[RP 2026 - ...] Parti Monarchiste de Lokfol

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Johel3007

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[center]Parti Monarchiste de Lokfol (PML)

[img]http://s11.postimg.org/ftga4vjpr/PML.png[/img][/center]

Résumé :
  • Fondation : 1988
  • Idéologies : nationalisme, ordoéconomisme modéré, militarisme
  • Leader : Bô Ka
  • Membres : 65.000 (2014) 30.000 (2017)
  • Popularité : 5,68% (2012) 1,00% (2017)
  • Sièges à l'Assemblée Citoyenne : 2 / 81 (2012) 1 / 81 (2017)
  • Forces armées : 1.000 miliciens
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Historique

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Idéologie et doctrine politique :
Johel3007

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Organisation

Garde Royale

[img]http://s1.postimg.org/w68gs9fkv/Shan_rebels_621x342_zps4f37d52a.jpg[/img]

En 1973, les nations voisines du Wapong mettent fin à l'occupation qui fit suite à la meurtrière Guerre du Sud-Makara. Elles laissent derrère elles un gouvernement d'union nationale, la République Confédérée du Wapong, laquelle est un agglomérat de petites factions politiques dont les dirigeants modérés ne tiennent eux-mêmes leur pouvoir que par le soutien financier et militaire indirecte promis par les nations voisines. Ce soutien échoue à se matérialiser et, ne disposant ni d'une carotte ou d'un baton pour appaiser les différentes factions, le gouvernement tiendra trois mois avant que différentes villes et régions ne déclarent leur indépendance, préférant une gestion plus directe. Dans cette atmosphère, différents seigneurs de guerre et hommes d'affaire cherchent à accumuler richesses et pouvoir. C'est la période dites des "milles républiques", où de petits états apparaissent et disparaissent en l'espace de quelques mois, remplacés rapidement par d'autres au milieu d'un tourbillon de violence chaotique.
La situation durera pendant plus de 8 années jusqu'à ce qu'en 1985, un seigneur de guerre se démarque particulièrement des autres. Ayant parvenu à consolider une base de pouvoir politique et économique dans la ville de Lokfol et ses alentours, Lee Yu, ancien lieutenant de l'armée wapongaise, vétéran de la Guerre du Sud-Makara et maintenant trafficant d'opium, s'auto-proclame "Roi de Lokfol". La pratique n'est pas inhabituelle puisque, au cour des 8 années précédentes, le Wapong a connu 6 Empereurs, 19 Rois, 40 Divins Protecteurs et quantité de "Généralissimes" au règne éphémère. L'anomalie vient du savoir-faire tactique du Roi Lee Yu et du sens des affaires de ses principaux subordonnés, en bons termes avec les Triades Dorées. Les trois années qui suivent voient le Royaume étendre rapidement ses frontières jusqu'à couvrir 90% du territoire Wapongais. À ce stade, considérant sa victoire acquise, Lee Yu proclame l'avénement du Grand Royaume de Lokfol pour marquer le début d'une nouvelle ère dans la vallée de Wa.
Son armée, jusqu'ici composée de diverses bandes à la discipline et loyauté douteuse, est réorganisée, avec un cadre d'élite promu au statut de "Gardes Royaux". Trait commun à tous : ce sont des vétérans de la Guerre du Sud-Makara dont les familles vivent à Lokfol et sont employées à un niveau ou l'autre dans la production d'héroine. Ce noyaux de soldats verra sa loyauté acheté par la politique générale du Royaume : "Cheoeum Eulo Lokfol" ou "Priorité à Lokfol", une doctrine qui évolue graduellement avec de plus en plus d'excès pour conférer toujours plus de privilèges et avantages à la ville et à ses habitants de longue date. Les résidents ne paient ainsi aucun impôt, reçoivent du pain gratuitement, ont accès à des spectacles urbains réguliers. Écoles et hôpitaux sont également gratuits pour les résidents de longue date. Les rues sont entretenues et surveillées, avec un service d'évacuation des ordures et de grands travaux pour l'aménagement d'un système d'égouts. Les positions d'autorité dans la fonction publique et dans l'armée sont réservées aux seuls résidents de Lokfol. La contrepartie implicite est un soutien inconditionnel au pouvoir en place.
Cette politique de favoritisme, si elle s'avéra adaptée pour bâtir le Grand Royaume et maintenir l'ordre quand les autres factions politiques étaient en rivalité armée, se révélera désastreuse pour la gestion du Grand Royaume en temps de paix, nourrissant le ressentiment de l'ensemble du pays. Elle sera le terreau dont se nourriront les mouvements socialistes et libéraux dans leur soif de justice et le lien qui les poussera à s'unir en une fronde armée deux ans plus tard.
Durant la Fronde Libéro-Socialiste (20/06/1990 à 18/02/1991), la Garde Royale sera l'ancre du régime de Lee Yu et ne perdra aucune bataille, mettant systématiquement en déroute ses adversaires mais souffrant tout de même un niveau d'attrition qui réduira progressivement ses effectifs de 14.000 hommes en 1990 à un peu plus de 2.000 en 1991. La capacité des rebelles à remplacer leurs pertes presque instantanément et l'incapacité de Lee Yu à maintenir la loyauté du reste de son armée sans ressources financières importantes aboutira à la situation du siège de Lokfol, où le Roi Lee Yu et un millier de ses gardes périront face à plus de 25.000 miliciens rebelles lors d'un affrontement d'un peu moins d'une semaine. Le reste des gardes royaux était en mission à l'autre bout du pays, escortant la famille royale en lieu sûr vers le Choson et massacrant toute opposition en chemin. Cette bataille d'arrière-garde coûtera la vie à la majorité d'entre eux ainsi qu'à la 6ème épouse du Roi, laissant son frère le Général Bô Ka comme seul protecteur du jeune prince Pui Yu, alors âgé d'à peine un an.

Durant les 20 années qui suivront, la Garde Royale ne survivra que comme une bande de mercenaires dispersées entre diverses missions pour les Triades Dorées à travers tout le continent du Makara et bien au-delà. Leur loyauté s'effritera à mesure que plusieurs préféreront revenir au Wapong pour prendre soin de leurs familles ou, pour les plus jeunes, se construiront une nouvelle destinée au sein des Triades Dorées et des autres groupes criminels affiliés. Beaucoup d'autres trouveront une fin brutale lors des diverses aventures qu'entreprit le prince en exil et son oncle pour sécuriser le soutien nécessaire à rebâtir le Royaume de Lokfol. Il en naîtra un esprit de camaraderie fort et solide ponctué de fierté grâce auquel l'organisation survivra jusqu'au retour officiel de Pui Yu au Wapong en 2012 suite à la victoire de la révolution et à l'instauration de la République Souveraine du Wapong. À partir de là, elle continuera son rôle de bras armé du jeune prince, l'aidant dans sa reconquête des lieux et, pour la première fois depuis 20 années, recrutant de nouveaux membres pour renforcer la vieille garde, dont l'age moyen tournait alors autour des 50 ans.
En 2026, la Garde Royale compte un millier de membres et forme le gros des forces armées du PML. Ses critères de recrutement sont plus ou moins les mêmes qu'autrefois : né à Lokfol, fils d'un membre des Triades Dorées, parents vivant à Lokfol depuis au moins 5 années. Elle est organisée en pelotons, chacun fort d'une cinquantaine d'hommes et recruté dans un quartier précis de la ville. Sa mission principale demeure la protection du prince et de ses intérêts mais s'est étendue à la sécurité des résidents de Lokfol où ils demeurent ce qui se rapproche le plus d'une police municipale.
Avec la perte du siège de Premier Délégué lors des élections de 2022, le PML doit se contenter de partager le pouvoir avec le PNM, ce qui provoque de sérieuses frictions avec les milices nationalistes, leur politique d'embrigadement de la jeunesse et l'implication grandissante du Bureau National d'Investigation dans les affaires des Triades Dorées.
Johel3007

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Organisation

SugarDaddy Ltd et Lokfol Narco Exchange

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SugarDaddy Ltd est une entreprise basée à Lokfol. C'est aussi le nom du complexe où les Triades Dorées produisent d'importantes quantités de stupéfiants en utilisant des processus industriels de haute technologie plutôt que les habituels "cuisines" artisanales construites en cachette dans d'autres pays. Entre ses murs, l'usine conduit plusieurs activités : raffinage de l'opium, production d'héroïne et de morphine, production de médicaments et de drogues de synthèse, recherches pharmaceutiques, expérimentations mécaniques... Il s'agit d'une opération hautement lucrative qui permet d'approvisionner une large partie du marché du Makara et emploie de nombreux résidents de Lokfol à différents niveaux, depuis le chimiste et l'ingénieur industriel jusqu'au simple manoeuvre. La majorité des emplois sont toutefois liés à la sécurité, le complexe industriel étant une véritable forteresse.
Le contrôle effectif de SugarDaddy Ltd est entre les mains de Pui Yu, qui a sû vendre le concept aux différents patrons des Triades dès 2013, mettant en avant son influence politique locale mais aussi le caractère parfaitement légal de ce type d'opération au Wapong. Combinant le contrôle des pouvoirs politique et judiciaire locaux via les élections, le cadre légal souple du Wapong et la stabilité du gouvernement garantie par le soutien du Pelabssa, l'idée était bonne et a été rapidement rentabilisée. Si Pui Yu et son oncle n'ont touché qu'une part ridicule des bénéfices du traffic de stupéfiants, cette goutte d'eau est suffisante pour faire des deux hommes des fortunes au Wapong. Et si la disparition du Pelabssa remet en cause la stabilité politique du Wapong, les sommes en jeux suffisent à garantir un important soutien des différents syndicats criminels vers le PML.


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SugarDaddy Ltd est aussi la pierre angulaire de l'économie de Lokfol et la fondation sur laquelle l'ensemble de la société civile s'est bâtie depuis la fin de la guerre civile : culture du pavot et de diverses plantes dans les districts voisins, récolte et stockage en ville, raffinage, conditionnement, transport, sécurité,... Lokfol a même organisé une véritable bourse des narcotiques, le Lokfol Narco Exchange où, connectés via la Toile, les différents acheteurs et vendeurs peuvent négocier les lots sortant des chaines de production de SugarDaddy Ltd. Loin du modèle verticale hautement centralisé et politisé de Juvna, son principal concurrent pendant des années, le LNE bénéficie à beaucoup de monde, sans considération idéologique, nationaliste, religieuse ou ethnique. Elle offre à prix planché des produits à forte valeur ajoutée à quiconque dispose des liquidités, sans se soucier de la destinée de ce produit sitôt qu'il quitte les limites de la ville. Les économies d'échelle réalisées via l'ampleur de l'opération mais aussi la stabilité des volumes produits, la qualité constante des substances, la sécurité des échanges et l'immunité légale de ses acteurs font le succès du secteur narcopharmaceutique de la ville.

[img]http://s7.postimg.org/wrvdqolxn/Machines_de_moulin_farine.jpg[/img]

Le principal facteur limitant la croissance de ce secteur est toutefois le transport international : avec la connaissance de l’existence de ce centre de production, la majorité des agences douanières du monde ont un œil sur les échanges physiques qui quittent officiellement le Wapong. Le gros du coût de la drogue pour le consommateur vient donc de la distribution, chaque intermédiaire devant tenir compte du risque de perte lié à des saisies, vols ou destructions de sa marchandise et répercutant le coût de ce risque sur le prix des marchandises effectivement vendues. Plusieurs filières existent, notamment la "Mayong Connection" par laquelle passe la majorité du trafic entre le Wapong et la péninsule du Raksasa, mais chacune s'appuient sur les réseaux criminels locaux pour la sécurité. En cela, si SugarDaddy est une source abondante qui abreuve beaucoup de monde au Makara et ailleurs, les wapongais eux-mêmes ne voient qu'une toute petite partie du pognon ainsi brassé et n'ont pas pu y faire grand chose jusqu'ici. La raison d'être du PML, pour les Triades Dorées, est la protection de cette source et rien d'autre. Protection physique, bien sûr, à travers la "garde royale", mais aussi judiciaire via l'occupation de positions de Délégués Adjoints, ainsi que politique via le siège de Premier Délégué de Lokfol... lequel a été perdu au profit du PNM en 2022. Développer ses propres filières sécurisés de distribution internationale est donc vu comme une priorité pour le PML en vue de garantir sa survie.
Johel3007

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Idéologie et doctrine politique

Cheoeum Eulo Lokfol

[img]http://s16.postimg.org/u0bbk1xut/PML_pub001.png[/img]

Priorité à Lokfol. Ce slogan résume à merveille le credo officiel du PML : ce parti se veut avant tout en faveur d'un autonomisme régional pour la ville de Lokfol, avec pour ambition pragmatique de favoriser avant toute chose la population de cette ville et des éventuelles autres villes et villages qui se placeraient sous la protection du "Roi". Le terme de Roi est ici choisi dans sa définition makiranne originelle : un homme ayant reçu un mandat céleste pour garantir l'harmonie et la prospérité à son peuple, d'abord à travers sa propre droiture personnelle, ensuite à travers les sages jugements qu'il prononcera sur ses sujets et enfin à travers les actions qu'il prendra à l'égard du reste du monde, nouant des liens solides avec les alliés pour qu'ils contribuent à l'harmonie et subjuguant les peuples faibles afin qu'il ne puissent jamais devenir une menace et contribuent à la prospérité du royaume.
Durant le règne de Lee Yu (1985 - 1990), le peuple de Lokfol a connu une période de grande prospérité et de paix alors que le reste du pays était encore à moitié plongé dans le chaos sanglant d'une guerre civile longue de plus de dix ans. Le PML soutient que les kamis et la bureaucratie céleste soutenaient Lee Yu et l'avaient exprimé par plusieurs signes : un climat doux et néanmoins ensoleillé, des crues juste assez fortes pour abreuver les terres, des récoltes abondantes en dépit de l'état général des campagnes, un retour du commerce le long du fleuve Wa, de multiples victoires lors de batailles désespérées,... l'homme venait d'origine humble, pour ainsi dire misérable mais a su renverser le destin car il avait la faveur des cieux. Une fois au pouvoir, il a su être un protecteur efficace, juge sage et un exemple de réussite personnelle, assurant la stabilité d'un système certes dur et parfois cruel mais néanmoins fondamentalement juste et bon pour son peuple.
Avec le temps, ce système et la prospérité paisible qui l'accompagnait se seraient étendus éventuellement à l'ensemble de la vallée de Wa et aux régions voisines mais la jalousie et l'impatience des habitants de ces régions, couplé aux craintes des nations voisines (alors toutes collectivistes par nature) a eu raison de Lee Yu avant qu'il n'accomplisse sa vision. Les cieux ont toutefois à nouveau montrer leur volonté par un miracle en s'assurant qu'en dépit des obstacles gigantesques mis en place par les hommes, le fils de Lee Yu survive jusqu'à l'age adulte et revienne pour prendre la couronne volée à son père défunt. Pui Yu est là pour apporter à nouveau la prospérité à Lokfol, puis au Wapong et enfin au reste du Makara... si cela lui est possible durant sa courte existence de mortel : les grandes dynasties ne se construisent que rarement en une seule génération et elles finissent invariablement par se mélanger puis s'assembler.

Le PML mélange populisme pragmatique et mysticisme traditionnel avec d'autres sources en vue de forger son discours, s'appuyant sur des exemples d'actualité pour renforcer ses arguments :
  • La dynastie Yu a débuté en 1985 et la paix est revenue au Wapong après plus de 10 ans de chaos et des décennies de violence oppressive.
  • À peine le monarque fut-il assassiné que le chaos et la misère sont revenus pendant plus de 20 ans.
  • Le prince héritier Pui Yu est revenu à Lokfol en 2012 et, dès 2013, la ville a été arrosée de prospérité.
  • Quand le PML a perdu le contrôle politique de la ville et son siège au gouvernement en 2022, le monde entier a plongé dans la tourmente.
  • Alors que le Wapong tout entier souffre de la mauvaise gestion du PNM et du SSP, Lokfol demeure la moins affectée des villes car le PML y est présent.
  • Les Empires et royaumes du monde entier se portent bien alors que les républiques et autres régimes contre-natures connaissent les pires tourments depuis 20 ans.


La rhétorique royaliste s'allie à une priorité bien définie et ouvertement nombriliste : il faut d'abord sécuriser le trône de Lokfol, offrir la prospérité et l'harmonie à ses résidents, puis ensuite étendre lentement ces bienfaits au reste du pays à mesure que sa population accepte l'autorité morale puis légale du trône. Ensuite seulement il sera temps de s'intéresser à une quelconque idéologie socioéconomique. Un gouvernement doit faire ce qui est nécessaire pour satisfaire les besoins de SON peuple, peu importe ce qu'il en coûte au reste du monde. Si d'autres humains désirent obtenir les mêmes bienfaits, ils n'ont qu'à rejoindre le peuple.
Dans la pratique, cela implique de tolérer l'association avec des organisations criminelles et un soutien à leurs opérations en échange d'une part du butin si cela permet de sortir de la misère des milliers de familles et de leur garantir la sécurité. Le fait que les opérations en question apportent ruine et malheur à des millions de gens ailleurs est un aspect dont les sujets du Royaume n'ont pas à se soucier : ils vont bien, leurs familles sont heureuses, leurs rues sont propres et sûres, leur gouvernement ne s'occupe pas de leurs affaires privées et peut même les aider à réaliser leurs projets si ceux-ci ne nuisent pas aux autres sujets. S'ils se comportent bien en respectant les traditions et ne font rien que leur Roi ne ferait pas, ils n'ont rien à craindre dans cette vie comme dans la suivante.
Johel3007

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Organisation

Aristocratie foncière

[img]http://s33.postimg.org/eebxec3jz/books12f_2_web.jpg[/img]

L’aristocratie du Royaume de Wa est envisagée par le PML selon deux axes : la noblesse de mérite et la noblesse foncière. Si la première a pour but de garantir l’excellence en terme de morale et de compétences au cœur du conseil royal et, à terme, dans la fonction royale elle-même, la seconde a un objectif de soutien matériel direct au Trône du Lotus.

Beaucoup rient à l’idée des titres de noblesse, estimant qu’à l’heure de la centralisation du pouvoir, ces derniers n’ont plus la moindre valeur sinon comme distinctions, similaire à une médaille mais sans le même lustre puisque souvent hérités plutôt que mérités. Une fierté mal placée à l’égard des accomplissements d’un aïeul qui offre au porteur actuel du titre des privilèges pour lesquels il n’a jamais eu à faire le moindre effort sinon celui de naître.
Et lorsque ces titres de noblesse sont liés à une terre spécifique, cela en devient encore plus risible.

D’abord car le pouvoir politique sous-entendu par un titre de noblesse dépend, lorsque ce titre est lié à une terre, de la puissance économique que représentent les activités qui ont cours sur cette terre. Avec une population largement occupée aux champs pour produire juste de quoi se nourrir et de légers surplus fortement taxés, le pouvoir politique du titre de noblesse était réel car la terre et l’activité économique étaient directement proportionnel l’un à l’autre. Hors, l’essor de l’industrie a progressivement réduit l’agriculture à une portion de l’économie tellement ridicule qu’elle pourrait facilement être ignorée par un pays, celui-ci choisissant à la place d’importer sa nourriture.
Ensuite, la technologie récente a brisé le lien entre production de nourriture et terres arables.En augmentant les rendements d’abord jusqu’au point où seule une fraction des terres cultivables ne doivent l’être, le reste l’étant par simple envie de surplus. En permettant la culture hors sol ensuite, de sorte que les premières fermes verticales sont apparues depuis l’année 2015 et, à l’aube de 2030, sont une technologie maîtrisée par les pays industrialisés.

Et pourtant, c’est le pari du PML que de créer une aristocratie foncière en vue de soutenir le Trône du Lotus. La logique est la même que celle du MLC qui réduisait les impôts aux seules taxes foncières tout en limitant le droit de vote aux seuls propriétaires de terres :
Si la possession d’un bien immuable fait naître des droits civiques qui dépendent du maintien de l’autorité d’une institution pour leur application, alors les propriétaires de ces biens soutiendront cette institution afin de conserver leurs droits. Lorsque ces droits sont des privilèges exclusifs à leur « caste », le soutien apporté à celui dont ces privilèges dépendent n’en sera que plus fort.
Le MLC voyait ce soutien sous la forme de taxes en temps de paix, de toute façon répercutées sur les éventuels loyers ou sur les prix des biens et services nés de l’activité professionnelle des propriétaires et donc, au final, supporter par les masses de travailleurs-consommateurs. Il envisageait aussi un soutien paramilitaire en temps de conflit, via une résistance citoyenne face à toute force hostile cherchant à détruire la République.
La LNC transposa l’idée dans une autre direction, connectant de manière plus directe propriété et travail à travers la rémunération par action. Elle brisa ainsi le lien entre le citoyen et la terre, le remplaçant par le citoyen-actionnaire, lequel lutterait pour le maintien des droits des entreprises où il est actionnaire car son bien-être matériel dépendrait de la bonne santé financière de ces entreprises. Aboutissement logique de ce système, le Projet Unique serait une entreprise transnationale dont chaque humain serait actionnaire et donc pour les intérêts de laquelle chaque humain lutterait afin de préserver la valeur de l’action et le versement de dividendes.

Le PML, pour sa part, considère que la terre demeure une valeur sûre car cette propriété est indestructible sur le plan matériel (sauf cas de pollution importante et volontaire dans un but de pure malveillance gratuite) et assujetti au maintien d’une autorité politique sur le plan légal. Que le Trône du Lotus soit cette autorité politique signifie que sans Trône du Lotus, les privilèges de l’aristocratie disparaissent et, avec eux, l’investissement initial dans l’achat du titre de noblesse. Les Clans auront donc à cœur de protéger le Trône du Lotus.
Cela ne les rendra pas pour autant loyaux à un souverain précis mais cela les rendra loyaux au système politique car ils en bénéficient plus que quiconque. En cela, on retrouve les préoccupations de la politique « Cheoeum Eulo Lokfol » où une catégorie précise d’individus reçoit des privilèges comparé au reste de la population, ceci en vue de susciter la loyauté de ces individus.

Mais cela va plus loin : il s’agit d’un vaste programme de consolidation des soutiens politiques sur plusieurs angles.

En sous-traitant la taxation foncière, le PML annonce implicitement que le Trône (et donc à terme l’État) renonce à centraliser une partie de la productivité nationale, préférant laisser les Clans de l’aristocratie foncière centraliser localement en vue de développer des projets locaux bénéficiant à la population locale et donc, à terme et indirectement, aux recettes fiscales dont bénéficiera le Clan en charge du fief concerné.

Bien entendu, certains projets de grandes ampleurs nécessitent d’avantage de moyens qu’un simple sous-district ne pourra jamais en rassembler. S’ils sont commercialement exploitables et rentables, le secteur privé saura s’en charger par lui-même. Hors, la noblesse d’argent étant créée par l’achat des titres, les grands capitaines d’entreprise et fortunes créées sur l’investissement dans l’industrie lors des années 2010 à 2020 sont les candidats les plus probables pour l’achat de ces titres. De fait, le secteur privé du Royaume de Wa se retrouve ainsi étroitement lié à la noblesse. Les projets dépassant la seule échelle locale trouvent donc des interlocuteurs privilégiés au sein même de la noblesse lorsqu’ils peuvent potentiellement bénéficier à cette même noblesse.

Mais dans le cas où le projet est juste d’utilité publique, l’Assemblée Citoyenne existe, formant une réunion d’élus du peuple qui décident ensemble de comment allouer ces ressources-là au profit de toute la population. Elle tire ses revenus des taxes foncières des Districts Urbains, qui ont été volontairement exclus du système aristocratique pour cela. Hors, le PML a pour ambition à terme de dominer l’Assemblée Citoyenne via les élections, apportant un soutien populaire directe au Trône du Lotus en plus du soutien des aristocrates et des entreprises.

Enfin, vu que l’accès à la noblesse n’est pas limité aux seuls citoyens de Wa, le PML espère attirer des personnalités venues d’autres pays, ceci en vue de créer un réseau d’influence international qui poussera les autres nations à soutenir le Royaume de Wa dans le but de contenter ceux qui parmi leurs élites auraient des titres de noblesse au sein du Royaume de Wa. Ainsi, si le Royaume fait face à une situation où un soutien diplomatique est nécessaire, il pourra faire appel à sa noblesse pour obtenir le soutien diplomatique en question.

La noblesse d’argent est articulée sur une hiérarchie claire :

Au sommet, on trouve les Gongjags, ou noble de second rang (le premier rang étant l’apanage de la noblesse de mérite), qui possèdent un territoire appelé Gong-bu correspondant environ à 1/10 d’un district rural. Sur ce territoire, ils ont autorité pour lever le Gongse, taxe sur le Huse, qui est lui-même une taxe foncière levée sur les propriétaires non-nobles par les Hujags, nobles de troisième rang qui possèdent chacun un Hu-bu, territoire au sein d’un Gong-bu représentant au minimum 1/50 de la superficie du Gong-bu.
Au total, il y a 620 Gong-bu et assez de place pour jusqu’à 31000 Hu-bu, préfigurant donc une noblesse d’argent pouvant atteindre jusqu’à 31.620 titres. Une véritable armée de gens fortunés ou ayant des compétences suffisantes que pour recevoir le patronage de gens fortunés.

Chaque tenant d’un titre est considéré comme le chef de son Clan, lequel est une famille étendue composée de frères, sœurs, cousins, cousines, leurs enfants, petit-enfants, ect… et partageant le même patronyme ou matronyme (note : en raison de son histoire tumultueuse, Wa a vu s’imposer une tradition où il est plus fréquent que les enfants portent le nom de la mère, en partie car l’identité du père était souvent très incertaine. Le nom du père n’était utilisé que dans les cas où le géniteur présumé avait un niveau de prestige, richesse et pouvoir important… et s’il reconnaissait l’enfant. La tradition s’est plus ou moins conservée de nos jours).
Considérant l’absence de loi de succession claire dans la vallée de Wa, il faut se référé au testament du défunt pour désigner son successeur, sachant qu’un titre ne peut pas être scindé. En l’absence de testament, les Clans ont une grande indépendance pour désigner l’héritier ou héritière du titre. Mais, par coutume, le titre ira à son enfant légitime et en vie le plus âgé. Si aucun enfant n’est en vie, alors on considère les petits-enfants, par ordre d’âge, sans considération de l’ordre de naissance de leurs parents. Si aucun petits-enfants n’est en vie, alors on considère les frères et sœurs du défunt, le plus âgé héritant du titre. Si aucun frère ou sœur n’est en vie, on considère l’ensemble des enfants de ces frères et sœurs et le titre va au plus âgé.

Parce que l’arbre généalogique d’un Clan peut devenir très compliqué au fil du temps, surtout dans un pays à forte natalité comme Wa, le concept des Maisons est aussi envisagé.
Historiquement, en Austrobeysin et en Roumalie, une Maison était un terme utilisé pour désigner un foyer particulièrement prospère et donc commandant une certaine influence. Le terme est resté, généralement utilisé avec respect pour désigner une famille célèbre, riche et souvent politiquement connectée, souvent à d’autres Maisons par des liens de parenté. Une Maison était une simple cellule familiale plutôt qu’une famille étendue comme le Clan : on y trouvait deux parents et leurs enfants encore mineurs d’âge. Elle était connue par le nom du mieux établi des deux parents. Il s’agissait d’une dignité informelle et le nom de Clan primait toujours.
Le même principe est voulu par le PML mais en organisant l’ensemble de manière plus formelle pour faciliter la clarté de la ligne de succession. Des discussions sont en cours à ce sujet quant à comment résoudre certains des problèmes potentiels.


Liste des Clans connus au sein de la noblesse d’argent :

Clan Ka (1)
Clan Yu (1)
Clan Yamato (10)
Clan Fan (2)
Clan Tuong (1)
Clan Than (1)
Clan Lo (4)
Clan Wai (1)
Clan Sekayajin (1)
Clan Bek (8)
Clan Duyen (1)
Clan Lao (1)
Clan Suwura (1)

Clan Opa (1)
Clan Shin (1)
Clan Định (1)
Clan Chỉ (1)


Clan Nakajima (3)
Clan Kazuki (1)
Clan Pemberley (1)
Clan Saipan (1)
Clan Seikan (1)
Clan Keiko (1)
Clan Nomiwa (1)
Clan Naotokan (5)
Clan Asato (3)


Clan Faishan
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