Tranche de vie

Nicotine09

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[center]Aux bains[/center]

L'entrée aux bains était peu cher, 30 xia pour le mois, 300 xia pour l'année. C'était le prix moyen et c'était pas très cher pour une entrée libre avec les services. J'avais de la chance, c'était spacieux et assez peu de monde était là aujourd'hui.
J'allais me détendre après m'être lavé dans le bain d'eau chaude quand on m'appela.


Hak-Kun : Hey Chin !
Chin-Ho : Salut, ça va ?
H : Tranquille, qu'est ce que tu deviens ? Comment ça se passe au travail ?
C : Bien, je travaille toujours dans les souterrains. Là, on prépare le chemin pour les futurs trains.
H : Des trains ? Sous la terre ?
C : Ouais, on va construire tout un réseau métropolitain et à certains endroits, on construire carrément des gares pour faire transiter des marchandises.
H : Carrément ? Et ont peu faire tout ça ? ça risque pas de s'écrouler ?
C : Aucune chance, on a vérifié et revérifié. On a employé des ingénieurs du Kaiyuan, les gars sont rodés aux manœuvres et à la mise en place de réseaux comme ça. Encore mieux, on a regardé ça avec mes contacts du Raksasa et Yoshinaga.
H : Ah, ton collègue qui viens d'Hokkaido ?
C : Ouais, c'est un chic type. Toujours présent et tout, c'est une valeur sûre et il conseille très bien. On a vu tout ça, aucun problème pour la construction des souterrains. Bref et toi ton boulot ?
H : ça marche bien, je suis monté en grade aujourd'hui. Capitaine que je suis, niveau paperasse, c'est chaud mais ça me permet de gagner encore un peu plus. Les études de mes enfants coûtent chers, je les ai envoyé au Kaiyuan.
C : Ouais, maintenant, tout le monde épargne pour l'avenir. Études, appartement, voiture, tout ça. Au fait, tu as entendu ses derniers temps ?
H : Non, de quoi ?
C : L'Hokkaido qui présente ses excuses en public après avoir prononcé des paroles contre la chef du Shawiricie.
H : Sérieusement ?
C : Très sérieux, c'est fou. Pauvre fille, on peut même plus dire ce qu'on veut sur les autres gouvernements alors qu'ils sont supers fiers je crois.
H : Ouais, ça a du être tendu pour elle. M'enfin, ça se sent qu'elle se force... Tu sais ce qu'ils en pensent les autres de l'Hokkaido ?
C : Aucune idée, attends, je crois qu'Akio pourra nous renseigner. Hey ! Akio ?
Un homme se retourna pendant qu'il se lavait les cheveux.
Akio : Hey ! Comment vas tu ?
C : ça va, je voulais savoir, tu en penses quoi des excuses publiques de la jeune fille ?
A : Attends une minute.
Il se rinça, pris sa serviette et se plaça aux côtés des deux hommes dans le bain.
A : Donc la question était ce que j'en pense ?
H : C'est bien ça.
A : Difficile à dire, je trouve ça excessif et je le précise, c'est juste la partie jeunesse des sociaux-démocrates. Vous savez, je suis pro-levantin mais il y a des cons trop nationalistes qui veulent qu'on intervienne partout et les plus ultra sont clairement racistes. Bon, je ne veux pas vous mentir, je pense que mon pays est super même si l'Endo m'a bien accueilli et qu'on s'y sent bien, sentiments oblige.
Mais sinon, au niveau de l'excuse, je trouve ça gonflé. C'est personnel, c'est un twitt, on attaque pas directement une personne et limite, je dirais même que la critique doit être acceptée. Mais mon avis est minoritaire, ma famille qui est au pays est bien plus à l'intérieur du système et elle voit deux grands groupes se former. Ceux qui pensent que cela était nécessaire, histoire de ne pas gêner les affaires. ça, c'est plutôt les commerciaux ainsi que ceux qui ont peur des retombés négatives dû aux sanctions. De l'autre côté, on a les ultra-nationalistes, ceux du groupe Renouveau National. Alors là, c'est carrément le contraire. Beaucoup pensent qu'ils ne doivent rien à personne et, c'est moche à dire, la plupart sont des ultras. Après, je connais pas trop la politique ici et si vous l'auriez fais.
C : Alors là, bonne question. En fait, mis à part le Makara, on connait pas grand chose. La Biturige à la limite ou la Tchoconalie mais après...
H : On connait aussi les pays communistes mais bon, c'est genre une menace quasi fictive. On sait tous qu'on entrera jamais en guerre face à eux si eux même ne font rien.
A : Et la loi anti-révolutionnaire ?
H : La loi anti-révolutionnaire a visé... tout les révolutionnaires. Même si ça a touché plus de communistes que de nationalistes, en tout cas, les infos l'ont bien mieux relayé. Après, les non-révolutionnaires, ceux qui veulent changer le système par des réformes, eux n'ont pas été touché.
A : Vraiment ?
C : Ouais, j'ai entendu dire que des franges de communistes non-révolutionnaires mais prônant quand même de sacrées grèves, eux, ils ont pas été arrêté.
H : Ils ont pas été arrêté mais il y a eu beaucoup d’interrogatoires, faut pas se leurrer. Mais on a mis à l'arrêt des personnes de tout bord politique.
A : Vous faites pas les choses à moitié chez vous.
H : Et non. Houlà ! Faut que j'y aille, j'ai encore pas mal de travail qui m'attends chez moi. Au revoir !
C : A la prochaine.
A : Bye !
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Christianisme en République d'Endo[/center]

Aujourd'hui, cours de théologie chrétienne à l'école privée Sainte Marie, directement soumise à l'église des environs.
Notre professeur est l'un des diacres soutenant le prêtre local, qui veille sur nous en visitant de temps à autre les terres acquises récemment pour les croyants, nous restons très proche des hommes de Dieu car nous sommes peu à y croire ici. Notre communauté n'est pas très nombreuse et s'incorpore dans le paysage de la multitude de religions qu'abrite le pays.

L'école, en plus de posséder de grands dortoirs divisés par sexe, possède également une église, une bibliothèque et un grand terrain ou la nature et l'homme s'harmonisent en plus de cultiver des potagers et un petit élevage d'animaux de cour y sont laissés. Le terrain est très grand, plusieurs centaines d'hectares, où plusieurs familles vivent et cultivent en reversant une petite partie de leur biens à l'école en échange d'une vitrine pour leurs produits. Ainsi des fermes laitières et des vignes sont implantés un peu partout sur la propriété de l'école qui est entourée par un mur de quelques mètres de haut.
Ce lieu est extrêmement important pour les chrétiens du pays car c'est également ici que se réunissent tout les prêtres et chrétiens du pays lors de conférences, d'échanges culturels, philosophiques, théologiques, etc...

La vie des étudiants est rythmé par les cours, le travail et le temps libre qui doit nous servir comme temps de réflexion et finir nos devoirs. Ainsi, chaque semaine, nous avons quelques cours de théologie, d'étude des textes sacrés et des auteurs ecclésiastiques ainsi que des heures sur l'analyse et la reconstitution de liturgies. Une fois par semaine, nous sommes envoyés à travers la propriété afin de travailler la terre, soigner les vignes, garder les élevages, etc... et le week-end, nous pouvons aller dans la ville la plus proche ou retourner chez nous.
Les lycéens peuvent accéder au tableau des missions, qui peuvent durer plusieurs jours, à la place du travail hebdomadaire. Ainsi, ils peuvent aider les prêtres, soutenir des diacres, copier des textes sacrés, organiser des chorales ou encore enseigner dans des écoles spécialisées. Nous pouvons intégrer l'école dès le collège, c'est à dire entre 10 et 11 ans, et nous quittons cette école à l'âge de 18 ans. Nombreux sont ceux qui resteront et serviront les intérêts de l’Église endoa, d'autres seront intégrés aux universités du pays afin de prodiguer des savoirs théologiques, d'autres encore, seront des chercheurs-érudits. L'état subventionne une partie des lieux de culte et d'apprentissage, dont cette école, dans un cadre réglementé qui lui impose une égalité envers toutes les religions du pays et ainsi, affirme son autorité pour la coexistence pacifique de chaque croyance.

Nous vivons dans l'une des ailes de l'école privée car nous habitons souvent à plusieurs dizaines de kilomètres d'ici, l'école possède un grand terrain ou nous pouvons nous cultiver et nous ouvrir au reste du monde chrétien.
La majorité suit la voie chrétienne provenant d'Alméra, beaucoup d'élèves ont été converti au contact d'immigrants biturigeois. Personnellement, j'appartiens à l’Église maokorienne. Bien quelles soient identiques et soumise au pape également, les rites liturgiques sont différentes et biens plus touchantes que les rites biturigeois qui sont biens plus sobre. Il existe également une autre différence, tel que les messes en langue vulgaire pour les prêtres du Maok ou les rituels biens plus adaptés. Pierre Bies Badiete de son nom d'ordination, est mon confesseur et c'est également lui qui m'a converti. Théologien, grand érudit et parlant le En, il m'a mis sur la voie de Dieu après m'avoir traduit la bible et les évangiles.

Le message de paix transmis par la bible et l'ordre naturel de toute chose ressemble beaucoup aux philosophies qui ont été véhiculé au Makara. Chaque hommes et femmes ont leur place sur Terre et dans les Cieux.
Lors des messes, nous sacrifions du pain et du vin ; comme nos ancêtres et surtout, les prêtres, sacrifiés des gerbes de blé, des animaux ou de l'alcool pour nos ancêtres.
Lors des nombreux rituels, des symboles forts sont régulièrement mis à l'avant afin que tous puisse comprendre les paroles et la raison des gestes, que les éclairés nous expliques. Ainsi, lors du passage "Diviserum sibi vestimenta sua", traduit en En, deux vicaires déchirent en deux une étoffe devant l'assemblée. Lors de la grande messe, un chant est entonné à la mode grégorienne avec une chorale.
Nicotine09

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[center]Petite séance[/center]

Un homme se tenait debout, dans une salle capitonnée. Cette salle possédait une table, deux chaises, une lampe et... un homme.
Il avait une attitude patiente, presque sereine, et il avait posé un magnétophone sur la table. Bien que la pièce était sous enregistrement, il préférait utiliser cet objet pour lui même. Puis, il prononça ses quelques mots.

Homme 1 : Bien, commencez à parler.

L'homme en face de lui, souffrait d'un grand manque de sommeil et était éblouie par la lumière vive de la lampe.
En effet, la pièce était plongée dans le noir et la seule source de lumière lui entrait au visage, lui faisant mal aux yeux alors qu'il avait tant besoin de sommeil.
C'est alors qu'il commença à parler.

Homme 2 : Voilà le signal. C'est ce que je me suis dis avant que tout ce bordel n'arrive.
Trois jours plus tôt, j'étais à bord de l'un des vans que la "Compagnie" avait loué pour un "retrait" d'argent auprès d'une "banque".
Cette banque, c'était le siège de la Yee Inc., une société écran qui faisait également office de réserve d'argent pour plusieurs gangs locaux et appartenant à la Tortue Jaune. Ce groupe mafieux est le plus important de la région et est également le "Juge" de toute les dissensions qui existent dans la zone, mais ça vous devez le savoir. Ainsi, aucune guerre de gang ne saurait être tolérée. Hors, un casse dans l'une de leur zone protégée et surtout au siège de la Yee Inc., qui est l'un des sites les plus secrets de la région, mettrait sur les nerfs tout les chefs ainsi que les "administrateurs".

Homme 1 : Ainsi, c'était une guerre que vous vouliez déclarer ?

Homme 2 : C'est... à peu près ça. Cette opération s'est décidée un mardi soir, lors d'une réunion tenue plus ou moins secrètement. La "Compagnie" s'était donnée pour nouvel objectif la chute de biens immobiliers dans l'une des banlieues de la ville. Se chiffrant à plusieurs millions, cette "affaire" devait être terminée aussi vite que possible et notre mise à la retraite aurait été tout aussi rapide. Cependant il y a eu un "hic".

Homme 1 : Un hic dites vous ?

Homme 2 : C'est ça, ce "hic", c'était qu'il y avait beaucoup d'activités, beaucoup trop. Lorsqu'on a voulu "retirer", nous les avons trouvés... comme ça.

Homme 1 : Morts vous voulez dire ?

Homme 2 : Oui, c'est ça. Mais... vous les avez bien vu ? On aurait dis... qu'un alligator était venu ici et avaient tout déchiquetés. Deux de l'équipe ont vomi leurs tripes et l'odeur... l'odeur était insoutenable. On était au troisième étage, c'est à dire assez haut, et la salle qui faisait office de siège devait contenir trois ou quatre hommes. Nous avons vu le corps d'une dizaine d'êtres humains. Ce fut une vision cauchemardesque et lorsqu'on a voulu partir, il nous attendais.

Homme 1 : Ce "il", pouvez vous me le re-décrire ?

Homme 2 : Il était grand, un mètre quatre-vingt, peut être un peu plus grand. Il avait de sacrés muscles et une arme... que je n'avais jamais vu. Haute de plus d'un mètre cinquante, épaisse, dentelée.. et mortellement dangereuse. L'équipe était composée de moi et de quatre autres personnes. Je fus le seul rescapé.
En quelques secondes, il a tranché au niveau de la mâchoire l'un de mes collègues et ses dents volèrent jusqu'à moi. Nous n'avons pas compris sur le moment, ce qui lui a laissé le temps de lacérer la jambe d'un autre, au final, il est tombé et il l'a achevé en plantant la pointe de son énorme arme dans la tête qui a été à la fois écrasée et coupée. Lorsqu'on a repris nos esprits, il était de toute façon trop tard pour tirer avec nos armes au risque de toucher l'un d'entre nous et cela fut fatale pour un ami, qui s'est littéralement fais ouvrir le ventre. D'un coup circulaire, il a fais tomber ces... tripes et la dernière a voulu s'enfuir mais elle fut vite rattrapée et son coup a été brisé comme une allumette.

Puis, l'homme commença a rire nerveusement. Après le stresse intense et la privation de sommeil, ses nerfs avaient lâchés.
Nicotine09

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[center]Yamikin[/center]

Dans un bureau de Xin Chu, un Yamikin de la ville était entrain d'attendre.

Yi : Patron ! On a les gâteaux que vous avez demandés !
Ushijima : Bien ! Yi, Sol, merci à vous deux.
Sol : De rien, patron.

Le patron déballa ensuite le coffret qui contenait les gâteaux puis les distribua à la petite assemblée. A 5, les gâteaux disparurent très vite.
Après ça, il pris une enveloppe et vérifia son contenu. 1 000 dollars rak, c'était une somme d'appoint assez importante, surtout que la population lambda vivait avec un peu plus que 1 000 xia par an, c'était loin de dépasser ne serait ce que les 100 dollars rak. Il remis ensuite les billets dans l'enveloppe ainsi qu'une liste et la mis dans la boite.

Ushijima s'adressant à ses deux salariés.
Ushijima : Vous allez remettre ceci, ainsi que mes salutations, aux gens du nouveau département spéciale de la police. Lié aux "crimes en col blancs".

Ils firent preuve de respect et se retirèrent. Puis, un des trois salariés restant se pencha vers le patron pendant que les deux autres parlaient un peu plus loin.

Wong : Qu'est ce que c'est ?
Ushijima : Ah oui, tu n'es dans le business que depuis peu. Comme la police a un œil sur nous et que des nouvelles lois vont être promulguées dans les semaines ou mois à venir, je préfère assurer mes arrières. Du coup, je leur envoie une boite de gâteaux. Dans l'enveloppe, il y a 1 000 dollars et la liste des autres Yamikins du secteur. Comme ça, les flics n'ont qu'à enquêter sur les autres Yamikins plutôt que sur nous.
Wong : Quoi ? La police accepte ce genre de cadeau ?
Ushijima : Bien sûr, enfin ces derniers temps, les flics refusent de plus en plus l'argent. Cependant, pour les informations, là c'est bien différent. N'importe quel flic les prendra ! Ce sera un plus grand exploit de mettre le grappin sur des grosses boîtes que sur un petit bureau comme le notre.
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