, car cela aurait risqué d'attirer des attentions hostiles extérieures pour des bénéfices finalement bien maigres, les maokoriens n'ayant alors, justement, bien grand-chose à faire de ce qui pouvait bien se passer à l'extérieur. Aujourd'hui, alors que la situation a changé, la presse maokorienne a néanmoins encore du mal à passer outre cette tradition de retenue, dans laquelle la plupart des journalistes ont été formés et ont été plongés durant la plus grande partie de leur carrière, et cette tradition de la retenue agit encore, plus ou moins consciemment, dans les choix éditoriaux de la plupart des quotidiens et hebdomadaires du pays.

De plus, les connexions de la presse avec le pouvoir, les églises ou les guildes, à divers niveaux, induit un blocage moral supplémentaire. Si aucun des membres fondateurs de l'Œil n'a jamais vu exercée de pression des mécènes de la presse, cela n'est même pas nécessaire : nos collègues ont naturellement le soucis, patriotique, de ne pas mettre le royaume en difficulté par leurs articles, qui pourraient être mal perçus à l'heure où de nombreux pays de par le monde ont tendance à confondre les propos des journalistes avec le point de vue plus ou moins avoué des gouvernements. C'est un soucis louable, bien entendu, mais nous pensons qu'il peut être résolut d'une autre façon : en refusant fermement et totalement tout financement des guildes et des églises, et toute subvention publique dans notre journal, bref, en nous détachant pleinement et totalement du pouvoir royal, religieux ou économique, et en revendiquant une indépendance totale, qui fera que nos journalistes n'engageront que leur propre responsabilité, de façon absolue, dans leurs articles.

En effet, nous pensons qu'il est temps d'inverser la tendance c'est ce que nous voulons faire en fondant ce journal sur nos fonds propres. Il fonctionnera grâce à la vente de ses exemplaires et aux éventuels dons de mécènes privés, mais ne verra, donc, entrer aucun argent publique. Notre but est de fournir une analyse en profondeur, plutôt qu'une simple dépêche, sur des sujets politiques, économiques ou culturels, en n'hésitant pas à faire valoir notre point de vue personnel, et ce sans engager qui que ce soit d'autre. Nous espérons que le succès sera au rendez-vous et que, au travers des ventes de notre journal, nous pourrons permettre aux maokoriens et à nos lecteurs extérieurs, s'il y en a, de se faire un point de vue plus construit et plus approfondit sur nombre de sujets. En bref, nous avons pour ambition de fournir cette fameuse « composante manquante » dans le paysage médiatique maokorien.

Nous prierons, chers lecteurs, pour que le Seigneur accorde le succès à notre entreprise qui, nous le pensons, ne pourra qu'être bénéfique au Maok, en ne retenant plus les paroles qui ne doivent pas être retenues. Et nos espérons, chers lecteurs, que vous joindrez vos prières aux nôtres dans ce sens.

[Note : J'introduis ici un nouveau journal, destiné essentiellement à fournir toutes sortes d'analyses que je ne savais pas où caser... comme explicité plus ou moins partiellement ci-dessus, ces points de vue seront détachés du point de vue gouvernemental et j'espère que vous jouerez le jeu en ne tenant pas rigueur ou crédit au Maok des analyses qui seront publiés sous cette couleur !]
Alwine

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[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 26 mai 2030.
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La politique anti-religieuse s'affirme au Kirep :

Alors que nombre de gens se désolaient déjà de la politique anti-religieuse du Kirep, qui n'avait pas hésité à proclamer avec beaucoup de bêtise que la religion était « contre-révolutionnaire » – comme si la parole de Jésus n'était pas en soit déjà révolutionnaire ! – et avait, dans la foulée, pris des mesures contre toutes les religions monothéistes qui en soit étaient déjà proprement scandaleuses, ramenant le monde à l'époque des persécutions de l'Empire Néapolitain, à peu près, avec une interdiction totale de toute pratique religieuse un tant soit peu publique et l'abolition de la fonction des prêtres – comme si c'était là une fonction de l'état – la république yougoslave communiste n'en est malheureusement pas resté là pour autant. Dieu sait pourtant que leur politique était déjà une politique de persécution, de discrimination, de désunion, les kirépiens semblant oublier que leur ennemi déclaré n'est pas sensé être l'Église, amie des pauvres et secours des nécessiteux, mais bien les « bourgeois » et autres riches.

Qu'importe cette vérité, toutefois, cela n'allait pas arrêter les anti-religieux en si bon chemin ! Il y a quelque jours, ils ont été plus loin encore en n'hésitant pas à proclamer le bannissement pur et simple des plus pratiquants de leurs citoyens, alors même que ceux-ci ne défiaient pas les nouvelles lois ! Qu'importe, ils étaient visiblement « pas assez rouges », ou plutôt pas assez athées au goût des décideurs kirépiens, qui ont donc décidé de les mettre à la porte de chez eux, sans spécialement se soucier d'où ils pourraient bien aller, laissant les états soucieux de religion, ou simplement de liberté, les héberger... s'ils le voulaient bien ! Sinon, sans doute les kirépiens auraient-ils choisi d'entasser leurs compatriotes religieux sur des vaisseaux pour les couler en pleine mer vu qu'ils sont devenus « indésirables », et cela alors que leur seul et unique crime est de respecter leur religion, celle de leur père et de leur grand-père avant eux, bref, de respecter leurs racines, sans pour autant aller contre les volontés du peuple kirépien... pour la bonne raison qu'ils en faisaient partie, tout simplement, tout comme les moins religieux !

Heureusement, de nombreuses voix n'ont pas manqué de se faire entendre de par le monde, pour dénoncer cette injustice, souvent, mais aussi, presque aussi souvent, pour se proposer comme nation d'hébergement pour les malheureux ainsi chassés de chez eux. C'est ainsi que des états aussi divers que le Thorval, la Rostovie, le Raksasa, le Mayong, la Fiémance ou l'Hohenhoff se sont officiellement faits connaître comme potentiel nation d’accueil pour les réfugiés religieux qui se déclinent entre catholiques, orthodoxes ou encore musulmans – sans que la confession précise de ceux-ci soient précisée, pour le coup. Bien entendu, dans ce moment où il est question de la solidarité entre les croyants, le Maok a également pris position et, tout en condamnant fermement cette nouvelle législation kirépienne, s'est dit prêt à accueillir des chrétiens, catholiques et orthodoxes. Ce sont majoritairement des orthodoxes – à la fois les plus nombreux et les moins largement accueillit jusqu'ici – qui ont montré leur intérêt et le royaume pourrait en accueillir deux cents milles très prochainement.

Certains pourraient s'étonner que le Maok, qui est un pays importateur de nourriture, accueille des populations et ne fasse pas comme le Wildhorn qui, frileusement, a affirmé la fermeture de ses frontières. Mais la vérité c'est que l'approvisionnement du royaume, assuré très largement, est plus que suffisant pour nourrir deux cents milles « bouches » supplémentaires, et que cela ne sera qu'un maigre effort comparé à l'impératif de la solidarité religieuse. La Couronne a aussi tenu à éviter l'amalgame que voudrait vendre le Kirep entre communisme et anti-religion, en maintenant le voyage de notre Ministre des Affaires Étrangères en Oustrie, un autre pays communiste et slave de l'est de l'Alméra, mais qui a su ne pas tomber dans la persécution religieuse, à l'instar de son autre grand voisin de Rostovie. Par cette visite, le royaume veut prouver que l'entente est possible entre les états malgré leur différence, dans le respect mutuel, et bien sûr sans persécution ! De plus, ce sera l'occasion pour le Maok de développer un partenariat dans cette partie du monde à laquelle notre royaume s'était jusqu'ici trop peu ouvert.

En tous cas, chers lecteurs, prions le Seigneur pour qu'il ouvre les yeux aux kirépiens et leur fassent cesser leurs iniques persécutions, pour qu'il châtie les injustes et les mauvais et apporte la lumière au gros de la population qui, sans doute, est aveuglée par une haine qu'on lui insuffle de l'extérieur. Puisse-t-il venir en aide à tous les croyants persécutés, au Kirep et ailleurs dans le monde, et accorder aux exilés la paix dans les foyers qui les accueilleront.
Alwine

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[center]L’Œil du Maok :[/center]

[right]Pour une analyse en profondeur et sans restriction de l'actualité maokorienne et simpomondiale.
Édition du 27 mai 2030.
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Le Saint-Empire, un bloc monolithique au service de la Fiémance ? Une analyse contrastée.

Beaucoup de nos confrères de la presse internationale, d'analystes de tel ou tel pays, ou même simplement de diplomates ou de citoyens que nous avons pu croiser à Lokaroum ou ailleurs, portent sur le Saint-Empire une analyse tranchée, qui verrait celui-ci comme un « bloc » unis, monolithique même, rallié autour de mêmes idées et destiné, forcément, à être mis en mouvement d'un seul bloc. Ces mêmes analystes n'hésitent pas à clamer que si le Saint-Empire est officiellement dirigé par le Prince du Viertenstein, au titre de Saint-Empereur, il serait en vérité au service des intérêts non du Viertenstein mais bien de la Fiémance, au titre que celui-ci, plus grande puissance économique, militaire et démographique, dotée d'un poids prépondérant dans la Diète Impériale, serait le véritable leader de l'ombre du nouveau Saint-Empire où, après avoir exclu les non-almérans, elle serait la maîtresse du jeu, certains analysant même que cette influence s'étendrait à une autorité qui toucherait jusqu'aux alliés naturels du Saint-Empire, à commencer par notre beau royaume de Maok lui-même, qui bien que hors de l'Empire seraient « dirigés » depuis celui-ci.

Une analyse fondée ? Nul doute que beaucoup dans notre pays en douteront, mais elle semble néanmoins recevoir de plus en plus d'écho à l'international, appuyée notamment par les journalistes rostovs. Bien que réaliste sur l'écho que pourra avoir, entre ses pages, une telle analyse, l'Œil du Maok a donc décidé de proposer à ses lecteurs une analyse plus en profondeur, qui se proposera d'analyser un à un les états membres du Saint-Empire dans leur relation à cette noble institution, dans leur positionnement face aux courants de celui-ci, avant de dresser un bilan de cette analyse en profondeur en fin d'article.

Tout d'abord, établissons quels sont les membres du Saint-Empire. Celui-ci compte six princes-électeurs qui sont le Duc de Bassaxe, le Roi de Fiémance, le Roi d'Hohenhoff, le Duc de Stalagmanque, la Reine de Thorval et le Prince de Viertenstein. Néanmoins il y a en fait huit voix « votantes » lors de la Diète, car le Roi de Fiémance y siège aussi aux titres de Roi de Lurie Orientale et Roi de Valua, une pirouette qui, bien que la Fiémance soit partout ailleurs revendiquée comme un territoire unifié, permet au Roi Jean d'avoir un poids triple et plus d'un tiers des voix à lui tout seul. De quoi donner un certain poids aux affirmations de main-mise fiémançaise sur l'ensemble, en apparence... si l'on s'arrête à cette seule analyse. Mais comme annoncé, nous allons aller plus en profondeur dans l'effort analytique.

Pour commencer, traitons, ou plutôt évacuons, la question du Duché Stalagmantin. Évacuer car hélas, il faut bien le dire, le duché oriental, éloigné géographiquement du reste du Saint-Empire, n'a pas montré une grande volonté à s'en rapprocher politiquement par la suite. Si un ministre siège pour eux au gouvernement impérial, le Duché Stalagmantin ne s'est jamais ouvertement fait entendre sur les sujets de débat impériaux, n'a jamais participé à un projet impérial et n'a pas enregistré publiquement de vote depuis l'élection impériale. On peut donc le classer comme relativement déconnecté de la question impériale et du jeu d'influence du Saint-Empire, en plus de la faible probabilité que cet état, membre de longue date de la Fédération Transnationale emboîte le pas à une guerre impériale ou une autre entreprise du même acabit.

Ensuite, penchons nous sur le « couple » au centre de l'Empire, à savoir le duo alémanique Viertenstein-Bassaxe. La proximité entre les deux pays est indéniable, à l'heure où Franz du Viertenstein est non seulement prince et empereur mais aussi protecteur de l'Union Alémanique et donc de la Bassaxe. Si chaque état a sa propre ligne politique, dans l'arène impériale le duc suit généralement les avis de son protecteur. Ensemble, ils sont à l'origine de l'impulsion de la création de l'Empire, et ils défendent la ligne d'un Saint-Empire fort, avec des pouvoirs étendus – ce qui n'est que renforcé par le fait que Franz soit à la tête dudit Empire, bien entendu – et fortement interventionniste, n'hésitant pas à prendre des résolutions communes. Ils sont aussi visiblement en faveur de liens communs forts y compris dans le domaine militaire avec flotte et pourquoi pas armée commune. Bref, ils sont pour un Saint-Empire fort et n'ont qu'à contre-cœur accepté une puissance impériale plus tempérée. Ils proposent régulièrement des interventions, positions et mesures invitant à un Empire plus fort et plus fortement positionné à l'international. On pourrait dire que le duo alémanique incarne l'autorité officielle et le moteur institutionnel du Saint-Empire.

Pour rester sur une ligne « forte », revenons-en à la Fiémance. Comme on l'a dit, si le bloc alémanique permet au Viertenstein d'avoir, plus ou moins, une voix double, sous conditions, la Bassaxe restant un état indépendant, la Fiémance, elle, a une triple-voix incontestable et qui ne souffre aucune condition : les trois royaumes officiellement enregistrés dans l'ensemble politique fiémançais ont le même Roi, et Jean de Fiémance a donc une triple voix. La Fiémance, on l'a déjà dit également, c'est le « géant » du Saint-Empire, qui possède l'autorité militaire et industrielle, ainsi que la prééminence économique et démographique. La Fiémance, si elle n'a pas exactement la même ligne que le Viertenstein, a également une tendance à prôner un Empire fort, qui portera des projets communs et étendra la ligne diplomatique fiémançaise à tous ses membres ainsi que sur le monde. S'ils sont plus frileux sur la question militaire, craignant sans doute un détournement – comme l'armée de l'UEZL avait été détournée sur eux en Cécopie – ils défendent un Empire plus fort et n'hésitent pas à soutenir une politique d'intervention forte de l'Empire, tout comme les alémaniques.

Jusqu'ici, nous avons abordé des points qui semblent confirmer l'analyse première : le Saint-Empire à travers son dirigeant officiel et son dirigeant « de fait », selon ses critiques, à savoir Franz du Viertenstein et Jean de Fiémance, défend donc une ligne « dure », d'un Saint-Empire fort, interventionniste, défendant les intérêts fiémanco-alémaniques à travers l'Alméra et à travers le monde. De plus, nous avons aussi montré que, à travers le « poids » des votes de Jean et l'influence énorme de Franz, en tant que protecteur de l'Union Alémanique, sur la Bassaxe, ce duo interventionniste et défendant un Empire fort centré sur l'Alméra, dispose d'une majorité absolue dans les votes, puisqu'ils peuvent mobiliser non seulement leurs quatre voix « propres », mais aussi compter sur la cinquième voix de la Bassaxe et sur la relative apathie du Duché Stalagmantin. Tout en possédant la dominance officielle, militaire, démographique et économique, ils peuvent donc compter sur une majorité mathématiquement absolue en cas de vote.

Oui mais... encore une fois s'arrêter là serait une erreur, puisqu'il faut se demander, si ce couple en faveur d'un Saint-Empire fort et interventionniste, pourquoi pas militariste, a un tel pouvoir, pourquoi le Saint-Empire réel ne suit-il pas cette voie-là ? C'est tout simplement parce que sous-estimer les deux autres membres de l'institution impériale et estimer qu'ils ne sont que de simples suiveurs derrière la bipartite – ou tripartite si on compte la Bassaxe comme un acteur et non comme un simple suivant – interventionniste et « impérialiste » que nous venons de décrire, ce serait une belle erreur. En effet, le Thorval et l'Hohenhoff ont chacun leur propre voix, qui s'accorde souvent sur nombre de sujets et permet d'y faire contre-points aux idées alémaniques et fiémançaises les plus radicales.

Le Thorval, tout d'abord, peut être vu comme le troisième dirigeant du Saint-Empire, possédant en tous cas la haute main sur la question de la morale et de la religiosité, bref du spirituel : une autorité, une valeur d'exemple spirituel, qui dépasse largement les frontières du Saint-Empire, d'ailleurs. Le Thorval était, de loin, la monarchie almérane la moins enthousiaste sur l'idée du Saint-Empire, avec une longue idée d'opposition à la politique impériale. D'ailleurs, à une époque, certains avançaient que le Qabar, plus impérialiste, pourrait rejoindre le nouveau Saint-Empire en premier, laissant un temps de réflexion supplémentaire au reste du Thorval. Hélas, le recentrement exclusif du Saint-Empire sur l'Alméra, à l'initiative fiémançaise, a privé le pieux royaume nordique de cette option et, un peu à contre-cœur, il s'est donc impliqué directement dans le Saint-Empire, tant les autres partenaires auraient eut du mal à légitimer l'idée impériale sans lui. Mais il n'a pas fait cela sans prix : il a toujours été une voix en faveur d'un Saint-Empire plus faible, plus effacé, qui ne disposerait pas d'un pouvoir absolut mais seulement d'un pouvoir de recommandation, qui n'aurait pas d'armée, restreindrait le nombre et la force de ses interventions... bref, un Saint-Empire à l'opposé du modèle alémanique.

Dans cet ouvrage, entamé dès la première Diète et poursuivit depuis lors, le Thorval n'a pas été seul, puisqu'il a pu compter sur l'appui hohenhoffois. L'Hohenhoff, un royaume encore jeune, n'a aucune véritable place d'autorité dans le Saint-Empire, mais il est plus impliqué que le Duché Stalagmantin et plus indépendant que la Bassaxe. Il a ainsi pu peser comme une véritable voix dans le concert impérial, où il a généralement appuyé les vues thorvaloises tout en trouvant sa propre identité. Parfois plus proche de la ligné fiémanco-alémanique que le Thorval, parfois plus éloigné, l'Hohenhoff a su, avec un franc-parlé assumé, qui n'a pas été sans quelques frictions, défendre globalement la même ligne : un Empire qui ne remet pas en cause la souveraineté nationale, plus faible donc, sans pouvoir de contrainte, un Empire strictement non-militarisé, mais aussi un Empire qui ne pèse à l'internationale que de façon mesurée, seulement sur les sujets qui compte. Bref, un point de vue complémentaire de celui du Thorval, qui lui a permis, dès les origines, de peser à ses côtés sur les débats.

Et on peut voir que si le duo fiémanco-alémanique possède la majorité des forces militaires et économiques, la majorité démographique et la majorité des voix, il n'en est pas moins obligé, régulièrement, de plier devant le point de vue du duo thorvalo-hohenhoffois. Cela a été vrai dès la Diète de fondation, qui a définis les conditions exactes de création de l'Empire, et se vérifie toujours aujourd'hui sur les questions abordées par l'Empire. En fait, on constate que quatre voix se font entendre dans le concert impérial lors des cessions de la Diète : celle du représentant alémanique, celle du représentant thorvalois, celle du représentant fiémançais et celle du représentant hohenhoffois. Donc, au-delà de toutes les supériorités supposées d'un des « camps », de l'une des lignes d'influence, au final dans les débats on assiste à une réparation assez équilibrée des points de vue, qui égalisent l'influence réelle sur la politique impériale.

La question pourrait donc être de savoir le pourquoi d'une telle réalité. La vérité, c'est que la clé du Saint-Empire est d'être alméro-universel et d'avoir une véritable crédibilité. Hors donc en théorie le duo fiémanco-alémanique pourrait très bien mettre les questions au vote simple et disposer d'une majorité absolue... mais alors soit les autres états n'auraient pas rejoint le Saint-Empire, lors de la fondation, soit, aujourd'hui, ils n'appliqueraient pas la décision, dénonceraient la ligne impériale... ou pourraient aller jusqu'à quitter le Saint-Empire. Sans le duo thorvalo-hohenhoffois, et vu la passivité du Duché Stalagmantin, cela voudrait dire que la politique impériale se résumerait à une alliance entre la Fiémance et l'Union Alémanique, ce qui voudrait dire une restriction drastique du prestige impérial et, aux yeux du reste du monde, une faillite du modèle du Saint-Empire, qui ne serait alors probablement plus pris au sérieux.

Dans ces conditions, peut-on dire que le Saint-Empire est d'un bloc, qu'il ferait mouvement d'un seul tenant pour soutenir toute action fiémançaise, ou à la limite fiémanco-alémanique ? Non, bien entendu. Même si le duo « craquait » et imposait sa décision par le vote, ou en cas d'entrée d'un nouveau pays, comme le Cobrac par exemple, dans le Saint-Empire, qui pèserait à son côté, le duo thorvalo-hohenhoffois a déjà réussi à imposer le fait que le Saint-Empire n'avait pas de pouvoir contraignant : même s'il déclarait la guerre par exemple, il ne pourrait forcer les membres à suivre sans les convaincre « normalement », si l'on peut dire. Hors, comme on l'a vu, les positions du duo thorvalo-hohenhoffois vont à l'encontre de l'interventionnisme et du militarisme impérial : il faudra donc les convaincre en partant « de rien » pour ainsi dire... et ils ont prouvé sur la question de la guerre dans le nord-ouest du Jeekim, par exemple, ils sont loin d'être prêts à soutenir n'importe quel point de vue fiémançais ou fiémanco-alémanique.

On pourrait encore se demander si les lignes dégagées ici sont durables, ou versatiles : pour l'heure, tout montre une certaine durabilité. En effet, elles n'ont pas varié depuis le début de l'aventure impériale, chacun retrouvant toujours les mêmes alliés, à peu de choses prêt. Les « axes » dégagés ici semblent toujours se confirmer, et les régimes semblent assez stables pour que cela continue. De plus, dans un monde monarchistes où les symboles sont toujours forts, il y a un bon indice de cette réalité : alors que le Prince de Viertenstein et Saint-Empereur est fiancé à la sœur du Roi de Fiémance, la princesse-héritière d'Hohenhoff a récemment été annoncée comme fiancée... à un prince du Thorval, cousin germain de la Reine Annabelle II. Les alliances de sang les plus récentes illustrent donc bien ces alliances entre les membres des différents duo que nous avons dégagés plus haut et laissent voir, si elles se confirment, des relations et des partenariats durables entre les diverses composantes.

Bien sûr ici il convient de faire une dernière fois œuvre de prudence en poussant encore une fois l'analyse au bout : le Saint-Empire n'est pas monolithique... mais il n'est pas non plus instable. En effet, tant sur le plan symbolique évoqué juste avant – la Reine de Fiémance est la fille du chancelier du Thorval par exemple – que sur le plan des réalisations – le port impérial d'Osvelburg, largement promu par la Fiémance, a été réalisé en Hohenhoff – ou sur le plan des traités séparés – avec la proximité du Viertenstein et de l'Hohenhoff via l'Alliance des Trois Couronnes par exemple – de nombreuses interconnexions existent et fonctionnent entre les différentes sensibilités. Le Saint-Empire reste une belle alliance défensive, un symbole d'union essentiel et une plateforme forte pour la coopération et des résolutions communes, fruits de discussions entre les membres.

Mais à l'inverse il ne peut pas être interpréter comme une sorte de basse-cours fiémançaise prête à suivre le Roi Jean dans toutes ses guerres et toutes ses aventures, rangé en « mono-bloc » derrière les positions et les alliances fiémançaises, comme voudraient le faire croire nos collègues rostovs et comme certains diplomates et analystes semblent réellement commencer à le croire. Penser que ce « commandement fiémançais » pourrait s'étendre jusqu'au Maok, qui a toujours démontré son ouverture et son dynamisme diplomatique, ou à d'autres pays naturellement alliés du Saint-Empire, serait une erreur encore plus vive. Loin de constituer un « bloc idéologique » à l'ancienne sous l'autorité fiémançaise, le Saint-Empire doit se comprendre autrement, bien plus en nuance, et ne pas servir d'argument, positivement ou négativement, à un sur-gonflement de la Fiémance.

Nous espérons, chers lecteurs, que cette analyse aura pu vous éclairer et que vous prierez avec nous pour que le Saint-Empire connaisse une longue et prospère existence sous le symbole de l'union entre les chrétiens, mais aussi pour que son image résonne enfin sans être déformée au près des peuples du monde.

Les propos tenus dans cet article n'engagent que la responsabilité de leur auteur et du journal.
Ce journal est strictement détaché du gouvernement maokorien, ne reçois aucun financement ou caution publique, et les points de vue exprimés ici ne peuvent en rien être compris comme ceux du gouvernement ou de la monarchie, ni comme leurs contraires : ils sont pleinement indépendants.
Alwine

Message par Alwine »

[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 19 juin 2030.
[/right]

La diplomatie maokorienne s'épanouit vers le monde slave :

Alors le Kirep semble décidé à persister dans sa politique anti-religieuse, et que la première vague d'immigrés kirépiens est déjà arrivé au Maok, donnant un exemple vivant des ravages de la politique persécutrice de la république yougoslave, certains s'attendaient à un refroidissement des relations entre le Maok et les états de cette partie du monde, en étant peut-être échaudé par cet exemple négatif, d'autant plus maintenant que les maokoriens ont pu voir de leur propre yeux les populations chassées par la volonté du gouvernement kirépien. Néanmoins, cela aurait été mal connaître l'esprit d'ouverture, l'envie de dialogue, le soucis d'éviter les amalgames, qui caractérise la diplomatie maokorienne depuis ses débuts. S'il n'est guère imaginable d'espérer de signer quoi que ce soit de positif avec le Kirep lui-même, qui a franchit la « ligne rouge » énoncée depuis toujours par la diplomatie maokorienne, il n'est pas question non plus de claqué la porte à toute une région.

C'est ainsi que le Royaume de Maok prouve qu'il peut tout à fait condamner avec la plus grande fermeté la politique kirépienne tout en restant ouvert au monde slave et aux nations communistes en général – prouvant, par ses contacts, que le communisme n'est pas forcément synonyme de persécutions religieuses, d'ailleurs. C'est ainsi que notre pays, après avoir noué des liens avec l'Oustrie a concrétisé le projet émis depuis longtemps d'une rencontre avec la Rostovie. Pour mémoire, il y a peu de temps notre Ministre en charge des relations internationales s'était rendue en Oustrie, cette république socialiste de l'est du continent alméran, entre la Rostovie et le Kirep, pour ouvrir le dialogue et nouer un certain nombre de liens qui, s'ils ne sont pas encore connus avec précision pour l'instant, semblent avoir été plutôt positifs, l'Oustrie se révélant ouverte au dialogue, de la même façon que notre royaume.

Cette fois-ci, c'est à domicile que la diplomatie maokorienne à agit, en recevant nul autre que le commissaire-général Oleg Dniepropetrov, le numéros un de l'Union Rédemptioniste de Rostovie. On ignore encore le résultat de la rencontre, toute récente, mais les échos semblent là aussi plutôt positifs. Bien entendu, il ne semble pas nécessaire de présenter la Rostovie, sans doute un des rares pays dont les maokoriens avaient pu entendre parler dans leur isolationnisme, quoique pas de façon positive, hélas. Depuis lors toutefois, les rostovs ont prouvé une volonté d'avancer non pas en oubliant leur passé mais en faisant leur possible pour s'en racheter, en renouant avec leurs racines chrétiennes et en réduisant leurs stocks militaires, au profit notamment de notre Royaume qui n'a pas hésité, l'année dernière, à acheter une partie de ces stocks « liquidés » à prix cassé par la Rostovie, qui ont notamment renforcé notre flotte mais aussi d'autres corps de l'armée. C'est ainsi de cette vente que provient plusieurs des vaisseaux les plus puissants actuellement en service sous pavillon maokorien, par exemple, participant à protéger le Royaume..

Ce premier contact officiel avec la Rostovie avait débouché sur un échange d'ambassades entre notre pays et cet état du nord, et une rencontre diplomatique avait déjà été évoquée à l'époque. De l'eau a coulé sous les ponts depuis mais finalement les conditions favorables ont enfin été réunies, et la rencontre a donc pu enfin débuter. Bien entendu, le contexte est particulier, plus maintenant qu'à l'époque du premier contact entre nos deux pays : avec la question des persécutions religieuses kirépiennes d'une part, bien entendu, mais également d'autre part avec la question des tensions autour du G30, construit par la Fiémance comme un organe destiné à lutter contre l'influence rostov, notamment. Une finalité que le Maok a refusé dès le départ en posant dans les points à régler dans un éventuel traité l'intégration des pays écartés de l'assemblée, dont la Rostovie, bien entendu, et cela sans renier le principe d'un lieu de dialogue entre les nations du monde, que du contraire même, de façon toute aussi évidente.

Cette rencontre peut donc aussi être lue comme un moyen pour le Maok d'affirmer qu'il refuse la ligne diplomatique fiémançaise qui consisterait à tenir la Rostovie à l'écart et à ménager le Kirep en tant que potentiel allié contre celle-ci. Pour notre beau royaume, la Rostovie reste un partenaire tout à fait valable, surtout de par l'héritage chrétien qui est de plus en plus remis en valeur dans ce pays, particulièrement, justement, à l'heure où le second plus grand pays communiste fait le choix de la persécution religieuse. Alors que parallèlement nos collègues de la presse fepuvos relèvent que le Maok est vu comme un partenaire potentiel par le monde communiste jusque dans la F.E.P.U.V.I., et cela en dépit du fait que loin d'être un pion communiste notre royaume a également des liens avec un grand nombre de pays capitalistes, prouvant son indépendance et son refus de la logique des blocs, le Maok prouve clairement qu'il ne rejette ni le socialisme ni le monde slave, mais seulement les persécutions kirépiennes.

Prions donc, chers lecteurs, pour que ces rencontres débouchent sur des liens amicaux et respectueux avec les pays slaves, d'une part, et pour que ceux qui exaltent la haine de la religion, la haine de l'autre en général, retrouvent la raison par la grâce de Dieu...
Alwine

Message par Alwine »

[center]La Course Maokorienne :[/center]

[right]Tout le sport du Maok et de l'étranger, depuis 1993.
Édition du 21 juillet 2030.
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L'heure de l'ouverture sportive du Maok est enfin venue !

Nous l'espérions dans nos colonnes depuis longtemps maintenant, mais ce temps semble enfin venu : trois ans après l'ouverture diplomatique, notre beau royaume se décide enfin à faire son ouverture... sportive ! Tout est parti de l'écho médiatique de la coupe du monde de football qui débutera bientôt à Titanua, la capitale du Tarnosia. Celui-ci peut trouver sa source dans plusieurs facteurs : tout d'abord un certain écho dans la presse généraliste, relayant notamment les analyses bardaranaises sur la future coup du monde, mais aussi le fait que le Tarnosia est un pays ami du Maok, dont les actualités sont souvent commentées, y compris celle-ci, ou encore l'ouverture du pays au monde, amenant des touristes et des étudiants parfois très passionnés de sport qui intéressent à l'occasion leurs proches ou leurs interlocuteurs au sport international, sans compter l'effet inverse de maokoriens voyant l'engouement soulevé par la question sportive lors de leurs vacances ou de leurs études et rapportant parfois cet intérêt avec eux.

Quoi qu'il en soit, alors que la coupe du monde au Tarnosia rencontrait une certaine attention dans la population, une partie de celle-ci a trouvé dommage que notre pays n'y participe pas, une partie beaucoup plus large que ceux qui s'intéressaient jusqu'ici au sport international. En effet, alors que les maokoriens pratiquent des sports en interne, et s'intéresse généralement assez peu aux compétitions internationales, héritage légué de la période d'isolationnisme, où il n'était bien entendu pas question de s'ouvrir aux compétitions alors qu'on refusait le reste, un certain nombre de personne, sans forcément développer une brusque passions pour les compétitions internationales en question, ont trouvé dommage que le Maok, rayonnant au niveau diplomatique, soit absent de cette grande manifestation et perde ainsi une occasion de développer de nouveaux liens à travers le domaine sportif, une occasion aussi pourquoi pas de briller à l'international, bref, une belle occasion, dans tous les cas !

C'est ainsi qu'une pétition est remontée au près du Roi, soutenue peu après par des questions appuyant le sujet remontées par plusieurs membres du Parlement, des deux chambres, d'ailleurs. Notre bon Roi s'est dit surpris par l'engouement de ses gens pour cette question, mais a indiqué que « si les maokoriens veulent concouris à l'international, [il mettra] bien entendu tout en œuvre pour rencontrer les désirs de [son] peuple ». C'est ainsi que, avec le bienveillante bénédiction royale – dont nous devons salué le fait qu'elle a été donnée dès que la Couronne a eut conscience de ce désir naissant parmi le peuple, notre monarque prouvant une fois encore son écoute et son ouverture envers ses gens – le Maok a entamé les démarches pour former les équipes en puisant dans les divers clubs semi-professionnels nationaux et s'est inscrit sur les listes de diverses fédérations sportives internationales pour permettre aux sportifs maokoriens de briller comme ils le souhaitent sur la scène sportive simpomondiale.

Pour la coupe du monde tarnoise, hélas, il sera sans doute trop tard : à l'heure où les tirages au sort des différentes « pools » ont déjà été effectués, il semble trop tard pour espérer rejoindre la compétition, à moins peut-être d'un désistement de dernière minute. Quoiqu'il en soit, cela n'est pas ce qui va chagriner les amateurs de sports maokoriens, dont notre rédaction fait bien entendu partie. Qu'importe au fond cette coupe-ci, même s'il aurait sans doute été plaisant de jouer dans les magnifiques stades tarnois chez une nation amie : après une si longue attente le monde sportif est bien prêt à se contenter d'autres coupes, dans d'autres sports ou dans d'autres années ! En effet depuis l'ouverture il existe un véritable désir chez une partie des professionnels et des amateurs les plus chevronnés, qui restaient jusqu'ici très minoritaires et, il faut l'avouer, n'osaient pas, à part pour des journalistes tels que nous, se faire entendre.

Si nous avions fais bouger les choses au part avant, aurions-nous pu espérer que la Couronne nous entende ? Rétrospectivement, on ne peut que se dire que oui, sans doute, mais il ne sert à rien d'avoir des regrets : au contraire, nous allons nous concentrer sur le futur, et sur toutes les belles réalisations qui nous restent à accomplir. Certains rêvent déjà d'une participation à la coupe du monde féminine de hockey sur gazon, dont les sélections sont encore ouvertes et qui se tiendra également cette année... et aussi très probablement au Tarnosia, d'ailleurs. Pour le reste, il faut encore voir si la « sauce » prendra parmi la population, ce qui dépendra sûrement du déroulement des premiers tournois, mais on peut rêver de participer aux prochaines coupes dans divers sports. Que la victoire soit ou non au rendez-vous, cela sera une nouvelle occasion de nous ouvrir au monde et de nouer des liens à travers les belles valeurs du sport.

Prions donc, chers lecteurs, pour que cette ouverture soit un succès comparable à l'ouverture diplomatique de 2027, et soyons sûrs que le Seigneur nous permettra toujours d'écarter les craintes de certains et de conserver des fédérations nationales semi-professionnelles, loin du système du « sport business » qui a cours dans de trop nombreux pays, tout en nous portant vers de belles réalisations, certainement.
Alwine

Message par Alwine »

[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 23 juillet 2030.
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Nouveaux succès de la diplomatie maokorienne :

Nous vous parlions déjà il y a peu de beaux succès pour la diplomatie maokorienne, avec une ouverture sur le monde slave et communiste, orienté vers les puissances chrétiennes ou neutres sur le plan religieux de cette sphère, en dépit des appels de la Fiémance pour se rapprocher plutôt du Kirep, chose inimaginable pour le Maok qui fait passer la foi et les valeurs morales bien avant les chicaneries politiques et les psychoses mutuelles fiémanco-rostovs, quoiqu'en disent certains critiques, qui devraient peut-être aller se gagner la palme des martyrs eux-mêmes s'ils sont tant persuadés qu'une telle opportunité doit être laissée aux religieux kirépiens. Quoiqu'il en soit, si ces deux rencontres ont bel et bien été des succès, indubitablement, permettant de nouer des liens très prometteurs, cette note positive ne sera pas longtemps restée la seule. En effet, la diplomatie maokorienne, toujours aussi dynamique, tend déjà vers de nouvelles réalisations.

La première est un pas vers le monde des alliés naturels du Royaume de Maok, à savoir les autres royaumes catholiques de par le monde, et en l'occurrence en Alméra. En effet, il y a quelques jours à peine, notre infatigable Ministre des Affaires Étrangères s'est envolée pour le Cobrac et la cité royale de Cassis. Une annonce qui a eut un écho plus nuancé que d'ordinaire dans la communauté maokorienne, il faut bien l'avouer, du moins un écho moins unanime qu'à l'ordinaire quand on parle d'un rapprochement avec un royaume chrétien. La raison est simple : c'est que jusqu'ici l'image du Cobrac reste entachée, dans l'imaginaire collectif maokorien, par la seule affaire qui a réellement fait parlé de ce royaume chez nous : celle des musulmans exécutés et pour certains mêmes brûlés vifs, sur la seule base de leur foi. Une image qui a de quoi choque au Maok où, si la foi musulmane n'est certainement pas encouragée, on ne traque personne pour sa foi, sauf dans le cas des cultes sataniques et criminels, bien entendu, et où en tous cas nul n'est tué et encore moins brûlé vif sur seule base de celle-ci !

Pour autant, comme on l'a déjà dit, le Cobrac reste une monarchie chrétienne, très attachée aux valeurs catholiques, ce qui en fait un partenaire au fond incontournable. Bien entendu, il ne s'agit pas pour notre royaume de cautionner ses actes, mais au contraire de tenter, petit à petit, de montrer aux cobraquois que l'ont peut pratiquer le christianisme dans le plein respect de la foi sans pour autant passer par la haine de son prochain. La Couronne a précisé à nos journalistes qu'il ne s'agissait nullement d'essayer d'imposer « notre façon de voir la foi » aux cobraquois, mais au contraire d'essayer, à travers l'exemple et la douce influence chrétienne, de leur montrer une autre voie. L'espoir est aussi présent d'amorcer ainsi un mouvement de rencontre entre le Cobrac et les autres monarchies chrétiennes, qui jusqu'ici n'ont que peu contacté ce royaume nordique, peut-être refroidies par les mêmes éléments. Un mouvement qui, s'il se produit, ne pourra que multiplier les influences positives sur ce beau royaume alméran, dans lequel, espérons-le, le Maok trouvera un partenaire amical et fiable.

L'autre réussite diplomatique est encore à concrétisée, puisque le Ministère des Affaires Étrangères attend toujours une date précise de la part des services diplomatiques du pays concernés, visiblement forts occupés en ce moment, ce qui peut arriver à tous les pays, le nôtre compris ! Il s'agit de la Fepuvi, ou Fédération des Peuples Vicaskarans, un état démocratique socialiste du sud du Vicaskaran, regroupant plusieurs républiques fédérées au sein d'un vaste ensemble. Cet état, pas tout à fait inconnu des maokoriens, possède déjà avec nous des échanges d'étudiants, via l'Association Isidore de Séville. Pour ceux de nos lecteurs qui l'ignoreraient encore, rappelons que cette association, co-fondée par le Maok et le Tarnosia, a pour but de permettre la circulation d'étudiants à travers le monde, connectant des pays qui n'ont pas forcément de relations entre eux, ce qui était le cas jusqu'ici donc entre la Fepuvi et le Maok. Une situation qui changera donc très bientôt, grâce à la main tendue par la Fepuvi vers le Maok, comme la presse fepuvos l'avait annoncée il y a quelques temps, une main que le Royaume, bien entendu, n'a pas manqué de saisir !

Réjouissons-nous donc de cette ouverture sans cesse renouvelée de notre beau Royaume, et prions, chers lecteurs, pour que celle-ci continue toujours, de manière fructueuse et respectueuse, avec toutes les nations de bonnes volontés. Prions aussi pour la solidité, la durabilité et l'amicalité des relations nouvellement nouées par notre cher pays, pour qu'elles portent de plaisants fruits aussi bien pour nous que pour nos nouveaux partenaires.
Alwine

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[center]La Course Maokorienne :[/center]

[right]Tout le sport du Maok et de l'étranger, depuis 1993.
Édition du 9 août 2030.
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Après les jeux collectifs, le Maok s'ouvre enfin vers l'athlétisme international !

Comme vous le savez, chers lecteurs, cela fait maintenant près de trois semaines que notre beau Royaume a effectué son « ouverture sportive », en s'ouvrant aux fédérations sportives internationales les plus actives dans les jeux collectifs, comme le football, le handball, le hockey ou encore le rugby, sports où nos équipes sont de niveaux divers mais auront à cœur de défendre fièrement les couleurs maokoriennes. Déjà, d'ailleurs, l'équipe maokorienne de football a été admise en dernière minute à participer à la Coupe du Monde de Football qui a lieu en ce moment au Tarnosia, et si pour l'heure notre équipe n'y a encore guère brillé, elle porte de nombreux espoirs. La plupart des supporters sont déjà très heureux et très honoré que le Maok, tout juste arrivé sur la scène international, ait déjà la chance de pouvoir participer à un mondial, qu'importe les résultats, sans compter qu'ils attendent que notre équipe rencontre un adversaire plus à son niveau pour se prononcer sur ses chances, le Maok ayant pour l'heure été écrasé par le Raksasa, à savoir l'équipe ayant la plus haute évaluation technique du championnat, et très bien classée lors de la dernière coupe du monde, dans un tout autre monde footballistique que nos joueurs, donc !

Mais alors que l'on a appris récemment que le Maok disputerait une autre Coupe du Monde cette année, celle de handball qui se tient en Sébaldie – et là encore même si cette fois le handball n'est pas le sport le plus couru au Maok ni celui où nos joueurs sont les meilleurs, nous ne pouvons que soutenir moralement notre équipe qui a promis de donner « tout ce qu'elle a » pour nous offrir de beaux matchs et de beaux spectacles lors de cette future compétition au Jeekim – notre beau pays s'ouvre aussi aux compétitions internationales de sports individuels et notamment aux compétitions simpomondiale... d'athlétisme ! Une nouvelle qui ne peut que réjouir notre rédaction comme nos compatriotes, dans notre pays où l'athlétisme et plus particulièrement la course font partie des traditions sportives depuis très longtemps, la course à pied étant une des disciplines les plus anciennement ancrées au Maok, où les guerriers se défiaient amicalement bien avant l''époque coloniale. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que c'est ce sport entre tous qui a donné son nom à notre journal, originellement consacré spécifiquement à ses commentaires pour devenir aujourd'hui le premier journal sportif du Maok.

Bien sur, ce ne sont pas les coureurs qui manquent au Maok, loin de là, car comme nous venons de le souligner c'est un sport largement pratiqué un peu partout. Il s'est donc posé la question pour les autorités sportives du Royaume de savoir comment composer la délégation qui sera envoyée représenter le pays à l'international. Plusieurs stratégies étaient possibles, comme par exemple celle d'envoyer un grand nombre de compétiteurs dans toutes les disciplines, de façon à assurer une représentation très large. Néanmoins, vu le nombre de candidatures que cela aurait sans doute généré, et la difficulté de gérer autant de personnes lors des déplacements, un autre choix a plutôt été fait : celui de n'envoyer qu'une sélection triée sur le volet d'un ou deux athlètes par discipline, une logique qui, établie pour les épreuves de courses, a rapidement été étendue aux autres disciplines également, dans un soucis de cohérence. Difficile d'imaginer un Royaume épris de la course représenté par plus de lanceurs de javelots que de coureurs toute catégorie confondue, après tout, du moins pas sans une vive impression de décalage, ne fut-ce que chez nous.

Interrogé par nos soins sur la question, un responsable de l'athlétisme au niveau national nous a confié que certes il y avait des raisons pratiques derrière ces choix, mais qu'il y avait aussi une philosophie claire : celle de privilégier l'excellence. Majoritairement composée de champions nationaux très reconnus, la sélection internationale d'athlètes maokoriens comporte aussi un certains nombre de « jeunes espoirs » entre dix-huit et vingt-deux ans environs, qui sont souvent moins performants que les plus expérimentés mais pourront gagner en expérience directement lors des compétitions. Notre responsable nous a dit que le Maok était bien conscient que cette stratégie n'était pas forcément la meilleure pour gagner – « En fait, vous avez plus de chance de rapporter une médaille avec trois coureurs moyens qu'un seul coureur excellent, vous savez. » – mais le plus important pour nos compatriotes n'est pas de déployer une « stratégie de la victoire » mais bel et bien d'offrir à ses meilleurs athlètes une chance de se confronter à leurs compétiteurs internationaux et d'en ressortir grandis, spirituellement comme physiquement.

Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons, chers lecteurs, que respecter les choix qui ont été faits, et approuver cette belle philosophie de l'excellence plutôt que de la victoire à tous prix. Souhaitons malgré tout de belles réussites à nos athlètes, tout comme aux joueurs des différentes équipes nationales qui concourront cette année, à commencer par nos footballeurs, dont le prochain match devrait bientôt se dérouler au Tarnosia !
Alwine

Message par Alwine »

[center]L’Œil du Maok :[/center]

[right]Pour une analyse en profondeur et sans restriction de l'actualité maokorienne et simpomondiale.
Édition du 9 août 2030.
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Le Viertenstein, quand le néo-colonialisme s'invente des masques et des excuses ?

Ces derniers temps, un débat médiatique, de journal à journal, a pu être observé, de l'Alméra au Makara, en passant à l'occasion par le Zanyane. Sur quoi portait le débat ? Hé bien à l'origine, il aurait dû parler des troubles actuels au Pham Sin, du gouvernement local corrompu jusqu'à la moelle, des scandales qui se succèdent, de l'opposition qui se veut pacifique mais a déjà hélas fait des morts, de la division du pays entre fidèles de l'ancien régime, quasiment oligarchique, et les partisans du parti du Dragon Vert, puissance montante de la rébellion. Bref, il aurait dû porter sur les événements qui agitent ce pays du nord du Makara et sur les conséquences de ceux-ci pour les hommes et les femmes qui l'habitent. Malheureusement, espérer qu'un tel débat soit possible, ce serait grossièrement sur-estimer le niveau des intelectuels mondiaux ! Et c'est ainsi que pendant que la situation continue de voguer de tension en tension au Pham Sin, où nul ne peut dire si l'opposition pacifique triomphera, ou si le pays sombrera dans une triste guerre civile, les journalistes et intellectuels débattent, sous un mince vernis des apparences, de néo-colonialisme ou encore de « souveraineté continentale », entre autres choses.

Tout est parti d'un article publié par nos collègues de l'Alter, un des premiers journaux du Viertenstein, l'équivalent de notre Voix du Maok, bref, pas un petit journal indépendant, non : un titre dont les publications peuvent certes pas ne pas toujours refléter l'avis national mais du moins être considérés comme intéressants par une grande partie de la population. Dans celui-ci, le professeur Mark Männergatt, diplômé de l'Université Catholique d'Hochburg en histoire du Makara, ancien fonctionnaire en Agorsa'a et attaché d'ambassade dans plusieurs pays du monde, dont le nôtre, effleurait, avec des informations très aléatoires et visiblement mal vérifiées pour certaines, le chaos à « Port-Thomas », autrement dit le nom du Pham Sin pendant l'époque coloniale – un bel exemple de fermeture d'esprit, pour commencer – et préconisait rien de moins qu'une intervention thorvaloise, militaire s'il le fallait, au Pham Sin, au nom du caractère d'ancienne colonie thorvaloise du pays, trouvant normal, visiblement, que le Thorval restaure son pouvoir direct sur ce territoire au nom d'une ancienne suzeraineté abolie depuis de nombreuses années. Une idée à laquelle les thorvalois ne se donnèrent même pas la peine de répondre, et on les comprend.

Seulement voilà, le temps que le journal arrive de l'autre côté de l'océan, et voilà que le Makara s'enflamme : du nord au sud, et plus exactement de l'Empire d'Hokkaido au Royaume de Wa, les journalistes makarans réagissent en de violentes contre-attaques contre le journal viertensteinois. Les angles sont divers : là où les uns se plaisent à moquer les manquements basiques de la tribune d'un homme qui se présente comme titulaire d'un diplôme en histoire du Makara, les autres n'hésitent pas à se faire beaucoup plus virulents en attaquant la civilisation almérane, jugée comme « barbare », et en suggérant qu'au fond, si l'Alméra peut revendiquer un commandement sur le Makara au nom d'un passé colonial, les makarans peuvent bien eux aussi revendiquer une suzeraineté sur les portions d'Alméra jadis dominés par des peuples originaires du Makara, entre autres arguments. Bref, les contre-attaques pleuvent, avec une idée phare : le Makara est au makarans, et il n'appartient pas aux almérans de le régenter : tant qu'à faire, certains en profitent même pour suggérer que l'on devrait en profiter pour bouter les almérans hors des dernières portions du continent oriental qui s'y rattachent encore.

Alors que la contre-attaque journalistique makarane fait front, certains journaux, notamment zanyanais, au Bardaran par exemple, relayent l'information, avec une analyse plus neutre mais globalement défavorable au professeur Männergatt, quoique soulignant l'exagération de certains commentateurs makarans. Et bien sûr, le temps que les journaux traversent les océans en sens inverse, aidés notamment par les ondes bardaranaises comme relais, voilà un autre journal viertensteinois, l'Universum qui se met de la partie, en accordant un droit de réponse au professeur Männergatt entre ses pages. Jusque-là, bien sûr, rien d'anormal : au fond un homme dont les écrits sont attaqués à bien le droit de se défendre, c'est bien la moindre des choses. Nous ne remettons d'ailleurs pas l'idée en question, elle est même très bonne, puisque, mieux que le premier éditorial minimaliste sur le Pham Sin, qui cachait en partie ses idées derrières un but d'information assez mal atteint, il faut bien le dire, cette réponse permet de décrypter véritablement les idées et les intentions propagées dans la presse viertensteinoise.

Pour commencer, le professeur Männergatt se défend d'être néo-colonialiste, en expliquant que pour lui il ne faut pas restaurer toutes les colonies... seulement celles qui « tournent mal », et où l'alméran doit bien entendu agir pour restaurer la civilisation. Un peu plus loin, d'ailleurs, le professeur se fend d'une complainte nostalgique sur l'époque coloniale où « il y a un siècle à peine, l'Alméra dominait le monde », une lecture attentive permettant de dégager l'idée qu'au fond, puisque l'Alméra a à un moment donné régenté le monde, elle devrait être en droit de recommencer au moindre prétexte. Et d'expliquer sa doctrine en détail, doctrine qui en effet n'est pas du néo-colonialisme « sauvage » mais bien un néo-colonialisme « ordonné » : puisque le monde a un jour été divisé en empire colonial, chaque état alméran devrait donc être légitime pour agir dans son ancien empire colonial, chacun gérant ses anciennes colonies comme si elles n'avaient qu'une indépendance de surface, pouvant être abrogée par la métropole au moindre soucis. Ainsi, les « parts » du monde ayant été faites par volonté divine, sans doute, il convient de ne plus y toucher et tant qu'à faire à les restaurer quand l'immonde volonté de liberté des peuples les as abolit.

Tout cela est une philosophie qui n'est certes pas celle des membres de notre rédaction mais en soit après tout, pourquoi pas ? Chacun est libre de son point de vue, même mauvais. Sauf que bien entendu, nos lecteurs les plus attentifs l'auront relevé, ce point de vue, de la part du Viertenstein, est totalement hypocrite. En effet, quelle était la « part coloniale du Viertenstein » ? C'est une question facile bien sûr : nous, les maokoriens. Nous reviendrons sur ce point qui fait sans doute tiquer quelques lecteurs un peu plus loin, mais avant réfléchissons bien au contre-coup : si le Maok est la part coloniale du Viertenstein, cela signifie que tout le reste, tout ce qui n'est pas une ancienne colonie du Viertenstein, compose un vaste ensemble où le Viertenstein n'est pas habilité à agir. Comme le dit le professeur lui-même, « le Cabral, ancien membre de l'empire Numancien, est la puissance légitime pour agir au Numancia contrairement à l'Hokkaido », donc selon cette logique dans tous les cas hors de notre propre pays, et de quelques comptoirs, le Viertenstein, respectueux du territoire des autres états almérans, devrait soigneusement se retenir d'intervenir.

Hors bien entendu, le Viertenstein n'en a jamais rien fait ! Le Viertenstein, à travers l'Union Alémanique, a étendu son autorité « protectorale », c'est à dire la même que celle qu'il a jadis eut sur le Maok, sur plusieurs régions du monde. Tout d'abord le cas le plus flagrant : l'Agorsa'a, un territoire colonisé jadis par des grecs, puis passé sous le giron schlessois puis fiémançais. Les puissances légitimes pour ramener l'ordre auraient donc dû être le Remino, Tyrance ou à la limite la FROPT, et ensuite tout simplement la Fiémance. Cela n'empêche pas le Prince Franz d'être aujourd'hui « Protecteur d'Agorsa'a » et d'avoir même pendant une époque exercé un pouvoir plus direct. Pareillement, le fait que la Bassaxe ait été un territoire d'abord souverain puis franconien n'a pas empêché le Viertenstein de l'intégrer à l'Union Alémanique, dont le Prince Franz est, encore une fois le Protecteur. Et que dire des ingérences répétées du Viertenstein en Varlovie, jusqu'à l'envoi de cinquante milles hommes pour occuper le territoire varlovien... la Varlovie aurait-elle été une colonie du Viertenstein sans que personne n'en ait été informé ?

On voit donc que la théorie du professeur Männergatt ne fonctionne que quand ça l'arrange, c'est à dire quand ça offre une légitimité aux impulsions néo-colonialiste du Viertenstein. Quand en revanche cela empêche le néo-colonialisme viertensteinois, alors on oublie. Ou alors aurait-on oublié de publier les vibrantes tribunes du professeur contre toutes les actions viertensteinoises que nous venons de citer ? Tient, d'ailleurs, le professeur n'avait-il pas fait partie de l'administration coloniale en Agorsa'a, au temps où le pays zanyanais était plus encore que maintenant sous autorité directe viertensteinoise ? Où était sa belle théorie sur les « sphères d'influences et de relations naturelles » pendant ce temps ? On est en droit de se le demander, et en se posant la question on trouve déjà la réponse : elle n'était nulle part, parce qu'elle n'a aucun fondement. C'est juste un joli masque, une jolie excuse, pour éviter de dire « oui, moi, penseur du Viertenstein, publié dans les deux plus grands journaux nationaux de mon pays, je suis un néo-colonialiste qui défend le droit des almérans à régenter le monde ». Un masque et une excuse qui ne trompent personne, d'ailleurs.

Nous vous avions promis aussi de revenir sur une question plus locale, celle du Maok. Pour exemple de son exposé, le professeur Männergatt n'a en effet rien trouvé de mieux que de souligner que pour lui le Thorval était autorisé à intervenir au Pham Sin comme le Cobrac – esclavagiste et hérétique, rappelons-le – au Numancia ou... le Viertenstein au Maok ! Brisons donc l'illusion et révélons deux dures réalités pour le bon professeur et ceux de son avis au Viertenstein. Tout d'abord, tout « retour colonial » des viertensteinois se solderait par leur renvois à la mer par le peuple : oui, nous aimons nos cousins spirituels d'Alméra, nous apprécions leur aide passée, mais le passé est passé, et le Maok n'a pas oublié que c'est à cause du Viertenstein qu'à été brièvement proclamé la république et tous ses méfaits, le Maok ne courbera plus genoux, ni maintenant ni jamais : nous avons un seul souverain et ce n'est pas Franz du Viertenstein, fut-il Saint-Empereur. Deuxièmement, le Maok est bien plus stable que le Viertenstein et à dire vrai selon la théorie du professeur Männergatt, si au moindre désordre civil le « pays le plus stable de la sphère d'influence » devait agir, le Maok aurait dû envahir le Viertenstein lors des troubles civils entre les deux régences...

Bref, à la question de base de notre article, nous pouvons répondre oui, sans hésiter : derrière une doctrine mal ficelée, que le Viertenstein n'applique que quand ça l'arrange, ne se cache qu'un néo-colonialisme mal dissimulé. Certes, l'avis du professeur Männergatt n'engage que lui, mais sa publication dans les deux journaux principaux de son pays, lui donnant une immense tribune, a quelque chose d'inquiétant à une époque où le Viertenstein n'hésite pas, contrairement à ce que voudrait faire croire le professeur, à donner avec force dans l’interventionnisme le plus violent, comme le montre l'envoi de cinquante milles soldats en Varlovie, par exemple. Souhaitons pour la paix mondiale et l'entente entre les peuples que ce point de vue ne soit vraiment que celui d'un intellectuel déraciné de la réalité, comme le pensaient les journalistes makarans, et prions, chers lecteurs, pour que le Viertenstein sache regarder ses démons en face et renoncer à ses vieux démons néo-colonialistes...

Les propos tenus dans cet article n'engagent que la responsabilité de leur auteur et du journal.
Ce journal est strictement détaché du gouvernement maokorien, ne reçois aucun financement ou caution publique, et les points de vue exprimés ici ne peuvent en rien être compris comme ceux du gouvernement ou de la monarchie, ni comme leurs contraires : ils sont pleinement indépendants.
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Cri des Forêts :[/center]

[right]Pour une information de qualité et proche de vous, depuis 1987.
Édition du 18 août 2030.
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La bonne santé du secteur de la forêt au Maok :

Alors que l'année avance lentement mais sûrement, les professionnels des différents secteurs forestiers maokoriens tirent un excellent bilan des douze derniers mois, et, plus généralement, de la santé du secteur de la forêt au sens large dans notre beau pays. Bien entendu, en soit, il n'y a pas véritablement de quoi être surpris : après tout, nous vous détaillons déjà entre nos pages, au début de l'année, la façon dont la Fraternité du Bois rayonne à travers le simpomonde. Néanmoins, il serait trompeur d'attribuer la bonne santé du secteur à ce seul facteur extérieur, et surtout ce serait apporter bien peu de considérations aux efforts de nos maîtres, artisans et apprentis qui œuvrent à travers les différentes guildes concernées pour continuer de bâtir la prospérité maokorienne, parvenant à s'améliorer toujours année après année dans un remarquable exercice d'équilibre entre d'une part l'amélioration raisonnable et raisonnée des productions maokoriennes et d'autre part le respect de la nature de même que de nos traditions.

En effet, si la sylviculture elle-même se porte bien entendu très bien ces dernières années, elle n'est pas le seul secteur florissant, loin de là ! Nous allons tout de même nous attarder sur elle, qui connaît un beau développement depuis l'ouverture, en 2027. Alors que certains, parmi les plus pessimistes, pronostiquaient déjà que l'élan que l'on observait dans ce domaine ces dernières années ne pourrait que s'essouffler, ou alors déboucher sur une « perte de l'âme » des savoirs-faire maokoriens et de notre philosophie de travail autour de ce secteur parmi les plus prospères, depuis toujours, de notre beau pays, les faits tendent à prouver que pour l'heure en tous cas leurs prophéties restent lettre morte. Au contraire une fois encore, sans pour autant renoncer aux valeurs et aux traditions maokoriennes, le secteur sylvicole, accompagné bien entendu par la Guilde des Bûcherons, forcément liée à la première, et d'autres encore, connaît une excellente santé et même une augmentation raisonnée de la production.

Pourquoi une telle augmentation ? Les professionnels continuent de pointer une cause principale : la demande, en nette augmentation depuis l'ouverture du marché maokorien. La demande de bois brut augmente, avec des pays auxquels le Maok vent annuellement ou ponctuellement du bois, mais ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. En effet, les autres secteurs « secondaires » du bois, si l'on peut dire, ceux des menuisiers, ébénistes et autres, connaissent eux aussi une augmentation de leur activité, pour les mêmes raisons de savoirs-faire appréciés : en effet, les productions maokoriennes, de meubles par exemple, sont d'une haute qualité par rapport au gros de la production simpomondiale, qui vise à faire de la quantité brute plutôt que de la qualité. Cette caractéristique leur permet de trouver une place sur plusieurs marchés extérieurs à travers le simpomonde... et forcément augmente aussi la demande en bois pour ceux qui gèrent les forêts maokoriennes ! Il y a donc des raisons directes et indirectes qui augmentent la demande, et motivent ainsi les maokoriens à développer leurs productions de façon raisonnable et toujours respectueuse de la forêt, là où au part avant, dans un marché fermé, il n'y avait guère d'intérêt à produire plus, même quand on en avait la possibilité.

Mais comme nous l'avons dit, le duo formé par la Guilde des Sylviculteurs et celle des Bûcherons, prolongées par les autres Guildes du bois, n'est pas le seul à prospérer ! L'ensemble des métiers liés à la forêt se développement pareillement et montrent une bonne santé remarquable. C'est ainsi que la Guilde des Fruits, par exemple, enregistre également un excellent bilan. Les exploitations fruitières, qu'elles soient en verger où, comme s'est souvent le cas dans notre beau pays, directement au cœur de la forêt, dans une gestion partagée avec les autres Guildes concernées, continue de prospérer et de se développer, produisant cette année encore un peu plus de fruits délicieux pour nourrir notre beau pays, dont la situation alimentaire ne fait que s'embellir d'année en année, garantissant qu'en dépit de la population qui continue de croître doucement les jeunes gens des générations à venir n'aient pas à connaître de risques de disette, soutenus par le double développement de la production et de l'approvisionnement maokorien.

Réjouissons-nous donc, chers lecteurs, de cette bonne santé des forêts maokoriennes et de ceux et celles qui vivent en harmonie avec elle pour prospérer tout en faisant aussi la prospérité de la nature, ce merveilleux cadeau de Dieu, et prions le Seigneur pour qu'il continue de nous combler de ses doux bienfaits.
Alwine

Message par Alwine »

[center]La Course Maokorienne :[/center]

[right]Tout le sport du Maok et de l'étranger, depuis 1993.
Édition du 20 août 2030.
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Un retour sur les premiers pas du Maok sur la scène sportive simpomondiale :

Cela fait maintenant un mois, environs, que notre beau royaume a réalisé son ouverture sportive sur la scène simpomondiale du sport. En soit un mois c'est très court comme échéance dans le monde du sport, où on s'entraîne souvent international pendant des mois voir des années, où l'on se consacre à des championnats nationaux, ou à toute autre chose, où l'on doit passer par une longue préparation, et cela entre chaque grande échéance internationale ! Mais pourtant, il s'en est déjà passé des choses, à l'international... comme sur la scène nationale, d'ailleurs ! Tout d'abord, bien entendu, notre beau pays a « bien » choisi son moment pour aller vers l'ouverture, puisque non seulement il a ainsi pu prouver ses talents en handball et intégrer la coupe du monde qui se tient en Sébaldie mais qu'en plus, en un espoir qui était largement inattendu, il a également pu envoyer des représentants, quoiqu'en dernière minute, à la coupe du monde de football qui a lieu actuellement au Tarnosia, c'est à dire deux compétitions internationales en bien peu de temps.

Le premier bilan à tirer est bien sûr celui des performances de nos deux équipes nationales au sein de ces deux compétitions. Pour l'heure, elles ont joué une manche dans chacun des deux championnats, et attendent le tour suivant au sein de leurs groupes. Dans la coupe du monde de football, il faut bien avouer que nos joueurs n'ont pas brillé : comme nous l'avons relevé à l'époque, notre équipe a été écrasée par celle du Raksasa, littéralement ! Néanmoins, pas de raisons de conspuer nos joueurs pour autant, chose que personne n'a d'ailleurs songé à faire : tout juste remis de leur voyage, s'étant préparés en dernière minute pour une coupe qu'ils n'espéraient pouvoir disputer que dans quelques années, les maokoriens ont été confrontés à l'une des deux équipes favorites, celle qui dispose du meilleur score technique selon la fédération internationale... on peut comprendre leurs difficultés. Et puis, comme l'a rappeler l’entraîneur Maguk Domogé, le Maok est déjà heureux d'avoir pu se qualifier pour la coupe, et dans cet état d'esprit les joueurs continueront de tout donner pour les prochains matchs, sans compter que sur la durée ils ne pourront que profiter de cette belle leçon de football !

Dans la coupe du monde de handball non plus, le Maok n'a pas encore connu la victoire, mais il s'en tire avec plus d'honneur puisque, loin de partir gagnant, il a réussi à arracher le match nul au Thorval, pourtant beaucoup plus expérimenté, mieux côté et sans doute mieux préparé. Un très beau match qui aura permis à la défense maokorienne de briller, et qui permet d'avoir quelques espoirs pour les prochains affrontement, qui se feront pour certains contre des équipes plus à notre portée. L'entraîneur Nagok Figodé a par ailleurs rappelé que ses joueurs « prendraient chaque match avec le même sérieux » et « continueraient de tout donner dans cette belle compétition ». Notons au passage une excellente ambiance entre les supporters thorvalois et maokoriens au cours du match, les uns et les autres faisant preuve d'un bel esprit sportif. Une ambiance que l'on peut espérer retrouver dans une certaine mesure dans les prochains matchs, puisque, petite curiosité des tirages au sort, le groupe du Maok est composé... uniquement de monarchies chrétiennes ! Un élément qui n'empêchera pas nos joueurs de se donner à fond, comme dans ce premier match qui, notons le au passage, aura opposé non des joueurs surpayés mais bien deux équipes de semi-professionnels passionnés avant tout par leur sport !

Voici donc le premier bilan des matchs qui ont déjà eut lieu pour les maokoriens à l'international, un bilan qui n'a pas de belles victoires à exhiber, sans doute, mais porte déjà de nombreux espoirs, ainsi que la joie des sélections nationales, et de ceux qui les suivent, d'être parvenus à rejoindre les grandes compétitions internationales si rapidement ! Mais doit-on s'arrêter à celui-ci ? Non, bien bien entendu, car ces premières compétitions ne sont que la partie la plus visible de tout ce qu'à entraîné l'ouverture sportive maokorienne ! D'une part, bien entendu, il y aura d'autres compétitions, comme celle qui, dans quelques semaines, se tiendra également au Tarnosia, la coupe du monde de hockey féminin. Lors de celle-ci, qui devrait être plus directe, puisque n'utilisant pas le système de groupes qui fait autorité au football et au handball, mais reposera sur une sélection à élimination directe, les maokoriennes de l'équipe nationale porteront fièrement les couleurs du pays, dans ce qui est sans doute le sport féminin le plus apprécié de notre beau Royaume, avec des espoirs de victoire plus substantiels que lors des autres compétitions, même si bien entendu il convient de toujours garder à l'esprit que rien n'est jamais joué d'avance !

Mais tout cela ne constitue bien entendu que la partie la plus visible de l'ensemble ! Car l'ouverture sportive a aussi provoqué un renouveau du sport maokorien, avec des sélections nationales de toutes sortes qui s'entraînent sérieusement mais aussi des clubs nationaux divers qui trouvent de nouveaux objectifs. Même si le sport en tant qu'industrie ne trouvera jamais sa place au Maok, sans parler du sport comme « nouvelle religion », bien entendu, la belle compétition sportive, celle qui détend le corps et réjouit l'esprit, continue d'avoir de beaux jours devant elle, même si les maokoriens préféreront toujours la messe au match, bien entendu. Et justement, prions le Seigneur, chers lecteurs, de toujours préserver en nous ce bel esprit sportif, qui nous permet de faire du sport non une aliénation mais un beau moment pour les joueurs comme pour les spectateurs !
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